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SALON de l'aquarelle de Belgique 2011

12ème Biennale du « Salon de l’Aquarelle de Belgique » à Namur, du 7 au 29 mai 2011, dans un nouvel endroit : Namur-Expo.

 

Les participants:

AMPE Dominique (ND)
ARDURAT Axelle (France)
ARNAUTS Samantha (B)
ARTAUD Georges (France)
AVRAMOVA Diana (B) (Russe)
BAHARI Joyce (B)
BAKALOVA Roumy (B)
BAUDSON Alain (B)
BAWIN Josiane (B)
BECKER Isabelle (France)
BERQUIN Pélagie (B)
BERTEL OSPINA César A. (Colombie)
BIEMAR Elisabeth (B)
BILLIERE Clément (France)
BLOMME Tony (B)
BOELLE Geneviève (B)
BOILARD Diane (Canada)
BOLANOS SERA Dolores (Espagne)
BOSHUIZEN Ada ND
BOUCHA Michèle (B)
BOUGUET Pierre Yves (France)
BREDA BOUGRO Laurie (France)
BRONZINI Marie Jeanne (B)
BROT Didier (France)
BRUNERIE Gilles (France)
BRUYNDONCK Edouard (B)
BUSANA Claudine (B)
BUTHIER CHARTRAIN Muriel (France)
CAO Bei An (B)(Chine)
CALEMBERT Michel (B)
CAMBIER Pierre (B)
CARPIAUX Jacques (B)
CARRETTA Claude (France)
CAUBERGH Robert (B)
CHEMIN Annie (France)
CHERRY Nadette (France)
CLAESEN Christine (B)
COOREMAN Maggy (B)
COPPOLA Adrien Joseph (France)
CORKET Isabelle (France)
COTTENIER Pascal (B)
CRE Jan (B)
CREHALET Christine (France)
CREPEELE Fabienne (B)
DANNAU Claire(B)
DEBLANC Dominique (B)
DE HERDT Elisabeth (B)
DELABY René (B)
DELCUBONDE Gwenaelle (B)
DELEVILLE Jean Pierre (France)
DELHAYE Sonia (B)
DERHET René (B)
DE RO Jacqueline (B)
DE RYCK Catherine (B)
DETRY Michelle (B)
DE WIT Marc (B)
DOBBELAERE Lieve (B)
DONAZAR Brigitte (France)
DRAPPIER Luc (B)
DUBARRY Didier (France)
DUPUIS Marie Paule (B)
DUVIVIER Nicole (B)
EBAN (France)
LIPEIKAITE Egle (Lithuanie)
ENGLEBERT Pierre (B)
FAMEREE Woon Ha (B)
FELLER Odette (B)
FERAILLE Imelda (B)
FOLLY Marc (B)
FONTAINE Alain (France)
FRAMPAS Véronique (France)
GALIZIA Janine AUSTRALIE
GASON Aline (B)
GAY Marie Jeanne (B)
GHYSELS Cécile (B)
GIETKA José (B)
GILMONT Ghislaine (B)
GIOAN Dominique (France)
GRABLEVSCAIA Elena ITALIE (Russie)
GUILLAUME Rose (B)
HANS Françoise (B)
HARTWEG Albert (France)
HEURION Stéphane (B)
HOFFMAN Joseph (B)
HOUGARDY Michèle (B)
HOUTARD Marussia (B)
HUBERT Gérard (France)
HUMBERT Martine (France)
IVANIC Annie (France)
JACQUEZ Jean Paul (France)
JANSEN Anita (B)
JAVAUX Christine (B)
JOLIT Martine (France)
JOOSTEN Eliane (B)
JULIEN Christine (B)
KENLER Jean-Marc (B)
KNITTEL Véronika (France)
KOMEN Josiane (B)
KRISTOF Ludwin (Pologne)
KRUPA Joelle (France)
KUYPERS Herman (ND)
LADOUCEUR F. (Canada)
LADOUCEUR J.P. (Canada)
LAFERE Wim (B)
LALONDE Annie (France)
LANSMAN Jacqueline (B)
LAURENT Eric (France)
LEDENT Pol (B)
LEDRU Laurence (France)
LEENAERTS Irène (B)
LEFEVRE Andrée (B)
LE FORESTIER Véronique (France)
LE PAGE Anne Marie (B)
LEUNUS Colette (B)
LIBERT Danielle (B)
LUYS Julia (B)
MALENGREAU Michel (B)
MARECHAL Anne (ND)
MARGHETITCH Nadia (B)
MASSAER Pascale (B)
MAUGUIN Odyl (France)
MAZZON Sonia B
MICHEL Francine (B)
MICHEL Georges (B)
MICHEL Marylène (B)
MILLET Catherine (France)
MINGUET Carine-Laure (B)
MITHOUARD Catherine (France)
MOUDRU Marie Claire (France)
MOUGEOLLE Muriel (France)
MUSICK Claudine (B)
OHANIAN Jacqueline (Liban)
OLYSLAEGERS Jean (B)
PACCAUD Claudine (France)
PALMAERTS Roland (B)
PEREIRA José (B)
PERREAULT Josée (Canada)
PETERS Caroline (B)
PICHON Patrick (France)
PINCHON Reine-Marie (France)
PIQUERAY Rose (B)
POUILLARD Jean-Claude (B)
PRISCHEDKO Alexandra (Allemagne)
PRISCHEDKO Slawa (Allemagne)
PRISCHEDKO Victoria (Allemagne)
PROBST Joëlle (B)
PUJOL Raymond (France)
PUJO MONFRAND Monique (France)
RABINEAU Yves (France)
RANWEZ Annick (B)
REIFENBERG Monique (B)
REVERS Jacky (France)
RHODIUS Detlef (Allemagne)
RIVIERE Jean (B)
ROQUES Michèle (France)
ROULET Claude (B)
ROYER Estelle (France)
RYCHLEWSKA Jadwiga (B)
SAUER Théo (France)
SAUVEUR Jean (B)
SCHAFFER Albina (France)
SCHERER Pierre (B)
SCHOUMAKER Geneviève (B)
SIMOENS Colette (France)
SOMMELETTE Catherine (B)
SOUTMANS Patrick (B)
TANABE Keiko USA
THIBAULT Ginette (Canada)
THIENPONT Fernand (B)
THIRION Joëlle (B)
TIMMERMANS Monique (B)
TOLOOIE Shahab (France)
TOUGAS Pierre (Canada)
TRON Gérald (Vietnam)
TZIBOULSKY Olga (B)
VAN AKEN Piet (B)
VANDEKERKHOVE Emmanuel (B)
VANDEPUTTE Thierry (B)
VAN DEN STEEN Anne (France)
VANDERHEYDEN Hilde (B)
VAN GOETHEM Ann (B)
VAN GORP Anny (B)
VANHAMME Marc (B)
MOREL (Van Maldegem) Marcelle (B)
VAN PARIJS Martine (B)
VAN RE Françoise (B)
VANVOORDEN Brigitte (B)
VASSEUR Monique (France)
VERBECELTE Jean (B)
VERGE Janick (France)
VERHULST Théo (B)
VINH Khoa (Vietnam)
WEN Ming Xin (Chine)
WIEDIJK Marijke (B)
WILLEMS Rose Marie (B)
YAN Yaohua (Canada)
ZAAGMA Ger (ND)
ZEIMET Nicole (France)

 

Lors de chaque biennale un livre d’art est édité. Il paraît à l’ouverture du Salon. A l’occasion de la 12ème Biennale du Salon de l’Aquarelle de Belgique, en 2011, un livre d'art sera consacré à cet événement artistique unique en son genre.

Ce 8ème LIVRE D’ART reprendra une œuvre de chacun des artistes qui exposeront lors du Salon de 2011.

Il s’agit d’un superbe album, entièrement en couleur, qui permet  de visualiser ce que l’aquarelle fait de meilleur à ce jour. Les artistes les plus renommés y seront présents avec une œuvre particulièrement mise en valeur. Chaque artiste sera identifié et son site internet balisé.
Des articles de spécialistes enrichiront cet ouvrage.

Avec plus de 200 pages, le LIVRE D’ART 2011 sera une grande édition que tout amateur d’aquarelles se doit de posséder

Ce LIVRE D’ART 2011 sera vendu au prix inchangé de 39 €.

Le site du Salon

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Au Théâtre de l'Etuve à Liège

" Je voudrais pas crever sans Vian dans mon crâne"

Cabaret

Une mise en scène de Ginette Matagne

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Avec Philippe DENGIS, Sophie FOSTROY, Marine NIHAN, Francesco NOBILE, Stéphane STREPENNE et Maria TRIDETTI

Au piano : Xavier CHAPELIER

Aux percussions : Jérôme FOX

Les 13,14,18,20,21,25,27 et 28 mai à 20h15

12 rue de l'Etuve à Liège

Réservations : theatre.etuve@gmail.com ou par sms au 0475/23.92.55

Paf 12/10 euros

Sur le réseau: Vian: voir:

L'écume des jours

L’herbe rouge, de Boris Vian, la danse des masques au creux desquels se dissimule notre détresse

L'arrache-cœur

Le goûter des généraux

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Ecouter, c'est le début du commencement !

Extrait d'un recueil de textes divers et variés du Petit dictionnaire de l'amour (voir mes images) Certains textes sont des dialogues comme celui-ci très explicite.

 

Au café. Elle et Lui vivent ensemble depuis quelques temps. Ils aiment à s’appeler Chérie, Chéri.

Ils sont attablés et discutent.

 

Lui boit les dernières gouttes d’une bière. Elle est sensiblement énervée. Son café est devenu froid.

Lui : « …Ton ami, Jacques, ça va ? »

Elle : « Pas vraiment, il a des difficultés dans son boulot, ça bouffe sa vie privée et il en souf… »

Lui : « Eh! tu sais quoi. L’autre soir, on est allé au cinéma avec Sophie »

Elle : « J’ai essayé d’en discuter mais il est très pertu…»

Lui : « Après le film, on s’est retrouvé devant un verre, devine qui j’ai rencontré ? Emmanuel, mon copain des beaux-arts. »

Elle : « Dis-moi, tu m’écoutes ? »

Lui : « Oui, bien sûr ma chérie (pause). Tu sais ce qu’il m’a dit ? Il va faire une expo d’ici un ou deux mois de ses dernières sculptures.»

Elle : « Chéri ! Tu es où, là ? »

Lui : « Avec toi. Je ne voudrais pas manquer ça, on s’était pas revu …»

Elle : « Bon, là, ça suffit. Ça fait un quart d’heure que je te parle et tu n’es pas foutu de répondre à une seule de mes questions. »

Lui : « Quoi ? Qu’est ce qui y a ? »

Elle : « Ecoute-moi, tu ne sais que parler, parler, parler. On est ensemble oui ou non ? »

Lui : « Oui, absolument. »

Elle : « On croirait pas. J’ai l’impression qu’il n’y en a que pour toi aujourd’hui et ton copain Emmanuel. » 
Lui : « Mais, je t’écoute !»

Elle : « Tu plaisantes, tu appelles ça écouter. Tu es un automate qui répond : oui, ma chérie, non ma chérie, ça va un moment… »

Lui : « Excuse-moi, et Jacques comment ça va ? » en pensée : « Merde…. elle vient de m’en parler, quel con. »

Elle, se levant : « Tu me FATIGUES, si tu savais à quel point !

Lui : « Attends…Chérie, je suis désolé. »

Elle : « S'il te plaît, un : cesse de m'appeler chérie à tout bout de champ alors que tu n'es pas foutu de me respecter, deux, écoute-moi au lieu de t’excuser. »

 

Ecouter, c’est capital,

C’est le début d’un échange, de l’amabilité.*

 

 * l’amabilité : Qualité de celui qui est aimable, qui mérite d’être aimé.

Définition du dictionnaire de la langue française, Emile Littré

 

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Comment devenir...

 

Je suis à l’inverse de toi, dans un avenir sans émoi, la caresse d’un sourire
ne saura que m’endolorir.


Ere glaciale de mon cœur,
éternité pour une erreur
dans l’innocence commise,
pour lui, une méprise.


Doucement de l’autorité
sûrement il a abusé.
Paroles de miel chuchotées
toujours à l’hymen destinées.


Loin de vous je voudrais grandir
pour ne plus avoir à souffrir,
croire que je pourrai guérir,
et ne plus désirer périr.

Mais il est là, il vit et jouit,
deux mains par leur amour uni.
Union sale et obsolète
dont je suis le seul fruit maudit.



27/09/2006

Lunessences


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Qui est Léopold Sédar Senghor?

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En Ecoute facile : qui est Léopold Sédar Senghor ?

(source: Canal Académie)

Dans la série "Portraits", la rubrique pour écouter le français, animée par Virginia Crespeau et Emilie Joulia

En écoute facile fair revivre la pensée et la voix du poète, président et académicien, Léopold Sédar Senghor, cet héritier africain des Lumières qui obtint, en 1960 de la part de la France dirigée par le Général De Gaulle, l’indépendance de son pays : le Sénégal, « sans verser une goutte de sang, sans verser une larme. » Un portrait plein d’enseignement et de surprises, présenté en un sympathique dialogue par Virginia et Emilie.

 

 

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Cet ancien pavillon de chasse a été édifié à la fin du XVe siècle sur des bases très anciennes remontant au IXe siècle. Dès la Renaissance, le vent de littérature souffle sur ces bords de Seine. Le château est alors fréquenté par Ronsard et les poètes de la "Pléiade". Trois siècles et demi plus tard, le site séduit et inspire le peintre Paul Cézanne. En 1924, Maurice Maeterlinck, Prix Nobel de littérature, en fait sa nouvelle demeure. Il y écrit La vie des Termites, L'Araignée de verre et y fait jouer L'Oiseau Bleu.
Laissé à l'abandon depuis la guerre, le château devient en 1966 le lieu d'impression du journal "Combat" jusqu'au célèbre "Silence, on coule!" du 30 août 1974.
Vendu aux enchères publiques en 1977, puis restauré durant onze années par ses actuels propriétaires, le château de Médan a retrouvé son allure du XVIe siècle.

 

 

Ronsard à Médan:

 

Pernelle PERDRIER - fille d'Henri PERDRIER qui fit reconstruire le manoir seigneurial de Médan en 1494 - apporte en mariage la terre de Médan à Jean BRINON, fils du seigneur de Villennes.

Leur fils Jean BRINON, deuxième du nom, descendant d'une double lignée d'hommes de robe et de financiers, recueillit de grands biens.

Formé aux belles lettres par son maître Louis Chesneau dit "QUERCULUS", Jean BRINON d'une générosité excessive avec ses amis les poètes de la Pléiade organisait pour eux fêtes et divertissements. Médan et Villennes étaient alors le cadre de parties de chasse où se retrouvaient RONSARD, JODELLE, DORAT, du BELLAY et beaucoup d'autres...

« .... et là, trouvant infinis arguments nouveaux y firent sonnets, odes et épigrammes grecs,

latins et françoys en la louange de celui qui les a conduits et de ses nymphes. »

(extrait de « l'Histoire de la nature des Oyseaux » de Pierre BELON publiée en 1555; le savant naturaliste

y fait une relation pittoresque d'un voyage à Médan et Villennes des poètes de ce temps)

Mais la chasse n'était souvent qu'un prétexte et au cours de ces premières « soirées de Médan » la licence prenait souvent le relais de la poésie...

RONSARD, à qui BRINON avait offert en témoignage de singulière amitié successivement, une verre de Venise, une statue de Bacchus, des armes et un magnifique chien, lui dédia en retour l’Elégie du verre, l’Hymne de Bacchus, un poème sur les armes, La chasse, ...

L'un de ceux-ci est particulièrement attachant car il a été écrit à Médan au cours de l'un des séjours du poète, " le Hous, à Jehan Brinon "

En 267 vers de sept pieds, RONSARD célèbre son hôte à travers l'allégorie de ce bel arbuste qui peuple naturellement encore aujourd'hui le coteau de Médan :

Mais oui sans plus je veux dire

En ces vers, d'un stile dous

Le nouveau blason d'un Hous

Non de ces hous solitaires

Battus des vents ordinaires

Mais bien d'un Hous domestique

Qui pare en toute saison

Le jardin et la maison

De Brinon, qui dès enfance

Mena les Muses en France,

Et les osant devancer

Premier les mena dancer

Mais en tout temps de rosée

Sois ta perruque arrosée,

Et de la manne du ciel

Et toujours la mousche à miel

Mesnage au creux de ta souche

Un fruit digne de la bouche

De ton maistre bien-heureux.

Jamais le temps rigoreux

Ne te livre à la vieillesse,

Mais hous, puisses-tu sans cesse

Vivre en autant de renom

Que ton possesseur Brinon

Les largesses de BRINON finirent par le ruiner. A peine âgé de trente six ans, il mourut en 1555 et ses amis les poètes escortèrent sa dépouille mortelle qu'il ornèrent de poèmes et épitaphes en vers grecs, latins et français, constituant un " tombeau littéraire ", conservé de nos jours à la bibliothèque Mazarine, à Paris.

Ne vois-tu pas hier Brinon

Parlant et faisant bonne chère

Lequel aujourd'hui n'est sinon

Qu'un peu de poudre en une bière

Qui de lui n'a rien que le nom ?

Pierre de RONSARD

 

 

Cézanne à Médan:

 

Ami d’enfance de ZOLA, Paul CEZANNE fait de nombreux séjours chez l’écrivain dès l’acquisition de sa maison à Médan.

Très tôt le matin, le peintre utilise la barque dénommée « Nana » pour traverser la Seine située au bout du jardin. Il plante alors son chevalet sur la rive opposée et, dès 1879, réalise sur le motif une aquarelle aujourd’hui conservée au Kuntzhaus Museum de Zurich.

Voici ce qu’en dit le catalogue raisonné des Musées de France :

« L’aquarelle « Le château de Médan » est l’une des rares oeuvres parfaitement abouties de Cézanne dans cette technique à pouvoir être associée d’aussi près à une toile, ce qui explique sans doute pourquoi elle a presque toujours été décrite comme une étude préparatoire pour le tableau de Glasgow qui porte le même titreCézanne travaillait donc presque toujours simultanément sur plusieurs niveaux et cherchait des techniques et des supports différents pour poursuivre ses explorations. Il se peut aussi que, dans cette aquarelle apparemment libre et spontanée, il y ait d’avantage de préméditation et de résolution complexes que l’on ne pourrait l’imaginer à première vue, et que, dans la toile, à l’inverse, il y ait beaucoup d’esprit ludique dans la réalisation. »

Un an plus tard, c’est l’huile sur toile que Cézanne peindra à partir du même site. Elle se trouve conservée au musée Art Gallery de Glasgow après avoir appartenu à Paul Gauguin qui l’aurait achetée au Père Tanguy, marchand de couleurs où s’approvisionnaient les deux peintres.

John Rewald rapporte l’anecdote contée par Gauguin qui... la tenait de Cézanne lui-même :

« Cézanne peint un rutillant paysage, fond d’outremer, verts pesants, ocres qui chatoient ; les arbres s’alignent, les branches s’entrelacent, laissant cependant voir la maison de son ami Zola (Il s’agit en fait du château de Médan, la maison de Zola était beaucoup plus à droite) aux volets vermillon qu’orangent les chromes qui scintillent sur la chaux des murs. Les véronèses qui pétardent signalent la verdure raffinée du jardin et en contraste le son grave des orties violacées, au premier plan, orchestre le simple poème. C’est à Médan.

Prétentieux, le passant épouvanté regarde ce qu’il pense être un pitoyable gâchis d’amateur et, souriant professeur, il dit à Cézanne :

- « Vous faites de la peinture.

- Assurément, mais si peu...

- Oh, je vois bien : Tenez, je suis un ancien élève de Corot et si vous voulez me permettre, avec quelques habiles touches, je vais vous remettre tout cela en place. Les valeurs, les valeurs, il n’y a que ça. »

Et le vandale impudemment étale sur la rutilante toile quelques sottises. Les gris sales couvrent les soieries orientales.

Cézanne s’écrie :

« Monsieur, vous avez de la chance, et faisant un portrait vous devez sans doute mettre les luisants sur le bout du nez, comme sur un bâton de chaise. »

Cézanne reprend sa palette, gratte avec le couteau toutes les saletés du Monsieur. »

Au cours de la visite du château, il est présenté les reproductions grandeur nature des 4 oeuvres impressionnistes peintes à Médan dont les originaux ont hélas quitté la France.

 

 

Maeterlinck à Médan:

 

Né le 29 août 1862 à Gand, d’une famille de juristes, il abandonne le barreau pour s’installer à Paris en 1886 : rencontre avec VILLIERS de L’ISLE-ADAM et les poètes symbolistes.

MAETERLINCK prit parti contre le Naturalisme qui prédominait à l’époque dans la littérature française (Emile ZOLA, qui l’avait précédé à Médan, en était le chantre).

Son théâtre le fit connaître du public (La Princesse Maleine, 1889, Pelleas et Melisande, 1892 - mis en musique par Claude DEBUSSY, L’Oiseau bleu, 1908) et lui valut son Prix Nobel de littérature en 1911.

De caractère mélancolique, hanté par la mort, il illustra l’esprit fin de siècle qui chantait les mystères de l’au-delà (La puissance des morts, 1926).

Les entomologistes le célébrèrent pour sa Vie des Abeilles, 1901, qui eut un succès considérable mais c’est à Médan qu’il écrivit la Vie des Fourmis en 1930 et l’Araignée de verre en 1932.

Pendant une vingtaine d’années, la comédienne et chanteuse lyrique Georgette LEBLANC vécut à ses côtés à Paris, Nice ou en Normandie et fut aussi sa muse.

Puis ce fut la rencontre avec Renée DAHON qu’il épouse en 1919.

En 1924, ils firent l’acquisition du château qu’ils ne quitteront qu’en 1939 pour s’exiler aux Etats-Unis pendant toute la période de la guerre. Le poète s’éteint à Nice le 5 mai 1949 dans son palais Orlamonde, après avoir été comblé d’honneurs : Il avait été anobli par le roi Albert 1er et avait été reçu membre associé de l’Académie Française.

Ce n’est qu’en 1962 que Mme MAETERLINCK fera donation du château à Henri SMADJA.

 

Château de Médan

78670 Médan


Comment visiter?

Le château de Médan est un lieu de mémoire chargé d’histoire, ouvert toute l’année, mais également une demeure privée et habitée.

 

Mail : chateaudemedan@gmail.com

 

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Appel au public

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Du 17/09 au 19/06, deux fois par mois à l'Atelier 210. 
Un concept de Pascal Lefebvre, Hugues Hamelynck, Alban Schuiten, Pierre Ronti, Benoît Pauwels, Quentin Bogaerts et Thomas Demarez.
Avec Ronald Alexandre, FX Fiévez, Naïma Ostrowski,Dominique Pattuelli, Victor Scheffer.

"Appel au Public est un spectacle d’improvisation théâtrale totalement inédit basé sur l’interaction entre public et comédiens via téléphone portable.A son entrée, le spectateur a la possibilité de communiquer son numéro de portable afin d’être appelé à tout moment pendant le spectacle. C’est par ce biais que le public interagit sur les improvisations en proposant des thèmes, des personnages, des lieux et en influant sur le cours de l’histoire. Par ailleurs, lors de l’entracte, le public est invité à voter par SMS pour une des improvisations de la 1ère partie qui sera ensuite développée après l’entracte pendant 45 mn."

 Je ne vous apprends rien, l'impro, c'est presque, tout autant voire plus dur que le "vrai" théâtre. Mais aussi une question de goûts et de couleurs. D'aucuns ne mettront jamais les pieds dans une salle présentant une pièce traditionnelle et inversement (proportionnel?). 
Bref. Nous ne sommes pas de ceux-là et les deux nous siéent à merveille. Ainsi, c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons assisté à l'une des représentations de ce célèbre concept téléphonique, découvrant un IL à la face cachée mais à la voix plutôt envoutante, un décor minimaliste mais coloré et des acteurs pleins de ressources. Six petites impros sont jouées devant nos yeux, à partir des réponses des appelés aux questions de IL, l'appelant. Des questions précises, pointues comme "quelle est votre phrase préférée?", "que feriez-vous si vous gagniez au lotto?" dont l'avantage est d'être thématiques et le désavantage d'être vastes et psychologiques (ou philosophies) prenant souvent au dépourvu le spectateur au bout du fil qui n'a pas le loisir d'y réfléchir plus longuement que les dix secondes imparties et offre parfois des réponses bizarres, bancales ou... conceptuelles. Bref!  
IL s'en sort pourtant très bien, le mot qu'il faut, la voix égale, très relax et une diction des plus parfaites, il nous éclaire, sans chocolat, nous aiguille et mène le jeu à la baguette ajustant les réponses comme il le faut au futur jeu des acteurs. Les comédiens eux aussi s'en sortent. Même plus que bien. Ils s'adaptent sans broncher et nous offre des sketchs cohérents ainsi qu'une piécette plus longuette qui l'est tout autant. Bon, tout n'est pas parfait, c'est vrai. Certaines incohérences sont notables, des écarts aux règles mises en place sont évidents mais, il faut l'avouer, dans l'ensemble c'est très bien ficelé. Des répliques filantes telles des balles de ping-pong étoilées, du cynisme, de l'humour, des situations cocasses, et des rebondissements croquignolesques, une chose est sûre: vous ne risquez pas de vous ennuyer!
Pour les curieux, citons les défauts du 13 mars: 
- Le deuxième sketch avait comme règle "pas plus de deux joueurs en scène" (si j'ai bien compris), ce qui ne fut plus le cas à la fin en raison d'un très grand nombre d'allées-venues, affaiblissant le jeu en le rendant trop confus. Résultat: je ne me souviens déjà plus du dénouement.
- Le troisième sketch devait rendre une qualité et un défaut à travers deux personnages différents. Les deux étant le même trait de caractère, ils ne furent malheureusement pas bien dissociés, cela ne nous empêchant pas de rire aux éclats, heureusement.
- Le quatrième enfin voit une exploitation bien plus pauvre à la vraisemblance modérée mais surtout à la retombée finale totalement inconsistante.
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Revenez lundi - Catherine Graham

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"Nous sommes dans un Centre Public d'Aide Sociale, à l'heure de table. Epuisée, Gervaise, l'assistante sociale, s'est enfermée dans son bureau. Elle mange son sandwich à la fenêtre, quand elle est interpellée par Johanne, qui vient la remercier pour l'obtention d'un logement social. Derrière ce merci se profile une urgence. Elle a besoin, dans l'instant, d' un formulaire lui permettant d'aller chercher gratuitement des somnifères..."

Un pièce très terre-à-terre sur les difficultés financières d'aujourd'hui. Un dialogue oscillant entre harcèlement, condescendance, complicité, désespoir et solitude entre une assistante et une assistée sociales.
A la lecture, la pièce est rêche et ces deux femmes meutries, voire quelque peu aigries, deviennent au fur et à mesure quelque peu antipathiques. Un concentré de plaintes et de jugements qui finit par ne laisser qu'un goût d'amertume et de précarité au lieu de nous offrir l'espoir à travers l'adversité. Car c'est ce que nous devrions normalement ressentir face à ces femmes rejetées mais qui tentent, comme elles peuvent - tant bien que mal -, de garder la tête haute et de prendre leurs responsabilités.  Devant ces desperate housewives peu glamour, le lecteur perturbé referme le livre partagé entre exaspération et pitié, n'oubliant pas toutefois qu'un texte de théâtre est fait pour être mis en scène et intrigué, dès lors, de voir ce dialogue finement joué.
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En attendant...

Du 04/04 au 05/04 à la Salle Delvaux à l'ULB

Metteurs en scène : Salvatore Di Bennardo, Valérie Marchand

Acteurs : Élise Lardinois, Martin Bolle, Benjamin Peuch, Marie Dossin, Joaquim De Moor, Margaux Lauwaert, Anne-Charlotte Betton.

"Sept personnes viennent de mourir le même jour, à la même heure, à la même minute et à la même seconde mais pas à la même époque. Les voilà qui se retrouvent, hors du temps, dans l’antichambre de la Mort. Ils attendent... entre deux mondes. Ils sont là, acceptant leur sort. Tous, sauf un. Un enfant qui va bousculer les idées reçues sur l’au-delà et le repos éternel. Ils croyaient faire face à la mort mais une épreuve bien plus redoutable les attend : faire face à leur vie."

Un jeu entre la vie et la mort, une révolte et un huis-clos. What else?

Les romanistes sont à nouveau sur les planches (mais ce n'est pas nous, cette fois-ci et un brin de nostalgie nous assaille ainsi que la curieuse sensation d'avoir fait son temps lorsque nous contemplons ces visages inconnus qui s'offrent à nous) dans une pièce mortellement mouvante et au rebondissement final des plus inattendus. Un début mitigé, des légers défauts de prononciation, quelques cafouillages mais, dans l'ensemble, chacun s'ancre dans son  rôle au point que le spectateur ne peut voir ces acteurs autrement que sous les formes des personnages qu'ils incarnent. Seule  l'enfant ne nous offre pas une performance complètement authentique mais, ne la blâmons pas trop, un tel rôle-clef n'est pas des moindres et certainement très difficile à jouer.
Que dire de plus? Rien, il me semble. Nous restons encore sans voix devant ces interprétations terribles, grandioses, au point qu'un terrible noeud se forme dans notre estomac. 
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L'impasse désespérée dans L'enchanteur pourrissant
Extraits de l'oeuvre filmée de Jacques Epaud
En attendant Godot
Quatre des sept Notre-Dame des plus beaux métiers Bois de Max ElskampNotre-Dame des HorlogersNotre-D…
Les femmes qui aiment sont dangereuses
Musiques, chansons et poèmes
Eloge de l'ombre par Tanizaki Junichirô
L’Eloge de la folie, message clandestin d'une culture qui va fonder l'homme sur le refus ou l'amour de son destin authentique
L'écume des jours
Chant de Noël
Nouvelle édition précieuse: L’Apocalypse de St-Jean. Editions Diane de Selliers
Exposition Trésor des Médicis au musée Maillol
Parution du catalogue des Collections du musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut Lille métropole
Ecce homo. Comment on devient ce que l'on est
Prix triennal en peinture et arts apparentés: appel à candidatures
Exposition REFLET DE LA PHOTOGRAPHIE LIEGEOISE
neuvième cycle littéraire de Ham-sur-Heure-Nalinnes: Michelle Fourez
Du miel aux cendres
Voici enfin une édition de l'ensemble de l'œuvre de Maurice Maeterlinck par l'éditeur belge André Versaille
Les Romances sans paroles de Verlaine
LA DONATION CLARE VAN BEUSEKOM-HAMBURGER Faïences et porcelaines des XVIIe-XVIIIe siècles
Allez à l'Opéra
Les Rêveries d'un promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau
Où l’on apprend l’idée très chère à Diderot que les vœux heurtent la pente générale de la nature
Les Réflexions ou Sentences et maximes morales de la Rochefoucauld
vient de paraître dans Brussels studies: L’influence de Bruxelles sur le français en Belgique
André GOB: "Le musée, une institution dépassée?"
La quadrature du sexe
Ether divin, vents à l'aile rapide, eaux des fleuves, sourire innombrable des vagues marines, Terre, mère des êtres, et toi, Soleil... je vous invoque ici
Les Préparatifs de noce à la campagne de Kafka
Jan Van Mechelen chez Bastien Art
Au Musée des Beaux-Arts de Montréal Dimanche famille
Mise à disposition pour tous les membres d'un nouvel éditeur de texte
Programme des cours du Collège Belgique pour 2011
News décembre 2010 de la Maison de la Bellone
Le Discours de la méthode de Descartes
Retransmission de la séance de rentrée solennelle de l’Académie française 2010
Où Cocteau nous parle de la difficulté d’être selon les grandes aventures de l’esprit
Dieu d’eau où Marcel Griaule rend un immense hommage à la cosmogonie et à la théogonie des Dogons
Dialogues avec le visible, enquête sur la nature, la raison d’être et les pouvoirs de l’œuvre d’art
A propos de la Correspondance de Paul Valéry
Les nourritures terrestres
Mauvaises pensées de Paul Valéry sur l’intelligence, la littérature, l’amour, l’histoire, la gloire…
Un enseignement en culture. De l’utopie à la réalité. Table-ronde proposée par Culture et Démocratie, la ville de Mons et le BAM
CHARLES DE COSTER (1827-1879) aux aurores de la Littérature belge avec "La Légende d'Ulenspiegel", chef-d'oeuvre universel
Le mariage du ciel et de l' enfer
La marche à l’étoile de Vercors
Le réseau Arts et Lettres invite Isabelle Bielecki afin que vous puissiez apprécier ses Stichous le 18 décembre à 18 heures
L'actualité de Jean Baudet: Curieuses histoires des dames de la science – Les pionnières de la recherche
Le manteau de Gogol
Le cercle de la Rotonde fête ses 20 ans. Vingt ans de rencontres littéraires et amicales
Un vieux serviteur basque, un chat piteux, un chien poussif, une rosse décharnée et un jeune seigneur, beau, misérable et perclus d'ennui, le baron de Sigognac
Bien que d'anciennement transposé, c'est pour très bientôt
Séance publique de la Classe des Arts le 27 novembre au Palais des Académies
Fragments d'enfance à la Chapelle de Boondael à Ixelles
Et si ce soir, on enterrait l'amour?
Où Beckett évoque « Le Consortium »
Vie féminine - Couleurs de Femmes - au Centre Culturel de Schaerbeek ce jeudi 11 novembre
Macbeth quand a tari le lait de l’humaine tendresse
Les Dialogues de Confucius
Présentation du nouveau roman historique de Pascale Hoyois à l'invitation d'Arts et Lettres
Le livre de Marco Polo ou Le devisement du monde
Pprogramme du mois de novembre des cours conférences du Collège Belgique à Bruxelles et Namur
Saint-Exupéry, petite prose à l’absence tremblante de ceux qu’on aime
Lettre au Greco, le testament spirituel de Nikos Kazantzakis
Nus académiques: Les dessins de l’Académie royale de Peinture et de Sculpture, de Mignard à Gros (1664-1790)
La Belgique Des Autres Et PECHA KUCHA
Camus, la chute, la révolte et la liberté
Salon d'automne 2010 à Paris
Genève, Ville de culture. Evénements novembre 2010
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet (6) – Les nègres
Un enseignement en culture. De l’utopie à la réalité
Calendrier de l'ensemble des spectacles jeunes publics en Belgique du 9 décembre 2010 au 7 février 2011. (Agenda Cyrano)
Pascale Hoyois publie le deuxième tome de La chênaie à Jacinthes
Le Mouvement Coopératif, les Maisons du Peuple dans l’Ourthe-Amblève
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet (5) – Les bonnes
Colloque: La photographie contemporaine, histoire et perspectives au Centre photographique d'Île-de-France
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet (4) – Le balcon
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet (3) – L’ennemi déclaré
Le Symbolisme. De Puvis de Chavannes à Fantin-Latour, 1880-1920
Histoire de la révolution belge de 1830: Chapitre 8: Conclusion
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet (2) – Journal du voleur
Vues du yen
Colloque Transmettre la Culture au Québec
Hommage pour le centenaire de la naissance de Jean Genet – Le chant secret
Prix Jean Muno 2010 : cinquième !
Etat des lieux 2010 de la critique littéraire en Belgique
Les activités de L'institut supérieur pour l'étude du language plastique (ISELP) à Bruxelles
Le journal intime de Kafka, un combat pour une affirmation de son existence spirituelle
Lettre du voyant et Rimbaud Mania
La collection Boch. Le souffle de Prométhée au Musée royal de Mariement
Deashelle Sur Arts Et Lettres
PAPIERS PEINTS, POÉSIE DES MURS - Les collections du Musée national suisse
Programme des cours du Collège de Belgique de la 2e quinzaine d'octobre 2010 (Bruxelles et Namur)
Colloque sur Georges Ier d'Amboise, une figure plurielle de la Renaissance à l'Université de Liège
Le temps, les distances, le loin, le près qui apparaissaient comme des tyrannies pour Cocteau
La Foire du Livre politique et Politique, revue de débats
L’Abstraction comme Expression à l'Espace Art Gallery
Exposition LES PORTS DE France De SIGNAC
En avoir ou pas... (du style)
L’ancienne Bretagne aux âmes errantes qui pleurent et guérisent
Colloque international : Musique et Sciences de l'Esprit à l'Académie royale de Belgique
Comment restaurer un livre? A voir au Marché du Livre à Mons
La Belgique dans tous ses états au Musée du petit format
Vernissage Bénédicte Gastout et Sandrine Bouleau à Woluwé-Saint-Pierre
Jean le sanglotant
Le mystère de l’acte créateur dans l’Introduction à la méthode de Léonard de Vinci de Paul Valéry
Quand Beckett se révolte contre l’innommable
Prolégomènes à une métaphysique de l’Espérance dans l’ « Homo Viator » de Gabriel Marcel et L'Espérance folle de Béart
Chopin Muzeum L'architecture et le design au service de la Musique au Civa
Les jardins entre nature et culture
Les « Histoires du bon Dieu » où le vieux Timofei mourut en chantant
Une « Histoire du romantisme" par Théophile Gautier
L’Histoire des idées esthétiques en Espagne de Marcelino Menendez y Pelayo
L’Histoire de la langue française des origines à 1900 par Ferdinand Brunot
Des processus créateurs de l'imagination artistique dans « L'héritage du symbolisme » de Maurice Bowra
Histoire de Belgique de Henri Pirenne
10ème Festival du Film sur l'Art à Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique - ISELP- (Bruxelles)
Effroyables ivrognes luxurieux, assassins sanctifiés et gauloiseries fantastiques dans L’Hérésiarque et Cie. d’Apollinaire
L’herbe rouge, de Boris Vian, la danse des masques au creux desquels se dissimule notre détresse
Sortie officielle du recueil Fragments d'Eros par les Editions Novelas - Soirée initiée par Arts et Lettres
Les Essais d'esthétique de Benedetto Croce
Histoire de la révolution belge de 1830 Chapitre 7: La Révolution de Septembre et l'Europe
Histoire de la révolution belge de 1830 Chapitre 6: Le soulèvement national
La Haute Solitude de Léon-Paul Fargue, faiseur de vie
Le Fonds et la Bibliothèque Max Elskamp à la Réserve précieuse de la Bibliothèque de l'ULB
Gog
Présentation du roman Les survivants de Sallimoc de Pascale Lora Schyns
Invitations à L'Espace Art Gallery:Des couleurs et traces aux lignes précieuses et SOIRÉE FESTIVE avec les auteurs Bruxellois des Éditions Chloe des Lys,
Le Tiers instruit de Michel Serres (1991)
La violence et le sacré de René Girard (1972)
Régis Debray: Vie et mort de l' image. Une histoire du regard en Occident. ; 1992.
Le Système des Beaux-arts d'Alain
Le gai savoir
Extase et abîmes du péché dans Les Fleurs du Mal
Beaumarchis: La calomnie
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Présentation

Bonsoir et Bonjour,


Je vous remercie pour votre accueil. Comme vous je ne suis pas là par hasard. Il y a plusieurs raisons mais la principale est que Je suis français  d'origine belge du côté paternel. J'ai donc une empreinte culturellebelge et elle est assez forte. Elle est plus forte que si j'avais été breton ou corse en France car la Belgique c'est un autre pays. De plus mon aïeul avait une très forte personnalité. Écrivain au début mais surtout peintre toute sa vie il n'a jamais pris la nationalité française mais est revenu mourir, belge, à Bruges en 1950. Il a fréquenté tout ce que la Belgique a connu d'artistes de la fin du 19ème au début du 20ème : Verhaeren, Ensor, Eekhoud, Destrée, Demolder, Baillon, Bastien, Huygens, Lemonnier, Maeterlinck, Krains etc... La liste est longue. Du Coq Rouge au Thyrse, de Félicien Rops à James Ensor toute cette période me captive en France comme en Belgique mais encore plus en Belgique. Merci à ceux qui partagent mon intérêt s'ils peuvent compléter mes lacunes, instruire mes recherches, documenter mes articles et bien sûr apprécier avec moi toutes les richesses artistiques de la Belgique.
Je ne suis pas pour autant monomaniaque. J'aime tous les arts et tout dans l'art dès lors qu'il interpelle mes sens et/ou mon intelligence. 
Amicalement,
Philippe

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journal de bord, lundi 25 avril 2011

 

Y a quelques années, à pareille date, l'opération 48 81 00 résonnait sur les antennes télévisées.

 

Autre chose ...

 

Je suis tombé, hier, sur une guitare reliée avec une sangle. J'ai testé. J'ai mis l'instrument autour du cou. J'ai voyagé dans deux ou trois pièces. Je me senti bien. A l'aise. Dans le cosmos. Bien dans la pièce où je voyageais. Bien avec l'instrument. je me suis dit : faudra qu'un de ces quatre, je m'achète une sangle. C'est pas ça : déjà, avec l'espèce de bazar portatif que je mets autour du cou, depuis des années, que j'accroche à mon cou et ... à la rosace de ma guitare (grâce à une espèce de crochet), j'avance, je ne suis dépendant de rien. Mais ... m'échiner, à chaque fois, à le mettre à ma m'sure, sentir que ça tire quand même au niveau du cou, c'est pas toujours le pied.

 

Le ukulélé me réserve d'heureuses surprises, aussi. Son rythme est joyeux, d'emblée. Ca ne me gêne pas. Je peux ainsi adapter certaines de mes chansons ... qui vont comme un gant, avec cette petite guitare à quatre cordes. C'est pas tout. Je peux adapter, grâce à ce p'tit bijou (qui, en concert, donne super bien), grâce à la musicalité "joyeuse", des chansons qui, à la guitare (ou dès l'départ, avec les thèmes qu'elles traitent), ne le sont pas, certaines chansons, les redécouvrir, recréer des effets de surprise, mettre la tendresse là où elle manquait p'têt un peu beaucoup.

 

Il me suffit de consulter deux cahiers que j'ai remplis (l'an dernier, je pense) de textes de chansons que je ne reprends pas (ou plus) souvent, de tenter de les reprendre (au cas par cas), en changeant d'instrument. En allant (pour me mettre en condition) m'asseoir devant une route pavée (où, parfois, un tracteur passe) bordée d'arbres et où un barbecue (qui sert ... de temps en temps) me sert d'effet-miroir. Travail et bien-être, quelle heureuse matière !

 

L'accordéon diatonique, aussi, fait son entrée. Pour l'instant, je suis plus que limité. Mais c'est pas grave. Les huit touches, sur la gauche, me permettent essentiell'ment des accords majeurs, d'accord. Les touches pianistiques, sur la droite, sont utiles pour les accompagnements. C'est tout, d'accord.  Mais ... y a déjà une chanson avec laquelle je peux me débrouiller. Une autre que je peux éventuell'ment transposer. Et ... avec les touches utiles pour les accompagnements, j'ai déjà réussi quelques p'tits tours de passe passe.

 

On verra bien.


 

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journal de bord, dimanche 24 avril 2011

Un scénario assez cocasse : y a deux jours, la chatte du voisin est venue piquer tout un morceau de viande (du magret d'canard), digne d'une patate, dans mon assiette.

 

Faut dire ...

 

Ca s'est passé très vite.

 

Et je tenais simultanément les deux assiettes, prévues pour le repas, en main.

 

Changeons de sujet.

 

Pourquoi a-t-il fallu, la nuit dernière, dans mon dernier rêve, que je me retrouve dans la voiture d'un pote et que je crache dans la direction de sa femme (qui ne m'en voulait même pas) ?

 

Pourquoi a-t-il fallu, avant-hier, que, lors d'un souper, dans un resto à Saint-Ghislain, où nous étions huit, que je sois assis en face d'une dame, rousse, aussi haute qu'une Tour Eiffel, qui, durant tout l'repas, m'a, par sa présence, complèt'ment nié, balayé du r'gard ?

 

Par ailleurs ...

 

J'ai vu, hier soir, une pièce d'Eugène Ionesco : "Le roi se meurt". Eh bien, j'ai ... accroché.

 

Par ailleurs ...

 

Je coule des jours de vacances. En short, sous l'soleil, parfois. Jusque demain, en principe.

 

Objectif du jour : aller voir ma mère, en Ardenne, en début d'après-midi.

 

 

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journal de bord, samedi 23 avril 2011

Une idée de chanson m'est venue, hier. Pendant que je coupais du bois.

 

"Et moi qui ai si peur de quitter ma maison ..."

 

J'ai reçu, mardi dernier, jour de mon anniversaire, un bouquin.

 

En parcourant les photos magnifiques, défilant au cours des pages ...

 

J'apprends que ...

 

En Mongolie, les yourtes circulaires sont facil'ment démontables, transportables et recouvertes de feutre. Au Togo, certaines habitations (les tatas) sont des forteresses édifiées avec de l'eau et de l'argile. En Indonésie, des maisons sont construites à parfois ... cinquante mètres du sol, pour échapper, j'imagine, aux serpents et à la mousson.

 

Ca m'ouvre une nouvelle fenêtre sur le monde.

 

Ca me donne aussi ... le tournis.

 

Il suffit que j'entre dans la photo, et que je me représente, que je me projette, que je me trouve réell'ment dans le paysage, contraint forcé, avec les inconvénients liés au lieu, le sentiment d'être déraciné (comme si on m'arrachait une dent) de mes habitudes quotidiennes, auxquelles je m'accroche, à l'intérieur desquelles je voyage et que je ne suis pas prêt de quitter.

 

Ceci dit ...

 

J'ai peut-être besoin de passer par là.

 

Je parcour'rai peut-être un jour ces nombreux pays ... sans problèmes.

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journal de bord, vendredi 22 avril 2011

Hier, en passant devant une grande armoire, plaquée devant des murs en quête de tapissage, je suis tombe sur un livre (ou un ouvrage) de Jung : "L"interprétation des rêves".

 

Entre temps, je suis allé rejoindre le lit (ou le cockpit) adoré. Il était ... vingt-trois heures.

 

La nuit venant, la nuit aidant, on s'en doute, j'ai voyagé.

 

Dans une rue irrégulière, qui descendait ...

 

Etait-on à Paris, à Mons ou ... Bruxelles, rue du Pépin ?

 

Je suis retombé sur ... Gisèle.

 

Ses cheveux n'avaient pas trop r'poussé. Sa gamme de fringues restait fidèle à elle-même.

 

Nous nous sommes donnés la main. Comme ... il y a quelques années, quand nous r'montions l'av'nue de la Toison d'Or, en sortant du cinéma.

 

Et c'est pas tout.

 

Dans l'autre main, elle accompagnait celle d'un autre gars. Son p'tit ami, en tout état de cause. Ca ne choquait pas. Les trois compères, réunis pour la circonstance, marchaient droit devant eux. Curieus'ment, le mec, qui dépassait d'une tête celle de Gisèle, avec son village allongé (d'étudiant), ses lunettes, son type "BCBG", ne r'ssemblait pas au "p'tit ami" de Gisèle que je lui connais, aux dernières nouvelles, dans la vie de tous les jours.

 

Quelques secondes plus tard ...

 

Je me retrouvais dans une rue de Charleroi. Je pointais l"nez devant des façades de maison qui dev'naient p'têt, par la force des choses, des buildings. Un haut-parleur résonnait. "Nous présentons nos sincères condoléances pour le départ de Pierre et nous pensons à son frère Philippe". J'étais triste, désemparé. Pierre était mon chef, quand j'allais chez les scouts, y a presque quarante ans, il avait un frère qui s'app'lait Philippe.

 

Quatre secondes plus tard, je me suis réveillé.

 

Il m'a encore fallu dix secondes pour rev'nir à la réalité.

 

Une pensée m'est venue : : le Pierre, qui a été mon chef, chez les scouts, y a quarante ans, n'avait pas de frère, à mon bon souv'nir.

 

Où nous mènent-ils, ces rêves tortueux, révélateurs ?

 

Déjà, la nuit précédente ...

 

J'étais retombé sur ... Marie-France. Y avait des lustres qu'elle ne m'avait plus fait coucou, celle-là.

 

Et, au cours de la journée suivante (cette fois, on r'vient à la réalité) ...

 

L'après-midi ...

 

J'avais "GSMé" à une amie de Bruxelles. Visiblement absente.

 

Dix s'condes plus tard ...

 

Je réédite ma tentative de coiup d'fil. J'appuie deux fois sur la même touche. Ainsi, je suis certain, sans devoir recomposer le numéro, de tomber sur la ligne de la personne que j'appelle.

 

Et voici que l'écran de mon appareil (qui a encodé pas mal de noms) affiche : "A... Marie-France".

 

Faut-il croire au hasard ?

 

Où nous mènent-ils, nos rêves surréalistes, expressionnistes, romantiques, tortueux, révélateurs ?

 

 

 

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journal de bord, jeudi 21 avril 2011

Quand on dort ailleurs que chez soi ...

 

Quand on change un peu d'habitude(s) ...

 

On en découvre, des choses.

 

Ne fut-ce que ... le principe des toilettes sèches, par exemple.

 

On pose ses fesses sur l'abattant, on prend le temps nécessaire pour s'y asseoir (ça se passe, évidemment, de commentaires), on fait confiance à un seau qu'on a posé en d'ssous de l'abattant, on se met à l'aise, on quitte l'abattant au moment voulu, on utilise alors du papier hygiénique, on prend ensuite ... de la sciure de bois (ou des restes de branchages ayant été déchiquetés dans le broyeur), on fourre la sciure dans le seau, on évite ainsi toute odeur malodorante et on quitte une salle de bains ... clean.

 

En soi, c'est très respectueux à l'égard de l'environn'ment.

 

On ne gaspille plus bêt'ment l'eau en tirant la chasse.

 

On peut, tôt ou tard, reprendre le seau "plein", qui a servi durant les moments ... où on a du se rendre à la toilette, le transporter au fond du jardin, section "compost".

 

D'ici quelques mois ...

 

Un potager, dans les environs, pourra s'enrichir, grâce à la matière qu'on lui aura fournie.

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Les Deux Mondes...

Enfermé dans ce monde irréel où le temps n'a plus son importance

où les âmes se fondent dans la nuit sans lumière ni Soleil...

 

Chaque pose est un instant magique où se combine la réalité avec l'incohérence

L'incompréhension de ce double qui se plaît à nous visiter.........

 

Mais bien sûr l'autre part de soi même est bien plus belle

faite de couleurs aux éclats symphoniques...

 

Au dentelles de cet être qui vit peut être un mirage

peut être une vie en marge mais une vie , une vie qui nous parle.

 

Cet être a la sensibilité qui effleure les mots

une conscience de haut niveau, où les larmes ne sont plus.....

 

Visite guidée vers cet incompris voyage au travers du temps

de cette énergie qui transperce le ciel Aimer est essentiel...

 

de cette bulle où les sons n'ont pas leur raisonnance

Se libérer de cet état d'inconscience....

 

Pourquoi ces deux facettes poursuit elle ce monde de silence....

 

Au revers se trouve l'autre , l'autre qui se nourit de cette pleine lune

Certe chaque être est différent, chaque univers est une terre qui s'éveille au centre même de la tolérance.

 

Tolérance parle nous de toi, de ta sympathie envers tout un chacun

visite donc ceux qui sont dans la souffrance, dans la pénombre,

que cet ombrage ne fasse plus partit de leur existence...

 

Parle nous de ces pôles où l'un et l'autre doivent vivre en cohérence.

Que l'amour soit cette délivrance qui berce nos coeurs sans abandonce.

 

Chaque être est unique quelque soit sa vie , son cheminement de vie

l'espoir et la reconaissance reste l'élément essentiel pour retrouver l'harmonie et ses sens.

 

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DAME EN MAUVE extrait

Dame en mauve 21




L’an de grâce 1998 ce mois d’avril



Ciel ! Dieu ! Est-ce un rêve ? Je vous croyais toujours dans votre couvent apprenant à faire la révérence, à marcher yeux baissés, recueillie, confite en dévotion dans une attitude des plus humbles devant Monsieur de Molière votre père.
Je vous imaginais, très chère enfant, lui confiant,
De frais matin et claire journée :
« Monsieur, le petit chat est mort ».

Par Jupiter le Grande Planète que le monde est bien fait et votre esprit bien tourné en effet.

Les tarots m'affirment, dans leur globalité, que vous vous exprimez en français avec aisance, joliesse et, ma foi, beaucoup d’agrément.

Le Soleil, parle en particulier, d’un beau rayon de poésie dans votre journal intime, comme dirait un philosophe bien connu.

La Lune, vous conseille son croissant à la cafétariat au jour et heure que vous m’indiquerez par scintillements multiples dans le ciel

Voilà ma Chère, ma très Chère, comment je devrais m’adresser à toi. Par le biais des astres, des tarots, de mancies de toutes sortes.
Il me faut pour cela te voir, là près de moi. Là, réelle, présente, oui présente c’est à dire à l’écoute, c'est-à-dire, portant quelque intérêt à ce que j’ai à te confier, c'est-à-dire, toi m’aimant. c’est à dire toi, entièrement là, toi disponible mais, je souris, il vaut mieux
Pâques approche ; l’autre Pâques, la deuxième Pâques et je suis aguerri. C’est le temps de l’Avant, des punitions, voire de l’ascétisme qui touche à sa fin Pâque renaissance, résurrection, renouveau.
Est-ce cela qui t’a poussée à me téléphoner avant hier ? Nous semblions ne plus devoir nous arrêter. J’étais loin de toi cette fois, je me sentais dans la non-souffrance, dans le déjà connu, déjà vécu. Tu parlais, m’expliquais ce que je suis, comment tu me voyais.
Ta voix m’arrivait en écho ; écho de mes pleurs, de mes appels. Je n’ai rien dit. J’ai fait : Hum, comme toi, jadis comme toi les mauvais jours. J’ai fait « Hum « Et, tu parlais, parlais, parlais de toi. J’ai seulement fait
« Hum »

Le lendemain

Ce matin il y a du grand nettoyage dans l’air, de l’eau de javel et tutti quanti sans oublier, la mambo que me lance la radio qui participe, grandement, à ce renouveau.
Elle va, ma radio, poussant sa chansonnette avec force notes blanches, soupirs, croches, ne dédaignant point un fortissimo qui la mène jusqu’à la syncope tandis, qu’intérieurement, je me livre à un close-combat des plus étranges. Tu es là et cela me fait souffrir mais, de si loin ; d’une si convalescente façon que je doute de bien sentir. Tu es là dans ce corps à corps, je ne puis maîtriser les mouvements l’âme ni celui du souvenir qui s’imposent. Si je puis les museler, les gommer ? Jamais
Tu es, ma Dame en Mauve qui me pousse à écrire pour y gueuler toute ma souffrance, y pleurer à souhait, te maudire sans regret.
Je viens de terminer « Pasionaria tango »
Tout se passe dans un bordel. Tu es maquerelle et je prends mon pied ! Olé ! Tu es pute, objet, esclaves. Olé ! Je suis Jojo la gamberge, dont tu es la « gagneuse » il te mène la vie dure. Ensemble vous dansez un tango ; le véritable tango, le tango unique et seul acceptable par le « milieu » qui reconnaît les siens à la manière dont ils marchent aux pas, emboîtent le pas, obéissent à la prunelle, au coup de hanche.
Pendant la duré d’une danse « « le milieu » s’interroge sur toi. Les demi-sel, les proxos avertis et les « dames » tous se demandent D’où sort-elle cette morue ? Qui est son « parrain » à cette pouliche ?
Les filles s’entredéchirent par anticipation. Toi, l’inconnue qui va leur larder le trottoir ; Je t’ai ressuscitée pour Pâques !
Moi ? Ce que je fais dans cette histoire ? Je relève ton compteur à coups de trique, à coups de poings, à coup de cœur. Je te déprave, t’entrave, m’en donne à cœur joie.
Je n’ai écrit, rassure-toi, qu’un jeu de rôle, qu’une nouvelle. Honni soit qui mal y pense.
Ce n’est qu’un songe, un rêve sans plus.
Tout le monde sait que « Jeu de rôle « est le mot gentil pour « Petite cochonnerie «

C’est Pâques, je n’ai nul désire de travailler.
Je vais essayer de me traîner jusque devant ma Télé et encore ! Pas sûr.

Mon festival de la poésie a l’air de plaire. Bien qu’il ne soit pas lancé sur une grande échelle, je puis me faire une idée de son écho. Je ne veux y trouver que divertissement, plaisir d’être lu, oui. Je m’aime ? Hé oui pardi ! Je veux ma plume en folie avec des temps inversés, arythmiques. Je veux des plumes courant sur la portée de la vie avec ici et là, une pause, un silence, un soupir, ici et là, une gamme qui se déploie sous mes doigts, je veux qu’ici, comme là, les noirs se mélangent aux blanches pour, précisément, créer la dissonance (Je n’ai pas écrit discordance) Une plume, la mienne, qui m’entraîne dans des modulations, de fréquence où ton image apparaît et nette, et brouillée et disparaît pour revenir m’ébranler crachotant, hésitante, criant, me criant ta foi en moi !
Je viens de remettre une cassette :
« Quand tu reviendra j’aurai le ciel au fond des yeux. Je te crierai mon bonheuuuuur »
J’étouffe de rire en écoutant ce vieux machin ; comme on disait jadis, de mon temps.
J’écoute, la même époque,

« Il est minuit. Nous avons commencé par danser ; reviendrez-vous samedi ? «

« Déjà minuit voici la fin de notre reêêêêêve » Je voudrais te voir à l’auroreûûûûûû »

Les violons pleurent, les archers courent, sautent, caressent subrepticement, s’attardent avec langueur ; Les cordes frémissent, la voix s’envole dans les volutes de notes, la voix traîne, gémit ; la voix éplorée, suppliciée chante la doûûûûleur des coeûûûûûrs Roulement de la grosse caisse. Un piccolo pique sa dernière notre avant de disparaître.
Je ris à gorge déployée. Dire que j’aimais toutes ces chansons.

Le lendemain dimanche
Comme d’habitude, j’écoute mes émissions religieuses à la télé.
Aujourd’hui, il était question de la réincarnation.
Il n’était fait mention que de : Christianisme, théisme ou de sa négation. Les esprits forts s’en donnaient à pleine voix. La morale du jugement se le disputait à la morale de l’esprit. C’était grandiose, ma Chère, c’était magnifique ! Que de spéculations ! L’esprit de géométrie en désaccord avec l’esprit de finesse, comme d’habitude mais là, sur le plateau ! Ce dimanche - ci ! N’est- ce pas Theil liard de Chardin qui disait « Nous sommes dans l’hier de demain » ?
Courageusement, cette semaine, en attendant notre prochain rendez-vous j’ai commencé la lecture de « l’Optimisme de la Croix » J’ai de ces appels soudain… Mais, j’ose à peine te l’avouer j’ai très vite troqué la sainteté de cette lecture pour l’Appel des Savanes » magazine un peu leste il est vrai

Pâques. Où es-tu ? Quand reviens-tu ? Qu’importe. Je me dis « Qu’importe et me force à penser à autre chose.
Un an déjà, un an seulement. Quand je relis mes écrits, revois, réentends mes état d’âme amplifiées, certes, grandiose, ô combien dignes des plus belles orgues. « Ne dit on pas Amour, délices et orgues ? « Quand je relis mes lettres te confiant mes pleurs, convaincu d’être unique dans la désolation alors, qu’en somme, je ne suis jamais que le millionième clonage amoureux

Pâques deux de mes amis sont entrés dans des Maisons de Repos et j’ai comme un froid dans le cœur. Mon imagination décliquetée tourne fou. Je me clive de l’intérieur emmène la Dame en Mauve sur mon écran, la pose sur le « net » Tournez moteur, cherchez moteur. Je ne veux point La Dame en Mauve sous la dalle froide Cherchez moteur, connexion à distance réseau des réseaux, je veux La Dame en Mauve présente à mon désir. Instant privilégié, vie expérimentale, pourquoi éteindre sa lumière ? Instant sacramentel, don des dieux Ma Dame en Mauve ! Sommes- nous donc à ce point des handicapés du bonheur que nous ne le reconnaissons plus ? Si par malheur nous rencontrons le bonheur, si nous en voyons ne serait- ce que le contour, l’ébauche du bonheur, nous affirmons, avec une foi désarmante, « Ce serait trop beau pour être vrai, » vite, nous nous efforçons à l’oubli, à la négation et nous parlons travail du deuil, Nous crions : « A moi mes chaînes et vos cliquettements ! » Il ne s’est rien passé dans les faits. Ce n’est point de ma faute crie de son côté La Dame en Mauve portant la robe de bure, se soumettant, elle-même, à la question, à sa propre inquisition du verbe, au viol de l’analyse sauvage que lui fait sa conscience coupable, elle ne répond pas et m’accuse du doigt, me montre, me désigne. Hurle « Je n’ai rien demandé ! » et explique dans un langage allusif le contenu, la valeur la puissance du « non dit » Ah tout ce qui ne se dit pas et que l’Autre devine si aisément… Est- on coupable de penser si fort ! Si haut ?
De mon côté, entrant dans ce tournoi bien étrange et qui déjà m’affecte je démontre froid, lucide, conscient, que chaque passion est une étincelle du » moi « qui se reconnaît en l’autre. Elle, que j’appelle « Ma flamme, » Ma Dame en Mauve. Elle dont j’arbore fièrement les couleurs. Elle continum de moi-même. Elle, enfin dont je bats pavillon dans la mer des Silences… Pourquoi devrais-je l’oublier ? Pourquoi devrais-je te tuer, t’effacer de moi ? Di moi ; explique- moi, esprits lucides esprit pur… Moi, je me veux en éveil, je me désire intervenant, coopérant dans mes déambulations imaginaires ; Je me désire partie prenante quand l’absence de ma Dame fait ressurgir ma peine aussi violente qu'une insurrection, effrayante comme une lame. Eblouissement intérieur, je vois « nous » il est évident que je suis un « nous »
On prétend que les coups de foudre « heureux » deviennent « amitié tendre » il en va de même pour moi, je pardonne à l’Ombre de me faire pleurer ; elle peut m’atteindre le cœur par surprise ; jamais la mémoire moins encore mon âme. Ombre, Ombre, je me souviendrai
8/10 des personnes interrogées sur le coup de foudre déclarent avoir touché le merveilleux et que cette expérience était aussi violente et inattendue qu’une secousse tellurique dans la reconnaissance Ils savaient que c’était eux ; ils se sont reconnus.


Moi, Aimée je demeure dans la « reconnaissance »


jeanflon
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Soliloque

 

 

 

Je parle à la photo qui te garde présent.

Je dis les mêmes mots, affectueusement.

Je peux, examinant cette vivante image,

Retrouver chaque trait précis de ton visage.

 

Tu tiens un téléphone et écoutes songeur.

Ce n’était pas ma voix qui t’arrivait d’ailleurs.

Quand nous communiquions, en défiant l’espace,

Je ressentais ta joie qui, vite, avait pris place.

 

Je sais être enjouée, toi, tu étais heureux.

Sur cette photo là, tu parais soucieux.

Écoutant gravement, préoccupé sans doute,

Alors que devenait périlleuse ta route.

 

Quand tu m’as envoyé ton émouvant portrait

Comment aurais-je su ce qui bientôt suivrait?

Manquant d’intuition, je le reçus, joyeuse.

Ma foi en ton destin se révéla trompeuse.

 

25 avril 2011

 

 

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