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Au mois de mai

 

 

                                                                                Refrain 

Voici venu le mois de mai

Plein de chansons et de muguet.

Parfums subtils, toilettes claires

Tendre soleil, douce lumière.

Or comment ne pas vous aimer.

Dans la splendeur du mois de mai?

 

Ier couplet

Le mois de mai est poète

Qui ne connaît pas les défaites

Tous les amours y sont vainqueurs

Il met du bonheur dans les coeurs.

Ô mois de mai de ma jeunesse,

Que de souhaits et quelle ivresse!

Les ans ont fui mais tu reviens,

En t’accueillant je me souviens.

Sont effacés soucis et peines,

Chassés pas une joie sereine.

 

Refrain

...................................................

2 dème couplet

Nous n’ignorons pas que soudain

Tout disparaîtra du jardin,

Se dissipera cette gloire

Lors nous n’oserons plus y croire.

Sans la beauté riche en couleurs,

Moins d’espérance dans nos coeurs.

Chantons, dansons à perdre haleine

Tant que la coupe semble pleine.

Aimons - nous fort en ce moment

Célébrons la vie pleinement!

 

Refrain

...............................................................

NB: Cette chanson a été mise en musique par monsieur Maurice Durieux ,chef d’orchestre à Montréal

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GIFLE Poème

 

GIFLE

 

Rayures sur le visage

lueurs noires des yeux

brillants

brûlants

 

De ses deux mains

elle serre son coeur

enclavée

En elle tout est noir

fermé

laminé

 

L'ennemie la toise

blanc du regard

"Pleunicheuse va !"

 

Rayures sur l'âme

elle ne pleurera pas,

non, elle ne pleurera pas

 

Un pli au coin des lèvres

Déjà

Si petite

et ce pli ? Déjà

Elle a huit ans à peine

de peines

de haine

 

Dehors il fait soleil

Dehors il fait lumière

catéchisme de lumière

"Ton Esprit est Lumière"

 

OUI

 

Mais la maison

est sombre

si sombre

La maison

est ..... TENEBRES

 

Rolande Quivron ( E.L. QUIVRON-DELMEIRA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mon Père (En Hommage)

 

 

 

 

                                                              MON PERE

  

Mon père était pour moi l'abri si merveilleux

J'écoutais avec lui les accords fracassants

Et les lamentations des amants malheureux

Jaillies des pages d'or des opéras d'antan.

 

Hissée sur ses épaules, j'atteignais tout le ciel

Là où l'air cristallin s'évapore en nuées.

Je respirais l'odeur des matins au réveil

Et chevauchais, hardie, des coursiers de fumées.

 

Il est parti un jour, emportant mon enfance,

J'ai lu dans son regard une immense tristesse :

La guerre me l'a pris, blême d'indifférence,

Chaque nuit me semblait tordue par la détresse.

 

Il m'écrivit alors des lettres tissées d'or,

M'enseignant la patience, la foi, l'Espérance

Mais je me débattais dans l'horreur et la mort

Car la révolte en moi me jetait dans l'errance.

 

Puis il est revenu, comme il l'avait promis.

Ses yeux bleus délavés gardant encore l'empreinte

Des longs jours d'une attente enchaînée de soucis

A jamais obscurcis de trop dures contraintes.

 

Pour lui je devenais une grande inconnue,

Une étrange amazone aux yeux de rêveries

Oui, j'étreignais le monde entre mes mains menues

Et, pour le retrouver, j'ai dû mordre à la VIE.

 

Rolande Quivron-Delmeira

 

Ce poème a paru dans le bulletin des anciens prisonniers du Stalag XIIIB

 

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Patrimoine: La Maison de Chateaubriand

12272736453?profile=originalLa Maison de Chateaubriand est un des trois musées départementaux du Conseil général des Hauts-de-Seine avec le musée Albert-Kahn et le musée de l’Île-de-France.
Située à quelques kilomètres de Paris, la Vallée-aux-Loups offre à Chateaubriand en 1807 une demeure à l’écart de la scène politique qu’il quitte pour un temps après avoir publié dans le Mercure de France un article fustigeant le despotisme de Napoléon qui lui vaut la sanction de s’éloigner de la capitale.
12272736090?profile=originalEn novembre 1807, l’auteur s’installe avec son épouse Céleste dans ce qui n’est alors qu’une maison de jardinier, à laquelle il donnera une empreinte toute personnelle qui en fait aujourd’hui une maison d’écrivain singulière, fortement marquée de la présence de l’auteur.
Si c’est à Combourg que Chateaubriand dit être devenu ce qu’il est, la Vallée-aux-Loups est indéniablement l’autre lieu emblématique lié à la mémoire de l’écrivain. C’est là en effet que s’exprime toute la dimension de l’homme, à la fois écrivain, homme politique, voyageur et botaniste.
Incessamment pris entre les feux d’une carrière politique contrariée et d’une vie littéraire féconde, Chateaubriand trouva là un « petit désert » où apaiser son amertume de ne pouvoir occuper sur la scène politique de son temps la place qu’il espérait. C’est là aussi qu’il écrivit quelques-uns de ses ouvrages majeurs et commença la rédaction des futurs Mémoires d’outre-tombe. Enfin, aménageant lui-même maison et parc, il fit de la Vallée-aux-Loups la demeure d’un voyageur immobile vivant au milieu des souvenirs des pays parcourus, disant les patries spirituelles de l’homme comme les correspondances intimes entre nature et lieu de vie et de création.
La Maison de Chateaubriand invite à ce voyage immobile au cœur du romantisme, sur les pas de l’Enchanteur...
Chateaubriand fut propriétaire de cette maison et du parc de 1807 à 1817. La maison est meublée et décorée dans le goût du début du XIXe siècle et évoque la vie et la carrière littéraire et politique de l’auteur des Mémoires d’outre-tombe. Le parc de 14 ha planté par l’écrivain est un miroir de ses voyages.
La Maison de Chateaubriand est une structure originale où se conjuguent, depuis son ouverture au public en 1987, mémoire et création : outre les visites guidées, on peut y découvrir expositions temporaires, conférences, rencontres-débats, spectacles, concerts dans le Grand salon et dans le parc, etc.
La Maison de Chateaubriand est dotée d'un centre de recherche ouvert à tous sur rendez-vous.

Adresse: Maison de Chateaubriand - 87, rue Chateaubriand - 92290 Châtenay-Malabry
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Patrimoine: Maison d'Auguste Comte à Paris

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12272734253?profile=originalAuguste Comte vécut au 2ème étage du 10 rue Monsieur le Prince entre 1841 et 1857. C’est là qu’il recevait Clotilde de Vaux, les membres de la Société positiviste et qu’il écrivit le dernier volume du Cours de Philosophie positive consacré à la sociologie.
L’appartement a été restauré et reconstitué tel qu’il était à la mort du philosophe en 1857, avec son mobilier et quelques affaires personnelles. Il se compose de cinq pièces (salle à manger, salon, cabinet de travail, salle de cours, chambre) et d’un vestibule. Des manuscrits (fac-similés) et divers documents exposés dans des vitrines expliquent les étapes de sa vie.

La bibliothèque possède à l'heure actuelle 600 livres environ en français, 250 livres en langue étrangère, 1000 brochures et 4 collections de périodiques sur le positivisme. Compte tenu de sa spécificité, la bibliothèque contient de nombreux ouvrages rares, voire introuvables comme "Le Cours de philosophie positive" de 1864, en 7 volumes, ayant appartenu au Dr Bertillon, préfacé et indexé par Littré, ou encore des ouvrages sur le positivisme hongrois, chinois et d'Amérique Centrale. La bibliothèque a pour principaux thèmes la sociologie, l'histoire des sciences, la religion, la morale ainsi que la politique.

La bibliothèque est dépositaire :
-De l'œuvre d'Auguste Comte (Editions du XIXème et du XXème siècles, Correspondances, oeuvre en français et traduites)
-D'une présentation de l'œuvre et du philosophe par ses disciples
-De commentaires sur un aspect spécifique du positivisme
-De revues (de 1867 à 1914 : la Revue occidentale, la Revue positiviste internationale, la Philosophie positive)
-De travaux universitaires récents (thèses, actes de colloque, réédition, dernière parution)
De brochures (documents divers classés par thèmes : sciences sociales, religion, morale, politique…etc)

Les archives :
Le fonds d'archives s'est constitué dès la mort d'Auguste Comte. Les disciples, pour conserver leur patrimoine, ont acheté l'immeuble. L'héritage du maître a ainsi été sauvegardé. Pierre Laffitte, François Saulnier, Paulo Carneiro et bien d'autres encore, se sont ensuite chargés de conserver et de répertorier les manuscrits du philosophe (correspondance, brouillons, notes, cours, réflexions...).

Au cours du XIXème et du XXème siècle, le positivisme s'est propagé un peu partout dans le monde : Europe, Turquie, Etat-Unis, Amérique Centrale et Latine, et en particulier au Brésil. Un fonds d'archives est donc en portugais, espagnol, anglais, italien et témoigne de l'importance de la philosophie positive, né au XIXème siècle, à Paris et connue aujourd'hui à l'étranger. Outre les brochures et documents divers retraçant l'activité des positivistes en leur pays, une riche correspondance (2400 lettres) entre disciples a été rassemblée.


Le centre de documentation conserve toute l'histoire de l'Association internationale "La Maison d'Auguste Comte" ainsi que celle des associations ou sociétés positivistes qui l'ont précédée : Société positiviste d'enseignement populaire supérieur (1876), groupe d'étude positiviste (1925), cercle des prolétaires positivistes de Paris (1875) ….En effet, ce lieu continue de vivre après la mort de Comte : cours, réunions politiques, pratique religieuse du positivisme. Laffitte y enseigna le cours d'Histoire générale de l'humanité et en tant que successeur d'Auguste Comte, une grande partie de son œuvre (lettres, cours, circulaires, discours, essais, sacrements) a été conservée par le centre de documentation.


La maison d'Auguste Comte est située 10 rue Monsieur-le-Prince à Paris

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La Fondation Saint-John Perse n’est pas une « maison » ; Saint-John Perse était un nomade et sa poésie vante le monde, l’ailleurs. La Fondation, instituée par Saint-John Perse en 1975, conserve les collections léguées par le poète et son épouse à la Ville d'Aix-en-Provence en 1975. Installée à la Cité du Livre, elle conserve et met en valeur ce patrimoine unique, le met à la disposition des chercheurs et traducteurs venus du monde entier, rassemble un fonds documentaire sur le poète et la poésie, édite des publications et organise des expositions liées au monde du livre (écrivains, artistes, éditeurs).
L'oeuvre et l'itinéraire de Saint-John Perse sont marqués par l'errance, l'exil, la soif d'espace. Au cours d'une dernière escale en terre provençale, le poète nomade choisit la ville d'Aix-en-Provence, pour sa tradition universitaire et culturelle, afin de mettre à l'abri ses archives personnelles. "Innombrables sont nos voies et nos demeures incertaines" écrit l'auteur de Pluies.

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A travers 20 000 documents, la Fondation restitue l'univers culturel d'un des plus grands créateurs du XXe siècle : manuscrits, correspondances, livres de la bibliothèque personnelle, éditions de l'oeuvre, travaux critiques, photographies, oeuvres d'art, objets, disques et dossiers. Ces fonds se distinguent par leur caractère patrimonial (14 100 documents ont appartenu à Saint-John Perse) et la multiplicité de leurs supports. Témoignages uniques, ils recomposent l'itinéraire intellectuel de Saint-John Perse et mettent en évidence la minutie de son travail de création. Des acquisitions et des dons viennent régulièrement enrichir les collections.


La Cité du Livre à Aix-en-Provence:
Abritée dans un premier temps à l’Hôtel de Ville, la Fondation est installée depuis 1989 sous les verrières de la Cité du Livre, aux côtés de la Bibliothèque municipale Méjanes. D’autres fonds patrimoniaux y sont conservés, comme la célèbre bibliothèque du Marquis de Méjanes léguée aux États de Provence en 1786 et les documents déposés par la famille d’un autre Prix Nobel de littérature : Albert Camus. La Cité du Livre offre un bel exemple de réhabilitation d’une architecture industrielle du XIXe siècle. Ce centre culturel, ancienne usine d’allumettes, est aujourd’hui situé au cœur de Sextius-Mirabeau – l’une des réalisations les plus marquantes en centre ville – à proximité de grands équipements : le « Pavillon noir » (ballet Preljocaj-Centre chorégraphique national de la région PACA) et le « Grand théâtre de Provence » (salle de spectacles du Pays d’Aix).

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12272734471?profile=originalVascoeuil, but de promenade renommé dans le magnifique Pays des 3 Vallées, à l'orée da la Forêt de Lyons, la plus grande hétraie d'Europe. Le château de Vascoeuil est un haut-lieu normand dont l'histoire remonte à plus de 1000 ans, aujourd'hui Centre d'Art et d'Histoire. A partir de 1842, et pendant plus de 20 ans, Jules Michelet a vécu, pensé et écrit à Vascoeuil. Il est possible de voir son cabinet de travail, restauré à l'identique au sommet de la tour, et de visiter le Musée Michelet, installé dans une dépendance du XVIIIème siècle, qui présente de nombreux souvenirs de l'historien, de sa famille et de leurs hôtes. Au château sont présentées d'importantes expositions temporaires d'artistes contemporains de renommée internationale. Le parc paysager et le jardin à la française accueillent aussi une véritable galerie ouverte qui réunit en permanence un ensemble de plus de cinquante bronze, marbres, céramiques et mosaïques d'artistes du XXème siècle. Vascoeuil, "lieu unique", selon le mot de Jules Michelet, où l'art, l'histoire et la nature fusionnent en parfaite harmonie.

12272734680?profile=original12272735274?profile=originalJules MICHELET, historien français (1798-1874), avait établi son Cabinet de travail, aujourd’hui reconstitué à l’identique, au sommet de la Tour du Château où il écrivit une importante partie de son oeuvre. notamment « Histoire de France » et « Histoire de la Révolution française ».
Son travail et sa vie sont rappelés au Musée MICHELET, le seul existant en FRANCE.
Installé dans un bâtiment du XVIIIème siècle, cette création qui coïncide avec le bicentenaire de la Révolution française en 1989 a été possible grâce à la contribution des Conseils Généraux de l'Eure et de la Seine-Maritime, du Conseil Régional de Haute-Normandie ainsi qu'à l'appui de plusieurs partenaires privés.

Il veut retracer la vie, l'oeuvre et l'influence de Jules Michelet qui découvrit Vascoeuil en 1841, alors qu'il est au faîte de sa gloire intellectuelle, véritable conscience des historiens, des penseurs, des écrivains de ce milieu du XIXème siècle. En véritable romantique, il se donne totalement à son oeuvre. Il veut montrer la place du peuple. Il veut créer une Histoire totale. Il veut montrer , que l'Homme se bat contre la nature, l'Esprit se bat contre la matière, la Liberté se bat contre la facilité.

Les ouvrages de Maître PAPILLARD qui ont pour nom : « Mille ans d'histoire à Vascoeuil », « Michelet à Vascoeuil », « Michelet et la Normandie » sont en vente à la Galerie, dans la Cour d'Honneur.

Ce livre « Michelet, Moi amoureux de Vascoeuil », préfacé par André CASTELOT, où chaque document, sculpture et objet sont détaillés est indispensable à la visite du musée ”.

12272736077?profile=originalUn château, un jardin, un musée... et de l'art contemporain en prime pour un parcours entre présent et passé.

Adresse : Château de VASCOEUIL, 8 rue Jules Michelet 27910 VASCOEUIL

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Les nuits de mai

 

 

Les nuits de mai sont magiques,

Elles sont de douces promesses d'été,

Elles sont sauvages.

Parfois,

Elles se parent d'éclairs flamboyants,

Se lavent d'une pluie fraîche,

Nous laissent  rêveurs,

Nous abandonnent  à nos désirs,

À nos inavouables fantasmes,

Les nuits de mai sont des chimères.

 

Nadine-Lia Lejeune

Extrait de "Je dois vous dire..."

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Aider Cet autre qui se blottit dans le noir.

J'aimerai aider cet autre tapis dans le noir

celui qui ne vois en lui que le désespoir...

 

L'aider à voir ce jour emplie de soleil

là où l'on marche en etat d'éveil...

 

Lui apprendre à marcher la tête haute

marcher  à coté de lui, côte à côte...

 

Lui apprendre à aimer ce qui est en lui

puiser cette énergie qui est dans sa vie...

 

J'aimerai l'aider à rire de ses ennuis

garder au fond de lui son rêve

celui qui donne un sens à sa vie

Oublier ses larmes , les jours de pluie.

 

L'aider à déceler la lumière des étoiles

Dégarger le ciel de son brouillard

Jeter au loin  son chagrin , ce voile

qui aime à étouffer son don, son Art.

 

J'aimerai tout celà et ouvrir la porte

jeter les clefs qui l'enferme de la sorte

Il y arrivera c'est certain , un jour

Il choisira le chemin de l'Amour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Trois artistes suisses du Trio d'investigation culturelle-Trio d'artistes contemporains

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titre d’information voici les trois prochaines expositions:

-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Vernissage le : 06/04/2011 de 18 h 30 à 21 h 30 en la galerie même.
Exposition du 06/04 au 26/06/2011 à l’Espace Art Gallery II.

-Titre : « Plénitude et Univers en question »
Artistes : Sylvie Bruneau alias heSBé (peintures), Patrick de Sagazan
(peintures), Grace Boica (peintures) et Margarita Bancells (sculptures).
Vernissage le : 18/05/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 18/05 au 05/06/2011.

-Titre : « Hommage à Henri Michaux » et « Le Cirque de Papier »
Artistes : Pierre Passani (encres de Chine – Hommage à Henri Michaux),
Francine Chabloz (céramiques & sculptures), Jean-Pierre Cardinaux
(mosaïques) et Christophe Challier (sculptures – le Cirque de Papier).
Vernissage le : 08/06/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 08/06 au 26/06/2011.

La galerie est fermée au mois de juillet.

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A WOMAN IN LOVE...

Sa démarche avait les ailes

de l'oiseau dans le soleil!

Son sourire était si doux...

qu'un ange se mit à genoux

Sa voix pure, c'était fatal...

Résonnait mieux qu'un cristal

Ses yeux noirs viraient au bleu

Leur iris troublait les cieux...

Tout son corps était en phase!

Dans son âme était la grâce...

Elle aimait!

J.G.

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journal de bord, samedi 30 avril 2011

Quelle joie, quelle libération, pour prendre un exemple, hier, quand j'ai refait le tour, à vélo, sur la Place Flagey, entre les cercles de huit assis carrément sur le sol, entre els arrêts d'bus, entre les petits points d'où l'eau peut carrément sortir, entre les gens.

 

Y avait si longtemps que je n'avais plus enfourché de bécane !

 

Après les quatorze heures de boulot (eh non, ça ne s'améliore pas de ce côté-là), y avait une heureuse compensation.

 

Oui, oui.

 

Je ne m'attarderai pas trop, ce matin, sur le "boulot". Sauf que ... je dois trouver une solution. Je ne peux pas carburer à un rythme aussi long, aussi sout'nu, faire des heures supplémentaires avec une épée de Damoclès sur le dos, des clients (en cours de tournée) qui me balancent volontiers (avec le ton ironique qu'on leur connaît) l'éternel "Vous travaillez encore à cette heure-ci ?". Lundi, c'est décidé, je vais voir un méd'cin.

 

En attendant ...

 

J'ai passé une magnifique soirée, hier, au Bizou, à Anderlecht. Pratiqu'ment tous les potes de chanson étaient là. J'en ai découvert d'autres, très très passionnants.

 

Et ... tout ce que je n'écrirai pas ce matin, tant la fatigue résonne encore, tant j'ai (encore un peu) la gueule de bois.

 

Et ... tout ce que je n'écrirai pas ce matin, tant les mots ne viennent pas forcément sur commande (tant le sentiment et les images résonnent).

 

Merci, les potes, d'avoir visité mon antre (mon "chez moi") vers trois heures du matin. Merci à vous d'avoir ... savouré mon chocolat. J'ai plein de choses à écrire, à décrire encore ...

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12272731660?profile=original« Pantagruel » est le deuxième récit du cycle des géants de François Rabelais (vers 1483-1553), dont le titre complet est: Pantagruel, roi des Dipsodes. Restitué à son naturel, avec ses faits et prouesses épouvantables, publié sous le pseudonyme anagrammatique d'Alcofrybas Nasier à Lyon chez Claude Nourry en 1532. Il se présente comme la suite des Grandes et Inestimables Chroniques du grand et énorme géant Gargantua, ouvrage anonyme (à ne pas confondre avec le Gargantua de Rabelais), qui remporta un vif succès la même année. Après plusieurs rééditions, c'est en 1542 que le texte est fixé dans sa forme définitive (à Lyon chez François Juste): la richesse verbale s'y accroît, tandis que certaines formulations subversives disparaissent.

 

Dès le Prologue, où le narrateur-bonimenteur fait tout ensemble l'éloge des romans de chevalerie et de leurs parodies populaires, l'ouvrage s'inscrit dans une double filiation: les modèles littéraires sont vraisemblablement les Macaronées de Folengo (1517) et le Morgante de Pulci (1481), où des géants pleins de force, d'appétit et de bonhomie s'entourent de compagnons qui incarnent chacun une vertu ou un pouvoir particulier; mais le récit se nourrit surtout de la tradition carnavalesque, où la référence omniprésente au corps transforme en bouffonnerie l'ordre social, politique et religieux.

 

 

Fils de Gargantua, et dernier d'une lignée de géants, Pantagruel en naissant provoque la mort de sa mère Badebec. Dès son enfance, il montre une force physique et un appétit peu communs (chap. 1-4). Gargantua prend très à coeur l'éducation du jeune géant: il lui donne de savants compagnons, l'envoie faire la tournée des universités, et lui adresse, à Paris, une lettre qui contient un vaste programme intellectuel. Devenu "abysme de science", Pantagruel parvient à démêler un procès inextricable, ce qui lui vaut d'être comparé à Salomon (5-8). Un jour, il rencontre Panurge, vagabond hâbleur pour qui il se prend aussitôt d'une vive amitié. Homme de toutes les prouesses verbales, Panurge n'est jamais en peine d'espiègleries, et ne dédaigne pas les plaisanteries de mauvais goût (9-22). Lorsque Pantagruel apprend que les Dipsodes ont envahi le pays de son père, il quitte Paris, suivi de tous ses compagnons. Il remporte de faciles victoires sur les troupes ennemies, qu'il noie dans son urine, avant de vaincre en combat singulier Loup Garou, chef des géants mercenaires des Dipsodes (23-31). Les hasards de la guerre font entrer le narrateur, maître Alcofrybas Nasier, dans l'énorme bouche de Pantagruel, où il découvre un "nouveau monde", peuplé d'êtres vivants et curieusement semblable au nôtre (32-34).

 

Le récit se compose de trois ensembles - enfance et adolescence, éducation, guerre et victoire - qui correspondent à une triple affirmation de la force du héros: à la vigueur physique de l'enfant, expression de la brutalité anarchique des instincts, succède l'acuité intellectuelle de l'étudiant, puis l'énergie du guerrier qui défend sa terre contre l'envahisseur. Cette progression est conforme au voeu exprimé par Gargantua dans la fameuse lettre à son fils: "Que je voie un abysme de science: car dorénavant que tu deviens homme et te fais grand, il te faudra yssir [sortir] de cette tranquillité et repos d'estude, et apprendre la chevalerie et les armes pour défendre ma maison [...] contre les assaulx des malfaisans."

 

La structure de l'oeuvre n'en est pas moins problématique: Rabelais juxtapose des épisodes dont le contenu et la tonalité sont très différents (chap. 7-9), les indications temporelles sont vagues et désinvoltes ("Quelque jour...", "Un jour, je ne sçays quand..."), et certains développements (16-17, 21-22) relèguent le héros au second plan, quand ils ne le font pas totalement oublier. Cette discontinuité, trop systématique pour n'être pas concertée, est en fait une revendication de liberté. Aux contraintes de l'ordre linéaire, le récit préfère une logique de la rupture, où chaque élément suscite son contraire. L'épisode initial est à cet égard révélateur. La naissance de Pantagruel est à la fois douleur (la mort de Badebec) et joie (la beauté du nouveau-né), larmes et rires entre lesquels Gargantua ne cesse d'osciller: "Et ce disant, pleuroit comme une vache; mais tout soudain rioit comme un veau, quand Pantagruel lui venoit en mémoire" (3).

 

Les épisodes suivants, prouesses du savoir et des armes, obéiront à la même disposition binaire: tout élément sérieux y sera l'objet d'un détrônement et d'un travestissement bouffons. Comme l'a souligné Mikhaïl Bakhtine, il ne faut pas y voir une ironie négative, mais l'affirmation simultanée, joyeuse, de l'endroit sérieux et de l'envers bouffon des choses.

En associant la sagesse humaniste à la farce la plus débridée, le récit s'installe dans une ambivalence qui rend indécidable le sens de certains épisodes. La situation du chapitre 8, où Gargantua, très solennellement, recense les matières et les objectifs du programme humaniste, en est la meilleure preuve: la lettre du géant à son fils est encadrée par l'énumération des livres ineptes de la bibliothèque Saint-Victor (7) et les prouesses d'un Panurge capable de maîtriser langues vivantes et langues anciennes (9); à l'allure didactique d'un programme soucieux de cohérence, les chapitres 7 et 9 opposent un joyeux hétéroclisme, ivre de sa richesse verbale. Mais il y a plus: Pantagruel, qui a reçu l'ordre d'apprendre les langues (grec, latin, hébreu), est confronté brusquement à un vagabond polyglotte, qui lui renvoie, comme en un miroir brisé, la caricature de l'idéal humaniste. Où est l'image rabelaisienne du savoir - dans la facétie ou dans la réflexion pédagogique? Il serait vain de chercher une "vérité" du récit qui exclurait l'une ou l'autre de ces dimensions: sa force tient précisément à ce brassage de l'humanisme militant et de la culture populaire.

 

Au fil des chapitres, il devient évident que cette dualité s'incarne dans les deux personnages principaux, Pantagruel et Panurge. Une fois son éducation terminée, le géant se fait porte-parole d'un humanisme chrétien, où l'action de l'homme n'a de sens et de valeur qu'au regard de la toute-puissance divine (29). Par contraste, Panurge est prompt à justifier son inconduite avec une inquiétante virtuosité: au chapitre 17, il accommode à sa façon le "centuplum accipies" ["Tu recevras au centuple"] de l'Évangile, en pillant les troncs des églises chaque fois qu'il y glisse une pièce. Le narrateur, effrayé, a beau lui objecter qu'il se damne, Panurge semble ne craindre ni gibet ni enfer. Il est l'homme de tous les appétits corporels, affamé, assoiffé, et harcelé de désirs sexuels. Son nom Panurge [le bon à tout] témoigne de cette prodigieuse mobilité physique, psychologique et morale, tandis que Pantagruel semble peu à peu se figer dans un rôle social et intellectuel.

 

L'importance donnée par le récit aux actes et fonctions de la vie corporelle précède néanmoins l'apparition de Panurge, et dépasse son personnage. Nourriture, boisson et sexualité sont les emblèmes d'une vie abondante, où le corps franchit allègrement les limites qui le séparent du monde et des autres corps. Le récit est rythmé par des engloutissements: Pantagruel enfant dévore une vache entière (4), Panurge boit en quantité un vin qui n'apaise pas sa soif (14), et le narrateur s'enfonce dans la bouche abyssale du géant (32). Le corps s'assimile le monde, au point de prendre lui-même la forme d'un monde: la bouche de Pantagruel renferme des montagnes, des plaines, et des hommes vivant en société. Inversement, le monde n'est-il pas un organisme vivant, puisque la terre a "bu" le sang du juste Abel (1), et qu'elle "sue" lors de la naissance de Pantagruel (2)? Le corps n'est ni clos ni achevé, il participe en permanence au mouvement des échanges universels. Celui qui dévore risque lui-même d'être dévoré, comme en témoignent les mésaventures d'un Panurge à demi rôti par les Turcs (14).

 

Nourriture, boisson et sexualité arrachent donc le corps à ses déterminations traditionnelles, et le déforment à l'envi dans des situations grotesques: Panurge est mis en broche avant d'être assailli par des chiens qui se disputent ses "lardons" (14); le même Parnurge propose d'édifier un mur avec les sexes des Parisiennes qui cracheraient la vérole sur les attaquants (15); enfin il lance, à l'assaut de la dame qui l'a dédaigné, six cents chiens en rut qui urinent sur elle (22). Le corps humain, brusquement, glisse dans le règne animal ou minéral. Il n'est pas indifférent que ces trois épisodes déchaînent les rires des protagonistes: rire, c'est se réjouir de cette malléabilité du corps qui le fait échapper à un ordre univoque et figé. + tous ceux, théologiens, pédants et femmes prudes, qui veulent draper l'homme dans de fausses dignités, le rire convivial oppose ses vertus libératrices.

 

Autour du géant se constitue en effet un groupe joyeux dès les frasques universitaires du chapitre 5. Tout au long des quatre Livres suivants (voir Gargantua, Tiers Livre, Quart Livre et Cinquième Livre), l'aventure restera collective. Dans chaque péripétie, l'esprit de dialogue est naturellement privilégié. Jamais, pour Pantagruel et ses compagnons, la vérité n'est dogme ni évidence; elle est fruit du débat, effort commun de déchiffrement. C'est que les occasions de perplexité et d'interrogation ne manquent pas: jargon de l'"écolier limousin" (6), langues multiples de Panurge (9), rébus envoyé par une noble dame à Pantagruel (23), ou stratégie de l'ennemi (24 et 26).

 

Omniprésente et nécessaire, la parole n'en est pas moins guettée par divers écueils. Le premier tient à sa richesse même: nombreux sont les épisodes où la parole explore, en toute jubilation, les multiples possibilités du langage - contamination du français et du latin (6), juxtaposition interminable de langues (9), échange de discours ineptes (11-13), et même abolition de la parole au profit du geste et de la mimique (19). De cette ivresse découle un paradoxe: comment le langage fera-t-il oeuvre d'élucidation s'il ajoute sa propre énigme au cours embrouillé des choses? Pantagruel l'avait bien senti, qui stigmatisait le jargon de l'écolier limousin, et faisait l'apologie du "langage usité". Tel est le problème que pose le récit: faire de la parole l'instrument et l'objet d'une création perpétuelle, c'est risquer l'hermétisme et le non-sens; mais privilégier à tout prix la clarté, c'est étouffer les virtualités ludiques et poétiques du langage.

 

L'autre écueil est celui d'une perversion sophistiquée de la parole, garante de tous les excès: Panurge le sait bien, qui retire le centuplum accipies de son contexte évangélique, et se livre à une explication philosophique guidée par le seul appétit du gain. Il y a sans doute, dans cet épisode fondamental, une satire de la doctrine protestante du libre examen, mais au-delà, l'inconduite de Panurge pose le problème des rapports entre langage et action: si chacun est libre de donner aux mots le sens qui lui convient, l'action de l'homme risque de n'être plus que satisfaction des besoins, dans la négation de toute autorité ou moralité. Pour conjurer ce danger, la parole doit être encadrée, réglée par la référence à l'Écriture; elle doit s'en nourrir constamment. Tel était le voeu de Gargantua au chapitre 8, lorsqu'il recommandait à son fils de "visiter les saintes lettres" quotidiennement, avant de dialoguer avec les "gens lettrés".

 

L'esprit de dialogue, si caractéristique du livre, ne s'impose pas seulement aux personnages: il est le souci du narrateur dans ses rapports avec le lecteur. Le contraste est frappant, à cet égard, entre le Prologue et le dernier chapitre. Le narrateur, au début, se comporte en bateleur de foire qui vante sa marchandise et maudit le lecteur qui ne croirait pas à la vérité littérale du récit: "Comme Sodome et Gomorrhe puissiez tomber en soulphre, en feu et en abysme, en cas que vous ne croyez fermement tout ce que je vous racompteray en ceste présente cronicque!"

 

Tout autre est le sens de son intervention finale, qui scelle un pacte d'amitié avec le lecteur sensible à la "gaieté" des aventures ("Sy pour passe-temps joyeux les lisez, comme passant temps les escriptvoys"); l'imprécation vise désormais les menteurs et les hypocrites, inaccessibles à un art de vivre "pantagruélique" ("Iceux fuyez, abhorrissez et haïssez autant que je fay, et vous en trouverez bien, sur ma foy"). Cette évolution participe de la logique de renversement et de détrônement, à l'oeuvre dans tout le récit. Aux malédictions pleines de morgue du début s'opposent, dans les derniers chapitres, des aveux comiques d'impuissance: le narrateur, dévoré par son personnage, prive le lecteur de la fin du récit, et admet enfin qu'il a "les registres du cerveau" trop "brouillés" par le vin pour prolonger l'histoire. Ce renversement est la condition d'un nouveau rapport avec le lecteur, et d'une nouvelle éthique de la narration, où l'imposition du sens cède la place à l'échange convivial. Toutes les péripéties du livre semblent converger dans ces dernières lignes, où le narrateur abandonne son masque de charlatan et se fait joyeux compagnon: maître Alcofrybas Nasier rejoint, ainsi, la cohorte des personnages qui s'enflaient de prétention, et que l'humeur facétieuse du récit a ramenés à la "petite fragilité de leur humanité".

 

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Brin de mai

Je t’offre un brin de muguet

En ce jour de goguette,

Joli brin du mois de mai

Aux multiples clochettes.

 

Il est porte-bonheur,

C’est du moins ce qu’on dit.

Je te le donne de tout cœur.

Ton malheur est fini.

 

Cette fleur parfumée

A un pouvoir magique.

Elle est comme la bonne fée

Qui transforme le tragique.

 

Chaque petite clochette

D’un blanc immaculé

Fait de cette fleur coquette

Harmonie de bonté.

 

Dans de nombreux pays,

Ce geste symbolique

Sera de la partie.

Rendons-le féérique.

 

Profitons des sourires

Qui fleurissent par milliers,

Des « MERCI ! » et des rires

D’amour ou d’amitié.

 

Mettons-les tous ensemble

Pour faire un gros bouquet

Et entonnons ensemble

Un hymne pour la paix.

 

Deneyer Viviane 29/04/2011

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journal de bord, vendredi 29 avril 2011

Tiens, cette nuit, dans mon rêve, j'étais invité chez ... Pierre Perret. J'entrais dans une assez grande pièce. C'était le soir. J'entendais des voix sourdes. Des invités, j'imagine. Soudain, un jeune gars (le fils de Perret ?), avec une chemise à carreaux, passe. Ah !

 

Pleut-il dehors (comme hier, à pareille heure ?)

 

Les bizarr'ries humaines sont ce qu'elles sont. Je peux passer des heures sous le soleil sans boire (et sans avoir envie de boire). Hier matin, en sortant, avec la douche qui se présentait (et qu'on avait annoncé), j'avais soif soif soif. Je me suis enfilé, au premier bistrot qui se présentait, deux "Multifruits" d'affilée. Spontanément, j'en aurais repris un troisième.

 

L'ascenceur fera-t-il des siennes, au boulot, tout à l'heure ? J'avoue qu'hier, en m'apercevant qu'il était bloqué, je me suis dit : dommage que je n'ai pas mon carnet de dessins avec moi. On distinguait, derrière la fenêtre, l'étage (bloqué) qui descendait, et, juste au d'ssus de lui, la part de noir (au d'ssus de l'étage). Moi qui ai le sens des couleurs, j'aurais pu en faire quelque chose, sans doute. Après tout, Van Gogh a bien "peint" et "dépeint" les légendaires "Mangeurs de pommes de terre" qui descendaient dans la mine avec lui, y a deux siècles.

 

Allez, on est mis au parfum. Pour couronner le vendredi, y aura encore bien un "toute boîte", une "publicité" pour accompagner le courrier. J'ai cru en distinguer, hier, dans une des pièces du bâtiment (prévue pour ... aujourd'hui).

 

Ah là là.

 

Le fameux chef, qui est en même temps délégué syndical, sera-t-il absent, aujourd'hui ? Hier, j'ai appris qu'il était en formation. Dans le fatras du boulot, j'ai quand même senti (ou ressenti) un relatif parfum de tranquillité quand je bossais.

 

Reparlons, une fois de plus,de nos "publicités", de nos "toutes boîtes"

 

Pratiqu'ment tous les jours, cette semaine, on en avait deux à distribuer. Personne pour nous donner une solution alternative. Partir sur la route, mon vieux, avec la pluie. Un peu comme les soldats de 14-18 qui devaient partir, carabine en main, et glander dans les tranchées.

 

Parmi ces "publicités" ...

 

Y en avaient deux où notre organisme ("b post") faisait sa retape. Après tout, c'est ainsi qu'on se fait valoir. Deux "toutes boîtes" annonçant les nouveaux "points post" établis quelque part en Belgique. Informationnn ! Deux "toutes boîtes" absolument identiques dans leur présentation. La seule différence : l'une était présentée en néerlandais, l'autre en français. Civisme oblige (tu m'entends, papa ?), ça se conçoit. On était tenu, comme de bien entendu, de les joindre et de les mettre dans "chaque" boîte aux lettres. Vous me suivez ? Ce qui est fou, c'est que l'organisme qui nous emploie aurait facil'ment, à ce tarif-là, mettre au point un "toute boîte", avec la même information, en jouxtant les deux langues nationales. Nous, les facteurs, qui sommes déjà oppressés avec notre quantité de boulot, nous aurions gagné un peu plus de temps, y aurait p'têt eu un peu moins d'embrouille au moment où on mettait les lettres dans les boîtes et ça aurait p'têt coûté un peu moins cher dans l'investiss'ment. Maint'nant, les quotas et les seigneurs de la direction (postale ou autres) ont sûr'ment un autre point-de-vue, une autre paire de lunettes sur le sujet.

 

Si j'ai terminé, hier, pour la troisième journée consécutive, mon boulot à ... six heures et d'mie du soir, c'est en grande partie parce que j'ai pris la peine de mettre ces "toutes boîtes" là où elles devaient se trouver. Oui oui. Avec la pluie et le soleil qui s'alternaient. Je sais, par expérience, que si on me surprend, dans un immeuble, à déposer vingt-cinq "toutes boîtes" au d'ssus des boîtes aux lettres (ce qui, en pratique, arrange beaucoup de clients), je peux avoir des emmerdes (j'ai déjà entendu parler de facteurs, dans certains bureaux, qui, pris sur le fait, avaient été limogés après vingt-cinq ans de bons et loyaux services).

 

Réévoquons le chapitre de la "rentabilité", encore un peu ...

 

J'ai signalé, mardi dernier, le temps (très long) que j'ai pris à faire ma tournée. J'ai pas eu fini avant ... six heures et d'mie, je l'ai déjà dit. Hier, j'ai revécu un scénario semblable. Et, comme de bien entendu, un "refeelback" de mon caddy, avec la dernière partie de ma tournée (le dernier bout de la chaussée d'Ixelles, avec les numéros impairs) est resté calé, rue du Couloir, à l'endroit prévu. La grille avait été mise. Forcément, cet endroit ferme à dix-huit heures. Donc, comme avant-hier, aujourd'hui, je devrai m'organiser pour distribuer, dans cette partie, le courrier d'hier et celui d'aujourd'hui.

 

Quand je demande si, parmi les facteurs remplaçants (ou réserves), y en a pas un qui pourrait faire (exceptionnell'ment) ce bout de tournée, on me répond que le nouveau chef est opposé à l'idée d'engager des réserves, parce que le personnel effectif a été conçu d'une certaine façon, avec une certaine quantité de personnes, et que prendre le risque d'engager des réserves, ça coût'rait trop cher.

 

Si, aujourd'hui, le chef (qui est délégué syndical) s'amène près de moi, ce matin, au moment où je suis en train d'trier, me fait remarquer ...

 

Qu'hier, j'ai rendu quatre feuilles de scan (et non cinq) ...

Qu'hier, il manquait un détail près de la signature d'un des recommandés ...

Qu'hier, on a retrouvé deux paquets "p", alors qu'un seul avait été scanné ...

 

Si je lui réponds que ...

 

J'étais tell'ment crevé en rentrant de tournée, que forcément (dans cet enchevêtrement) des détails m'ont échappé.

 

Il me répondra, en toute logique : "Non, Hugues, ça ne va pas !".

 

Si je réponds que ...

 

En plus de toutes ces anomalies, je me suis donné la peine de repartir en tournée (ensuite), je n'en pouvais plus, je me sentais complèt'ment dans l'cirage ...

 

Il me répondra (comme il l'a déjà fait) : "Hugues, c'est ton problème !"

 

Bon. les journées se suivent et ne ressemblent pas.

 

Ce soir, je chante à Anderlecht, au Bizou. Ma pote Véronique Laurent sera heureuse de me revoir, j'imagine. Un accompagnement à la flûte est le bienv'nu sur une chanson (je vois le topo). Miche Stennier et Philippe Mai seront dans l'assistance. Ukulélé, harmonica, je le sens bien. Des surprises, aussi.

 

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journal de bord, jeudi 28 avril 2011

Chaqué claqué claqué. Que dire de plus ?

 

J'ai commencé le boulot à six heures trente (du matin) et j'ai terminé à six heures trente (du soir).

 

Avec la pluie qui redémarre, depuis l'aurore. On l'avait annoncé.

 

Pas eu la force d'aller jouer au métro.

 

Pas eu le courage de me rendre à une réunion, sur le coup de sept heures trente.

 

Pas encore eu le temps d'aller m'ach'ter une imprimante.

 

Ca va : on a le temps jusqu'au 13 mai ... pour distribuer les env'loppes des contributions.

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LIBERTE Poème

 

 

 

                                                    LIBERTE

 

Dans le coeur d'une rose rouge

Je l'avais gardée prisonnière

Mais un jour le vent s'est levé

Et la rose s'est effeuillée

Un oiseau blanc a recueilli

Son âme sombre, pourpre, fière

Et dans le ciel désespéré

L'aube neuve s'est éveillée.

 

Ils se traînaient, mains aux galères

Et le ventre tordu de faim

 Les yeux rivés contre la terre

Ils ne regardaient plus le ciel :

La mort, la mort les attendait.

Un cri perçant monta soudain

Et tous les yeux se sont tournés

Etrangement vers le soleil.

 

En lettres de sang et de flammes

Une main y avait tracé

Un nom au regard de bataille

A le voix sourde de rumeurs

Et qui s'appelait "LIBERTE"

Alors, ils se sont tous dressés

Le coeur ardent, l'esprit sans faille .....

 

...... Et des mains, des mains par milliers

Se sont tendues comme des âmes......

 

Rolande Quivron-Delmeira (O5.O3.1971)

 

Extrait du recueil "INTEGRALES"  Pensée Universelle Poètes du Temps Présent 1983

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