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Ballades en sous-sol à La Clarencière

SPECTACLES

25ème saison du théâtre de la Clarencière

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Ballade Galante de morceaux choisis

Au clair de la lune… mon ami Mathieu… entre d’emblée

…en conversation avec son public, avant de lui envoyer, tels des avions en papier, tant il s’amuse, des volées de billets poétiques amoureux et enflammés : des épigrammes en veux-tu en voilà, des joyaux à la manière courte et ludique, des tirades sous forme de vers, envers et contre tous, des mots anciens qui fleurent les études classiques, le tout, lesté d’accents spirituels, et surtout, en n’ayant pas peur des mots.

Rythme, textes familiers et lointains, avec ses ruptures de ton passionnées, il a tous les atouts, l’artiste ! Le geste, la physionomie, mais surtout bien sûr, la voix…

Cette voix humaine…qui n’a pas froid aux yeux.

Et de la dentelle aux manches pour signifier son amour de Molière et la magie de la scène. Ravi par le verbe, il joue au pastoureau qui rassemble sans lyre ni flutiau. À chacun il parle son langage favori : docte, ironique, candide, amoureux, rabelaisien, ronsardien, grivois parfois le jour de la Saint Valentin, complice, en cent rimes ou raison, pour allumer l’olympique flamme de l’amour toujours…celui qui sauvera le monde.

C’était au théâtre littéraire de la Clarencière, à Ixelles, le soir de la Saint Valentin, avec des textes d’éternité et d’autres, mutins. Le nom de l’artiste : Mathieu, maître en diction poétique.

 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

 

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 » En compagnie de Mathieu Moreau, balladez-vous dans quelques morceaux choisis de la littérature du 18ème au 21ème siècle et,laissez-vous saisir d’émoi à l’écoute de passages intenses…
De la passionnelle relation de George Sand et Alfred de Musset, à la Fontaine, Voltaire, Corneille, Baudelaire en passant par Apollinaire, Marceline Desbordes-Valmor, Ovide, l’abbé de Latteignant et plus proche de nous, Hippolyte Wouters … et alii  »

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Elle revient, cette soirée dédiée à l’Amour *** Le samedi 23 mars à 20h30 – SOIREE CARITATIVE EN FAVEUR DE NEFER TI ***

Théâtre La Clarencière Rue du Belvédère 20 à 1050 Bruxelles Réservations www.laclarenciere.be

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter le reportage photos de son vernissage du 01 février 2024.

 

Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

Les artistes présents pour cet événement sont :

Loïc de Maisonneuve (Fr) sculptures en bois murales et sur socles, Claudia Loudun Bengler (Fr) encres de Chine, Audrey Grin (Fr) peintures, Jacqueline Corman (Be) peintures et Darren Roshier (Ch) peintures.

Ainsi que les sièges de l’artiste styliste d’ameublement Jeanne Julien Art (Fr) et une sélection d’artistes peintres et sculpteurs de l’écurie de la galerie (Int).

 

Vernissage le jeudi 01 février de 18h 30 à 21h 30.

Finissage le 24 & 25 février de 11h 00 à 18h 00.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 01 février :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-01-02-2024-et-son-agenda-culturel/

lien vers le reportage photos du vernissage du 01 février :

https://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-son-reportage-photos-lors-de-son-vernissage-du-01-fevrier-2024/

Lien de l’annonce de la fête de remise 2023 sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/la-6e-fete-de-remise-des-publications-2020-2021-relatives-au-travail-de-fond-de-la-galerie-aura-lieu-le-samedi-27-mai-2023-de-18h-30-a-22h-00/

Lien du reportage photos sur la remise des recueils et diplômes :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-le-reportage-photos-de-sa-6e-remise-des-recueils-du-27-mai-2023/

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

 

Si vous ne voulez plus être informé sur les activités de la galerie il suffit d’envoyer un mail à eag.gallery@gmail.com en indiquant votre refus !

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0

Administrateur général

Président de jury pour décerner un diplôme d’art

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium

GSM: 00.32. (0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

 

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administrateur théâtres

L'imprésario de Smyrne au Théâtre Royal du Parc

« Scènes de la vie d'opéra »

de Carlo Goldoni , L’imprésario de Smyrne 1759 :

 

19.01 > 17.02.2024

 

Avec une distribution éblouissante de vitalité et de férocité devant une salle comble au théâtre du Parc, cette pièce sans concessions de Carlo Goldoni jouée à L'Aula Magna de Louvain-la-Neuve en septembre dernier a recueilli des applaudissements   passionnés.  Dans cette pièce du 18e siècle, Goldoni déterre les racines du théâtre comique et met à jour les travers de l’homme et de la société.  Il faut saluer l’adresse et l’intelligence de ce dramaturge subversif qui continue à plaire jusqu’à nos jours, dans son jeu fatal et splendide d’inexorables touchés-coulés.

 

C’est que le Molière italien se moque du tout Venise, des grands, des puissants, des hypocrites et des gens sans cœur.  Ainsi le metteur en scène travaille à coups de masques blancs brossés au plâtre sur des visages aux bouches de clowns. Comédiens, chanteuses lyriques et ensemble baroque sont tous, de noir habillé pour faire une fois pour toutes le deuil du bon, du beau et du vrai en Majuscules. Ni couleurs, ni nuances, l’image que nous recevons du monde des grands interprètes de l’opéra est celle d’une bande de fausses divas insatiables, qu’ils soient hommes ou femmes, tous, gredins avides et sans conscience. Peu importe le genre ou le sexe, orgueilleux en diable, ils sont pris d’une incroyable frénésie de survie dans leur course au cachet. Car c'est par-dessus tout, l'argent qu'ils convoitent et accessoirement, la renommée. S'ils avaient du cœur, le voilà désormais fibre inutile et desséchée.

 

Goldoni mène dans un rythme affolant une descente aux enfers où l’autre n’existe pas. C’est intense et - en version comique - aussi dur que celle de l’auteur américain… dans « They shoot horses, don’t they ? » Le marathon est désespéré et iconoclaste. Furieusement théâtral.

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Laurent Pelly, metteur en scène de théâtre et d’opéra sert au public interloqué, un chef-d’œuvre d’hypocrisie, de trahisons, d’égoïsmes suraigus, bref, une entretuerie sans merci, dans un monde qui chavire avec ce plateau désertique et son cadre doré de guingois. On est bien sûr aux antipodes de la solidarité, plongés dans l’horreur du sauve qui peut. Les bêtes d’opéra sont prises comme dans un laboratoire qui semble dire que tous les milieux se prêteraient bien à l’exercice ! C’est brillant, incisif, divertissant et amer. Parfait pour les amateurs de roquette : vivifiant et vitaminé, question de réveiller les esprits endormis par la routine et le confort.

 

Bien sûr dans cette course haletante pas la moindre paillette de bonheur, ni de rêves poétiques, encore moins d’amour, mais une vision du monde acéré de Darwin : « Eat or be eaten » Mensonge, perfidie, tout est bon aux arrivistes qui veulent percer dans ce monde travesti. On assiste à une amplification particulièrement satirique et grinçante de la phrase de Shakespeare : « the world is a stage ». Et c’est tellement drôle !

 Par ailleurs, on pourrait se demander si les dieux s’amusent là-haut des travers humains ou si c’est le Dieu Argent lui-même qui est descendu sur le plateau blanc, glissant et bancal pour procéder à son savant jeu de massacres. Dans cette Venise fière, riche et tourbillonnante mais en perdition, chaque humain semble perdre pied pour être pris inexorablement dans la plus dangereuse des danses macabres.

 

Alors, on se laisse très vite gagner par la magie théâtrale du grand guignol mondain si bien mené. C’est la jubilation devant le jeu impeccable des comédiens, le mystère des gondoles invisibles qui débarquent un à un les protagonistes dans l’enfer blanc du plateau, et ces les voix admirables des chanteurs lyriques. Bref, la communion avec les artistes vivants s’installe, et le rire, baume universel des plaies du monde. Et puis la grâce est là, avec ce magnifique trio de musiciens, presque caché aux yeux du public , qui soutient sans relâche les pages du drame cruel avec une ferveur obstinée. Avec la célèbre soprano Natalie Dessay, on gardait ceci pour la fin.

 L’harmonie retrouvée ? Un ressourcement infini : la Musique.

 

Dominique-Hélène Lemaire,Deashelle pour Arts et Lettres

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Au Théâtre Royal du Parc
Rue de la Loi 3,
1000 Bruxelles
+32 2 505 30 30

 

*crédit photos: Dominique Breda

A partir de L’Impresario de Smyrne (1759) et du Théâtre Comique (1750) de Carlo GOLDONI.


Par l’un des plus talentueux metteurs en scène de sa génération, Laurent Pelly.

Avec la grande chanteuse d’opéra et comédienne Natalie Dessay

Distribution :
Natalie Dessay : Tognina, chanteuse vénitienne
Julie Mossay : Annina, chanteuse bolognaise
Eddy Letexier : Ali, marchand de Smyrne et Nibio, impresario
Thomas Condemine : Carluccio, ténor
Cyril Collet : Le Comte Lasca, ami des chanteuses
Antoine Minne : Maccario, pauvre et mauvais poète dramatique
Jeanne Piponnier : Lucrezia, chanteuse bolognaise
En alternance Raphaël Bremard et Damien Bigourdan : Pasqualino, ténor
Musiciens : Louise Acabo (clavecin), Octavie Dostaler-Lalonde et Arthur Cambreling en alternance (violoncelle), Ugo Gianotti et Paul Monteiro en alternance (violon)

Mise en scène et costumes Laurent Pelly
Traduction et adaptation Agathe Mélinand
Scénographie Laurent Pelly et Matthieu Delcourt
Création lumière Michel Le Borgne
Assistanat à la mise en scène Laurie Degand
Création sonore Aline Loustalot
Réalisation costumes Julie Nowak, assistée de Manon Bruffaerts, Jeanne Dussenne et de l’atelier du Théâtre de Liège
La pièce est publiée dans la traduction française d’Agathe Mélinand par L’Avant-scène théâtre.

 

 

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administrateur théâtres

 

 

L’Orfeo, Opéra en cinq actes de Claudio Monteverdi sur un livret d’Alessandro Striggio (fils) par la Cappella Mediterranea et le Chœur de chambre de Namur, à la  direction musicale, clavecin et orgue : Leonardo García Alarcón

 

Un reflet de la Lyre céleste? Une soirée  en tous cas, extraordinaire

 

L'argentin Leonardo García Alarcón,  créateur de l'ensemble Cappella Mediterranea, ...explorateur passionné de la musique baroque tourne ce soir le dos au public, assis devant le clavecin pour diriger l'œuvre fondamentale du genre opéra : « L'Orfeo » de Monteverdi, dont il fera un pur élixir de musique et de théâtre. Tandis que sur scène retentissent les sonorités printanières de la harpe, flûtiaux, cordes et basse continue, dans une allée de lumière, s’avancent gravement   une procession de cuivres somptueux. Première surprise, le ton est donné pour un spectacle imaginatif et chatoyant. Du pur cinéma au sens étymologique du terme. Une fonte harmonieuse des habits, des lumières, des mouvements, et  des voix.

Telle une reine d'Égypte parée d'un fourreau étincelant couleur chair, c’est la Musique en personne qui apparaît.  Celle dont les doux accents « Calme, les âmes troublées et enflamme la passion ou la colère. » C’est la brillante Mariana Flores.  Elle aussi prendra le rôle délicat d’Eurydice, l’innocente femme d'Orphée, morte sur le coup pour avoir été mordue par une vipère cachée dans l'herbe le jour même de son mariage. Mais l'amour doit triompher de la mort. Et Orphée bravera les Enfers. Mais auparavant, l’ensemble célèbre la joie de vivre, le bonheur bucolique des bergers et bergères couronnées de fleurs pour célébrer l’hyménée du demi-dieu et de la nymphe.

Le Chœur qui a fait son entrée encercle l'orchestre comme un lever de soleil, appelle à la prière pour que le ciel veille sur l'amour dans un credo, intense fuse qui fuse vers Apollon. « Après les aurores qui accablent le monde, revient la lumière. Après la froidure, les fleurs du printemps. » Tandis que le rythme de talons fougueux martèle la joie sur l'herbe fleurie le violon principal et son archet bondit en danse et bienheureuses cabrioles.  Est-ce même Chagall qui revient de l'au-delà ?  Tout, mystère, grâce, fluidité et douceur, Orphée interprété par Valerio Contaldo, exulte. Son timbre est chatoyant et la chaleur de son interprétation est enchanteresse. Il donnera tour à tour chair et vérité à la joie de l'amour absolu et à la douleur inconsolable de sa perte.

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 « Rosa del ciel » est la plus belle de toutes les déclarations d'amour. Mais le destin en décide autrement, la joie est hélas passagère. Et après la funeste annonce de la mort d’Eurydice par une Messagère éplorée, la musique s'éteint subitement sous les doigts du chef d’orchestre. La colère bout dans le sang des bergers. Et Orphée est prostré.  Il regrette : « Tu es morte et je respire ». Bouleversant les limites de la condition humaine, Orphée, jure descendre aux Enfers. « Ou je la ramènerai auprès de des étoiles, ou je resterai auprès d'elle au séjour des morts. »  Et la Messagère, incarnée par la mezzo-soprano, Giuseppina Bridelli, se morfond dans une page poignante de culpabilité pour avoir terni le merveilleux bonheur du demi-dieu.

Toujours dans la foulée d’une magnifique chorégraphie, le chœur quitte la scène à pas lents dans une émouvante marche funèbre, au fur et à mesure que baisse la lumière. Celle-ci vient ensuite inonder le plateau de rouge :  le feu de l’Espérance, « l’unique bien des mortels » sous les traits d’Anna Reinhold (à la fois Proserpine). Par deux fois, Orphée sera abandonné : par la mort d’Eurydice et par celle de l’Espérance qui guidait ses pas jusqu’aux Enfers. « Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir » chante l’illustre poète Dante.  A l’autre balcon, surgit alors la voix saisissante de la basse, Alex Rosen qui incarne l’implacable Charon. Aussitôt, l’ensemble se ligue pour plaider la cause d’Orphée :  avec le jeu insistant des violons, les voix féminines, le cornettiste, armé de cette longue flûte qui n’est pas sans rappeler un serpent endormi, et la harpe frissonnante soutiennent la voix d’Orphée saccadée par les sanglots. Il y a cette certitude d’Orphée, « Là où se trouve une telle beauté, e s t le paradis !»

La lumineuse musique d'Orphée finit par ensorceler le gardien des enfers qui s’est laissé attendrir.  Les pas d'Orphée vers sa compagne sont couverts par la puissance des chœurs d'homme passés à l'avant-scène sous la force des percussions. Ils entonnent un credo de foi en l'homme, vainqueur de la nature. Cuivres et percussions célèbrent l’audace de l’homme dans cette sublime œuvre d’éternité.

 Et puis, un nouveau climax prend le public à la gorge : il y a ce tragique retournement quand le doute saisit le demi-dieu sur le chemin du retour avec son Eurydice, « Je chante, mais qui me dit qu’elle me suit ? » interrogation fatale. « Don’t fear ! »  Il a été saisi par la peur. Il a bravé sans le vouloir l’interdit de Pluton (Andreas Wolf), et  son monde s’écroule. Il est inexorablement happé par la lumière, loin de son épouse. Le chœur  se mute alors en chœur antique, dans une ode à la vertu et au sacrifice. Il souligne qu’Orphée a vaincu l’Enfer, mais a été vaincu par sa passion. Sur quoi, quittant les lieux  au cours de la conclusion orchestrale, toute la salle verse dans de chaleureux applaudissements très inattendus pour le chef argentin.

Imperturbable, Leonardo García Alarcón relance le thème initial comme un leitmotiv chantant le retour d’une belle saison.  Il reste un cinquième acte ! Celui, où Orphée, fou de douleur s’en prend aux femmes qu’il trouve impitoyables et perfides, clamant son attachement inaliénable à sa compagne. Apollon, alors,  sous les traits d’Alessandro Giangrande,  prend pitié de son fils et l’invite à rejoindre le ciel où vit le Bien. La vertu n’est pas dans les extrêmes, sagesse grecque… Et toutes les mains, certaines munies de tambourins, célèbrent les couleurs miroitantes de La Vie.

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 Les Interprètes : 

 

*Valerio Contaldo,

Orfeo (ténor)

*Mariana Flores,

La Musica & Euridice (soprano)

*Giuseppina Bridelli,

La Messagiera (mezzo-soprano)

*Anna Reinhold,

Proserpina & Speranza (mezzo-soprano)

*Andreas Wolf,

Plutone (baryton-basse)

*Alex Rosen,

Caronte (basse)

*Alessandro Giangrande,

Pastore & Apollo (ténor)

*Leandro Marziotte,

Pastore (alto)

*Pierre-Antoine Chaumien,

Pastore, Spirito & Eco (ténor)

*Matteo Bellotto,

Pastore (basse)

*Estelle Lefort,

Ninfa (soprano)

*Philippe Favette

Spirito (basse)

 

Bozar / Palais Des Beaux Arts. le 24 janvier '24

CONCERT // L'Orfeo
📆 24 janvier 2024 - Bozar
📆 9 mars 2024 - La Cité Bleue Genève

 

 

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Qui a jeté le dé

Qui a jeté le dé

Qui a jeté le dé

Sur la piste du vent ?

Qui peut te libérer ?

Tu es hyperconscient

Dans ce cube virtuel

Du jeu irrationnel,

A l'horizon des temps

De tes mémoires d'enfant

Qui a jeté le dé

Tout au bord de la mer,

Sur ce sable mouillé

Et c'est ton univers

Tu es face à l'espoir

A l'ombre des miroirs,

Tu perçois quelques mots

Et en entends l'écho

Qui a jeté le dé

Que tu ressens vibrer ?

Tes sens à contresens

Enfermé dans l'errance

Qui a jeté le dé ?

Tu ne sauras jamais

Et comment en sortir

Bien avant d'en mourir

Retrouver tes cinq sens,

Perdus depuis l'enfance,

En modifiant ce dé

Au sixième éclairé

le 11-10-202312273426475?profile=original

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Il y a dans les mots

Il y a dans les mots

Il y a dans les mots la mémoire de l'humain,

Le puzzle de nos vies d'hier et de demain,

Viendrait-il des reflets de la psyché de l'arbre

Des généalogies, de ce livre de marbre

Il y a dans les mots les caresses de l'amour,

Les couleurs délirantes, nos horizons des jours

Aux racines du désert, sous un soleil dément,

Vibrations d'émotions coulant dans notre sang

Il y a dans les mots des légions de robots,

Marchant dans les villages ou seuls dans le métro,

Chacun va où il peut dans un virtuel concret,

Guidé par l'algorythme sans le moindre secret

Il y a dans les mots un enfant en cavale,

Echappé de ces cadres, peintures de carnaval,

De l'école, de l'armée, de ces guerres du grand bal,

Où est l'amour de l'âme,? même celle d'un chacal?

Il y a dans les mots notre petite mort,

Dans un monde insensé, de tribord à bâbord

Et ce bateau sans tête s'envole dans les airs,

Avec légèreté et bel itinéraire

le 25-10-2023

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Sur la banquette du bar

Sur la banquette du bar

Sur la banquette du bar, la jeune magrébine

Regarde l'horizon, buvant sa grenadine,

Descendue de l'Atlas vivant à Constantine,

Elle est à contretemps en face de sa copine

Elle a grandi trop vite, le nez vers le soleil,

Quand elle a eu treize ans, elle n'était pas pareille,

Décalée dans la classe, ses cheveux aux nuages,

Une girafe maigre et ce fut bien sa rage

Sur la banquette du bar, Gala est dans son monde,

Une plante sauvage ne pensant qu'à la ronde,

Arrivée à Monmartre, dansant sur le parvis,

Une dame lui a dit vous danserez ici...

Alors tout a changé, petit rat à la barre

N'était plus rat perdu... et des années plus tard,

Elle est première danseuse dans le grand opéra

De la salle Garnier...on lui apporte son plat

Sur la banquette du bar, son amour l'a rejoint,

Wooly Biden commande et tous deux fument un joint...

Et je la remercie d'avoir participé

A cette rêverie qui m'a bien amusé

le 22-10-202312273427455?profile=original

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administrateur théâtres

SPECTACLES

De part en part, un combat résolument moderne

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  L’excellent Guy Pion dans une antique école des femmes? Un poids plume peut-être, mais qui fait pourtant vraiment le poids face à  Lysistrata, la très brillante Anoushka Vingtier et ses huit filles extraordinairement vaillantes. Car les voilà de plus en plus convaincues et résolues à changer le monde pour rétablir enfin la paix.  En effet, la triste et sanglante guerre du Péloponnèse  dure depuis vingt ans entre la démocratie d’Athènes, grande puissance maritime et la ligue du Péloponnèse, menée par la très oligarchique et jalouse Sparte. Celle-ci n’hésitera d’ailleurs pas à s’allier avec Les Perses, ennemis jurés des grecs, pour signer la chute définitive de la Grèce antique de Périclès. Ainsi, Athènes ne sortira finalement  du feu et de la folie  qu’en 404 avant notre ère, vaincue et humiliée.

  Gravité et sérieux animent donc cette belle comédie d’Aristophane, produite en 411 avant notre ère, en signe de courageuse opposition aux  va-t-en-guerre. Cette oeuvre du grand comique est bourrée bien sûr de jokes  d’humour sauvage et licencieux typique de l’auteur antique.  Faisant quelque peu le ménage dans les allusions phalliques, l’adaptation parfaitement inspirée de Thierry Debroux est succulente d’esprit, regorge de savoureux anachronismes et  apparaît néanmoins pleine de consistance. Telle sa version vraiment frappante du mythe de la caverne de Platon qui commence ,en citant …Socrate. En joue, au-delà de la guerre : la corruption, ces politiciens véreux qui profitent de la guerre, le patriarcat égoïste plein de superbe, la soumission silencieuse des femmes, le triste statut des esclaves, les oubliés de la société. On retiendra la magnifique Keisha, cette merveilleuse servante  intelligente jouée par Alex Lobo.

En hommage? A la lutte viscérale des femmes pour la paix, au retour de la vie et de l’harmonie.  Même si, dit le texte, « le pire ennemi de la femme, c’est la femme! » Courez  donc voir ce magnifique spectacle, vous comprendrez!

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  Le pitch:  « Lysistrata », un nom qui signifie  en grec ancien « je défais les armées », dépeint la prise par les femmes de la cité de l’Acropole et du trésor d’Athènes gardé par un magistrat  bien heureux dans sa fonction: notre fameux Guy Pion.  À l’instigation de Lysistrata, voilà même les athéniennes unies aux femmes de Sparte, ô les traitresses,  pour interdire toute relation sexuelle avec leurs époux, jusqu’à ce qu’ils se décident à mettre fin à l’innommable guerre.  C’est cela ou la mort de la société!  Non contentes de  passer leur vie à la tenue du foyer, les femmes tiennent bon, réclament leur participation à la vie de la cité, jusqu’à ce que leurs partenaires, désespérés arrangent la paix.  Ainsi, hommes et femmes seront alors réunis.  La grève du sexe aura porté ses fruits!  Le bouquet, c’est ce chœur final d’une beauté bouleversante.  Surtout quand on s’aperçoit qu’il s’agit de l’ode à la Liberté dans  l’émouvante chanson Baraye, écrite pour dénoncer une affligeante réalité de notre monde: l’assassinat en Iran de #MahsaAmini, âgée de  22 ans  à peine, le 16 septembre 2022.

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  Guy Pion et Béatrix Ferauge Photo Aude Vanlathem

Aspasie, la femme du magistrat, cet homme comblé, est audacieuse au lit et totalement soumise à son mari.  Jouée à la perfection par Béatrix Ferauge, elle évolue néanmoins à vue d’œil et rejoint  sans tarder les vaillantes amazones. Toutes : étincelantes de vigueur, de beauté et  de cœur au ventre : Margaux Frichet, Océa Ghonel, Charlotte de Halleux, Tiphanie Lefrançois, Noémie Maton, en fabuleuse Hécate, l’intrigante déesse lunaire et  Emma Seine. Un décor unique: une élégante rotonde de colonnes doriques, bruisse de chants d’oiseaux et de couleurs…  Une  allusion à la tholos de Delphes qui marque l’entrée du sanctuaire d’Appolon et dédiée à Athéna?   De  savants jeux de lumières y reflètent les différentes humeurs depuis l'horrueur de la guerre jusqu’à  la couleur de la cigüe …  Avec cela, des costumes, des maquillages et des coiffures haut de gamme. A la vidéo: Allan Beurms. Et la somptueuse voix de Bernard Yerlès…

  Ce spectacle est donc d’une richesse extraordinaire. La dynamique des combats et chorégraphies  scande le texte sans lasser, ne laissant aucun moment de répit devant le cri  éternel et désespéré des femmes:  il faut sauver le monde du tourment de la guerre!

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

Au Théâtre du Parc à Bruxelles – jusqu’au 14 octobre 2023

Avec Béatrix Ferauge, Margaux Frichet, Océa Gonel, Charlotte De Halleux, Noémie Maton, Tiphanie Lefrançois, Alex Lobo, Guy Pion, Emma Seine, Anouchka Vingtier.

Mise en scène Thierry Debroux Assistanat Catherine Couchard
Costumes Béa Pendesini Lumières Xavier Lauwers
Décor sonore Loïc Magotteaux Maquillage et coiffures Florence Jasselette
Composition des chœurs chantés et coaching vocal Camélia Clair et Daphné D’Heur
Chorégraphie des danses
 Emmanuelle Lamberts Chorégraphie des combats Émilie Guillaume
Vidéos Allan Beurms

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Photos Aude Vanlathem

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administrateur théâtres

 

Sasha, sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile …

 

Le chagrin est incommensurable, mais la rencontre est inoubliable. A deux pas du rond-point de L’Etoile à Ixelles, tout en haut de l'immeuble ancien, dans un appartement d’artiste, voici parmi les amis d'Eliane Reyes, toute l’émotion d'un piano miroir, qui dit la peine immense d’une artiste frappée le 13 mai dernier par le décès brutal à 43 ans de l’homme de sa vie. Ce 13 mai, Sasha mourait dans la journée, des suites d'un choc septique foudroyant.

 

Nous sommes le 13 septembre 2023, deuxième journée mondiale consacrée à la septicémie, une inflammation généralisée de l'organisme par des toxines mortifères entraînant la nécrose des tissus. Cette maladie va causer la défaillance d'un organe vital qui faute de pouvoir être corrigée à temps, entraînera le décès. D’après l’OMS, 11 millions de personnes dans le monde, décéderaient chaque année d’une septicémie, soit 1 décès sur 5. En France, plus de 250 000 cas de sepsis sont recensés tous les ans, avec une mortalité de plus de 25%. À cause du vieillissement de la population, les cas pourraient doubler d’ici cinquante ans. On ne dispose pas actuellement de médicaments qui pourraient bloquer le développement irréversible des toxines.

 

Malgré le magnifique élan de solidarité qui imprègne cette soirée, les amis de la pianiste se sentent impuissants, démunis, révoltés devant cette brutale fatalité qui a ravi à la jeune famille la lumière de leur amour. Comme si le destin avait mis par mégarde un bémol à la tragédie, et pour garder à tout jamais le souvenir d'Aleksandr, pour transmettre son talent à ceux qui l'ont apprécié, écouté et pour tous ceux qui pourront le découvrir dans le futur, les derniers enregistrements de studio, de concerts, prestations de jeunesse ou récentes, … ont été remasterisés et édités sur un coffret sous le label Etcetera. L'album CD "Aleksander Khramouchin & Eliane Reyes - Music for Cello & piano" contient en effet leurs ultimes prestations ensemble, ...si providentiellement enregistrées. Le violoncelliste possède pleinement la sonorité poétique d'un instrument dont il a une maîtrise absolue. Sa brillante virtuosité renforce une expressivité généreuse, tantôt délicate, tantôt flamboyante, tout en transmettant à chaque instant, la profondeur et le mystère de l'émotion dans les moindres détails. 81 minutes 13 secondes de bonheur partagé.

 

 

En hommage, voix (Olga Kharchenko), piano (Eliane) et violoncelle s'unissent ce soir pour dire les souvenirs éternels, et pour souffler à tout jamais à la jeune Adèle Khramouchin, âgée seulement de18 mois, des mots d’amour et de tendresse pour deux. Les derniers feux du soleil couchant parlaient aussi pour lui ce soir-là. Sasha, le compagnon et le père adorés. Ils disaient le bonheur perdu, il chantaient le couple et l'immense tendresse du père et de sa fille.  La  création vidéo de Valentine Jongen a bouleversé les invités d'Eliane Reyes.

 

Si Vocalise op.3 no 34 de Rachmanivov est notre préféré, l'album débute avec la touchante iuntériorité des Fantasiestücke op.73 de Robert Schumann et se poursuit avec des oeuvres de Prokofjev, Eugène Ysaÿe, Michel Lysight, Gabriel Fauré, Claude Debussy et l'intense solennelité de la Sarabande suite no.3 en do majeur BWV1009 de Jean-Sébastien Bach. Le magnifique coffret se termine par "Le Cygne", pièce très émouvante de Camille Saint-Saëns. "After silence, that which comes nearest to expressing the inexpressible .. is Music." Aldous Huxley.

 

Musicien dans l'âme depuis sa plus tendre enfance, Aleksander Khramouchin ( Minsk 1979 - Bruxelles 2023) a débarqué en Belgique à l'âge de 13 ans en 1992, pour poursuivre ses études ses études au Conservatoire Royal d’Anvers. Il a été lauréat de nombreux concours internationaux et finaliste du XIIe Concours international Tchaïkovski de Moscou en 2002. Il s'est produit en concert et réalisé des enregistrements solo qui ont remporté de nombreux prix pour la radio et la télévision aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Chine, en Russie et dans toute l'Europe.

 

En soliste et en musique de chambre, Aleksandr Khramouchin s'est produit dans des salles de concert telles que Bozar ou La Monnaie à Bruxelles, à la Salle Gaveau de Paris, au Concertgebouw d'Amsterdam, à Francfort, Berlin et Cologne, au Rudolfinum de Prague, au Wigmore Hall à Londres et au Victoria Hall à Genève. Il va de soi, aussi  au Tchaïkovski Hall à Moscou. Très éclectique dans son répertoire, il a été premier violoncelle solo pour la Philarmonie de Luxembourg avec Emmanuel Krivine. Pendant 11 ans, il a été professeur de violoncelle à L'école internationale de Musica Mundi, une fabuleuse pépinière de jeunes talents internationaux, qui fêtait cette année ses 25 ans d'existence. Ce sont la violoncelliste Thaïs Defoort, ancienne élève d'Aleksandr Khramouchin, et le pianiste Simon Adda-Reyss  qui ont offert le bouleversant moment musical de cette soirée organisée par Elisabeth Jongen que nous remercions vivement. Sasha will be forever missed…

 

 

https://www.musicamundi.org/

 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

 

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#MA NATURE

12273426068?profile=original
Je vis accrochage
Sur les planches de la foule,
Les sabots en racines
A côté des bagages.
Je suis un passage
En dessous d'une ampoule,
Dans les heures allumées
Sur mes veines en feuillages.
Je vis dans mes âges
En message pudeur,
j'écoute pousser mes pleurs
Au dessus du bitume.
Je vis un voyage
Qui se joue en hauteur,
Des bas-fond irrigués
Et des siècles de brumes.
Photographie :
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ADMINISTRATEUR GENERAL

12272609668?profile=originalChères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

 

Les artistes présents pour cet événement sont :

Marie-Laure Mestdagh (Be) peintures, Jacques Guillet (Fr) peintures, Sylvie Dechiron (Fr) peintures, Gilles Vayret dit Virjules (Fr) peintures et Vera Cabrita (Pt) peintures & bijoux d’art.

Ainsi que les artistes de la galerie d’art AmArtgalleryBrussel d’Amedeo Arena : Filomena Ceparano (It) & Werner Edebau (Be).

 

Présentation des sacs à main de Théodora (Gr) dans mes vitrines et du mobilier de l’artiste styliste d’ameublement Jeanne Julien Art (Fr).

 

Vernissage le jeudi 07 septembre de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 29 & 30 septembre de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 07 septembre :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-07-09-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien vers reportage photos du vernissage du 07 septembre :

https://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-son-reportage-photos-lors-de-son-vernissage-du-07-septembre-2023/

Lien vers la fête de remise 2023 sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/la-6e-fete-de-remise-des-publications-2020-2021-relatives-au-travail-de-fond-de-la-galerie-aura-lieu-le-samedi-27-mai-2023-de-18h-30-a-22h-00/

Lien vers reportage photos sur la remise des recueils et diplômes :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-le-reportage-photos-de-sa-6e-remise-des-recueils-du-27-mai-2023/

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

 

Si vous ne voulez plus être informé sur les activités de la galerie il suffit d’envoyer un mail à eag.gallery@gmail.com en indiquant votre refus !

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

Président de jury pour décerner un diplôme d’art

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium

GSM: 00.32. (0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

&

Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com

Director www.amartgallerybrussel.be

GSM: 00.32. (0)475.721.272

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administrateur théâtres

" Contente-toi de savoir que tout est mystère :

la création du monde et la tienne,

la destinée du monde et la tienne.

Souris à ces mystères comme à un danger que tu mépriserais..."

( in 'Rubaiyat', par Omar Khayyãm, algébriste, astronome, philosophe et... libertin (Perse, Xe siècle)

Babakar Samb, issu d’une famille d’artistes de père en fils, musicien, danseur, chorégraphe et jeune dévoreur de feu  a enflammé récemment  les planches du théâtre de la Clarencière à Bruxelles avant d’aller s’éclater au  17e festival du Verbe Fou  à Avignon cet été. Une coproduction avec L'Arbre à Palabres - Sénégal

Artiste international, Babakar s’est produit en Suisse, au Maroc, en Tunisie où il a donné de nombreuses master class.
Lors du festival , il interprétera sa nouvelle création avec la danseuse française Sabine Resenterra éprise de danse traditionnelle sénégalaise. Il pratique autant la danse contemporaine, que spirituelle ou traditionnelle sénégalaise. Il vient d’atterrir du Sénégal où il opère d’hôtels en hôtels avec une troupe passionnée de griots. Rien à voir avec nos cerises bien sûr, mais avec une très ancienne caste de bardes africains, nantis d’une mystérieuse aura de culture orale séculaire et  interdits de mariage avec les autres membres de la communauté du village. Chants, danses, percussions  sonores et fracassantes  se déploient, exprimant tous les états d'âmes,  de la berceuse à la chanson de geste. Ils accompagnent toute célébration du village, des fêtes de mariage aux  joyeux rites funéraires  empreints d'animisme où le culte  de l'hommage, du souvenir, de la transmission et  l'envoi  du défunt ... dans la Vie, sont absolument  primordiaux.

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Le Sabar est un tambour sénégalais. Musiques et danses du Sabar ont rythmé  la  vie de Babakar depuis sa plus tendre enfance. Son incontournable  trio : Danser, taper, chanter est son mode d 'expression  par excellence,  il se greffe sur  l'art  de  la communication ancestrale. En dépit de notre ultramoderne solitude technologique, faisant  fi des téléphones portables, le jeune artiste  défend des pieds, des mains et de la voix la tradition et le patrimoine Wolof contre les assauts de la modernité. Et  le tout en français  dans le texte écrit par Fabienne Govaerts, puisque c’est  dans la  lingua franca qu’il  se raconte.

Il est vrai qu’au Sénégal, c’est surtout la musique qui fait le lien, célébrant  par le langage du  corps et de la sensualité  la trilogie emblématique du lion d’Afrique, du baobab et de l’oiseau mythique, la spatule africaine. Du temps des royautés africaines, le lion était l'animal symbolique du pouvoir puisque le roi était  roi-lion-soleil-dieu. L’extraordinaire baobab, énorme et majestueux est encore lieu de réunion et de parole dans les villages, le marabout interdit  d'ailleurs de le couper. Néanmoins, depuis  Léopold Senghor il ne sert heureusement  plus d’isoloir funéraire  pour  la caste des griots, considérée alors  comme inférieure, ce que le poète président, en plus des dangers d’épidémies … tenait fermement  à abolir. 

Babakar séduit et étonne avec sa danse fulgurante, très verticale, d’une incroyable souplesse et d’une énergie physique et émotionnelle qui mettent en lumière toute la persistance de la gestuelle africaine traditionnelle. L’histoire contée, est celle d'une rencontre surprenante. Elle est  conte de fées et  histoire vraie, une étonnante communion d’esprit et de cœurs. Une aventure humaine qui tient du sacré.

L’homme grand, mince et svelte, en transes sous ses cotonnades africaines, se métamorphose au fur et à mesure du spectacle. Le corps vêtu de coquillages et de grains de café porte-bonheur intrigue et bouleverse comme un arbre musclé indéracinable. Il développe une énergie fabuleuse, touche au sommet de  la vitalité. Rubans et tresses brûlent la scène en un feu d’artifice corporel  éblouissant: c’est le Mystère. Et puis soudain, c'est la nuit qui tombe, sur ce voyage extraordinaire.

En juillet 2023, à 
Avignon au théâtre Le Verbe Fou pour un 17ème festival !

17ème Anniversaire

Je choisis mon fauteuil et je réserve en 1 clic sur
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***** Au programme *****

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administrateur littératures

Record d'affluence en cette soirée Lectures du 26 mai à l'Espace Art Gallery pour Nelly Mercier, Edouard de Ganay, Jessica Hermans, Gaëtan Faucer et Antonia Iliescu, des auteurs et artistes de tous horizons. Des styles aussi affirmés que variés - chacun sa route, chacun son chemin -, des personnalités aussi riches qu'attachantes au service de nos Lettres et même plus : tous passeurs, tous messagers, ils nous ont touchés chacun à sa manière.

Droite, fière, Nelly Mercier nous a présenté son roman "La Grimace du moine tibétain" ; profondément investis, Edouard de Ganay et ses cinq acolytes nous ont interprété une scène complète de sa pièce "Le Serment de Davos", un texte interpellant à plus d'un titre ; avec justesse et passion, Jessica Hermans nous a entraînés dans son roman "Le Crépuscule des ténèbres", le début notamment ; inspiré, accrocheur, Gaëtan Faucer nous a ravis avec entre autres ses "Aphorismes et périls" ; musicienne et poète dans l'âme, Antonia Iliescu nous a distillé sa "Poésie en gouttelettes - épigrammes" et sa "Pincée de pensées - antonismes", clôturant les présentations de la soirée de la plus belle des manières : un salut d'artiste d'une grande humanité.

Record d'affluence ? En témoignent ces quelques personnes assises à même le sol, ni protestations aux lèvres ni regrets apparents, regard rivés sur les intervenants. Très animée, la soirée s'est ensuite poursuivie par la traditionnelle séance de dédicaces et un drink littéraire "Côtes de Blaye" principalement. De l'intense, du plaisir, des échanges ainsi que des applaudissements nourris, qu'espérer de plus ? Dieux et déesses de la littérature étaient ce soir descendus de l'Olympe, fascinés par nos auteurs et artistes, éblouis par la lumière qui émanait de leurs propos, de leurs écrits. Notre prochain rendez-vous au soleil des mots ? Le 29 septembre dès 19h15, donc à bientôt !

Accueil -drink : Jerry Delfosse, fondateur et directeur de la galerie

Médiatisation : Anita De Meyer, photographe.

Organisation - présentation : Thierry-Marie Delaunois, auteur, chroniqueur et collaborateur culturel

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administrateur littératures

Accueil - introduction par Thierry-Marie Delaunois - Présentations et lectures (cinq participants) - Annonces culturelles et artistiques - Séance de dédicaces - Drink.

Au programme:

1/ Nelly Mercier : "La Grimace du moine tibétain" , roman, Editions Trois colonnes ;

2/ Edouard de Ganay (Ganax) : "Le Serment de Davos", théâtre ;

3/ Jessica Hermans : "Le Crépuscule des ténèbres", roman, Editions Poussière de lune ;

4/ Intermède avec Anita De Meyer ;

5/ Gaëtan Faucer : "Molière", "Bad & Breakfast" et "Aphorismes et périls", article, nouvelles et citations, Editions Lamiroy ;

6/ Antonia Iliescu : "Poésie en goutelettes", Editions Chloé des Lys, et "Une pincée de pensées", Editions Baudelaire.

Accueil : Jerry Delfosse

Présentation et organisation : Thierry-Marie Delaunois

Médiatisation : Anita De Meyer

Entrée gratuite et bienvenue à tous!

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administrateur théâtres

Ramsès II, une pièce de Sébastien Thiery

SPECTACLES

Un boulevard original, d’une étrange cruauté

Dès la première, public ravi dans une salle comble. Mais quelle drôle de pièce … pourtant, tout aussi drôle que le film de Tatie Danielle avec son humour corrosif et débridé. Sauf que plane au fur et à mesure, une incroyable menace comme dans les films d’Hitchcock. Rien ne laisse présager  la fin, le suspense durera en effet jusqu’à la dernière réplique.


On peut dire aussi, qu’à certains égards, cette pièce renoue carrément avec le malaise existentiel du théâtre de l’absurde. Ionesco es-tu là? Au début de chaque acte, on assiste à  un étrange retour de situations et de répliques identiques qui apparaissent comme autant de sourds avertissements du Destin.

Dans ce cycle infernal, où est le réel? Où commence le cauchemar? Le déjà vu, de plus en plus aigu et oppressant vous prend à la gorge! Le personnage  central, père de famille en chaise roulante admirablement joué par Daniel Hanssens,  se retrouve coincé dans un effroyable huis clos remarquablement étouffant. Effet thriller garanti: le spectateur est pris lui aussi dans ce glaçant cauchemar de plus en plus … réel?

Le Goliath du rire à la voix stentorienne va-t-il se laisser terrasser par un  jeune Daniel (Clément Manuel) impassible et … pervers? Il s’appelle Matthieu, cet incompréhensible beau-fils qui a débarqué chez ses beaux-parents après un voyage en Egypte, mais sans sa femme Bénédicte. Est-il finalement fou à lier ou passible de poursuites judiciaires? Qui sont ses complices?

L’auteur semble en outre procéder à une froide analyse de la haine gratuite, puisque sous des dehors de comédie bourgeoise lestée de codes actuels, se déploie le plan maléfique de ce Mathieu, personnage hautement manipulateur et forcément haïssable. Celui-ci pratique-t-il le mal pour le mal? Pour quelle offense se livre-t-il à une incompréhensible vengeance ? Quelle force guide sa main? En effet, on ne cesse de s’interroger sur ses mobiles d’acharnement. Et il n’y a pas de réponse.

Critique acerbe de la manipulation de la réalité – toujours une source d’angoisse profonde – cette pièce est une condamnation implicite d’une société basée sur le mensonge et totalement dénuée d’humanité. Et pourtant les rires fusent dans la salle. C’est tout l’art de l’auteur. Est-ce par pur cynisme que les aînés sont poussés en dehors des derniers joyeux sentiers de la vie pour finir reclus et abandonnés loin de leurs repères et de leur famille? Inès Dubuisson, au jeu très sûr incarne parfaitement l’attitude passive et égarée de la femme de ce chef de famille, certes un peu caractériel, mais qui aurait eu droit à plus d’égards, non? Enfin, ce spectacle étrange illustre bien l’égoïsme foncier de notre société où tout est bon à jeter.

 Pire que tout, la mystérieuse Bénédicte (la fille adorée du couple interprétée par une brillante Marie-Hélène Remacle), porte vraiment mal son nom puisque l’on découvre dans un rythme haletant qu’elle fait partie du plan iconoclaste de l’insatiable Mathieu.

L’ensemble est mené de main de maître, les situations absurdes et comiques s’égrènent avec brio sur un canevas d’enfer. Et c’est le Goliath vaincu qui recueille toute notre sympathie devant l’horreur de la machine infernale en branle. Edgar Poe n’est pas loin. La dernière phrase de cette comédie est un sommet de désespoir.

Jack Nicholson, où es-tu?


Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

https://comediedebruxelles.be/

Distribution : Marie-Hélène Remacle, Inès Dubuisson, Clément Manuel et Daniel Hanssens 

Mise en scène : Daniel Hanssens
Assistanat : Victor Scheffer

Scénographie : Francesco Deleo

Lumières : Laurent Kaye

Billetterie : ici

La tournée s’est arrêtée Au Centre Culturel d’Auderghem :

Du mardi 4 au samedi 8 avril à 20h00 et le dimanche 9 avril à 15h00

Autres dates:

Dinant : le mardi 11 avril

Ottignies : le mercredi 12 avril

Huy : le vendredi 14 avril

Au Centre Culturel d’Uccle :

Du mardi 18 au samedi 22 avril à 20h15 et le dimanche 23 avril à 15h00

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administrateur théâtres

Avoue! Lorca!

SPECTACLES

Du 23 mars 23 au 1er avril : LE PROCES EN HERESIE DE GARCIA LORCA

Un festival de flamenco est une injure à l’autorité de Dieu! C’est du lourd, mais du vrai, des émotions à fleur de peau.  Des souffrances humaines, des artistes bafoués, la parole confisquée. La révolte qui gronde?

De tous temps, la procédure de l’Inquisition est invariable de par le monde, comme dans la célèbre fable du Loup et de l’Agneau. C’est la loi du plus fort qui prévaut. Non celle de la raison, encore moins celle du cœur. Le texte de José Perez fourmille de rancœurs contre le pouvoir absolu des usurpateurs de tous horizons, en particulier celui bien sûr, de Francisco Franco dont le régime antidémocratique a perduré jusqu’à sa mort, en 1975. En outre, José Perez stigmatise le despotisme d’une église hypocrite, cupide et corrompue qui traitait les femmes comme des esclaves soumises au pouvoir de l’homme. Dénuées du droit à la parole, comment exister? L’église de l’Inquisition a le plus grand mépris pour la femme tentatrice bien sûr inspirée par Lucifer en personne. Et même si les temps bibliques ne sont plus les nôtres, l’autorité religieuse n’hésite pas à manipuler les écrits du grand Saint Paul qui ont vraiment bon dos, pour asséner sa vérité!

Le Grand Inquisiteur qui instruit le « procès en hérésie «  refuse de voir que les femmes célèbrent la vie et la donnent. Santa María llena eres de gracia! Alors que les graines qu’elles sèment sont justement celles de la dignité humaine et de la joie de vivre. C’est leur voix qui chante l’espoir des idées nouvelles. Parce qu’il faut bien qu’elles se battent pour exister.  » Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère »

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Le poète maudit Federico del Sagrado Corazón de Jesús García Lorca a pris le parti de soutenir la vie, la musique, la danse, le chant de la la terre, la joie, la magie de la poésie, contre le mensonge et la prédation institutionnalisés. Il préfère la vérité de la vigne à celle du calice… dont, comble de l’imposture, même son éminence Le Grand Inquisiteur se gausse avec mépris. Sous nos yeux, le poète a le ventre noué par la peur, et ne peut s’en remettre quà Dieu pour sa défense.

Ainsi, José Perez rebat les cartes, prend appui sur l’injustice profonde infligée à son modèle culturel, Garcia Lorca qui tomba sous les balles dans sa ville natale de Grenade le 19 août 1936, en pleine guerre civile espagnole, pour ses idées de gauche. A lui d’instruire un juste procès … des noires années du franquisme!

Pour interpréter son texte, l’auteur s’est entouré d’une équipe de choc: des femmes. Toutes vêtues de redingotes et pantalons noirs qui incarnent surtout des hommes, pour chanter ce procès factice qui broie tout notre sens de la Justice. Dès le premier tableau, elles apparaissent toutes comme des cariatides marquées par la vie, fichées droites contre un mur, prêtes elles aussi, à être fusillées?

Elles émeuvent, par leur jeu précis, leurs regards de souffrance muette, leurs visages aux traits et cheveux tirés, sans l’ombre d’un maquillage, pour dire leur vérité et celle du poète mythique de l’Espagne en colère. 

Car Garcia Lorca veut célébrer le bonheur et l’émerveillement de la vie ici bas et refuse de se soumettre à la peur. Les promesses de l’au-delà qu’il refuse catégoriquement n’ont aucune prise sur lui. Un monde où se lève la menace du fachisme partout en Europe est une menace pour l’intégrité de tous.

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Le travail au cordeau de Denis Gayzal, le metteur en scène est efficace et bouleversant. Les chants du terroir hispaniques de vous nouent le ventre tandis que la guitare sonne le glas. La troupe de comédiennes joue avec conviction la Comédie humaine. Toutes sont attachantes et par bonheur, il n’y en n’a que l’une d’elles, celle qui joue le rôle du Grand Inquisiteur, pour incarner le Mal absolu d’un procès sans espoir de défense. Lorsque L’arbitraire règne en maître, il faut se battre.

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Extrait:

Le Grand inquisiteur: Silence! Recroqueville-toi Lorca! Abjure! Prosterne-toi! Et unis-toi à l’ Eternel, fût-ce dans des noces de sang!

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres

De José Perez

Mise en scène : Denis Gayzal

Avec Florine Elslande, Myriam Kaminski, Cecil Rgt , Sylvie Rigot et Jocelyne Sadis

Théâtre La Clarencière Rue du Belvédère 20 à 1050 Bruxelles Réservations www.laclarenciere.be

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administrateur littératures

Nouvelles, opuscule, poésie, poème dramatique, biographie, la soirée du 24 mars fut riche, magnifiquement variée, imprégnée d'émotions, de sourires, de rires et de bien d'autres sentiments. Tous les participants impliqués et à fond dans leur rôle et leurs passions. Personne n'a vu les 90 minutes passer, tous captés ! Après une sobre présentation de la soirée par Thierry-Marie Delaunois , la parole fut donnée aux participants, tous artistes et auteurs dans l'âme.

Rémie Gustave : claire, droite, souriante, en présentation son opuscule "Elles vont se faire !";

François Delcambre : proche du public, convivial, avec son poème "SoleilS";

Taya Léon : investie, inspirée, avec notamment "La Terre travestie";

François Badoud en duo avec l'artiste Camille Raséra pour une lecture de "Descendre", texte lauréat à l'aide nationale à la création de texte dramatique 2022 ;

Anita De Meyer : en verve avec la lecture d'un billet plein d'audace et d'humour ;

Manuel Verlange : en phase avec Jean-Luc Van Damme, en pensée avec nous, pour nous présenter "Banana split", une biographie du très prolixe producteur pleine d'anecdotes et... pour en savoir plus l'ouvrage est disponible aux éditions Academia.

Cette soirée s'est déroulée avec la présence très attentive de Aurélie Vautrain Ledhent, éditrice, succès phénoménal, les visages épanouis, beaucoup d'animation et surtout... du monde !

Très prochainement les photos de Anita De Meyer sur Facebook.

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administrateur théâtres

SPECTACLES

Des gens de l’Art au théâtre du Parc pour jouer Pinocchio


Comédien auteur, metteur en scène, Thierry Janssen  nous  livre  au théâtre du Parc une adaptation originale du conte moralisateur italien bien connu  de  Carlo Collodi (1883).  Dans ce spectacle savoureux et  grisant, tant pour les adultes que pour les enfants,  l’auteur  déploie habilement  un  fantastique  arsenal théâtral fait de textes subversifs et drôles, pimentés d’une dose bien rafraîchissante d’italien. Un arsenal fait d’espaces bien construits, de corps  brûlants  de dynamisme, de  sons  et lumières qui n’ont rien à envier au cinéma. La brillante mise en scène ne manque pas d’humour et  est signée Maggy Jacot et Axel de Booseré. Les enfants adorent ! Les comédiens Aurélien Dubreuil-Lachaud et Mireille Bailly se partagent astucieusement  les rôles de Lino, le chat, Arlequin et Colombine, le renard et Vanda. L’ambiance est celle de la Commedia dell’arte, les enfants jubilent.


Julien Besure, Fabian Finkels Photo Aude Vanlathem

Lorsque le tissu est à l’endroit,  on croit voir ce que l’on attend, à savoir  la reconstitution subtile et resserrée  des tribulations du jeune pantin de bois  à travers  l’évocation de ses multiples métamorphoses dans un univers de magie et de rêve. Puisque c'est là  que  se trame de fil en aiguille  un  parcours complexe vers la découverte de son humanité, ciselée avec ferveur par l’amour de  Gepetto,  son génial créateur.

Mais, première surprise, le Pinocchio que l’on a devant les yeux est d’emblée  un vif  jeune homme, en chair et en os sous les traits du  pétillant Julien Besure,   en comédien tête d'affiche d’une tournée théâtrale  du spectacle « Le avventure di Pinocchio ». Place au mystère du théâtre dans le théâtre. Les enfants sont éblouis.   Et dès l’entrée de jeu, l'extraordinaire vedette du théâtre du Parc,  Fabian Finkels, dans le rôle du directeur  de la troupe prévient :  l’histoire  sera extraordinaire : vraie ou pas, c’est aux spectateurs d’en décider. Vrai ou faux ?  Il promet de ne jamais mentir, de parler vrai. Mais, qu’est-ce que parler vrai ?  Doit-on le croire ?  Faut-il croire les deux gredins escrocs et séducteurs  en carricatures de renard et de chat ? Doit-on croire la pauvresse Fée Dora dont la blessure est une morsure de chien pour avoir volé un pain? Comment fait-elle pour devenir une vraie féé bleue ? Peut-on en tomber amoureux ?


Mireille Bailly, Aurélien Dubreuil-Lachaud, Karen De Paduwa, Fabian Finkels, Julien Besure, Thierry Janssen, Elsa Tarlton Photo Aude Vanlathem

C’est alors qu’ à l’envers du tissu, on  découvre une toute autre histoire. Eternelle ou anecdotique? Certes, misérable et merveilleuse. Emouvante, donc.  Celle d’une résistante communiste indigente (Elsa Tartlon)  poursuivie par les forces de l’ordre.  Celle  de Sofia – le nom est bien choisi – joué par  une éblouissante Karen de Padoua.  La régisseuse codirectrice est  rebelle aux bruits de bottes qui déferle sur l’Italie. A l’occasion, elle  se montre même à cheval sur  la question de l’orthographe,  question de  préserver la complexité de la langue, partant, celle de la pensée. Pressent-elle que Joseph Goebbels, quelques années plus tard,  dira  « Nous voulons convaincre les gens de nos idées, nous voulons réduire le vocabulaire de telle façon qu’ils ne puissent plus exprimer que nos idées » ? Elle est  bouillante et prête à la révolte  et bataille avec le direttore  en refusant d’aller se produire devant un public de fachistes en marche sur Rome et  rassemblés  à Santa Marinella.    Puisqu’en effet,  tout se passe il y a cent ans, en octobre 1922,  alors que  fermente la grogne  des Italiens après  un  traité de Versailles qui les a  bernés, alors que sévissent la faim et la misère dans les villages toscans, une réalité sociologique qui n’épargne ni les ouvriers ni les paysans. Peut-être même que cela se passe  autour du  31 octobre… ce jour de 1922 où un certain Benito Mussolini  s’approprie la présidence  du Conseil du Royaume d’Italie.

Très prosaïquement, toute la question pour la troupe de forains n’est-elle pas de trouver de l’argent coûte que coûte,  simplement  pour ne pas mourir de faim? Alors, aller jouer devant les troupes du Duce…c’est un moindre mal !  Avanti ! tranche le direttore.

En  filigrane, on voit aussi apparaitre un autre thème.  Celui d’une société de loisirs et de consommation souvent abêtissante,  où l’on fuit l’effort et les contraintes pour de vains plaisirs. …  ce qui arrange bien sûr les profiteurs et les  dictateurs de tout poil.  Le très crédule Pinocchio n’est-il pas  prêt à enterrer son argent dans un champ pour s’enrichir   heureux de  se vanter de ses vaines prouesses? Et puis, Qui est-il ? Est-il capable de se changer et de devenir autre chose que ce qu’il est, un vulgaire morceau de bois? Que reste-t-il des souvenirs du brave Gepetto qui semble avoir perdu la mémoire ? Il est  interprété avec chaleur par Thierry Janssen, lui-même.  Dire qu’au plus profonde de la misère, il  échange son manteau pour un livre d’école destiné à son fils!  Et ce fils, doit il se soumettre aux règles de l’ordre établi ou y a-t-il  quelque place pour la liberté de devenir soi?   On est au cœur de la fonction du théâtre : se poser des questions, chercher le sens de la vie, douter, alimenter la réflexion.  Et tant pis pour le criquet moralisateur ! Pardon, c’est un grillon!

Avec ces gens de l’Art, on est à cent lieues du Walt Disney bienpensant de 1940.


Julien Besure, Aurélien Dubreuil-Lachaud, Mireille Bailly. Photo Aude Vanlathem

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour Arts et Lettres


Au Théâtre Royal du Parc | Rue de la Loi, 3 – 1000 Bruxelles Du 18/03/2023 au 08/04/2023

billetterie@theatreduparc.be - 02/505.30.30



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ADMINISTRATEUR GENERAL

12273419488?profile=original

Chères amies et amis de la galerie,

Espace Art Gallery vous présente son prochain vernissage du 02 mars 2023.

 

Pour une question de clarté visuelle je vous propose une nouvelle newsletter plus compacte qui présente mes différentes activités…

 

Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter son prochain vernissage du 02 mars 2023 pour son exposition collective ! Les artistes présents pour cet événement sont : Florence Boré (Fr) peintures, Réjane Woski (Fr) peintures, Jean-Michel Framery dit NINOU (Fr) peintures, Hervé Rozelot (Fr) peintures, Ioan HERTEG – NIO (Fr) technique mixte, Marie M. (Fr) sculptures en bronze & céramiques et Benheine (Be) techniques mixte. Ainsi que la styliste Théodora (Gr) sacs à main fait main (pièces uniques) et la styliste d’ameublement Jeanne Julien art (Fr) sièges fait main (pièces uniques).

 

Vernissage le jeudi 02 mars de 18h 30 à 21h 30.

Finissage les 25 & 26 mars de 11h 30 à 18h 30.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition sur mon site Internet :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-02-03-2023-et-son-agenda-culturel/

Lien vers l’annonce de mes réalisations, projets et dates clefs :

https://www.espaceartgallery.eu/realisations-projets-et-dates-clefs-de-la-galerie/

Pour visionner les 157 vidéos d’artistes sur YouTube :

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966  +/- 50.900 vues…

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 2.0

Administrateur général

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles - Belgium

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://artsrtlettres.ning.com/

 

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Premier long métrage pour Giacomo Abbruzzese, connu pour des courts primés (Archipel, Fireworks, Stella Mari) et un documentaire nominé aux César : America, sur l'émigration américaine de sa famille.

12273425256?profile=originalDisco Boy accompagne Aleksei, un Biélorusse qui, avec son ami Mihhael, tente de fuir son pays pour rejoindre Paris via la Pologne. Dans le car d'un club de foot biélorusse, ils passent la frontière polonaise de l’Union européenne. Mais alors qu'ils tentent de franchir une rivière à bord d'un canoë gonglable, Mikhael est abattu par un patrouilleur. Aleksei, quant à lui, parvient à arriver en France. Jeune gaillard robuse et sans attaches familiales, on lui propose d'intégrer la légion étrangère qui lui permettrait d'obtenir un permis de séjour de cinq ans et au bout la nationalité française. « Êtes-vous prêt à prendre des risques ?». « Celui qui a peur reste à la maison » bravache Aleksei. Il est enrôlé.
«Avocat ou sans abri, je me fiche de qui vous étiez» clame l'instructeur de la Légion devant les nouvelles recrues, «ici, tout le monde a une nouvelle chance si vous avez l'intention de devenir Français avec tout votre cœur et vos muscles». "La légion est votre famille". A l'issue de son entraînement et de son endoctrinement, Aleksei est envoyé dans le Delta du Niger.

12273425468?profile=originalChangement de point de vue: nous faisons la connaissance de Jomo, un chef rebelle, qui depuis son village dans la jungle dirige le MEND (Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger) contre les compagnies pétrolières qui dévastent l'écosystème et réduisent l'espérance de vie des habitants. Udoka, la soeur de Yomo, pense que la lutte est vaine et rêve de s'expatrier. Alors qu'il plaisante avec un ami, Jomo exprime un rêve : «Que ferais-tu si tu étais né blanc dans une ville avec de l'argent et une bonne éducation ?». « Je ne sais pas, peut-être que j'aimerais être danseur, un disco boy».

C'est lors de la prise en otage des dirigeants d'une compagnie pétrolière, qu'Aleksei se trouvera face à Yomo surgissant brusquement devant lui lors d'un repérage alors qu'il traversait un marais. Le combat nocturne est hallucinant filmé à l'aide d'une caméra thermique. Aleksei tue Yomo dans un tourbillon de lumières rouge orangées et blanches rappelant un jeu vidéo. Aleksei ramène Yomo à terre. Les yeux grands ouverts de Jomo émeuvent Aleksei au point qu'il enterre son adversaire en lui creusant une tombe à mains nues alors que l'hélicoptère de la brigade tournoie dans le ciel.

Hanté par ce premier crime, Aleksei sombre dans un mélancolie irréversible. Lors d'une marche, il refuse de chanter le chanson de Piaf "Non, je ne regrette rien". Humilié, déshabillé, exhorté à la raison "Tu auras la nationalité française, tu pourras épouser une fille d'ici et envoyer tes enfants dans une bonne école, Aleksei finira par mettre le feu à son permis de séjour dans son casier.

Dans une boîte de nuit, il épousera les rythmes d'une danse tribale, celle de Udoka et Yomo et comme dans un rêve Udoka rejoindra la scène pour se joindre à lui.

Film anti-guerre au rythme narratif troublant où rêve introspectif et réalité crue se chevauchent créant un suspens étrange jusqu'à son dénouement symbolique, Disco Boy parvient à toucher le spectateur avec très peu de mots mais des images fortes et une esthétique nouvelle dans les films de ce registre. Giacomo Abbruzzese a expliqué sa démarche dans une note pour la Berlinale : «Nous sommes habitués à ce que la guerre soit racontée d'un seul point de vue. L'autre, l'ennemi, existe rarement en tant qu'entité complexe.» Il poursuit: «Je voulais montrer l'horreur de la guerre en donnant aux deux camps la même dignité émotionnelle. Je voulais m'éloigner des stéréotypes de masculinité et de violence qui caractérisent de nombreux films de guerre.»
Le projet remonterait à 2013, quand Abbruzzese rencontre dans une discothèque française un danseur classique ancien soldat, deux activités qui demandent effort extrême discipline physiques. “J’aime vraiment y penser comme à une peinture et pas seulement comme à un drame psychologique d’êtres humains traumatisés, parce qu’ils le sont” dit le réalisateur à propos de ses choix visuels. “Par exemple, je ne voulais pas filmer le combat entre Aleksei et Jomo comme dans un Rambo. Cela aurait été ridicule". L'idée du film a ensuite été développée lors d'une résidence d’artistes Cinéfondation dans le cadre du Festival de Cannes.

Casting prestigieux puisque c'est l'acteur allemand primé Franz Rogowski (Freaks Out) qui a été choisi pour le rôle d'Aleksei et pour Jomo, c'est l’acteur Gambien Morr N’Diaye (Tumaranké) qui relève le défi. Quant à Udoka, le rôle revient à Laetitia Ky, mannequin militante ivoirienne. Dans la distribution, on retrouve encore le Croate Leon Lučev, l’Italien Matteo Olivetti, le Polonais Robert Więckiewicz et le Belge Mutamba Kalonji.

Né à Tarente dans les Pouilles en 1983, Abbruzzese a étudié à Bologne et à l'école nationale de cinéma Le Fresnoy en France. Abbruzzese a travaillé dans plusieurs pays dominés par les guerres et les troubles civils en tant que photographe au Moyen-Orient et directeur artistique de la chaîne de télévision palestinienne AQTV. Il a aussi enseigné l'écriture de scénarios et le montage de films au Dar Al- Kalima College de Bethléem en Cisjordanie.

Disco Boy est une coproduction française, belge, polonaise et italienne.


Palmina Di Meo

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