Publié(e) par Marc Mathieu le 11 octobre 2009 à 8:54
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est avoir(Alfred de Musset).
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Publié(e) par Robert Paul le 9 octobre 2009 à 7:35
Le Prix littéraire 2009 du Parlement de la Communauté française était réservé aux auteurs d'un recueil de poésie.
Le 5 octobre 2009, le Jury était présidé par Monsieur Jean-François Istasse, député du Parlement de la Communauté française, et était composé de membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises, de l'Association des écrivains belges de langue française, du Pen Club et de représentants du Conseil de la jeunesse d'expression française.
Le prix a été attribué à Alain Bosquet de Thoran pour son recueil « Mémoires de l'Outil », publié en 2007 aux éditions Le Cormier. Le lauréat s'est imposé au premier tour de scrutin, à la majorité des voix.
Le Jury a reconnu que ce recueil – d'un intérêt exceptionnel – comporte une multitude d'aphorismes, ce qui lui confère une empreinte d'immortalité (« Vous pouvez le griffer, le raturer en tous sens, mais vous n'en viendrez pas à bout : tout poème est immortel »). Grâce aux évocations et aux variations de thèmes récurrents, tels que la mémoire et le souvenir, le silence et la mort, la poésie en devient dramatique, fulgurante, voire visionnaire.
Le Jury a apprécié les poèmes qui, de par leur densité et leur brièveté, sont habités par un chant intérieur ; d'autres poèmes continuent à hanter l'esprit bien après leur lecture (« Quel est ce guide à l'ombre démesurée, impassible dans le vent, dans ce désert inhospitalier ? Ses yeux, ses grands yeux fixent l'éternité »).
Né en 1933, Alain Bosquet de Thoran a publié plusieurs recueils de poésie (« L'invitation chimérique » en 1957, « Petite contribution à un art poétique » en 1983), essais (« Traité du reflet » en 1986) et romans (« La petite place à côté du théâtre » qui a obtenu le prix Rossel en 1994). Il est membre de l'Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Les autres finalistes étaient Gaspard Hons (« Les abeilles de personne », éditions du Taillis Pré), Philippe Mathy (« Un automne au creux des bras », éditions Herbe qui tremble), Jean-Claude Pirotte(« Revermont », éditions Temps qu'il fait)et Véronique Wautier (« Une petite fable rouge », éditions Arbre à Paroles).
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Publié(e) par Robert Paul le 8 octobre 2009 à 6:00
Un livre important paru chez un éditeur belge (André Versaille)
Paul Aron, José Gotovitch (Sous la direction de)
Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique
En collaboration avec :
Jacques Aron, Francis Balace, Marnix Beyen, Hugh Robert Boudin, Franck Caestecker, Alain Colignon, Jean-François Crombois, Marc d'Hoore, Marie-Pierre d'Udekem d'Acoz, Emmanuel de Bruyne, Bruno de Wever, Virginie Devillez, Irene Di Jorio, Barbara Dickschen, Michel Fincœur, Bibiane Fréché, Anne Godfroid, Sasha Goldsztein, Rik Hemmerijckx, Chantal Kesteloot, Mazyar Khoojinian, Hein A.M. Klemann, Frans Lambeau, Jean Lechanteur, Danielle Leenaerts, Marie Lejeune, Dirk Luyten, Fabrice Maerten, Benoît Majerus, Claudine Marissal, Dirk Martin, Cécile Michel, Patrick Nefors, Marie-Anne Paveau, Philippe Raxhon, Bénédicte Rochet, Anne Roekens, Laurence Rosier, Lieven Saerens, Peter Scholliers, Frank Seberechts, Michel Simon, Maxime Steinberg, Roel Vande Winkel, Sophie Vandepontseele, Jacques Vanderlinden, Christian Vandermotten, Cécile Vanderpelen-Diagre, Guy Vanthemsche, Étienne Verhoeyen, Antoon Vrints, Nico Wouters, Jacques Wynants
En 200 articles, cet ouvrage réussit le pari de transmettre, dans une langue accessible et concrète, l’essentiel des recherches scientifiques – souvent peu accessibles – sur les aspects économiques, sociaux et culturels de l’Occupation.
Cet ouvrage est d’ores et déjà appelé à devenir un “classique”, destiné à la bibliothèque de tous ceux qui souhaitent comprendre une période particulièrement sensible de l’histoire de Belgique.
Écoutez la présentation du livre par l'auteur
Date de publication : 25-02-2008
ISBN 978-2-87495-001-8 - 560 pages - 29.90 €
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Publié(e) par Robert Paul le 27 septembre 2009 à 12:26
Ce sont les visionnaires du quotidien, les imagiers de la vie secrète, les fétichistes du souvenir, toujours occupés à défier candidement la logique ou à poétiser le banal.
Leur tendresse pour ces faubourgs du coeur où aiment à flâner les âmes simples en fait souvent les rêveurs d'une écologie idéale, les purificateurs d'un monde saturé de laideurs "machiniques", d'habitudes machinales et de profits machinés. Et en cela, ce sont bien des naïfs.
Mais jusqu'où peut-on leur donner la naïveté sans confession? On les suspecte de jouer les candides, les habiles maladroits de l'ingénuité... Mais faut-il être Tartufe dans la vie pour bien interpréter le rôle sur scène? Et faut-il avoir reçu la tonsure pour peindre "religieux"? De toute évidence "naïf" en art n'a pas le même sens que dans le langage courant. Car ce n'est pas la maladresse qui crée ici le genre, mais le genre qui s'accommode de la maladresse. Ce qui est très différent!
Bien que poètes de l'image-rêve, de l'événement-souvenir, du paysage-émotion, ces ingénus, parfois, quittent les rives de la sérénité bucolique pour des points de vue moins reposants. Par exemple, ils s'inquiètent de l'invasion tentaculaire des villes-béton sur la campagne. Les paysans fuient l'assaut des promoteurs, érigent des murailles protectrices, assiègent d'aléatoires bureaux de réclamations. Deux petits vieux à la fenêtre, contemplent résignés la forêt de façades qui les enferment déjà vivants dans un tombeau de pierre. Seul un arbre à fleurs survit miraculeusement dans l'encerclement étouffant des buildings. L'air est à l'oppression, que s'efforce d'apaiser par exemple des couleur pastellisantes aux douceurs de vieux rose et de lilas subtils...
Peinture plus idyllique, certes, que vraiment engagée, où l'on retrouve plus ou moins évidents les quatre caractéristiques, selon moi, de l'art naïf:
-le parfum d'innocence, ou si l'on veut, l'angélisme, qui fonde essentiellement le
genre.
-la poésie, sans laquelle il n'y a guère que prosaïsme ou platitude.
-la créativité, de préférence fortement personnelle et inventive, indispensable à tout art digne de ce nom qui veut échapper à la banalité.
-une certaine recherche d'absolu, festif, symbolique, hédoniste, religieux, social, métaphysique ou autre-nécessaire pour faire échapper l'oeuvre à l'insignifiance, au pur décoratif ou à la simple illustration.
Ces points, essentiels à mes yeux, doivent être tous présents, le dernier pouvant à la rigueur faire défait si les autres sont suffisamment marquants pour le représenter.
Certes tout cela reste bien théorique: la poésie ne se démontre pas comme un syllogisme, et la laideur, en art, peut même se muer en produit de beauté... Mais c'est "en trichant pour le beau" que l'on devient artiste. Aussi, quand surgissent les "mensonges" déroutants des perspectives approximatives ou des anatomies amidonnées, ne crions pas trop haut notre surprise offusquée. Il ne faut surtout pas réveiller ceux qui rêvent...
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Bonjour,Je suis Chahreddine Berriah, le journaliste algérien d'El Watan.Je souhaiterais retrouver les gens que j'ai rencontré en décembre 2008 à Montpelliers, lors du congré inter culturel, organisé par FAnny Didiot-Abadi.merci
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Publié(e) par Robert Paul le 16 juillet 2009 à 10:15
Après la Seconde Guerre mondiale, la vie littéraire belge connaît une phase d’effervescence remarquable. De nombreuses revues littéraires émergent, l’esthétique néoclassique gagne les différents genres littéraires, de jeunes dramaturges s’illustrent en Belgique et à l’étranger, plusieurs écrivains remportent des prix prestigieux en France, les poètes sont plus actifs que jamais… De leur côté, les pouvoirs publics mettent sur pied un système de subventionnement des arts et des lettres, qui repose notamment sur la création du Théâtre national et du Fonds national de la littérature.
Malgré cette vitalité, la période reste méconnue. Dans cet ouvrage, qui est le premier sur le sujet, Bibiane Fréché étudie les écrivains et leurs œuvres, mais aussi les relations que les auteurs entretiennent avec les institutions littéraires, les pouvoirs publics et avec la société en général. Se dessinent alors des réseaux interpersonnels passionnants, qui donnent toute leur dimension aux choix littéraires de l’époque.
Docteur en Philosophie et Lettres de l’Université libre de Bruxelles, Bibiane Fréché est chargée de recherches du FNRS. Elle s’intéresse à la littérature belge, ainsi qu’aux relations entre les mondes littéraires francophone et anglo-saxon. Elle a enseigné à l’Université Castilla-La Mancha en Espagne, ainsi qu’à l’Université d’Oxford.
Paru aux éditions Le Cri, rue Victor Greyson, 1 - 1050 Bruxelles
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Publié(e) par Robert Paul le 14 juillet 2009 à 4:39
"C’est un jour de dédicace. Des gens patientent. Une file. Une femme glisse un livre sous leurs yeux. Ils l’ouvrent à la page blanche. Leurs mains touchent le papier. Impression renouvelée de caresser ta peau. Ils n’ont jamais écrit que par toi, les écrivains.
L’amour de notre amour, tu n’en parlais à personne. Les femmes choient leurs secrets comme leurs enfants. Leurs silences restent toujours des mots d’amour. Leur amour de l’amour, les écrivains, ils le jetaient à l’encre des imprimantes et des rotatives. Incapables d’autre chose, ils devaient rapporter à tous vents les cadeaux d’exister accordés par tes mains, tes yeux.
Ils signent : « Pour Alice, ces mots écrits à l’encre de la lumière, à l’encre de la vie. » D’un trait d’encre mauve, ils tracent un semblant de paysage. Ils déposent trois étoiles. La femme remercie. Elle offre aimer leurs livres, s’y retrouver, y pleurer, y vivre. C’est à toi que ces mots s’adressaient. Ils ne furent que l’outil entre tes innombrables éclats et la lumière. Ils n’ont qu’agencé tes brillances, les écrivains. Plagié ton souffle."
B. C.
Editions Biliki
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QUATRIEME DE COUVERTURE :Métissage Ni tout blanc, ni tout noir raconte le vrai parcours initiatique d’une petite fille qui lutte pour vivre, survivre et devenir. Mais devenir quoi ?L’auteure y brosse le portrait d’une famille peu ordinaire, la sienne. On y trouve un papa noir, congolais, chanteur, joueur de foot au Standard de Liège et un peu sorcier, une maman blanche, belge, qui s’en va puis qui revient avec un crocodile empaillé, une peau de zèbre, un pied d’éléphant et des amants, une grand-mère blanche aux seins-coussins qui se transforme en dinosaure cracheur de feu, une grand-mère noire qu’elle n’a pas connue mais qui lui a légué une marque de fabrique, un grand-père blanc canonisé et amateur de pekêt et un grand-père noir « évolué », polyglotte et constructeur de cathédrale. Au milieu d’eux, il y a Salomé, ni blanche, ni noire mais un peu blanche et un peu noire.Il est 0 heure sur l’horloge de ma vie.J’arrive, comme une lettre à la poste.- Félicitations, c’est une fille, crie une voix que je ne reconnais pas.Papa pleure. L’émotion ? La couleur de ma peau ? L’annonce du sexe ?Moi aussi je pleure. La laideur de l’endroit ? Les grosses mains froides qui me secouent ? Un karma douloureux ?Une écriture pleine de fraîcheur, d’humour, de tendresse, de gravité et de candeur. On pleure. On rit. On est ému. On grandit.CE QU’ILS EN DISENT :« Tout incite à la lecture, cette découverte des autres par les mots : le style, l’histoire, les mots, l’émotion, la vérité… En découvrant ce récit de Salomé Mulongo, le bonheur de lire ne m’a pas quitté une seconde, c'est-à-dire pas l’espace d’un mot ou d’une phrase. Je ne peux mieux dire ou décrire la révélation d’un nouveau talent !... » Jacques Mercier. Extrait de la préface.« J'ai dévoré votre manuscrit hier en TGV, très agréable, tendre et parfois drôle, comme je les aime... Merci Salomé », Adrien Joveneau« Belge et métisse de 45 ans, l’auteur est riche de toutes ces couleurs qui l’ont peinte… Son écriture est aussi colorée, vive et alerte pour conter ses tranches de vie… en couleur. » Philippe Jacqmin, Télépro du 19/02/09« De Colette, elle a la grâce de l’écriture, le charme acidulé et les cheveux frisés [...] Dès les premières pages, le charme opère. Celui d’une langue parfaitement maîtrisée qui décrit les petits bonheurs d’une fillette née d’une mère liégeoise et d’un papa noir [… ] […]Une prose qui flirte à tout moment avec la poésie… » Jacques Braibant, Vers l’Avenir Brabant Wallon du 02/03/09« Un récit souvent drôle, où l’auteur compte les années pour des heures et la vie pour une journée de plus de vingt-quatre heure […]. Ce livre n’est pas un roman et déroutera les amateurs de ˝ littérature ˝. Il porte en lui un roman, sans doute. Et il intéressera ceux qui, gros d’une histoire personnelle, hésitent aux marges de la page blanche. Car le bonheur de Salomé devenue écrivain est la conclusion sensible de ce récit » Vincent Engel, Coup de cœur, Supplément Victoire du Soir du 25/04/06INFOS :« Métissage, ni tout blanc, ni tout noir », roman autobiographique, Editions Traces de Vie, février 2009 . Préface de Jacques Mercier, 115 pages, ISBN 978-2-930452-12-8.
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Publié(e) par Robert Paul le 9 juillet 2009 à 8:58
Silvia CERULLI, diplômée de la Scuola superiore di Lingue moderne per Interpreti e
traduttori (Università degli studi di Trieste), vient de présenter
dans le cadre des « Tesi di Laurea in Traduzione » la traduction en italien
du roman d' Adolphe Nysenholc "Bubelè l’enfant à l’ombre" (L'Harmattan, 2007).
On peut franchement se réjouir que cette oeuvre si poignante ait trouvé là une nouvelle résonance qui multiplie son audience méritée.
Adolphe Nysenholc, spécialiste mondialement reconnu de Charlie Chaplin, de André Delvaux, avait signé avec ce roman un récit autobiographique et emblématique sur sa propre histoire d'enfant caché en 1942.
Extraits
"J'étais là, dans le tram, avec ma mère. Je l'avais pour moi tout seul. Elle me souriait pour ne pas laisser paraître sa détresse. J'avais trois ans, l'âge le plus « adorable», selon elle. Je ne savais pas où on allait. Elle avait pris pour moi un aller simple. Je sursautai au cri de « Terminus ! » Nous étions arrivés. C'était la campagne. On était en août 42. Un bel été. L'été de la traque, où l'on avait cherché pour moi une cache."
...
"Après un tournant, mon ombre n'était plus à côté de moi, je la vis derrière. Elle m'avait pris en traître. Je ne parvenais pas à la décoller de mes talons. Elle ne m'empêchait pas de lever le pied. Mais si légère, elle ne s'envolait pas. Je poussai un cri : ma mère était poursuivie par une même noirceur."
...
"Délaissé, j'ai regardé longtemps par la fenêtre. J'étais tenu de taire qui j'étais et d'où je venais. Enfant caché, je cachais quelqu'un en moi. Je ne pouvais pas me vivre moi-même, car je ne pouvais pas vivre tout court. Être moi était mortel."
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Papa s’appelait Jef, diminutif de Jozef en flamand. Lui non plus ne voulait pas être Témoin deJéhovah ni de quoi ou qui que ce fût et, surtout pas d’un accident car il estimait également ne pas avoir letemps, comme maman. C’est tout ce qu’ils avaient en commun !Devant le lit de mort de son père, il avait juré sur la tête de sa mère qu’il n’avait jamais connue, qu’il neprononcerait jamais un seul mot de français. Et il ne pouvait trahir sa parole. En effet, il avait échangé sonlit avec celui du père décédé et craignait que l’âme du défunt ne lui fît passer de mauvaises nuits en cas detrahison de la parole donnée. Certaines personnes affirment en effet que l’âme des morts intègre l’objetqu’ils préféraient lors de leur séjour sur terre. Et gare à l’esprit de vengeance ! Le lit ayant été l’objetpréféré de son père…Lorsqu’il avait encore l’impression d’être riche, jeune et beau, le papa de Jef, mon grand-père, futcambriolé par des malfrats qu’il supposa appartenir à la gente francophone. En effet, lors du procès, cesgens s’exprimèrent dans une langue qui n’était pas le néerlandais. Dans sa logique, cette langue ne pouvaitdonc être que le français !Dès lors, il s’affilia au VMO (Vlaamse Militanten Orde), un club néerlandophone en mal d’activitésculturelles qui avait choisi de combattre la francisation de la Flandre pour instaurer un nouvelordre flamand dans leur région. Comprenne qui pourra ! Les femmes et les enfants d’abord !Jef croyait que le combat du père était le bon, mais n’aurait pu en donner la raison. Certainement parcequ’il avait une confiance aveugle en lui, c’était naturellement un sentiment familial. Il ne comprenaitrien à cette histoire compliquée mais supposait que la cause était juste du fait qu’elle avait été adoptée par denombreux flamands de son âge, même ceux dont les parents n’avaient jamais été cambriolés par desfrancophones !Lire la suite...
La série de tableaux interprétant la mort de notre monde en le transformant en désert devait rejoindre la renaissance représentée sous forme d’œufs.J’avais en effet mis la charrue avant les bœufs en créant la renaissance avant la mort qui devait nécessairement la précéder ! La mort et le renouveau, rythme de la vie qui mène la danse de l’éternel recommencement ! Envol et réincarnation via l’œuf !Je terminais l’étang qui avait résisté à la sécheresse quasi générale de ce monde. L’eau, symbole de la vie. Elle précédait l’œuf, dans mon esprit. A quoi servirait donc la naissance d’une vie physique en l’absence d’eau ?J’avais clôturé symboliquement encore cet endroit sacré, le séparant du néant apparent de la mort.Quelques heures auparavant, j’avais nettoyé la palette sur laquelle avaient séché les mélanges de couleur abandonnés lâchement. J’avais gratté sa surface à l’aide de la petite truelle et terminai mon nettoyage avec un coton imbibé de térébenthine.Après un séchage rapide, j’avais pressé les tubes de peinture nécessaire à la réalisation de mon interprétation. J’y ai mis une once de bleu outremer, une petite pointe de noir ivoire, un peu de terre de Sienne et énormément de blanc de zinc.Avant de m’installer devant le chevalet, je pris la décision qui m’était habituelle de placer un disque dans l’appareil de lecture. J’avais choisi d’écouter « Excalibur » de Vangelis.Je puisais une partie de mon inspiration dans la musique. Je choisissais un morceau qui correspondait à la nécessité de l’instant sans qu’un effort de réflexion ne me fût indispensable. Le choix d’écouter une interprétation musicale se faisait automatiquement. Le morceau correspondait à la nécessité du moment sans que je dusse faire une corrélation. Mon effort ne consistait qu’à laisser tomber ma main sur le disque qui serait l’élu pour assurer la bonne marche de l’évènement qui allait prendre cours.J’avais pris l’habitude d’écouter des musiciens tels Mike Oldfield, Pink Floyd et Vangelis pour stimuler mes séances de peinture.Il m’est difficile, voire impossible, de peindre ou d’écrire dans une atmosphère de calme domestique. Cela n’est pas valable en ce qui concerne le calme extérieur de la nature qui est un calme serein, élément indispensable pour l’épanouissement. Le silence, les bruits du silence d’une maison, sont déprimants par leur monotonie et leur effort inutile d’illustration de notre existence qui, sans les piaillements de la nature, est morne et obstacle à toute forme d’expression créative.La musique que j’écoute lors de mes réalisations expressives me caresse l’oreille et masse mon cœur en faussant l’atmosphère pour favoriser l’interprétation picturale de ce que m’apportent mes yeux et mon âme.D’emblée, les percussions déchirèrent cruellement l’ambiance détestable qu’avait créée l’atmosphère domestique.de la pièce que j’occupais, entraînant derrière elles les charmes puissants des chants d’Excalibur.La séance était ouverte. L’expression avait le champ libre.Faisais-je de l’art ? Il m’est difficile, voire impossible, de qualifier mon travail comme tel. D’aucuns ont clôturé l’art dans des définitions bien arrêtées, dans une enceinte, un clos, entouré d’un haut mur épais en dehors duquel aucune autre forme de travail que l’académique n’y trouve sa place. Il ne peut y être inclus les formes d’expression populaire que la plupart dégage avec un désintérêt financier que n’ont pas la plupart des « académiciens » vils et vaniteux après une reconnaissance qui déracine et tue leur véracité.Il ne m’appartient pas de juger l’appartenance d’une activité au domaine du travail artistique, d’autant plus que ce domaine doit comporter des critères définis par l’élite autoproclamée qui l’étend quotidiennement selon ses souhaits ou selon les connaissances de ce qu’elle croit être le goût de la plupart desdits non initiés.Je n’aurais d’ailleurs pas la prétention de pouvoir baliser ces travaux sensuels en excluant les autres. Je crois que, dans le hit parade de l'absurdité, cette pratique est celle qui ferait le sujet qui tiendrait la première place le plus longtemps !En conclusion, s’il en était besoin, mon ignorance m’obligerait de classer mes activités dans les travaux d’expression personnelle et dans ce que je qualifierais d’interprétation de sentiments, sans préjuger de son niveau. En outre, entre nous, ce qui est considéré comme artistique par une civilisation peut très bien ne pas l’être par une autre !Après cette réflexion de mise au point pour me motiver, je pouvais commencer.Je pris ma truelle et préparai le premier petit mélange à base de bleu outremer destiné à couvrir la surface de l’étang qui, depuis bien trop longtemps, était restée béante, dans l’attente d’une surface réfléchissante dans laquelle on lirait la tristesse de la lune.En mixant ma pâte, je pensais à la chance qui m’était donnée de me trouver là, debout devant mon chevalet et d’avoir la possibilité de m’exprimer librement sur une toile. Geste politique car libérateur !Aucune contrainte ne me dévie de mon but ni ne barre mon chemin. Privilège de l’existence. Je savoure la liberté, ma liberté, comme on savoure un fruit, en sachant que l’on en arrivera au bout, mais sans m’en préoccuper le moins du monde.Se poser sur une toile, imprimer, immortaliser ses pensées, ses rêves, ses visions. Figer un sentiment, un moment de son existence, marquer l’histoire d’une empreinte, si petite soit-elle et pouvoir se dire que l’on a existé, que l’on n’a pas toujours été absent de la marche physique d’un univers qui semble ignorer notre présence la plupart du temps/Je peins, j’écris, je crée. Donc je pense exister ! J’existe, au moins pour moi !
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Publié(e) par Robert Paul le 5 juillet 2009 à 5:00
Henry van de Velde entretient ses Collègues de l'Académie libre Edmond Picard de la formation poétique de Max Elskamp et d'une amitié de plus de 50 ans (15 juin 1933) ici: Hommage de Henry van de Velde.doc
Publié(e) par Robert Paul le 3 juillet 2009 à 5:33
À la prochaine rentrée académique, l’ULB accueillera, pour leurs cours théoriques, les quatre cents étudiants en première année de sa future faculté d’architecture sur le site du Solbosch.
Cette nouvelle faculté, la première du genre en Belgique, résultera du rapprochement des deux instituts d’architecture La Cambre et Horta et du processus d’intégration de l’enseignement de l’architecture au sein des universités de la Communauté française.
Ce regroupement va permettre d’offrir un encadrement exceptionnel par rapport à celui des plus grandes écoles d’architecture européennes. À terme, la faculté rassemblera un millier d’étudiants.
détails sur:
http://www.ulb.ac.be/facs/architecture/index.html
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Publié(e) par Robert Paul le 3 juillet 2009 à 5:24
Le Bureau du Collège Belgique lance un 2e appel à propositions de cours-conférences, en vue de poursuivre l'offre faite à toutes et tous de participer à cette nouvelle communication du savoir, qui met l'accent sur tous les domaines de la connaissance et de la création artistique.
Concrètement, chaque cours-conférence du Collège Belgique s'étendra sur une durée comprise entre 2 et 6 heures, partagée en 1 à 3 leçons données à Bruxelles et à Namur. Chaque cours-conférence devra être présidé par un responsable académique, membre de l'une des trois académies participantes et le titulaire du cours pourra s'adjoindre des collaborateurs belges ou étrangers.
En pratique: Les candidatures devront être envoyées à collegebelgique@cfwb.be pour le 20 septembre à minuit au plus tard. Infos et formulaires à télécharger sur http://www.academieroyale.be
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Publié(e) par Robert Paul le 3 juillet 2009 à 4:57
James Ensor (1860-1949) fut une figure majeure de l’avant-garde belge de la fin du XIXe siècle et précurseur du mouvement expressionniste, James Ensor fut un artiste engagé et auto-critique.
Au Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers, les tableaux La mangeuse d'huîtres, les intérieurs bourgeois, marines et études de la période réaliste des débuts d'Ensor, Adam et Ève, Les Anges rebelles, L'étonnement du masque Wouse, Squelettes se disputant, L'homme de douleurs et la plus belle composition de masques d'Ensor, L'intrigue, sont exposés dans deux salles. Nulle part au monde ne sont exposées en permanence autant d'oeuvres d'Ensor.
Pourtant, ceci est loin de constituer la totalité de la collection Ensor du musée. Seize autres tableaux et plus de cinq cents dessins ne sont montrés qu'au cours de présentations temporaires, dans le musée et dans les institutions-soeurs de Belgique et de l'étranger.
Cet ouvrage se veut un panorama de l'entière collection de tableaux, enrichi d'un choix représentatif de la collection de dessins, afin que le lecteur puisse prendre connaissance de la plénitude du trajet artistique qu'Ensor a accompli en plus de cinquante ans.
Editeur : BAI - ISBN-EAN13 : 9789085864691
Une déclaration de James Ensor est à écouter sur le page principale du RéseauLire la suite...
Publié(e) par Robert Paul le 3 juillet 2009 à 3:59
Bonne parution belge Aux Editions Hazan
Cet ouvrage, rassemble chronologiquement l’ensemble des œuvres exposées dans les trois niveaux du musée : la conquête du surréalisme (1898-1929), l’échappée belle (1930-1950), mystère à l’ouvrage (1951-1967).
Chaque niveau aborde thématiquement l’œuvre de Magritte dans toutes ses composantes, peintures, œuvres sur papier, photographies, sculptures.
Tout au long de l’ouvrage, ces œuvres exposées seront associées à des éléments biographiques ou contextuels qui par leur articulation et leurs commentaires, forment au total une monographie vivante en même temps qu’une introduction essentielle à l’art de Magritte et du surréalisme belge.
ISBN-EAN13 : 9782754103541
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Vernissage le mercredi 15/072009
« Artistes du 4ème », est un groupe né en 1995 à l'initiative de plasticiens installés dans le 4° arrondissement de Paris : le Marais.
Ce quartier culturel qui abrite les célèbres musées Carnavalet ou Picasso, est le lieu privilégié de nombreuses galeries et d'ateliers d'artistes.
Peintres, sculpteurs, photographes, graveurs, de tendances et de techniques d'expressions variées, la plupart des artistes ont déjà un solide parcours professionnel et sont reconnus nationalement et à l'étranger. Dans le but de mettre l'art au cœur des cités, ils multiplient les expositions, en France et en Europe, réalisant régulièrement des échanges avec d’autres groupes d’artistes, confrontant ainsi leurs pratiques et la diversité de leurs talents.
Artistes participants :
Véronique ANDRE (peintures), Pascale BLAIZOT (dessins), Hélène DELANOE (peintures), Laurence DUBAUT (sculptures), Dominique FILLIERES (gravures), Mark GOODMAN (peintures), Koala GRANDJEAN (peintures calligraphiques), Danielle LE BRICQUIR (peinture), NADEE (peintures), Eric PERRIN (peintures), SOLOMON (peintures), Nina URLICHS (œuvres sur voile textile), Jean-Charles YAÏCH (peintures et collages) .
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Les Nocturnes des Musées bruxellois : du 24/09/2009 au 17/12/2009
Tenez vos agendas à l’œil car c’est bientôt le retour des « Nocturnes des Musées bruxellois » !
Chaque jeudi soir de l’automne, jeunes et moins jeunes pourront découvrir ou redécouvrir les musées bruxellois dans une ambiance détendue.
Vous croyez avoir déjà tout vu ? Alors, apprenez à manier l’arbalète après le boulot au Site archéologique du Coudenberg ; faites-vous tirer le portrait en famille dans le studio photo historique du Musée BELvue ou encore, explorez le splendide Jardin botanique de Meise au clair de lune...
Après ça, qui oserait encore prétendre que les musées sont ennuyeux ?
En pratique :
Quoi ?
Des musées qui proposent des activités originales et variées chaque jeudi soir (visites guidées, ateliers, découverte des coulisses…).
Quand ?
Du 24/09/09 au 17/12/09, chaque jeudi soir entre 17 et 22h.
Où ?
Dans 53 musées bruxellois. Chaque semaine, dans au moins 6 musées différents (à l’exception des nocturnes d’ouverture et de clôture).
Prix ?
2,50 € (1 € jusqu’à 25 ans). Certains musées sont accessibles gratuitement.
Qui ?
Une initiative du Conseil bruxellois des Musées.
Le jeudi 24/09/09, la 9e édition des « Nocturnes des Musées bruxellois » s’ouvrira en beauté par un grand vernissage festif aux Musées royaux d’Art et d’Histoire (Parc du Cinquantenaire). Le public y pourra participer gratuitement aux nombreuses activités.
Dès le mois de septembre, le programme des Nocturnes sera disponible dans les bureaux de tourisme, sur le site portail www.museesdebruxelles.be ou auprès du Conseil bruxellois des Musées (02/512.77.80 ou info@brusselsmuseums.be).
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La foule était là, devant ma porte fermée. Elle murmurait entre deux cris d'appel. Elle voulait m'emmener ou, peut-être simplement me voir.J'avais pu me réfugier de justesse dans la maison que je croyais sûre, protectionniste et confortable. Je n'avais jamais supporté la popularité, qu'elle me fut ou pas positive. Je n'avais jamais apprécié que la tranquillité de ma vie que je voulais intime, avec mes proches et, pourquoi pas, avec les rencontres fortuites qui ne faisaient qu'effleurer son existence.Mon succès avait été fortuit. Je ne pouvais toutefois pas m'y adapter. Jusqu'hier, j'avais pu jouir d'un anonymat que je n'avais pas apprécié à sa juste valeur. L'intégrité de ma personne était sur le point de fondre dans une prise en charge par la société standardisée que je m'étais toujours refusé d'accepter, de reconnaître. De toute manière, j'avais toujours refusé d'être pris en charge par qui que ce fut. J'avais conscience de n'appartenir qu'à moi-même, sans artifice d'aliénation, sans volonté de paraître. Je voulais simplement être et non avoir.Jusqu'il y a peu, je n'avais d'ailleurs été que moi, dans toute ma splendeur.Cette splendeur, je ne l'avais voulue que pour moi, intime comme toute splendeur égoïste!M'eut-il été possible, si j'avais pu prévoir les désagréments du regard des gens, de certaines gens, d'éviter de m'exprimer ? Simplement et sincèrement. Sans penser allumer le désir des assoiffés de culture, du moins ceux dont l'expression est plate pour la plupart, qui ne peuvent qu'apporter une vue critique sur l'émanation de leurs contemporains, la jugeant bonne ou mauvaise ou, dans le pire des cas, nulle. Ne m'eut-il pas été possible d'éviter le regard de ces frustrés qui font la pluie et le bon temps dans un monde qu'ils disent culturel mais qui croise et côtoie le chemin de l'argent de l'esclavage spirituel des nantis de la pensée.J'étais effrayé par le manque de perspective et de liberté que m'offrait cette situation que je n'avais jamais pensé vivre ou, du moins que je n'avais jamais imaginé en être la victime.Le murmure de la foule se faisait de plus en plus intriguant, oppressant. Je subissais la tempête du succès qui passait par tous les interstices possibles et imaginables. Là, sous la porte, ici, par la fenêtre peut-être, partout sans doute?La poussée de la foule en mal de gourou intellectuel m'effrayait. Elle m'empêchait depuis longtemps déjà de retrouver l'équilibre dont j'avais besoin pour poursuivre l'oeuvre que je ne considérais cependant pas comme telle.Depuis longtemps, j'assemblais des mots, pour créer des symphonies littéraires, des hymnes à la joie qui me sortaient de mon quotidien, des quotidiens, dussé-je dire, qui auraient du se succéder jusqu'à mon expiration finale que je n'attendais pas encore avec impatience! Jamais je n'avais pensé que ces assemblages littéraires eussent accroché à ce point, jamais non plus je n'avais craint qu'ils eussent pu briser ma solitude qui me seyait si bien! La faute de ce désagrément majeur était à imputer à ma soeur.Quelle erreur de lui avoir autorisé la lecture des «Trois Tomes de l'Infini»!
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