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Drôle de fête

Drôle de fête

 

L’accordéon bien solitaire faisait banquette

à la saint Jean, dans le village,

Au tempo des oiseaux

éparpillés dans les décors,

Les couples de colombes

s’abandonnaient à leur bonheur

Et les lampions volaient au vent

de couleurs estompées

 

Drôle de fête au fond des têtes,

Changeons de vie ou bien d’envies

 

Où sont parties les amourettes

sous les tonnelles et les grands saules,

C’est le temps des i phones

de l’IA et du Rap,

L’amour au net, télé travail,

Les sentiments dans la machine,

Les mots en vrac, sans orthographe,

Nous sommes des robots

 

Drôle de fête au fond des têtes,

Changeons de vie ou bien d’envies

 

Où sont parties nos douces âmes,

dans les ordis artificiels

Et au marché Biron,*

tu retrouves la chanson,

de mots, de sons et de bonheur

 

Drôle de fête au fond des têtes,

Changeons de vie ou bien d’envies,

 

C’est une boîte à musique

d’où sort un coulpe amoureux,

Il est suivi par des milliers

 

 

le 10-2-2026

 

 

 

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administrateur théâtres

Top! Secret.s Au théâtre des Galeries

 
Secret.s C’est Top!

Et Bienvenue en Absurdie !

La base d’une comédie, dites-moi, n’est-elle pas d’embarquer des êtres parfaitement ordinaires, dans une situation qu’ils n’auraient jamais, au grand jamais, dû vivre ? Eh bien nous y sommes. En plein dedans. En creux, en bosses, et en éclats. Surtout… de rires, incontrôlables !  Secrets d’histoire? Secret story? Bruxelles Secrète? Rien de tout cela.

Les trois coups. Un fracas. Pas de portes qui claquent, une porte qui résiste, de toutes ses forces, et la peur qui se répand dans la salle, à cause du bruit.

Dès l’ouverture, le suspense. Un seul homme face à nous. Fabien. Il ne nous supplie pas d’ouvrir nos cœurs. Il nous intime presque l’ordre inverse : fermez la porte. Au propre comme au figuré. Aux vendeurs d’aspirateurs, certes, mais surtout, figurez-vous, aux amis. Aux vrais. Ceux qui débarquent avec un Secret.

Un? Secret.s. Tel est le titre de la pièce, une œuvre caustique écrite par Sébastien Blanc, mise en scène avec brio par Alexis Goslain. On sursaute. Depuis quand l’ami n’est-il plus cette oreille hospitalière où viennent se déposer nos tempêtes intérieures ? Depuis quand faut-il se méfier du trait d’union qu’est la confidence ?

Et pourtant… plus la pièce avance, plus le doute s’installe. Et si ouvrir la porte, c’était accepter d’être lesté d’un poids qui n’est pas le nôtre ?  Et si l’amitié, parfois, était un transfert de gravité qui vous met carrément au tapis ?

Le jeu de Denis Carpentier dans le rôle de Fabien est d’une justesse rare. Millimétré, vibrant. Chaque réplique semble précédée d’une écoute intense de l’autre. Il ne joue pas : il perçoit. Tout son corps trahit ses émotions. Et face à la tempête, il incarne une résistance admirable à l’aveuglement de la colère. Un modèle d’écoute malgré l’interdit qu’il s’est infligé ! On admire. On rit. On s’attache. À lui. Pas à ces intrus qui débarquent chez lui, des jumeaux incarnés par un magnifique Pierre Pigeolet. L’un est égoïste, vénal, superbe, menteur et manipulateur, lâche, c’est Éric. L’Autre, c’est l’autre, Jérôme. Pas celui « qui a tout pris » !

En filigrane, certains percevront toute l’humaine problématique de la gémellité et la complexité des relations entre jumeaux. Nous glissons peu à peu vers une plongée vertigineuse dans l’Absurde. Dans le monde étonnamment hostile de deux frères jumeaux qui s’adorent et se détestent plus encore. Romulus et Remus, à la conquête de Rome ?

Un Absurde à la fois tendre et cruel, où le rire surgit, c’est vraiment surréaliste, là où l’on sent poindre l’ombre du tragique. Un peu comme dans le théâtre de Pinter ?

Pierre Pigeolet démultiplie les apparitions, les couleurs, les tensions, les bascules, les retournements. Il est éblouissant. Sainte Juliette, priez pour nous ! Saint Charles, plantez vos grains de moutarde ! Comprenne qui pourra !

Les deux acteurs composent une partition rock-ambulesque. Oui, marchant au bord du précipice avec un éternel sourire de connivence avec la salle, ils nous entraînent avec leurs péripéties successives dans une énergie couleur Hitchcock.

 Cependant que, fuse dans la salle, un feu nourri de salves d’éclats de rire, spontanés, sonores et tellement salvateurs. Ils ont enflammé la scène.

 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

 “Secret.s” de Sébastien Blanc

Mise en scène : Alexis Goslain​

Scénographie : Francesco Deleo

Costumes : Sophie Malacord 

​​Lumières : Félicien Van Kriekinge

Musique : Laurent Beumier 

Du 18 février au 15 mars 2026, au théâtre Royal des Galeries

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Sur la route

Sur la route (1993-2015)

 

 

Ce matin dans le ciel vagabondent des immortelles. J'ai cueilli deux nuages bleus et trois étoiles de nuit. 

Je mettrai des nuages à tes épaules des étoiles dans tes yeux, toute sorte de fleurs dans ta chevelure et un coquelicot entre tes lèvres.  

J’entends souvent battre ton cœur dans ma poitrine, et ton âme émeraude se lier à mon ombre quand je fonce sur les routes ensoleillées.

Le reflet de mon visage dans le parebrise c’est le tien où voyagent des souvenirs plus précieux que les trains de nuages qui roulent dans le ciel, qui roulent dans ma mémoire.  

 Lionel M.

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LA PEUR

Il est minuit

 

Il dort, et dans le ciel se pavanent les étoiles.  

La porte est fermée à clef. Il dort profondément. Et puisque qu'il est minuit, il se met à crier quand on cogne au volet. 

Il allume, et entend le bruit rassurant de ses acouphènes.  Il se lève, ouvre, la nuit est noire et l’hiver est tapi au fond de la forêt d’où sort le cri lugubre d’un oiseau de nuit. Il referme la porte, s’allonge dans son lit, tire les couvertures et allume la radio. Une voix annonce l’heure. Il est minuit. Il éteint le poste.

Il entend cogner à la porte. C’est probablement un loup !

Il rallume la radio. Ecoute Jacques Chancel s’entretenant avec une chandelle. Il éteint la lumière et le poste.

L'heure insolite passe comme une flèche. Traversé par l'inquiétude il ferme les yeux. Le tic-tac de l'horloge le berce.

Il songe à tous ces animaux de nuit, le loup ,  la chouette, le hibou, la fouine et même à cet oiseau immense aux ailes blanches qui traverse la nuit pendant les mois d’hiver.

Voilà ! tout redevient calme ! Il plonge dans un sommeil profond, un sommeil de plomb. 

 

Faim les Montbard, août 2022

 

 

 

 

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"L'usage du monde"

Disparition de Nicolas Bouvier , le 17 février 1998.

"L'usage du monde" , son premier livre, écrit à compte d'auteur et ayant connu un succès croissant et continu , est devenu la bible des voyageurs.

Parti seul de Genève , en "Topolino" , il rejoint son ami photographe, Thierry Vernet, à Belgrade et, en sa compagnie, il poursuit sa route jusqu'en Afganistan, au gré des rencontres ,des circonstances, des besoins d'argent, de leurs envies...

Entre "Le voyageur contemplant la mer de nuages" de Capar David Freidrich , "La croisière jaune"  , la Méditation et la rencontre improbable , tel était Nicolas Bouvier. Ecrivain- voyageur dans la plus belle acceptation du terme : les découvertes, l'angoisse , la peur, les larmes, l'humilité et le savoir.

Il avait une prédilection pour l'Orient, les détours, les confins, les lieux dépouillés qui permettent le mieux, disait-il, de s'affranchir, de s'appauvrir, s'éroder, s'user. " irrésistible dérive vers tout ce qui est fait de peu et qui, dit-il, se trouve entre presque rien et rien".

Ses photos, ses mots, ses descriptions, soignés,délicats, sophistiqués même;  " Exquis, émerveillé, fourbu , pérégriner ou cocasse  ", les mots de Nicolas Bouvier malgré l'angoisse , le malaise, la désorientation." Ici, un pas vers le moins est un pas vers le mieux (...) Voyager c'est aller vers le peu" (...) " Trop de rien qui mêne au fantastique et à l'allucination" (...).  " Le  dehors guérit", disait R.L.Stevenson et, pourtant,." la vision d'une porte de chêne encastrée dans le mur contre laquelle un homme s'appuie et qui tourne en silence , l'enfermant dans une nuit inconnue" ("Une amitié littéraire" R.L. Stevenson par Henri Jame). L'enfermement   lui aussi.

Contrairement à Anne-marie Jaton qui , dit-elle, "détruit l'icône de l'écrivain de voyage pour observer jusque dans la fatigue ou la maladie, les fulgurances où une oeuvre se révèle en sa vérité : celle d'une aventure poétique " , je pense que l'écrivain de voyage est aussi cette oeuvre. Nicolas Bouvier, rentrant "émerveillé et fourbu" de ces voyages initiatiques, tout au long de sa vie . " Ispahan,  c'est vraiment l'émerveillement qu'on nous en promettait"ou ""Et moi je suis resté/suis resté longtemps là : les bottes bien ancrées dans le limon doré/ rôdeur ensorcelé/ trop ébloui pour oser faire un pas " (Mahabad ).

"Le dehors et le dedans" recueil  de ses poèmes, édité juste avant sa disparition. Quarante-quatre poèmes, quarante-quatre pages. L'avant-dernier "La dernière douane" me touche particulièrement  : " Depuis que le silence / n'est plus le père de la musique /  depuis que la parole a fini d'avouer / qu'elle ne nous conduit qu'au silence / les gouttières pleurent / il fait noir et il pleut.                                                                                                                                                                                                                                                                                Dans l'oubli des noms et des souvenirs / il reste quelque chose à dire / entre cette pluie et Celle qu'on attend/  entre le sarcasme et le testament / entre les trois coups de l'horloge / et les dix battements de sang /                                                                                                                                                                                                                                                        Mais par où commencer / depuis que le midi du pré / refuse de dire pourquoi  / nous ne comprenons la simplicité / que quand notre coeur se brise".

 

"L'usage du monde " - "Chroniques japonaises" - "Le poisson-scorpion" - "Journal d"Aran et d'autres lieux" - Payot.

Toutes les oeuvres de Nicolas Bouvier chez Metropolis et  Zoé  ( Genève).                                                                                                                                                                                 Bibliographie complète dans "Nicolas Bouvier - Paroles du monde, du secret et de l'ombre" (Anne-Marie Jaton)

"Le hibou et la baleine' -Film  / " Nicolas Bouvier le vent des mots" DVD.

                                 "...si demain quelqu'un s'inquiète de notre ami d'au-delà des mers, dites que, déposant ses sandales, il est rentré chez lui, pieds nus" .                                                                                                                                                                                       (à la mémoire du bonse Eisen, mort en Chine, en l'an 830).

 

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administrateur théâtres

MERCi! Pour le Rire! C'est au théâtre Le Public

Spectacles

Merci! Bruel… Brassens… et les autres!

Merci! …Une hygiène de l’âme

« Faut-il,
Ou non,
Inviter Patrick Bruel au spectacle « Merci ! » donné au Théâtre Le Public et concocté par ces trois magnifiques saltimbanques que sont Laurence Vielle, Magali Pinglaut, et l’extraordinaire Pietro Pizzuti?

« On passe sa vie à dire merci
Merci à qui, à quoi ? »

Pour Bruel, la gratitude polie, forcée ou dénuée de sens, est captée comme indésirable dans sa chanson poignante « Qui a le droit ? », dédiée aux « enfants à qui l’on ment ». Moment clé de chacun de ses concerts. Silence dense. Poings serrés. La chanson dénonce l’hypocrisie détestable des adultes qui dictent règles et croyances tout en trahissant, abandonnant parfois. Alors… ?

Alors, ce spectacle, donné dans la petite salle du Public, comment va-t-on faire pour y adhérer, s’y abandonner, ou y glisser notre timide grain de sel comme les comédiens nous y invitent finement ?

Ils répondent en chœur et les yeux brillants :  Oui, qu’il vienne ! Question de célébrer la bienveillance, l’humilité, la joie de vivre. Ils nous invitent à une danse de l’âme. Un moment de grâce.

Ils entrent sans fracas. Ils parlent comme on cherche. Ils doutent à voix haute. Leur « labo de transition intérieure » n’a rien d’un laboratoire prétentieux. C’est un atelier de respiration.  Ils prennent le mot Gratitude et le déposent au centre, comme un objet. Ils le tournent. L’examinent.

Nous voilà embarqués en altitude. Ils s’activent, débattent, expérimentent. Ce n’est ni conférence compassée, ni sermon moral. C’est une joute vive, un cabaret philosophique explosif, une dissertation joyeuse et incarnée sur les vertus de la gratitude. Eh non, Gratitude ne rime pas avec lassitude ou servitude. Elle claque comme une étincelle qui allume la lumière. Elle ouvre un espace. Elle oblige à regarder autrement. Gratitude comme résistance douce. Comme choix. Comme posture politique ? Pourquoi pas… Car dire merci, ce n’est pas se soumettre quoi qu’en dise Riccardo Petrella. C’est reconnaître. C’est relier. C’est affirmer que quelque chose, quelque part, a fait du bien, et que cela compte de façon illimitée. « Seul l’argent, clôt » entend-on dire.

 La Gratitude est un ressenti qui participe à la Joie et à la paix.  Pour avoir visité le cimetière d’Arromanches dix fois, silencieusement, on se sent profondément remué à cette évocation, et reconnaissant pour les 80 ans de paix, rendus possible par milliers de jeunes soldats morts sur nos côtes en 44.  

La scène devient agora. Les exemples s’empilent : des philosophes antiques aux économistes contemporains. Psychanalystes, chercheurs en neurosciences : on cite, on détourne, on rit. On se taquine. Le public savoure.

L’inimitable Laurence Vielle, solaire, insuffle le rythme d’une parole poétique qui déplace les évidences.Elle dépose les mots comme des graines. Magali Pinglaut, précise et pétillante, questionne sans relâche les angles morts. Le bondissant Pietro Pizzuti, dans son ardeur, tisse les fils et embrase le débat d’une vibrante intensité. Et bouge, comme une flamme, pour nous faire bouger…

 Les comédiens ne cherchent pas à convaincre. Ils cherchent à faire vibrer. À faire réfléchir sans alourdir. À ouvrir une brèche. La gratitude n’était pas un automatisme acquis, murmuré entre deux portes, mais un acte conscient. Un levier d’humanisme nouveau ?

Dans un monde saturé de revendications, de ressentiments, de colères légitimes et de fractures, ces trois-là osent poser une question presque subversive : que faisons-nous de ce qui nous a été donné ? Ce n’est nullement naïf ni mièvre, c’est vivant et audacieux. Impertinent?

Ils n’ignorent rien des injustices ni des blessures : de celle de celui qui a traversé les océans en quête d’un peu de vie digne, à celle du prisonnier qui s’aperçoit de la liberté inestimable de pouvoir écrire sur un papier…  Mais ils proposent une autre énergie. Une énergie de construction. Une plénitude en mouvement.

Inviter Patrick Bruel, certes. Mais surtout, faut-il aussi inviter nos propres résistances, nos ironies faciles, notre cynisme confortable, notre indifférence.

Dans l’intimité chaleureuse de la petite salle du Public, on se sent secoué… avec douceur. Prêts à flotter parmi le chant des baleines dans un nouveau matin du monde.   Et l’on se surprend à murmurer, non par politesse, mais par franche conviction : Merci.

Ça me rappelle aussi une chanson ancienne: Elle est à toi, cette chanson… toi l’étranger qui sans façons… Georges Brassens.

 Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

 

À voir jusqu’au 28/02/26 https://www.theatrelepublic.be/merci

🎟 Tickets : https://www.theatrelepublic.be/merci

📷 Photos : Gaël Maleux

 

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Herbes folles

"Les herbes folles

Sous la foule molle

Evitent les passages

D'où à lâge

Laissent des traces

Sans nulle glace

Car ici aux couleurs

Les ans ont du bonheur

De ces verdures

Plaines de nature

Et sans nul doute de cultures

Dons nous avons devoir de préserver

Toutes les contrées planétaires ; aimer"

 

 

Ecriture prompte

ED

01

02

2026

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Abandon

Abandon

 

Lorsque la nuit revient,

tu marches sur les étoiles

pour enfin te trouver,

 

tu es le funambule

qui glisse sur la toile

de ton âme égarée,

 

tu trouves sur le chemin

des étagères froissées,

emplies de tes mémoires,

 

tes yeux se tendent au loin

et touchent le sacré,

enveloppant ta peau,

 

tu entends tout ce bruit

frapper derrière la porte,

sombrant vers le néant,

 

alors tu t'abandonnes

au reflet du regard,

encombrant ton destin

 

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"L'usine"

C'était en 2019... !  

Dans le style de W. Turner.

 

Ne faire qu'un trait, l'horizon, peindre le fond du ciel en 3 couleurs.

 

Ranger le pinceau et adoucir les nuances avec les doigts.

 

Poser les bâtiments, vite en quelques coups de pinceaux précis, sans trop chercher les détails.

 

Se laisser s'ennivrer de musique douce et de couleurs tendres, puis tracer les mâts, pour équilibrer la masse des proues des navires ayant franchi le fragile équilibre entre la ligne d'horizon, et la ligne de terre.

 

Les oiseaux de mer sont les derniers à se poser sur la toile.... A suivre.

 

Acrylique sur toi le de lin - 60X40

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

La galerie fête ses 20 ans d’existence cette année 2026 ! De nombreux événements et démarches vont marquer cette année particulière…

Un grand article français/anglais de 5 pages dans la belle revue d’art international « IAM magazine » by FACEC n° 24/2025 rédigé par Dominique Lecat rédacteur en chef IAM magazine). (Voir pièce-jointe en fin de revue). FACEC-IAM MAG 24 WEBINFO.pdf

Les artistes présents pour cet événement de février sont :

Vierdamme (BE) peintures à l’acrylique, Marianelli Art (Fr) peintures à l’acrylique, ART’Mony (FR) techniques mixtes et sculptures, Alla Kirillova (FR) peintures sur  toile, Leonardo Pisano (IT) peintures à l’acrylique, Guy Raimon Cuisinier (FR) peintures à l’acrylique, Joël Jabbour (BE) photographies décalées, St. Ghor (SN) sculptures « UBUNTU », pour son dernier mois, et un collectif d’artistes internationaux cotés en tant que belles découvertes !

La galerie a le plaisir de présenter en ce début d’année quelques artistes internationaux cotés via un agent d’artistes très introduit dans les milieux culturels. C’est ainsi que l’on présente les artistes de renoms suivants : Damien Verlinde (BE), Igor Tcholaria (GE), Enyejo Bakaka (CD), Didier Masamba (CD), Raymond Tsham (CD), Corneille (NL), Pierre Bayard (BE), Abbias Ngateu (CM), Huang Yin (CN), Liu Yu Jun (CN), Don Ken (BE), … 

 

Vernissage le jeudi 05 février de 18h 30 à 21h 30.

Finissage le 27 & 28 février de 11h 00 à 18h 00.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 05 février :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-05-02-2026-et-son-agenda-culturel/

Lien vers le reportage photos du vernissage du 05 février :

https://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-le-reportage-photos-lors-de-son-vernissage-du-05-fevrier-2026/

Lien vers la page événements actuels et à venir :

https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

Lien vers la présentation des espaces et des artistes :

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Lien vers nouveau site Digital NFT Art Curator Belgium en 2026 :

https://ea-gallery.com (en pièce-jointe infos et inscriptions…Mail NFT 2026.pdf )  & https://www.instagram.com/digital.nftart.curator.belgium/

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

Lien pour visionner les 232 vidéos et 102.800 vues sur YouTube

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966

 

Lien vers le plus grand Rooftop d’Europe !

https://www.58.brussels/

Lien vers cette plateforme touristique où la galerie est présente :

« autres activités » +  https://www.kayak.fr/Brussels.32869.guide

Lien vers le nouveau Centre d’art dans le quartier :

https://cloudseven.be/home-of-frederic-de-goldschmidt-collection/

Situé au centre-ville dans le quartier bruxellois de la mode et du design.

Lien vers Bruxelles bouge comme le prouve cet article :

https://www.visit.brussels/en/professionals/news-articles-insights/why-brussels-is-your-mice-destination

 

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0

Administrateur général

Président de jury pour décerner 3 diplômes d’art EAG

Membre d’un jury international à Corsica Art Fair

Membre d’un jury pour décerner 2 diplômes d’art A&L

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium

GSM: 00.32. (0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://ea-gallery.com

https://artsrtlettres.ning.com/

&

Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com

Director www.amartgallerybrussel.be

GSM: 00.32. (0)475.721.272

 

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JOUR 49

Veille

 

Tandis que dans les eaux de la mer Noire

La seiche sentiente patiente,

L’hippocampe plus royal que l’anguille évolue pathétique dans les abysses. 

Sur l’’étendue mercurielle où flottent des algues intoxiquées, l’oiseau aux ailes d’acier brise un ciel métallique plus noir que la stibine.

 

Par les chemins de falun que suivent le chagrin planté par le clou de la mémoire

Par les murs blancs noircis par les croix de la nuit

Par les rêves que le sommeil confond avec la peur

Par les humeurs pisseuses des trottoirs qu'un regard s’en émeut

Par les mensonges sortis des gueules de bois

Par les confusions sur les murs dont s’indignent le passant

Par la balance dégrafant son corsage pour faire estimer le contenu à son ami d’infortune

Pour les amours funambules au-dessus du gouffre de l’ennui

Pour des échanges amoureux sur un banc de fortune loin des sorties d’usine

A l’heure où rentre le mendiant gris aux mains d’argile et aux yeux qui implorent

Pour l’hermine qui se dandine sur l’asphalte luisante avec égard pour l’animal recherchant sa pitance

Par la douleur en cerne cernée par des paupières fardées à l’égyptienne

Et par les couronnes de l’aube et de l’aurore retrouvées sur les chemins lumineux qu’ouvrent les étoiles noires

 

Et par l’étincelle crevant la dimension curieuse du ciel

Je te salue

Carnallite

Minéral dont les chiens ignorent la couleur de la parure puisque le pourpre n’est peut-être qu’un os

 

Lionel M.

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Le chêne.

Les corbeaux noirs et les petits cailloux blancs.

Tout là-haut sur le chêne un corbeau se posa.
Puis un autre, et un autre, et puis un autre encore.
Ils étaient des centaines sur les branches perchés,
Pas un souffle de vent ne les faisait bouger.

Le fermier dans son champ avait vu le manège,
Un oeil sur le sillon, un autre sur le chêne.
La journée avançait vers la fin de sa peine,
Et la terre sentait bon, le grain, le chêne liège.

L’attelage entama son dernier tour de piste,
Et le fermier rangea la charrue, soc lisse,
Brillant comme un miroir, comme une lame nue.
Il était fier de lui, un vrai travail d’artiste.

Un grand corbeau bougea, noir, sournois, aux aguets.
Le fermier s’en alla, l’air de rien, sûr de lui.
Pris le chemin du nord le long de l’étang gris,
Et sourit en pensant à ce qu’il avait fait.

Comme une vague noire sans écume à la crête
Le peuple des corbeaux s’abattit sur le champ,
Et fouillant les sillons à forts grands coups de becs
Découvrir comme grains...
Des petits cailloux blancs.

Ce fut à tire d’aile, à grands renforts de cris,
Qu’ils s’éloignèrent du chêne
Tout en rongeant leur faim.
Sans savoir que, la veille 
Par vent et forte pluie,
Le fermier souriait...
En semant de beaux grains.

La morale de l’histoire car il en faut bien une,
C’est qu’en semant son grain par vent et forte pluie,
Le fermier, aux corbeaux, leur a coupé les plumes,
La justice est passée, et les voleurs punis !

G.B.

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Avec mes excuses

Un revenant ? Après deux déménagements en 7 ans, dont un changement de région me voilà de retour. J'ai remarqué des changements sur le site, et mes photos ont disparu.

Je suis ravi de revenir parmis vous, et de partager,

"CHOUCHEN"    Un pastel sur carton Touch  50 x 70

 Gérard BRETON31082766880?profile=RESIZE_584x

 

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La statue

 

La statue

 

Tôt le matin dans le désert,

nous sommes là tous deux assis,

mon frère et moi, sur nos deux pierres,

Interloqués par la statue,

Immense tête de notre mère,

Est ce un mirage, une illusion ?

Mon faux jumeau touche mon bras,

Il m’a quitté depuis longtemps .

 

Une mère est si grande

pendant toute une vie.

 

A cet instant, un rayon vert

Sort de ses yeux, une pierre tombe,

Je suis âgé, une autre pierre

Tombe à mes pieds et je suis seul

face à ses yeux de grand dragon,

La litanie de mes mémoires,

le carrousel de de mon chemin,

un chapelet de désamour.

 

Une mère est si grande

pendant toute une vie.

 

Dans son message, je sais le signe

d’un autre temps et dans le ciel,

devenant nuit, tous trois fantômes,

elle nous tient et nous marchons

Dans ce tunnel, je me sens bien

Et sur ma pierre, je trace un cœur,

Elle m’a dit qu’elle m’aimait,

Dans ce désert je ne suis seul.

 

Une mère est si grande

pendant toute une vie.

 

le 4-2-2026

 

 

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administrateur littératures

Hommage à Robert Paul et Anita De Meyer

Dans le cadre des Rencontres Littéraires prévues le 14 mars à l’Espace Art Gallery, un hommage sous forme de témoignages sera rendu à Robert Paul, fondateur du réseau et initiateur des Rencontres littéraires, et Anita De Meyer, artiste et photographe de presse. 

Si parmi vous, membres du réseau, quelqu’un souhaiterait témoigner au sujet de notre ami Robert, il est le bienvenu à la galerie le samedi 14 mars dès 14h30, mais dans ce cas il doit, pour une question d'organisation et d’annonce de l’événement, impérativement me le faire savoir par mail : thierrymarie.delaunois@gmail.com 

Pas ici en message privé, s’il vous plaît !

Merci de votre attention, 

Thierry-Marie Delaunois 

Organisateur de l’événement 

 

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administrateur théâtres

Une intemporelle Seagull in a Nutshell : « Une mouette » au Théâtre Royal du Parc, dans une dramaturgie contemporaine de « La mouette » de Tchekhov signée Thierry Debroux dans une mise en scène raffinée  de Valériane De Maerteleire.

Clairement, un élixir artistique de la mort qui tue et qui dure à peine 1h30 mais où l’on retrouve tous les ingrédients d’une grande histoire classique : situation initiale, montée du conflit, complications, point culminant, suspense, dénouement…

Irina Nikolaïevna Arkadina, personnage central de La Mouette d’Anton Tchékhov (1896) est une actrice célèbre, inoxydable et narcissique. Elle est en villégiature en Ukraine, chez son frère Sorine, pour l’été. Femme dominatrice, intransigeante et versatile, elle regrette ses jeunes années et domine son entourage, notamment son fils, le jeune dramaturge Constantin Tréplev, dont elle méprise tristement le talent. N’est-elle pas la seule à pouvoir occuper le devant de la scène ? Ce jeune godelureau ne représente d’ailleurs rien à côté de son amant, le séduisant écrivain à succès, Trigorine, joué avec grande allure et prestance par Quentin Minon.

C’est Anoushka Vingtier qui déroule le formidable rôle de figure maternelle et de femme fatale. Toujours brillante dans ses interprétations de grands rôles passionnels, elle est ici une fois de plus remarquable dans sa vérité d’actrice. Très moderne dans son tailleur-pantalon rose vif, casquette et lunettes Ray-Ban, elle excelle. Et bouleversante dans ses souffrances. Dans cette mise en scène ramassée et crue, chaque réplique d’Arkadina est un coup de lumière brutale sur la peur de vieillir, la jalousie de la réussite, l’obsession de rester “la meilleure”. Anoushka Vingtier ne laisse aucun répit à son personnage ni au public; l’actrice brille, vacille, et expose sa douleur comme une arme à double tranchant: séduisante, blessante, partant, tellement humaine.

La mise en scène privilégie un décor dépouillé, question de décalquer à la perfection l’intensité des turbulences émotionnelles de l’histoire : un grand ciel sans nuages, teinté de rose, quelques touffes d’herbe quelques pontons et l’étendue, par devers le public, d’un immense lac couvert de voix d’oiseaux pour engager au mieux l’imaginaire. Jusque-là, pas l’ombre d’une mouette ! Catherine Cosme signe cette scénographie épurée, éclairée par les lumières très parlantes de Xavier Lauwers. La toile sonore de Loïc Magotteaux, épouse les moindres mouvements de l’âme.

Au début de la pièce, le jeune et idéaliste Konstantin Tréplev, surnommé Costa discute avec son oncle. Finalement le seul philosophe de l’histoire, un frère désabusé, mais pas vraiment amer, joué avec tendresse par l’inimitable Guy Pion. Seul un chien qui aboie… semble le déranger.

Costa prépare fébrilement la présentation de sa pièce dans le petit théâtre improvisé du jardin. Cela se jouera devant sa mère. Ah ! les convulsions presque physiques de la création théâtrale ! Le texte se veut être une révolution poétique qui brisera tous les codes, et qui peut-être augurera de la naissance d’un nouveau monde ? Et pourquoi pas, …brisera le sortilège dans lequel est enfermé sa mère. L’espoir du jeune homme est immense, comme sa jalousie de l’amant. Une prise de ce rôle magnifiquement tourmenté, par Sigfrid Moncada, qui occupe la scène de façon spectaculaire.

En Nina, il a trouvé la jeune actrice faite pour son rôle. Elle représente un élan vertigineux vers l’infini : cette mouette ?   La jeune-fille, très surveillée par des parents qui ne voient pas d’un bon œil l’escapade de la jeune-fille dans le domaine voisin, rêve d’évasion ! Les deux jeunes gens deviennent visiblement amoureux. À ce stade, la pièce laisse entrevoir tous les possibles : une belle comédie, avec la reconnaissance maternelle, l’amour partagé, le bonheur ou le drame imminent.

Et voilà, le tempérament slave mélange les pires poisons. Aux yeux d’Arkadina, la pièce est un fiasco et elle l’interrompt. Le fils essuie tout son mépris. Première blessure. Pire, Nina tombe aux pieds de ce Trigorine, le superbe bellâtre. Double et triple blessure. La situation se dégrade rapidement pour Konstantin, en pleine quête d’idéal. Nina se désintéresse de lui, éblouie par le brillant « homme de lettres ». C’est ici qu’apparaît une mouette, cadeau singulier. Symbole de cœur blessé, présage, espoir d’indépendance, essor de liberté, rêve d’absolu, de pureté et d’infini ?

Deux ans se passent, point de répit. Nina a fui vers la ville. Le volcanique Konstantin Tréplev se réfugie dans l’écriture solitaire, entre sautes d’espoir, et temps chaotiques, mais peut-on empailler le bonheur ?

Du désir à la désillusion… il n’y a qu’un pas. Cette pièce incandescente explore le sentiment d’insatisfaction. Un oiseau nommé désir ?  La pièce interroge le sentiment d’insatisfaction et le désir, moteur universel mais aussi source de souffrance. Le ressentiment se révèle plus destructeur que le manque d’amour lui-même. Chaque personnage rêve de son propre envol, de son ascension, de ses moments de gloire et de lumière. Pour planer.  

Finalement, de Nina ou de la mère du poète maudit, laquelle est la plus forte ? Elle a souhaité devenir une actrice célèbre et prospère. Elle a visé Trigorine à cause de son succès, emportant avec elle l’amour de Tréplev. Oui, les mouettes volent et déchirent. A la ville, la voilà qui a sombré dans le malheur le plus atroce. Sommes-nous maintenant en pleine tragi-comédie ?

En tout cas le rôle est endossé à la perfection par la jeune comédienne dont ce sont les débuts sur les planches du Parc. Lili Sorgeloos est tour à tour, ingénue, rayonnante, la proie du désir incontrôlable, la victime blessée de la vie, la diva passionnée… follement amoureuse de son métier d’artiste, femme éprise de manière incoercible d’un homme qui se refuse, tandis qu’envers et contre tout, l’héroïne s’accroche à une vitalité tourbillonnante.

Konstantin et Arkadina forment eux les deux piliers dramatiques, absolument prisonniers de l’objet de leur désir. Et court-on aveuglément vers le drame ? Peuvent-ils supporter les douleurs de l’âme ? L’histoire suit sa construction logique de complication, point culminant, suspense, dénouement. Mais pour ce qui est de la conclusion, Tchékhov, se tait devant le destin. Il laisse planer le doute… Points de suspension.

 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

Une Mouette d’après TCHEKHOV

du 29/01 au 28 février 26 au Parc

Avec:

Quentin Minon, Sigfrid Moncada, Lili Sorgeloos, Guy Pion, Anouchka Vingtier

Mise en scène Valériane De Maerteleire

Photo @Aude Vanlathem

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Un songe

Un songe

 

Combien pèse un rêve

Envahi de décors,

De luminosités

Suivies d’ombres noircies,

Débroussaillant les cimes

D’une porte moresque,

Ouvrant la nudité

D’un corps presque céleste.

 

L’eau du bassin chante la paix,

Les nymphéas sont réveillés.

 

Le songe est un nuage

S’accrochant aux cheveux,

S’immisçant peu à peu

Dans les zones incolores

Et c’est le carnaval

De toutes ambiguïtés, 

Nos masques se déchirent,

Nous sommes des fous vivants.

 

L’eau du bassin multicolore

A envahi notre conscience.

 

Défilent les poètes

Devant des croque-morts,

Alignés sur les champs

De toutes fantaisies,

Au loin les jeux de mots

Nous repassent des clichés,

Un scandale pour ces bons

Conducteurs de la vie.

 

L’eau du bassin n’est pas très claire,

Le naturel revient très vite.

 

Combien pèse la conscience,

Le légiste le sait,

Une plume d’artiste,

Intuition impression,

Son regard sur le monde

Est un immense chantier,

La pluie d’étoiles de jour

Nettoie sa nostalgie.

 

L’eau du bassin déborde de joie,

Les larmes coulent vers l’univers.

 

le 15-9-2025

 

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administrateur littératures

Dans le cadre des Rencontres Littéraires de l’Espace Art Gallery, 83 rue de Laeken, 1000 Bruxelles, l’organisateur et administrateur des rencontres Thierry-Marie Delaunois recevra le samedi 14 mars (14h30 - 17h30) L’Association des écrivains belges de langue française AEB en la personne de sa Présidente Martine Rouhart et de Anne-Marielle Wilwerth, un de ses membres. 

Le programme :

- une introduction de Thierry-Marie Delaunois 

- la présentation de l’AEB par Martine Rouhart accompagnée d’une séance d’informations pratiques. Des témoignages et un Questions/ Réponses complétera la présentation 

- un hommage à Robert Paul et Anita De Meyer avec différents intervenants qui apporteront leurs témoignages 

- une interview croisée avec Martine Rouhart et Anne-Marielle Wilwerth. Martine Rouhart présentera "La haute couture de l’infime" de Anne-Marielle Wilwerth, éditions Bleu d’encre, et cette dernière présentera "En ce lieu clos" de Martine Rouhart, Toi éditions (Cécile Ossant)

- une séance de dédicaces avec Martine Rouhart et Anne-Marielle Wilwerth 

- un drink littéraire de rencontres informelles 

Entrée gratuite et bienvenue à tous et toutes !

Avec la participation (entre autre) de Taya Leon, Frédéric Vinclair (présence à confirmer), Jerry Delfosse et Thierry-Marie Delaunois. 

Espace Art Gallery : à 5 bonnes minutes de la place De Brouckère 

Un événement à ne pas manquer ! 

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administrateur théâtres

Harpe, Lyre ou cithare ? L'ensemble de musique ancienne La Cetra d'Orfeo, dirigé par Michel Keustermans, s'est produit le 22 janvier 2026 dans le cadre de la Balade musicale à Rixensart.

 Toute notre gratitude va à Jean-Pierre Peres, la cheville ouvrière et le directeur artistique de longue date de ce festival très apprécié  dans le Brabant Wallon et dont c’est aujourd’hui la 13ème édition. Les concerts "baladent" en effet les auditeurs entre plusieurs édifices de la région.

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 Nous avions besoin de diversion et L’ensemble baroque brainois La Cetra d’Orfeo dirigé par Michel Keustermans nous a comblés hier soir, dans la vaste et paisible église Saint-Sixte dont l’architecture ne ressemble pas du tout à celle d’une église traditionnelle. Depuis son origine, voilà la troisième version de l’édifice religieux consacré au Saint chrétien, un pape martyre qui vécut au temps de l'empereur Adrien.  Cette église est  maintenant d’ailleurs un peu en retrait de l'ancienne place communale, sans flèche de clocher, et il faut même la chercher un peu, pour la repérer. Son plan en forme de  carré dont les angles ont été coupés, donne ainsi une impression circulaire, un vrai bonheur pour l’assemblée des priants ou des spectateurs. D’emblée on s’y sent chaleureusement accueilli. Et les concerts qui y sont donnés bénéficient d’une très belle acoustique.  

Jeudi 22 janvier 26, l’église Saint-Sixte faisait salle comble pour écouter Vivaldi & Co. Avec les Concerti « a molti stromenti » de Vivaldi, Tartini, Boismortier, et JC Bach. Le programme virtuose permettait tour à tour à chaque instrumentiste d’être soliste et tuttiste (… ça se dit? ).  La lumineuse série de concerti du XVIIIe siècle était introduite avec humour par Michel Keustermans le directeur artistique, et titulaire de la flûte à bec. Le joyeux ensemble réunissait des artistes jouant sur instruments anciens.

    • Mira Glodeanu (violon)
    • Benoit Laurent (hautbois)
    • José Rodrigues (basson)
    • Hervé Douchy (violoncelle)
    • Raphaël Collignon (clavecin)
    • Giorgos Kakitsis (théorbe/guitare)
    • Istvan Csata (violone) 

Cet ensemble belge se spécialise dans la musique ancienne (Baroque et Renaissance) avec une approche vivante et accessible. Il a récemment annoncé la sortie de son nouveau CD, "Bach Today", disponible depuis février 2025. 

 

D’emblée, la violoniste roumaine Mira Glodeanu a saisi les auditeurs par son extrême présence. Changeant l’ordre du programme c’est avec Joseph Bodin de Boismortier (1689-1755) que le concert a commencé.  Celui qui représente la musique italienne en France et semble ne cesser de s’amuser de badinages harmoniques. Basson, violon, flûte et Basse continue, fabriquent des entrelacs précieux, des pas de danse, de joyeux dialogues et un village de cordes qui applaudit.

Le morceau suivant, du Tartini, comme promis, ou autre chose ?    …Un premier mouvement très expressif, du style concertant français à l’italienne, un menuet scintillant et une collection de de reflets par la soliste passionnée.

 Et enfin, le très attendu Vivaldi. La violoniste est reine dans ce concerto en ré majeur RV99 pour violon, hautbois, flûte à bec, basson et basse continue. Le largo chante aussi l’hiver avec un rythme scandé, presque syncopé et des accords marqués. Les bois murmurent en duo complice. Entre pluie battante et feu ouvert, le temps intérieur est fluide et serein, avant les coups de bourrasque de l’allegro. Mais la vie frémit dans la flûte, la joie crépite et la violoniste est brillante et heureuse. Cette artiste, joue encore, même quand elle se tait. Tout passe par le corps, les expressions du visage et la tenue joyeuse de l’archet.

La sonate pour violoncelle et basse continue de Vivaldi a été choisie par Isvan Csata. Il y a de longs phrasés mystérieux, quelques gouttes de notes aigues au clavecin, pour terminer par un envoi plein de peps.

 

Direction Jean-Chrétien Bach, «  le Bach de Londres » qui préfigure la musique galante de Haydn et Mozart. Ici, le clavecin est maître, vs tutti. Il y a cette connivence des artistes qui donne envie de rentrer dans la ritournelle.

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Le bouquet final, c’est le concerto en sol mineur RV 107 de Vivaldi pour flûte à bec, hautbois, violon basson et basse continue. C’est brillant comme le dernier chant d' ensemble, à la fin d’un opéra. Le deuxième mouvement entre dans une langueur brillante et les bois sont en promenade dans la délicatesse. Souplesse des sonorités. Le troisième mouvement entraîne dans une boucle fascinante que l’on pourrait écouter jusqu’au lendemain matin. Avant les derniers accords, grandioses.

En bis ? Le jaillissement gourmand d’une courte création signée Michel Keustermans : Zakouski N° 2. C’est une discussion libre entre musiciens de Braine,  des rythmes asymétriques, les pizzicati bouillants du Violoncelle.  Le théorbe est parti dormir. Ce n’est pas son siècle. Un peu de panthère rose, des parfums de James Bond. Le clavecin très délicat garde son sérieux.  Et un seul accord final de tutti couronne le tout. Les auditeurs se ruent en applaudissements.

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 Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

 https://www.balademusicale-rixensart.be

 lien: 

La Certa d'Orfeo

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