Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16072)

Trier par

Lever l'ancre

Quand il fatigue à son port, le vieux bateau,
Quand parmi tous les bateaux, lassé, il y dort,
Au capitaine, rêvant au delà des eaux,
Lui dit " lève l'ancre ", ne pleure sur ton sort !

GCM
Pensée du jour.10/12/2025

Lire la suite...

REMINESCENCES

Jour de fête

 

  1. Joe Dassin chante à tue-tête

Qu’l trouve du confort dans les yeux d’Emilie

Et que le soleil y brille comme l’amour  

Aujourd’hui le soleil

Est de la fête

Et fait tourner la tête

Et rouler jeunesse

La table est recouverte d’une nappe blanche

Froissée comme la robe d’Emilie

Froissée comme mon cœur se froisse

En voyant danser Emilie 

Sur les paroles du chanteur américain. 

Les haut-parleurs se taisent.

Cet année l’été brule.   

A l’ombre délicate d’une tonnelle

Viviane et moi croquons la frite

Et dégustons la joue du porc

L’eau minérale nous rappelle la fraîcheur

D’une journée d’octobre

 

 

  1. De la rue Theuriet, une fanfare bretonne montre le bout de son nez

Les musiciens débonnaires s’apprêtent

La chaleur détend les âmes

Des passiflores descendent des murs

Les valérianes dressent leur corymbe blanc

Les narcisses assoupis

Se régalent de la poésie

De la patience du sedum

Et des trifollium impassibles

 

  1. Viviane laisse tomber ses paupières

Son visage est un hortensia

Et ses épaules tombent comme deux touffes de gui.

Je songe aux agapanthes de Bréhat

Sombres comme le bleu des flots.

Autour de la tonnelle

Dans ses habits traditionnels

L’amazing grâce sotie des poumons d’une cornemuse

S’écoule claire comme l’eau d’une fontaine

Je ferme les yeux, Viviane les ouvre.

 

  1. Tu te rappelles :

A Molène, c’était aussi l’été

L’île sous la brume 

Cachait ses secrets

Sur le sable blanchi des épaves de goémons juraient   

Sous les vagues de nuages serpentant dans un ciel olive

Une brise se mouvait dans la brume

A midi les cloches ont carillonné, tu te souviens ?

L’astre rayonnant d’ignorance fanfaronnait

Les mouettes de la plage festoyaient   

Au-dessus de nos têtes des Fous de Bassan dessinaient des histoires

Tandis que le brouillard se pavanait

Au loin sur les sentiers  

Comme des fantômes en tenue de soirée

Tu te rappelles

De la petite chapelle blanche ?

Sur l’aître,

Il y a des veuves vêtues

Comme la mort  

Elles scrutent l’horizon insondable

Dans la nef la pénombre porte un manteau de douleur

 Dans le chœur

Devant l’hôtel

Un cœur brisé

Pleure

Et puis une musique

Sort des rangs

Se lève courageuse

C’est l’amazing grâce

A l’aurore d’une journée aux douze doigts vermeils

 

  1. J’ouvre les yeux

Viviane sirote un petit verre d’hydromel. Ici, l’amazing grâce rafraîchit l’atmosphère…. Attablés en vis-à-vis les yeux rivés sur un bouquet de violettes nous nous désaltérons attentifs aux sons de la cornemuse. Plus loin des tilleuls en fleurs étendent des bras parfumés aux majorettes en tutu et chapeau pointu

La journée de Morgane n’est pas terminée. Pour nous, il est temps de reprendre le chemin…

 

Sainte-Maure-de Touraine,  le 6 juin 2025 Lionel M.

Lire la suite...

Nos terrains

 

Nos terrains

 

 

 

Dans tous les terrains vagues

de nos désirs profonds, il y a les clochers sonnant dans nos mémoires

 

 

Ces sons veulent de nous des jardins bien tenus,

notre schizophrénie est la règle du jeu

 

 

Les bourdons font de nous de biens gentils moutons,

apportant le sommeil quand la nuit est soleil

 

 

Chacun de nous doit être une fleur éternelle,

créée par notre Dieu,

aussi belle que lui

 

 

L’unité de chacun encense les louanges de tous ces petits anges,

chantant en chœurs le bonheur d’être ensemble

 

 

Que nos propriétés soient toutes préservées,

que nos mots soient châtiés pour l’amour et la paix

 

 

Que nous soyons ensemble unis dans l’harmonie, que nous soyons reflets,

que nous fassions la ronde

 

 

Pas de terrains vagues et surtout pas de vagues

dans nos si beaux jardins

 

 

le 1-12-2025

 

13741494691?profile=RESIZE_710x

Lire la suite...

LE MARTEAU

 

 

Un pétale de rien

Hache le ciel d’octobre

En osmose avec le grisaille 

Dans mon cœur l’opprobre

 

 

Sur un chemin un homme

Dans le brouillard une silhouette

S’éloigne , un manteau

Un trait, un point, plus rien 

 

 L. Morin

 

 

 

 

 

Lire la suite...

LEMAN

IL Y AVAIT

 

Au chat

 

Entre les flancs du Léman un cygne noir glissé majestueusement

 

Il y n’avait personne

Il y avait dans le ciel gris des nuages menaçants

Il y avait au-delà du lac, la neige

Il n’y avait seulement qu’un paysage blanc couvert d’un précieux silence

Il y avait dans ma poitrine un bonheur incommunicable

Il y avait le brouillard qui me remplissait les poumons

Il y avait tant de vie devant mes yeux

Il y avait à l’horizon l’eau qui enfantait des rêves

Il y avait ferme, la terre ronde rêveuse comme cette rose de Rainer Maria Rilke

Il y avait cet arbre aux bras menaçants le ciel

Il y avait évanescente la lumière en pleine réflexion

Il y avait là, ces marches qui grimpaient comme le Lierre

Il y avait des maisons en sentinelles sur une ligne blanche

Il y avait la montagne avec son collier de brumes

Il y avait mes pensées qui descendaient vers le lac

Il y avait là, un troène percé par le soleil de janvier 

Il y avait dans mes yeux l’étonnement que je vous offre

Il y avait comme un paravent pour me protéger du temps

Il y avait dans le ciel les nuages gris en pullover de cachemire

Il y avait, il me semble un landau qui gazouillait

Il y avait un sourire sur son visage

Il y avait la lumière qui le berçait

Il y avait insidieuse une brise, elle soufflait à la surface du lac

Il y avait là un banc et là-bas un nénuphar une fleur de coton et une boule de gui

Il y avait tout ça près du lac

Il y avait ton regard tellement lointain

Il y avait ce majestueux paysage

Il y avait ton visage qui voguait à la surface du lac

Il y avait ta présence et

Il y avait ton absence

 Il n’y avait personne

Mais j’ai prié si fort, là sous les nuages qui couraient dans le ciel apaisé

Que désormais l’absente est présentée dans mes bras

 

Mais tu sais que je dois repartir bientôt

 

EVIAN, janvier 1989

Lionel M.

 

Lire la suite...

La poésie, encore et toujours.

Je viens de lire (encore et avec bonheur) , un bel article de Joseph Duhamel dans "Le carnet et les instants" du 24/11/25 , consacré à Madeleine Leys et, intitulé : "Une grande voix".
J'y découvre une poétesse que je ne connaissais pas du tout...

Quelques vers, repris par Joseph Duhamel :

Le goût  de l'eau des rivières

est entré dans le passé. /(..)

on ne sait comment se perd: le

goût de l'eau des rivières ".

Il était écrit ailleurs : le premier poème de  "Petites voix" , "La vierge au Kodak" est dédiée à Max Elskamp.

Joseph Duhamel  écrit ceci : "Comme écrivait l'écrivain anversois, 

la poésie de Madeleine Ley se caractérise par un style simple privilégiant la musicalité que sert une langue élégante et subtile, par des formules heureuses et évocatrices"..

A défaut du livre, j'air trouvé le texte ailleurs ::"LA VIERGE AU KODAK"

"Notre-Dame des petits enfants

n'a pas de couronne d'or ;

elle a quatre petites tresses

sur sa nuque fragile,

elle a un petit coeur d'argent

dans sa chemise en mousseline ;

on brûle des bougies roses

autour d'elle tout le jour.

Notre-Dame des petits enfants

tient contre sa poitrine

comme un Saint Sacrement

un petit appareil de photographie

pour chaque image de la vie".

"Le carnet et les instants"  - " Une grande voix"Madeleine LEY "Poésies" 

préface de jacques Vandenschrick .

 

Lire la suite...

LE TREFLE

Le bonheur ou le trèfle 

 

Nous ne trouverons jamais

Le bonheur que l’on cherche

Il ne se cherche pas

C’est lui qui nous trouve

 

Le bonheur ne se force pas

Il surgit

Tel le cataclysme

C'est l’éruption

Le raz de marée

Un brasier qui se rallume

Une source qui jaillit

Le bonheur c’est un accident mortel

On ne cherche pas les accidents

Surtout pas le bonheur c’est le pire

Nous ne gagnons pas le bonheur

C’est le bonheur qui nous gagne

Qui nous provoque et nous convoque

Ne tends pas les bras au bonheur

Il n’a pas d’heure

Il arrive sans prévenir

C’est lui qui t’ouvre ses bras

Qui s’offre

C’est lui qui te montre le chemin

Tu n’appartiens pas au bonheur

C’est au bonheur que tu appartiens

Le bonheur…

 

C’est la pomme qui te tombe sur la tête

Quand tu dors au temps des cerises

Et surtout c’est la main

Inquiète qui t’aide à te relever

 

lionel M.

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

Boris Giltburg revient à Flagey!

C’est Beau au carré, Boris Giltburg et Beethoven. C’est qu’il a présenté un cycle des sonates du compositeur dont on fêtera le bicentenaire en 2027. Lors de deux concerts d’une intensité rare, où l’audace rencontre …la grâce. Sa vision est toute personnelle, vivante et profondément sincère.

Jamais démonstrative, toujours pensée, nourrie d’une conversation intérieure intime avec le maître, son interprétation cisèle véritablement toutes les émotions.

Sa virtuosité est à la fois extraordinaire et immensément raffinée. Par l’âme et le corps le musicien sculpte chaque nuance, fait naître des éventails de timbres et de couleurs d’une beauté renversante. Et c’est à croire qu’ils se répandent presque librement sur son clavier. Là est la magie. Les registres se répondent, se fondent, s’illuminent avec immense naturel …tout comme les fameuses correspondances de Baudelaire.

 Devant : l’odeur du jour neuf. Ainsi naissent les mondes souterrains et insoupçonnés de Beethoven : une rage où tout brûle, des chapelets de drames, des joies rustiques, des épures où tout est lumière, la poésie où tout est suspendu. L’humain et le divin se côtoient dans l’harmonie et le temps se fige. Quelle architecture si purement romantique …. Et à la fois, totalement cérébrale.

À travers ce cycle, Giltburg souligne l’audace révolutionnaire des sonates de Beethoven qui traverse le classicisme pour ouvrir la porte au romantisme, bouleverser les formes, et inventer un nouveau langage. …Sacré ?

La saveur du bonheur. Le spectateur vit un perpétuel renouvellement de communion entre le compositeur et l’interprète. Quelle impressionnante trilogie ! Et quel miracle de la rencontre !

Hier soir, à Flagey, on ne les connaissait peut-être pas toutes, ces sonates… mais qu’importe.  Dans une salle tamisée comme tenue à la chandelle, le public écoute, souffle coupé, happé par une interprétation de ces qualités extrêmement rares. Le chant épique s’élève, la musique circule, respire, s’élève, telle une liturgie laïque, …à deux pas de Noël.

Lorsque retentissent les salves de joyeux applaudissements, Giltburg sourit, s’incline, offre un bis. Une simple offrande, humble et pudique. Rien de triomphal : juste l’âme nue de Beethoven, cette essence que Purcell célébrait déjà dans son Ode à Sainte Cécile, « la musique, fille du ciel ».

Avec ce projet titanesque, partagé sur deux soirées mémorables à Flagey, Boris Giltburg a offert une plongée au cœur d’un patrimoine que l’on croyait connaître et qu’il sut révéler sous un jour vraiment nouveau. Et, notre cher Wilhelm Kempf doit se réjouir, tout là-haut ! Qu’en pensez-vous ?

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

Lire la suite...

ADIEU

 

Ma patrie, c’est mon corps

 

Mon corps

C’est ma seule patrie

Ma douleur c’est mon corps

Elle me dévore et j’en mourrai 

 

Sous vos yeux

Se tord mon corps

Indifférent à l’or  

Je ne connais  

Pas l’indulgence du confort

Seulement l’indigence

Qui a horreur de la pitié

 

C’est décidé je quitte les lieux   

Je laisse à tous

Le souvenir de mon corps

Remplit d’or  

Je m’éloigne

Adieu !

 

Lionel M.

 

 

 

 

 

Lire la suite...

Au nom du ciel et de la terre

A la Loire et à ses plantes témoins du Soleil, aux fleurs du mal condamnées par ceux qui ont le pouvoir d'outrager la terre en faisant germer le mal à proximité de la banquise

                  -----------------------

J’aime le ciel

Qui tel l’oiseau protège de ses ailes spirituelles, la vie son unique enfant

J’aime le ciel où fleurissent les roses quand le soleil le quitte.

J’aime le ciel où vagabondent les nuages gonflés de rêves.

J’aime le ciel qui réveille à l’aurore

La nature dont la beauté se confond en étonnements sur tous les visages

 

J’aime le ciel

Et l’enfant de la neige

Rouge à minuit, blanche à l’aube

Avec des yeux de braises

Et des poumons en feu

Et qui crie comme rugit le lion affamé

 

 

J’aime le ciel

Qui laisse couler la lumière du soleil

Sur la terre reconnaissante et qui rêve les yeux ouverts

Regardant la lune jalouse des étoiles de la voie lactée

 

J’aime le ciel

Et ces mouettes rieuses brassant le vent glacial

Pour réchauffer les ruminants nonchalants

Tatoués de continents inconnus

Et j’aime la prière des chiens qu’ils adressent

A l’errante auréolée qui vagabonde dans la nuit

Et j’aime

Les chats insolents qui courent la souris

Et les petits écureuils qui comptent sur le dos des coudriers

Et les couleurs anthocyanes de l’automne

Et les jeux des marmottes dans la montagne

Qui enchantent le trèfle rouge et la gracieuse gentiane 

 

Oui, tout ce qui est sous le ciel je l’aime

Comme ces déserts parcourus de rivières

Qui jaillissent dans nos cerveaux

Ainsi que des éclairs de lucidité

 

 

J'aime le ciel

Et tous ceux qui sont sur terre et qui n’ont que lui pour témoin 

Et tous les sauvages indignes de la civilisation des conquérants

Et grave j’aime l’animal qui ressemble comme un minéral au végétal

 

 

Car le ciel, maman, il est tellement joli mème que tu n'es plus là

 

 

 Lionel M.

Lire la suite...
ADMINISTRATEUR GENERAL

Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,

Les artistes présents pour cet événement novembre sont :

Sarah Geeninckx (Be) peintures, Fu Zhen-Sheng (Cn) peintures, Lucja Wierzchucka (Pol) sculptures & Victor Barros Ϯ (Eq) peintures, gravures, sculptures et bijoux, Stéphanie Masini (Fr) sculptures,  Manorack (Fr) photo plasticien et St. Ghor (Sn) sculptures.

 

Vernissage le jeudi 06 novembre de 18h 30 à 21h 30.

Finissage le 29 & 30 novembre de 11h 00 à 18h 00.

 

Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 06 novembre :

https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-06-11-2025-et-son-agenda-culturel/

Lien vers le reportage photos du vernissage du 06 novembre :

https://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-le-reportage-photos-lors-de-son-vernissage-du-06-novembre-2025/ 

Lien vers la page événements actuels et à venir :

https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

Lien vers la présentation des espaces et des artistes :

https://www.instagram.com/espace.art.gallery/

 

Lien vers nouveau site Digital NFT Art Curator Belgium en 2026 :

https://ea-gallery.com (en pièce-jointe infos et inscriptions… )  & https://www.instagram.com/digital.nftart.curator.belgium/

 

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu

https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/

Lien pour visionner les 228 vidéos et 101.500 vues sur YouTube

https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966

 

Lien vers le plus grand Rooftop d’Europe !

https://www.58.brussels/

Situé au cœur de Bruxelles, entre le célèbre quartier Sainte-Catherine et celui de la Bourse, et à deux pas de la Grand-Place, le plus grand bar/restaurant et espace événementiel d’Europe, ouvert toute l'année, en extérieur comme en intérieur, sera ravi de vous accueillir pour offrir à vos invités une vue à 360° sur Bruxelles avant ou après votre visite !

Lien vers cette plateforme touristique où la galerie est présente :

« autres activités » +  https://www.kayak.fr/Brussels.32869.guide

Lien vers le nouveau Centre d’art dans le quartier :

https://cloudseven.be/home-of-frederic-de-goldschmidt-collection/

Situé au centre-ville dans le quartier bruxellois de la mode et du design.

Lien vers Bruxelles bouge comme le prouve cet article :

https://www.visit.brussels/en/professionals/news-articles-insights/why-brussels-is-your-mice-destination

  

Bien cordialement,

Jerry Delfosse

Galeriste

*

Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,

Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s

Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0

Administrateur général

Président de jury pour décerner 3 diplômes d’art EAG

Membre d’un jury international à Corsica Art Fair

Membre d’un jury pour décerner 2 diplômes d’art A&L

*

Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium

GSM: 00.32. (0)497.577.120

eag.gallery@gmail.com

https://www.espaceartgallery.eu/

https://ea-gallery.com

https://artsrtlettres.ning.com/

&

Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com

Director www.amartgallerybrussel.be

GSM: 00.32. (0)475.721.272

 

 

Lire la suite...

Les ancêtres

Les ancêtres

 

Monter pierre après pierre

la porte de l'enfer,

en y brûlant ses yeux,

 

Boire le sang de nos vies,

coulant entre les mains,

l’ange prenant l'envol,

 

Ramper dans la fournaise

qui lèche notre corps

jusqu'au flou des pensées,

 

Courir au fond du lac,

y revoir ses ancêtres

dans les pages des lieux,

 

Trouver, dans l'encrier

de l'infinie mémoire,

le mot mort à jamais

 

Et entendre son rire

nager dans le tumulte

du silence aérien

 

le18-11-2025

 

 

Lire la suite...

TU NE PORTERAS PAS DE FAUX TEMOIGNAGES

Deux :

 

Tu ne porteras pas de faux témoignages

 

Et pourtant sur le mur auquel il tournait le dos, il y avait des dessins de ses enfants, avec des mots pleins d'amour pour leur papa.

« Lisez le procès-verbal et signez ici s’il vous plaît. »

Je pris le stylo, je parcouru la feuille qu’il me demandait de lire au préalable, et puis je m'exclamai " de toute façon je l'aimerai toujours" alors il sourit devant ma naïveté.

Dehors j'ai pensé que les dessins d'enfants et les mots d'amour adressaient au papa n’étaient pas sincères.

En face dans la cour de l'école, les enfants jouaient et lançaient leurs cris pleins de joie par-dessus les grillages.

Le vent soufflait nous étions en novembre, les feuilles voltigeaient autour de moi pour aller jaunir le trottoir.

J'ouvris ma voiture, je m'installai confortablement, serrai la ceinture, allumai mes phares, j’enclenchai prudemment la marche arrière, doucement j’appuyai sur l'accélérateur, j’opérai un demi-tour sur le parking de la gendarmerie, derrière les grillages des enfants me regardaient faire la manœuvre. Je mis le clignotant j'accélérai un peu sur la grande route. J’entendis la sirène de l'école sonnait la fin de la récréation. Et le grand brouhaha des enfants

J’appuyais sur l’accélérateur, il était 8h le temps était gris comme je l'aime. J'accélérai, ma vitesse passa à 80 km heure. Dans 2h j'arriverai à la maison,

Et cette fois je sais que je pars et que ne reviendrai pas, pour mentir à cette parole " on part toujours pour revenir.

 

Lionel M.

 

Lire la suite...

Premier commandement

 TU NE TUERAS POINT

 

Tu te bats pour les nations

Et pour toutes les religions

Tu penses que de cette manière

Tu mettras fin à la guerre

Et que tu seras respecté

Mais tu confonds l’ordre et la paix

Tu te permets de décider

Qui doit vivre

Qui doit mourir

Tu n’entends pas nos doléances  

Tu restes insensible à nos malheurs

A notre peine  

Pourtant sans toi aucune dictature

Ne sévirait  

 

Qui es-tu ?

Toi,

Qui ne partages  

Ni patrie

Ni repas

Ni foyer

 

Monstre,

Tu es celui dont le corps est blindé

Par d’étranges craintes

Tu menaces l’étranger,

Ton frère.

Tes frontières sont des murs de haine

Et tes drapeaux ont les couleurs de la cruauté

 

Mais qui es-tu ?

Tu es notre voisin

Tu portes notre destin

Tu sèmes la mort

Tu brises nos rêves notre élan vital

Tu es celui par qui le meurtre continue

Car nous nous y sommes habitués

 

Mais, saches que le moment est venu de te dire Non !

 

Lionel M.

 

 

Très Librement inspiré de The Universal  Solder by Buffy St Marie

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles