Je viens de lire (encore et avec bonheur) , un bel article de Joseph Duhamel dans "Le carnet et les instants" du 24/11/25 , consacré à Madeleine Leys et, intitulé : "Une grande voix".
J'y découvre une poétesse que je ne connaissais pas du tout...
Quelques vers, repris par Joseph Duhamel :
Le goût de l'eau des rivières
est entré dans le passé. /(..)
on ne sait comment se perd: le
goût de l'eau des rivières ".
Il était écrit ailleurs : le premier poème de "Petites voix" , "La vierge au Kodak" est dédiée à Max Elskamp.
Joseph Duhamel écrit ceci : "Comme écrivait l'écrivain anversois,
la poésie de Madeleine Ley se caractérise par un style simple privilégiant la musicalité que sert une langue élégante et subtile, par des formules heureuses et évocatrices"..
A défaut du livre, j'air trouvé le texte ailleurs ::"LA VIERGE AU KODAK"
"Notre-Dame des petits enfants
n'a pas de couronne d'or ;
elle a quatre petites tresses
sur sa nuque fragile,
elle a un petit coeur d'argent
dans sa chemise en mousseline ;
on brûle des bougies roses
autour d'elle tout le jour.
Notre-Dame des petits enfants
tient contre sa poitrine
comme un Saint Sacrement
un petit appareil de photographie
pour chaque image de la vie".
"Le carnet et les instants" - " Une grande voix"Madeleine LEY "Poésies"
préface de jacques Vandenschrick .
Commentaires
C'est bien Madeleine LEY . C'est très beau, touchant même...Dans son article, Joseph Duhamel répond à votre question :" L'enfance est omniprésente. Que ce soient des souvenirs sous la plume de celle qui écrit, ou des poèmes adressés aux enfants, parfois interpellés dans le texte, ou même des poèmes qui donnent l'apparence d'être écrits par des enfants". Dans ses poèmes, il est beaucoup question "d'enfance perdue"...
Son autre "thème" est la montagne, la peur de l'expérience du sommet...La peur du bonheur.
"Poésies" Madeleine LEY
Edition de Gérald Purnelle,
Taillis Pré , collection "Ha !" 2025.
c'est LEY au final ou LEYS ? Jee ne connais pas, mais c'est réussi, Notre Dame c'est une enfant?
Il s'agit bien de Madeleine LEY et non LEYS... Simon LEYS est le nom de plume de Pierre Ryckmans qui, comme Victor Segalen , a été aussi une découverte , tout autre chose , bien sûr , mais un même bonheur de lecture que la poésie de Madeleine Ley.
"Je me suis si souvent appuyé sur les livres ; j'ai bien peur de finir pas dépendre d'eux" , disait Simon Leys ("Quand vous viendrez me voir aux Antipodes".).