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RENOUVEAU

12272731052?profile=original"La terre sans arrêt va d'état en état

Stérile du passé,féconde en avenir"

Lucrèce(chant V)

La belle couronnée de fleurs justes écloses

Riche de promesses et de fruits

Posant là insouciante et pensive loin de la folie du monde

Telle une exquise esquisse 

AA

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Les êtres que l'on a perdu.

Je me souviens de ton visage , ces traits marqués par le temps qui passe

Je me souviens de ta voix, celle qui me berçait durant mon enfance...

 

Tu es partit trop vite, rejoindre le ciel , l'immensité

Tu m'as laissé pourtant de si beaux souvenirs

les valeurs , la famille et tant de belles causes.

 

Je me suis battit une camisole pour survivre

Me battre avec la force de la volonté, pour toi

pour nous........la famille.

 

Oh combien tu as laissé vide notre coeur

le sais tu seulement, de la haut, entends-tu...

 

Tu étais l'image du parent idéal même si l'idéal n'existe pas

tu m'as transmis ta philosophie de vie....

 

Je ferais mon possible pour suivre tes pas ,

mais il est bien difficile pourtant de réaliser le tiers de ce que tu as fait.........

 

Je garde en mémoire ta vie, ton existence et ces voyages autour du monde

De ces voyages j'en garde la tolérance, l'amour et la patience.........

 

Et même si ma santé n'est pas

je te garde en moi, papa.

 

 

 

 

 

 

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LE SOURIRE D'EDMOND

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Note de l'auteur


Premier ouvrage achevé, alors que d'autres dorment encore sagement dans les tiroirs, attendant la clé qui leur ouvrira la porte pour atteindre leurs lecteurs.

 

Le "Sourire d'Edmond", publié aux Editions Persée, est le fruit d'un long voyage dont les paysages, parfois rugueux parfois lisses, sont autant de photos qui ont guidé, dévié, inspiré ma vie. Il s'agit d'enfance, d'hommes et de femmes, de femmes et de femmes. Il s'agit de ces pays qui se frôlent et ne veulent jamais tout à fait se marier en paix. Il s'agit encore de cultures et d'incultures, de croisées de chemins, de larmes et de rires.

Le métissage, celui des sangs, des peaux et des croyances lui donne un arrière plan où tout est toujours incertain. Seule certitude pour moi, celle d'être une enfant du monde, une fille, une mère, une femme. Il est question de maternité, de solitude et de famille.

Le temps lui-même y est sans contour défini et se promène en un va et vient incessant entre passé et présent. Comme une quête qui peine à s'achever. ... Un rythme où les mots viennent et reviennent, comme ils le feraient dans une longue chanson... Mais trois minutes n'auraient pas suffi pour dire.

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Résumé 

 

Dans un garage, à l'ombre des grands, un frère et une sœur jouent, insouciants, à singer le monde des grands. De l'ombre à la lumière, le chemin de la vie, lignes brisées qui toujours se recoupent, est un voyage où le pur et l'impur, le vrai et le faux, l'être et le paraître s’entrechoquent, où les cultures s'emmêlent au mépris des frontières, où les sourires présents se trempent des larmes du souvenir.

Le Sourire d'Edmond est cette longue remontée du temps, nécessairement  douloureuse, cette longue quête de l'enfant qui grandit pour finir par ne plus être que lui-même, au-delà du lien infini qui lie la femme à l'enfant, l'enfant à la mère.

 

Sur l'auteur

 

Antonia Ramarozaka, née à Tananarive en 1961, maman à triple temps, métisse d'origine française et malgache, fille de diplomate, a passé son enfance entre malles et adieux. Auteur de l'ombre, noircissant des pages dans les rares heures de liberté que lui laisse l'emploi du temps chargé d'une femme ordinaire, elle continue de toucher à tout, chansons, images et mots. Réfugiée dans l’anonymat des cuisines havraises après avoir embrassé de longues années durant une carrière d'auteur-interprète dans la chanson, sous le pseudonyme d'Ona Rozaka, elle signe à l'aube de ses cinquante ans, son premier Roman.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et balancez mes cendres sur Mickey

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Du 09/03 au 10/03 à la Salle Delvaux de l'ULB

De Rodrigo Garcia 
Mise en scène : Atanasio Cadena
Avec Marc Mitz Ballmer, Bohouo Hippolyte, Franco Emilie, Jacquemin Pierre, Pauchard Coraline, Pieters Céline, Piret Cécile,Pirlea Luminita, Poels Nicolas, Rosdahl Elsa, Stercq Fanny, Toussaint Marguerite et Vesse Adeline.

"Et balancez mes cendres sur Mickey est une pièce qui nous incite à réfléchir sur la condition humaine face à la consommation industrielle et l'avenir de notre société contemporaine. Rodrigo Garcìa propose, dans son texte, une vision du monde en décadence. Un monde malade et névrosé, régi par le déni de sa propre nature : une nature par définition imparfaite, rugueuse et originale."

Parce que les termes en gras et le titre suffisent...  Comment ça, non? Bon!

Encore une fois, le TOB nous offre une pièce grinçante dénonçant, cette fois, les travers de notre société en mettant en exergue son formatage à et par la (sur) consommation. Ce n’est pas grave si ça sonne légèrement redonnant après Rouge Gueule, nous aimons la masturbation intellectuelle sur fond de « pascontent » et le clamons haut et fort !
Un thème cynique, donc, mais surtout une mise en scène qui déménage, un véritable show au burlesque plantureux hautement talonné par une élégante aliénation à l’expressivité décoiffante. Des costumes superbes, des actrices parfaites hôtesses, un rythme élaboré, non vraiment, originalité et fonctionnalité sont présentes à l’appel et vous nous en voyez plus que ravis !
Un seul bémol peut-être… Enfin, non ! Deux. 
Premièrement, ayant hérité d’une place au tout premier rang, je peux témoigner de la difficulté  visuelle occasionnée lorsqu’il y a moult mouvements mais aussi plusieurs déplacements aux diverses extrémités de la scène convenue. Deuxièmement (et c’est partiellement lié), la compréhension du texte passe de temps en temps à la trappe. Plusieurs raisons à cela.  Primo, face à un tel déploiement scénique, l'acoustique ne peut logiquement pas être optimale. Deuxio, nous avons noté de temps à autre un manque d’articulation et de puissance vocale mais surtout quelques problèmes de prononciations qui peuvent quelque peu gâcher le plaisir auditif du spectateur…
Ne restons pas pour autant sur cette touche négative et relevons tout particulièrement la prestation de Marguerite Toussaint, au jeu parfaitement calibré, à la diction exceptionnelle, aux mimiques expressives à souhait mais surtout au sourire lumineux et contagieux !
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Nuit Européenne des Musées 2011
Samedi 14 mai - 20h30-23h30

Cette soirée en plusieurs étapes sera conduite par le peintre Christophe Cartier. - Au travers de la projection de ses œuvres de 1985 à aujourd’hui, il nous fera parcourir le chemin qui l’a mené, de la figuration à l’abstraction, de la représentation extérieure du monde intérieur à une présentation intérieure des apparences extérieures.
Un mouvement kaléidoscopique empreint de superpositions de papiers transparents entre lesquels l’huile est posée par taches, par flaques, par déferlantes et par coulures retenues par une couche de vernis.
Des strates qui jouent sur la transparence, pour des effets de matière sans matière.
Avec certaines peintures regroupées en diptyque et en triptyque, l'horizon est placé plus haut, comme dans les nymphéas de Monet auxquels ses œuvres font penser, non par des similitudes formelles, mais par une démarche picturale pour laquelle il trouve d'autres solutions.

Suivra un parcours historique des différents courants abstraits qui jalonnèrent l’histoire de l’Art ...
Des dernières œuvres de Monet quasiment abstraites,
à Kandinsky,
ou Malevitch en 1913,
jusqu’au groupe « support surface » , ... Un voyage au cœur d’une palette de techniques d’application de la couleur et du geste : usage des colorants, empreintes (C. Viallat), tampons (L.Cane, J.P Pincemin), aplats (M. Devade et V.Bioulés), pliages, trempages (N. Dolla)…

Puis, sera abordée l’œuvre de peintres "particuliers"...
Mondrian, dont l’œuvre abstraite découle de l’observation des arbres,
Jean Hélion, qui commença son œuvre par une peinture abstraite pour finalement s’orienter vers une figuration d’un pur réalisme.
 

Enfin, un panorama actuel d’artistes du XXIème siècle qui par leurs essais formels tentent de poursuivre cette aventure qu’est l’abstraction en peinture.
On peut citer entre autres Gerhard Richter, Albert Oehlen, Terry Winters, Christopher Wool, Gunther Förg, Fiona Rae et pour les Français, Dominique Gauthier , Bernard Piffaretti, Christophe Cuzin, Bruno Rousselot …..

Le Centre d’Art Paul Delouvrier se veut comme un témoin de cet univers de la culture et de l’art dans toutes ses expressions aujourd’hui. Les collections présentées reflètent cette approche singulière, depuis l’art éthiopien, les scénettes si originales et représentatives de notre mémoire commune, les trésors précieux de notre passé liturgique, jusqu’aux peintures d’art contemporain, reflet d’une recherche passionnée pour exprimer culture et beauté en notre monde. Rassembler les divers éléments de traditions culturelles à partir de ce socle que représente l’édifice religieux, tel est bien l’enjeu d’une telle démarche. Sur 500 m° d’exposition, chaque visiteur pourra se faire une idée de ce qui rapproche, aujourd’hui, les hommes à travers tant d’expressions de la simple beauté.

 

Centre d’Art Paul Delouvrier
12, Clos de la Cathédrale
91000 ÉVRY
Tél : 01 60 75 02 71
Fax : 01 60 78 83 73

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Pourquoi pars tu en fuite....Bat toi!!!

Dis moi qu'est ce que tu fais de ta vie

te laisses pas aller dans les méandres de la fuite

Pourquoi gacher ton temps dans ce monde d'incompris...

 

Sers toi de ta force pour sortir de tes tracas

bat toi et fonce tu vois.....crois en toi!!!

 

Que la couleur de ton sang ne te serve pas à foutre ta vie en l'air

jète donc au panier ces seringues car on est là pour toi!!!

 

Certes ton destin ne t'a pas gâté, t'as vu des tas d'horreur

mais tu peux changer ta destiné...vis et crois en toi..tu y arriveras!!!

 

Fonce et sert toi de ton passé pour avancer

tu es fort car tu as passé les épreuves

alors ne te détruis plus , la drogue c'est pas pour toi!

 

Je sais tes problèmes , je comprends tes erreurs

qui n'en fait pas..............?

 

Mais aujourd'hui tu vas te reprendre , car tu es la personne la plus capable que je connaisse

tu es , tu es sensible , garde précieusement cette qualité en toi mais ne tarde pas à réagir

et tu verras tout changera autour de toi...crois en toi.

 

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Aux êtres ...A la nature...A la vie.

Sur les chemins de la vie on se pose à regarder pas que les bonnes choses

pourtant sur le chemin de notre destinée se trouve tant de beaux êtres....

 

Regardez le bon coté , même si jamais toute rose , la vie se métamorphose

dans le coeur des enfants se trouvent l'Amour qui nous émerveille les jours de pluies....

 

les belles âmes sont là pour nous apprendre à relativiser les soucis , nos ennuis

Il se peut que si l'on ouvre les yeux sur le monde , de l'autre coté du miroir

 

 l'on peut appercevoir cet univers où les esprits s'ouvrent à la vie.

 

 

Ouvrir son coeur c'est regarder vers l'avenir , ressentir ces regards de tendresse

s'amuser d'un rien, laisser sa personnalité se fondre dans l'allégresse...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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journal de bord, mercredi 27 avril 2011

.C'est la montée du Golgotha qui reprend son tour de manivelle. Après le lundi de Pâques, on aurait du s'en douter.

J'ai repris le boulot, comme prévu, comme conv'nu. Hier, j'ai terminé à ... 18 heures 30 (pas moins, non). La dernière partie du courrier, je n'ai même plus pu l'avoir en main : l'endroit où le dernier "refeelback" se trouvait était fermé, grillagé, l'instant de fermeture avait sonné.

 

Les env'loppes brunes à remplir, pour les contributions, ont fait leur entrée. Les collègues, eux, les ont déjà expédiées en grande partie la s'maine dernière. Là, je suis plus en r'tard qu'eux. Et pour cause : le gars qui m'a remplacé la s'maine dernière (le même que ... la fois d'avant) n'a pas touché aux "env'loppes brunes"

 

Soleil, soleil, hier. Tapant. La syncope n'était pas loin. Dur dur d'avancer. "Facile pour vous quand il y a du soleil", n'ont pas manqué de me rapp'ler, avec la plus grande des insouciances, certain(e)s. Quand je laisse dire, ça me tape sur le système. Quand je réponds, quand je m'explique, je m'entends dire : "Eh bien, faut faire une pause !". Comme si ça allait de soi.

 

Et les scénarios qui n'ont, évidemment, pas manqué ...

 

Rue de Vergnies, 25.

 

Devant un théâtre (et sa boîte aux lettres), une voiture s'était garée. La porte d'entrée, entr'ouverte, bouchait les sonnettes. Le conducteur de la voiture m'a regardé avec la plus grande des insouciances, des désinvoltures. Se foutre de ma gueule, en prenant à témoin les "jeunettes", devant le théâtre, ça n'a pas manqué. Bon, bon. J'étais (déjà) trop claqué pour riposter. Et je devais sonner, là, au théâtre. J'avais un paquet, adressé à une nana du théâtre (une certaine Isabelle Van ...), qui nécessitait une signature et 66 euros 60 de paiement. J'attends presque une minute. Elle finit par débarquer. Sans le sou pour commencer. Mais en m'indiquant fermement qu'elle attend le paquet. Je lui ai dis que j'ai besoin de l'argent demandé et que je suis à labours. Elle répond : "désolé, faut comprendre, on est aussi en réunion !". Voilà qu'elle repart chercher l'argent. Je lui dis : "dans une minute, je pars" (faut savoir qu'une minute vingt/vingt-cinq, je crois, c'est le temps légal maximum que le facteur doit respecter envers le client). Le gars à la voiture enchaîne, en f'sant les yeux doux à la fille et en se foutant toujours de ma gueule. Final'ment, la fille revient, mais pas avec la somme exacte. Je n'ai même plus la force de répondre qu'il faut exactement le compte juste, parce que, depuis peu, ce ne sont plus les employés, au bureau, qui reprennent l'argent, mais les machines ... et que le compte exact est de rigueur. Je rédige un avis, je le donne à la fille. Je poursuis mon ch'min. Cinq minutes plus tard, la nana me rejoint en courant avec ... 66 euros 60.

 

Bon, bon.

 

Rue de la Croix, 9.

 

Une cliente qui n'est pas contente parce qu'elle n'a pas reçu un paquet, en circulation depuis le 11 avril. J'essaie de me rapp'ler. J'étais en service ce jour-là. Ca me revient. Il n'y avait personne chez elle (non : chez eux). En me rapp'lant qu'ils partent parfois plus d'une semaine, j'avais pris l'initiative, ce jour-là, de mettre sur le paquet : à représenter le 26. Entre temps, c'est vrai, j'avais ma semaine de break. Et je trouvais plus sage de leur représenter le paquet ... un jour où je serais de service et où je serais sûr de les voir chez eux. Manque de pot : ils étaient chez eux le 12. Et ... ils ont porté plainte à la direction.

 

La même cliente m'a tenu cinq minutes sur le trottoir. Motif : une lettre écrite de Marseille, le 29 mars ... qui n'est jamais arrivée. J'ai du me décarcasser (dans un état de fatigue pas possible, y avait du travail à n'en plus finir sur la tournée) pour lui répondre ... où elle devait se plaindre (ce qui n'est même pas dans mes attributions).

 

Bon, bon.

 

Revenons à nos 66 euros 60.

 

Là aussi, j'ai appris quelque chose ... ce matin.

 

Grâce aux machines, on peut voir le détail des paiements qu'on est sensés encaisser, nous les facteurs. Et on doit désormais donner le compte juste, mettre l'argent dans des plastiques ... qu'on scanne ensuite, mettre ensuite l'argent dans un coffre. C'est nouveau. Oh, c'est simple, quand on pige. Juste que ... un nouveau mode de travail, faut le temps "pratique" pour assimiler.

 

Il se fait que ...

 

Je n'avais plus, dans ma poche, les ... 66 euros 60. Oui, j'étais rentré au bureau. Pour liquider mes comptes avant 16 heures, instant où l'alarme est déclenchée. Je crevais de soif. Et en reclassant une dernière fois mes r'commandés (avant de les remettre à l'employée), j'étais allé chercher une boisson (à 1 euro) dans le distributeur, près d'une fenêtre. Quand on est déshydraté, pas besoin de franchir le Sahara pour colmater sa soif. J'avais pas vu, dans cet enchaîn'ment de situations, que l'euro (parti dans le distributeur) faisait partie des 66 euros 60 que je devais justifier.

 

Donc ...

 

Pour rééquilibrer le bazar, j'ai allongé cinq euros (de ma poche). En me disant : d'accord, je perds trois (ou quatre) euros, mais ainsi, y a pas de déficit.

 

Voilà qu'un des chefs (pas un des moindres) s'amène, ce matin, avec une feuille nécessitant une signature. Oui, oui, de l'argent en plus (et qu'on a allongé de sa propre initiative pour combler les trous), c'est aussi, paraît-il, du déficit. Paraît qu'à cause de mon erreur, j'embrouille les quotas. D'accord, d'accord. Maint'nant, je le sais. Ce qui est fou, c'est qu'au moment où j'ai regardé l'ordinateur (dans le but de vérifier mes erreurs), je n'ai rien remarqué d'anormal dans les indications. Par contre, j'avais vu qu'en cas de "trop peu d'argent", c'était souligné en rouge.

 

Comme je le disais, le chef s'est am'né avec une feuille nécessitant une signature ... où je peux ainsi dire que l'argent (de plus, de trop) vient de moi. Comme si j'étais fautif d'une erreur que je n'ai pas le droit de commettre.

 

On finira bien par s'y retrouver.

 

Quand je demande au chef (qui me parle sur un ton convaincant et ... punitif) ce qui pourrait m'arriver (de grave), suite à cette erreur (qu'il induit dans sa voix), il est incapable de me donner une réponse concrète. Jeu de persuasion ? Jeu de pouvoir ? Déformation professionnelle ? Toujours est-il qu'à nouveau, j'entends, je prends sur moi ...

 

Allez, Hugues, tu as déjà bravé d'autres tempêtes !

 

Le pire, dans l'histoire, c'est que je ne lui en veux pas, à ce chef. Par ailleurs, c'est un gars avec lequel je m'entends bien ... et je le connais depuis quelques années.

 

C'est pas un pourri, c'est pas un salaud. Loin s'en faut. C'est même un gars honnête.

 

Le problème, qui peut m'opposer à lui, est plus complexe.

 

Il cumule les fonctions de délégué syndical et de chef. Pour commencer. Cette situation n'est déjà pas logique. Deux fonctions contradictoires. Comme c'est un gars "bien assis", qui a plus de trente ans dans la boîte, qui sait faire la part des choses, il sait à quel moment il peut être "délégué syndical", exposer, crier ses arguments et quand il doit être chef, quand il doit donner les injonctions qui viennent parfois d'en haut (quitte à parler dur, comme un patron, s'il n'a ... pas le choix).

 

Ainsi donc, hier, pour citer un exemple ...

 

ON avait deux types de "toutes boîtes" (publicités). Dieu sait si, quand on a déjà beaucoup de boulot, une publicité en plus, ça aggrave la situation. Quand il y a deux publicités, c'est encore plus dur. Un remplaçant vient demander s'il ne peut pas répartir les "toutes boîtes" en deux jours. Le chef dit : "non, désolé, on a reçu les ordres de la direction". Lui qui, par ailleurs, prétend souvent, quand on est en pause, quand il a le temps (et la possibilité) de réagir en délégué syndical, qu'il comprend les facteurs.

 

Allez, soit.

 

De plus, sur le plan humain, extra professionnel ...

 

C'est un gars sincère, profond, intéressant. On discute de beaucoup de sujets avec lui. Je suis déjà resté plus d'une heure avec lui, après l'boulot, à parler ... de musique, du sens de la foi, du sens du mariage, du sens de la famille.

 

Je n'oublierai jamais, non plus ...

 

Y a deux ans, quand je me suis tapé une dépression, un burn-out ...

 

Il a été le premier à me téléphoner pour me demander de mes nouvelles. A me dire : soigne-toi, une santé on n'en a qu'une. Ca m'a touché. Ca ne m'étonne même pas du gars. Non, non.

 

Le problème est plus complexe.

 

Il ne s'agit pas, dès le départ, de quelqu'un que je ne peux pas renifler. Loin s'en faut.

 

Il s'agit, oui, de quelqu'un que j'apprécie (qui me le rend aussi) et dans lequel j'ai placé, en connaissance de cause, une part de ... confiance.

 

Oui, le problème est plus complexe.

 

A la fois, je sens un homme chouette, à l'écoute, plein d'empathie.

En même temps, je rencontre un syndicaliste gueulard.

En même temps, je rencontre un chef qui ne fait pas de cadeaux.

 

Oui, faut replacer les éléments dans leur contexte. Le gars cloisonne, avec toute sa cohérence d'esprit, toute sa logique, tout son bon sens, les rôles qu'il joue, sa manière de penser, ses sympathies humaines (qu'il ne cache même pas) et sa logique de chef. C'est pas sorcier. Scientifiqu'ment, ça se résume en un tour de main. Je le dis, je le répète : le gars est honnête, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.

 

Malheureus'ment pour lui ...

Malheureus'ment pour moi, qui suis d'une pièce ...

Malheureus'ment pour moi, qui a horreur des messages contradictoires, des messages ambigus, des messages à trois ou quatre casquettes ...

 

Ca ne passe pas.

 

Je ne peux me sentir en confiance. Je reste sur le qui vive. L'auto-défense ne me quitte plus. Je vois, je sais, je sens (sans jug'ment aucun) à qui j'ai affaire. Mon sixième sens fonctionne cinq sur cinq.

 

A mes yeux, ça reste ... de la manipulation, de la récupération. Légale, bien sûr.

 

"J'ai reçu des ordres de la direction", dit-il, à juste titre, quand il est chef.

"On a obéi aux ordres", disaient ... les nazis, y a un demi-siècle, dans un autre contexte (ordinaire, quotidien).

Où est fondamental'ment la différence ?

 

J'ai surtout, quand j'y pense, très très ... mal au coeur.

 

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Le présent mystificateur

 

Le temps présent, en écriture,

Dit des idées, montre des faits.

Dans un déroulement parfait,

Réalité ou imposture?

 

Si une date est mentionnée,

Elle n’affaiblit nullement

Ce qui s’impose assurément;

On ignore cette donnée.

 

C’est la magie du temps présent

Qui permet de croire actuelles

Des scènes pourtant non nouvelles,

D’entendre des aveux plaisants.

 

Les propos de ceux que l’on aime,

Relus et parfois prononcés,

Hors de l’atteinte du passé,

Les révèlent restés eux-mêmes.

 

27 avril 2011

 

 

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L'oiseau de la liberté....

L'oiseau bat de ses ailes , il nous parle au travers de  notre imaginaire

Le cheval, la tête haute nous apprends à garder confiance en nous

 

Nous sommes une partie de ce tout qui nous entoure

Nous sommes à la fois l'amour et la connaissance

L'innocence , la tolérance et l'impatience...

 

Nous sommes tout celà avec les non dits

cette partie de nous qui transperce nos dires.

 

Nous existons pour Aimer et vivre.

 

Comme le bateau qui s'éloigne vers d'autres horizons

apprenons à voyager au travers du temps qui passe...

 

Apprenons à sourire comme l'enfant qui est en nous

Réalisons qu'il est bon de s'intéresser aux autres...

 

Je voudrais être cet autre qui visite le temps

que la solitude apprivoise avec tout son sens.

 

L'inconscience gêne la conscience

conscience qui vit en nous....

 

Exil depuis tant d'années la terre est mon alliée

Voyages au bout de l'infini , c'était ma réalitée...

 

Aujourd'hui la terre continue certe à tourner

mais que reste t'il de ce Monde tant aimé?

 

 

 

 

 

 

 

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Le Dictionnaire philosophique portatif de Voltaire

12272730070?profile=originalOuvrage de François Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), publié à Genève chez Cramer en 1764, et comprenant 73 articles. Éditions augmentées en décembre 1764, en 1765, en 1767. La dernière version, intitulée la Raison par alphabet, parue en 1769, comprend 118 articles.

 

Le 28 septembre 1752 à Potsdam, au cours d'un souper, il fut décidé, nous apprend Collini, secrétaire de Voltaire, de se lancer dans une oeuvre collective sous le patronage de Frédéric II. On ferait un dictionnaire contre le fanatisme et les préjugés. Depuis l'arrivée de l' abbé de Prades en Prusse, à la suite de la condamnation de sa thèse par la Sorbonne, Voltaire avait de "beaux projets pour l'avancement de la raison humaine". Lui seul prend au sérieux ce projet et rédige quelques articles. Mais d'autres occupations le détournent de continuer cette tâche. A partir de 1755, il collabore à l' Encyclopédie. En 1758, il se retire après l'abandon de d'Alembert, découragé par les campagnes antiphilosophiques. Voltaire est persuadé qu'on ne peut imprimer en France des vérités utiles. L'idée d'un "portatif" se fait jour dans ses griefs contre l' Encyclopédie qu'il accuse de noyer l'essentiel dans un fatras.

 

Le 18 février 1760, alors qu'il a lancé sa grande campagne contre l'"Infâme", il fait cette confidence à Mme du Deffand: "Je suis absorbé dans un compte, que je me rends à moi-même par ordre alphabétique, de tout ce que je dois penser sur ce monde-ci et sur l'autre, le tout pour mon usage, et, peut-être, après ma mort, pour celui des honnêtes gens." La formule du dictionnaire lui paraît propre au combat qu'il mène et qui s'est intensifié depuis la mort de Jean Calas. En 1763, il affirme: "Je crois qu'il faudra désormais tout mettre en dictionnaire. La vie est trop courte pour lire de suite tant de gros livres; malheur aux longues dissertations." Le Dictionnaire philosophique portatif sort des presses alors que l'arrêt des juges de Toulouse vient d'être cassé. Voltaire mène, par correspondance, une étourdissante campagne de désaveu, attribue tantôt cet ouvrage diabolique à un apprenti théologien, nommé Dubut, tantôt à plusieurs auteurs. Il ajoute huit articles en décembre 1764, une Préface et seize articles dans l'édition Varberg de 1765, après la visite de Damilaville, un ami de Diderot et du baron d' Holbach. Le Dictionnaire est brûlé en 1766 sur le bûcher du chevalier de La Barre. Voltaire ajoute dix-huit articles en 1767, quatre en 1769 qui concernent surtout la Bible et l'histoire religieuse. Cette Raison par alphabet porte un net caractère de pamphlet antichrétien.

 

De l'article "Abbé", ajouté en 1765, à l'article "Vertu", le Dictionnaire philosophique est un pot-pourri de philosophie voltairienne. Impossible de résumer une oeuvre qui parie sur la discontinuité en adoptant l'ordre alphabétique. La Préface de Voltaire le précise: "Ce livre n'exige pas une lecture suivie." Pourtant quelques lignes de force peuvent être dégagées.

Ce tour d'horizon philosophique privilégie la critique religieuse. Dans son état définitif de 1769, les trois cinquièmes des articles sont consacrés au judéo-christianisme, soit 36 articles sur la Bible et 35 sur le christianisme. Le Livre saint, auquel l'auteur conteste une inspiration divine ("Prophètes"), est désacralisé. Les vérités révélées ont été empruntées à des cosmogonies antérieures: ainsi la Création en six jours, l'idée d'un paradis terrestre, celle du Déluge, la création de l'homme ("Adam", "Genèse", "Moïse"). Les Juifs ont copié les Égyptiens ("Carême", "Circoncision"). Leur histoire est remplie de cruauté ("Histoire des rois juifs", "Jephté"). Les grandes figures de l' Ancien Testament sont dévalorisées ("Abraham", "David", "Ézéchiel", "Jephté", "Job", "Joseph", "Moïse", "Salomon"). Le christianisme fait l'objet d'une attaque frontale ("Christianisme"). Il y eut de nombreux messies ("Messie"). L'Incarnation et la Rédemption ne s'expliquent que par le dogme absurde du péché originel, inconnu des Juifs ("Péché originel"). Voltaire remet en cause la valeur historique du Nouveau Testament ("Apocalypse", "Christianisme", "Évangile"), survole l'histoire de l'Église avec ses hérésies ("Arius"), ses arguties théologiques ("Conciles"), ses récits exagérés des persécutions ("Martyr"). Il jette le discrédit sur l' infaillibilité pontificale ("Pierre"), démontre que les sacrements sont d'invention humaine ("Baptême", "Confession"), prétend que la foi consiste à croire ce qui est impossible ("Foi", "Miracle"), stigmatise des croyances monstrueuses ("Transsubstantiation"). Il dénonce des discours vains ("Divinité de Jésus", "Grâce", "Résurrection"). Il instruit le procès de l' intolérance ("Inquisition", "Julien", "Papisme", "Persécution", "Tolérance"), invite à réformer des abus ("Abbé", "Convulsions"), à réfléchir sur le rôle du clergé ("Catéchisme du curé", "Lois civiles et ecclésiastiques"). L'ensemble est donc imposant. L'ordre alphabétique multiplie les points de vue. Il autorise aussi la plus grande variété.

 

La cinquantaine d'articles qui ne sont pas centrés directement sur des questions religieuses se répartit équitablement entre des textes à connotation proprement philosophique ("Bien" [souverain bien], "Bien" [tout est], "Bornes de l'esprit humain", "Caractère", "Certain, certitude", "Chaîne des événements", "Fin, causes finales", "Idée", "Liberté", "Nécessaire", "Sensation") et des textes à connotation politique ("Égalité", "États, gouvernements", "Fraude", "Guerre", "Lois", "Luxe", "Maître", "Morale", "Tyrannie", "Torture").

 

Quelques articles, plus isolés, traitent de questions relatives à la psychologie humaine ("Amour", "Amour-propre", "Amitié", "Gloire", "Orgueil"), d'autres, de questions esthétiques ("Beau", "Critique"). Mais en feuilletant ce livre, on tombe aussi sur "Apis", sur "Anthropophage" ou sur la "Chine".

 

Le XVIIIe siècle est le siècle des dictionnaires: il aime classer et thésauriser le savoir; il sut conférer de la dignité à ces sommes qui accèdent, avec le Dictionnaire historique et critique de Bayle et avec l' Encyclopédie, à un niveau dépassant celui d'un répertoire ou d'un instrument de travail. Voltaire participe de cet engouement. Il pratique Bayle depuis longtemps, il s'est fait "garçon encyclopédiste", mais il prétend que des in-folio ne sont pas susceptibles de promouvoir une révolution dans les esprits. Il croit aux vertus des livres brefs. D'où l'idée d'un portatif, vade-mecum nécessaire aux honnêtes gens. On fera remarquer que des portatifs avaient vu le jour avant celui de Voltaire. C'étaient des ouvrages spécialisés, condensant les connaissances par matière: ainsi des dictionnaires portatifs de médecine, de théologie ou des cas de conscience. En qualité d'abrégés, ils visaient à répondre aux besoins d'une clientèle précise. Voltaire ne songe pas à offrir des résumés à ceux qui ne pourraient pas consulter les grands ouvrages de référence: il s'agit pour lui de proposer une sorte de quintessence de la philosophie des Lumières. Dans cette perspective, point de souci d'exhaustivité: il importe au premier chef de montrer l'esprit critique en action. D'où une liberté dans le choix des sujets, dans la manière de les traiter, dans le rythme de l'ouvrage. Voltaire veut moins vulgariser des connaissances que diffuser un certain état d'esprit. Son public est à la fois restreint et susceptible d'extension, comme le montrent les contradictions plus apparentes que réelles de sa Préface, dans laquelle il affirme à la fois que "les personnes de tout état trouveront de quoi s'instruire en s'amusant" et que seules "les personnes éclairées" peuvent lire ce livre. En fait, le dessein est clair: les Lumières doivent être diffusées en priorité auprès des honnêtes gens et "tout honnête homme doit chercher à être philosophe, sans se piquer de l'être". Le Dictionnaire philosophique se taille donc une place à part et fort éminente parmi les sommes du XVIIIe siècle. Il ne cherche pas à dresser un inventaire du savoir humain, comme l'Encyclopédie. Il veut, "à quelque endroit qu'on l'oeuvre", donner à réfléchir.

 

Comment agir sur ces honnêtes gens et promouvoir, en quelque sorte, un changement dans les mentalités? Voltaire répond en classique: il faut "instruire en amusant". D'où la stratégie adoptée. Il privilégie la forme brève. Point d'argumentations pesantes, point de longues dissertations, point de compilations sans fin. Chaque article est une unité indépendante; il s'inscrit aussi dans une constellation d'articles. Le jeu des reprises, échos et variantes invite à des lectures non suivies, mais fort actives avec retours en arrière ou comparaisons à expliciter. Les protocoles de lecture peuvent varier en fonction du lecteur censé étendre les pensées qu'on lui a proposées. Ainsi Voltaire a-t-il joint "l'agréable à l'utile". L'agréable, c'est la création du genre inclassable de l'article tel qu'il l'a conçu. Il prend toutes les formes. Il accueille des éléments de fiction ("Lois", "Maître", "Égalité", "Gloire"). Il se transforme parfois en petits dialogues philosophiques ("Fraude", "Nécessaire", "Dieu", "Liberté de penser" et la série des "catéchismes"). De libres propos incluent des réflexions historiques et des anecdotes ("Anthropophage", "Torture"). Des commentaires impertinents de la Bible ("Abraham", "Ézéchiel", "David", "Job") voisinent avec de courts essais ("Julien le philosophe", "Idole", "Tyrannie", "Vertu") ou des résumés historiques percutants ("Conciles", "Martyr"). L'agréable, c'est encore la virtuosité d'un style polémique, les finesses de l'ironie, les surprises de la fantaisie. Une veine facétieuse traverse tous ces textes. Mais point d'art gratuit. Les ouvertures ou les chutes piquantes des articles, les images obsédantes, les interventions d'un narrateur malicieux ou indigné, les sarcasmes d'un esprit féroce sont au service d'une machine de guerre. Ce livre qui "sent le fagot" est un condensé de la pensée voltairienne, avec ses interrogations sur le mal et sur la chaîne des événements, avec son scepticisme à l'égard des dogmes, sa fascination horrifiée quant aux erreurs dans lesquelles se complaît la malheureuse humanité, sa haine de toutes les formes d'assujettissement, ses exigences de lucidité. La leçon porte moins sur un contenu que sur une méthode. Voltaire comme l'Anglais Boldmind de l'article "Liberté de penser" donne l'exemple de celui qui ose penser par lui-même et invite les autres à "apprendre à penser". Dans ce contexte s'éclaire l'affirmation de Voltaire: "Les livres les plus utiles sont ceux dont les lecteurs font eux-mêmes la moitié." Le Dictionnaire philosophique se classe donc parmi ces livres qui stimulent et engagent à lutter contre toutes les tyrannies qui prétendent asservir les esprits.

 

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Aimer c'est être à l'écoute.

Aimer c'est écouter l'autre , l'aider dans ses difficultés

Exister c'est se sentir vivre auprès de celui qui est notre moitié.

 

Quand le chemin de la vie nous semble morose

regarder les êtres avec l'Amour dans les yeux

Penchez vous sur les jolies mots en prose

s'ouvrir à chaque instant et faire un voeux

celui de réaliser ces rêves innachevés...

 

Vivre auprès de ceux qui nous aiment

ouvrir son coeur à tant de raisonnances et d'accords

jouer les sons qui nous touchent, réinventer la vie  qui nous offre ses trésors.

 

Voler comme l'oiseau , chanter comme l'artiste en herbe

visiter les musées qui regorgent tant de beautés.......

 

Exister c'est se poser , s'étonner et apprendre

Apprendre pour puiser l'énergie de cette conscience

Ecrire pour échaper aux  larmes du passé....

 

Mais toujours oui toujours se dire que la vie a toute son importance.

 

 

 

 

 

 

 

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le coffre aux souvenirs

 

 

 

J'ai entre ouvert le coffre aux souvenirs

Un parfum de mots doux

De caresses

De sourires

De baisers

S'en échappe

 

Tout y était si bien rangé

Recouvert de fini

De jamais

 

Par-dessous tout ce fatras

Il y  avait mon cœur

Chiffonné

Abimé

Oublié

 

Tout y était si bien gravé

Rien ne s'était effacé

 

Et je ne  peux  plus le refermer

Je suis là

Seule

A regarder

A écouter

C'était si bon quand tu disais

Je suis bien

Je suis si bien

Des mots, rien que des mots

Si doux

Si forts

Pourtant

 

Et puis

Peut-être

Qu'une autre a pris la place

Et puis

Peut-être

Que tu as tout classé

Tout rangé

Oublié

 

Je ne veux même pas y penser

 

 

 

Mars 2010

©  Nadine-Lia Lejeune

 

 

 

 

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Nothing Rien Niks Nada

arton1327.jpg

Du 11/03 au 02/04/2011 à l'Atelier 210.

Du Panach' Club
Mis en scène: Eric de Staercke
Avec  le Panach' Club

"Rien ce n'est pas n'importe quoi! Rien ce n'est pas un petit peu. Rien, ce n'est pas "pas grand chose". Rien c'est tout, c'est absolu et infini! Rien c'est l'origine de tout et l'aboutissement de tout! Rien, c'est la liberté! Se battre pour un petit rien! Vivre pour rien et faire ça pour rien! Rien, c'est le sens de toute création! A quoi sert la culture, à quoi sert l’art, à quoi servons-nous ? Nous ne servons à rien! Et pourtant, on a besoin de rien ! Enfin de ce rien… pour vivre... Si ça ne vous dit rien, ça vous dit déjà quelque chose! Dans son style comico-déchirant absurdo-romantico-panacho-tango-nihiliste, le Panach’Club présente sa nouvelle création, visuelle, sonore et totale comme une page blanche. « Nothing – Rien – Niks - Nada » pourrait aussi s’appeler « 2011, l’odyssée de l’espace vide », un hommage à Peter Brook et Stanley Kubrick, maladroit et naïf, certes, mais c’est le geste qui compte !"
Parce que j'aime le néant, que le titre me fait penser à la pub de mobistar et par extension à une nouvelle mienne où j'usai de cette référence vaseuse, que l'Atelier 210 m'a, pour le moment, rarement déçu et qu'il y a Delphine Ysaye dont la prestation dans "Boomerang" m'avait énormément plu!

First of all, my mistake: No Delphine Ysaye in that play but whatever! Les autres comédiens du Panach' Club suffisent largement! 
Ensuite... Nous voici plongés dans une pièce pour le moins atypique, plutôt courte mais très expressive. En effet, nous sommes ici les spectateurs d'une incroyable performance (pour les éventuels adeptes du PPP,  ça ne signifie pas qu'on demande au public de parler, loiiiin de là). Sur la scène, ce ne sont plus des comédiens mais des corps en mouvement, ce ne sont plus des êtres humains mais de simples numéros, ce ne sont plus des individus mais des archétypes caractériels... Pour finir, ils ne sont plus rien, happés par  le monde actuel qui veut toujours aller vite, toujours plus vite mais qui, paradoxalement, passe la plupart de son temps à faire attendre ses citoyens.Tout nos opérateurs Mobistar sont occupés, veuillez patienter s'il-vous-plait... 
Rien ne nous est annoncé, rien ne nous est expliqué, ils laissent simplement le soin à notre hémisphère droit de profiter visuellement de la pièce tout en faisant travailler le gauche à la signification, le message qu'ils essaient de nous faire passer. Parce que lerien, absurdité sans nom, est partout,  rôde mais ne doit pas pour autant s'immiscer dans notre cervelet, le Panach' Club nous offre la possibilité d'interpréter à notre guise leurs questionnements sur ce monde sibyllin. 

Pas de points négatifs, donc? Peut-être ce manque d'ancrage dans le réel, le vrai, le vraisemblable, l'expliqué ou l'explicable leur feront perdre en cours de route une partie des spectateurs, trop terre-à-terre et cartésiens et on ne peut les blâmer. Sans indications, nous ne pouvons décemment pas savoir à quoi nous attendre et une partie de nous ne peut s'empêcher de guetter l'explication, l'arrivée du messie, celui qui offrira du sens à ce purgatoire pour le moins singulier. Les pourquoi restent donc sans réponses, occasionnant probablement quelques frustrations immuables et c'est bien dommage... Mais, à leur décharge, il n'est jamais aisé de garder les pieds sur terre lorsque la tête se perd dans les nuages et encore moins d'avoir un globe oculaire extrinsèque quand on est "à fond dedans".

Louons donc cette prouesse théâtrale et recommandons-la aux cartésiens, à l'esprit en constante mutation à la perpétuelle interrogation, qui recherchent vainement le sens de vie perdu!

http://www.atelier210.be/
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La vie et ses alléas......

Sur le chemin de la liberté se trouve un enfant au coeur brisé

Il traîne sa peine dans le monde endormi.........

 

Il passe des chansons en boucle pour égayer sa vie

derrière son masque se trouve un grand coeur...

 

Il cherche son destin , se pose parfois devant un tableau

Aux couleurs diffuses, espérant ainsi ressentir encore de l'émotion.

 

Il parcoure le temps en rêvant, il change le monde, son monde.

Parfois la télé le ramène à la réalité, le journal télévisé...

 

Il veut pouvoir exister malgrès son chagrin

s'affirmer pour se sentir en accord avec sa personnalité....

 

Il aime se ballader dans la nature , vivre parmis les animaux

Respirer comme le vent qui se lève,...

 

Il pense encore que tout peux changer

dans sa vie pas toujours rose...

 

Il ne planifie rien , il s'amuse d'un rien

curieux de ce qui l'entoure, il réalise combien la vie est un paradoxe.

 

Parfois ce coeur d'enfant protège le plus démuni

car il n'aime pas l'injustice.....

 

Il est souvent seul,  alors il peint sa vie de couleurs arc en ciel

la vie il l'a ressent au travers de chacunes des parcelles de ses sens....

 

Il aime le Monde , les êtres et apprendre tant de choses.

 

Cet enfant est le reflêt de bien d'autres

Il croit que tout est possible, mais la réalité

parfois le fait descendre de son nuage bleu.

 

c'est pourquoi il prend le temps , le temps de faire une pause

et rêve , rêve encore , ...................................

 

 

 

 

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desordre

DESORDRE


J’ai un abcès d’amertume
Accumulation d’amour
Et de rêves stériles

Je hurle



Méandres où se perd ma raison
Obscurité nuit qui forme cloison
Soubresauts de bonheur
Goût salé de mes pleurs

Hadès Hadès Et toi
Proserpine
Halbrené, meurtri
Je supplie

Emmenez-moi
En vos abysses

Dans les sentiers tortueux
De mon cerveau malade

J’ai le…
Souvenir monstrueux
D’un « JE » anthropophage
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La crétinisation

 

L’aberration qui fanatise,

Peut apparaître comme un art.

On ne dénonce pas de crise

Or s’ouvre un univers à part.

 

Les illuminés contaminent

Ceux qui n’osaient y pénétrer.

Des êtres exaltés s’animent,

Se sentant enfin libérés.

 

Moins de recours à l’humanisme

Pour tenter d’adoucir le sort.

On connaît d’autres mécanismes

Qui ne demandent pas d’efforts.

 

Les manipulés paient le prix

Pour plonger dans l’irrévérence.

Un repos certain pour l’esprit,

Dans l’ivresse de l’indécence.

 

26 avril 2011

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LA FUITE DU TEMPS...

Quand tout est enfin calme et dénué de bruit

Je me retrouve seule dans le coeur de la nuit

Laissant parler ma plume effrontée et candide

Je soulage mon âme et ma pensée se vide!

 

Quand dans un ciel très noir, les étoiles scintillent

Je retrouve la vie et la mémoire qui brillent

Du feu de ces instants si précieux et si doux

Qui me hantent encore et me tiennent debout!

 

Quand la clarté revient au bord de ma fenêtre

J'attends avec respect le jour qui va renaître...

Le premier chant d'oiseau, les murmures du vent

Ces petits riens curieux de la fuite du temps!

J.G.

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journal de bord, mardi 26 avril 2011

Carla Bruni, la première dame de France, serait enceinte.

 

C'est fou comme elle m'avait fait trembler, celle-là, y a quelques années.

 

"Quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore ..."

 

Le refrain résonne toujours dans les oreilles. J'avais eu un coup de foudre, dès la première écoute, qui était survenue, je m'en rappelle, quand je travaillais, l'après-midi, dans un bureau de poste où j'avais été temporair'ment déplacé et où j'avais, les tous premiers jours, un mal fou à m'intégrer.

 

"Quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore ..."

 

Elle était carrément entrée dans mon monde. Elle disait ce que j'avais tell'ment envie qu'une femme me dise. Je sortais, à l'époque, d'une séparation (qui m'arrangeait bien). J'étais disponible.

 

J'ai vibré. Les rues d'Auderghem me le rappellent encore, quand je passe par là.

 

Carla Bruni, oui.

 

Jusqu'au jour où j'ai appris qu'elle allait dev'nir la femme du président de la République, en France.

 

Ca m'a fichu un choc.

 

Ca a complèt'ment cassé mon rêve.

 

Bien entendu, les chansons restent collées à mon âme, à mes aspirations, à mes souv'nirs.

 

Bien entendu, la Carla a le droit d'aimer qui elle veut.

 

Mais ... j'ai le droit de rester le libre arbitre dans l'histoire.

 

C'est même pas que je sois anti-Sarkozy. En fait, je m'en fous, de ce type. En fait, ce type n'a rien à faire dans mon monde. L'idée de passer par lui pour rencontrer, en chair et en os, la "Carla" qui, le temps d'une chanson, m'a emm'né quelquefois au septième ciel, non non, je suis conciliant, mais j'ai des limites.

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«Ce divin ne rien faire»

 

 

                                                                                                              

P9180001-copie-1.jpgVictime de l’inappétence,

immobile dans le silence,

face à ma rue ensoleillée,

je vois les érables géants,

leurs ombres à peine déformées,

sur le macadam argenté. 

 

De hautes tiges se balancent,

amputées de leurs ornements,

fleurs de feu, éteintes, une à une,

après une seule journée.

Les glaïeuls, aux couleurs superbes,

à leur tour, viendront m’égayer.

  

L’écran céleste est sans images,

Or je sais qu’il va s’animer.

Il m’offrira des formes vagues,

Des continents inhabités.

Je surveille, de temps à autre,

en consommant ma liberté.

  

26 juillet 2000

 

 

 

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