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Some say he is the world’s finest violinist...

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« En soi, le cycle des trois sonates de Brahms constitue la perfection. J’avais envie de partager ce moment intime avec le public du Palais des Beaux-Arts et je ne crois pas avoir jamais joué les sonates de Brahms ici. » Maxim Vengerov

 

Et le 2 mai 2011 fut un jour de grâce. Deux partenaires de récital sublimes : le violoniste charismatique  Maxim Vengerov  et  le formidable pianiste arménien Vag Papian forment un carré parfait et nous offent une soirée exceptionnellement poétique, un vrai moment de grâce.  Le  contraste  est saisissant entre l’homme de lumière, de lyrisme et de classicisme sobre, et celui, pétri de substance fauve, de sentiment romantique débordant d’expression du subconscient que nous offre Vag Papian. Ils s’entendent pourtant à merveille et montent leur interprétation des trois sonates de Brahms dans une harmonie difficile à égaler.

 

Dans un tel récital Maxim Vengerov semble vouloir percer à jour  toutes les facettes de l’âme du compositeur. Sa persévérance le rend attachant. Jamais il ne perd sa concentration et semble jouer de son instrument comme s’il parlait sa langue maternelle.

 

Dans cette première sonate il y a des souvenirs qui restent. Empreints de délicatesse et d’élégance. Au piano : Tantôt des tons pastels, tantôt des enjeux passionnés, des élans de tendresses, des babillements légers. Puis la féerie de la sérénade du violon fuse, délicate. Le piano s’ébranle pour la suite du voyage intime fait d’élans de lyrisme et de douceur. Le piano porte avec un respect infini la mélodie du violon qui se développe dans des accents séraphiques et … touche le ciel. Le troisième mouvement s’enchaîne avec vivacité. Le pianiste se ramasse sur son clavier, tel un fauve prêt à bondir. De son visage éclairé par l’inspiration, il semble dévorer la musique et savourer les notes une à une. De temps en temps, son œil vif se suspend un instant à la partition cependant que son partenaire violoniste, se laisse aller à des mouvements de tête gracieux, les yeux souvent mi-clos. La musique révèle son sourire intérieur. Nous sommes dans des arabesques fantaisistes, une chanson sans paroles qui dit l’hymne à la beauté. On pourrait s’en aller après un morceau d’une telle perfection.

La deuxième sonate nous livre encore plus d’invisible. Le pianiste tremble de joie dans les octaves graves. Les mélodies des deux compères s’entrelacent. Germe un élan vital tranquille, germent des bouffées d’humour et des trilles célestes, à nouveau. Le martèlement du piano résonne comme les talons d’une princesse descendant les marches d’un palais. Le prince du violon semble oublier de respirer, tant la musique  lui coule naturellement de l’archet comme une sève créatrice. C’est l’abandon à la musique. Les deux voix glissent l’une sur l’autre, et c’est fini ! 

La sonate n°3 nous jettera dans un univers différent. L’archet ondoie, le piano se fait intime, les couleurs sont des gammes chromatiques. Puis tout à coup, les accords sont plaqués.  Émanent des volutes pianistiques amples et le violon se transforme en berceuse. Pas d’arrêt entre les mouvements. L’adagio est lent et grave, il soutient une réflexion intense. Le pianiste extrait des notes de mystère de son instrument et même des bruissements de harpe. La complainte du violon fabrique des phrasés interminables, on dirait que l’archet s’allonge à l’infini. La fin, c’est du bouillonnement pur et l’explosion de la  passion chez les deux solistes.

 

Le désormais attachant Maxim Vengerov remerciera chaleureusement le public pour son ovation bruyante et enthousiaste  et annoncera la naissance d’un projet en Belgique: la création de l’école primaire et secondaire de Musica Mundi, réservée aux musiciens et dévouée à la musique. Ouverte à tous, cette école combinera un enseignement général de qualité et une formation musicale professionnelle. Déjà Maxime Vengerov participe depuis plusieurs années  à MUSICA MUNDI un stage et festival de musique de chambre international ouvert aux jeunes talents âgés de 10 à 18 ans qui se déroule chez nous, à Waterloo, La Hulpe, Genval.  Il conclut en évoquant le pouvoir thérapeutique de la Musique. Celui-ci remonte à Aristote. . . Le public est ébahi  de tant de simplicité  et de générosité  cachées dans ce virtuose de renommée mondiale.

 

La fête n’est pas finie. Le très jeune orchestre, Belorussian Youth Orchestra, s’est installé souriant sur le plateau pour jouer des fragments de  Tchaïkovski, Vivaldi, G.Radu, L. Anderson et W. Mnatzakanov. Ces derniers moments du concert se dérouleront sous l’emprise de la jubilation et de l’exaltation générale. Tant pour les jeunes musiciens, que pour leur ineffable chef d’orchestre, Vladimir Perlin, promenant son sourire de chat, à pas de velours parmi eux, ...que pour le public, totalement conquis.


Programme du concert :

-Maxim Vengerov violon - Vag Papian piano

Johannes Brahms Sonate pour violon et piano n° 1, op. 78, Sonate pour violon et piano n° 2, op. 100, Sonate pour violon et piano n° 3, op. 108

-Belorussian Youth Orchestra , Musica Mundi Young Talents, direction Vladimir Perlin

Fragments d’Œuvres de Tchaïkovski, Vivaldi, G.Radu, L. Anderson et W. Mnatzakanov

-Et en cadeau surprise, le merveilleux adagio du concerto pour 2 violons de J.S Bach interprété par Maxime Vengerov et Leonid Kerbel, son ami, fondateur de Musica mundi.

 

http://www.bozar.be/activity.php?id=10915&selectiondate=2011-5-2

 

 

 

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le Temps, un instant , une pause.

Temps passe et arrète toi un instant

prend donc une pause un moment.

 

Apprécier la vie , faire un arrêt

sentir ce qui nous entoure

ne pas trop se presser

regarder les alentours.........................................

 

 

Temps au passé composé

redevient bien présent

histoire de se raconter

histoire de se reposer.

 

Regarde dit le temps aux vaste nuages

vois tu l'ombrage que tu me cause

je ne sais plus compter l'instant.

 

Les nuages s'en allèrent laissant au temps

le temps de faire son passage sur terre

voilà donc un moment de paix et de constance dans l'Univers.

 

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olé!

EL Amor Olé !


Samedi ce premier août 98

Matin

Ma Silencieuse,

Te voici à nouveau : Ombre, Silence, Absence. On s’habitue vite aux bonnes choses ; à tes coups de fil par exemple même si parfois tu me fais râler et que je le cache du mieux que je peux mais, foin de tout cela, après tout les choses n’ont jamais que l’importance qu’on leur accorde. J’espère que ce n’est pas une raison de santé qui est cause de ton mutisme. Je t’imagine, certains jours, souffrant, agonisant, te vois dans le coma, t’imagine la tête en sang.
Les bras ballants et je vais, et je viens, me trouve dans tous mes états rongé par la plus forte des angoisses ; pour me persuader, dans le même temps, qu’il n’en est rien que tout cela n’est que le fruit de mon imagination malade. Malade de ton silence abrupte auquel je ne m’habituerai jamais. Je t’imagine en croix ; Je te veux en croix, toi la célébrissime crucifiée
Ce ne sera pas le premier silence, ni le dernier pour me rappeler que, chez toi, c’est comme une habitude :
Te voici tout sourire et puis pfft ! Plus rien. Il n’empêche que chaque fois je m’interroge. Qu’ai-je fait ? Qu’ai-je dis ou pas dit ? Que n’ai- je pas su deviner chez toi ? Vois comme un rien… rien qu’un silence …. Me tracasse. J’ai beau m’en défendre, mais j’attends de tes nouvelles désespérément et malgré moi.
Si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer. Quel besoin éprouves-tu de sans cesse, tester, éprouver, douter, suspecter. Certes, on ne peut s’endormir sur l’amitié quand bien même elle ressortirait de l’affection la plus forte ; C’est là un concept que je partage mais, faut- il pour autant, constamment remettre l’honnêteté des sentiments en question ? Constamment prendre la mesure de la sincérité de l’autre ? Se jouer de sa patience pour être bien sûr qu’il reste en éveil prompt à se rendre à ton désir ? Moi, je ne dis rien, je te regarde agir et froid, et conscient et lucide et plus déterminé que jamais. Je te guette derrière un rideau de pleurs secrets.
Prends garde à la colère que tu suscites. Le meilleur des chiens peut encore mordre.

Midi

J’écoute en ce moment le la Veuve Joyeuse
« Ne jouons pas avec le feu » Elle paraît me prévenir de quelque danger futurs mais, je me bouche les oreilles retiens la mélodie non les mots Ne jouons pas avec le feu… Elle insiste, je persiste dans ma surdité N’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Il est 18H passé ; je ne tourne pas la tête pour chercher une confirmation de cet espace temporel ; peu me chaut le temps ; hormis le temps de la séparation qui me ronge aussi sûrement que l’eau la pierre Je nous imagine pour l’heure (C’est le cas de le dire) écoutant la Veuve Joyeuse dans le noir, le silence, le non-geste « L’amour chez vous c’est sans façon…. » Nous nous sourions à cette phrase,
« L’amouuuuur chez vous c’est sans façoooon » insiste la soprano toute voix dehors tandis que je pianote fiévreusement ma lettre cette lettre que tu liras avidement

Cet après midi c’était les grandes vannes Non, non ; rassurez- vous bonne gens ; je travaille, j’écris mes éditoriaux que l’on trouve très bons, meilleurs qu’avant. La Dame en Mauve, plus vraie que nature les séduit
A croire que j’ai vécu ces tourments ! Je ne dis rien, ne réponds pas. Panique générale au-dedans je viens de pêter le plomb central ; j’incarne la nuit, la longue nuit,
L amnésie. Je ne réponds pas. Vaisseau fantôme je glisse sur les eaux. Chaland tout de noir habité je n’allume aucun feu. Je passe. On me parle ; souriant je passe. On me félicite ; souriant je passe.

Le soir

Vois comme les gens sont étranges ! Imagine- toi que Flaubert, le grand Flaubert , l’illustre Flaubert, Or donc ce Flaubert –là, est né dans un hôpital.
Non ! Si ! Oh ! J’ai le magazine littéraire à la main donc, je sais ce que je dis.
Moi aussi je suis né dans un hôpital mais personne n’en a rien dit
Notre petit Gustave, tel était son prénom, grandit près des cadavres que « papa dépeçait toute lame dehors Dès sa plus tendre enfance il prit la décision solennelle de devenir écrivain. A son âge, je pris la même décision Non, Si ! Oh ! Mais personne n’en a rien dit.
Mais ce n’est pas tout, je continue plus avant la lecture du magazine qui me plonge encore plus profondément dans mon chemin de croix. Songe un peu ma Grande Amie mon Cher Fantôme, Gustave rencontre une fille Elista On pourrait croire qu’elle lui inspira quelque roman d’amour, quelque poésie de derrière le fagot, quelques sanglots longs et plaintifs. Pas du tout, mais alors là, pas une ligne ; pire encore, il écrivit : « Mémoire d’un fou » Non, Si ! Oh ! Moi aussi ! J’écrivis
« Mémoire puzzle » mais personne n’en a rien dit

Ecouter, mais écoute si un soupçon t’habitait encore si une incertitude te mettait le cœur en vrille, écoute ces lignes que je t’envoie texto : J’aurais voulu être une femme pour la beauté, pour pouvoir m’admirer moi-même, me mettre nue ! Laisser tomber ma chevelure sur mes talons Et de s’écrier encore ! Madame Bovary. C’est moi !
Moi ? Je ne dis rien et… Tout le monde en parle ! !

J’aime beaucoup ce nom de virgule que tu m’as donné Virgule je me sens virevolter, je puis me cacher derrière n’importe quel mot. Fermer la marche d’une pensée un peu trop violente, Je marque le temps souvent à contretemps. Je marque le souffle, marque l’arrêt
Je ne sais pas virguler mes textes, m'assures- tu.
Je manque de logique, m’affirmes-tu. Soit, je l’assume non sans me poser la question : Manqué-je de logique ou ma logique est elle différente ? Et, si ma logique est différente est- elle pour autant moins efficace voire caduque, erronée ?
Pouvez-vous m’éclaircir Belle Dame Silencieuse qui ne m’écrit jamais A quand notre lutte fraternelle ? Nos joutes, nos assauts d’imagination, nos écrits issus de nos plumes en bataille ? Oui à quand le Waterloo du stylo où l’encre coule à flot.

J’ai une envie folle de te téléphoner pour qu’on aille faire une de ces virées canon. Au diable la mélancolie.
Un taxi et hop ! Nous voici dans une boîte La musique techno. Des boissons à gogo, cocktail Molotov ; que prendre d’autres avec toi ?
J’ai souhaite que ça gueule, que ça hurle. J’ai soif de superficialité ; envie de te voler ; Boum ! Sans crier gare.
Il est 20H. Je ne téléphonerai pas parce que, de toute manière tu refuseras. « Il est trop tard « « Tu n’avais pas prévu » Si tu avais su » et puis, « Mes enfants, mes petits enfants » « Demain me lève très tôt »
Bien vite je te chasse de mon esprit. Chut, mon cœur silence mon âme Psyché supporte mal l’image du dédain dans l’attitude de l’autre et qu’à t-elle à t’offrir si ce n’est un refus poli oh ! Si poli et si froid ?
Boîte de Pandore les souvenirs palpitent vivent, vibrent, me prennent d’assaut

Lorsque je corrige : La Dame en Mauve je voudrais éclairer le flou gênant. Je n’y vois plus toujours très clair Agaçant parfois ce manque de contour, de netteté, de repère. J ‘aimerais pouvoir mette un détail ici, une précision là, une impression de lumière dans les sous bois d’un Trouble. Souligner ma vie séquentielle avec toi. Lumière intense d’une Re-connaissance Qui ne me quittera plus. On ne rencontre pas impunément son SOI
Le Brouillard ankylosant inexplicable. Etat second qui ne déchiffre que le non- dit, le non fait. « Il ne sait rien passé dans les faits » clames-tu avec un peu trop de véhémence.
Celui qui n’a jamais été envoûté qui n’a jamais perdu l’esprit, ne s’est jamais perdu dans et par l’amour ne peut comprendre.
Mais, revenons sur terre Jean André le puîné de mes neveux qui vient de terminer un laboratoire de fourmis sorte de grand aquarium avec des labyrinthes en plâtres dedans, des branches, plus exactement, des branchettes dedans Un vieille passoire de théière, un casse - noix et autres objets contondants dedans
Jean- André, que j’appelle Longs- Cils, rugit de joie en voyant les hésitations de quelques fourmis placées dans ce château.
Aux dernières nouvelles sa carrière de savant biologiste est vachement compromise pour celle de coiffeur ou alors commandant de pompier ! ! ! Cherchez le lien !
Comment as- tu trouvé l’histoire de Volubilis la petite fourmi que je t’ai envoyée ? De toute beauté, j’espère.
J’ai terminé la série des quatre nouvelles pour la France J’entame LA PASSION pour la Fureur de Lire. Et toi ? Quid ?

Chère Ombre Bonne nuit

Bisous PB
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journal de bord, mardi 3 mai 2011

Les journées se suivent, avec leur part de nuance.

 

Pas eu trop de mal à me lever tôt, ce matin.

 

D'ici trois quarts d'heure, j'aurai peut-être déjà l'énergie de prendre mon bain.

 

Entre cinq heures (du matin), les jours de boulot, et huit heures trente (du matin), heure où j'entame ce "journal de bord", y a déjà de la différence. Même s'il est encore ... tôt.

 

J'aurai sûr'ment la force d'aller poster mon certificat. J'ai droit à cinq jours de récupération. Ca ne se refuse pas. Si ça se présente, je m'achèt'rai un nouvel album de photos, j'irai m'ach'ter une imprimante (j'ai assez d'sous), j'irai aussi m'ach'ter un nouveau p'tit bloc ... pour dessiner.

 

Hier, encore, ça m'a été difficile, après m'être levé, de décrocher de mon PC. Faire cinq pas pour valser dans le bain, c'était toute une expésition. Mes épaules, mes bras avaient du mal à se mouvoir et leurs mouv'ments étaient plus scandés qu'autre chose.

 

J'ai du me traîner par la peau du dos pour sortir, sur le coup de quinze heures. J'avais un rendez-vous chez un méd'cin vers dix-sept heures. Autant se mettre en marche rapid'ment.

 

Marcher en aveugle, tel est mon état d'esprit, mon état d'âme depuis quelque temps. MOn cerveau, par contre, fonctionne sept sur sept, lui. Le bonheur, ce n'est pas refuser sa condition, mais ... avancer avec, l'accepter. En f'sant confiance à la vie et aux jours merveilleux qu'elle nous réserve.

 

Ce qui est dur, quand on est claqué, surmené ...

 

C'est cette difficulté de voir quel est le bon choix pour avancer. Rester dans son trou ou sortir ? Si je reste chez moi, je risque de tourner à vide et de me taper la tête au mur. Si je bouge, c'est risqué, aussi. Beaucoup de gens en surmenage, en dépression (qui l'ont été ou qui le sont) me comprendront.

 

Un truc difficile à assumer, à assurer, quand, le coeur atrophié, le coeur fatigué, on prend quand même le temps, la peine de sortir et de rester en contact avec le monde : les regards que plus d'un(e) vous porte, les questions qu'on vous pose, l'obligation (sous-entendue) de répondre, de se justifier peut-être ...

 

Hier, je remonte l'av'nue des Celtes, la rue des Tongres. J'arrive devant deux terrasses. Et je tombe, comme par hasard, sur ... quelqu'un qui me connaît et qui me tend un sourire. Je m'arrête.

 

"Vous avez congé et vous prenez le soleil ?", me demande-t-elle, la voix légère, insouciante.

"Non, je suis en maladie", je réponds.

"Ca, c'est pas bien !"

 

Et voilà. Déjà, dans les gencives, dans le coeur, une réponse lourde à entendre. "C'est pas bien !" Mais merde, pourquoi ces réponses toutes faites, ces réponses franch'ment bateau, ces évaluations sans queue ni tête, dites sans doute pour dire quelque chose ? Je me suis permis de le lui faire remarquer, à la nana. Voilà qu'elle me répond : "je n'ai pas voulu dire ça, j'ai voulu dire : c'est dommage". Pauvre gamine : en voulant t'excuser, tu fais pire que bien. "C'est dommage !". Encore une évaluation, une expression bateau, une phrase ... négative. Dite sans arrière-pensée, mais qui fait ... mal. Non, c'est pas dommage d'être malade, le corps réagit avec ses signaux, c'est tout à fait légitime, agir (ou réagir) en connaissance de cause, c'est justement louable. C'est le contraire qui est ... dommage. Enfin, bon, Hugues, passe ta route !

 

Je me suis assis à une autre terrasse. Décidé à me détendre. Décidé à ne pas me faire aborder. Décidé à fermer les yeux.

 

Et, comme de bien entendu, j'ai à nouveau rencontré quelqu'un. Une voisine de table de terrasse. Une nana qui travaille dans un bureau, pas loin de la poste qui m'emploie. Une nana ... avec laquelle j'ai déj pris le tram.

 

Elle m'explique, avec un grand sourire, qu'elle est en dépression, qu'elle a eu des problèmes à son boulot. Elle m'évoque sa situation ... sans se plaindre, avec la bravoure du combattant. Déjà, ça me plaît. Déjà, ça me parle. Non pas essentiell'ment pour m'épancher sur "mon propre surmenage", mais pour vivre, recevoir un partage. Son ami, avec lequel elle est depuis deux ans et d'mie, a la sclérose en plaques et a du changer quelquefois de boulot. Il la soutient très fort. Ils aiment tous les deux l'Afrique. Elle passe, pour l'instant, son temps libre à faire des vaccins adaptés, en vue de partir, bientôt, au conjoint, au Ghana, avec tout le bonheur du monde.

 

Chapeau, amie !

 

 

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ENVIE DE DIRE MERCI...

Il y a un peu moins de 10 ans, un soir de septembre, encore sous le choc d'une journée que je ne pourrai jamais ounbler, j'écrivais ceci :

 

11 septembre 2001...

 

La vision est telle que notre esprit ne peut en admettre la réalité!

La fiction nous a habitués à l'horrible et nos yeux pensent être dans l'irréel!

Mais non, il faut bien l'admettre New-York ne sera plus jamais la même...

New-York est dévastée, ravagée, mutilée, incrédule et révoltée!

La mort a frappé, l'irrationnel a triomphé, le mal totalitaire a surgit de nulle part et devant l'impuissance à réparer ce tort immense, on se surprend à haïr!

Haïr ces démons malfaisants qui font de ce qui devraient être des hommes, des robots destructeurs, fanatiques et inconscients de leur innommable bêtise!

 

Aujourd'hui, en me levant au petit matin et en écoutant le journal, c'est une autre nouvelle qui m'a replongée 10 ans en arrière et ce poids que j'avais sur le coeur s'est un peu allégé...

Alors, pensant aux milliers de victimes de ce fou furieux, j'ai eu envie de dire : Reposez enfin en paix!

Et puis aussi, j'ai envie de crier MERCI à ceux qui ont eu assez de force, de persévérance et de foi en la justice pour ne jamais renoncer...

2 mai 2011.

J.G.

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 Viviane : "Ne me torture pas  !  Tu ne sais pas plus que moi ce qu'est l'amour. Tu en parles  dans  tes livres,   tu l'imagines en rêve parce  que  tu es incapable de  l'éprouver ! (colère dans  sa voix)  C'est bien  plus facile d'écrire sur l'amour  que  de  le  faire vivre au quotidien !  Tu prétends partager l'amour dans  ta communauté spirituelle : L'amour universel, l'amour qui transcende !  C'est un mensonge,   une gigantesque  escroquerie ! C'est pas du tout ça, l'amour !  (Marc baisse les yeux.) Et l'amour tout  simplement ?  L'amour dans les petites choses de  la vie,  dans les petits déjeuners pris ensemble le matin,   l'amour banalité,   l'amour qui fait pleurer en épluchant les oignons,   l'amour gourmandise,   l'amour quand l'autre  est malade,   l'amour quand les  factures tombent tous mois et  se  tenir les coudes pour en venir à bout,  l'amour fatigue avec les cernes sous les yeux,   l'amour vacances,   l'amour  neige  dans les rues froides en l'hiver,   l'amour partage,   l'amour télévision... Et  oui, mon vieux  !   Et l'amour ballade en forêt,   l'amour lassitude, l'amour jalousie,   l'amour poison,   l'amour combat,   l'amour fantasme, l'amour indigent, l'amour possession mais aussi l'amour dépossédé !  Mais qu'est-ce  qui me prend ?  Je parle  de l'amour au passé, car le  présent,   c'est l'amour néant... Tu sais...   ( tristesse)  Je suis très  émue de  te  revoir.   "

 Extrait de  ma pièce de théâtre  : Faux-fuyant publiée  avec Tombe amoureuse Théâtre I et II mck editions

 

Le  site de  mes pièces de théâtre

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VOS AVIS SUR NOS DOCUMENTS PHOTOS

Bonsoir à tous les artistes,

 

soyez gentils , en effet certains de nos membres me demandent ce que vous pensez de leurs créations ?

Que répondre ? alors n'hésitez-pas, envoyez un message à l'adresse de l'atelier d'Ecriture "de la Plume aux Rêves"

petitrapporteurbaudot807@gmail.com et faites par de vos choix et de vos critiques - ce sera plus facile de leur transmettre ainsi les résultats -

Si vous avez des ides de thèmes, pourquoi pas nous en suggérer... merci d'avance - MdL

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Le projet Métamorphoses est né de la rencontre, à Rome, des ensembles Ecovanavoce et Faenza. Venus d'horizons différents – musique crossover pour l'un, musiques anciennes pour l'autre – mais partageant une même vision artistique et de profondes affinités, ils ont entrepris de mettre en commun leurs moyens afin de revisiter les plus belles pages des répertoires médiéval, renaissance et baroque et de les travailler comme des “standards”, utilisant pour ce faire tous les moyens de la musique actuelle. Ce faisant, ils proposent une approche différente des répertoires anciens, susceptible de redonner à ces musiques un second souffle, à l'unisson de ce qui se pratique déjà depuis longtemps dans le domaine des musiques traditionnelles du monde entier. 
Le projet Métamorphoses cherche ainsi,  à travers un travail musical contemporain, innovateur et originel, à “nettoyer” le répertoire ancien de tous ses traits archaïques afin d’en retrouver l’essence et le propos initial et d'isoler ce qui palpite encore dans ces œuvres, parvenues jusqu’à nous sous forme de traces écrites et muettes, au point de toucher à l’universel en chacun de nous.

http://www.faenza.fr/

 

Musique d’Honoré d'Ambruys, Bellerofonte Castaldi, Guillaume Dufay, Guillaume de Machaut, Tarquinio Merula, Gilles Binchois...
Arrangements par Paolo FONTANA and Fabio LORENZI


Production : Faenza
Coproduction : Espace Louis Jouvet - Studio Hemiola - Ecovanavoce.
Avec le soutien de la DRAC Champagne-Ardenne et la Région Champagne-Ardenne/ORCCA.

 

Distribution

Marco HORVAT - voix, théorbe

Paolo FONTANA - guitare renaissance, viole

Bruno HELSTROFFER - guitare électrique, théorbe

Fabio LORENZI - guitares accoustiques

Jean-Philippe MOREL - basse électrique

Carlo TRAVIERSO - saxophone soprano

Lucrezio DE SETA - batterie

Frédéric BOILEAU - lumière

Sébastien NAVES - son

 

 

Note : novice en la matière, je n'ai su intégrer une vidéo  d'un morceau de Métamorphoses car je ne suis pas encore en possession de tous les codes. Merci, si vous le désirez, de vous rendre dans mes musiques pour écouter. J'ai choisi de vous présenter "Lisette", merveilleusement interprété par Marco Horvat, directeur artistique, chanteur et musicien, ci-dessus en photo

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Le Prieuré de Saint-Cosme fut construit à la fin du XIème siècle, à l'emplacement d'un oratoire, sur une ancienne île de la Loire. Au XVIème siècle, la communauté des moines accueillit son plus illustre prieur : Pierre de Ronsard, poète et fondateur de la Pléiade. Il y restera jusqu'à sa mort en 1585 et y repose aujourd'hui parmi les roses et les iris. Les vestiges comprennent notamment le logis du prieur qui abrite le cabinet de travail du poète, le réfectoire et le chevet de l'église où gît Pierre de Ronsard. Digne hommage rendu au poète, les jardins de roses invitent à une promenade romantique.
Animations culturelles : "Les journées de la Rose" exposition-vente de rosiers (week-end de la Pentecôte), "Les Musicales", saison de concerts de musique de chambre, Rencontres de Musiques Anciennes, Festival Jazz d'Europe (fin juin), Théâtre en juillet, "Rendez-vous au jardin" (juin).

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12272732285?profile=originalUn peu d'histoire

Depuis sa fondation en 1092 et jusqu'au XVIIIe siècle, la communauté des chanoines accueille au prieuré de Saint-Cosme les pèlerins en route pour Saint Jacques de Compostelle.

L’histoire du site reste marquée par la présence des rois de France en Touraine aux XVe et XVIe siècles et surtout par la venue de Pierre de Ronsard qui en devient le prieur en 1565. Le “Prince des poètes” y reçoit la même année la visite de Catherine de Médicis et de son fils, le roi Charles IX.

Dans ce cadre propice à son inspiration, Ronsard vit ses derniers jours et s'y éteint dans la nuit du 27 décembre 1585.

Le prieuré est démantelé à partir de 1742. Au XIXe siècle, il offre l’aspect d’un village qui va perdurer jusqu’aux bombardements alliés de 1944. En 1951 après d’importantes restaurations, le Conseil général d’Indre-et-Loire, propriétaire des lieux, ouvre le site au public.


Découvrez
En pénétrant dans les jardins, découvrez la maison du prieur édifiée au XIVe siècle.
Elle abrite la chambre et le cabinet de travail de Ronsard agrémentés de mobilier Renaissance.
De l’église ne subsistent que des vestiges : le chevet où la tombe de Pierre de Ronsard a été découverte, les chapiteaux romans, l'arc gothique et une partie de croisillon.
Des bâtiments autour du cloître, seuls le réfectoire doté d’une magnifique chaire romane et une partie de l'hôtelier ont échappé aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Depuis le 3 juillet 2010, 14 vitraux uniques signés par le peintre Zao Wou-Ki ornent le réfectoire.

Une partie des jardins de roses a fait l’objet d’un vaste chantier de fouilles archéologiques réalisé en 2009 qui rendent visibles les fondations de bâtiments médiévaux dont une petite église de l’an mil. De nouveaux jardins verront le jour à l’horizon 2012.

Un espace d'exposition permanent est aussi réservé à la découverte du Livre pauvre, collection unique de petits livres de poésie manuscrits et peints par des poètes et des artistes contemporains. Initiés par Daniel Leuwers les livres pauvres invitent au dialogue entre poésie et peinture auquel ont déjà pris part Michel Butor, Yves Bonnefoy, François Cheng, Bernard Noël, Salah Stétié, Andrée Chedid, Nancy Huston, Annie Ernaux, Michel Tournier... et les peintres Pierre Alechinsky, Gérard Titus-Carmel, Claude Viallat, Jean-Luc Parant, Georges Badin, Béatrice Casadesus, Richard Texier parmi de nombreux autres.

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administrateur théâtres

CYRANO DE BERGERAC

 

 Mise en scène : Gilles Bouillon

Avec

Christophe Brault : Cyrano de Bergerac

Emmanuelle Wion : Roxane

Thibaut Corrion : Christian de Neuvillette

Cécile Bouillot : La duègne, Mère Marguerite de Jésus

Xavier Guittet : Ragueneau

Philippe Lebas : Comte de Guiche

Denis Léger-Milhau : Lignière

Léon Napias : Montfleury/ Capitaine Carbon/ Castel-Jaloux

Marc Siemiatycki : Le Bret

 

Et les comédiens du JTRC : Louise Belmas, Pauline Bertani, Stephan Blay, Edouard

Bonnet, Brice Carrois, Laure Coignard, Richard Pinto et Mikaël Teyssie

Dramaturgie : Bernard Pico

Scénographie : Nathalie Holt

Costumes : Marc Anselmi

Lumière : Michel Theuil

Musique : Alain Bruel 

Assistante mise en scène : Albane Aubry

 

 

Une production du CENTRE DRAMATIQUE RÉGIONAL DE TOURS. Avec le soutien de la Drac Centre, de la Région Centre et du Conseil Général d'Indre-et-Loire (Jeune Théâtre en Région Centre) et le soutien du Fonds d'Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, Drac et Région Provence-Alpes-Côte d!Azur.  En coproduction avec la Compagnie du Passage, Neuchâtel.

 

Dates : du 26 au 30 avril 2011

Lieu : Aula Magna, un accueil de L’ATELIER JEAN VILAR

 

 

 Comme un opéra....12272731275?profile=original

 

Avec la troupe des comédiens de  Tours, la plus célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, devient du Shakespeare ou du Victor Hugo…et même du Molière. Dès le début du spectacle où les comédiens se répandent  mystérieusement, un à un sur le plateau, l’air de rien, le public qui ne s’est pas encore assis, est surpris. L’une lit un livre dans des poses sages, un autre accorde un instrument, l’autre tricote, le quatrième bat des œufs…d’autres s’escriment, mine de rien, juste  pour le jeu du fleuret, d’autres installent des chaises. On perçoit un mystère, le début d’une aventure humaine commune pour cette troupe débordante d’inventivité et de fibre théâtrale.

 

On assistera  à  un balayage généreux de toute notre histoire théâtrale,  qui fait palpiter l’œuvre comme si on lui ouvrait le cœur. C’est un secret de fabrication qui mettra en scène  tous les aspects du théâtre occidental, depuis le théâtre de tréteaux populaire jusqu’aux tirades de Racine et Corneille.  Sans doute à cause de la synergie du metteur-en-scène  Gilles Bouillon et le talent fabuleux de chacun des artistes très judicieusement sélectionnés. Le  tout est cousu  d’or par l’amour des mots qui fait œuvre de magie. La  synthèse est tout simplement extraordinaire entre l’infiniment grandiose et l’infiniment intime des sentiments.  

 

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18 acteurs sur le plateau  avec un trio mythique : Roxane amoureuse de l’esprit, de l’amour, précieuse, charmeuse, délicieuse, Christian beau comme un ange mais sot et muet et Cyrano, laideur débordante d’esprit de liberté et de panache.  Cette pièce aura fait battre nos cœurs comme un opéra, pendant presque trois heures. Les décors changeants et subtils ont une modernité qui soulignent l’intemporel : ces panneaux  courbes de bois blond sans cesse en mouvance, évoquent tantôt la scène antique en hémicycle, tantôt l’enfermement ou l’échappée belle. Et les alexandrins de fuser joyeusement par-dessus les murailles ! Les  changements de rôles sont tout aussi mouvants dans les scènes d’ensemble, à la façon du chœur antique. Que les personnages soient les boulangers-pâtissiers ou les fiers gascons invincibles, ils  séduisent par leur caractère éphémère et drôle, terriblement dynamique! Jeux de lumières  et de musique, et c’est la joie qui émane de la poésie de l’écriture.  

 

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L’esprit est partout, et l’amour surtout,  au pied du balcon et  par-dessus la faim et la désolation des troupes au siège d’Arras. L’amour encore, par-dessus la sérénité riante du cloître où s’est retirée la veuve Roxane. On en a plein les yeux, les oreilles et le cœur. Le texte est un immense  gâteau  succulent et illuminé que l’on déguste à petites miettes sucrées salées. Car le Beau Cyrano nous fait verser des larmes!

 

« J'ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m'a pas trouvé beau. Je n'ai pas eu de soeur.
Plus tard, j'ai redouté l'amante à l'oeil moqueur.
Je vous dois d'avoir eu, tout au moins, une amie.
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie. »

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journal de bord, lundi 2 mai 2011

Joli mois de mai, j'ai aperçu du muguet (déjà).

 

Joli mois de mai, j'ai appris qu'un prince, en Angleterre, s'était marié.

 

Joli mois de mai, en ce jour ensoleillé ...

 

Je n'irai pas travailler. Je dois prendre les devants. Je ne suis plus trop loin de la ... dépression. Le surmenage fait son effet depuis quelques jours. Je n'ai pas travaillé moins de quatorze heures, trois jours d'affilée, la s'maine dernière. Mes épaules le sentent. Mon dos le sent. Mon coeur le sent.

 

A 17 heures, je vais voir un méd'cin.

 

En temps normal, je récupère vite, quand la quantité de boulot reste raisonnable. Mais ces derniers temps, ça se corse. Epuis'ment, épuis'ment, épuis'ment.

 

Je m'en ressens même le week-end, lorsque je me trouve sur des chemins de campagne ensoleillés. C'est dire ! Bien sûr, je garde le goût d'avancer, de découvrir. Mais je deviens aveugle aux merveilles qui m'entourent. Un peu comme si je perdais le goût. Même quand je fais le choix d'aller me balader, j'arrive à peine, parfois, à franchir une petite route qui monte. Je n'en ai même plus de plaisir. Les loisirs qui me restent (et me sont quand même offerts) deviennent ... des bouées de sauv'tage, des moyens de survie.

 

Savoir que je marque une pause d'un week-end, tout en sachant, pratiqu'ment, ce qui m'attend, le lundi, quand je démarre, je m'en sens maqué. Je ne sais quand ça se terminera. Quand l'écrivain Céline évoquait son "VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT", eh bien ces mots résonnent très fort dans ma chair.

 

Burn-out, à nouveau, au bout de la course ? Si je n'agis pas à temps, oui.

 

Toujours, dans le cadre du boulot ...

 

Je signalais à une chef ... ma difficulté de poursuivre.

Je signalais ... le fait que je sois rentré, trois jours d'affilée, autour de dix-huit heures.

Je signalais ... que je n'en pouvais plus.

 

La réponse ne s'est pas faite attendre : "Hugues, tu as eu la possibilité de demander, si ta tournée est trop longue, une personne pour t'accompagner ... tu as le droit de demander un contrôle de service ..."

 

J'étais au courant, en effet.

 

La réponse s'est poursuivie : "Tu as le droit de demander une personne pour t'accompagner durant les trois mois qui suivent le dernier Géoroute ... or, tu n'as rien fait de ce côté-là ..."

 

Exact, exact. J'aim'rais juste dire : je ne mesurais pas, lorsque le dernier Géoroute (le 3) a vu le jour, les répercussions que ça allait engendrer sur mon système nerveux, sur mon rythme de travail. ON m'avait retiré une rue et on m'avait ajouté deux. Le tracé dev'nait plus long. Forcément, la quantité du courrier allait augmenter. Je le savais, mais sans deviner à quel point ça allait dev'nir pesant. Et puis, le dernier Géoroute (3) a démarré, je m'en rappelle, en août 2009. Jusque là, j'assumais encore plus ou moins. J'ai surtout compris les effets du surmenage ... quelque temps plus tard, en octobre. C'est seul'ment en faisant un break de deux mois et d'mie que j'ai pigé à quel point mon corps avait b'soin de repos ... et d'un temps bien à lui pour me permettre d'accomplir ce que je dois accomplir. Quand j'ai repris le boulot, mi-janvier 2010, j'étais (enfin : je me sentais) requinqué pour redémarrer le boulot. Et le temps requis pour demander une personne qui vous accompagne était écoulé. Faut dire, aussi : j'ai beaucoup de mal à demander de l'aide.

 

Désormais, j'en tiendrai compte, lorsqu'un nouveau Géoroute (peut-être pas si loin que ça) arriv'ra. Peut-être que ... j'aurai repris du service, dans de bonnes dispositions. Peut-être que ... une autre tournée, plus courte, disponible, se présentera (comme j'ai vingt ans d'ancienn'té, je peux demander). Peut-être que ...

 

"Peut-être faudra-t-il penser à une autre orientation professionnelle", m'a dit un méd'cin, récemment. "C'est que tu n'es plus fait pour ce métier", m'a dit un chef, récemment. Mmm, mmm. Que dire ? Ce n'est, hélas, peut-être, pas faux. Je suis lucide. Quant à décider, maint'nant, aujourd'hui, dans ce sens-là, c'est p'têt encore trop tôt. Je suis capable de faire des choix, mais j'ai besoin de me sentir apte à décider. C'est dur, quand même, de renoncer, même quand on sait que c'est justifié. J'aime mon métier de facteur. J'aime mes clients (qui me le rendent). J'aime travailler dehors. Ca me fout dedans et ... ça m'équilibre aussi, en même temps. Je ne sais pas ce qui m'attend, en dehors. C'est l'inconnu dans toute sa dimension, dans toute sa sphère.

 

Aussi, aussi ...

 

Quand j'ai signalé ma difficulté, la chef m'a répondu : "C'est pas pour te critiquer, HUgues, mais ... la plupart des remplaçants rentrent à deux heures et d'mie ...". Bien, bien. Ca se tient. C'est correct. Je n'ai jamais été un as de la rapidité, tout le monde le sait. Je travaille plutôt dans la longueur, dans l'organisation. De fait, les remplaçants rentrent dans les temps. La chef sait ... de quoi elle parle.

 

J'ai juste envie de dire ...

 

Quand je rentre tardiv'ment au boulot, je rencontre des collègues, nommés (comme moi), anciens (comme moi) qui réintègrent le bureau au même moment.

 

Je récupère, sur ma tournée, un certain nombre de lettres envoyées à la mauvaise adresse. Ainsi, le "42 rue de Vergnies" se retrouve carrément au "42 rue des Champs Elysées", et le propriétaire du lieu ne se gêne pas pour me le signifier, sur sa boîte aux lettres, avec la mention "FACTEUR !", qui indique bien son mécontent'ment.

 

Dans les "refeelbacks" du caddy (qui reviennent in extremis dans un container), je retrouve des lettres (prévues pour le rebut, mention "retour à l'envoyeur") planquées dans des cachettes où le remplaçant de service se doute peut-être qu'on ne s'apercevra de rien. Mais là, j'extrapole ...

 

Je rencontre plus d'un client qui se plaint parce que le facteur (qui me remplace) n'a pas sonné (quand y a un recommandé à présenter). D'accord, les parlophones sont en mauvais état, souvent, et il est difficile de percevoir la voix de la personne qui vous répond. D'accord, le client est peut-être de mauvaise foi (mais rien ne le prouve). D'accord, le facteur dispose d'un temps réglementaire pour adresser son courrier. Mais ... dans la pratique, où les choses en sont-elles ?

 

Un autre élément : les remplaçants sont général'ment tous jeunes, leur démarche est a priori rapide et ça ne doit pas leur causer trop de problème, s'ils doivent "gazer" (ou même ... forcer leur rythme de marche ou de course) pour réintégrer le bureau dans les temps. Sans me prendre pour un vieux (loin s'en faut), j'ai 49 ans et non plus ... 20. Biologiqu'ment, ça se ressent. Il est vrai aussi ... que je n'hésite pas à prendre le temps lorsqu'il faut sonner chez un client (et attendre qu'il réponde), que je n'hésite pas, parfois, à faire dix pas en arrière pour mettre en boîte une lettre (que je retrouve dans mon caddy et que je n'avais pas vue au moment opportun), que je pousse un caddy à la suspension lourde (et que je dois tirer lorsqu'il faut traverser la rue et franchir une bordure).

 

Bien sûr, bien sûr ...

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12272731069?profile=originalLe Dimanche du Conte de mai vous propose de profiter des fleurs. Les fleurs qui peuvent aussi éclore au pied des immeubles de quartiers populaires. Des fleurs qu'une princesse ramasse pour les mettre dans ses cheveux...


La princesse que nous vous présentons s'appelle Elisabeth Troestler. Pas d'inquiétude, elle ne viendra pas vêtue d'une crinoline... C'est plutôt chaussée de Dog Martens et emplie d'une bonne dose d'imagination qu'elle traverse les murs de béton et prend son envol.
 
Il y a des histoires que vous reconnaîtrez peut-être, après coup. Car cette jeune conteuse adore lire autrement les histoires déjà écrites. Avec une franchise et un naturel désarmant, Elisabeth donne forme à un univers, et d'une voix sans artifice, vous mène par le bout du nez...
 
 
Au plaisir de vous voir!
Perrine Deltour et Julie Boitte,
pour l'asbl les Dimanches du Conte

 

Quand? Dimanche 08 mai à 20h.  Les places sont à retirer au plus tard à 19h45
Le bar est ouvert dès 19h30 à prix démocratiques.
Où? au Centre Culturel Bruegel, 247 rue Haute à 1000 Bruxelles
Qui?  adultes, et adolescents à partir de 14 ans
Combien? 8/5 euros
Petite restauration à prix démocratiques après le spectacle.
Réservation nécessaire au 0485 67 10 89 ou info@dimanchesduconte.be

Pour de plus amples informations, consultez notre site: www.dimanchesduconte.be

Les Dimanches du Conte de Bruxelles ont lieu grâce au soutien de Hamza Fassi-Fihri, Échevin de la Ville de Bruxelles en charge de la Culture.

 

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journal de bord, dimanche 1er mai 2011

"T'as eu du succès avec ta prestation ?"

 

M'a demandé, hier, sur un début d'autoroute, une connaissance.

 

Je lui avais parlé, en long et en large, de la Nuit de la Chanson Française, à Anderlecht, la veille. Soirée où j'ai participé, en tant que chanteur. Soirée où pas mal de gens (de qualité), que je connaissais déjà ou que j'ai découverts, passaient, m'ont procuré mille et mille émotions, mille et mille images.

 

"T'as eu du succès avec ta prestation ?"

"Je passais le dernier !"

"Tu n'as pas répondu à ma question"

 

En effet ... je n'ai pas vraiment répondu à la question. Je ne l'ai même pas fait exprès. C'était tell'ment automatique. Faut dire : en répondant "je passais le dernier", j'établissais un amalgame (encore inconscient) avec une phrase spontanée de ma pote Véronique Laurent (qui animait la soirée) et qui m'avait dit un truc (humoristique) du genre "veinard, tu pass'ras en vedette". Comme je prends parfois (souvent)  les phrases (qu'on me lance, même au s'cond degra) au pied de la lettre, j'avais inévitablement emmagasiné ces mots si caressants, si encourageants avec ... le fait de passer le dernier.

 

Faut dire ...

 

J'étais encore incapable de savoir, de répondre ... si ma prestation avait plu (au public) ou non.

 

Ce n'est pas toujours évident de savoir, avec exactitude, comment les autres nous perçoivent. Les signes ne sont pas toujours visibles, palpables.

 

Revenons à notre belle "Nuit de la Chanson", à Anderlecht, que je ne regrette pas le monde ...

 

J'ai interprété deux chansons. Comme tous ceux, comme toutes celles qui s'étaient inscrit(e)s à la scène ouverte.

 

Je m'attarderai sur le premier de mes deux morceaux : "J'AI PERDU MON BIC".

 

D'habitude, quand je la chante en public, les gens se marrent à chaque bout d'phrase, j'entends clair'ment les éclats de rire qui fusent par ci par là, je joue même avec les éclats de rire, je ralentis l'tempo, je le réaccélère, je marque des temps de pause pour laisser le public rigoler, je me marre avec. Après la prestation, des gens me reparlent de la chanson (un jour, un gamin m'a carrément offert un bic).

 

Or, ici, à Anderlecht, quand je l'ai reprise ...

 

Je ne percevais aucun écho ... à chaque bout de phrase. J'avais régulièr'ment l'impression que mon morceau tombait dans le vide. Ce qui ne veut rien dire ... dans l'absolu. Mais je n'ai pas senti la complicité (avec le public) que je ressens, d'habitude, quand je reprends "J'AI PERDU MON BIC". Ai-je loupé ma cible ? MOn état d'hyper fatigue, lié à ce que j'avais précédemment vécu la journée, a-t-il joué ? Mystère et boule de gomme.

 

Faut dire : il f'sait noir dans la salle.

Faut dire : beaucoup de gens étaient partis (je passais le tout dernier, je l'ai dit).

Faut dire : le premier rang, assis devant moi, dont je percevais quand même les visages et les ombres, était remplis d'artistes comme moi. De gens que je connaissais, que j'estime et qui sont, aussi, comme moi, très critiques envers eux-mêmes et ... envers les autres artistes (ce qui est normal). Cet état de fait, cette prise de conscience, je l'avoue, ajoutée à mon état de fatigue, me déforçait, me bouffait une bonne partie de mon énergie.

 

Faut dire, aussi ...

 

Quand j'ai démarré ma chanson, j'ai encore ... cafouillé (je dis "encore", oui, parce que ça m'arrive souvent).

 

J'avais emprunté une guitare qui n'était pas la mienne. C'était voulu de ma part. Elle sonnait juste. J'avais, avant de passer, entendu, parmi tous les artistes qui passaient en scène ouverte, Stephan, son propriétaire, chanter et s'accompagner avec cette belle guitare, j'avais été enchanté par le son. Spontanément, je lui avais demandé si je pouvais l'essayer. J'aime tant ces emball'ments, ces émerveill'ments (musicaux ou autres) de dernière minute.

 

Et ... la sangle qui reliait la rosace au chevalet de cette guitare, qu'il faut mettre autour du cou pour tenir l'instrument en équilibre me donnait un sentiment de légèr'té pas possible.

 

Et ... quand j'ai démarré ma première chanson, j'ai encore ... cafouillé.

 

Je n'avais pas prévu que ... la position de la guitare était extrêm'ment basse par rapport à ma taille (ou mon tour de poitrine).

Je n'avais pas prévu que ... pour jouer les accords (rapides) de "J'AI PERDU MON BIC", où il faut changer de ton à tous les couplets, mes doigts allaient trimer lorsqu'il allait falloir sout'nir le rythme.

De fait ... la guitare que j'utilise d'habitude, je la mets beaucoup plus haut, beaucoup plus près de mon cou.

 

En plus ... je me gourrais dans les rimes. Dans les bouts de phrase qui démarrent les couplets, qui suivent "j'ai perdu mon bic", je disais "oui c'est dramatique" au lieu de "voilà bien le hic", et vice versa. D'accord, ça ne choque pas. D'accord, ça m'arrive pratiqu'ment chaque fois que je reprends la chanson. D'accord, j'arrive toujours à rebondir. Mais dans l'état d'esprit où je la chantais, vendredi, au Bizou, ce détail, ajouté à tous les autres, ne me faisait ... pas trop de bien.

 

Si bien que ...

 

Je me suis arrêté après le premier (ou le deuxième) couplet. J'ai pris un tabouret. Je me suis assis. J'ai repris ma chanson. Je me suis senti plus à l'aise. J'ai pu tracer. J'ai pu chanter. Pas de réaction hostile dans le public. Pas d'encourag'ment "visible", non plus. INcertitude, toujours.

 

Est venu ensuite la chanson : "OS'RAIS-JE ENCORE DIRE TON PRENOM ?"

 

Avec l'heureuse surprise d'être accompagné par ... Miche (Stennier) à l'harmonica, Philippe (Mai) au ukulélé, Véronique (Laurent) à la flûte, Aurélien (Belle) au piano. Merci pour cette complicité. Sans nous concerter, l'ensemble, qui avait déjà repris ce morceau, lors d'une autre soirée mémorable, s'est mis autour de moi pour donner des ailes à ma chanson. J'aimais, j'aimais, j'aimais. Je suis prêt à recommencer ... à chaque fois que nous nous retrouv'rons.

 

Sauf que ...

 

Pris, à l'intérieur de moi, par mes éternelles contradictions, mille pensées, au moment où j'interprétais ma chanson, se sont greffées dans mon cerveau, dans mon coeur, au même moment. Je pourrais passer, soyons francs, autant de temps (écrire peut-être un roman) à décrire tout ce qui se passe en moi, au moment où je chante, et que personne, dans le public, peut-être, ne voit, ne sent, ne perçoit. Les artistes qui m'ont accompagné, les artistes qui me liront me comprendront sans doute sept sur sept (ça doit leur arriver aussi, lorsqu'ils prestent).

 

En chantant : "OS'RAIS-JE ENCORE DIRE TON PRENOM ?"

 

Je me suis rapp'lé d'un commentaire d'une personne de mon entourage, lié à ce morceau, quand je l'interprète, en étant accompagné (par un ou plusieurs musiciens) : "C'est drôle, je ne reconnais plus ta chanson ... tu chantes beaucoup dans l'aigü ... et quand tu la chantes seul avec ta guitare, tu descends dans les basses ... et ton morceau passe mieux". Je ne sais si ce commentaire reflète la réalité. Je peux dire : il est intéressant, pertinent, ce commentaire. Ca me donne envie d'essayer, de voir. Tout en étant méfiant, à l'idée de descendre dans les basses, quand je suis accompagné par plusieurs musiciens (quand je vais dans les graves, ma voix perd en sonorité et je crains que la totalité des instruments ne l'étouffent). Mais bon, mes appréhensions sont ce qu'elles sont, elles n'ont peut-être rien à voir avec la perception du public, donc ... le meilleur moyen d'avancer est de risquer. Donc : j'ai chanté ma chanson, accompagné par mes amis, en veillant (consciencieus'ment) à descendre dans des tons graves et à risquer la voix intimiste. Je n'ai pas senti de réaction apparente, dans le public. Faut dire : une chanson intimiste, ça s'écoute aussi ... en silence.

 

Après le spectacle, je me suis isolé. Seul à une table. En regardant tous les potes éparpillés dans la pièce. Certains, autour d'une table, causaient autour d'une bière. Chacun a ses repères pour vivre ses prestations, décanter, reprendre pied à la réalité. J'ai beaucoup de mal, après un moment où j'ai chanté, où j'ai donné mon coeur, vidé mes tripes (ou tenté de les vider), de replonger dans un rapport social avec les gens, où on parle de tout et de rien, où il faut rester debout. J'ai besoin de reprendre mon espace, de reprendre mon souffle (quand on chante, on se dépense physiquement, et la respiration s'en ressent). Je me sens même incapable, dans cet état d'abatt'ment (provisoire) de desserrer les dents et de ... parler. Je me sens extrêm'ment vulnérable devant ... les gens qui passent devant moi, qui m'ont vu chanter et ne m'accordent, en apparence, aucun regard. Je me sens aussi extrêm'ment vulnérable devant ... les gens qui viennent me parler. J'ai si peur de leurs critiques, de leurs restrictions. Je sais à quel point, dans ces moments fragiles, mon coeur ne sait pas les entendre, ces critiques (si vraies soient-elles).

 

Au moment de partir ...

 

Une des participantes m'a dit, en toute amitié : "Ton bic, je commence à le connaître". Allez, ma chanson poursuit sa route et fait son ch'min dans plus d'une oreille. Mais ... à tête froide, un jour plus tard, quand je revisite ce commentaire, je me dis : "ne me fait-elle pas comprendre, dans un sourire, que je chante toujours le même morceau et que j'aurais intérêt à me renouveler ?". Incertitude, à nouveau. Chaos, carrément. Solitude extrême. Tout passe dans mes pores.

 

Dieu sait si je n'aime pas me répéter dans mes morceaux.

Dieu sait si j'aime surprendre, étonner (surtout ceux qui me connaissent).

Dieu sait à quel point j'aime ... me surprendre.

 

Faut dire : en voyant le piano, sur la scène, je voulais tenter "LES PIGEONS DE L'ETANG". Une chanson récente. Qui peut tenir la route au piano. Mais ... j'avais si peur de me planter. Je ne l'ai pas encore vraiment dans les doigts, je m'en rends compte quand je la répète sur mon piano, chez moi ou chez des amis. Mais ... j'avais si peur d'entendre : "C'est dommage que tu la bâcles, celle-là, tu as tell'ment de morceaux au point".

 

Où est l'équilibre ?

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administrateur théâtres

12272733661?profile=originalTraversée de Paris

 

Dans un débordement vocal et physique magistral, Francis Huster met à nu le véritable Marcel Aymé.  Cette « Traversée de Paris » a perdu son « La » bien-pensant de  « -La- traversée de Paris », film pacificateur et édulcoré réalisé par Claude Autant-Lara en 1956 où le trio mythique de  Jean Gabin, Bourvil et de Funès firent merveille.

 

 Ici on renoue avec le texte original de la nouvelle de Marcel Aymé, un texte brut  qui ne ménageait pas les envahisseurs allemands, les adeptes du marché noir, les collabos de tout poil. L’histoire est plus rude aussi. Elle stigmatise une France peu reluisante avec  l’appât du gain, l’égoïsme, la violence, la morale bafouée, la délation, l’étoile jaune.  Les deux compères entreprennent nuitamment cette traversée de Paris afin de livrer un cochon découpé dans des valises… Soit ! Mais l’atmosphère est grinçante  et viciée dès l’entrée de jeu, où, exploit physique de taille,  Francis Huster personnifie tous les personnages à la fois, «  15 000 mots débités cul-sec ».

 

 Quel défi !  Il  exécute sur scène un marathon endiablé, sans costumes ni décors ou autres astuces… "Que le texte, et rien que le texte", convoquant sans relâche une douzaine de personnages… peu recommandables et pourtant nos frères ! Il  mélange à ce point personnages,  pinceaux, accents et intonations que le tableau de cette année 1943 devient une course  macabre  dont on ressort tout étourdi ou sonné.  Le spot de lumière qui le suit pendant toute cette performance de gymnaste au bord de la souffrance physique,  scrute l’histoire sans compromission, l’humour est absent.  Martin, est peut-être un gars honnête et courageux, l’autre, Grandgil, se révèle fourbe et  antipathique. Une vertigineuse discussion genre Dr. Jeckhill et Mr Hyde s’engage sur un rythme à faire peur.

 

Voilà Grandgil qui extorque de l’argent à Jambier, le propriétaire du cochon, traite les tenanciers d’un bar de « salauds de pauvres » et  finit par assommer un agent de police.  Martin découvre alors  que Grandgil est un peintre aisé qui n’est là que pour s’amuser, il entre en fureur et, au cours de la bagarre qui s’ensuit, le poignarde avec son couteau. Huster, seul en scène avec les mots.  Un tour de force scénique et dramatique porté  par le vœu de Francis Huster de rendre justice et hommage à Marcel Aymé, en tant que « Juste de la littérature ».

 

 

 

AU CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM et la saison prochaine qui nous offre un nouvel  échantillon du meilleur théâtre français en général et parisien en particulier,  promet d’être aussi ébouriffante :

http://www.cc-auderghem.be/index.php/nos-spectacles/paris-theatre-1112.html 

 La curiosité est un excellent défaut !

 

 

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A chaqu'un son histoire......

Chaque personnes a une histoire à conter

dans ce monde où la vie a ses choix

Chaque être humain reflète ses pensées

savoir que contre celà il n'y a pas de loi..

 

Les humains tranché dans le vif exprime leur émotion du moment

aux travers de quelques lignes, peintures, photos très parlantes...

 

Nous sommes tous à notre manière confondu dans le temps

le temps de s'apercevoir ce tout qui entoure nos sentiments.

 

Apprendre de la vie de tout un chacun

Avancer petit à petit dans leur jardin

en respectant leurs secrets c'est certain

dans la douceur qu'expriment leurs mains.

 

Etre Artiste c'est se mouvoir de couleurs

rendre triste ce qui est gai et inverssément

Etre artiste c'est parler avec le coeur

se laisser aller dans les ressentis du moment.

 

Je voudrais rendre Hommage à tout celà

dire combien j'aime leurs expressions

Peindre dans l'atmosphère du temps

Ecrire dans l'Univers des sentiments

Photographier chaque instant présent.

 

Je voulais vous dire tout celà

avec quelques mots par içi et par là.

 

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administrateur théâtres

C’était une délicieuse perspective que d’aller écouter l’orchestre philharmonique de Rotterdam en ce jour royal du 29 avril 2011. Son chef d’orchestre, canadien, Yannick Nézet-Séguin , né en 1975 est un phénomène. Il s’intéressa à ce métier dès l’âge de 10 ans et il est frappant de constater que le personnage n’a rien perdu de sa passion  juvénile : il fait de véritables bonds de carpe ou plutôt de  saumon « fugueux » quand il dirige ses concerts et entraîne dans son sillage tout un orchestre de cheveux blonds et de cheveux blancs. On a rarement vu un tel feu dans les moments de « climax » qui émaillèrent cette prestation de Bach à Richard Strauss.

 

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On découvre d’abord une musique soyeuse et de plus en plus pulpeuse avec l’orchestration de Webern de l’Offrande musicale de J.S.Bach : une fugue brillante à six voix, composée en 1935. Chromatisme poussé, enchevêtrement de lignes, timbres romantiques dont on ressort séduit et  … sans voix. Il semble y avoir une continuité extraordinairement naturelle entre ces deux artistes, nés à deux siècles d’intervalle, qui se conclut avec panache sur un crescendo plein d’émotion et de résonnance profonde.  

 

 Vient ensuite le concerto pour deux violons et orchestre en ré mineur BWV 1043  de J.S.Bach  composé en 1720. Une œuvre d’une beauté exquise, un ballet musical entre les deux charmants mousquetaires de la musique :  Lorenzo Gatto et Yossif Ivanov, aux violons. Finesse, humour, assurance : leurs archets virevoltent comme des papillons par-dessus une prairie d’été, en épousailles sans failles. Leur complémentarité bienveillante donne le frisson : et l’entente et l’écoute. Ils croisent l’archet avec humour et jubilation. Rendons aussi hommage à leur fougue et leur générosité juvénile dans le  troisième mouvement, les deux violons ne semblent plus qu’en faire un, les canons et cascades de notes se terminent en un aboutissement plein de sérénité  et de simplicité. Vivats, ovations applaudissements sans fin termineront cette première partie, bouleversante, du concert.

Un cadeau pour le public : le troisième mouvement, en bis.

 

 

En deuxième partie, nous voilà avec le Don Quichotte de Richard Strauss, «  fantastische Variationen über ein Thema ritterlichen Charakters », pour violoncelle et orchestre, op 35  (1897). Deux thèmes s’entrelacent, Don Quichotte est représenté par des solos bouleversants de violoncelle et  Sancho Panza par la clarinette basse et le tuba puis par l’alto. L’orchestre ponctue ces solos dans un esprit de narration fantastique débridée. Les chapitres se déroulent en variations un peu sardoniques. Il y a de l’humour, certes, mais aussi beaucoup de lourdeur. Une chevauchée dans les airs avec une machine à vent renouvelle sans doute l’intérêt de l’écoute, mais on préfère décidément les morceaux de solo où Floris Mijnders, le violoncelliste,  joue en fermant les yeux et en exprimant de son corps de titan aux yeux bleus toutes les nuances de la musique, comme s’il était seul à bord du navire.

Les soli et le  Maestro Québécois  recevront une pluie d’applaudissements enthousiastes.

Rotterdams Philharmonisch Orkest

Vendredi 29.04.2011 20:00

Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

Yannick Nézet-Séguin direction - Lorenzo Gatto violon - Yossif Ivanov violon - Floris Mijnders violoncelle - Anne Huser alto - Rotterdams Philharmonisch Orkest
 
Johann Sebastian Bach / Anton Webern, Fuga (Ricercata) a 6 voci
Johann Sebastian Bach, Concerto pour 2 violons, cordes et continuo, BWV 1043
Richard Strauss, Don Quichotte, op. 35

http://www.bozar.be/webpage_broadcastitem.php?broadc_id=1255

 

http://www.bozar.be/activity.php?id=9781&selectiondate=2011-4-29

 

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administrateur théâtres

Une superbe vidéo aquatique  nous plonge dans l’Histoire du Titanic,  vieille de 99 ans. En ce jour fatidique  du 14 avril 1912, le puissant monde occidental se brisait comme une poupée de porcelaine et s’engouffrait au fond de l’Atlantique Nord pour toujours. On le sait, c’est le  péché  d’Hubris, tant dénoncé par les tragédiens grecs,  qui  fit disparaître  pour toujours ce bâtiment réputé insubmersible, dans "le  crissement d'un patin sur la  glace." Ce navire, aussi  haut que le plus grand des gratte-ciel américains, sombra en quelques heures par  une nuit sans lune, en frôlant l’iceberg meurtrier. Symbole tragique des limites de l’homme et de la dislocation du Vieux monde.

 

La pièce de THIERRY DEBROUX fut écrite quelques mois avant la sortie du film de Cameron en 1996, lui aussi une description d’une catastrophe qui ne cesse d’interroger notre mémoire collective.  Ainsi furent fracassés brutalement, le luxe extrême, le délire du progrès technique et les classes sociales…. Coup de semonce divine? En tout cas, une catastrophe internationale et ici dans la pièce, une catastrophe intime d’une petite fille séparée de sa mère dans des circonstances étranges. De l’immensément grand à l’immensément petit.

 

 Le décor est un vaste plan incliné blanc, le souvenir de l’iceberg,  sur lequel apparaissent - elle,  dans toute sa vivacité, et lui, dans son immense bonhommie - la grande actrice Jacqueline Bir et son merveilleux compagnon, Marc Olinger  jouant Edward, le mari flegmatique. Ils ont tout du beau couple de noces d’argent,  s’intéressant, l’un aux étoiles et aux questionnements de Einstein, et  l’autre à l’infiniment petit : les  pucerons  dévorants le robinier du jardin.

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 Maggy est mystérieusement protégée de ses souvenirs de petite fille par une amnésie infantile  qui a recouvert  les événements du 14 avril 1912.  La surface polie du couple sera fracassée par la  visite soudaine d’un jeune compositeur d’opéra, tout comme le destin fracassa subitement le bateau mythique. Edward, le mari  astronome ne veut pas réveiller les vieux souvenirs. Il traine derrière lui un fardeau aussi lourd que le Titanic. Par amour pour sa femme, Maggy,  il n’a jamais voulu dévoiler les secrets qu’il détient.

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Un douloureux travail de mémoire  pour Maggy s’engage dans un duel avec le jeune compositeur, figure très dramatique. Celui-ci s’est  passionné pour un travail de mémoire palpitant et c’est ainsi que les deux destins se croisent. Il est en effet fasciné par la photo d’une femme, trouvée dans un livre ayant appartenu à son grand-père. Pourquoi ressemble-t-elle tant à cette mère fermant les bras sur son enfant, qu’il a retrouvée dans des documents d’archive du  Titanic? Une énigme familiale qu’il ne peut s’empêcher de vouloir résoudre. Maggy, devenue la proie de réminiscences  troublantes, qu’elle croyait enfouies à jamais,  finit par se prêter au jeu … qu’elle porte élégamment, avec une justesse de ton, une vigueur et une émotion magnifiques.

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A la fin, c’est la catharsis salutaire et l’émergence de la sérénité et de la paix. La petite fille souriante de la vidéo mélangeant subconscient et fonds marins,  apparaît sur la scène en sautillant. Applaudissements vifs et chaleureux.

 

 

        THÉÂTRE ROYAL DU PARC  28 Avril 2011 >> 28 Mai 2011

MISE EN SCÈNE   Thierry Debroux , COMPOSITION MUSICALE de PASCAL CHARPENTIER, 

SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES   Catherine Cosme

 

 

AVEC   Jacqueline Bir,  Anouchka  Vingtier,  Marc  Olinger,  Hervé  Sogne

                                   Le texte est paru aux éditions Lansman.

 

 

 http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2010_2011_005

 

 

 

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Le saut

 

                                                                 Si j'avais écouté mamie,

                                                             Si j’avais mieux compris papa,

Je n’aurais certes pas la vie

Que je vais vous conter tout bas.

.........................................................

Refrain

Saute, saute, sautons sautez,

Par dessus tous les préjugés,

Saute, saute, sautons, sautez!

Vous pourrez bientôt en juger.

Ils me disaient, pleins de tendresse;

Le travail est une richesse

Mais ce que je constatais, moi,

C’étaient les tristes fin de mois.

...............................................................

J’obtins mon baccalauréat,

Une licence, etcétéra

Mais n’ayant un radis en poche,

Je trouvais la vie sotte et moche.

................................................................

Refrain

........................................................................ 

Je voulus écrire un roman

Mais ce n’était pas le moment.

L’éditeur pouvait m’en revendre,

N’avait pas le goût de m’entendre.

......................................................................

Refrain

......................................................................

Comme je ne savais que faire

Je me lançai dans les affaires.

Or, par le plus heureux destin,

Une femme me dit soudain:

............................................................................

Refrain

............................................................................

Je fis même des pirouettes,

Oubliant que j’étais honnête

Et je rebondis sur mes pieds

Riche à faire tout oublier.

..................................................................................

Refrain

.................................................................................

J’ai villa, maison de campagne,

Auto, yacht, tout le superflu
Une intelligenre compagne.

À présent, je ne doute plus

.............................................................................. 


N.B: Musique de monsieur Maurice Durieux,tango humoristique

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