Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

administrateur théâtres

CYRANO DE BERGERAC

 

 Mise en scène : Gilles Bouillon

Avec

Christophe Brault : Cyrano de Bergerac

Emmanuelle Wion : Roxane

Thibaut Corrion : Christian de Neuvillette

Cécile Bouillot : La duègne, Mère Marguerite de Jésus

Xavier Guittet : Ragueneau

Philippe Lebas : Comte de Guiche

Denis Léger-Milhau : Lignière

Léon Napias : Montfleury/ Capitaine Carbon/ Castel-Jaloux

Marc Siemiatycki : Le Bret

 

Et les comédiens du JTRC : Louise Belmas, Pauline Bertani, Stephan Blay, Edouard

Bonnet, Brice Carrois, Laure Coignard, Richard Pinto et Mikaël Teyssie

Dramaturgie : Bernard Pico

Scénographie : Nathalie Holt

Costumes : Marc Anselmi

Lumière : Michel Theuil

Musique : Alain Bruel 

Assistante mise en scène : Albane Aubry

 

 

Une production du CENTRE DRAMATIQUE RÉGIONAL DE TOURS. Avec le soutien de la Drac Centre, de la Région Centre et du Conseil Général d'Indre-et-Loire (Jeune Théâtre en Région Centre) et le soutien du Fonds d'Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, Drac et Région Provence-Alpes-Côte d!Azur.  En coproduction avec la Compagnie du Passage, Neuchâtel.

 

Dates : du 26 au 30 avril 2011

Lieu : Aula Magna, un accueil de L’ATELIER JEAN VILAR

 

 

 Comme un opéra....12272731275?profile=original

 

Avec la troupe des comédiens de  Tours, la plus célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, devient du Shakespeare ou du Victor Hugo…et même du Molière. Dès le début du spectacle où les comédiens se répandent  mystérieusement, un à un sur le plateau, l’air de rien, le public qui ne s’est pas encore assis, est surpris. L’une lit un livre dans des poses sages, un autre accorde un instrument, l’autre tricote, le quatrième bat des œufs…d’autres s’escriment, mine de rien, juste  pour le jeu du fleuret, d’autres installent des chaises. On perçoit un mystère, le début d’une aventure humaine commune pour cette troupe débordante d’inventivité et de fibre théâtrale.

 

On assistera  à  un balayage généreux de toute notre histoire théâtrale,  qui fait palpiter l’œuvre comme si on lui ouvrait le cœur. C’est un secret de fabrication qui mettra en scène  tous les aspects du théâtre occidental, depuis le théâtre de tréteaux populaire jusqu’aux tirades de Racine et Corneille.  Sans doute à cause de la synergie du metteur-en-scène  Gilles Bouillon et le talent fabuleux de chacun des artistes très judicieusement sélectionnés. Le  tout est cousu  d’or par l’amour des mots qui fait œuvre de magie. La  synthèse est tout simplement extraordinaire entre l’infiniment grandiose et l’infiniment intime des sentiments.  

 

12272731669?profile=original

 

18 acteurs sur le plateau  avec un trio mythique : Roxane amoureuse de l’esprit, de l’amour, précieuse, charmeuse, délicieuse, Christian beau comme un ange mais sot et muet et Cyrano, laideur débordante d’esprit de liberté et de panache.  Cette pièce aura fait battre nos cœurs comme un opéra, pendant presque trois heures. Les décors changeants et subtils ont une modernité qui soulignent l’intemporel : ces panneaux  courbes de bois blond sans cesse en mouvance, évoquent tantôt la scène antique en hémicycle, tantôt l’enfermement ou l’échappée belle. Et les alexandrins de fuser joyeusement par-dessus les murailles ! Les  changements de rôles sont tout aussi mouvants dans les scènes d’ensemble, à la façon du chœur antique. Que les personnages soient les boulangers-pâtissiers ou les fiers gascons invincibles, ils  séduisent par leur caractère éphémère et drôle, terriblement dynamique! Jeux de lumières  et de musique, et c’est la joie qui émane de la poésie de l’écriture.  

 

12272731299?profile=original

 

L’esprit est partout, et l’amour surtout,  au pied du balcon et  par-dessus la faim et la désolation des troupes au siège d’Arras. L’amour encore, par-dessus la sérénité riante du cloître où s’est retirée la veuve Roxane. On en a plein les yeux, les oreilles et le cœur. Le texte est un immense  gâteau  succulent et illuminé que l’on déguste à petites miettes sucrées salées. Car le Beau Cyrano nous fait verser des larmes!

 

« J'ignorais la douceur féminine. Ma mère
Ne m'a pas trouvé beau. Je n'ai pas eu de soeur.
Plus tard, j'ai redouté l'amante à l'oeil moqueur.
Je vous dois d'avoir eu, tout au moins, une amie.
Grâce à vous une robe a passé dans ma vie. »

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Arts et Lettres pour ajouter des commentaires !

Join Arts et Lettres

Commentaires

This reply was deleted.

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles