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journal de bord, lundi 9 mai 2011 (1)

Aucune certitude sur la mort de Ben Laden.

 

Alain Delon, l'acteur, refuse de partir en tournée avec sa fille.

 

Vent frais, ce matin. J'ai senti la différence, en partant en tournée (de facteur). Plus de tonus. Je ne me pressais pas en marchant. Machinal'ment, mon rythme était plus rapide. Y avait moins de boulot que ... y a deux s'maines (c'est pas difficile).

 

Bien sûr, c'est lundi. Premier jour de la s'maine. Tiens, donc ! Jour où on distribue systématiqu'ment les publicités "Aldi".

 

"Enfin, facteur, c'est du temps perdu, tout le monde les jette !". Me disent certains clients.

 

 Je m'obstine à les croire ... à moitié. C'est pas que j'aime cette partie du boulot, non. Je me dis juste : on ne connaît jamais la relation qu'entretient le client avec ce qu'il reçoit. On m'a déjà abordé en rue et demandé : "A tout hasard, facteur, vous n'auriez pas une pub en trop ?". Y a deux s'maines, une dame, rue de Vergnies (n°18) m'a dit : "Je n'ai pas reçu mon ALDI (ou mon LIDL), facteur !". Je n'ai su quoi répondre. Moi qui suis général'ment soigneux, même avec les pubs, eh bien, dans la surcharge de travail, j'avais négligé ... quatre boîtes. Et il a fallu que la personne me tombe dessus. Transmission de pensée ?

 

La plupart des env'loppes beiges, destinées aux contributions, sont distribuées. Celui qui me remplace a agi en conséquence, la s'maine dernière. Je m'attendais au contraire. Mais voilà : cueillons les bonnes surprises !

 

Chaussée d'Ixelles (ou rue des Champs Elysées) ...

 

Les trottoirs en diagonale et les boîtes aux lettres aussi dures à cuire que des pièges à souris étaient fidèles au programme, ce matin. Ha ha ha. Oui, je suis d'accord à l'idée ... qu'on devrait refaire le ch'min ou imposer des boîtes aux lettres règlementaires. Ca évit'rait aux vieilles personnes ... les chutes en cours de route. Le facteur évit'rait de se prendre le pouce dans la boîte en enfonçant le courrier. OK, OK. D'un autre côté, mon coeur vacille. Ces irrégularités ne sont-elles pas le sel du ch'min ? Ces irrégularités n'ont-elles pas une âme ? J'avoue que ... à force d'y rev'nir, de m'y faire la main, de voir mon caddy valser par terre et d'apprendre à le rel'ver, j'ai acquis une expérience de terrain, sur laquelle je ne crache pas. Les enn'mis au bout du bois sont-ils dev'nus mes amis ? Se limitaient-ils à jouer avec moi, comme des gosses dans une cour de récréation ?

 

Des clients se demandent s'ils recevront bientôt leur plaque de voiture. Paraît que ça arrive par la poste, comme recommandé. En réunion opérationnelle, au bureau, j'en ai entendu parler, y a déjà un certain temps. Mais je n'ai toujours rien vu venir. C'est d'ailleurs la poisse, à certaines périodes, quand un client, rue des Champs Elysées, de son balcon, m'attend (presque en chialant), quasi chaque jour, pour me demander ... quand lui parviendra sa plaque adorée, sa plaque chérie.

 

Rue de Vergnies.

 

J'en parle souvent, de celle-là.

 

Elle est belle, cette rue, quand elle se repose. La s'maine dernière, quand j'étais en repos, j'y suis repassé, en visiteur. Ses balcons sont typiques. Ses balcons font le guet. Ses balcons abritent des bouquets de fleurs. Un magasin de sports. Un théâtre. Un bistro populaire, d'où le chien ne peut pas sortir. Une ambiance de quartier. Encore.

Les rues de Paris, célèbres sur des clichés photos en noir et blanc, n'ont rien à lui envier.

 

Tiens ! Un coquillage sur une table !

 

Tiens ! Le chien du bistro de la rue de Vergnies, qui s'amuse à respirer, à fouiner autour de mon caddy !

 

"Tiens, où est votre sac ?", me demande une cliente. Oui, madame, j'ai traversé la rue pour présenter un recommandé au gars qui tient un magasin avec des baignoires. Quant au caddy, je l'ai laissé sur l'autre trottoir. En lieu sûr. "Tiens, où est votre sac ?". J'ai l'impression de me retrouver à l'école, à la fin du mois, ou du semestre, quand, radical'mrent, les autres élèves, les voisins, les grands-parents demandaient : "Combien t'as eu à ton bull'tin ?" (j'aimais pas ça du tout).

 

Rue de Vergnies, 29.

 

Mon collègue (remplaçant) est passé par là. Je le vois : trois lettres figurent au dessus d'un appui, pas loin d'un radiateur et à côté d'un journal. Du mauvais courrier, sans aucun doute. Je regarde les env'loppes et j'y lis : "Cécile Michel, rue de Vergnies 28", "Sandrine Buckinckx, rue de Vergnies 29" et "Sandra D'Hondt, rue des Champs Elysées, 27"

 

"Il ne sait pas lire, votre collègue ?", me diront plein de gens. Hugues, sois imperméable ! Relativise ! Analyse !

 

Allez, reprenons les trois mauvaises lettres retrouvées au ... rue de Vergnies, 29.

 

La première : "Cécile Michel, rue de Vergnies, 28".

 

Assurément, le "8" (de "28") est mal écrit. On peut le prendre pour un "9". Je suis égal'ment bien placé pour savoir que des clients font suivre leur courrier dans des boîtes où leur nom n'est pas forcément mentionné ; ça peut être la p'tite amie ou la mère ou la tante de l'occupant, une dame qui s'est déjà installée et qui n'a pas encore mis son nom sur la boîte. Miss Cécile Michel habite bien au "28", mais les numéros impairs, sur la rue de Vergnies, passent en premier. Mon remplaçant, qui n'a sans doute pas (encore) l'habitude des noms, a agi logiqu'ment.

 

La seconde : "Sandrine Buckinckx, rue de Vergnies, 29".

 

Là, l'adresse est correcte. Mais Madame Sandrine Buckinckx est partie. Le chang'ment d'adresse postal qu'elle a fait (qui dure trois mois) est expié, maint'nant. Je le sais. Le remplaçant, lui, est un peu moins au courant.

 

La troisième : "Sarah D'Hondt, rue des Champs Elysées, 27"

 

Là, il y a une erreur au niveau de la rue. Là, le remplaçant est ... en tort. Mais, comme je l'ai dit, déjà, dans un autre '"journal de bord", la confusion ne vient pas spécial'ment du manque d'observation du remplaçant, mais du système de tri, au bureau. Avant, oui, on classait le courrier par rues. Maint'nant, tout est séparé par numéros. Modernisation. Quand on trie, le matin, on est focalisé par le numéro.

 

Un peu plus loin, sur ma tournée, rue des Champs Elysées (au n° 56).

 

Au dessus de la boîte aux lettres, un envoi arrivé par erreur. J'y lis "rue des Champs, 56 - 1050 Bruxelles". Les gens qui écrivent ne mentionnent pas forcément une adresse en entier. Négligence ? Sens de l'abréviation ? Toujours est-il ... qu'il y a une "rue des Champs" (sans "Elysées") à "1040 Etterbeek". Les expéditeurs se trompent volontiers de numéro postal.

 

Et la vie s'écoule.

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journal de bord, lundi 9 mai 2011 (2)

"Le carnet du bourlingueur !"

 

M'a dit spontanément une jeune caissière, à Roisin, vendredi ou sam'di dernier. C'est vrai que ... je portais un short. C'est vrai que ... le tea shirt sans manches (rouge) m'allait comme un gant. C'est vrai que ... je bronzais. C'est vrai que ... les cheveux dans le vent, ça crée des images.

 

Et je m'étais ach'té un p'tit carnet à spirales, qui ne prenait guère de place.

 

J'aime la route. Ca ne fait aucun doute. Vivement les trois ou quatre s'maines de congé. Que je me remette en marche. Un truc que j'adore : me poser dans une ville étrangère quatre ou cinq jours, trouver un hôtel pas trop cher, jouer sur les marchés, marcher dans les campagnes, m'attarder aux terrasses et rencontrer du monde là-bas, m'enivrer ...

 

Marcher, me mettre en avant. Suis-je baroudeur ? Suis-je bourlingueur ? Suis-je routard ? Après tout, on est ce qu'on veut, ce qu'on décide. Quant aux regards des autres, ils sont ce qu'ils sont.

 

Ceci dit, mon âme de bourlingueur, de saltimbanque a ses limites aussi.

 

Si je me regarde dans le miroir ...

 

Je prendre certaines routes.

Je peux en refuser, en éloigner d'autres.

Je me vois mal partir et tout plaquer.

Mon boulot m'encadre aussi. Mon flat m'encadre aussi.

 

Je dirais même plus : je n'ai pas un besoin effréné de parcourir la planète. Je peux voyager dans mon quotidien. N'est-ce pas le principal ?

 

Je connais des gens qui ont fait le tour de la planète, sans avoir l'âme ... voyageuse. Ma pensée s'arrête sur cet auteur de livres, que j'avais rencontré à une foire (du côté de Thionville, en France), qui exposait, à son stand, des photos certifiant qu'il avait exploré le monde, durant pas mal d'années. Très curieus'ment, en m'approchant du gars, je n'ai franch'ment pas voyagé. Il tirait la gueule à longueur de temps. Il râlait parce qu'il n'y avait pas plus de monde à la foire. Il râlait parce que, soi disant, les organisateurs n'avaient pas fait ce qu'il fallait. Il râlait parce qu'on l'avait mis à un mauvais endroit. Bref : je rencontrais un gars fermé (comme on en croise des milliers ... qui semblent n'avoir jamais quitté leur trou perdu).

 

Récemment, on m'a offert, comme cadeau, un livre écrit par un gars qui a marché depuis sa Flandre natale jusque ... Jérusalem.

Y a un an, des potes m'ont prêté un bouquin. Il y était question d'un couple, parti de Paris, sans un sou, jusque ... Jérusalem.

 

Bravo, pélerins !

 

Très curieus'ment, je n'ai pu lire ces livres. Blocage ? Sans doute.

 

Une réponse, peut-être ...

 

L'inconnu peut me faire peur. Ce qui dépasse l'Europe, ce qui dépasse la francophonie, dans l'idée que je m'en fais, me fait chavirer, me fait peur, me f'rait attraper le tournis. Maint'nant, si je me trouvais, en chair et en os, dans ces lieux étrangers, je vivrais sûr'ment les choses autrement. Mais ainsi, à vue d'oeil, oui, j'ai peur. Il me suffit, page 15 ou page 16, de tomber sur un épisode où le héros sonne quelque part pour dormir la nuit. Ca me fait peur. Je me vois dans la peau du marcheur. Je deviens le marcheur. La peur du "non" (venant de l'hôte) m'est insoutenable.

 

Je r'viendrai sans doute sur ces livres.

 

 

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ECOUTE LES IMAGES

12272737860?profile=original"Ne te complais pas dans la perception des contrastes absolus CECI EST CELA est également CECI ......

L'essence du chemin se trouve là où les contradictions cessent

Tu assombris le chemin si tu le parcours d'un seul côté"  ( Extrait de Mer d'encre de Richard Weihe)

Image endroit envers captée lors d'une balade sur le port de Bandol

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Un regard vers toi.....

Un regard vers toi, une parole aussi

je pense à toi, de toute mon âme

Un regard vers toi, les yeux emplis d'amour..

 

je sais que tu n'est plus là

mais je pense à nos moments de joie,

et même si je ne te vois pas, je ne t'oublie pas...

 

Rien ne séparera nos lien de sang

je pense que tout reste encore à faire

réaliser nos rêves tant que l'on est vivant...

 

Un regard vers ton étoile

sourire à notre vie.........

réaliser combien il est important de s'aimer..........

 

Tant d'images me ramène à ton visage

tant de beautés sur cette terre

personne ne peut changer celà

tu etais notre boussole , notre père

tu restes toujours notre repère..........

 

Personne non personne ne peut changer celà.

 

Nous t'aimons , papa.

 

 

 

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journal de bord, dimanche 8 mai 2011

J'ai rechanté sur un marché. A Boussu, pas loin de Mons. Y avait longtemps !

 

Quand je suis arrivé sur place, c'était pas l'pied. Du monde, du monde, du monde. Des échoppes, des échoppes, des échoppes. Alignées les unes à côté des autres. Pas un espace, sur la route, où je pouvais m'arrêter. Du monde devant, du monde derrière.

 

Promiscuité oblige !

 

Quand je pense que, sur certains marchés, y a à peine trois échoppes et que le monde se fait attendre.

 

Du monde, ai-je dit. Fallait prendre toutes les précautions pour ne pas être bousculé ... par quelqu'un qui risquerait de se foutre en colère (ou ... de passer aux mains) parce qu'il s'est senti bousculé.

 

Des feux rouges. Des flics. Des voitures qui stationnaient, devant les grandes surfaces et dans une rue voisine, à perte de vue. Des gosses qui ach'taient, à une échoppe, une crêpe au Nutella. Des grosses boudines.

 

Final'ment ...

 

Je me suis posé au bout d'une rue, à la fin du marché. Pas loin de la gare. Y avait un marchand de fringues, à ma droite.

 

J'ai chanté sous l'ombre et, sur le coup d'une heure, dans l'soleil. Sans savoir vers quoi j'allais. Sans être dépendant de la pièce qui atterrirait à deux pas de ma housse (de guitare).

 

A un moment donné ...

 

Une gosse, avec des lunettes, en désignant mon ukulélé, me demande : "C'est un violon ?"

 

J'ai eu un coup d'sang ... sympa. Oui, oui. Un gars déboule, à un moment donné,franc battant, devant moi. En fait, il me souhaitait la bienv'nue. Content d'entendre de la musique. Je m'en suis voulu de paniquer. En fait, le gars portait un polo, avec des inscriptions, et j'ai cru avoir affaire à un placier, ou un membre de la police locale ... qui pouvait toujours me prier de déguerpir (ou de le suivre au poste). Ouf ! C'était juste ... une fausse alerte.

 

J'entendais des détonations, à l'occasion. Derrière moi. Quand je me retournais, je comprenais le système : le maraîcher, à ma droite, qui vendait des fringues, liquidait ses cintres, un par an, dans un endroit précis. Non, Hugues, il ne te jetait pas son attirail à la figure !

 

Quatre personnes se sont arrêtées. j'en connaissais deux. Un jeune couple et un autre ... plus âgé. Y a pas un endroit où je me pose ... et où je ne retombe pas sur une connaissance. La femme du couple "âgé" est une des filles d'un pote écrivain (d'Etterbeek), José Moinaut, décédé y a deux ou trois ans. Son bonhomme, je l'ai déjà vu, il provient des Ardennes et il a suivi des cours de musique (son fils aussi), y a dix ans, avec mon père. Le gars (du jeune couple), je l'ai vu, quand il était gamin, un jour (chez José), mais je l'aurais pas reconnu en rue.

 

Tout se s'rait passé dans le meilleur des mondes, si le gars "âgé" ne m'avait pas balancé, à un moment donné : "J'ai eu cours, moi, avec le père Draye !". En se marrant comme une baleine. Parler de mon père comme d'une bête curieuse, j'avoue ne pas aimer trop ça. Et il poursuit, le gaillard : "Mon gamin, il avait du mal, au cours ... faut dire, le père Draye, il parlait beaucoup !". J'ai rien dit. J'ai laissé dire. Ca m'a profondément dérangé. Mon père avait le verbe facile, OK. Mais il l'utilisait toujours soigneus'ment. Avec son sens du respect des autres, sa dignité. Qu'un gros pacha (je ne mâche pas mes mots) se serve de ça pour me sortir son pus (ou son purin) à la gueule, je trouve ça déplacé. Ca fait extrêm'ment mal. Grosse vache, va ! Le 11 août prochain, y aura dix ans que mon papa est retourné dans le ciel. On ne touche pas comme un Béotien à mes proches, cher Michel !

 

Quand j'ai quitté le marché ...

 

J'ai décanté. Fallait pas me mettre le gars en face de moi. Dire que ... il ne s'est p'têt rendu compte de rien, le gaillard.

Mais, une fois de plus, plutôt que d'en être vexé, je sais à qui j'ai affaire. T'approche pas trop de moi, à l'av'nir !

 

Je me suis arrêté à une échoppe. J'ai ach'té un portefeuille magique. Oui, il suffit de mettre dedans ... un billet de cinq, dix euros. On retourne le porte feuille. On l'ouvre de l'autre côté. Et on aperçoit les billets bien rangés derrière un lacet.

 

J'ai repris la route à pied jusque Saint-Ghislain.

 

J'ai repris, là bas, le train. Après m'être attardé, une heure, à une terrasse.

 

Je suis passé par la Grand'Place de Bruxelles. C'était la fête de l'Iris.

 

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administrateur théâtres

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La célèbre formation Les Agrémens dirigée par Guy Van Waas nous  a  proposé une aventure musicale très subtile,   dont -Euréka ! - on  a  deviné soudain à la fin,  le thème caché :  il s’agissait du  Temps. Les Agrémens sont un ensemble qui fut  créé par le Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne de Namur en 1995, ils jouent sur des instruments d’époque.  Guy Van Waas en est le chef depuis 2001.

 

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Pour marquer le temps, Guy Van Waas a choisi d’abord l’éternité dans cette ouverture  peu connue d’Antonio Salieri  « Les Danaïdes », tragédie lyrique en 5 actes.  Les cinquante filles du roi Danaos qui tuèrent leurs maris,  furent jetées aux Enfers et furent  condamnées à remplir éternellement un tonneau sans fond. Très peu d’annotations figurent sur cette partition et Guy Van Waas a fait avec son ensemble un véritable travail de musicien pour produire cette mise en-bouche ornementée, alerte et vivante,  qui dura un gros 5 minutes, se terminant sur un ré mineur pianissimo.  Mais comme si l’éternité elle-même était en marche, la 101e symphonie de Haydn  a redémarré dans le même souffle, sur la même note justement, privant le public de ses applaudissements… Révolutionnaire ! Voilà donc une espièglerie  d’un chef d’orchestre qui veut surprendre. Il  déconcerte et amuse et ne voulait surtout pas interrompre la dramaturgie du premier morceau ! Il a donc choisi l’inventivité et même la rupture des conventions.

 

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Chez Haydn, tout est annoté et  écrit d’avance, et  le savoir-faire de l’ensemble et le doigté fascinant de chef d’orchestre donneront une musicalité, une sonorité et une clarté étonnante à l’œuvre.  Les sons feuilletés des violons sont un délice  dans l’andante du  deuxième mouvement. Et voilà qu’apparait, facétieux comme un coucou des bois, le tic-tac bien connu qui a valu son surnom à cette 101e  symphonie surnommée « The Clock ». A tour de rôle, violons, hautbois, flûtes puis "tutti" scandent la fuite du temps. Le menuet resplendit ensuite comme une musique de cour; le dialogue des flûtes et hautbois a du moelleux, les violons produisant de simples accords savoureux  et beaux. Sans baguette, les mains souples et aériennes Guy Van Waas précèdent toujours très clairement les musiciens : qui m’aime me suive, dans la joie de la musique! Sonorités liquides qui font du temps une clepsydre, belles comme des illuminations quand la nuit tombe, puis le Finale Vivace.

 

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Avec Luigi Cherubini, le temps revient encore. Celui du temps retrouvé dans ces «  Deux journées, ou Le porteur d'eau » où des souvenirs et des retrouvailles  très émouvantes sont le thème principal.  Le jeu des contrebasses est particulièrement poignant. Avec ces accès de crises pathétiques insérés dans une facture classique on anticipe déjà le lien avec l’œuvre suivante la Symphonie n° 8 de Ludwig van Beethoven.

 

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 C’est ici dans cette oeuvre de Beethoven que le temps est  particulièrement présent ! On reconnait très vite  un genre de tic- tac très net  comme chez Haydn.  Le deuxième mouvement est en effet un hommage à l’invention du métronome qui marque le temps du musicien. Vu l’explosion fantastique du premier mouvement, sorte de forêt fantastique en marche, de grondements de géants, de bruissements cadencés, interrompus avec humour par des voix d’elfes et ensuite par un crescendo de  véritables pulsations vitales,  ce rythme en tic-tac me faisait plutôt penser à  une horloge biologique en marche. Avec l’éclatement bruyant de la vie suivie de  l’envolée malicieuse de l’esprit . Le tout se clôturant sur une sorte de chevauchée victorieuse. Chaque pupitre exulte et irradie une énergie fabuleuse.  Quelle construction  dramaturgique ! Le démiurge en col Mao noir,  salue  et revient plusieurs fois à la barre, le sourire aux lèvres.

Voici donc un concert tout en finesse, en tonalités nuancées et beauté.

 

Le 6 mai 2011, Salle Henry Le Boeuf, Palais ds Beaux-Arts de Bruxelles

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http://www.bozar.be/activity.php?id=9885&selectiondate=2011-5-6

 

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Demain à l'aube


J’ai vu le rêve bleu au bord de l’attente

Mains tendues vers un soleil neuf

Où les horizons se déchirent au-delà du désir

Faudra-t-il que j’invente ton image ?

Au retour du printemps lorsque la haie fleurie de chèvrefeuilles

Mon cœur chante dans l’air un amour absurde

Lèvres lassées d’adieux et de vaine joie

Yeux blessés inondés de souvenirs

Demain à l’aube j’avance vers une lumière douce

Et l’espoir éclate en bourgeons de roses

Je presse mes rêves contre ma poitrine

Et j’entends les appels du monde réel

Alors que ton visage se confond dans la brume

08/05/11 Nada

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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journal de bord, samedi 7 mai 2011 (2)

Vingt heures. Pas moins, non. J'ai passé une merveilleuse après-midi, en marchant, à travers des bois, des routes macadamisées. J'ai reçu trois, quatre, cinq fois plus que je ne l'espérais. J'ai eu le temps de rentrer dans les temps. Un pote m'a même récupéré sur la route (cerise sur le gâteau ?) et la sensation d'être bien ne m'a plus quitté jusqu'au moment où je suis allé me coucher.

 

Je n'ai même pas eu besoin de la carte d'état-major.

 

Arrivé dans le beau pays d'Onnezies, après avoir rendu hommage qui flemmardaient à six ou sept ou huit dans la même prairie, après avoir franchi une petite route dont les ascenscions ressemblaient à des escapades de colline, cligné de l'oeil à un tracteur, visité un premier bistro ...

 

Eh bien, je suis tombé nez à nez avec deux bandes horizontales parallèles : l'une en blanc, l'autre en rouge. Les sentiers de grande randonnée m'ouvraient à nouveau leur porte, je n'avais plus qu'à suivre les balises, j'avais tout mon après-midi devant moi.

 

Le sentier avec des éoliennes fut franchi en moins de deux.

 

D'une journée aussi intéressante, que je ne racont'rai pas graduell'ment, je retiens des moments. Simples. Quotidiens. Qui méritent peut-être un film.

 

Je m'attarde (simple exemple) sur trois bistrots où j'ai pointé le nez. Où je me suis attardé. Où je me suis assis. Où j'ai observé. Où j'ai contemplé. Où je me suis posé. Où j'ai respiré.

 

Dans le premier (à Autreppe), je n'ai pas du payer mon eau pétillante.

Dans le deuxième (à Onnezies), le barman m'a "ri au nez" quand j'ai commandé ... une eau pétillante.

Dans le troisième (à Fayt-le-Franc ?), le barman, avec la complicité des clients, m'a "ri au nez", quand j'ai commandé ... un Coca.

Ecole de la vie, encore une fois ?

 

Dans le premier bistro (à Autreppe), où je n'ai pas du payer mon eau pétillante ...

 

J'avais la trouille en entrant. Quatre gars, au comptoir, parlaient fort. Je savais qu'avec ma guitare et mon ukulélé sur le dos, je pouvais déclencher des réactions, dès mon apparition. Ca ne s'est pas fait attendre : un jeune gars m'interpelle franch'ment, me serre la main, je lui réponds sur le même ton, j'ai appris à ne plus avoir peur (ou à gérer ma peur). Je m'isole à la dernière table. Je regarde autour de moi. Des gens de la région, qui se connaissent. Quand un gars se pointe dans le bistro, il fait le tour des lieux, dit "bonjour" à tout l'monde, et j'ai droit, moi aussi, à ma poignée de main. Merci, d'avance ! Au moment où je m'apprête à reprendre la route, le gars, qui m'avait interpelé et serré la main, quand j'étais entré dans l'bistro, s'approche de moi et me dit : "Tu ne nous joueras pas un morceau de guitare ?". Chose curieuse : j'ai du mal. Je réponds : "je repasserai tantôt" (même si je me doute que ...), je passe au comptoir et la serveuse me dit : "C'est pour nous !" (comme je l'ai dit plus haut). Quand je me retrouve sur la route, mes réflexions reviennent. Quand quelqu'un, dans un bistro (ou ailleurs) me dit "Tu ne nous jouerais pas un morceau de guitare ?", je ne sais jamais vraiment s'il me communique son désir de m'entendre chanter ou simplement ... d'entrer en contact avec moi. J'ai beau vivre pour chanter, je peux aussi avoir beaucoup de mal à me lancer, parfois, à froid.

 

Dans le second bistro (à Onnezies), où le barman m'a "ri au nez" quand j'ai commandé une eau pétillante ...

 

Là, j'ai flashé, en marchant dans le village, pour commencer, sur les dessins (d'enfant) charmants, sur les murs blancs de l'établiss'ment. J'ai cru y lire qu'il s'agissait d'un bistro pour les gens du CPAS. Que les jeunes s'y retrouvaient. De l'autre côté du bar, on distinguait une pièce où il était écrit : "espace rencontre". Deux femmes semblaient s'exercer en peinture. Je demande au tenancier (qui a déjà eu le temps de me regarder de travers quand j'ai commandé mon eau pétillante) si on peut visiter cet "espace rencontre". Il me répond, sans sourire et en regardant ses pieds : "Non, c'est pour les gens qui pratiquent une activité". J'ai pas insisté.

 

Dans le troisième bistro (à Fayt-le-Franc ?), où le barman, avec la complicité des clients, m'a ri au nez, quand j'ai commandé un Coca ...

 

Y avait toute un espace libre devant les terrasses. Il était carrément écrit "jeunesse " sur le toit de la baraque. Des gosses couraient dans tous les sens. A ma droite, deux couples ... jeunes. Ca parlait fort. J'étais même effrayé, quand je voyais les deux "jeunes" maris, avec leur embonpoint (ou leur p...) de camionneur, leur visage complèt'ment taillé, buriné, pas gais (sauf ... entre eux, j'imagine), auxquels il ne fallait pas se frotter (même si, civil'ment, je pourrais être leur père). J'étais effrayé aussi quand j'apercevais les dents presque au cim'tière d'une des "jeunes" épouses. Enfin : je ne juge pas. Je communique mes impressions. Le vieilliss'ment est-il lié aux neurones ou au visage qu'on se taille ? Toujours est-il que ... je les ai regardés partir sur la place voisine, et jouer aux boules.

 

Hi hi hi.

 

Entre deux rues asphaltées, j'ai arpenté des sentiers, des semblants de forêt. A un moment donné, les orties bouchaient le passage. J'ai retiré, de mon épaule, mes instruments de musique. Je les ai utilisés comme bâtons. Ainsi, les orties étaient un peu monopolisées. J'avais un peu le vertige quand je regardais à droite. Ca descendait vach'ment. Y avaient que des orties. Et si, par un faux mouv'ment, ma guitare et mon ukulélé descendaient à jamais le Grand Canyon du Colorado ! Je comprends maint'nant pourquoi, dans plus d'un cauch'mar, la nuit, je me retrouve brusquement sans guitare ... sans me rapp'ler d'un endroit où je l'aurais déposée.

 

Sur la route, encore : des armoiries, des roses, des marguerites, des gîtes ruraux, des virages, des ponts, des ruisseaux, des meules de foin.

 

Et un arrêt, quelque part dans un de ces villages, dans une école ... du cirque. Un acte manqué, de mon point-de-vue, hélas. Qui dit "école du cirque", dit, dans ma mentalité, "école d'art", "ouverture d'esprit", "ouverture de coeur", "échange", et j'en passe. Voilà qu'en m'attardant devant une fenêtre, j'aperçois une dame, je lui fais signe, elle me répond ... sans plus. J'aurais tell'ment besoin qu'on m'invite, à ce moment-là. Mais voilà : on n'est pas tous branchés sur la même longueur d'ondes. J'hésite encore un peu. J'ouvre quand même la porte. La dame (que j'ai vue de l'autre côté de la fenêtre) est en fait ... la maman d'un enfant qui suit des cours ... à l'école du cirque. A droite, je repère un panneau en bois, sur lequel il est écrit : "Artistes". J'aperçois, au fond de la pièce, une jeune femme qui tape sur son PC. Une réceptionniste ? Une étudiante qui pratique un job ? Toujours est-il que ... jamais elle ne se retourne sur mon passage. J'insiste pas.

 

La route me réserve tant de surprises. Le goût suprême de la liberté. La grande place de Montignies-sur-Rocs. Les champs à perte de vue.

 

Ce qui est fou, c'est que j'étais allé jusque Onnezies pour une autre raison. Une de mes connaissances habitait par là. J'avais le coeur à passer la saluer. "9, rue d'Onnezies", m'avait-on dit. J'avais bien noté. Quand j'ai suivi graduell'ment cette même rue, quand je suis arrivé au n°9, je me suis aperçu que la rue portait un autre nom. Etais-je devant la maison que je cherchais ? J'étais à deux doigts de vérifier, d'aller sonner. Je ne l'ai pas fait. Un sentiment très fort me ret'nait. J'ai compris, une fois de plus, qu'une grande maison (qui ressemble à une grande propriété), avec une grande voiture et une grille (derrière laquelle y a un chien), ça me refroidit, d'emblée. Je ne condamne pas les gens qui y habitent, non. Ce sont mes appréhensions, mes phobies, mes images qui dominent. Une trop grande maison, une trop grande propriété, ça ne me met pas en confiance, ça m'écrase quelque part. Une petite maison toute simple, c'est plus dans mes fibres. Même si je sais que les gens habitant de grandes propriétés sont volontiers accueillants. Même si je sais que les gens qui habitent des p'tites maisons sympa ne me laissent pas forcément entrer chez eux.

 

Donc, j'ai poursuivui la route. Vers un inconnu qui allait se dessiner tout mon après-midi.

 

Une dernière image emportée : une ancienne station essence (Texaco), à la douane française, sur la route de Bavay, dont le panneau subsiste et dont l'ancien garage ressemble à un village fantôme.

 

Quelle joie !12272736665?profile=original

les belles armoiries sur la route (Onnezies)

 

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surréalisme

 

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et elles s'agitent sous le vent, celles-là

 

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repère consolateur

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surtout ... qu'on ne la démolisse jamais

 

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une lecture qui aide beaucoup, à certains moments, quand on s'arrête

 

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journal de bord, samedi 7 mai 2011

Entre treize et quatorze heures ...

 

Sur une route de campagne, dans la région de Quiévrain ...

 

Un jour de grand soleil (on annonce même une séch'resse pour les temps à venir) ...

 

Dans le Haut-Pays, à l'ouest de la Belgique, en plein Hainaut, entre Meaurain, Onnezies et Autreppe ...

 

Je marche. Je reprends le large.

 

"On dit qu'il va y avoir de l'orage ... les gens sont sous ...". J'entends. Je me suis attardé dans un bistrot. Les commentaires ne manquent pas.

 

Sur la route ...

 

Des vaches se sont endormies derrière des fils barbelés ... protecteurs. Un clocher très bas (avec des briques rouges) passe son bout de crâne derrière des arbres. Un cheval, derrière des affiches, à un carr'four. Un monsieur qui transporte un sac à patates, dans sa main gauche.

 

Des images nouvelles. Des flashes.

 

Je s'rai p'têt retapé, demain soir, pour entamer une semaine complète, à mon boulot, le lend'main. Si, toutefois, dans les jours qui suivent, je ne tiens à nouveau plus l'coup, je peux agir.

 

Des images nouvelles. Des flashes. Ca me manquait.

 

D'ici trois s'maines, je r'prends les ch'mins de Saint-Jacques de Compostelle. Je me le suis promis. Je retournerai vers Dinant, Hastière.

 

Les journées s'allongent. C'est bon signe.12272733867?profile=original

je ne suis pas toujours très à l'aise avec les cartes d'état-major ...parfois, elles arrivent quand même à m'apprivoiser ...

 

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Un village charmant

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Un autre village charmant (Autreppe)

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journal de bord, vendredi 6 mai 2011

"Moi, je préfère les chats aux chiens ... c'est plus indépendant ... les chiens, c'est trop collant !"

 

Ai-je déjà entendu.

 

Maint'nant, certains diront le contraire.

 

Quant à moi ...

 

J'aime les chiens, avec leur côté ... pot d'colle.

J'aime les chats, avec leur côté ... indépendant.

 

Avec des moyens, des stratégies différent(e)s, je reçois, des uns comme des autres, une affection inégalable.12272735486?profile=original

là, les chats me font volontiers la cour

 

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quand l'un d'entre eux m'invite au strip-théâtre

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là, c'est un autre copain qui me fait la cour

 

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Flétrissure...

Flétrissure…

1

Abandonnés de tous, le cœur ensanglanté,
Anonymes défunts à la maigre ossature,
Partout gisent des corps sans croix ni sépulture,
Dont seule la charogne aime la nudité…

Ni femmes, ni vieillards et encore moins d’hommes
Dans la force de l’âge et pas même d’enfants
N’ont trouvé de pitié dans les yeux triomphants
De ces bourreaux sans nom bâtisseurs de pogromes…

Et combien de martyrs en d’immondes fossés
Blanchissent de leurs os l’admirable nature,
De tyrans ont souillé la belle architecture
Ne laissant sur leurs pas que temples fracassés…

Nombreux des orphelins déambulent hagards,
A demi-moribonds subissent la famine
Et succombent soudain rongés par la vermine
Repliés sur le sol, méconnus des regards,

Squelettes rabougris comme de vieilles souches,
Dans la poussière sèche au hasard des chemins,
Ils agonisent seuls, misérables gamins,
Jusqu’à leur dernier souffle assaillis par les mouches…

Des cavités parfois, ressuscitent des ombres,
Contestant de la mort l’horrible et la stupeur
Et de leurs grands yeux noirs obscurcis par la peur,
Elles traquent la vie au milieu des décombres…

Par d’incultes césars, sans combattre vaincu,
Des causes du chagrin le prochain épisode,
Pauvres sont ceux prenant la route de l’exode,
Pour simplement survivre à l’horrible vécu…

Cohortes de damnés passant en file indienne,
Ils cherchent dans l’ailleurs un instant de répit,
Rien qu’une once de paix que le temps interdit,
Supportant de l’exil la douleur quotidienne…

Par la faim et la soif nullement épargnés,
N’éprouvant dans leurs cœurs nul espoir ni rancune,
D’une fausse lenteur, vers des camps d’infortune,
En d’arides déserts ils marchent résignés…

Harassés, lapidés par des revers extrêmes,
Ils trouvent dans la fuite un ultime levier,
Une miette de chance, un rameau d’olivier
Et puisent l’énergie au plus profond d’eux-mêmes…

Fantômes harassés se tenant par la main,
Il en est un qui tombe et puis un autre encore,
Leur nombre, lentement, pied à pied, s’édulcore…
Surmontant les périls d’un effort surhumain,

Ils sont là, par milliers, allongés sur les sables,
Recueillant du repos un trop maigre butin,
D’un lourd sommeil sans rêve, ils espèrent le matin ;
Hommes toujours vivants et pourtant périssables…

………


2

Victimes de la guerre ou de l’enfer sur terre,
Par l’humaine bêtise, immolés, suppliciés,
Sur l’autel du pouvoir, citoyens sacrifiés,
Violentés, frappés par l’hydre délétère,

Crèves la faim, migrants, réfugiés, vagabonds,
Fuyant la mort, la peur, l’ombre des cimetières,
Pour les meilleurs raisons passeurs de frontières,
Pareils à des voleurs, à demi-moribonds,

Ils traversent le monde en quête d’un refuge
Gardent l’espoir secret d’un possible oasis,
D’un pays de cocagne imaginés jadis,
Quand leurs pères déjà pleuraient face à l’immonde…

Certains ont tout donné pour ce rêve lointain,
D’autres moins fortunés sur des radeaux précaires
Ont bravé l’océan, ont connu maints calvaires
Et puis ont fait naufrage oubliés du destin…

Et lorsque l’un d’entre eux aborde l’autre rive,
Il devient l’étranger, celui qui sans papiers
Est désigné du doigt, qui face aux policiers,
Dans d’infâmes taudis se cache pour survivre…

…………

3

Les poètes ont beau déclamer l’espérance
D’un jardin vertueux, croire en l’humanité,
Avec ardeur, exalter l’amour, l’égalité,
De leurs chants enfiévrés chanter la tolérance….

Depuis le premier jour, les temps n’ont pas changé,
La bête a fait son nid sous la belle parole,
Subsiste dans les cœurs rognés par la vérole
L’égoïste fléau ; la peur de l’étranger…

Ô France, mon pays, terre des droits de l’homme,
En violant l’esprit des textes fraternels,
Tu as souillé les mots inscrits sur tes autels,
Et corrompu, vendu ton idéal en somme…

Existe-il encore une terre d’accueil,
Quel que part dans le monde un lieu de référence
Où le migrant pourrait oublier sa souffrance,
Des hydres du passé faire et consommer le deuil…

Naguère prisonnier des chiens de la milice
Il a franchi les mers, gagné sa liberté,
Aujourd’hui clandestin, dans la précarité,
Il survit comme un rat traqué par la police…

……………..
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OH OH OH la musique est une mélodie

OH OH OH la musique est une symphonie..

 

vague de tendresse au coeur léger, je me laisse inspirée

chant mélodieux aux raisonnances symphonique, je me laisse aller...

 

Oh OH oH des notes de si de la , même si rien ne résonne

je me laisse inspirée doucement et rythmée ...je m'amuse

 

AH AH AH je rie , étonnant n'est ce pas, rire de tout et de rien........................

Comme MR Bean je tapote , je rigole et temps pis si ça fait rire, c'est certain

je me moque du jugement , il faut s'amuser , ne pas se prendre au sérieux............

 

AH OUI ce n'est certe pas une poésie, un texte , une pensée que j'écris , un ressenti..........

 

Je m'amuse du présent et tant pis si celà fait rire, je m'amuse c'est certain

clavier  en folie , Irma m'inspire comme ces chansons, sans raison je me laisse vivre...

 

OH OH OH la la la et si si si , do ré mi...fa sol la si...

ceci n'est pas poésie mais juste un grai de folie

la joie m'envahit sur des notes me parlant de ma vie........

 

J'écris selon mes envies et tant pis si celà fait rire , je me moque de la moquerie

je suis un brin de fantaisie dans un monde qui oublie parfois que rire est essentiel

 

Se moquer de soi c'est aussi celà, ne pas se prendre au sérieux je veux écrire

sans rythme ni mélodie....juste m'amuser et rire, rire , rire à n'en plus finir.............................

 

 

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GRAIN DE SABLE..

Petit grain de sable, poussière d'étoile

Au sourire illuminé de printemps.

 

Petit rien du tout de la terre, goutte de pluie

Au désir éperdu de bonheur.

 

Grandeur tranquille d'un désert calciné,

Pastel du soleil, en un retour mâtiné de beauté.

 

Grandeur fragile des eaux blessées, bateau tout blanc,

En un frisson d'écume soulevée.

 

Rencontre au voyage de la vie

Leçon d'amour, au coeur mouvant du temps...

J.G.

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administrateur théâtres

Moudawana For Ever

 

C’est sûr, Ben Hamidou a une aura…. Même déguisé en femme ! Oops le sacrilège, le faux pas ! Il rayonne de sympathie, il émet de la chaleur humaine plein feux et va jouer la grande scène du désenvoûtement, au propre et au figuré ! Si vous êtes au premier rang, méfiez vous! Vous serez aspiré dans son trip fabuleux qui vous balade  avec fantaisie entre Maroxellois et Gazelles du Maroc, où les chameaux sont désormais remplacés par des autoroutes.

 

Avec sa complice, Zidani, présence croustillante, tantôt en perruques drolatiques, ou lunettes extravagantes, tantôt,  soumise éplucheuse de légumes au soleil au  bord du puits, il convoque des sujets qui font peur au Belge blanc-bleu ! Comment réagir dans une famille, à la conversion à l’Islam d’un fils bien sous tous rapports…. ? L’âge du mariage, le droit au divorce, l’autonomie de la femme…  La polygamie : …. pas plus de quatre, comme les saisons ! Mais comment donner des droits aux femmes dans les pays où les droits de l’homme sont bafoués ! Le jambon, c’est Aram ! Péché !  Et l’obéissance au mari ? Comment passer de ce code de la famille séculaire à une révolution voulue par Mohamed VI qui rend, en principe, les femmes égales aux hommes…*

 

 Des questions graves, traitées avec un humour bienveillant, un regard généreux sur deux communautés qui ont parfois tout pour s’affronter. Il décoche coups de griffes, coups de cœur, tous azimuts. Tout le monde s’y retrouve, touché !  En excellent comique, Ben Hamidou pratique  l’autodérision avec brio, et déracine les préjugés. Sa gestuelle, tant l’occidentale pure et dure que la nord-africaine, est d’une précision et d’une vérité savoureuse. Le talent est aussi magnifique que le Soliman éponyme. Les deux comédiens dans cette salle magique défoncent les sortilèges et les barrières. Mon voisin marocain de gauche jubile sous la pluie de traits acérés lancés à sa culture et m’explique gentiment le vocabulaire, cependant que mon voisin attitré, de droite… me surveille du coin de l’œil ! Le mélange local du quartier et  les voyageurs des districts lointains  de la périphérie bruxelloise font bon ménage, mêlant leurs rires salutaires, leur bonne humeur et une ouverture nouvelle peut-être.

 

Ce théâtre est pédagogique sans l’être, édifiant tout de même car il libère tout un chacun. Les cordes sur lequel jouent cet Hamelin africain sont la caricature aimable, le verbe et le texte débridés, la truculence, le mime, les grimaces inoubliables,la chanson,  le jeu, par-dessus tout! Vive Mehdi !

 

*« Sur le plan social, au-delà des réformes qu'il introduit, en adoptant une

formulation moderne et en se souciant de mieux préciser les droits et devoirs des

composantes de la Famille, ce Code, en veillant à garantir l'équilibre dans les

rapports entre l'homme et la femme, met en place les préalables de la consolidation

de la cellule familiale, de sa cohésion et de sa pérennité. Ce faisant, il contribue à la

consolidation des bases de la société marocaine démocratique et moderne, ouverte

sur son époque et fidèle à son identité islamique et à ses traditions de solidarité

familiale et de cohésion sociale. »

 2004 Mohamed BOUZOUBAA, ministre de la Justice

 

 

 Moudawana For Ever du 26 avril au 21 mai 2011

Au Magic Land Théâtre.
Réservation au 02/245 50 64 ou via le site www.magicland-theatre.com

 http://www.magicland-theatre.com/index.php5?pageId=1&md=0&sp=65

 

 

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♦ Ellipses et raccourcis

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Si j’écris du monologue, avec la vie autour du cou

Avec des trous dans les poches, et trois billes que j’ai données

Avec des idées à cœur tendre, un bord de mer et ses marées

J’avoue ouvrir toute porte à l’indispensable dialogue

 

Vous, serez-vous ce qui délivre ?  

 

Si je n’écris à nulle adresse, à croire que c’est pour des tiroirs

Que c’est comme pierre qui roule, pierre qui n’a rien amassé     

Pierre enveloppée de papier au fonds d’un puits pour oublier

J’avoue collecter des timbres pour mes lettres à la tendresse

 

Vous, êtes-vous prêts à faire suivre ?    

 

Si j’écris où je reste un seuil imposé à la solitude

Sans chemin de respiration et quand il faut bien l’accepter

Quand on ne peut que supposer plus vrai ce qui est éloigné

J’avoue créer du paradoxe l’arbre qui n’est plus sur mes feuilles

 

Vous, restez marque-page aux livres

 

Si je n’écris que du silence à le forcer à la parole

Qui s’est souvent éparpillée décalée des réalités

Et qu’on se cherche malgré tout pour preuves ambrées ou perlées

J’avoue tirer sur un fil fin, claire voie à la transparence

 

Vous, soignez-vous ce qui rend libre ?

 

Si j’écris comme une source depuis son innocent murmure 

Comme un bel enfant à l’écart des ondes des rêves brisés

C’est aller à la résurgence de tout temps voyagé

J’avoue préserver des chances à qui manquerait de ressources

 

Vous, sachez des ponts entre deux rives        

 

Si je n’écris que du par cœur de ces leçons universelles

Qui nous font tracer des cercles comme loi autour d’un foyer

Mais qui me font aussi plaindre le sort des êtres égarés

J’avoue ne savoir où rejoindre un jardin d’absolu bonheur

 

Vous, êtes-vous là quoiqu’il arrive ?

 

Si j’écris jusqu’à l’impossible envergure de nos deux bras

Qui nous pousserait des ailes, qui nous ferait tout échanger     

Sortir nos photos des cadres par des regards démesurés   

J’avoue que j’en suis presque les grands sentiments invincibles

 

Vous, restez-vous leurs âmes vives ?

 

Si j’écris jusqu’à l’éclaircie le rideau déchiré d’un ciel  

C’est que je n’ai nulle réponse forcée à tout imaginer

Ailleurs que devant ma porte la bienvenue à l’entrée

J’avoue ô combien d’ellipses vers vous je prends des raccourcis

 

© Gil DEF - 25.05.2010

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Amour

Cœur morcelé coule goutte à goutte

Amour, je te berce en moi oiseau anéanti

Demain le rayon d’or transperce les cumulus

Et les roses écarlates poussent dans la plaie

Où les collines vacillent sous la lumière tremblante

Je mourrai pour un baiser ensoleillé

Nada

06/05/11 

 

 

 

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Bonds sur pont

 Je feuillette le catalogue édité pour l'expo en plein air édition 2011.

 Je me promène de pont en pont. Je lis et relis les textes, les phrases choisies qui accompagneront ce parcours d'art dans le parc du Fayet. Je m'arrête au dessus du vide, sous un mot, sans un cri.. je lis.

"La vie est un pont, traverse le, mais n'y fixe pas ta demeure"

Ste Catherine de Sienne

gegout pont 1

encore une de mes peintures exposées sous la forme de bâche

 100x80 acry sur toile gegout©adagp 2011

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