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                                       Louis Langrée -Youssif Ivanov

          Samedi 14.05.2011 20:00 Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf

 

 Le chasseur maudit, poème symphonique, M44 (1882) César Franck

Atmosphère : un dimanche matin, au son des cloches et des chants, un comte du Rhin fait sonner les cors et ose partir à la chasse au lieu d'assister au culte dominical. Répondant immédiatement au son du cor orgueilleux, une voix lui dit d’écouter les chants pieux. Le motif religieux des violoncelles se fait insistant mais en vain. Son cheval s’arrête et le cor se fige dans le silence. Sacrilège, le voilà maudit par une voix terrible  et perçante qui le damne pour l'éternité. Dans sa chevauchée, il est poursuivi par des diables hurlants et conduit directement vers la bouche béante de l'enfer et ses flammes. L’orchestration est vibrante, fougueuse et sombre. Le dynamisme de Louis Langrée se fait sentir dès la première mesure, il semble lui-même être le Diable en personne.  Il possède le sens passionné  du drame, il égrène avec doigté les frissons prémonitoires d’une colère divine qui semble éclater avec fracas directement des entrailles de la terre. Haute sonorité et musique terrifiante. Le discours de ce  poème symphonique  dense est mené par un maître du jeu tout puissant. Une pièce d’ouverture tellement saisissante ne peut que gagner le public sur le champ.

 

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Concerto pour violon et orchestre n°3 en si mineur opus 61 (1880) Camille Saint-Saëns

On quitte le drame. Le Troisième concerto pour violon de Saint-Saëns penche plutôt vers l’élégance. Le violon de Yossif Ivanov  débute le premier mouvement avec vigueur, cependant que Louis Langrée change diamétralement d’approche, c’est tout juste si on n’imagine pas une répétition dans une église. Au début, à tout le moins. Des mélodies presque bucoliques s’enlacent dans une extrême finesse et dans la douceur. Elles sont suivies d’arpèges descendants dont le point de fuite est le son du hautbois. On passe ensuite à une musique solaire et à de savantes préparations, à un envol. Le dialogue des violons est d’une pureté cristalline, le violon chante langoureusement. Dans l’allegro non troppo le virtuose est  supporté par les bassons et les cors. Finale de pure sonorité, lumineuse et majestueuse. 

 

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Élégant et souriant, Yossif Ivanov  offrira au public émerveillé un  bis scandé comme une tarentelle, un caprice de  Paganini.

 

Symphonie en ré mineur de César Franck

Le vrai coup de cœur de la soirée. Cette composition cyclique grandiose débute par une phrase des violoncelles et des contrebasses. S’ajoutent deux nouvelles  phrases mélodiques, l’une gracieuse, l’autre passionnée. Tout l‘orchestre vibre à l’unisson sous la conduite de  Louis Langrée qui semble faire des pas de danse avec un immense violoncelle imaginaire. Ses gestes sont amples et puissants, on a du mal à ne pas le quitter des yeux.  Le chant mélancolique d’un cor anglais s’élève au milieu des pizzicati de cordes et de harpe. Abandon des thèmes du début. Le maître de musique se fait de plus en plus chaleureux. Musique de l’effleurement, touches presque impressionnistes puis le basculement progressif vers seulement le souvenir des premiers thèmes… Suspense: ceux-ci se font vraiment attendre.  Et le finale est toute fougue et brillance ourlées de la douceur de la harpe, alternant avec la majesté ou même le rayonnement mystique de l’apothéose finale.  

Le bonheur est dans la salle, son cœur crépite.

 

http://www.bozar.be/activity.php?id=9766&selectiondate=2011-5-14

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Blessures et flétrissures

 

Ce que j’expérimente et ce que je conçois,

Je l’exprime en des mots, cherchant l’exactitude.

Cela depuis longtemps, une bonne habitude;

Ils gardent savoureux de printaniers émois.

 

Mes écrits retrouvés me surprennent souvent.

Non par leur contenu, par la façon de dire.

Élégance et candeur m’amènent à sourire.

De délicats parfums ont eu raison du temps.

 

La suite des saisons compose un long chemin.

Je l’ai longé ravie, lors des instants de grâce,

Et courageusement, maintes fois, ai fait face

Aux épreuves qu’impose un hasardeux destin.

 

Chanter faisait sur moi l’effet d’une prière,

Occultant aussitôt, un souci, un chagrin.

Je n’en ai pas le goût, attristée ce matin;

Déjà sont fleurs flétries, des tulipes altières.

 

15 mai 2011

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CHANTS DE MINES

CHANTS DE MINES

 

Par André Chamberland, artiste peintre

Poète et philosophe temporel

 

J’AI DÉCOUVERT UN GRAND CHANT DE MINES TOUT À CÔTÉ DE CHEZ-MOI. DES MINES JEUNES, DE VIEILLES MINES, DES MINES EN BONNE CONDITION, DES MINES EN DÉCOMPOSITION. MON CHAMPS DE MINES EST RICHE BIEN QU’ELLES ONT DÉJÀ TOUTES ÉTÉ EXPLOITÉES.

 

DES MINES EN DÉVELOPPEMENT CÔTOIENT DES MINES D’ARGENT, D’OR ET DE PLATINE. CHAQUE MINE Y EST IDENTIFIÉE PAR UNE PIERRE  INDIQUANT SON ANNÉE DE FABRICATION ET DEPUIS COMBIEN DE TEMPS ELLE EST À CET ENDROIT.

 

CERTAINES Y SONT DEPUIS PEU DE TEMPS. D’AUTRES Y SÉJOURNENT DEPUIS CENT ANS.  ELLES ONT TOUTES BELLES MINES! ELLES SEMBLENT SE  PLAIRE DANS LEUR JARDIN DE MINES. DES JARDINIERS Y VIENNENT CHAQUE SEMAINE Y COUPER LE GAZON, ENTRETENIR LE TERRAIN OU Y ENLEVER LA NEIGE POUR QUE TOUS PUISSENT VENIR VOIR LEURS MINES.

 

LORSQUE LE VENT SOUFFLE DE LA MER ET SE PROMÈNE ENTRE CES MINES, J’ENTENDS UN CHANT. LORSQUE LE VENT SIFFLE COMME LES BALLES DE FUSILS ENTRE LES PIERRES, J’ENTENDS LE SIFFLEMENT D’UN AIR DOUX ET INCONNU. CES MINES DOIVENT PROVENIR DE PAYS ÉTRANGERS, ME DIS-JE. MAIS CE CHANT EST SI MÉLODIEUX, CONTRAIREMENT À D’AUTRES CHANTS DE MINES ENTENDUS.

 

CES CHANTS LOINTAINS, CONTRAIREMENT AUX MIENS, PROVIENNENT DES CRIS ET DES PLEURS D’ENFANTS QUI ONT PERDU UNE JAMBE EN JOUANT ENTRE LES MINES. DANS MON CHAMPS DE MINES, LES ENFANTS PEUVENT Y JOUER SANS DANGER. TOUTES MES MINES SONT DÉSAMORCÉES ET NON BELLIQUEUSES.

 

CONTRAIREMENT À CELLES DES PAYS ÉTRANGERS, LES GENS QUI ONT DÉPOSÉ MES MINES L’ONT FAIT AVEC AMOUR. ILS VIENNENT S’Y RECUEILLIR À L’OCCASION ET DÉCORER LEUR MINE DE QUELQUES FLEURS. PARFOIS ILS ONT LA MINE BASSE. D’AUTRES FOIS ILS ONT LA MINE RÉJOUIE. ET TOUS ONT BONNE MINE AU DÉPART AU CIMETIÈRE À CÔTÉ DUQUEL J’HABITE.

 

 

André Chamberland

Artiste peintre et poète

Trois-Rivières (Québec) Canada

G9A 1A1

Andre.cham@sympatico.ca

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En fleurs et en pleurs

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l.gifes pétales, d'un blanc rosé,
Des merveilleuses fleurs brisées,
En gros éclats gisent à terre,
Témoins d'une gloire éphémère.

Sur le gazon vert, que la pluie
A rafraîchi pendant la nuit,
Larges morceaux de porcelaine
Et sur l'arbre, des fleurs en peine.

Hier, il était magnifique,
Lumineux, quasiment magique,
Un ravissement pour les yeux.
Il me semblait si vigoureux!

Le voilà en métamorphose,
Lors, la nature qui dispose,
Le vêtira dans peu de temps
D'un nouvel habit attrayant.

Mais ce matin, il est en pleurs,
Dépouillé de nombreuses fleurs.
J'en recueille tous les débris
Et rêveuse, je m'attendris.

5 mai 2006
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journal de bord, dimanche 15 mai 2011

Si, la s'maine prochaine, je réarpente les ch'mins de Compostelle, comme je me le suis promis, il n'est pas dit que ... je ne vagabond'rai pas du côté de Ronquières, Feluy ... là où les anciennes écluses (avec leurs numéros) sont conservées, là où les canaux nous emmènent loin, là où les orties épousent les sandalettes ...

 

Peut-être que ...

 

Une barque, intitulée "La Nonchalante", m'attendra au tournant. J'aurai, une fois n'est pas coutume, l'envie de la visiter, de me l'approprier. Même si ça ne sent pas très bon lorsqu'on y pénètre.

 

Faut dire ...

 

J'ai peut-être eu un avant-goût de ce qui m'attend, la s'maine prochaine (je ne travaille pas), en parcourant, avec mes yeux, "La NOnchalante", remarquable nouvelle de Anne-Sophie Vanderbeck.

 

Rien qu'en lisant, rien qu'en écoutant une lecture, on peut s'évader, imaginer, recréer son propre livre, passer à l'action.

 

Pas plus tard qu'hier ...

 

Je me trouvais à une séance littéraire, rue de la LImite. Accompagné d'une personne qui avait posé sa candidature à un consours de nouvelles, qui avait été sélectionnée parmi ... cinquante finalistes (au départ, bravo déjà !) et qui, final'ment, ne faisait pas partie des dix derniers ret'nus.

 

J'ai passé une très bonne après-midi.

 

Déjà, dans le jardin à côté de la salle où on remettait les prix. Des bancs. Des feuilles. Des plantes. Une jeune auteur(e) qui fait une pause en fumant une cigarette. Une espèce de squelette (ou d'astronaute), dans un coin, près des fenêtres, qu'on avait construit notamment avec des restes de cannettes (de bière ? de Coca ?) et d'autres ustensiles, et dont la ressemblance, la vraisemblance tenait la route. Une dame qui se reposait sur un banc, en ayant placé, sur ses cheveux, une espèce de chapeau ... confectionné avec des extraits de journaux.

 

De quoi écrire des pages, déjà, bien sûr !

 

Quant à cette belle "Nonchalante" (que j'aurai sûr'ment la joie de relire) ...

 

Je remercie une personne de l'assistance ... de m'avoir prêté, durant la séance de lecture de la nouvelle, un livre (qui v'nait de sortir) où se trouvait cette même nouvelle. Ca m'aidait. C'était plus facile, pour moi, de suivre l'histoire en parcourant le bouquin, parallèl'ment au gars, au bout de la salle, qui lisait la nouvelle à voix haute. Mmmm. Faut dire : parmi les quatre nouvellistes sélectionné(e)s, "La Nonchalante" arrivait en dernier lieu. J'avais, malheureus'ment pour les trois auteurs précédents (dont on lisait les nouvelles, aussi), eu le temps de décrocher, lors de la lecture du deuxième et du troisième.

Etait-ce lié au cont'nu de la nouvelle qui ne m'accrochait pas, d'emblée ?

Etait-ce lié à la manière de lire du "lecteur", que j'estimais ... juste, mais tell'ment parfaite, tell'ment empruntée, tell'ment ... conforme à ce qu'on enseigne dans les cours de diction, qu'elle brouillait, qu'elle faussait, qu'elle empêchait toute participation auditive chez moi ? Je m'accroch'rais pus volontiers de ce côté-là.

 

De toute façon ...

 

Je compte reparcourir, dans le livre (dont je peux disposer), les deux nouvelles qui, à l'audition, m'ont échappées. Je serai peut-être surpris.

 

Il est temps, maint'nant, que je m'attarde un peu sur la première nouvelle ... que j'ai entendue. Elle parlait, si mes souv'nirs sont bons, d'une dame qui était engagée, pour une période de sept ou huit jours, chez "Ikea". Qui étouffait sous les néons. Qui ne pouvait pas parler à ses collègues. Où les dames de ménage faisaient la gueule quand les ouvrières passaient trop de temps à la cafetaria. J'oublie sûr'ment des détails. J'en transforme sûr'ment plus d'un. Pourtant, j'ai aimé. Pourtant, j'ai accroché. Faut dire, sans doute : c'était la première nouvelle que j'entendais. Je n'avais, à ce moment-là, pas de livre sous le bras pour suivre l'histoire. Et pourtant ... j'ai aimé, avec le ton du lecteur (rien qu'avec ça, oui). Chère Hélène (SChneider-Depouhon), originaire de Charleroi (comme moi), mille fois bravo !

 

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Jeux rustiques et divins

12272733086?profile=originalLes « Jeux rustiques et divins » sont un recueil poétique d'Henri de Régnier (1864-1936), publié à Paris au Mercure de France en 1897.

 

Déjà connu par plusieurs recueils de vers publiés de 1885 à 1892, Henri de Régnier fut salué comme le plus grand poète de sa génération pour les Jeux rustiques et divins, où il inclut "Aréthuse" publié isolément deux ans plus tôt.

 

C'est précisément "Aréthuse" (dédié à José-Maria de Heredia, dont Régnier avait épousé la fille Marie, qui écrira sous le pseudonyme de Gérard d'Houville), qui ouvre le recueil. S'y succèdent "Flûtes d'avril et de septembre"; une sorte de drame symboliste, "l'Homme à la Sirène" (dédié à Vielé-Griffin, un ami d'enfance du poète) et un autre "Flûtes d'avril et de septembre" (dédié à Mallarmé). Après "Aréthuse" viennent trois gerbes de poèmes, "les Roseaux de la flûte" (offerts à Pierre Louÿs, qui avait épousé une autre fille de Heredia), les "Inscriptions pour les treize portes de la Ville" (pour le critique Ferdinand Brunetière), "la Corbeille des heures" (pour André Gide). + ces ensembles relativement organisés font suite des "Poésies diverses".

 

Tous ces vers évoquent le monde des années 1890-1900 - le salon de Heredia, ses gendres et ses admirateurs -, monde qu'André Gide a dépeint sans trop de nostalgie dans Si le grain ne meurt. Avec son guetteur, ses sirènes, sa variété métrique, "l'Homme à la Sirène" rappelle Maeterlinck et la poésie symboliste. Ailleurs il est visible qu'Henri de Régnier, comme Gide, comme Valéry, comme Moréas, essaie de s'en évader: il revient à la versification régulière, il vise à plus de simplicité, il se souvient de Heredia, le beau-père vénéré, et d'André Chénier; sans doute rêve-t-il d'inscrire le symbolisme - ce langage qui se veut toujours mystérieux, presque sacré, puisque les signifiés ne sauraient être précis et doivent se dérober, quand on croit les étreindre - dans une harmonie classique: issus de la Mythologie, les centaures et les faunes font de belles images, rappelant l'Hercule des Trophées et la Néère des Bucoliques, et permettent de glisser de Mallarmé à Virgile. Il est parfois des réussites - des vers à demi chuchotés qui paraissent s'évaporer, et suggèrent d'ineffables mélancolies. Le plus souvent les thèmes restent un peu grêles - amour et érotisme, fuite du temps, travail du poète, panthéisme - et le recueil paraît rassembler des exercices de style menés avec conscience, avec application même, plutôt que des oeuvres inspirées. C'est peut-être cela le secret de la mélancolie de Régnier: tant de paroles élégantes, d'alliances savantes de mots pour suggérer un au-delà inaccessible derrière les grâces des vers et la ténuité des idées. Un poète qui s'applique et qui se cherche, et qui n'offre, au fond, que des cendres.

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Spoutnik - Jean-Marie Piemme



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"Une fois que j’aurai disparu, qui peut attester que ceux-là sur la photo sont mes parents ? Personne. Personne qui le sache de première main. Qui regardera cette photo pourra dire ce qu’il voit et pas davantage : une femme, un homme, deux personnes autour de la quarantaine, des inconnus dans un jardin, à qui on peut prêter le destin qu’on veut. Deux êtres vous fixent. Qui sont-ils ? On ne sait pas. Et dans le silence de la photo vous laissez filer votre désir."

2008, la maison d'édition Aden décide de se lancer dans le roman. Grand tournant pour cette maison d'édition de huit ans à peine à vocation politico-sociale qui, jusque là, publiait principalement documents, essais, témoignages etc. Une nouvelle collection, Rivière de cassis, et deux romans: Les entrailles du soleil de Nicolas Florence et Spoutnik de Jean-Marie Piemme.

Spoutnik ne vous emmène pas sur la lune, loin s'en faut. On se contente de rester en Belgique, principalement à Seraing, dans la Wallonie profonde de la deuxième moitié du 20ème siècle. Si vous vous attendiez à une fiction palpitante et rebondissante, vous n'y êtes pas du tout. Jean-Marie nous livre sa vie, tout simplement.

Simplement? Non. Suivre un modèle chronologique n'aurait pas été digne du dramaturge; narrer sa jeunesse, fidèlement, sans incartades, exagérations ou digressions n'aurait pas été suffisamment amusant. C'est pourquoi nous nous retrouvons plongés dans un livre divisé en chapitres aux noms parfois incongrus tels que "Cerises et cochons", "Culottes courtes" ou "Pourquoi marcher lentement?" dans lequel il nous raconte anecdotes et souvenirs marquants de son enfance à sa vie de jeune adulte. Passant d'un événement à un autre, sans crier gare, Piemme use du ton frais et mutin de la jeunesse à l'imagination débordante, contrebalancée d'une sacrée dose de pragmatisme et de cynisme rétrospectif, le tout teinté d'un respect profond envers ses origines.

Ainsi, la lecture de Spoutnik n'est pas une recherche du satellite dans la nuit étoilée.Spoutnik, c'est un regard vers le bas, vers les racines profondes de la Belgique et de ces familles du siècle passé. Des us, des coutumes, de la vie de l'époque... si différente! Déjà tellement désuète dans ce début de siècle nouveau...

Et parce que pour certains c'était la réalité et que pour les autres ce n'est pas si lointain, Spoutnik n'offre pas qu'une histoire, il offre aussi un pan de l'Histoire, notre histoire.

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Ecouter les résonances de la musique....

Laissez vous emporter par la douceur de la musique

par cette douceur aux accords cosmiques....

 

Cette musique celtique......

 

Ecoutez les vibrations , les ressentis

la nature qui s'ouvre à la vie

la terre l'eau le feu le ciel

 

Unis pour nous , pour tous.

 

 

Laissez vous emporter par les images

images qui nous parle de ces voyages ethnique...

 

Les oiseaux chantent leur mélodie

les dauphins , les animaux se réunissent....

 

Ils vivent en harmonie

 

Ecouter, plus un bruit

Visiter son inconscient

partager ses sens

 

Vivre et revivre dans la quiétude

ne pas se donner à l'habitude....

 

Ecouter son coeur ses ressentis

vivre en harmonie, sans peur

 

 

Laissez vous empoter par cette magie

Magie des êtres qui nous entourent

 

Laissons nous une pause

en se souciant des autres

unis dans le coeur , harmonie de nos sens.

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Je me suis rencontré par hasard

Je me suis rencontré par hasard,L’envie franchissait ma venueParmi les idiomes bubons, les actes de la mort débusqués…Sombres bruits dans les méandres de la haineCrie des scories bleuesPlasma létal, galop tonitruant mélancolie…Aux sanglots de l’incompréhensionScansions de la désobligeanceRomanesque ébahissement…Là, sur les plages brunes,Dans les mers assoiffées du désirSe discerne l’anorexie de la vérité…Qui n’a pas vêtu ses chaussuresPour le chemin exploréEt hisser la mature au vent bruissant…Voguent les platanes couteauxLames tranchantes de l’egoDans les bosquets fleur d’automne…Égaré dans l’immensité de l’inconnuJe me fie à mon cœur parmeHabillé de ton amour rouge sang…
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La prochaine fois, je reviendrai aujourd'hui

Tout cela dit avec le naturel qui va si bien aux enfants, la  seule différence  étant  que cette belle phrase fut dite par un adulte plutôt proche de la soixantaine..
 Bravo l'artiste !
 J'en veux encore du comme ça !
 Pour dire que dans l'art comme au quotidien, il y des jours avec et des jours sans..
 Faire que le jour avec devienne  un jour éternel, "un jour avec" deviendrait un jour sans fin..

Bon cela dit, un jour sans fin serait un peu comme l'éternité.. un peu long ... surtout à la fin..!


   photo de l'artiste par Phil Tarbouriech©

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Élixir

J’ai goûté en ce jour

Au calice de l’Amour,

Élixir savoureux

Convoité par tous ceux

Qui marchent déterminés

Sur leur chemin tracé.

 

J’y ai trempé les lèvres

Pour siroter cette fièvre

Qui guérit tous les maux

Et rend les gens si beaux,

Un élixir de joie

Rien que pour lui et moi.

 

Mes deux lèvres mouillées

Avaient un goût sucré.

Quelques perles de rosée

Aux reflets argentés

Coulaient le long de mes joues

Nettoyant toute cette boue

 

Que j’avais recueillie,

Cible de leurs envies,

Victime de jalousie

Mais toujours bien en vie

Dans ce monde de fous

Peuplé de méchants loups.

 

J’y ai trempé un doigt

Recueillant l’encre de foi

Pour graver cet instant

De ce moment présent

Qui unit deux âmes-sœurs

Partageant le bonheur

 

De s’être enfin trouvées

En sourires, en pensées.

Leurs graines d’amour semées

Ont grandi, ont poussé.

Elles peuvent enfin y boire

Au fruit de leurs espoirs.

 

Deneyer Viviane 14/05/2011

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ASSOCIATION "3H" à NOYON

je vous donne  la BanquUe et le n° de compte si vous voulez envoyer directement un don à l'asso "3H"

SOCIETE GENERALE             4 rue de Grèce

60400 NOYON

 

IDENTIFICATION NATIONALE  R.I.B

banque 30003    agence 00672     n° de compte  0003651851883

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Un (de) trop

Je vous tirerais bien mon chapeau ou encore ferais-je volontiers une révérence mais je n’ai pas de couvre-chef et ma jupe est bien trop courte.
Autant vous prévenir, vous pouvez utiliser l’expression qui vous sied le mieux : s’en foutre, s’en cogner, n’en avoir cure, s’en balancer, ne pas s’en soucier, s’en branler, s’en moquer, s’en torcher, où que sais-je encore, elle s’applique à moi. Les autres ne m’intéresse guère. Et bien oui, je l’avoue volontiers, je suis blasée, indocile, désagréable, acariâtre, asociale, carrément méchante, jamais contente, sadique, intolérante et je caresse le doux rêve du génocide à critère intellectuel. La foule, le peuple, les esprits dépourvus d’esprit critique… Rien ne m’horripile plus. Comme il semble que cela soit la mode, de nos jours, de ne plus faire preuve de discernement, je préfère m’intéresser à ma petite personne. Cela m’évitera, vous en conviendrez, bon nombre de déceptions et désappointements.
Mais enfin… Que faire, me direz-vous, de la compassion, de la philanthropie, de l’indulgence, de l’altruisme, de la noble charité ? L’humanisme dans toute son essence !
Miséricorde ! Ce serait avec plaisir mais… Non merci. J’ai trop mangé.
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J'ecris

 

Pourquoi  j’écris

La raison que j‘écris n’est pas la raison que je me découvre des talents d’écrivain, non je ne le suis pas, comme je sais que je ne suis pas un peintre ou sculpteure. Je n’ai aucune ambition en écrivant ce blog et si quelque me lit et voudrais discuter avec moi je serai heureuse

J’écris pour quelques raisons, j’ai toujours aimée écrire, depuis quelque jours je vois des flashes devant mes yeux alors je m’assoie et  j’écris, pendant que j’écris je vois visuellement tout ce que j’écris comme dans un filme, je vois le paysage, les couleurs, les personnages, je sens les gouts, j’entends la musique, je respire l’air de l’endroit  que je raconte et même je sens les sensations présentes. Tout cela est peut-être une partie de ma personnalité qui se manifeste, dans cette période de ma vie. J’écris parce que   je pense que je dois écrire, tout ce qui nous arrive dans la vie a une raison, cette raison on ne la distingue pas  toujours mais elle existe.

Une autre raison et que nous voyons les gents avec leur vie de notre point de vue qui est notre vérité et pas la leurs, chaque personne est un monde je crois bien plus vaste que tout l’univers. La même chose pour les événements grands ou petits que nous entourent, qui a premières vue  nous paraissent simples et qui portant sont le résultat d’un nombre infinie de situations qui débutent peut-être dans l’infinité des temps.

Aussi je pense que malgré toutes les recherches, tout l’avancement de l’homme  depuis la découverte du feu jusqu'à l’avancement technologie d’aujourd’hui, tout l’univers est un grand mystère qui peut-être ne sera jamais découvert.

J’écris sans doute aussi parce que je suis attire par tout ce qui n’est pas conventionnelles, qui n’est pas clichés, qui n’est pas simple

Alors j’écris mes visions 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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journal de bord, samedi 14 mai 2011

Je suis allé rejouer, en fin de journée (ou en début de soirée), à la sortie du métro. A Montgmery, oui. Là où mon emplac'ment est encore valable jusque ... fin juillet (j'avais peur que ce soit jsuque ... fin avril).

 

Le passage des gens était fidèle à lui-même. Des mamans avec des poussettes. Des étudiantes avec leur baladeur aux oreilles. Des sourires, aussi, de gens qui passaient, me r'connaissaient sans doute.

 

Pas trop de courant d'air. L'escalator peut encore en témoigner.

 

Et Monique est passée au moment où j'installais mes affaires, juste avant de jouer. C'est à elle que j'avais directement pensé, déjà dans l'tram qui me menait à Montgomery, en me réjouissant à l'idée de reprendre ma guitare, d'aller rechanter dans les lieux du métro. Je me fais des ami(e)s incontournables ... sur ma tournée de facteur, sur les lignes de tram (ou de bus) que je prends, dans les bistrots où je m'attarde régulièr'ment et dans les stations de métro aussi. Monique, quand j'y pense, la première fois que j'avais parlé avec elle, c'était suite à un ... malentendu : elle était dans le même tram que moi, elle était de dos, et je croyais reconnaître (avec sa coupe au carré) une femme avec laquelle j'avais eu une relation quelque temps auparavant (et qui habitait le même secteur), quand elle s'était retournée (dans l'tram) j'avais eu une surprise, un choc, elle était très souriante ... d'autant plus qu'elle me reconnaissait pour m'avoir déjà vu jouer dans l'métro. A quoi ça tient, la vie ?

 

Un groupe de quatre jeunes est passé. S'est arrêté un peu. Parmi eux, un gars, de p'tite taille, avec une casquette et une barbichette. On s'est compris tout de suite. On s'était croisés, par la force des choses, déjà, en début d'après-midi, rue de la Croix, Ixelles. Je f'sais ma tournée de facteur. Il était passé avec sa bicyclette. Je l'avais spontanément salué. Il avait eu le réflexe de faire un détour avec sa bicyclette. Quand il s'est approché, je me suis rendu compte que j'avais cru reconnaître un autre gars (qui habitait au ... 1, rue de la Croix), qui, comme lui, était petit de taille et portait une casquette le jour où je l'avais croisé pour lui présenter un r'commandé. Les erreurs de stratégie font-elles aussi pousser des roses dans les vastes prairies du train train pas toujours quotidien ?

 

J'avais l'énergie de chanter, au métro. Je suis resté plus d'une heure. Mais le sentiment de décalage entre mes chansons et mon être intérieur, à ce moment-là, se manifestaient. Evidemment, j'étais le seul à le savoir. Quand on chante, on est aussi son propre spectateur. Je me suis dit : c'est pas grave, Hugues, chante ainsi, dans ces dispositions-là, demain ce s'ra différent, tu connais la rangaine.

 

Ce qui se passait, à Montgomery, quand je chantais, aussi, que j'étais le seul à savoir ...

 

Eh bien, ma (trop) grande mémoire se remettait. Je chantais, par exemple, "LA BLEUE" et je m'essoufflais lors de certains passages. Je revivais, dans la tête, des instants (à Montgomery) où je l'avais chanté avec plus de puissance vocale, où je la possédais plus spontanément, plus instinctiv'ment.

 

Quand j'ai utilisé le ukulélé ...

 

Tiens, ça m'a donné une pêche que je n'imaginais pas. Quand j'ai repris "ODEUR DE PLAGE", j'étais surpris de l'aisance avec laquelle je voyageais dans mon morceau et d'une rapidité, dans les deuxième et troisième couplets, que je n'avais pas prévue et qui s'am'nait d'elle-même. Ah ! Faut dire : y a pas longtemps que j'en joue, du ukulélé (depuis fin janvier ... de cette année). Je suis encore sous le coup de la découverte.

 

Oui, j'ai besoin de m'étonner moi-même quand je chante. Ca me donne cette envolée, ce plaisir de jouer. Dès que, souvent, un morceau, à force d'être joué, entre dans la technique, je sature, je fatigue et j'ai le sentiment de régresser (ça me fout un coup de blues, de tristesse violente, même). Je vis c'là quand je donne des concerts, aussi. Ce qui est fou, c'est que ... l'emball'ment que j'éprouve, lorsque je découvre une possibilité sur un morceau, c'est en vue d'arriver à le rendre "au point', et que, lorsqu'il arrive 'au point"', que je ne vois plus rien à y ajouter, je me dégonfle.

 

Mais tout ça, ce sont des cas de conscience ... qui m'appartiennent et que je gère du mieux que je peux.

 

Je suis surtout content d'être allé jouer. D'avoir fait la démarche, pour moi-même, en rentrant du boulot, d'avoir repris mon bain, d'avoir rassemblé mes affaires, d'avoir pris le tram à la Place Saint-Pierre, de m'être ach'té un sandwich à l'américain pour me caler l'estomac et de m'être rendu à la station de métro. De m'être remis en route, surtout.

 

Oui, je persiste.

 

Se mettre en route, quand on a un objectif, c'est déjà toucher l'essentiel.

 

Je me suis dit la même chose, hier, quand je suis sorti du boulot, claqué, que j'ai parcouru la Place Flagey et que, sans réfléchir, j'ai pris un vélo pour rentrer chez moi. J'étais doublement content de moi lorsque, débouchant, en cours de route, sur la Place Jourdan, j'ai décidé d'emprunter une route qui m'est un peu moins familière (une maison classée, que j'avais déjà aperçue, l'an dernier, un jour où j'étais parti faire des photos, m'a fait ... les yeux doux sous l'soleil).

 

Se mettre en route ...

 

Je pense ainsi lorsque j'aperçois l'imprimante de mon PC, que 'ai ach'tée, voici maint'nant ... trois semaines. Elle est toujours emballée. Elle n'est toujours pas sortie de sa caisse. Elle bronze toujours, sur le sol, dans la pièce principale, chez moi. Ce n'est pas innocent, non. Y a toujours, en moi, un refus d'affronter la difficulté, lorsqu'elle est encore trop violente. Le vendeur m'a dit : placez le CD dans l'imprimante, suivez les instructions, placez le fil entre le PC et l'imprimante. J'ai écouté et j'ai compris. Pourtant, je sais qu'en informatique, les choses ne sont pas si simples. Déballer l'imprimante et me rendre compte que rien ne marche, c'était trop ... dans ma tête. Coup classique. Je me suis dit : Hugues, patiente, calme tes appréhensions nerveuses, tu sais qu'un jour (ce s'ra plus fort que toi), tu prendras la peine (parce que tu l'auras décidé) de déballer ton imprimante. Ce jour-là, tu s'ras peut-être étonné de la facilité avec laquelle tu s'ras parvenu à la faire fonctionner, tu s'ras fier de toi, tu te diras "A quoi ça t'nait, final'ment ?". Si, ce jour-là, par contre, y avait un twist, y a encore moyen de ... demander conseil à quelqu'un qui s'y connaît (dont ... quelqu'un du magasin où tu l'as ach'tée).

 

Quoiqu'il en soit ...

 

Je l'ai ach'tée, cette imprimante. J'ai pris la peine, un jour après l'boulot, de descendre un arrêt plus tôt que celui où je descends, d'habitude, pour rentrer chez moi. J'ai pris la peine de filer au magasin. De parler avec le vendeur. D'ach'ter mon imprimante. Le vendeur, pour me dépanner, m'a même donné des papiers vierges pour démarrer et m'entraîner.

 

Y a de la matière.

 

Lundi prochain, je déballe mon imprimante.

 

 

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Merci Gil

Merci d'avoir répondu à l'appel de Jiembé pour notre association "3 H" qui recherche 2 parrains .

Je pense qu'il sera difficile de trouver des parrainages, les temps sont durs surtout pour gens qui ont du coeur et vous en avez puisque vous parrainez déjà en Afrique. J'arrive du TOGO et je sais qu'il y a un besoin urgent partout.

Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières et nous acceptons aussi même des dons minimes sans engagement , un reçu vous est envoyé en fin d'année pour la déduction fiscale et si vous avez la possibilité de faire un geste, je vous donne l'adresse où adresser vos dons :

association "3 H" 21 rue du gard - 60400 NOYON

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journal de bord, vendredi 13 mai 2011 (2)

Claqué claqué claqué. A nouveau. Pourtant, y avait pas trop d'boulot, cette semaine. Un soleil pettant, oui.

 

Trois nuits, sur un espace de cinq, où je ne suis pas parvenu à trouver le sommeil. Chaleur liée à la ville ? J'en sais rien.

 

Très curieus'ment, une atmosphère de boulot, même si elle devient relax au niveau de la quantité (du courrier à ditribuer) peut rester lourde, dans sa perception, quand on sent, au jour le jour, que ... les automatismes se répètent et qu'on est tributaire d'un temps imposé.

 

Ce matin, oui, j'ai ouvert l'oeil à ... six heures moins le quart. Je devais être au boulot à ... six heures trente-six. Pas le temps, vraiment, de me faire à l'idée du réveil, d'écouter mon temps psychologique (afin d'être dans de bonnes dispositions pour aller bosser). Non, forcer le rythme !

 

De quoi se sentir vidé de sa substance !

 

Et j'ai ma p'tite idée sur mes insomnies. Chaleur dehors ? Mouis, ça joue. Mais je me demande dans quelle mesure, la veille, l'idée de savoir que, le lend'main, je ne pourrai pas choisir l'instant où je pourrai sortir du lit, ne joue pas sur mon psychisme et ne m'empêche pas de me laisser glisser librement dans le doux (ou dur) pays du sommeil.

 

J'ai cru identifier, chez moi, sitôt debout, certains dérèglements ... connus a priori rien que par moi.

 

D'abord, j'ai regardé mon appareil photo, sur la table, dans la pièce principale. J'ai tourné la tête avec violence. Or, général'ment, le vendredi est le jour que je choisis pour prendre mon appareil et l'emporter sur les lieux du boulot. Il y a une raison bien sîmple à ce choix : ça correspond à un désir fondé d'emporter, là où je me trouve, des recettes de loisirs ... non pas pour négliger mon boulot, mais pour me le rendre plus plaisant. Je refuse de laisser les nécessités "terre à terre" prendre toute la place (j'ai assez vu, quand j'étais gosse et ado, ma mère se laisser submerger par les affres du quotidien, avec toutes les conséquences que ça engendre). Or, voici que moi-même, à bout de force, j'ai un réflexe de rejet en regardant mon appareil photo et je décide nerveus'ment de le laisser chez moi. Quelques heures plus tard, quand je faisais ma tournée, je l'ai regretté.

 

Au boulot, aussi ...

 

Y a eu des trucs.

 

D'abord, le trousseau de clés (que j'utilise, en tournée, pour avoir accès à plus d'un immeuble). Je n'arrivais plus à mettre la main dessus. Dans un aucun "refeelback" de mon caddy. Ni dans le tiroir, sur la place où je trie le courrier, le matin. J'ai commencé à vaciller. Et si je le perdais à jamais, ce trousseau ! Je s'rais obligé de sonner un peu partout, d'attendre une réponse et ... de me farcir, à l'occasion, un vieillard grincheux ou une maman en colère parce que je réveille son bébé. D'accord, je ne serais pas en tort. D'accord, les gens doivent normal'ment mettre leurs boîtes aux lettres à l'extérieur. Final'ment, j'ai trouvé le "cran" d'en parler à la fille chauffeur ... qui passait à la rue de l'ERmitage n°46, lieu où, logiqu'ment, j'avais du laisser le trousseau la veille. Pouhhhh ! Quelle énergie consommée, déjà ! Final'ment, j'ai eu gain de cause : j'ai récupéré le trousseau.

 

Au boulot, encore ...

 

Ca f'sait quelques jours que je me demandais si j'allais prendre congé jeudi et vendredi de la s'maine prochaine. En effet, j'ai l'opportunité de participer à un cabaret, à Eghezée. Oui, j'ai droit à un certain nombre de jours, durant l'année, qu'on peut m'accorder ou me refuser. Suffit de prendre le risque, je sais. Mais voilà ... je suis claqué. Quand je suis au boulot, l'idée que je dois quitter ma place, filer à droite et à gauche pour demander à un responsable où se trouve le classeur prévu pour noter les demandes de congé, ça m'abat, ça me sape, ça me flanque par terre. Bon, tout est psychologique, d'accord. Mais ;;,; la crise de nerfs n'est pas loin. Je trouve quand même la force d'arriver à mes fins. Le papier est rempli, maint'nant. On verra, mercredi soir, si les congés sont accordés les deux jours suivants.

 

Allez, Hugues, ce soir, tu dormiras bien !

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journal de bord, vendredi 13 mai 2011

Comme tout l'monde (non : comme ... beaucoup de gens), j'écoute, ne fut-ce que ... distrait'ment, les actualités.

 

Depuis janvier de cette année ...

 

Ca n'a pas chômé : la Libye et son Khadafi toujours au pouvoir, l'Egypte, la Tunisie, les scissions gouvernementales qui stagnent (a priori), le roi Albert II en désaccord avec son fils Laurent, un coureur cycliste qui s'effondre mortell'ment (à 26 ans) à 26 kilomètres d'une arrivée.

 

Battage médiatique oblige !

 

Quand Annie Girardot, grande dame du cinéma, décède, en toute dignité, a droit à la page d'honneur ... rien que deux ou trois jours, c'est une autre paire de manches.

 

Faut nourrir le peuple, c'est bien connu !

 

Au tour, depuis quelques jours, de ... la libération immente de Michelle Martin, ex-compagne de Marc Dutroux, pédophile notoire.

 

Personne n'oubliera jamais la mort atroce de Julie et Melissa, en 1996, dans les conditions qu'on a su ... trop tard.

 

Et il ne faut jamais oublier ! Jamais, jamais !

 

Les réactions, suite à la libération imminente de Michelle Martin, sur "facebook", dans les bistrots (et j'en passe) ne se sont pas fait attendre : "Je suis pour une peine incompressible", "Faudrait l'envoyer au gibet !" ...

 

Le peuple est sans appel, parfois. Et il n'a pas tort.

 

"Comment réagirais-tu si on faisait ça à ton gosse ?", m'a-t-on déjà dit, plus d'une fois. Devant un tel cri, je m'incline.

 

Les pétitions "contre" la libération de Michelle Martin n'ont pas tardé.

 

A ce sujet ...

 

Je reste ... perplexe.

 

Je me pose quelques questions, surtout :

Quelles conséquences pratiques la libération de Michelle Martin aurait-elle chez les enfants de demain ?

Faut-il condamner un accusé (si lourds soient ses crimes) en mémoire de son passé (comme les nazis, juste après la guerre ou comme Jean Valjean, après avoir purgé 19 ans de bagne) ou faut-il, avant tout, songer à préparer consciencieus'ment, honnêt'ment, concrèt'ment, pacifiqu'ment l'avenir (avec ou sans Michelle Martin, en prison), avec des propositions qui tiennent la route, afin que les enfants de demain évitent de tomber aux mains des pédophiles ? Je pench'rais déjà pour la s'conde solution.

Michelle Martin, libérée, est-elle susceptible de recommencer ses actes, dans le contexte actuel, dans les semaines, les mois et les années qui viennent ?

Si on peut certifier que, dans les jours futurs, Michelle Martin, où qu'elle se trouve, n'attent'ra plus jamais à la vie de quiconque, quelle est la différence entre un séjour en prison, un séjour au couvent ou un bronzage dans un sauna ? Qu'est-ce que ça change fondamental'ment ?

 

A défaut d'avoir une position claire, j'écoute les autres. Je puise. Parfois, je recueille une information intéressante. Je m'y associe un peu. En cherchant, on trouve. Jusqu'au moment où j'entends une autre personne, tout aussi sensée, émettre une opinion contraire, tout aussi intéressante. Certains disent : "Elle va rédiciver ... ce que tu as fait un jour, tu vas le refaire ... les gens répètent toujours les mêmes scénarios ...". Ca se tient. C'est plus que probable. Certains disent : "Elle ne r'commenc'ra plus ... tu sais, Hugues, quinze ans de prison, ça te maque ... tu n'as plus les mêmes repères quand tu sors ...". Ca se tient. C'est plus que probable ... aussi.

 

J'ai beaucoup de mal à trancher.

 

J'ai beaucoup de mal à me prononcer "pour" ou "contre" la libération de Michelle Martin.

 

J'ai tell'ment de mal à me représenter, dans le concret, les ravages de la pédophilie. Je suis franch'ment dépassé. Je l'admets.

 

Bien sûr ...

 

Je donne une priorité aux gens qui souffrent. Tout mon soutien pour les familles victimes est là, dans mon coeur. Je suis prêt, à tout instant, à payer de ma personne et à leur témoigner, leur offrir mon soutien, dans la mesure de mes possibilités.

 

Bien sûr ...

 

Je peux encore évoluer dans mes opinions.

 

Bien sûr ...

 

Si on devait me mettre le couteau sous la gorge ...

 

Je me situerais plus "contre" la libération de Michelle Martin, que "pour". Qu'elle puisse recommencer, réitérer ses actes, un jour, reste probable, vraisemblable. J'imagine le chaos, la peur des familles des victimes, qui n'oublieront jamais (même si Michelle Martin restait en prison), et qui vacill'ront dans l'incertitude, rien qu'à l'idée de savoir Michelle Martin libre. Oui, dans ce sens, par solidarité pour les victimes (plus que pour le sort de Michelle Martin), je me situerais plus "contre" que "pour".

 

Mais ... je reste encore prudent.

 

Je m'interroge.

 

 

 

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administrateur théâtres

New York  26 Avril 2011 >> 14 Mai 2011  Les Riches-Claires 

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De et mis en scène par Dominique Bréda
Avec Alexandre Crépet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain
Création lumière : Thomas Vanneste
Scénographie : Auffray Deghorain

 

Une fumée qui ne pique pas les yeux flotte, suspendue au-dessus d’un quai de gare abandonnée. Un décor pour Beckett ou Cocteau ?  La toile de fond est piquée de taches couleur bile et la rouille dégouline. On va sans doute pleurer. A côté d’un paumé de la vie en veston et chemise vert acide  qui siffle des canettes de bière, surgit en nœud papillon et chemise de soirée, la figure de son père, la main vissée à l’attaché-case, suicidé à 35 ans  devant le  jeune garçon de 8 ans sur le même quai. Le bruit du train éclair qui trancha la vie dans un fracas ahurissant revient comme un métronome.

 

Théâtre de l’absurde.  Que reste-t-il à Max comme vie ?  L’invisible veut l’aider. Le père a conclu un pacte de sauvetage avec une  figure angélique fascinante de fraîcheur et de compassion: celle  d’un chef de Gare en képi rouge et or. Le jeu naïf du jeune chef de Gare enchante et réveillerait plus d’un de l’engluement suicidaire mais Max, trompe-la-vie, se veut inébranlable. Toutefois, petit à petit son chagrin immense se fait grignoter, par la dialectique tendre et insistante du chef de Gare. Les rires fusent, la connivence s’installe, les disputes anciennes éclatent, cela communique vachement entre père et fils, comme jamais auparavant, des pardons se consentent du bout du cœur. L’espoir renaît! La mise à nu de la situation ne juge ni le père ni le fils. L’explication entre eux suffira-t-elle ? L’incompréhension mutuelle est profonde et tenace. 

 

 Des scènes surréalistes nous plongent dans un fantastique très épuré, très intense tant il ressemble au quotidien. On est envahi par un drôle de  parfum de l’au-delà de plus en plus entêtant. Orphée ne cherche pas Eurydice mais sa  mère au royaume des enfers. Comment s’en relever : l’écriture ?, la biture ?, les drogues dures ? La défonce aide … et le père de dispenser ses sempiternels  conseils et la figure paternelle de toujours manquer.

 

  La salle participe activement à l’échafaudage du rire, le remède ?  C’est beau, c’est délirant  et touchant même si c’est en permanence très noir. Est-ce qu’on défait un scénario familial en se jetant sur les rails ?  Il est libre… Max ! C’est magnifiquement joué par un trio fantastique au propre et au figuré. Une claque, jeune et enthousiaste, ponctue de façon vibrante ce spectacle de l’angoisse moderne.

 

Site Web : http://www.lesrichesclaires.be

 

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