Arts et Lettres

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Prolongation exceptionelle "Les Damnés" de William Cliff au Théâtre-Poème à Bruxelles (16 au 25 avril 2010)

Extraits du CD-ROM "Le Testament des Poètes" de Robert Paul sur la poésie de William Cliff:

C’est de vivre qu’il s’agit, sinon de survivre. Avant tout le reste, toute autre occupation, tout autre souci, ou désir, il y a cette nécessité-là, quotidienne, impérieuse souvent, urgente parfois. Manger, boire, dormir, se loger : voilà, jour après jour, année après année, tout au long de l’itinéraire ici déroulé, les priorités et, en un sens, les préalables à toutes les autres activités. Importants, certes, pour William Cliff, l’amour, la rencontre, le voyage, la lecture, d’autres choses encore, mais alors, pourrait-on dire, secondairement, relativement aux impératifs précités qui toujours les précèdent, les accompagnent, les conditionnent. Importante aussi, bien sûr, l’écriture, comme expérience, et expérience majeure, mais néanmoins secondaire encore, ou plutôt subséquente, puisque mise en mots et en forme d’une expérience antécédente qui la nourrit et lui donne sens.

Bref, la donnée première ici, répétons-le encore, insistons-y bien, c’est la vie. « Il part de la vie, note très justement Roland Jaccard après sa lecture d’un des premiers recueils de Cliff, pas des mots. » Proposons à notre parcours, après avoir peut-être fait dans la lecture le chemin inverse, le même point de départ. Demandons aux mots du poète de nous conduire, si l’on peut dire, jusqu’à sa vie. Tâchons de remonter jusqu’à certains moments de cette vie à travers les mots qui les disent. Attachons-nous à tenter de ressaisir, dans sa spontanéité, dans son originalité, dans sa formulation mais donc aussi en-deçà ou en amont de celle-ci, la façon d’être au monde propre à William Cliff. Sachons gré au poète de nous faciliter ici grandement la tâche en faisant précisément de sa vie, sans détour, sans masque, la matière même de sa poésie. Une vie qu’il revendique, assume, assure, et avec des moyens qui apparaissent volontairement modestes. Il semble bien en effet que la précarité de ses conditions d’existence soit plutôt choisie par lui qu’imposée du dehors. Pour diverses raisons sans doute, liées à l’histoire personnelle. Peut-être aussi pour s’empêcher précisément d’éluder les réalités, les contraintes de la seule présence au monde. Une présence toute simple, immédiate, très concrète, on l’a compris, mais néanmoins problématique, et pas seulement matériellement. Étroitement lié aux circonstances ponctuelles de la présence, le malaise le serait aussi déjà à cette présence même, laquelle prend ici, au-delà de ses modalités particulières, toutes les apparences d’une obligation, d’une charge, d’un fardeau. Vivre ne va donc pas pour notre poète sans difficultés, quotidiennes et existentielles, pratiques et ontologiques, physiques et métaphysiques. À l’écouter, être ne va pas sans s’accompagner même, de son propre aveu, d’une « horreur d’être là ». On pourrait sans doute parler, avec un philosophe de notre temps, d’un « inconvénient d’être né ». Et, circonstance aggravante peut-être, d’être né à un certain moment, en un certain lieu, dans un certain contexte et dans certaines conditions. « Peut-être le fait que ma mère m’ait transporté dans son ventre, en évacuation, en 1940, a eu des incidences sur mon caractère, et sur ma vie postérieure. » Tentation, tentative d’interroger sa propre préhistoire, d’aller chercher dans la vie prénatale, fœtale, les « clés » d’une attitude fondamentale d’existence ? Cliff lui-même y semble assez peu disposé. Pas d’existence plus concrète, plus consciente même, en un sens, que la sienne. Être, c’est se découvrir en train d’être, ici et maintenant, et éprouver très authentiquement, dans son corps, le poids (et quelquefois peut-être aussi la grâce) de l’être-là. On devine l’importance, dans cette existence et dans cette œuvre qui refusent manifestement l’une et l’autre d’en faire l’économie, de l’expérience sensible. Vivre, à n’en pas douter, pour William Cliff, ainsi qu’il l’écrit quelque part à propos d’un tiers qu’il regarde vivre, c’est d’abord « être seul avec ses seuls cinq sens ». Le plus simple alors, le plus commode sera sans doute encore de le prendre au mot, d’emprunter la voie qu’il semble ainsi lui-même nous indiquer, de l’observer dans ses textes tout simplement sentant, entendant, voyant, touchant, goûtant. Le plus éclairant même, croyons-nous, ou en tout cas le plus tentant et le plus gratifiant pour nous, serait donc de regarder vivre le poète sur un mode pré-réflexif, de le saisir (ou d’essayer de le saisir) d’abord, comme nous l’a si magistralement montré Jean-Pierre Richard, au « niveau de la sensation pure », brute, immédiate.

Le bonheur ou le plaisir ici décrit est en quelque sorte déjà miné par la certitude de sa rareté et de sa fugacité, par la conscience très lucide qu’il n’est qu’une exception, qu’il ne durera pas, et qu’après cet instant vécu comme « hors du temps » la durée ordinaire, quotidienne, pesante, reprendra ses droits sur notre vie. Si l’on a échappé, le temps d’une étreinte ou d’une caresse, à la temporalité, au temps qui « (nous) presse, (nous) happe et (nous) avale tout entier », c’est pour y être bientôt, bien trop tôt, presque aussitôt replongé, exposé derechef. À lire ses poèmes, pas de conscience peut-être plus aiguë de notre éphémérité que celle de Cliff. Peu d’êtres plus doués que lui, si l’on peut dire, pour « regarder le temps fuir à toutes voiles ». Et non seulement pour le regarder fuir, mais pour éprouver aussi très consciemment, physiquement, concrètement, en soi-même, dans sa chair et dans tout son être, cette fuite implacable. Car « le temps dans sa mouvance entraîne l’âme humaine », et affecte aussi le corps. « Le bourreau du temps nous frappe », et s’acharne même ensuite, si l’on peut dire, sur la chair ainsi meurtrie, s’obstine sur l’enveloppe corporelle avec l’intention de la pénétrer, l’ambition d’en entamer patiemment l’épaisseur, la volonté entêtée d’en attaquer activement la substance interne : « j’en ai assez ô temps ta dent me ronge ». Extérieur et intérieur sont donc l’un et l’autre, on le voit, touchés, agressés, affectés. Et le poète alors de « sentir le temps passer dans ses artères » pour l’acheminer vers la mort : « je sens qu’elle entre et me pénètre / pour m’ancrer son Mal Majuscule ». Dans de telles conditions, que peuvent valoir les moments de grâce décrits plus haut ? On s’en doute, « la minute heureuse / qui fut celle goûtée sur un lit hasardeux » ne pèse pas bien lourd face à l’appétit du « temps atroce dans sa pente ». On ne s’étonnera donc pas de voir le poète attendre peut-être encore la venue de quelque chose, mais alors « sans conviction », sans trop y croire vraiment :

« et moi sans conviction je suis là et j’attends

j’attends le grand amour

auquel depuis longtemps je ne crois plus du tout »

Que faire alors ? Errer, sans doute, « courir le nez au sol », comme on l’a vu plus haut, « renifler pour sentir quelque promesse / de bonheur », en feignant peut-être d’y croire encore, pour se donner la force, le goût, ou des raisons d’avancer. Mais il y a les moments, les longs moments, les longues périodes de lucidité. Les moments où l’on sait s’acheminer (trop) rapidement vers l’anéantissement. Ceux où l’on assume aussi ce que nous avons appelé la néboïté, les moments où l’on regarde en face non seulement les difficultés mais aussi l’impossibilité où l’on se trouve de vivre en permanence à la hauteur de notre rêve d’amour, d’asseoir ce dernier dans la durée, de faire de lui notre pain quotidien. Reste peut-être pourtant quelque chose comme une compensation, sinon une dernière issue, déjà évoquée plus haut :

« Je désirais certaines choses de tout mon être et jamais je ne rencontrais une moindre parcelle de satisfaction. Alors j’ai écrit ce texte. »

L’écriture : voilà, à en croire ici William Cliff, l’issue. Ou tout au moins le soutien, ou une consolation. Je ne puis peut-être pas saisir et conserver ce que je désire, mais en manière de compensation j’ai ce texte, ces poèmes, ce recueil (Ecrasez-le), ceux qui suivront. Je ne puis sans doute pas accéder pleinement, durablement, mais je puis écrire. Et j’écris précisément parce que le bonheur finalement m’est toujours refusé, parce que la terre promise ne m’est jamais offerte, parce qu’elle ne m’est que prêtée, très éphémèrement, très momentanément, parce qu’elle ne m’est peut-être présentée que pour m’être aussitôt reprise, retirée. Écrire donc, comme d’autres l’ont fait avant moi, comme ils m’ont montré qu’il était possible de le faire, et de se consoler par là, d’une certaine manière, de l’interdiction d’accéder et de demeurer. Chance, ici, d’avoir rencontré sur son chemin quelques livres, et pas n’importe lesquels. Indolent, solitaire, rêveur, on l’a vu, le jeune Cliff. Pas trop bon élève peut-être. Mais cette solitude, cette indolence, cette passivité disposaient aussi à la rencontre, à la découverte de la littérature. À l’accueil des mots, de la voix d’autres solitaires, d’autres « souffrants » :

« un jour j’eus la révélation de la littérature

dans le récit que fait Chateaubriand de son enfance

de la terreur qu’il eut devant son père et de sa dure

condition d’enfant à Combourg dont la sinistre ambiance

le soir avec ce père qui n’arrêtait pas de faire

armé d’un bonnet dressé sur sa tête les cent pas

me rappelait celle qui aussi me terrorisa

dans mon enfance avec un père aussi autoritaire

j’appris par ce récit n’être plus tout seul à souffrir

ce fut comme un voile levé sur mon âme sauvage

écrire alors devint pour moi le geste qui relie

tous ceux qui ont senti au fond d’eux-mêmes ces messages

graves que le monde méprise et tourne en dérision

mais dont par la littérature on a révélation »

On songe ici à la « définition » que donnait naguère de la littérature Charles Du Bos, qui voyait en elle « le lieu de rencontre de deux âmes ». Lire, pour le jeune Cliff, selon ses propres mots, c’est « n’être plus tout seul ». C’est rencontrer autrui dans ses mots, dans les mots de lui qui sont parvenus jusqu’à nous pour nous permettre de reconnaître dans cet étranger un frère, pour que l’inconnu qu’il était encore pour nous l’instant d’avant cesse soudain de l’être. C’est donc, à la faveur de cette rencontre, faire la connaissance de l’autre, mais c’est aussi acquérir, si l’on peut dire, dans le même temps, une meilleure connaissance de nous-même. Car lire, c’est en effet aussi voir ou entendre un autre homme mettre des mots non seulement sur sa propre vie, mais aussi sur la nôtre. Et lire, c’est alors encore vouloir prolonger en quelque sorte par l’écriture le mouvement ou l’événement intérieur initié ou provoqué par la lecture, éclairer peut-être toujours plus notre vie à la faveur de la révélation ou de la lumière jetée sur elle par l’écriture d’autrui. Lire, pour Cliff, c’est donc aussi tôt ou tard, on l’a bien compris, se mettre soi-même à écrire, avec la conscience plus ou moins nette de faire de cet acte, de l’acte de lire et d’écrire, un « geste qui relie ». Peut-être cette découverte n’est-elle pas exactement contemporaine de cette lecture de Chateaubriand faite au temps de l’adolescence. Peut-être son importance n’est-elle apparue que rétrospectivement, beaucoup plus tard, avec la conscience approfondie, accrue, de la solitude, de la différence, de la néboïté. Mais la chance pour le futur poète a été de trouver sur sa route de tels livres, de faire de telles rencontres, d’entendre de telles voix et de telles confidences :

« l’auteur de la Recherche en ces années m’a révélé

que notre intime vérité c’est la littérature

Du côté de chez... c’est-à-dire où le voile est levé

sur ce qui toujours est couvert de commune imposture

et qu’on ne vienne pas me parler de “ science humaine ”

et dégrader à des concepts le chant ou la douleur

qui fut le lot de notre enfance et dont la trace hautaine

continuera de nous tenir jusqu’à la dernière heure

près du collège se trouvait un château à tourelles

hissé sur un piton rocheux qui dominait la Meuse

quand j’allais là me promener et remuer mes rêves

j’étais comme un second René dont l’âme ténébreuse

se perdait à travers pareil château ou vers des landes

mouvantes pour y prendre le poison de ses tourmentes »

Autrement dit, ce qui dans l’ordre de l’amour ou du désir m’est (ou semble m’être) refusé, ne l’est peut-être pas dans l’ordre littéraire. Si je ne puis pas rencontrer l’autre dans le monde, dans ma vie, comme je désirerais le rencontrer, cette impossibilité serait levée dans cette autre vie qu’est la littérature. Il faut lire ici ces quelques mots d’Ecrasez-le dictés à Cliff par l’échec, dans sa vie d’homme, dans sa vie quotidienne, de son désir amoureux :

« Aucune vie pourtant ne veut se confondre à la nôtre :

c’est en vain qu’on se jette dans les pas des autres. »

À moins de se jeter dans les « pas » que sont aussi, en un sens, les mots des autres. Car en lisant, constate William Cliff, je suis aussi un autre. En lisant Chateaubriand, se souvient-il, j’étais « comme un second René ». Sur le piton rocheux de mes promenades, je pouvais mettre, par la grâce de ma lecture, mes pas dans ceux de celui dont je lisais l’aventure, dont j’écoutais les confidences, avec qui je me sentais, par-delà les distances spatiales et temporelles, des affinités secrètes, une communauté de sentiments et d’expériences. Il n’est même pas exclu de joindre, d’une certaine manière, l’acte à la pensée. Les lieux où ont vécu les poètes, les écrivains, ne deviendront-ils pas pour Cliff des lieux de pèlerinage ? Ne le verra-t-on pas chercher à mettre ses pas dans les empreintes laissées par Cavafis à Alexandrie, par Conrad Detrez à Montevideo, par Rousseau à l’île de Saint-Pierre, par d’autres encore en d’autres endroits du globe ?

« dans les cuadras de Montevideo

j’ai reniflé les traces de ton être »

« j’ai vu la chambre où Cavafis est mort

dans la misère »

Une telle démarche, faut-il le dire, n’est pas dictée par on ne sait quelle curiosité. Elle a véritablement valeur de visite, de rencontre. Être présent, là, aujourd’hui, où a été présent autrefois un de mes écrivains élus, c’est en quelque sorte nouer avec lui un lien spécial, particulier, plus fort peut-être, ou en tout cas différent de la relation immédiate, concrète, physique, que je pourrais par ailleurs établir avec lui si la vie faisait se croiser ou se recroiser nos chemins. Quand Cliff, à Montevideo, « renifle les traces » de Conrad Detrez, celui-ci vit toujours, et Cliff l’a rencontré, ils ont passé de longs moments ensemble, ils sont amis, ils se reverront après le retour du pèlerin, ils parleront, ils échangeront souvenirs et expériences. Mais tout ce compagnonnage, toute cette proximité, cette intimité, on le sent bien, ne dispensent pas de l’expérience susdite, ne rendent pas le voyage, l’éloignement, la distance inutiles, superflus. Ceux-ci, à lire Cliff, étaient même sans doute indispensables. Si la lecture est rencontre, la recherche et la visite du lieu où a vécu, où est passé autrui sont elles aussi rencontre. Rencontre ici encore toute mentale. Ce qui importe, ce n’est sans doute pas tant le lieu lui-même, la terre, la maison, les briques, qu’un état d’esprit, une disposition d’accueil. On s’est préparé, disposé mentalement à accueillir, à recevoir l’autre, le souvenir ou l’essence de l’autre. On s’est rapproché de lui au-dedans de soi. Peu importe alors, en un sens, que le décor ait changé, que les maisons aient disparu.

Écrire donc, encore et toujours, inlassablement, quoi qu’il en coûte, vers après vers, poème après poème, recueil après recueil, pour dire tout « ce que (l)a vie (nous) rend de banale expérience », cette vie même et la mort, l’espoir et la détresse, la rencontre et la solitude, l’amour et sa privation, le bonheur rare et le malheur plus sûr, la terre promise et l’exil, le monde et le désert, la beauté et la laideur, la jeunesse et la décrépitude, l’être et le néant. Dire tout cela, l’écrire, le mettre dans des mots, le coucher, si l’on peut dire, sur le papier, sur la page, et en même temps le dresser, l’ériger, l’élever, un peu comme les stèles de Segalen, ou, pour prendre une image peut-être suggérée par Cliff lui-même, comme une falaise. Le moment est sans doute en effet venu de s’aviser que telle est la traduction du mot anglais choisi comme pseudonyme par le poète. Un poète dont la tâche alors serait de faire de l’œuvre, des poèmes, cette verticalité nette, d’un bloc elle aussi, debout devant l’océan, les pieds dans l’eau peut-être, prête à répondre à l’appel du large, impatiente de céder à l’attrait de cette immensité liquide et plane. Et s’y abandonner peut-être en effet, s’autoriser l’avancée favorisée par la falaise quand elle devient de surcroît promontoire, autre mot certainement lourd de sens, on vient encore de le voir, sous la plume de Cliff. Et poursuivre alors, prolonger le mouvement heureusement amorcé en glissant ensuite sur cette horizontalité lisse. Un glissement non pas exactement superficiel, épidermique, mais, en un sens, déjà profond, en quelque sorte enrichi d’emblée dans l’épreuve d’une réalité sensible, d’une consistance, d’une épaisseur. S’éprouver au contact de celle-ci, dans son accueil et dans sa résistance. Fendre l’eau comme le faisait, sous les yeux du voyageur, la coque du cargo, l’étrave du « Talavera ». Sans exclure bien sûr l’immersion, la plongée lente ou la chute brutale, « à pic », sous la surface, dans des profondeurs abyssales, ténébreuses, inhospitalières, menaçantes, effrayantes, mais desquelles on pourrait néanmoins remonter les bras ou les vers chargés de trésors ou de trouvailles. Sans écarter non plus, dans notre traversée de l’existence, à côté des freins et des obstacles divers qui balisent notre route, les adjuvances, les interventions extérieures, les soutiens venus en quelque sorte d’ailleurs, les « grâces » peut-être, bref les invitations à se tenir dans une disposition d’accueil à l’égard de ce que le ciel peut aussi dispenser comme bienfaits : tous les « souffles », vents, pluies, chaleurs, orages, lumières et autres offrandes qui tour à tour, au fil des ans, au gré des saisons, jour après jour nous frôlent, nous caressent, nous rafraîchissent, nous réchauffent, nous revigorent, « renourrissent » à la fois le corps, l’âme et l’écriture, ou nous maintiennent en vie, tout simplement.

Christian Schoenaers

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Commentaire de Abdeslem Sbibi le 2 avril 2010 à 23:45
La philosophie de la vie, est un appel profond à la réflexion laborieuse, logique et profonde dans l’être, et dans l’existence. C’est une sorte d’éveil de la conscience, et des sens. Une manière de chercher à comprendre, à trouver la vraie vérité, à déchiffrer les mystères de notre existence sur Terre, dans ce Système Solaire, dans cette Galaxie, et enfin, dans cet grand Univers…
Un grand voyage…dans l’existence, et dans le temps, dans les moments les lieux, les réflexions, les sensations, les sentiments, et dans les instants…
Une grande raison qui nous pousse à bien méditer…
Mais méditer, n’est pas tout, car on doit vivre tous, et on doit survivre dans certaines circonstances de la vie, que ce soit dans le cas personnel, ou dans le cas social…
Mais la vie continue, et elle continue à nous charmer par sa beauté, et à nous bousculer par ses mystères…Mais nous, on doit vite trouver le bon choix, le bon moment, le bon lieu, et le bon chemin…
Vivre, dans la vrai sens, n’est pas un "jeu d’enfants", Ô, les jeux d’enfants, j’aime vraiment, vivre, c’est une responsabilité avant toute chose, une responsabilité envers soi, et envers les autres…Aussi vivre, c’est une exploration, une recherche, une amélioration du soi et de son entourage, et cela bien sûr dans le cadre du possible. Vivre, c’est aussi, et surtout, un rôle à jouer, un grand rôle, que ce soit dans la petite vie, ou dans l’autre, la plus grande, la plus large…Alors, on peut dire que toute source d’enrichissement culturelle, et du bien être, est un vrai trésor à dénicher…

Un grand merci à vous Mr Robert Paul, pour ce très beau cadeau.
Un grand merci pour Christian Schoenaers pour sa très belle présentation si poétique du grand poète William Cliff.
Et à la fin, un grand merci à Mr William Cliff, pour ses beaux poèmes, et pour sa façon de marquer nos vies.

Abdeslem Sbibi
Ecrivain – Poète – Inventeur

Maroc
Le 02 Avril 2010
Commentaire de Gazon Luc le 2 avril 2010 à 11:38
Cher monsieur Paul,merci pour toutes ces informations,
pour cette ouverture et soutien stratégique.
A propos de ce grand ecrivain Jacques HENRARD,
je l'ai rencontré une seul fois..........c'etait un Homme d' une rare sensibilité......hommage a lui
Commentaire de Kristeen Van Ryswyck le 1 avril 2010 à 18:51
merci pour cette page d'écriture ....je regrette d'être aussi loin de la Belgique, j'aimerais avec plaisir me plonger dans votre univers culturel qui me semble très riche...

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Les rencontres littéraires de Bruxelles  que jai initiées reprendront en octobre 2020. J'ai désigné Thierry-Marie Delaunois pour les mener. Il en assurera également les chroniques.
                Robert Paul

      Thierry-Marie Delaunois

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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