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Je suis fatigué

 


 

Je suis né de la distance

Entre deux batailles perdues

L’une :

La défaite du rêve de mes aïeux

Et l’autre :

Je la porterai et je sortirai...

Dans l’espoir de m’assoupir

Si jamais lors d’une nuit,

les rêves de mes petits-enfants

Se regrouperaient autour de moi.

 

Je suis la statue des défaites

Toutes ces défaites font mon corps,

Et mon cœur comme une alouette

déplumée de douleur et pourtant

elle n’a échappé qu’à deux pierres

 

Je sortirai

Plein de mes rimes

Pour écrire…si jamais je trouvais à ma portée

Des cahiers ou deux mains.

 

Je suis fatigué

Prends ma part de  batailles

Qui, toutes, m’ont fait baisser la tête.

 

Je suis fatigué

Laisse ma chemise…Je ne suis pas « Othman »

Et aucune « Karbala* » ne ressemble à ma Karbala

Tu désires ma tête,  tu la portes

Sur une lance et tu ris

Puis ensuite

Par mes enfants,  tu demandes la pluie aux nuages  

 

Et je suis fatigué

…… fatigué

Je n’ai trouvé autour de moi aucun de mes frères

Et moi, je ne suis pas  « Elhoussein* ».

 

* Othman : troisième calife du prophète Mohamed

* Karbala : ville en Irak, une ville sacrée pour les chiites (car, c’est dans cette ville qu’il y a la tombe de l’Imam Elhoussein.

* Elhoussein : le petit fils du prophète Mohamed

 

Poème du poète Isam Alsadi

Traduit par Monia Boulila

 

 

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♦ Credo inconditionnel à l'amour

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Ô toi l’amour, ne me dis rien d’autre que ta romance
Repousse les murs du temps pour qu’il en reste aux amants
Autant qu’ils le voudraient, dans la suspension des instants
Dans chaque rendez vous, au-dedans des regards intenses

Ô toi l’amour, ne me joue rien d’autre que ta ballade
Déjoue les amours interdits, les Juliette et Roméo
Fait leçon particulière au déshabillé Gréco
Rends nous la déraison et l’oser des dérobades

Ô toi l’amour, ne me dis rien d’autre que l’évidence
Comme l’arcane de chance, tout venant, tout tenant,
Un grand chambardement, puis ce pouvoir plus qu’étonnant
Au point qu’il n’est pas permis de penser son existence

Ô toi l’amour, ne me joue rien d’autre que tes tirades
Tes réponses sans demande par ce qui flotte sur l’eau
Par ce qui respire et par ce qui fait l’aile à l’oiseau
Par ce qui nous fait verseau de l’émotion en cascades

Ô toi l’amour, ne me dis rien d’autre que la fréquence
Du baiser des lèvres rouges et de deux cœurs combattants
De la déclaration subversive en trois mots seulement
De la larme bleue qui déborde les sources du silence

Ô toi l’amour, ne me joue rien qui serait mascarade
Tu y serais mauvais comédien à jouer lamento
Un seul Don Juan suffit pour savoir ce qui est faux
Que tu n’es pas non plus le désir à jamais en rade

Ô toi l’amour, ne me dis rien qui soit écrit d’avance
Quand la vie abandonne l’un et vide son temps
Quand l’autre demeure aimant mais le plus souvent absent
Je ne te veux pas prière mais lumière et présence

Ô toi l’amour, ne me joue rien à mélodie saudade
Même si je te connais plus fort que les longs sanglots
Que les suppliques des lieux qui ont perdu tous leurs mots
Je ne veux pas te souffrir, vieillir de sentiments fades

Ô toi l’amour, dis-moi toujours les choses d’importance
L’âme vive sans décompter le nombre des printemps
Le sourire et le rire qu’on te doit tels des enfants
L’art des passerelles et des beautés sous influence

Ô toi l’amour, joue-moi ce que tu veux mais s’il me garde
Chaque instant de fortune à croire parfois que c’est trop
L’empressement irrésistible à tout écrire plus beau
Plus haut, plus large, plus réel qu’un rêve qui s’évade

Ô toi l’amour, au dernier vers, je te voudrais quand tu danses
Et où j’invite celle qui te signe in extenso
De même manière, de même matière qu’un credo
A toi l’amour, la seule loi de toute délivrance



© Gil DEF - 30.05.2010
- L'Amour à l'Inconditionnel-

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Je laisse au temps tout arranger......

Des évènements extérieurs..je laisse le temps

Calme la planète , laisse nous une pause

 

Que les coeurs se rejoignent un instant

Tendresse au coeur de notre cause

 

 

Caresse les heures qui avance lentement

Même si traîne le moment , croire qu'un jour tout se réalise

 

Parole écrite avec l'espoir que tout se concrétise

Audace pour changer ce qui ne demande qu'à évoluer

 

Je laisse au temps tout arranger

quand on y arrive alors l'espoir reprend vie

 

quand on y arrive alors l'amour devient poésie

la nature ouvre ses portes à nos soucis

le calme reviens nous faire un clin d'oeil

la mer nous souffle son énergie

 tout à coup on se sent plus léger

 et moins seul.

 

 

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Au de là...

 

Je veux crier l'amour à travers tous les vents

Et qu'ainsi je me sente émerger du néant!

Que la folie submerge chacune de mes pensées

Justifiant par l'absurde toutes les odysées...

 

Je veux finir un soir, dans le soleil couchant

Offrant à son regard mes tout derniers tourments!

Que mes lèvres exangues murmurent en finale...

Que la vie qui s'enfuit, rien là que de très normal!

 

Je veux penser enfin, d'un élan fraternel

Qu'il ne sert de vouloir un amour éternel...

Si l'on s'en va un soir, dans un rayon de lune

Rejoindre au firmament, le jour dans le lagune...

J.G.

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administrateur théâtres

12272735895?profile=original12272732654?profile=originalPrintemps dans un jardin de fous   D'après Henri-Frédéric Blanc

Mise en scène de Christian Leblicq

Avec Alain Eloy

 

Ecrivain marseillais dans l’âme, Henri-Frédéric Blanc, auteur truculent, ironique et bienveillant dans sa lucidité est un fidèle compagnon de pensée de la Compagnie Hypothésarts, et avant tout un auteur qui ne mâche pas ses mots. Son interprète Alain Eloy nous envoie à travers son spectacle inoubliable un texte jubilatoire. On n’a qu’une envie c’est  de courir le commander immédiatement dans une librairie. H-F Blanc est également rédacteur en chef de « la Revue des Archers ». Les Archers : « ces promeneurs rêveurs des hauts-fonds de l’âme humaine qui ne manquent pas de garder l’esprit en balade et qui travaillent à rejeter la bêtise loin au fond du néant des futilités d’où elles n’auraient jamais dû sortir. »

Après avoir entrepris  des études à la faculté des Lettres d’Aix-en-Provence, H-F Blanc  s’épargne la douloureuse expérience du service militaire en simulant la folie, histoire que l’on retrouve dans sa nouvelle « Printemps dans un jardin de fous ». Il renonce résolument à « à jouer à ce grand jeu tragique et théâtral qu'est la guerre». A la sortie des études, après une thèse de doctorat, il décide de consacrer l’essentiel de son temps à l’écriture tout en vivant de petits boulots : guetteur d’incendie en été, veilleur de nuit ou encore guide touristique. En 1989, son premier roman « L’Empire du sommeil » est publié aux Editions Actes Sud. Par la suite, tous ses romans ont fait l’objet de traductions à l’étranger et d’adaptations cinématographiques et théâtrales.

Il est considéré comme la figure de proue de la nouvelle littérature marseillaise, autrement nommée « overlittérature » : littérature crue, iconoclaste, qui se caractérise par son naturalisme burlesque, son irrespect total et le recours méthodique aux armes de la dérision et de la satire.12272736290?profile=original

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 Avec humour et conviction intense, Alain Eloy tous muscles et voix plurielles dehors, nous entraîne  sur le chemin de la subversion, un peu comme … dans « Vol au-dessus d’un nid de coucous ». On ne peut s’empêcher d’y penser. Il met méthodiquement en miettes notre petit confort occidental et  remonte aux sources: l’effroyable grande guerre qui répandit  la violence absolue dans le monde et fit  le lit du nazisme et du fascisme. Notre belle démocratie serait calquée point par point sur l’organisation de l’armée  avec son recours à l’émotionnel, aux humiliations,  à la  soi-disant solidarité de masse, à la hiérarchie où la personne humaine n’est que grain de poussière méprisable. Cette poussière est la source de  son « allergie » totalement vraie et totalement feinte.   Le fascisme n’a pas été pulvérisé après la deuxième guerre, mais il ressort un peu partout, plus perfide : intériorisé. La culture est une liberté en conserves, la littérature une langue de feu contre une langue de bois omniprésente. Et de chanter en chœur : « On ne censure pas, Ah non ! »

 

Catch a Falling Star. « Un cri sincère peut faire tomber une étoile », lui souffle le Capitaine des anges, 70 ans, espadrilles, regard intense et bleu,  interné lui aussi dans cet asile où la grandeur passionnée des pensionnaires « semble ô combien plus humaine que les rabotés ayant asphyxié en eux la folle du logis ». «Le vrai monde est caché » ajoute-t-il mystérieusement. « Le petit moi est si infime par rapport au grand tout, et la mort n’est pas grand-chose quand on se dévêt de ce tout petit moi ».

 

Le jeu de l’acteur, extrêmement physique et agile, fascinant de diversité, de nuances, d’inventions… vous attache par le cœur et vous fait goûter aux poisons perfides de  « la marmite à illusions ». Un spectacle fort, dont on ressort comme frappé de foudre, les poches pleines d’étoiles.

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11 Mai 2011 >> 25 Juin 2011

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=268&type=2

 

 

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Des monologues porteurs de joie

 

 

      

La bibliothèque nationale de France possède, semble-t-il, les plus belles lettres manuscrites de la langue française. Celles-ci ont été réunies et éditées sous le titre «La mémoire de l’encre». Pourtant chacune n’était destinée qu’à un seul être, un confident privilégié.

Le lecteur, indiscret écoute une personne qui ne s’adresse pas à lui. Elle porte un nom connu, il pénètre excité dans son jardin secret.

Quand deux amis ou amoureux se trouvent contraints, par le destin, de vivre éloignés l’un de l’autre, leur complicité ne peut plus s’exercer à moins qu’ils aient chacun le goût d’échanger par écrit, aussi intimement qu’ils le faisaient avant.

Le lien qui se forme entre des correspondants assidus peut les enrichir d’une façon qu’ils ne soupçonnaient pas. En se confiant, avec sincérité, ils apprennent beaucoup sur eux-mêmes.

Des lettres manuscrites remarquables ont sans doute disparu. Parfois un notaire a eu mission de les détruire ou de les renvoyer à leur expéditeur un peu avant la mort de leur propriétaire.

Le survivant qui, au cours de plus de vingt ans parfois, a conservé précieusement les lettres qu’ils recevait, peut, au hasard, en extraire une de son enveloppe timbrée, restée intacte et, par la magie de l’écriture, entendre des idées ou ressentir un état d’âme.

L’ami est là qui monologue, c’est le triomphe de la vie.

12/05/2011

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Cyrano de Bergerac

12272735882?profile=original"Cyrano de Bergerac" est une comédie en cinq actes et en vers d'Edmond Rostand (1868-1918), créée à Paris au théâtre de la Porte-Saint-Martin le 28 décembre 1897, et publiée à Paris chez Fasquelle en 1898.

 

En décembre 1898, Edmond Rostand était un jeune auteur de théâtre cherchant sa voie dans un théâtre poétique en marge des courants symbolistes et décadents. Ses drames la Princesse lointaine (1895) et la Samaritaine (1897) avaient été interprétés par la plus grande actrice de l'époque, Sarah Bernhardt, sans connaître le véritable succès espéré. Le triomphe et la gloire lui arrivèrent brutalement avec Cyrano de Bergerac.

 

"Une représentation à l'hôtel de Bourgogne" (en 1640). La salle du théâtre se remplit: on va y donner une pastorale, la Clorise, dans le genre précieux. Le jeune et beau Christian de Neuvillette  y vient contempler la femme qu'il aime: Roxane, une précieuse "épouvantablement ravissante" à qui le comte de Guiche fait la cour. La pièce commence, mais est vite interrompue par le turbulent Cyrano de Bergerac, qui interdit à l'acteur Montfleury de jouer, car il est trop gros! Des spectateurs protestent, et l'un d'eux provoque Cyrano, en critiquant son nez, "très grand" - ce à quoi le héros réplique par la célèbre "tirade des nez", éloge de sa propre laideur, avant de se battre avec l'importun. Pendant le duel, il compose une ballade ("A la fin de l'envoi, je touche!"). A son ami Le Bret, il confesse qu'il aime passionnément Roxane sa cousine; mais sa laideur le laisse sans espoir. Or Roxane lui fait justement demander un rendez-vous pour le lendemain! Soudain galvanisé, Cyrano part se battre, seul contre cent (Acte I).

 

"La Rôtisserie des Poètes", c'est-à-dire chez le restaurateur Ragueneau, qui nourrit généreusement les poètes sans le sou, Cyrano vient au rendez-vous de Roxane; elle lui explique qu'elle est éprise d'un homme, en qui il croit se reconnaître - jusqu'au moment où elle dit que celui qu'elle aime est beau. Elle ne lui a jamais adressé la parole et n'en sait que le nom: Christian de Neuvillette; il vient d'entrer dans la compagnie de cadets de Cyrano; Roxane lui demande de protéger le jeune homme. Bouleversé par cette révélation, Cyrano se heurte un peu plus tard à son rival. Mais découvrant que Christian est d'un vrai courage, il décide de le prendre sous sa protection et de l'aider à conquérir Roxane (Acte II).

 

"Le Baiser de Roxane". C'est l'"acte du balcon". Si Christian est beau et courageux, il manque totalement de bel esprit. Or Roxane, précieuse, ne conçoit pas l'amour sans l'accompagnement d'une conversation savante, spirituelle et piquante. Caché dans l'ombre, c'est Cyrano qui souffle à Christian les mots qui le font accéder au bonheur. Resté seul, Cyrano, par le récit de ses voyages vers la lune, écarte de Guiche, venu conquérir Roxane - ce qui permet à celle-ci d'épouser en hâte Christian! Pour se venger, de Guiche envoie au siège d'Arras la compagnie de Cyrano et, donc, Christian (Acte III).

 

"Les Cadets de Gascogne". Bloqués par les Espagnols qui les cernent, les cadets meurent de faim. Cyrano les encourage, mais en vain, quand arrive, ayant hardiment franchi les lignes ennemies, Roxane, bonne fée au carrosse empli de victuailles. Lorsque Christian apprend qu'"il" a écrit et tous les jours envoyé au péril de sa vie une lettre à Roxane, il comprend que Cyrano est amoureux d'elle - et qu'en Christian elle a vu un bel esprit, alors qu'en réalité, c'est le poète Cyrano qu'elle aime sans le savoir. Effondré, le jeune homme court se faire tuer au combat (Acte IV).

 

"La Gazette de Cyrano". Quatorze ans après. Roxane, veuve, s'est retirée dans un couvent où Cyrano vient lui rendre visite chaque jour et dire sa "gazette", les potins de la ville. Ce jour-là, victime d'un accident, en réalité un attentat, il est mourant mais il le cache. Elle lui fait relire une belle lettre prétendument écrite par Christian le jour de sa mort; mais elle s'aperçoit qu'il la lit encore la nuit venue - qu'il la connaît par coeur - et donc qu'il en était l'auteur: elle comprend tout, et surtout qu'elle aimait Cyrano, et non Christian, l'esprit et non le corps séduisant. Après cet aveu, Cyrano révèle sa blessure et peut mourir heureux (Acte V).

 

La critique de Cyrano est facile, et beaucoup d'esprits très distingués s'y sont livrés: mauvais goût, lourdeurs, mélo, anachronismes. Tout cela est vrai - et n'est rien face à l'évidence: Cyrano, au spectacle ou à la lecture, déborde d'un charme, d'une émotion, d'une verve irrésistibles. S'il est de mauvaises raisons d'aimer la pièce (un certain patriotisme cocardier), il en est bien davantage d'excellentes, auxquelles nous nous arrêterons.

Ce sont d'abord les vertus théâtrales de l'oeuvre. Rostand met en scène dans Cyrano tout un ensemble de procédés et de techniques qui en assurent l'efficacité scénique: théâtre dans le théâtre à l'acte I; grand spectacle proche de la féerie avec l'arrivée du carrosse (acte IV); variations sur un thème classique habilement renouvelé dans la scène du balcon à l'acte III; contrastes marqués comme l'enchaînement des actes IV et V; vacarme et violence du champ de bataille suivis de la paix automnale du cloître. De tous ces effets Rostand joue en maître.

 

Mais, bien entendu, au rôle de Cyrano revient l'essentiel de cette théâtralité; le personnage fut écrit pour Coquelin, grand acteur dont Rostand connaissait exactement les possibilités et les faiblesses: c'est un texte composé sur mesure, peut-on dire, dans la lignée du répertoire où triomphait le comédien, avec des morceaux de bravoure dans l'esprit de Figaro ou de Ruy Blas. Les grands monologues brillants et virtuoses comme la tirade des nez ou les voyages dans la lune font du rôle de Cyrano l'un des plus riches du répertoire. Coquelin se trouvant moins à l'aise dans les scènes d'amour, Rostand en fit le spectateur un peu voyeur des épanchements de Christian et de Roxane, l'éternel exclu. Mais cette impossibilité même de participer à la scène d'amour autrement que dans l'ombre fait de Cyrano un personnage émouvant et proche du spectateur, exclu lui aussi, relégué dans l'ombre de la salle. Par l'emploi de l'alexandrin volontiers claironnant qui s'enivre de lui-même, avec le sentiment qu'en 1897 ce théâtre en vers est déjà un peu anachronique, le héros de Rostand achève d'emporter l'adhésion. Autant de raisons qui expliquent l'immense succès immédiat de la pièce et la fascination que le rôle exerça constamment sur les plus grands acteurs: après Coquelin, le rôle fut repris notamment par Le Bargy, André Brunot, Pierre Fresnay et, plus près de nous, par Pierre Dux, Jean Piat, Jacques Weber, Jean-Paul Belmondo. Plusieurs versions musicales (la plus connue étant celle d'Alfano en 1936) en furent tirées, mais le cinéma surtout se plut à adapter la pièce: le premier film date de 1909, le plus récent de 1990: dû à Jean-Paul Rappeneau et interprété par Gérard Depardieu dans le rôle de Cyrano, il obtint un succès mondial.

 

L'art de Rostand, l'émotion dégagée par l'amour impossible de Cyrano pour Roxane suffiraient à expliquer la réussite de l'oeuvre, mais on peut suggérer d'autres raisons encore. L'une d'elles tient à la façon dont Rostand concilie une veine populaire et des références plus savantes. La veine populaire reprend la tradition d'Alexandre Dumas et des Trois Mousquetaires: la verve gasconne, la cape et l'épée dans le Paris de 1640, l'ombre du cardinal de Richelieu se retrouvant chez Dumas comme chez Rostand qui laisse d'ailleurs d'Artagnan traverser la scène à l'acte I. Mais Cyrano de Bergerac met aussi en scène, plus subtilement, la vie intellectuelle du temps de Louis XIII: le monde des "libertins" dont fait partie le héros, et l'univers de la préciosité, grâce à Roxane et à la représentation jouée à l'acte I - cet univers baroque permettant de mieux comprendre la figure historique de Cyrano, dont pour l'essentiel Rostand respecte les traits réels.

 

Cyrano de Bergerac est donc l'évocation d'une période brillante de la culture française, trop souvent éclipsée par le "siècle de Louis XIV". Rostand s'inscrivait ainsi dans le sillage d'un Théophile Gautier, l'un des premiers au XIXe siècle à réhabiliter l'époque Louis XIII - et en particulier à s'intéresser à Cyrano de Bergerac, alors très oublié.

Aujourd'hui, le chef-d'oeuvre de Rostand possède aussi un autre charme: il reflète le moment où il fut écrit, cette "fin de siècle" décadente dont le poète était le témoin. Dans l'histoire du théâtre, Cyrano, malgré sa formidable énergie, est une oeuvre crépusculaire: d'un romantisme moribond, son lyrisme opulent se teinte souvent de morbide. La forme même de la pièce, le drame en vers, est déjà une survivance lorsque Rostand la fait jouer. Qu'on y songe: un an plus tôt, presque jour pour jour, le théâtre de l'Oeuvre créait l'Ubu roi d'Alfred Jarry, où la plus agressive modernité naissait dans le scandale. Chez Rostand, le thème de l'amour impossible, l'idéalisation de la figure féminine, la malédiction pesant sur le poète assurent au sein du drame historique la présence du registre décadent fin de siècle qui allait en 1900 se déployer beaucoup plus visiblement dans l'oeuvre suivante de l'auteur, l'Aiglon.

 

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journal de bord, jeudi 12 mai 2011

Belgique, pays démocratique. Comme il se doit.

 

Avec la liberté d'expression, aux dernières nouvelles.

 

Eh bien, c'est important d'en profiter.

 

Néanmoins, dans ce pays démocratique, où la liberté d'expression est en application ...

 

A-t-on la liberté d'être "pour", d'être "contre", d'être "pour et contre", de n'avoir aucune opinion sur un sujet ?

 

Est-on quand même tenu d'être "pour" ou "contre", sans tourner autour du pot, sans faire de détours ?

 

Prendre position, dans notre contexte démocratique, est-ce un souhait, une liberté ou ... une obligation sous-entendue ?

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Espace Art Gallery a le plaisir de vous convier à l’exposition :
« Plénitude et Univers en question »
 
heSBé (Fr) peintures
Patrick de SAGAZAN (Fr) peintures
Grace BOICA (Pt) peintures
Margarita BANCELLS (It) sculptures
 
Du 18 mai au 06 juin 2011.
 
INVITATION AU VERNISSAGE: Mercredi 18 mai de 18 h 30 à 21h 30.
Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés. 
 
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A voir: Diaporama des plus belles expositions de la galerie : http://ning.it/i6KXsS

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles.
Ouvert du mardi au samedi : 11 h 30 à 18 h 30.
Et le dimanche sur rendez-vous.
GSM : 00 32 497 577 120 


 
 
Et à titre d’information voici les trois prochaines expositions:
 
-Titre : « La collection permanente à l’espace Yen »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Exposition du 06/04 au 26/06/2011à l’Espace Art Gallery II.
 
-Titre : « Hommage à Henri Michaux » et « Le Cirque de Papier »
Artistes : Pierre Passani (encres de Chine – Hommage à Henri Michaux), Francine Chabloz (céramiques & sculptures), Jean-Pierre Cardinaux (mosaïques) et Christophe Challier (sculptures – le Cirque de Papier).
Vernissage le : 08/06/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 08/06 au 26/06/2011.
 
La galerie est fermée au mois de juillet pour travaux.
 
-Titre : « Salon d’ensemble des artistes de la galerie »
Artistes : collectif d’artistes de la galerie.
Vernissage le : 02/08/2011 de 18 h 30 à 21 h 30.
Exposition du 03/08 au 31/08/2011.
 
Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

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administrateur théâtres

12272732654?profile=original« Avoir un fil à la patte », par allusion  au jeu cruel du  hanneton attaché par un fil auquel s’amusaient les écoliers de village pendant l’été au début du siècle, veut dire  être tenu par un engagement dont on voudrait bien se libérer.

 

Dans cette pièce de Feydeau un jeune homme, Fernand de Bois d'Enghien, décide de  se marier avec un beau parti, la fille de la baronne Duverger  mais ne peut se débarrasser de son encombrante maîtresse Lucette, chanteuse de son état. L’ironie de l’histoire démontre à souhait que l’argent est  bien plus puissant que l’amour, même charnel ! 

 

 La fille de la baronne se pique de n’être point sotte, envisage le mariage avec méfiance, ne veut en faire  qu’à sa tête, et pense que le divorce est sûrement une bonne invention. Elle déclare avec justesse que la société et même les rencontres amoureuses et galantes sont implacablement régies par l’offre et la demande ! Pensée avant-gardiste, fort lucide pour une jeune oiselle toute vêtue de blanc! Le ton que la fille utilise avec sa couturière, sa façon de snober sa mère avec sa gouvernante anglaise montre à souhait qu’elle donnera à tous du fil à retordre et qu’elle promet quelque tour inattendu sous sa jarretière. 

 

S’en suivent une série de chassés croisés, de méprises, de situations coquasses tellement typiques du théâtre de Feydeau. Un fil invisible relie des personnages improbables,  tous prisonniers de l’amour ou de l’argent.  Ce qui est très savoureux c’est la caricature de ces personnages : Gontran de Chenneviette, père de l'enfant de Lucette  en nourrice quelque part, et flambeur notoire, Ignace de Fontanet, un ami à l'haleine plus qu’envahissante, Marceline, sa sœur  et sa femme de chambre obligée…   Tous magnifiquement  campés,  de la bourgeoisie à la noblesse, l’auteur les  pourfend avec un plaisir non déguisé. S’ajoute à la verve éblouissante  de Feydeau, une mise en scène d’une vivacité et d’une richesse fabuleuse, renouvelant sans cesse les surprises et le rire. Le jeu de  12 comédiens passés maîtres de l’art de la comédie satirique est celui d’une troupe qui s’amuse, comme l’aurait souhaité Molière.

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12272732869?profile=original Des phrases cinglantes émaillent ce plat de consistance, tandis que des chansons coquines très bien tournées fusent lors des changements de décor. On craque pour  le maître d’hôtel toujours toute ouïe pour découvrir  avec complaisance les frasques, les duperies et les lâchetés des uns et des autres. On craque pour le jeu hypocrite de femme prévoyante: la passionnée Lucette qui  irait  bien se laisser courtiser par Gauthier,  l’horrible clerc de notaire presque difforme, qui pathétique, pousse  la chansonnette  façon gaudriole, ou l’irascible général sud-américain Irrigua,  ex-ministre condamné à mort pour avoir perdu au baccara l'argent destiné à acheter des bateaux de guerre, et qui,  désespérément amoureux d’elle, la couvre de fleurs et bijoux  somptueux. Un personnage très tranché comme dans la commedia d’el Arte.

 

Ce fil à la patte est bien visible quand on considère que notre monde est solidement attaché qui  à l’argent, qui au pouvoir, qui  au sexe, qui à toutes ces passions stériles confondues. Quel est cet enfant cruel qui nous  tient, et nous  mène ainsi au gré de sa fantaisie,  au bout d’un fil sans que jamais nous ne puissions prendre un envol libre et gracieux ?

Le jeu en vaut le fil, et vous serez comblés par une soirée délassante et joyeuse.

 

http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=267&type=2

 

 

Mise en scène: Michel Kacenelenbogen /
Avec Muriel Cocquet, voir_comedien.gifChristelle Cornil, Isabelle Defossé, Beatrix Férauge, Thierry Janssen, Sandrine Laroche, Olivier Massart, Fred Nyssen, Guy Pion, Réal Siellez, François Sikivie et voir_comedien.gifBenoît Strulus

10 Mai 2011 >> 25 Juin 2011

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journal de bord, mercredi 11 mai 2011

Y a quelques jours, j'ai entendu parler des limaces de mer.

 

Je ne m'y connais pas beaucoup, dans le domaine animalier. Je le regrette. J'en attache, dès lors, peut-être, beaucoup plus d'importance lorsqu'un témoignage (que j'estime de poids) subsiste quelque part dans ma mémoire.

 

Je vais m'efforcer de restituer, le plus fidèl'ment possible, ce que j'ai capté, ret'nu.

 

Dans la mer (ou dans d'autres eaux), des spécialistes ont effectué des expériences sur ces animaux. Lourdes, quand on a le coeur sensible. Significatives, hélas, quand on constate les résultats.

 

On faisait intervenir, une fraction de seconde (je crois), un flash lumineux. Quelques secondes plus tard, les limaces recevaient des décharges électriques. Brrrr. On constatait, en pratiquant l'expérience, en la répétant, que, durant l'intervalle de temps s'écoulant entre l'instant où on installait la lumière et celui où la décharge électrique opérait, que nos limaces tremblaient brusquement, d'une manière qui leur était inhabituelle. Conditionn'ment oblige, messieurs dames !

 

Par la suite ...

 

On réduisait nos limaces en bouillie, afin de capturer leurs molécules.

 

Par la suite ...

 

On flanquait les molécules des limaces dans une autre source d'eau, où d'autres limaces circulaient. Jusqu'où la science va-t-elle ? On réinstallait, on refaisait intervenir, dans cette seconde source d'eau, un flash lumineux (exactement comme dans la première), mais, cette fois, sans infliger de décharges aux limaces. Oui. Curieus'ment, quelques secondes après l'envoi de la source lumineuse, les limaces tremblaient, de la manière que ... leurs consoeurs victimes, dans le premier cas, des décharges.

 

Que dire ? Que penser ?

 

Je quitt'rai maint'nant les limaces pour m'attarder chez les oiseaux.

 

Un témoignage m'a été raconté, par un ami spécialisé dans le domaine.

 

On avait rassemblé, dans un même espace, un certain nombre d'oiseaux de la même espèce. Mâles et femelles. La division des oiseaux, au niveau du sexe, était, je pense, similaire au niveau du nombre. Intentionnell'ment, bien sûr. Le but : laisser les oiseaux se choisir, en vue de s'accoupler. Au bout du compte, on apercevait encore des oiseaux qui restaient seuls, isolés dans leur coin. Avec leurs différences de sexe respectives. Plus rien n'opérait. Quand on déplaçait ces oiseaux, restés sur la berge, dans d'autres espaces où d'autres oiseaux de la même espèce se trouvaient, ils (ou elles) n'hésitaient pas à se trouver un compagnon (ou une compagne) qui leur conv'nait.

 

La loi de l'attraction (ou de la non-attraction), comme c'est intéressant (et cruel parfois) !

 

 

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sans visa

Sans visa…..

J’entre chez vous

Par la force du verbe

Par la magie des mots.

J’assaisonne vos verbes et vos mots

Je les mets sur mon plateau,

Je leur donne la saveur du terroir !

Vous les recevez sur vos ondes….. Sans visa !

J’entre chez vous Avec la complicité des cœurs

Fredonnant un chant d’amour…

Que  la paix devienne l’unique vœu

Que la paume éteigne le feu

Que les doigts s’ouvrent comme des roses

Que le cœur dévoile son amour en prose

J’entre chez vous La nuit et le jour

Par le ciel bleu Par la terre verte

J’emprunte le cours de vos rivières

Pour faire naviguer la paix planétaire

J’emprunte  les cimes de vos montagnes

Pour poser le drapeau blanc

J’entre chez vous

Par la volonté d’une Amazone

J’entre chez vous

Par la porte de la francophonie

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L'écho des morts

"Regard subjectif" d'un artiste Français sur l'île de Öland très appréciée des Scandinaves.
  
L'Île de Öland se trouve sur la mer Baltique à la hauteur de Malmö
 Toutes les peintures réalisées à l'occasion de cette expo sont issues de mon imaginaire.  Le seul support  est un livre best seller écrit par un écrivain Suèdois .
"L'écho des morts"  est un thriller qui se passe sur cette île. Johan Theorin  y décrit de façon visuelle l'ambiance sombre des paysages en début d'hiver.
J'ai choisi de me laisser imprégné de cette atmsphère. 
Les paysages seront exposés au musée de
HIMMELSBERGA MUSEUM du 9 au 21 Juillet 2011

Baltique 120x120 acry sur toile
gegout©adagp2011
SDC10097
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Quand la chance nous sourit.................

Regarder ces couleurs qui nous rappellent combien la vie est belle

Imaginer un monde emplie de sagesse et de paix........

 

Comme les oiseaux volant dans le ciel, aspirer à la liberté

liberté de compassion envers les autres , liberté d'expression.....

 

Comme le vent qui souffle , écouter la voix qui résonne en nous

S'imaginer une terre faite d'amour et de joie..........

 

Même si tout celà semble utopique, croyons en des jours meilleurs

Pour les attristés, de la joie dans leur coeur

pour les démunis, de la vie dans leur vie

pour les délaissés, une main tendue

Unis dans la différence de couleur

soyons entier et rêvons à de jours meilleurs.....................

 

Oui à des jours meilleurs.

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Dans le cadre de la prochaine Tournée NAIZ de Peio Serbielle, nous recherchons des villes-étapes (Publics scolaires, Médiathèques, Festivals Courts-métrages, Festivals Nature, etc...) susceptibles d'accueillir le film "XAN NAIZ NI - Voyage en Terres Sauvages". Les projections sont suivies de rencontres avec 2 des auteurs de ce film, Marc Large et Peio Serbielle

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Ce Court-métrage grand public est une superbe introduction sur le Pays Basque et le Sud de l'Occitanie (Béarn, Landes), un conte merveilleux et une très belle fresque onirique avec des paysages époustouflants à l'image de ces Terres basque et Occitane.

Regardez, écoutez et faites-nous part de vos impressions ...

Site du film XAN NAIZ NI

 

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1 - Koblalariak

Barrengo kantaz,

Egungo existentzia

Bidean du arnas.

Koblalariak

Pertsonak eta gauzak,

Uneak eta egunak

Bertsotan urrats.

 

Dans ton âme

Poète, Rhapsode, Félibre,

Tu saisis

La quotidienne quintessence

Tu mets dans tes vers

Les Etres et les Choses

Tu donnes Vie

Aux jours et aux moindres instants

 

 

2 - Koblalariak

- kitarra kantariak -

Egunak poesiz

Gauak intziriz

Pasatzen ditu,

Koblalariak …

 

Ô Poète !

- Guitare chanteuse –

Tu passes tes journées

Dans la poésie

Et tes nuits,

Dans la douleur …

 

 

3 - Bertso kantariak

zelaiaren nagia

- herriaren katea

ta libertatea -

 

Poète, Rhapsode, Félibre

Tu as toujours chanté

la langueur de la plaine

- un pays enchaîné

et sa liberté –

 

 

4 - Kantatu ohi du.

Ah, koblalariak

Bertsoen hariaz …

 

Ah ! Versificateur

Grâce à la poésie …

 

 

Ce texte est un poème d'hommage aux versificateurs. Ce sont des improvisateurs qui se retrouvent pour des fêtes et qui ont pour objet d'improviser en chansons sur des musiques populaires, des thèmes, des rythmes et des rimes imposés.

En français, cela s'appelle des joutes oratoires.

 

Pour info, cette chanson que j'ai enregistrée au début des années 1990 sur l'album paru chez Universal, n'est plus disponible dans le commerce.

En revanche, vous pouvez vous adresser auprès des médiathèques de votre ville et en faire la demande.

Quant aux amis(es) résidant en Belgique, cet album est normalement disponible à la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique 6, place de l'Amitié à Bruxelles

 

A très bientôt et merci de m'avoir accueilli dans l'univers des "Arts et Lettres" 

 

Peio Serbielle

http://peioserbielle.com/accueil.php

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A tous ceux qui ont la tristesse dans leur regard..

La tristesse dans le coeur

un regard qui en dis long

n'ayez donc plus peur

écoutez vos intuitions..........

 

le bonheur est accessible

l'amour se trouve en soi

rien n'est invincible, tout est permanent.........

 

Je connais ta souffrance

regarde la sans peur

rien n'a plus d'importance

que ton propre coeur............

 

L'espoir se trouve à chaque tournant de la vie

réaliser que l'on en est doté c'est déjà avancer

vers cette lumière qui nous parle souvent...................

 

Marche la tête haute et crois en tes capacité

relèves toi de tes peines et crois en toi.

 

 

Je connais ta souffrance

regarde la sans peur

rien n'a plus d'importance

que le son de ton coeur.

 

Trop peu de temps pour vivre

ne pas s'inquiéter tout finit par s'arranger

crois en ton étoile et souris à la vie

Ne regarde plus le passé

des erreurs tout le monde en fait...

 

Un regard maintenant de clareté

s'ouvre sur tes traits plissés

couleurs aussi sur ton visage

tu as tourné la page sur tes tourments.....

 

Maintenant vis et relèves toi

regarde les beautés du monde

dans le coeur des autres

se trouve la réponse à tes tourments...

 

Trop peu de temps pour vivre, mais assez pour remplir ta vie. 

 

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Evidence

"Regarder son voisin et moins son chien"

 

ÉVIDENCE*

 

Parce que le ciel est notre clarté, nous ne le regardons plus

Parce que les nuages sont dans le ciel, nous nous plaignons de la pluie à venir

Parce que les arbres font partie de notre décor, nous ne les observons plus

Parce que les feuilles tombent, nous nous lamentons sur l’automne

 

Parce que la nature est une évidence

Sachons la redécouvrir le matin avec le jour

 

Parce qu’un être est là parmi nous

Sachons être à son écoute

Parce qu’un étranger est là

sachons lui attribuer la tolérance

Parce qu’un être discret est près de vous

Sachez ne pas l’oublier

 

Parce qu’un être est rendu faible,

Ne l’accablons pas davantage

Parce que vous avez confiance en l’être cher

Agrandissez lui sa liberté

 

Parce que notre propre chien est fait de dévotion

N’oublions pas de regarder notre voisin

 

Parce que l’évidence de l’être est une certitude

Sachons l’honorer

Parce que l’être présent est cher

Sachons lui prodiguer de l’amour

Parce que vous croyez connaître l’être cher

Ne le limitez pas dans sa potentialité

 

Parce que l’évidence de l’amour est là

Ne le négligeons pas

 

Parce que l’évidence de l’Autre est une certitude

Déclinons lui nos capacités à aimer.

 

 

 

 

 

 

Evidence : Qui s’impose à l’esprit, d’une certitude absolue ; manifeste, indiscutable.


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