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Je t’aime a-t-il dit

Je t’aime a-t-il dit, une volée de papillons a  frémi  dans mon sang, les abeilles ont  rampé dans mes veines, mon cœur  s’est envolé ainsi que la dextérité  de mes mains, j’ai écrit les grenades  et j’ai enlevé les pépins au poème,  je l’ai pressé jusqu’à ce que le sens  de la vie perde connaissance.

 

Je t’aime a-t-il dit, le temps s’est assoupi pendant une dizaine d’années ou plus,  au moment où le visage est pomme et le rêve un ange cueillant  la lumière et m’offre une lune et un morceau de sucre.

Je t’aime a-t-il dit, des tempêtes ont soufflé, des villes ont disparu, les cartes se sont errées sur son visage, la ville est retournée à la ville, elle a dansé un tango avec le temps sur le balcon  du temps, et tous les balcons  se sont courbés devant elle.

 

Je t’aime a-t-il dit, des caravanes de fourmi  se sont massées dans mes pores tremblotant, montant, descendant et se déchainant au moindre contact, à la moindre  probabilité  qu’il dise encore : je t’aime.

 

Je t’aime a-t-il dit,  mes jardins ont soufflé sur l’automne, il s’est transformé vert humide dans mon corps.

 

Je t’aime a-t-il dit, le ciel s’est écroulé sur moi et sur mes tristesses,  il m’a entendu dire : oh ciel, je ne peux te supporter, descend dans ma main, prends le bleu et retourne, et toi la rose, bois-moi  pour que tu ne dors plus, bois-moi, je suis, dès  cet instant,  ta source et ton eau pure et douce.

 

Je t’aime a-t-il dit,  les branches des vignes ont trembloté, les roseaux ont  éclaté, le champ s’est enivré et s’est mis à chanter, le bucheron a eu pitié du bois.

 

Je t’aime a-t-il dit,  les beignets se sont arrondis,  les verres ont libéré le bruit de leurs  boissons. La prière est annoncée, les minarets ont  lancé leur  appel, les cloches ont sonné, l’aïd a lancé ses youyous : à la vie !

 

Poème de Sonia Khader

Traduit par Monia Boulila

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journal de bord, vendredi 20 mai 2011

J'espère, de tout coeur, sam'di, si je réarpente les chemins de Compostelle dans la région de Dinant, après avoir rejoint la N95, tomber (enfin) sur le sentier Christiane (renseigné dans le topo guide), joindre en aval (à 100 mètres) la Tête du Lion, le mémorial du Club Alpin Belge et la Meuse (sur la gauche) sous les massifs du Belvédère, de Louis-Philippe et de la jeunesse.

 

En attendant ...

 

Je prendrai déjà mon bâton de pélerin, ce vendredi, en allant au boulot pour la dernière fois ... avant la semaine de 4/5ème qui s'annonce.

 

Je m'enthousiasmerai sans doute, en prenant le tram, en lisant la pancarte, rue de la Brasserie, annonçant un réaménagement futur de la chaussée, avec des trottoirs plus larges.

 

Bien sûr, un "toute boîte" (publicité) est encore prévu(e) pour la tournée. Mais bon. Ce ne s'ra p'têt pas mortel. Hier, on en avait deux (des "toutes boîtes") et je suis quand même rentré "relativ'ment' dans les temps.

 

Tiens ! Au 27, rue des Champs Elysées, un nouveau venu, un nouveau client s'appelle ... Halliday.

 

Ce soir ...

 

Je particip'rai, en tant que chanteur, aux Zapérocontes, dans le Centre Ville. Je me suis juré de prendre mon accordéon diatonique avec moi et de faire un essai, avec cet instrument, en public. Je peux déjà (sommair'ment, mais sûr'ment) me débrouiller avec une ou deux chansons. 

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Passion

Adieu les amours imaginaires

L’euphorie

Les yeux assassins

Les baisers d’incendie

Les étreintes douces

La gorge perforée

Le cœur morcelé

Les vertiges

Bonjour

L’azur étendu

Le soleil neuf

Les tilleuls en fleurs

Les roses roses

Le chant des mésanges

Les boutons d’or

Les pâquerettes

L’herbe tendre

Bonjour le monde

19/05/11 Nada

 

 

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sefl-portrait à poils

Je passe du temps à arracher mes nombreux poils, ça pousse de partout ces machins là!! Très souvent, je n'en fait rien , mes poils rejoignent d'autres poils par terre, formant d'énormes moutons noirs et....gris; qqs-fois ils deviennent dessins.
Je vous dévoile mon auto portrait à POILS version pudique (ce n'est pas encore un blog de Q)
 Voilà un de mes 1ers post sur ce blog en septembre 2006.
Encore 2 articles.. et je passe la barre des mille pages sur sans-pitre.
Over blog pourrait me faire un Kdo au millième post..!!
gegout© adagp 2011
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Pollinisation et biodiversité

Le Musée Martin-Duby  d'Auriol se pare des couleurs du printemps et se fait volage...

Exposition du 4 juin 2011 au 21    aout 2011 : Pollinisation et Biodiversité avec A la Croisée des Arts Auriolais les artistes se sont lachés sur le thème. Je ne vous dirai pas mon secret, je l'afficherai le 4 .. et si le coeur vous en dit mon secret se dévoilera en musique et en image tout au long de l'été dans le dit Musée.

2 conférences  organisées par le Groupement Apicole...(GAeG) "la place de l'abeille dans la pollinisation" le 18 juin 18h et "de l'abeille au miel"  25 juin 2011 18h (meme adresse le musée)

Nos amis de l'ASPA (association de Sauvegarde du Patrimoine auriolais) présente les enjeux de la pollinisation dans la biodiversité.

Une expo pour tout les ages, et tout les goûts....en plus l'entrée est gratuite

 

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Hanche

"Tes hanches dessinent le bassin de l'envie"

 

HANCHE

 

Sur nos corps nus

nos hanches se dessinent,

les tiennes sont plus fines

 

Négligemment, tu adoptes le déhanchement

pour me montrer leurs délicieuses courbes 

et ta taille délicate qui initie leur évasement.

 

Mes mains s’accrochent à tes hanches

comme le lierre sur la pierre

pour monter vers la lumière

 

Distraitement, tu m’invites à te suivre

dans ta démarche voluptueuse

quand tu traverses la pièce inondée de soleil

 

Tes hanches qui ondulent chatoient sous mon regard joyeux

mes yeux s’attachent à ton corps quand tu respires

mon envie crie sous le sel de ta peau brune.

 

Région de passage,

tes hanches découvrent le bassin de l’envie

et puis caresser tes fesses aux rondeurs imminentes !

 

Et je sculpte tes hanches

remplies de fantaisies

à la lumière de la vie.

 


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♦ Un soir, depuis le premier amour du monde

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J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, sans savoir vraiment pourquoi

Je ne vais qu’à la larme des yeux au papier buvard

A force de rester là, au bout de ma cigarette

 

Je ne comprends pas l’échec qui rend triste et se répète

Comme si c’était impossible une marche à contre temps

Etre fort de ses amours c’est peut être trop demander

Ils ont toujours deux côtés, et bonheur et peur d’un crime

 

Pourtant toi tu dors et rêves, tu es telle une nuit de lune

Je me dis cette chance de te savoir mon soldat

Par les armes de tes bras, ma citadelle à mes jours

Mes poumons en Amazone, et qui font que je respire

 

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, la cause est question des soirs

Dans les plis du silence, toujours d’émotion en trop

Ca coûte ce qu’on dispute au nombre des cigarettes

 

Je me dois de faire avec un semblant de solitude

De l’homme qui s’inquiète d’un jour passé et qui n’est plus

Ah le temps et l’obsession, et qui ne peut des amants

Définitivement heureux, même d’un déjeuner sur l’herbe

 

Pourtant toi tu dors, je t’aime, au dessus tes épaules

Nues, et repos aux baisers que je t’ai abandonnés

Comme à la plage d’été, à l’instance du frisson

Du désir de recommencer jusqu’à tes lèvres premières

 

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, quand je mélange aux beaux jours

Les dépressions en arrière, et des jardins en hiver

Au doute et à l’antichambre, au dégoût des cigarettes

 

Je ne peux que faire avec l’incertitude intérieure

A trois pas des Joconde, des dames aux camélias,

Des marchandes de saisons, des Juliette de romans

De mes belles passantes, de mes énigmes troublantes

 

Pourtant toi tu dors, je t’aime, au nom de toutes ces femmes

De tes cheveux aux chevilles, de l’ombre à ton soleil

Du matin à ton sommeil, au loin et en traits distincts

Toi qui peux les rassembler mais qui est pourtant unique

  

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, pour me réclamer du temps

Pour promettre d’être fort puisqu’on ne peut échapper

Aux amours qu’on consume, aux cendres des cigarettes

 

Je ne peux que faire avec ce qui occupe tant de place

Aimer, c’est rien d’autre à vivre, et c’est rien d’autre à mourir

D’un sourire à l’eau de pluie, et de la rue à son lit

D’un cœur d’enfant sur un mur, à la flèche qui demeure

 

Pourtant toi tu dors, je t’aime, à te faire de l’enfance

Au-dessus de tes yeux clos, à t’imaginer la couleur

Bleue des choses de douceur, et dans la couche d’un ciel

A tout faire pour qu’il tourne  ton rêve comme un manège

 

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, quand je suis parti ailleurs

A vouloir jouer du temps, comme d’un engin fait exprès

Pour repasser dans les ronds des fumées de cigarettes

 

Je me voudrais faire avec du papier et de l’encre

Le nouveau calligramme de l’exposition des fleurs

La trame à la dentelle des robes qui vont au bal

La fête à l’inspiration par les amours et leurs lettres

 

Pourtant toi tu dors, je t’aime, toi qui n’es nulle demande

Sans des réponses simples, comme un et un qui font deux

Un clin d’œil à la photo, un lac pour se regarder

N’importe quand pour parler, n’importe où des journées pleines

 

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, quand désormais je comprends

Qu’il était trop beau sans mots, en l’écrivant, il perdrait

Bien des clés des mystères où s’éteint ma cigarette

 

Il me faudra faire avec ce que l’écrivain trouve en route

L’essentiel de tout génie, ce n’est qu’autour d’un soleil

Des êtres, des planètes d’amour à vivre et mourir     

Comme on ne peut écrire mais qu’on voudrait bien rejoindre

 

Avec toi qui dors, que j’aime, toi mon talent, ma richesse

Ma nouvelle matinale et ma fronde en mots chéris 

Mes yeux comme bel homme, mon appétit de demain,

Mon secret n’est rien d’autre que de l’amour qui me dure

 

J’écris peut être depuis le premier amour du monde

Quand je ne peux l’écrire, mais sais-tu finalement

Les deux premiers amants m’éloignent de tout regret

Elle et Lui ne savaient pas qu’ils inventaient la merveille

 

Pendant que tu dors, je t’aime, encore plus, d’impatience

De venir à ton réveil, pour me rassurer de ça  

Elle et Lui ces inventeurs qui nous font portraits pareils  

Comme c’est permis depuis le premier amour du monde  

 

© Gil DEF. 02.08.2009

- La Douce Accordance -

 

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LE TOURMENT/SERMENT D'AMOUR

Le tourment d’amour

 

Par André Chamberland, artiste peintre

et philosophe d’un soir

 

La maladie d’amour frappe l’homme de façon aussi violente qu’inattendue. Ce tourment descend vite de la tête et s’installe dans l’estomac et dans le plexus solaire, dans les tripes de l’homme. C’est là que l’homme aux épaules nues montre sa plus grande vulnérabilité. Les épaules s’affaissent et il place les deux mains dans ses poches, recroquevillé sur lui-même, pris  dans un bloc trop petit pour lui. Le tourment prend toute la place, déguisé en douce rose, cachant ses épines. Une fois la fleur dans l’humain, elle  occupe tout l’espace, toute la place.

 

Les épines tassées contre les bords saignent le cœur de l’homme qui laisse écouler quelques larmes de sang. Mais lorsque l’homme se rend compte que la rose ne porte pas d’épines (c’est plutôt le rosier qui les porte), le tourment se transforme en serment d’amour, tout aussi puissant que le tourment mais plus agréablement engageant.

 

Seules les tripes comptent. La tête s’éclipse de même que les bras et les jambes. De toutes façons, ces membres ne lui servent plus à rien. L’homme concentre toutes ses énergies sur ce tourment. Il se met en mode de survie. L’homme reste seul à se défendre ou à s’y complaire. Il en meurt ou il en vit, selon qu’il l’accepte ou qu’il le rejette. L’amour dérange tout; l’amour arrange tout. En guise d’acceptation, il voit déjà la tête imaginaire de son amour se posant au creux de son épaule.

 

Le mien fait des jaloux !

 

 

André Chamberland

Artiste peintre et portraitiste

Trois-Rivières (Québec)  andre.cham@sympatico.ca

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journal de bord, jeudi 19 mai 2011

Voilà, je n'aurai pas mes deux jours de congé, demain et après-demain. Je ne pourrai donc me rendre aux Cabarets d'Albert, à Eghezée, où je m'étais inscrit. Ce n'est que partie remise.

 

Faut dire : plus d'un, à la poste, ont demandé congé aux mêmes dates, probablement. Et ... selon le chef (qui accorde ou refuse les jours de congé que vous demandez), y a pas assez de réserves pour assurer les services non couverts. Ca fait partie du jeu. Et les priorités, dans les demandes (de congé) sont toujours accordées à ceux qui ont demandé les dates en premier lieu.

 

Pas grave. Faut dire : je patinais, les derniers temps. J'avais envie de me rendre à Eghezée, les 19 et 20 mai. Mais, dans l'état de fatigue, de surmenage, j'avais du mal à me décider à aller remplir ma feuille de congé. Je remettais ça à demain. Continuell'ment. En me disant : ce qui arriv'ra arriv'ra.

 

J'ai, heureus'ment, assez de compensations heureuses demain et après-demain.

 

J'aurai peut-être le temps, tout à l'heure, après le boulot, de passer à l'Institut Géographique de la Cambre, à Ixelles. Là, ils vendent des cartes d'état major, des guides de sentiers de grande randonnée, des guides de sentiers de Saint-Jacques de Compostelle. Il se fait que, sam'di matin, je l'ai décidé, je me lève tôt, je prends ma guitare, j'enfourche des vêt'ments et je m'envole sans doute jusque Dinant, Hastière. Je compte y poursuivre les ch'mins de Saint-Jacques, là où je les ai laissés. Faut dire : l'été revient. Faut dire : les journées sont de plus en plus longues. Autant en profiter. J'espère, sur les ch'mins, tenir le coup le plus longtemps possible. Peut-être, après Hastière, j'irai jusque Beauraing, Doische. Je dépass'rai la frontière, qui sait. Comme j'ai toute la s'maine prochaine de libre (mon 4/5ème, au boulot, trouve sa relâche, hi hi hi).

 

Demain soir, vers 19 heures 30, je fil'rai, comme chaque jeudi (quand je ne suis pas trop crevé), à la réunion des ... émotifs anonymes. Oui, depuis deux ou trois mois, je suis entré dans l'bazar et je ne m'en plains pas. J'y rencontre plein de gens, sensibles comme moi, émotifs comme moi, qui partagent leur vécu, leurs questionn'ments, leur sensibilité. Quand l'un s'exprime, personne ne le contredit, personne ne le juge et tout le monde a le temps de parole qu'il désire. Une règle : garder l'anonymat des autres qui participent à ces réunions. Je ne cit'rai aucun nom. Je ne racont'rai rien de ce qui s'y dit. Même si, quelquefois, je le regrette, tant les témoignages sont riches et intéressants, et je suis persuadé que, parmi les lecteurs, pas mal (d'entre eux) pourraient aussi en profiter.

 

A tout hasard ...

 

Si certains étaient intéressés et souhaitaient en savoir plus ...

 

Y a sept centres en Belgique. Trois, à Bruxelles, je crois. Un à Louvain-la-Neuve. Un à Liège. Un autre à Mont-sur-Marchienne (près de Charleroi). Quant au reste, je ne sais plus. Si certains souhaitent obtenir plus d'explications concrètes, je leur propose de me contacter ... et nous en discut'rons en privé.

 

Quant à vendredi, après l'boulot ...

 

Eh bien, je peux encore chanter quelque part. A défaut de prester à Eghezée, eh bien, il reste encore les légendaires Z'apéro-contes, à la Fleur en Papier Doré, à Bruxelles. Là où les conteurs (en priorité) et les chanteurs peuvent s'exprimer en scène ouverte, s'ils arrivent vers 19 heures et s'ils s'inscrivent le plus vite possible.

 

Je reste optimiste.

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L' E X I L

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L’EXIL

 

 

 

 

Te voilà l’exilé de ces villes conquises

        Et tour à tour perdues

Esquisses d’entrechats perruques de marquises

        Tant de voix s’y sont tues

 

 

Tu ne sauras jamais ce que le soir déguise

        A ton âme éperdue

Cités – Festins de rois immenses qui aiguisent

        Ta faim jamais repue

 

 

Tu es seul dans la tour au sommet isolé

        Cette fois bien plus proche

Que tu ne fus jamais des célestes palais

 

 

        En vain tu t’y accroches

Toi le roi devenu mendiant triste et moche

        De ton rêve en-allé

 

 

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"coeur d'artichaut"

"T'as un coeur d'artichaut !"

 

Je l'ai déjà entendue, cette expression.

 

"T'as un coeur d'artichaut !"

 

Parmi mes ami(e)s, plus d'un(e) me l'a déjà dite, sans méchanc'té aucune.

 

"T'as un coeur d'artichaut !"

 

J'ai quand même du mal à la digérer, cette expression. Peut-être que ... je la comprends mal. J'entends : "t'as pas le coeur solide", "t'as pas le coeur fidèle", "tu changes de coeur comme de chemise", "t'as pas de volonté", "t'es un faible de caractère". Toutes ces images me pèsent. Toutes ces images me font très très mal ... au coeur. Mais c'est p'têt juste une question de sémantique.

 

"T'as un coeur d'artichaut !"

 

Je me suis renseigné. Le sens réel de cette expression, c'est avant tout : quelqu'un dont le coeur s'emballe, s'enflamme vite ... en amour.

Ah !!!!

En effet, je m'enflamme vite devant les regards féminins qui me font de l'effet. Oui. Très vite, je décolle.

Parfois ... cinq, six, sept fois sur une seule et même journée. J'en ai même pas honte.

 

Mais ... qu'à c'là ne tienne, même lorsque j'ai le coeur en émoi, même lorsque je vibre à fond la caisse dans le soi disant "jeu" de la séduction, c'est rar'ment un feu de paille, mon coeur s'attache, mon coeur est fidèle, et y a toujours un je ne sais quoi, chez la demoiselle, que j'apprécie et que j'ai envie de connaître.

 

J'aim'rais toutefois préciser.

 

J'entends facil'ment mon coeur qui bat lorsque je rencontre ... des gens, au sens le plus général. Des personnes âgées. Des gosses. Et ... des femmes, bien sûr. Je craque pour des chiens, des chats, des chevaux, des oiseaux, aussi.

 

Qu'on ne s'y méprenne pas. Parmi les nombreuses "femmes" que je croise sur ma route, y en a aussi plus d'une qui touche mon coeur, sans déclencher pour autant un ... désir physique. Et ... parmi celles qui me plaisent, me mettent en appétit, avec lesquelles je pourrais ... dormir, passer la nuit, faire l'amour, toutes ne remuent pas forcément mon coeur (ou mon âme), toutes ne me laissent pas forcément des traces impérissables.

 

Bien sûr, bien sûr ...

 

Beaucoup de filles, de femmes me font voler. Caroline, Valérie, Bénigne, Suzanne, Karine, Delphine, Stéphanie ... on se comprend. Prises chacune(s) séparément, vous m'inspirez plein'ment. Les chansons que j'écris (en mentionnant vos prénoms) le prouvent. Si les circonstances l'avaient voulu, c'est peut-être, c'est sûr'ment avec l'une d'entre vous que j'aurais construit un chemin d'amour ... durable.

 

Jolies fleurs qui poussez le long des chemins ...

 

C'est même pas l'attrait du sexe, ni du lit qui me lie, me relie, me scotche à vous. C'est votre présence. Une salopette avec un pull à col roulé gris derrière ... une façon de sourire ... une façon de tenir votre paquet de cigarettes ... une façon de dire "si je peux me permettre" ou "y a pas d'souci" ... une façon de couper vos ch'veux (ou de décider de les laisser repousser) du jour au lend'main ... un accent étranger ...

 

Lorsque je me confie à des proches qui peuvent m'entendre ...

Lorsque je leur dis, en direct, ce que j'écris ici plus haut ...

 

Il y en a qui me répondent : "C'est curieux !"

D'autres me disent : "C'est drôle, je suis comme toi !" ou "Tu me fais penser à ..."

 

Une autre tranche de gens me posent la question suivante : "Qu'est-ce que madame en pense ?" ou "Que dirais-tu si ta femme faisait la même chose ?"

Franch'ment, j'aime pas beaucoup ça. D'abord, plus d'un s'imagine que je cherche absolument à coucher à droite et à gauche. Bon, à chacun ses projections !

D'autres (surtout des femmes !) se mettent, à leur niveau, à la place de ... la mienne. Sans la connaître, forcément. Mais en s'imaginant (sans doute avec les meilleures intentions du monde) ce que "ma femme" pourrait ressentir. J'en connais même qui m'ont déjà ... fermé la porte (en voulant sout'nir "ma femme")

 

"Qu'est-ce que madame en pense ?"

 

D'accord, j'aime l'empathie. D'accord, cette question a sa logique, par rapport à ce que je raconte ... quand j'évoque ma propension à tomber facil'ment amoureux.

 

"Qu'est-ce que madame en pense ?"

 

 Je la trouve plutôt saumâtre, cette question. Il est clair que ... lorsque j'évoque, sans complexe, ma propension à tomber facil'ment en émoi devant pas mal d'oiseaux féminins, je parle de moi, rien que de moi. Et j'ai envie d'être écouté, par rapport à ce que je ressens. L'entourage extérieur n'a plus rien à voir. Ma propension naturelle à tomber amoureux, c'est quelque chose qui me concerne. Point barre. Même si pas mal de "jolies demoiselles" entrent dans cette sphère. D'accord, je pourrais garder ça comme ... jardin secret. Mais c'est plus fort que moi : j'ai besoin de partager ce que je ressens, ce que j'éprouve.

 

"Qu'est-ce que madame en pense ?"

 

 Là, on aborde carrément un autre sujet. Qui n'a plus aucun rapport. Vous me mettez à mal quand vous me posez cette question. Vous m'obligez (directement ou indirectement) à vous fournir des renseignements que je ne souhaite pas. Fichez la paix à "madame" ! Ce qui se passe entre elle et moi ne vous regarde pas. Sauf ... si je décide de vous en parler.

 

Et puis ... y a quand même une marge entre ...

 un chemin d'amour, qui se construit jour après jour, pas à pas, avec les hauts et les bas, avec une personne qu'on aime par dessus tout, qu'on n'échang'rait contre aucune autre

et

des émois, des emball'ments "fleur bleue", des désirs d'assouvir des fantasmes, des emball'ments sexuels qui sont des instantanés fréquents et quotidiens, qui font du bien à la libido, qui vous transportent au septième ciel,

 mais qui ne remplac'ront jamais le chemin d'amour .

 

Je parle en connaissance de cause.

 

Et même s'il y a "parenthèse" (ce mot est plus noble que "couch'rie") sur le côté.

 

Ca ne prouve encore rien. Dormir auprès d'un ange féminin (qui n'est pas notre légitime), lui faire l'amour, la combler, c'est encore ... rien qu'un moment qu'on partage, à un moment donné, avec une personne. Ca ne remet même pas forcément en question un ch'min d'amour, en route depuis un certain temps.

 

La barbe !

 

Ce qui est vrai, par contre ...

Ce qui est même dang'reux, par contre ...

 

C'est le risque, si on partage physiquement un moment avec un bel oiseau (alors qu'on est engagé ailleurs), de s'attacher, de se sentir déchiré entre deux coeurs, de ne plus savoir vers où on va, de finir par tout bousiller (faute de se rendre vraiment disponible). Et là, il faut être prudent. Il est important aussi ... de se rapp'ler qu'on dispose de vingt-quatre heures par jour (souvent moins et jamais plus).

 

Je me dis souvent, aussi ...

 

Après avoir vécu plein'ment mes émois (dans ma tête, dans mes rêves surtout) ...

Y a toujours un moment où je décante.

Quand je pense à la "dame de coeur" qui m'accompagne depuis pas mal d'années, et à l'égard de laquelle je reste prudent dans mes déclarations (elle m'a demandé de respecter son intimité et je respecte son choix) ...

Quand je m'imagine ... repartir à zéro, dans la réalité, avec un autre "bel oiseau" qui, a priori, me comblerait peut-être plus dans un domaine (mais sûr'ment beaucoup moins dans un autre domaine) ...

Quand je compare ...

Quand je pèse le pour et le contre ...

Je n'hésite pas un quart de seconde. J'aime plein'ment "celle qui m'accompagne". Je reste imprégné d'elle. Et ... aucune autre, selon moi, n'arrive à sa ch'ville. Je n'ai pas peur de cheminer jusqu'à la mort avec elle (je n'ai pas souvent eu ce sentiment-là, auparavant, dans d'autres relations, à une certaine époque, qui s'avéraient sérieuses).

 

Ceci dit ...

 

Les "bels oiseaux féminins", qui émoustillent mon coeur (et le reste), lors de mes tournées de facteur, mes passages dans l'tram, mes arrêts aux terrasses de Bruxelles ou de Limoges ...

 

Je leur garde, bien sûr, tout un espace, aussi. D'amitié. D'attirance. De confiance. Etc. Digne des ciels bleus et des orages qui passent et repassent, dans les mille et mille tourbillons du quotidien. Quand j'aime, j'aime. Quand je ressens, je ressens. Je m'efforce, chaque jour, d'en être conscient, de l'assumer et d'en faire quelque chose. Foi de ... coeur d'artichaut !

 

Fidélité ou infidélité ?

 

Vaste débat !

 

Je pos'rais volontiers la question à bien des gens que je côtoie ... qui vous prônent la fidélité à tout rompre, qui sont prêt(e)s (quand ça les démange brusquement) à tout vous donner par amour (comme si vous étiez le seul et l'unique) et qui, un jour, vous plaquent parce qu'ils (ou elles) réalisent subito qu'ils (ou elles) se sont trompé(e)s (alors que ... les défauts qu'ils découvrent brusquement, vous les aviez déjà), qui réitèrent le même scénario avec un(e) nouvel(le) élu(e) et ne vous donnent plus jamais de nouvelles. Comme si vous n'aviez jamais existé. Tant pis si ... vous vous tapez la tête au mur. Tant pis si ... vous crevez dans la rigole. Ce n'est plus leur problème. Et ... on ne peut rien faire. Ils (ou elles) sont encore dans leur droit.

 

Les "coeurs d'artichaut" sont plus solides, plus tenaces, plus fidèles en amour qu'on ne l'imagine.

 

 

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VOYAGE

"Ne pas se regarder, ni se toucher

Sentir uniquement la ferveur des mots,

Sentir uniquement la chaleur d'une autre réalité

Et percevoir la pulpe des doigts qui s'adonne aux idéaux"

 

Je voyagerais bien haut...

 

Vanessa Lena

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Haïkus : Au bord de l'eau


Ciel printanier

Fillette au bord du lac

Le colvert mange des mies de pain

…………

Lueur dorée

Vent sur l’étang

Rides dans l’eau

…………….

 

Un dimanche matin

La brume se dissipe sur le marais

Envol des poules d’eaux

…………………

Au bord du ruisseau

Colonie de foulques dans la mare

Battements d’ailes

 

Le 18/05/11 Nada

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Une conclusion contestable

   

 

 

Un philosophe, dont j’ai perdu le nom, attentif aux besoins cuisants que la loi n’autorise cependant pas à satisfaire, s’est rendu à cette évidence:

«Ou Nature est imparfaite en soi

Qui nous donne un penchant que condamne la Loi

Ou la Loi, en elle, est trop dure

Qui condamne un penchant que donne la Nature»

 

La forme donnée à cette conclusion est fort plaisante. Elle me revient à l’esprit ce matin

or voilà que je m’attache à l'approfondir.

La morale a pour fin de nous convaincre de vivre dans la sérénité que donne une conscience satisfaite.

 

Heureux sont ceux qui se soumettent aux lois, qui les contraignent, sans avoir eu la tentation de les contourner.

Chanceux sont les coupables qui ont pu échapper à un châtiment encouru car les prisons sont emplies à pleine capacité.

 

Il est certain que la Nature rend des êtres, soumis à des instincts sauvages, malfaisants et punissables. C’est pour cette raison qu’existe un garde fou. Qui le franchit s’expose à en subir les conséquences.

 

La Loi n’est pas trop dure mais son application peut sembler imparfaite.

 

18 mai 2011

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Parution

Lézards de poussière

Après avoir été du choeur des poètes dans le livre le Chant des larmes (aux éditions Lire et Méditer également) je vous propose "Lézards de poussière".

Ce nouveau livre est composé de trente sept poèmes, et sont de mes cris pour la Terre à la parole des choses jusqu'aux chants de l'amour.

© Marie Hurtrel

Lézards de poussière
ISBN : 978-2-9522708-4-7

100 pages
Format 14x21

Paru le 9 avril 2011
Vous pouvez le commander :

-auprès de l'Auteure
     -ou auprès de l'Editeur
          -ou du Cercle des Amoureux de la Poésie


Dans les médias :
* Le 10 mai 2011, sur STV émission consacrée à la littérature poétique autour des Lézards de poussière et du Chant des larmes, avec lecture d'un poème de chaque livre.

Par ailleurs, lors de cette émission, en rappel de leurs pairs et de la beauté et du sublime que peut porter la poésie, a été choisie et offerte une lecture commune d'un texte de F. d'Almeida par Pierre Ndamé Ndamé et Marie Hurtrel.
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Fidélité

Fidélité consentie et conventionnelle
loin des jeux troubles de la
perversion,
aux seins des élégantes promises...
Tu fais ton nid.
Te souviens-tu jadis ?
De ceintures l’homme assurait ton respect !
Ignorant par ce fait, ce qu’appartenir veut dire…


Chaînes éternelles des épousailles,
ne sais-tu pas, que l’Amour lie plus fort encore
que tes règles, et les lois
crées par l’homme aux craintes de mauvais aloi ?

Offensant avec désinvolture, leur moitié idiote et alanguie,
rendant des hommages aux jupons qui passaient,
confortant ainsi avec fierté leur virilité,
pour eux, de toi, ils ne se souciaient !...

Aujourd’hui, fidélité tu me tiens et tu m’ennuies.
Tu m’enchaînes et tu me plies,
miséricorde des bonnes femmes et des bonnes âmes,
tu es un jour sans pain, et tu crèves la faim !
De loin tu m’épies,
sur le chemin des malandrins toujours tu cris au loup !

Je ne suis ni promise ni papillon, te subir n’est pas ma loi,
mais l’amour qui me transporte à tous les droits…



19/01/2006

Lunessences



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Un nouveau feuilleton sur Bela, signé Grégoire Polet

Premier épisode du feuilleton de Grégoire Polet sur Bela : C’est pas vrai

 

Tout commence dans la ville natale de Charles Quint, au sein de l’univers gothique de la cathédrale de Saint-Bavon, en présence de personnages louches et déterminés… un climat anxiogène, sombre, et pluvieux, habilement construit, strates après strates, par l’auteur d’Excusez les fautes du copiste.


A lire sur Bela. 


 

Extrait :

C’était dans la nuit du 10 au 11 avril, en 1934. Deux hommes détachaient, pour les voler, des panneaux de l’Agneau mystique, dans la cathédrale Saint-Bavon, à Gand.
 

(Ceux qui connaissent un peu l’affaire verront très vite de qui je parle. J’ai néanmoins discrètement masqué les noms propres, pour ne pas gêner les descendants et les familles, et pour que le plus invraisemblable de cette histoire puisse être mis sur le dos de la littérature.)

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adieu 4

Adieu 4


Il déposa son revolver sur la table, Tiens, l’arrêtoir est griffé remarqua-t-il
Tout à ses pensées il ne fit pas plus attention et, se replongea dans la lecture

« Coup de fil, coup de fatigue, coup de grisou. Comment contenir mon angoisse ? Trop c’est trop. Que s’est-il passé ?IL a relu son pronostic émit par le cardiologue et toutes ses notes prises sur internet Il sait qu'il va mourir pronostic vital très entamé, il est dans la catégorie trois des handicapés cardiaques trois sur quatre Il a commencé la période nausée prévue il s'en fout, il a peur il se tait pour ne déranger personne avec ses lamentation et puis, n'est-il pas comme avant lui affirme son entourage il a repris le même poids Il sourit une insuffisance cardiaque soignée au kilos...
Je ne sais. Une assertion de trop, un coup de pied, un mauvais jour, un coup de griffe mal placé ? Je ne sais plus. »
Il poussa un soupir, attendit quelque peu et reprit la lettre


« A part une aliénation complète, une décentralisation de la conscience, je ne vois pas comment je pourrais avoir envie de vivre avec toi. Partager ton quotidien. Je t’ai aimé avec faiblesse, avec joie, avec peine, avec des larmes. Aimé contre toute raison, contre toute attente »
Il éclata d’un rire joyeux en lisant ces dramatiques lignes. Aliénation, décentralisation… Fichtre que de mots…. de mots, de mots pompeux !
Il se frotta les yeux et murmura : Il était grand temps que je rentrasse en moi, en mon silence comme le loup en sa tanière l’éléphant en son cimetière. Je suis dans une espèce de nomansland de « non-souffrance » Comment ai-je pu écrire, pire encore, vivre cela ?

Il prit « Le neveu de Rameau « et se perdit dans le silence de la chambre. La musique était de trop, sa perruche était en trop Tout occupé à son séisme intérieur, à ses tempêtes affectives. Et cependant il avait conscience qu’il ne pouvait plus rien lui arriver quand bien même elle eut fait un signe. Il en était guéri, indifférent. Tout lui était indifférent. Il relisait cet amour de jadis avec des yeux de glace.
Quel cheminement avait- il parcouru. Tout ça pour ça ? Il avait vécu dans un état de manque, difficilement concevable. Etait passé par d’intenses souffrances oscillant sans cesse entre le désir de la voir et celui de la fuir.
Il songea, à nouveau, à cette période de sa vie Il sourit amer se concentra sui lui-même comme un boxeur qui esquive les coups de son adversaire Le voici en apnée de pensées perdu dans des abîmes Il songeait à ses afflictions ô combien bruyantes C’est alors que l’idée de la mort commença de l’envahir peu à peu. Il prit grand soin, à présent encore, de rester tout sourire au –dehors. Son âme avait fait un repli sur elle-même L’amour est enfant de la cécité. Il y a presque trois ans, presque trois ans ; il se souvient de tout Etrange jeu de rôle que ce jeu où sur « un chiche » pour « un chiche » el s’était joué de lui. El fut toujours le pion central, certes mais un pion à l’orée du réel, à la frange de toute logique ; ses récits le mettaient en joie. Il prenait notes, au fur et à mesure, qu’elle se racontait, se déboutonnait, se déshabillait. El écrivait des extraits de sa vie intime qu’el lui envoyait rarement il est vrai mais quand el laissait des traces ! A l’époque, il ne savait quelle partie prendre de cette parade amoureuse ou de ce streap tease
Il reprit le manuscrit

« Mon cher, en quel état je me présente à vous ? Les pensées décoiffées, en désordre. Coupable ? Oui, je me sens coupable de l’aimer de ma clandestinité. Mea culpa ; Je suis un misérable voyeur, un voleur de songes, voleur de rêves, je fais figure d’impudent, de mal avisé. Je l’encombre je l’ennuie et si, d’aventure je me tais, El me téléphone ingénue, étonnée de ne point avoir de mes nouvelles tandis que je deviens fou.
Mon ami, je ne puis oublier sa voix grave et veloutée, sa voix creuse où se niche ma déraison. Exproprié de toute sérénité, je m’enfonce dans cette « voix souvenir » aux inflexions chaudes aguichantes
Qu’ai -j’affaire de la morale que les autres, les bienpensants, me cornent aux oreilles ? Le désir est amoral par essence par nécessité. Il est élan, évasion, fantasme, liberté et lien. Le désir est invocation, évocation
Je l’aime à cause de nos échanges riches, durs, profonds et rares Echanges coupants comme des brisures de vitres El m’aliène d’un mot ; El me téléphone et me voici. Chose, objet manipulation féerique ; la magicienne fait une OPA sur ma volonté, ma confiance. Je ne connais aucune allégorie assez juste pour vous décrire le souhait de me désaltérer à cette promesse sans cesse renouvelée à cette « O »
Avec vous, mon cher ami, je vais de confession en confession scrupuleusement. Je veux m’exorciser, me délivrer, me laver avant le grand voyage qui m'habite, me hante "L'Homme se salir pour la mort " et cela est bien triste on a largement le temps d'agoniser seul muet pour ne pas déranger j’annote mes impressions, j’explique, vous explique ce que je ressens ; commente mes fautes, mes manquements. Souvenirs vilebrequins me rentrent, avec quelle jouissance pointue… dans les chaires. Fine devient ma souffrance tandis qu'el me laisse seul se retirant dans l’ombre et sans l’ombre d’un regret.

Nous sommes amants par la pensée, par le désir, notre alliance secrète m’étourdit, m’effraie ; j’aime et j’ai pour amante une pièce à conviction, un fantôme, une ressemblance, un reflet un effet de lumière
Révèle- moi mon Absente, ma Dédaigneuse. Révèle- moi, Arbre du fruit défendu. Nouveau Testament de tes désirs. Ouvre- toi Indique- moi et, l’Eden et, le Péché originel. Laisse- moi te frapper à l’enclume de ma passion, à l’emblème de ma folie Laisse- moi te marquer à mon effigie pour jamais modelée monnayée
Je me vêts de rêves licencieux, bleus comme des hématomes de nos « nuits clos »

Il déposa la lettre avec un sourire. C’est fou. Pour un peu il se croirait lui-même, se prendrait au sérieux
Oui, il me faut écrire le mot « FIN » murmura-t-il déposant son revolver dans un tiroir à portée de main.

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Cheval, étalon Kahnasson mis à terre

Cette peinture n'a pas pris une ride  depuis 2 ans déjà.. Elle bouge d'elle même, recycle son énergie chaque jour.. ne vieillit pas d'un pigment..
Clin d'œil à Delacroix, Delacroix un peintre qui aurait pu dire lui aussi "le sujet c'est la peinture"
En cela il dépasse son rival Géricault qui choisira de placer la peinture au service d'une idée, je n'ose pas dire "cause".
Voila donc une peinture qui sert la cause de la peinture, de ma peinture, peinture au delà des causes à défendre; peinture pour la peinture et basta..!

Cette peinture qui sera exposée sous la forme de grande bâche à Divonne les Bains dès le 15 juin 2011

(expo en plein air "même soleil")

 fait partie de la collection privée de K. Eggert, un collectionneur qui suit  mon travail de près..

Son cheval mis à terre 152x123cm acry toile  2006
flo-son-cheval---terre.jpg

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Sur la place à Irun

Hassan et moi, sur cette place de la ville frontalière, on avait décidé de larguer les amarres. Refuge de l'étranger, nous ne voulions rien entendre de la langue locale, rien voir des murs moyennageux, juste profiter de rien, pour nous emplir de tout. Sur la terrasse du café, depuis notre dernière coupe, deux heures avaient fui dans les mots. Après un long silence, moi scotché sur les femmes qui s'enroulaient dans leurs châles au pied de la fontaine, lui, sa énième clope allumée, il commença à parler doucement, les yeux un peu brumeux.

'' Remarque bien on s'en branle, mais lorsque mon père, cet enculé abandonna ma mère avant ma naissance, nous étions deux non attendus, non voulus, des enfants de la nuit; de laquelle mère, nous eûmes la chance de sortir presque la main dans la main. Deux tu vois un peu le merdier d'ici ? Elle accouche, elle a pas la majorité, on est pendant la guerre d'Algérie, elle vient de la campagne, les vignes de Pomerol. Son mec, celui qui l'a baisé, bon, il l'a largué pour aller se marier. Dingue. Tu vois? Que veux tu qu'elle fasse la morpionne, elle est coincée, pas le choix, enfin si, des choix y en a. Tu les flingues, oui bon, y a aussi, tu les fous à l'orphelinat, ou encore tu les vends. Bon nous ça a été une danse (il rit, c'est fou, dingue ce mec), un mezzé de luxe, allers retours entre les mains de plusieurs, institutions, familles d'accueil, des trucs pas possibles. (Silence) Ouais, dans la merde, dès le départ.''

Grosse pompette sur sa clope, Hassan, se creusait les joues comme s'il était un instant pris par la fièvre et rejettait un nuage impressionnant en avancant sa machoire inférieure avant de croiser ses jambes dans le pantalon trop large.


'' Tu sais, je l'ai su plus tard, cette résilience de chiotte, c'est la mode en ce moment, ils en foutent partout, comme Mary Barnes sur les murs, bon ben, j'ai compris que ça n'avait rien, mais rien putain, rien de commun avec la vraie vie. Mon frangin et moi on s'en est sortis par les marges, à jamais balafrés sur la gueule, comme au coeur d'ailleurs, tatoués par l'immonde et nés pour crever; en encre invisible dans les yeux..'' Repompette.  

'' Tu vois, je ne sais pas, je ne crois pas que ma mère assista au mariage de l'enculé mais surement qu'une bande de pelés et de tondus eux se marrèrent à mort en repensant à la petite connasse qui devait être bourrée ce soir là. Nous sommes les enfants de l'ivresse, de la jeunesse. Puuutain. Je me suis souvent demandé pourquoi nous avions été abandonnés par ce connard et pourquoi je dus l'apprendre seulement à 50 piges ? Le désarroi qui habita mes jours d'enfance et la terreur qui la remplaça plus tard, m'ont fait voir le monde comme une ronde dans laquelle la main ne se donne pas facilement. Tu vois la ronde ? T'es le dernier, ça tourne, tu cours, tu ris jaune, mais en fait tu as peur, ça va vite, tu finis par te casser la gueule. Tu pleures, humilié. Bon ben nous, on est deux à se viander. Alors les mains tendues tout ça...''

Un gendarme au loin, me fit signe du doigt. Pas pour m'envoyer chier mais pour me dire de venir le voir. Incroyable comment sont restées les bonnes habitudes franquistes. Les flics te font signe et comme une larve tu y vas. En rampant. Hassan est toujours une source d'emmerdes. Chaque fois qu'on est ensemble putain, y a toujours un flic qui remarque qu'il a un profil, attends, oui, un profil d'ailleurs. Terroriste d'aujourd'hui dirais je. Sans turban. En même temps, Hassan, se rase pas tous les jours, ça aide pas parce qu'avec sa gueule, pour le rasé de frais de la banlieue, laisse moi te dire que ça faisait plutôt dans la série décapage. Papier de verre, style pour l'acier.

Bon oui, le doigt insiste. Ramon (doit s'appeler Ramon) le doigt qui ramone, m'appelle toujours. Je m'approche de lui laissant en plan Hassan le terroriste. Il me tend une pièce et déclare avec un franc sourire, vous devriez mettre cette pièce dans le parco mètre, sinon, Mouloud, je m'appelle Mouloud, vous mettra un papillon de 230 euros. Bonne journée.

Bon ok, d'accord, les franquistes ont changé. Putain mais c'est dingue. Mais enfin c'est dingue comment il parle bien français, hein Hassan ? Hein ? T'as pas une clope là ?

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