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Je me suis libérée

 

Redevenue seulette, un état ennuyeux.

Immergée dans la paix qu’engendre le silence,

Je reçus la tristesse et la désespérance,

La sagesse mit fin aux larmes de mes yeux.

 

Immergée dans la paix qu’engendre le silence,

Je pense à tes propos, imagés, savoureux.

La sagesse mit fin aux larmes de mes yeux

Dès lors, intensément, je ressens ta présence.

 

Je pense à tes propos, imagés, savoureux,

Me venant de Paris, charriés par la chance,

Dès lors, intensément, je ressens ta présence.

Mon doux ami, j’oublie ton émouvant adieu.

 

Me venant de Paris, charriés par la chance,

Tes récits, tes idées, tes avis précieux.

Mon doux ami, j’oublie ton émouvant adieu,

Je me suis libérée d’une vaine souffrance.

 

26 mai 2011

 

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images

 

Je voudrais des images qui riment avec mes mots,

J’aimerais faire du ciel le papier où ils couchent.

Ils seraient d'encre douce,

Ils seraient d'encre folle.

Je voudrais de ces mots qui disent tes images,

Y faire chanter les couleurs et les noirs.

Ils seraient troubadours dans tes châteaux de rêve.

Je voudrais tes images qui riment avec mes mots.

Y déposer mon âme,

Y taire mon dernier souffle.

 

 

Nadine-Lia LEJEUNE

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La malédiction

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J'ai toujours su que j'avais quelque chose à faire avec le théâtre. Enfant et adolescente, j'avais rêvé d'être  comédienne. Cette idée m'était venue très tôt parce que  personne ne prenait au sérieux mes larmes quand j'étais triste. Mon chagrin était ignoré car on disait que j'étais comédienne.    J'ai alors cherché à exploiter ce don des larmes pour étonner  mes copines de classe. Lorsqu'elles me demandaient comment je faisais, je répondais :" C'est facile  Je pense à quelque chose de triste !" Les mots qui parvenaient instantanément à me faire pleurer étaient   " Personne ne m'aime !". Je ne sais si à sept ans , j'utilisais spontanément  l'une des ficelles des  acteurs mais ce dont je suis certaine, c'est que mon chagrin n'était pas joué. Je venais de découvrir qu'être artiste, c'est utiliser des émotions vraies pour  construire des  fictions.

 

Je n'avais pas vraiment compris que lorsque mes parents riaient de mes pleurs en prétendant que j'étais comédienne, ce n'était pas un compliment et encore moins pour que je décide d'en faire ma profession. Ma famille n'était pas disposée à m'encourager à devenir artiste, bien au contraire.

S'obstinant à nier ma sensibilité, ma féminité et mes aspirations,  elle a fait planer sur moi une malédiction  que je n'ai pu tenter de vaincre que par l'écriture. Dans chaque pièce que j'écris, il y a toujours au moins un rôle que j'aurais aimé jouer.

 

 

Mon nouveau blog de théâtre 

Mon site théâtral 

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Haïkus: Croquis palpitant

Plume sur velin

L’encre jaillit dans ses veines

Toiles d’araignée

……………………

Voyelles et consonnes

Le maçon élève son œuvre

Château de mots

…………………

Pluie de perles

Il enfile un collier de rêves

Comparaisons et métaphores

…………………….

Son poème

Grains de beauté

Sur un visage de papier

…………………

Il dessine

Son cœur rouge sang

Croquis palpitant

.......

26.05.11 Nada 

  


 

 

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Je me demande souvent...

Je rêvais d’un amour à la fois doux et tendre

Et tu ne disais rien, j’en suis resté surpris.
Je te disais les mots que je voulais entendre,
Ce n’étaient pas les tiens et je n’ai pas compris
Ou plutôt j’ai compris, à travers ton silence,
Ce qu’il fallait entendre alors je suis parti
Te laissant à ta vie. Au loin sans ta présence ;
Demeure le besoin d’un bonheur interdit…

A la fois insoumise et colombe fragile,
Ombrageuse parfois mais tellement gracile,
Fascinante, émouvante, éprise au fil de l’eau,
Et plus encore aussi sensible à fleur de peau…
Souvent je pense à toi, comme à cette andalouse
A la beauté rebelle et charmes enjôleurs,
En quête d’infini, cette femme jalouse
Exigeante et pourtant otage de ses peurs…

Tu me disais des mots que je n’ai su comprendre,
Ce n‘étaient pas les miens, j’étais compréhensif
Mais je ne disais rien, t’aurais pas pu m’entendre,
Tu parlais d’un amour orgueilleux, possessif,
Un peu fou mais jaloux, impossible à te rendre
Alors tu es partie en d’autres rendez-vous
Chercher cet absolu sans plus jamais m’attendre,
Je me demande souvent, que reste t-il de nous ?...

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Déréliction.

 

Dans sa tanière déserte de tout autre,

Elle vaquait, occupation de son âge,

A fol irréel et  vains pèlerinages.

 

Dans le lait de nacre, au cœur de son chagrin,

Elle apostrophait ses vieilles rancunes,

Hélait ses chagrins éternels à la lune.

 

Sur ses archives fanées, elle geignait,

Le fugace des jours, trahis par les vapeurs,

Effluves de soie des légendaires heures.

  

Dans une réclusion dès lors inconsciente,

Le néant pour la chérir, et nul apôtre

Pour l’arracher à ses absences, aux vôtres.

 

Elle était seule dans sa tête, dans ses jours

Mais libérait des souvenirs de massacres,

Qu’elle confondait avec le temps des fiacres.

 

Guerres passées, âpres courroux d’Alzheimer,

Vigilance docte de sa lucidité,

 Dictait regard vide, papier parcheminé.

 

Le tabellion actait sitôt sa démence,

Le ravage tenace dans le jugement,

De l’esprit passé, crâne aux yeux larmoyants.

 

Colère moirée de ses dévastations,

 Elle rôdait bavarde robe de brume,

Mousseline profane sur amertume.

 

Dehors, la sirène hurlante s’éloignait,

L’ambulance la confiait au cercueil dôme,

De sa future seconde mort,  le hôme.

 

 

 

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♦ La jeune fille et la mer

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Sur la plage est apparue cette jeune fille

Là où il ne revient que du temps sur l’envers

C’est le mien qui la voit comme une image floue

C’est le sien puisqu’elle est seule comme un chagrin

 

La mer ne me garde vraiment rien au grand large

Elle est sans rémission la vague qui s’échoue

Mes rêves me restent comme vaisseaux fantômes

Et je me demande qui est la jeune fille

 

Le temps est si étrange et quelque part éteint

La jeune fille est si loin quand elle est près de moi

Tout nous sépare comme deux bouts d’un voyage

Par l’impossible inversion des grands sabliers

 

Me voilà donc témoin de ce qui fait mémoire

Du tout premier chagrin et cœur à marée basse

A ces autres marées basses mais cœur expert

Des marées hautes, des grandes vagues d’amour

 

Je suppose un prénom à cette jeune fille

Que j’aurais pu prononcer avec insistance

Avec constance aussi mais le comprendrait-elle

Si je lui disais comme j’ai pu le garder

 

Qui est-elle ? Tant d’images se superposent

Sur ce tableau de la jeune fille à la mer

On ne peut le peindre que de la ressource

Des sentiments qu’on rend à l’intemporel

 

La jeune fille est à moi réelle, irréelle

Elle est là, elle ne l’est pas, mais je l’admire

Dans un fort intérieur comme endroit secret

A tout ce qui me fait l’émotion qui déborde

 

Lui ferais-je confidence de ce qu’elle inspire

Elle qui rapporte ma jeunesse et ce que je suis

Comme bord de mer depuis le premier amour

Qui me ferait dire l’amour ne s’oublie jamais

 

Lui dirais-je que j’ai pu la prendre pour fille

Pour me consoler du doux semblant d’un mensonge  

Pour lui servir d’appui quand je ne le peux pas

Pour ma fille qui me laisse sans le nom de père

 

Lui dirais-je que le temps n’arrange pas tout

Il est des amours qui nous restent impossibles

Mais rien ne sert de forcer l’imaginaire

S’il n’est pas de vie modèle, tout peut arriver

 

Sur la plage a disparu cette jeune fille

Mais j’ai gardé une étoile de mer

 

 

© Gil DEF - 20.10.2010

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Les fleurs d'acacia

Silence lacéré par un vol de pigeons

Dans un ciel brodé de branches d’acacia

Canevas de fleurs et de lumière

L’air embaumé de parfum blanc

L’abeille reine boit la mousse

Yeux rieurs remplis de soleil

Ton image jaillit et mon cœur frémit

Étincelles sanguines montent aux lèvres

Notre rencontre qui devait être

Mais le printemps n’est plus

25/05/11 Nada

 

 

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Rousseau juge de Jean-Jacques

12272735865?profile=original"Rousseau juge de Jean-Jacques. Dialogues" est un uuvrage autobiographique de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), publié à Lichfield (Grande-Bretagne) chez Jackson en 1780 (premier dialogue), et intégralement dans la Collection complète des Oeuvres de Rousseau (t. XI) à Genève à la Société typographique en 1782.

Moins lu, moins étudié que les Confessions ou les Rêveries, plein de redites et de longueurs, ce texte, pourtant, est sans doute l'un des plus originaux et l'un des plus émouvants de notre littérature.
En plusieurs endroits, Rousseau avoue que la rédaction (1772-1776) de tels dialogues a été particulièrement pénible. Les "serrements de coeur" qu'il éprouvait en les écrivant l'empêchaient d'y consacrer plus d'un quart d'heure par jour. Les longueurs, les redites s'expliquent ainsi, à l'entendre, par l'incapacité où il fut de rapprocher deux phrases, deux idées de son texte: le rôle humiliant de sa propre défense était trop au-dessus de ses forces. Sans doute Rousseau n'exagère-t-il pas. On n'a pas manqué de souligner le caractère kafkaïen de l'univers de peur qui envahit ces Dialogues décrivant un procès dans lequel l'accusé ne connaît ni l'accusation ni ses juges.

Par rapport aux Confessions, la réflexion autobiographique s'infléchit et s'approfondit. Il ne peut plus suffire, pour Rousseau, de mettre au jour son passé et d'en appeler au jugement impartial du lecteur. La connaissance d'autrui - le texte ne cesse d'y insister - est pleine de malentendus. L'apparence falsifie, invertit le jugement. De sorte que Rousseau doit maintenant plaider pour innocenter Jean-Jacques. Or le dialogue paraît bien être la forme privilégiée à la fois de l'apologie et de la défense. Pourtant, la conclusion de ces Dialogues est nettement sceptique: à mesure qu'il instruit le dossier de Jean-Jacques, Rousseau se lasse de convaincre, persuadé que la connaissance d'autrui est un abîme dont seul pourrait venir à bout un témoin omniprésent et d'une lucidité aussi bienveillante que celle du Wolmar de la Nouvelle Héloïse.

Dans une brève Préface ("Du sujet et de la forme de cet écrit"), rédigée en 1775, Rousseau: affirme qu'il n'a plus l'espoir de recevoir justice, mais qu'il s'attachera au moins à rechercher les fondements de cet accord unanime de toute l'Europe contre lui. Il épuisera tout ce qui se peut dire en faveur de ses persécuteurs: c'est le seul moyen de trouver ce qu'ils disent en effet. Car Rousseau ignore ce qu'on lui reproche et ne peut comprendre les motifs de la haine qui l'accable. Il va donc, par la voix d'un interlocuteur, le "Français", accumuler contre "Jean-Jacques" toutes les charges imaginables, non sans rougir quelquefois des raisons qu'il est ainsi obligé de prêter à ses ennemis.

Le "premier Dialogue" reconstruit l'oeuvre du complot et défend les droits de l'accusé Jean-Jacques. Le "deuxième Dialogue" pose le problème de la connaissance d'autrui, soulignant la duplicité du portrait que l'on peut faire de Jean-Jacques. Car un tel individu demande une analyse à part: il ne ressemble à personne d'autre. De plus, "Jean-Jacques [a] toujours difficilement paru ce qu'il vaut", "il ne sait pas mettre son prix en montre", il étale plutôt sa maladresse. Si les gens qu'il fréquente ne savaient pas qu'il a écrit des livres, ils ne lui trouveraient ni goût, ni vocation pour ce métier. Les hommes, qui ne peuvent juger autrui que par ce qu'ils en aperçoivent, ne verront rien en lui que de médiocre et de commun. Qu'il les éclaire, et ils lui en voudront de s'être trompés sur son compte. La situation est donc presque sans issue. Dans le "troisième Dialogue", Rousseau essaie d'envisager les chances de restauration de sa mémoire en prophétisant des temps nouveaux. Ce qui soutient Jean-Jacques, c'est désormais la seule certitude que le Ciel ne permettra pas que l'injustice perdure: un jour, les honnêtes gens béniront sa mémoire et pleureront sur son sort.

L'"Histoire du précédent écrit" (1776), qui achève l'ouvrage, raconte l'épisode de Notre-Dame (voir plus bas). Rousseau confie ensuite son manuscrit à Condillac. Il attend qu'il le lise et le commente, enfin. Mais Condillac se tait et ne trouve à faire que des remarques de forme. Rousseau veut alors distribuer son texte aux passants; il s'étonne que ceux-ci le refusent et, finalement, paraît envisager sans révolte l'idée d'être à jamais défiguré parmi les hommes.

Face à ses ennemis, Rousseau avoue dans la Préface qu'un silence fier et hautain aurait été plus de son goût, mais n'aurait pas rempli son objet. Il fallait qu'il dise de quel oeil il verrait un homme comme lui.
Avant Rousseau, sans doute, personne n'avait osé faire du moi une quête si absolue et si inachevée. Au fond, c'est une excuse et une justification que son narcissisme insensé trouve dans l'idée d'un complot qui le cernerait de tous côtés. LesConfessions, déjà, montraient parfaitement que la vanité du souci de soi est immédiatement inquiète, tourmentée, et c'est tout le pathos de la modernité dont Rousseau a ainsi tracé les grandes lignes: l'ennui, la sensation "affreuse" du vide intérieur, l'impuissance, la "mélancolie" et l'hypocondrie font le quotidien de la belle âme préoccupée de soi. Mais les Dialogues vont plus loin: d'emblée, cette fois, la plongée dans les profondeurs de l'existence rencontre l'angoisse. C'est elle qui pousse Rousseau à entretenir le dialogue: écrire permet littéralement d'user l'angoisse, de la défier. Le but de l'écriture déborde la littérature. Il est vital.

Peu importe de démêler jusqu'à quel point Rousseau délire. Il vit dans la crainte des agissements des libraires, du vol et du détournement de ses lettres et de ses manuscrits, se plaint d'être surveillé; peut-être est-ce moins invraisemblable qu'il n'y paraît. Quoi qu'il en soit, l'angoisse n'est pas liée à tel ou tel acte, imaginaire ou réel: c'est une tonalité existentielle, globale. C'est une quasi-perception, c'est la séparation des consciences, c'est ce silence qui a suivi la lecture publique des Confessions, dont le premier préambule prévoyait pourtant le bruit hostile qui s'ensuivrait, le provoquait même. Or, leur lecture achevée, "tout le monde se tut".

Pour Jean-Jacques, le mystère est l'antithèse même de "son caractère ouvert jusqu'à l'imprudence". Le sentiment de persécution naît précisément de cette aversion. Le mystère autorise le mal, le sens détourné, la trahison. Mais, aux abois, face au silence, Rousseau préfère encore percevoir le bruit du complot plutôt que l'indifférence; il réclame un jugement, plaide le droit de l'accusé à être instruit des charges qui pèsent contre lui et à se faire entendre. Tout, plutôt que le silence qui l'emprisonne et qui offre, comme le dira la "cinquième Promenade" des Rêveries, l'image même de la mort. C'est exactement là que naît la possibilité d'une aliénation: Rousseau voudra, jusqu'au délire, trouver un sens au moindre regard, au fait le plus futile. Dans l'univers magique et terrifiant du persécuté, tout hasard a disparu: il n'y a plus d'insignifiance, de contingence; l'angoisse est à la fois imposée et recherchée, éprouvée et suscitée.

En face du mystère, pour le dissiper, il faut parler, sans fin, sans craindre les inlassables redites; il faut entretenir le foyer du sens, montrer qu'un sens peut encore et toujours surgir, être découvert. Rousseau cesserait-il un instant de croire ce sens présent, caché, constitué hors de lui, pour y reconnaître la part de ce qu'il projette, les Dialogues n'auraient plus d'objet. Mais il est finalement prisonnier de lui-même, de cette évidence du sentiment qui est pour lui la marque propre du vrai: sa conscience est prise au jeu de son immédiateté, esclave de son propre reflet. Les Dialogues sont ainsi le pathétique témoignage d'une lutte pour retenir le sens, d'un débat insensé avec soi: Rousseau juge Jean-Jacques et lui donne la parole. Le "Rousseau" du texte rapporte au Français que "Jean-Jacques", lui aussi, a écrit "en forme de dialogues un jugement assez semblable à celui qui pourra résulter de nos entretiens" ("deuxième Dialogue"). Et Rousseau introduit encore des notes dans le texte qui commentent et prolongent ce que dit "Rousseau".

Mais l'oeuvre est aussi et surtout profondément morale. Le premier, Rousseau confère une importance pathétique et centrale aux rapports humains: au fond, toute sa morale tient dans la possibilité d'une intelligence commune, d'un échange, d'un dialogue. C'est une éthique moins de la communication que de l'explication, du sens consenti: dans un dialogue les autres doivent cesser de se taire, mais leurs arguments seront respectés, défendus, puisqu'ils les exposeront eux-mêmes. L'oeuvre, enfin, n'est pas seulement morale, elle est aussi édifiante. On se tromperait à prendre pour de la mégalomanie la revendication si affirmée par Rousseau d'un droit à l'exception: si cette revendication est délibérément exagérée, c'est surtout pour dénoncer, en regard, l'incapacité d'une société, dans laquelle chacun s'isole dans son amour-propre, non pas tant à lui reconnaître qu'à lui consentir ce droit.

On a rarement ressenti un tel besoin d'écrire, sans doute, et l'on a rarement accordé une telle confiance et une telle portée à la littérature. Car les Dialogues sont bien plus qu'un livre: ils sont un acte, une conjuration, que Rousseau finira par vouloir porter sur l'autel de Notre-Dame de Paris. Le silence serait-il enfin rompu par le roi, par la Providence? Le 24 février 1776, lorsqu'il se rend à la cathédrale pour déposer sur l'autel le manuscrit des Dialogues, Rousseau trouve fermées les grilles du choeur.
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1001 billets sur mon blog..

Ma fille Layla là, qui se reflete dans un miroir, elle regarde la petite fille qu'elle est encore. 9 ans, et elle passe du statut d'enfant à celui d'adulte  facilement, et quand ça l'arrange, l'enfance redevient le refuge.
Layla contraste, comme la série de photos dont elle fait partie.!!

Layla  9 ans se regarde dans un miroir

Elle fêtera son 14 ème anni demain

gegout©adagp 2006

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et son portrait à la boucle d'or..eille

55x46 acry et marouflage sur toile

gegout©adagp2011

layla bon portrait 2011

 C'était en 2006, Layla a maintenant 14 ans, on fêtera son anniversaire demain.. Je replonge dans le passé mes 14 ans à moi me paraissent si proches, c'était il y a 46 ans..!


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Le Diamant

Le Diamant
C’était un bijou de famille, on racontait qu’un arrière -arrière-grand-père aux alentours des années 1825 l’avait offert à sa fiancée le jour de leurs fiançailles, dans un écrin  en velours rouge, depuis lors il était dans la famille passant de génération en génération offert toujours pour des fiançailles  et puis remit dans son écrin.
Aucune des fiancées ne l’avaient portées après les fiançailles, il était trop grand, incrusté dans une lourde monture en or personne ne l’aimait, sa place était dans  son écrin, dans un coffre dans une banque.
Durant la crise financière mondiale  la  famille ayant perdu presque tous ses revenues, sur un commun accord on décide de vendre  Le Diamant,  on s’adresse à un marchant de diamant,  on prend rendez-vous pour une première appréciation, Le  Diamant est retiré de la banque, toujours dans son écrin rouge  un peut défraîchit… 
Le Diamant est retiré de son écrin, l’expert avec une loupe spéciale commence son expertise, relève la tête et calmement annonce  c’est un faux….
Illusions, presque deux siècles d’illusions, illusions de fortune, de richesse   bien garder dans un coffre a la banque, illusion d’offrir un Diamant, illusion de posséder un diamant……. 
Ou sont nos illusions, a la banque, chez nos amis, dans notre famille….. Le réveil était-il difficile ? Accablant ? Ou simplement est-il une délivrance???…….
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Installé dans une belle demeure de la renaissance, le musée de Château-Thierry, maison natale de Jean de la Fontaine, est consacré à l'auteur des fables universellement connues. Les collections du musée qui vont du XVIIe siècle à nos jours, s'articulent autour de l'oeuvre du poète qui a inspiré les écrivains et les artistes du monde entier, associant le texte et l'image. Le musée propose une importante sélection d'éditions précieuses d'ouvrages de La Fontaine, ainsi que des objets d'arts, des meubles, des sculptures, dessins, gravures, peintures d'artistes. Toutes ces oeuvres sensibilisent le visiteur à la qualité et à la complexité de cet illustre écrivain de la culture française et francophone à travers le temps.

 

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Gravure du XVIIIe siècle, la maison natale avant et après les travaux de restauration


L'INTERIEUR DE LA MAISON


A chaque niveau du logis, le bel escalier central en pierre, voûté en berceau, dessert un couloir prolongé d'un cabinet et donnant sur deux vastes pièces éclairées à l'ouest. Il existe encore quelques éléments de parquet ancien, et de dallage de tomettes en terre cuite, dans les couloirs.

On peut admirer les superbes plafonds à poutres apparentes, ainsi qu'un petit salon à lambris (murs couverts de bois) du dix-huitième siècle.

"On ne sait pas dans quelle pièce est né La Fontaine. Il n'est arrivé jusqu'à nous ni meubles, ni objets lui ayant appartenu ou provenant de sa famille, mais le Musée Jean de La Fontaine est riche en iconographie. Comme la popularité de La Fontaine a toujours été grande, en France et hors de France, les éditions de ses œuvres, les objets d'art ornés de fables abondent à toutes les époques, depuis le XVIIème siècle jusqu'à nos jours, depuis Chauveau, le premier illustrateur des fables, jusqu'à Chagall, l'un des derniers. Aussi a-t-on pu attribuer une salle à chaque époque. La plus émouvante est la grande salle du XVIIème siècle où sont conservés l'acte de baptême de Jean de La Fontaine, une précieuse lettre autographe, divers documents relatifs à ses propriétés aux environs de Château-Thierry et à ses fonctions de maître des eaux et forêts, les éditions publiées de son vivant ainsi que la grande clé du portail de sa maison."


Aperçu des collections:

 

poele

 

Poêle orné de scènes illustrant des fables.

Les fables les plus connues sont représentées sur chacune des 4 faces.

(Céramiques de Sarreguemines,  fin XIXème siècle)

La courtisane amoureuse

La courtisane amoureuse
(Contes et Nouvelles en vers. Troisième partie, 6)
Ecole française XVIIIèmesiècle

[...]
Ce ne fut tout ; elle le déchaussa.
Quoi de sa main ! quoi Constance elle-même !
Qui fut-ce donc ? Est-ce trop que cela ?
Je voudrais bien déchausser ce que j'aime.
[...]

Portrait de La Fontaine, atelier de Rigaud, 1684.

(Année de réception à L'Académie Française)

 

portrait de La Fontaine par Rigaud

statuette polychrome

Porcelaine de Frankenthal, d'après Julien
XVIIIème siècle.

 

 Le meunier, son fils et l'âne (Fables : III, 1)

(Hortense d'Haudebourt-Lescot, 1784-1845)

                                     [...]"C'est grand honte
          Qu'il faille voir ainsi clocher ce jeune fils,
          Tandis que ce nigaud, comme un évêque assis,
          Fait le veau sur son Âne, et pense être bien sage"
          [...]

le meunier, son fils et l'âne

le petit chien qui secoue de l'argent et des pierreries


Le petit chien qui secoue de l'argent et des pierreries
(Contes et Nouvelles en vers. Troisième partie, 14)
par Nicolas Vleughels


  [...]  Ce n'est pas tout ; il se secoue :
Aussitôt perles de tomber,
Nourrice de les ramasser,
Soubrettes de les enfiler,
Pèlerin de les attacher,
A de certains bras, dont il loue
La blancheur et le reste.[...]

Madame La Duchesse de Bouillon (gravure)

(Elle se trouve dans le couloir qui précède la salle XVIIème.)

Nièce de Mazarin, née en 1646,   elle se marie à 16 ans avec le duc de Bouillon, seigneur de Château-Thierry.
Elle est libertine, sensuelle, amie et protectrice de Jean de La Fontaine.

la duchesse de Bouillon

Les loups et les brebis

LES LOUPS ET LES BREBIS
(Fables, III, 13)
(Huile sur panneau de bois décoratif)

Ce panneau a été peint par Jean-Baptiste Oudry, pour le château de Voré, dans le Perche, sur fond aventuriné (fait de blanc de céruse glacé et sablé de vernis d'or à l'esprit de vin.)

" Après mille ans et plus de guerre déclarée,
Les loups firent la paix avecque les brebis."
[...]

 

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES:

Horaires : Ouvert tous les jours sauf le lundi
9H 30-12H ;  14H-17H30
Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre, 25 décembre


Comment venir au musée Jean de La Fontaine?
Il est situé en France, en Picardie, dans le département de l'Aisne, à Château-Thierry, rue Jean de La Fontaine, dans le prolongement de la Grande Rue.
A 90 km de Paris et à 60km de Reims.
(Sortie d'autoroute pour Château-Thierry)Le musée est Municipal.

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 Voici la pub sortie sur le magazine des beaux-arts du mois de juin. La liste des artistes exposants y figure.

 J'aime le choix fait par un photographe  Suisse Olivier Föllmi qui présente deux images qui sont proche de mon travail actuel. Le choix d'une certaine fragilité mise en avant. La fragilité du presque rien sur quoi s'appuyer..

 Peu de certitudes, juste un désir d'avancer les yeux ouverts sur le vide qui ne fait plus peur. 

Le vernissage est toujours prévu le samedi 4 juin à St Gervais.

pub BAM ponts 

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La vraie face du faux côté

LA VRAIE FACE DU FAUX CÔTÉ

 

Par André Chamberland, Artiste peintre

Et philosophe temporel

 

Nous sommes tous des visages à deux faces. Cela devient évident lorsqu’on se regarde dans un miroir. Mettez une tache rouge sur votre joue droite et une tache bleu sur votre joue gauche. Dans un miroir, le rouge est maintenant sur votre joue gauche et le bleu sur votre joue droite. Voici donc votre vraie face mais du faux côté.

 

Cela peut devenir déroutant. Certains, habitués de se voir dans le miroir tous les jours, peuvent tout simplement ne pas se reconnaître sur le portrait que l’artiste peintre a fait d’eux. Se pourrait-il que, s’il advenait de se rencontrer eux-mêmes sur la rue, ils ne se reconnaîtraient même pas ?

 

Supposez qu’un mur de votre chambre est recouvert en entier d’un miroir. Placez-vous à cinq (5) pieds environ. Regardez-vous bien. En regardant droit devant, vous reconnaissez-vous ? Plus encore, vous pensez regarder devant vous alors que vous regardez derrière vous. Il est bien de se regarder dans le miroir mais à passer son temps à se regarder dans le miroir, ne finit-on pas par perdre la réalité devant nous.

 

Faites maintenant quelques pas vers l’avant et avancez jusqu’au miroir. Alors que vous pensiez aller de l’avant vers un horizon nouveau, vous frappez un miroir. Rien ne sert de regarder vers l’arrière pour aller vers l’avant. Et à force de regarder vers l’arrière, on finit par frapper un mur et reculer plutôt que d’avancer. Mais attention : ne reculez pas pour vous éloigner du chien méchant qui vous suit dans le miroir. Ce serait une erreur. Vaut mieux aller de l’avant.

 

Supposez maintenant que le mur derrière vous est aussi en miroir. Continuez à regarder droit devant vous dans le premier miroir. Ces deux miroirs ne font que vous renvoyer des images vers l’arrière. À rebrasser ainsi son passé sans cesse, on ne vit plus dans le présent. On reste accroché à son passé de malheurs, de guerres, de déportations, de maladies, de souffrances, etc..

 

Imaginez ensuite que tous les murs, le plancher et le plafond sont tous en miroir. Toutes les images vers l’arrière vous bombardent comme une attaque multimédia à faire virer fou. Le côté droit de votre tête devient votre côté gauche et vice versa. Il en est de même pour vos bras et vos pieds. Pensez-vous encore avec votre cerveau droit ou gauche ? Êtes-vous encore droitier ou gaucher ?Ce tourbillon vous étourdit au point que vous ne savez plus ni qui vous êtes, ni ce que vous faites, ni où vous allez. Vous n’allez plus nulle part.

 

Puis imaginez que tous vos miroirs sont grossissants. Vous ne faites qu’amplifier vos malheurs et grossir vos petites imperfections. La déformation de la réalité crée un monstre invincible et terrifiant. Souvenez-vous, Jules Caesar a dit « L’ennemi était invincible et nous l’avons vaincu ». C’est qu’il ne passait pas tout son temps à se regarder dans un miroir; cet ennemi n’était pas vraiment invincible puisqu’il l’a vaincu.

 

Que feriez-vous et où pourriez-vous aller si votre pare-brise et vos vitres d’auto étaient des miroirs dans lesquels vous vous regarderiez de l’intérieur plutôt que des vitres transparentes ? Certains conduisent leur vie les yeux dans leurs rétroviseurs, regardant vers l’arrière et oubliant que c’est vers l’avant qu’ils se dirigent. Ils finissent par frapper quelque chose ou quelqu’un et se cogner le nez dans le … miroir.

 

Attention à tous ceux qui vous font miroiter leurs miroirs. Ne vous fiez pas à leurs yeux comme s’ils étaient le miroir de leur âme. Vous risqueriez de prendre le faux pour du vrai. Cassez tous vos miroirs, regardez vers l’avenir plutôt que vers le passé, et allez de l’avant. Et n’ayez crainte; ce n’est pas en cassant un miroir qu’on se mérite sept (7) ans de malheur mais bien en se regardant continuellement dans le miroir qu’on se prépare une vie infernale.

 

André Chamberland, Artiste peintre et portraitiste

Trois-Rivières (Québec), Canada

 andre.cham@sympatico.ca

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administrateur théâtres

12272731683?profile=original« LE CIRQUE INVISIBLE » AU THÉÂTRE SAINT-MICHEL  

Les portes sur le rêve s’ouvrent, nous allons rencontrer deux créateurs d’irréel.   À l'inverse du cirque traditionnel  où la prouesse acrobatique, le divertissement et les numéros spectaculaires crèvent l’affiche, ici la recherche d’une esthétique et la poésie se donnent la main pour présenter une vision artistique, vivante et continue d’un couple de   deux vedettes étoiles particulières : Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierrée. Fille et  beau-fils de Charlie Chaplin.

Voici une œuvre en soi, pas un simple spectacle. Cette réinvention du cirque renoue délibérément avec le théâtre, l’illusion, le drame, la chorégraphie.  Le chapiteau a disparu, tout se passe sur un plateau, après un lever de rideau pour un spectacle frontal. Musique, lumières, costumes, danse,  mimes, paroles – plutôt  rares – (hop !), prestidigitation contribuent à l’illusion qui se veut féerique. Le pas vers le monde burlesque et drôle  d’Alice au pays des merveilles est vite franchi. On est de l’autre côté du miroir,  pour plonger dans le fantastique et le  surréalisme : les objets s’animent, les animaux se métamorphosent, les frontières disparaissent,  l’univers poétique  explose.

 

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 Les artistes cultivent le  non-sens qui réveille l’émotion de chacun. Et pourtant, si peu de mots ! Chaque fois, une nouvelle installation visuelle,  vivante et dynamique défie notre imagination, nos rêves et nos vaticinations.      Et à chaque fois que la secrète intention de l’artiste se fraie  un chemin dans notre imaginaire, c’est un sentiment de victoire qui nous inonde grâce à  la découverte émouvante  de l’autre. Comme dans la poésie de Raymond Devos.  On redécouvre aussi cet héritage commun de sentiments et de mythes  qui  nous lie entre humains,  quels que soit notre âge,  nos origines et notre parcours.

 

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 De leurs  fils de soie invisibles les artistes harponnent  un peu plus  notre cœur, et on le leur donne avec gratitude.  Les spectateurs, par leurs rires, alimentent  en continu ces artistes fabuleux et agiles qui  opèrent  sur le modèle d’emboîtement  des poupées russes, tout en construisant surprise et émerveillement  de plus en plus grands, à la façon d’un feu d’artifice. Les voilà devenus de vrais  créateurs d’irréel, à travers leur propre être de chair et d’os car ils ne jouent pas un personnage, ils sont des magiciens qui  appellent la magie et les métamorphoses sans fin. Le public est médusé par les innombrables tiroirs secrets soudains mis à découvert,  le foisonnement de formes et de couleurs, comme dans un immense kaléidoscope. Et ils ne sont que deux !

 

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 Ce qui  rend  aussi leur art  encore plus authentique, c’est l’autodérision, les ratés, une certaine humilité.  Ciselage méticuleux de chaque  proposition, soi n  extrême du détail, variété du cadre musical, changements de costumes magiques et  instantanés, tableaux vivants flirtant avec l’art plastique. On est ébahi par tant de  beauté,  par   l’inventivité  et l’humour de ces enchaînements à couper le souffle.  Car on est enchaîné et on ne quitte le spectacle qu’à regret, les yeux pleins de possibles. Et comme pour un concert, les artistes nous offrirons de multiples bis, chatoyants  d’émotion, devant une salle comble,  debout pour applaudir.

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Visiter leur site: http://www.karavane.pro/16/le-cirque-invisible/

http://www.karavane.pro/wp-content/uploads/le_cirque_invisible-dossier_fr.pdf  Extrait :

« Un origami vivant. Avec son corps de petite fille, Madame Chaplin se transforme en origami vivant, contorsionnant ses membres caoutchouc dans des numéros qui défient les lois de conservation de la masse.

Emmitouflée dans un costume triangulaire qui tourne comme un cerceau, elle se fait soudain engloutir par un vorace cœur d'artichaut. Plus tard, elle revient dans un vertugadin qu'elle transforme en cheval de velours. Tour à tour, femme-ombrelle, femme-oiseau, femme-orchestre ou femme-vélo, l'acrobate crée un bestiaire digne de Lewis Carroll. Comme un clin d'œil à son père en prise avec les machines dans Les Temps modernes, Victoria dompte les mécaniques les plus étranges, de l'horloge sur patte au paravent mobile.

Face à cette équilibriste silencieuse, Jean-Baptiste Thiérrée joue le clown illusionniste aux coups foireux, aux accessoires bricolés et aux costumes excentriques, en rayures de zèbre ou tapisserie ancienne. On sourit quand il allume une bougie, croque dedans, mâchouille et fait soudain apparaître une flamme rouge dans son ventre. On glousse quand il fait chanter toute une chorale de marionnettes accrochées à ses genoux et à ses fesses et on s'étonne de voir apparaître sa ménagerie d'oies et de lapins géants convoquée par magie.

Finalement, pour du cirque invisible, c'est plutôt remuant et coloré! De quoi donner des ailes pleines de plumes roses à notre imagination. Peu importe notre âge.

Laurent Ancion » LE SOIR 2008

 

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Nouveau message sur poète dans l'âme



NOUVELLE ? QUI ?



De : colon andrée festival de la poésie de JANE TONY





QUI?

Tiens une "nouvelle" La rumeur ne s'était point trompée, le bouche à oreille pas menti; point de bobard la "nouvelle" est là.

Assis sur un banc, à côté d'elle (C'est vous dire si je suis certain de la "nouvelle" ) je retarde le moment de la bien regarder, freine mon envie d'en connaître plus, éconduis mon impatience.
-Vous ne la connaissez donc pas ? Me demanda mon voisin avec quelque étonnement . Surpris par la question je répondis avec humeur
-Pardieu, mon ami! Évidemment que non. S'il en était autrement ce ne serait plus une "nouvelle" pour moi.
- Mais, que faites-vous ,dès lors , des "nouvelles connaissances" ?
-Des "nouvelles connaissances" ? Que me racontez-vous comme fable à dormir debout ? Sans répondre, il s'en retourna et me laissa perplexe à côté de la "nouvelle" désireuse, très certainement, rester incognito . Qui est-ce ? Que nous rapporte-t-telle comme récit ?
Mille questions , mille suppositions me harcèlent, labourent ma curiosité tandis qu'elle est là comme offerte aux regards
Ce doit être une "nouvelle" de fraîche date, me dis-je. Une "nouvelle" récente, captivante tel un rébus, troublante comme une énigme, pure et limpide comme eau de source. Je ferme les yeux, la sens vibrer. Elle m'assiège, m'habite tout entier, me laisse l'esprit sens -dessus -dessous et je demeure sur ce banc fouetté de désirs les plus fous, les plus fiévreux Une seule chose m'obsède. La connaître de A à Z comme on dit. La connaître mot à mot, par coeur, de mémoire ; la posséder tel un abécédaire
Mon amour, ne bougez pas, ne dites rien, peuplez mes longs couloirs de rêves uniquement drapée du voile de l'interdit dont sont toujours vêtues les "nouvelles " l'idée même de l'inconnu nous effraie, La représentation même vénielle d'un Autre de l'Autre nous met sur la défensive. L'étrangère, la "nouvelle" ; la différente sont des termes "boucliers" "qui nous rassurent. Nous ne pouvons aller vers la" nouvelle" que protégés mais aussi.... Instant sublime que celui de l'attente ! Je prolonge mon désir, attise mon espoir de d'une rencontre, m'exhorte à la patience et souffre avec raffinement J'aime à ressentir et le doute et l'absence. Comme elle est différente de moi cette Autre ! Elle est là c'est l'essentiel. Elle reste à portée de main, à portée de voix . Yeux mi-clos, je me conte ses aventures et j'expie mon bonheur
O ma belle, ma Lointaine, mon Inaccessible, ma Dévotion, J'attends ta Révélation et m'abandonne à ton récit. Discrètement mes yeux t'effleure, j'étudie la trame de ton visage, remarque sa blancheur de feuillet , apprécie ton profil de page. Je lis en toi comme en un livre ouvert.
Un regard circulaire m'assure que nous sommes seuls elle et moi sur ce banc et, je la vole...(C'est dans les livres que se recueillent les "nouvelles") c'est pourquoi je te consulte, je te relis avide de sens, je te parcours en long en large en tous sens; Devine entre les lignes, comprends à demi-mots. Je te dévore des yeux
O ma "nouvelle" livre-toi.
Ta pensée palpite dans le blanc cassé d'une page cornée. La "nouvelle" rétive, se rétracte. Il me faut tendre les bras pour la voir nettement. Secrète, timide il me faut la relire, l'interroger plus avant ; l'apprivoiser pas à pas, prendre mon temps contourner la pensée , le désir, les émois du narrateur et, remonter jusqu'à l'auteur
La "nouvelle" se laisse aller peu à peu tandis que je m'en pénètre, une voix me demande :
-Connaissez-vous la dernière ? Vous a-ton parlé de la dernière "nouvelle" ? et d'ajouter Il faut la voir pour le croire C'est "une nouvelle" qui fera du bruit J'en réponds.
Ma voisine me regarde en riant "Toutes dents au vent" dirait Maupassant.
Sans me laisser le temps de répondre , elle reprend
-Lisez-vous ce magazine littéraire ? Elle me tend une revue. Non mais, lisez donc pour voir ! en bas . Je suivis le trajet de son index boudiné et lus
"LA DAME EN MAUVE" L'auteur nous réserve une bonne "nouvelle" comme on aimerait en écrire tous les jours.









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Monographie Thierry Béraud

Thierry Béraud,

 

Thierry Béraud s’inscrit dans la grande tradition du papier estampé.

Sa démarche est soutenue par une technique mixte alliant l’estampage du graphisme comme empreinte rehaussé d’huile, d’enduit bitumeux et de jus de peinture.


 Posant la question des différents niveaux de lecture que l'on peut percevoir dans une image, superficiellement décorative mais aussi profondément en lien avec notre destinée humaine, il réinvestit le code traditionnel de l’image sous forme de Vanité ou d’Annonciation contemporaine.

 Sa problématique du rapport entre le Temps et notre "temps de passage à l’échelle humaine"  s’enrichit de plusieurs dimensions: historique, esthétique, formelle et théorique.

 

Il se réfère au 2em groupe de vanité d’Ingvar Bergström sur le caractère transitoire et l’inanité des occupations humaines,  tout en reprenant les thèmes des représentations de personnages vivants de l’époque Baroque peint par Hans Holbein le Jeune et des personnes évoquant le temps qui passe comme chez Hans Baldung Green* pour que nous n’oublions pas l’aspect éphémère de la vie :

L’antique Mémento Mori.

 

Dans l'ensemble de son travail,Thierry Béraud  exprime l'expérience universelle de la vie, symbolisée par une suspension dans le temps, théâtralisée en un lieu entre air et eau, haut et bas, ombre et lumière où la chute et la dérive introduisent les mouvements allégoriques qui expriment notre condition humaine**.

 

Développant sa préoccupation actuelle du peu d’intérêt que l'homme porte à son milieu naturel, il enrichit l’iconographie de ses premiers travaux sur les vanités en inscrivant cette distanciation entre la grandeur et la chute du mythe qui fait le tragique de l'homme où l’animal incarne la victime et le témoin.

Pour cela, ses oeuvres invitent à un regard personnel et intime.

 

                                                                           Monographie, Passage à l’art, collectif, 2010

 

(*) Réf : H. Hang, l’art en Alsace, Paris, Arthaud, 1962 p123

(**) V.Robert, Musée d’Orbec, 2008

 

http://thierryberaud.blogspot.com

 

 

 

 

 

Au fond de chaque chose, un poisson nage.

Poisson de peur que tu n’en sortes nu,

Je te jetterai mon manteau d’images.

 

Lanza del Vasto.

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LIVRE D'ENFANT

 

Le prince endormi dans mon livre d'enfant,

S'éveille parfois.

Il ne m'est pas étranger

Et sa voix m'est restée familière.

Il m'emmène vers le jardin d'images

Ses gestes sont doux

Ses paroles ont la musique des rondes,

Et la couleur des comptines.

Quand il me quitte sur la pointe des pieds,

Il laisse derrière lui l'ombre de ceux partis là-haut.

Il me reste à cueillir des souvenirs

Aussi nombreux que les grains de sable

Du petit bout de plage où je construisais des châteaux.

 

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Bonjour à toutes et tous ... le jour J est enfin arrivé ;-)
Je souhaite que cette vidéo ( qui existe grâce a votre sympathique
collaboration ) aura l' heur de vous plaire .
Mon mari et moi , avons en tout cas fait un maximum pour qu'elle soit
une réussite , lui avec son orchestration et moi en tâchant de mettre en
valeur vos oeuvres respectives .
Nous avons pris beaucoup de plaisir à la créer ... j'espère que vous aurez
le même plaisir à l'écouter et la regarder .
 
L'enregistrement de ma voix a été mise en boite ce matin et la vidéo sera
en ligne ici et sur Youtube ; elle vous appartient aussi  bien évidemment
et vous êtes libres de la mettre sur vos sites ou blogs personnels .
 
Encore un tout grand merci à vous et à tout bientôt .
Amicalement ,
Danielle
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