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journal de bord, samedi 28 mai 2011

Que se passe-t-il donc dans le cerveau ?

 

L'homme, pris par ses pulsions, emporté par ses élans, envers le sexe opposé, est-il cochon ou dieu ?

 

Après tout, faudrait jamais se poser la question.

 

Chaque fois que mon coeur s'élance, il atterrit toujours un peu au pays des fées. Le sexe répète probablement ses contes de fée.

 

Dans mon dernier rêve ...

 

Je me trouve encore sur un divan. C'est pas la première fois, OK. L'héroïne du soir est blonde, elle porte les cheveux très courts et elle est habillée en blanc.

 

A un moment donné, elle soulève sa grande jupe (modèle comme j'aime) et l'étend, comme un couvre-lits, sur mes deux jambes. Réconfort. Nos deux jambes communient, fusionnent.

 

Je marque un étonn'ment, quand même, à l'égard de cette pratique amoureuse, généreuse.

 

"C'est ainsi que ça se fait !", me répond la gente dame.

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journal de bord, jeudi 26 mai 2011 (4)

Gare de Namur.

 

Presque dix-sept heures.

 

Le café se digère. Sur une locomotive rouge miniature, exposée au milieu de la gare, entre un ascenceur, des panneaux horaires et des sièges sur lesquels s'asseyent des tas de voyageurs, des gosses s'amusent (le chef de la bande se met carrément debout).

 

Encore un peu moins d'une heure avant le train pour Bruxelles.

 

"Bpost" serait en grève à Liège.

 

Kim Clijsters triomphe toujours sur les courts de tennis.

 

Le vent souffle dehors. Faut être courageux pour s'attarder aux terrasses.

 

Yves Duteil participera aux Francofolies de Spa.

 

Un pigeon, dans la gare, atterrit volontiers.

 

Quand je rentre à la maison, je prends un bain.

 

Une dame essuie son pantalon. Une autre agite son parapluie en marchant.

 

En me baladant (un peu) dans les rues de Namur, je n'ai pas eu envie de sortir ma guitare.

 

Comme par hasard, ce s'ra juste cinq minutes avant le départ de mon train qu'une rencontre inoubliable surgira du fond des catacombes.

 

 

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journal de bord, lundi 30 mai 2011

Mince : aux vingt kilomètres de Bruxelles, y a un coureur qui a rendu l'âme.

 

On parle de canicule pour cet été.

 

La rébellion libyenne serait en faillite.

 

La salade hongroise est délicieuse. Tiens, tiens.

 

Dans les p'tits bistrots, Place Flagey (ou ailleurs), le matin, les serveuses sont belles quand un essuie-main leur sert de turban.

 

Quant au boulot ...

 

Il aurait pu redémarrer plus mal. Bien sûr, c'est lundi. Bien sûr, pas moins de onze bacs m'attendaient, quand je suis arrivé sur les lieux de ma tournée. Bien sûr, le gars qui m'a remplacé la s'maine dernière m'a encore paumé un papier (celui qui me sert quand je dois scanner mes colis et mes recommandés). Bien sûr, Sa Majesté "Delhaize" a encore tapé fort avec un nombre incalculable de grandes enveloppes blanches uniformes, à cause desquelles on tourne de l'oeil quand on doit fourguer, dans les casiers, ces mêmes enveloppes.

 

Je n'ai pas pris moins de trois cafés ce matin.

 

En tournée ...

 

Mes trottoirs cabossés, chaussée d'Ixelles, n'ont pas fait d'effort depuis la dernière fois.

 

J'ai croisé une cliente, charmante, qui fait de la radio, tous les dimanches matins. Qui aime cette expérience. Mais qui regrette l'endroit où elle va, vu l'atmosphère "arriviste" des gars avec lesquels elle doit faire équipe.

 

Ca me parle.

 

Négocier avec les autres, quand on est entier, c'est jamais gagné. J'en sais quelque chose. Si ça passe, ça passe. Sinon, en ce qui concerne les compromis, c'est plus risqué. Si on ferme sa gueule, on perd des plumes. Si on prend la peine de parler, de dire ce qu'on pense, de dire ce qu'on a sur le coeur, on perd des plumes ... aussi.

 

JUstement ...

 

Je l'ai déjà vécu, en fin de tournée, avec une cliente qui m'a dit : "Je ne te poserai plus de questions, tu es trop susceptible !"

 

Que dire ?

 

OK, chère Zoé. T'as pas tort. Mais ... avec mon caractère entier, je poursuivrai : tout à l'heure, quand tu m'as vu arriver près des boîtes aux lettres où tu habites, tu m'as posé des questions. Je me suis donné la peine de t'y répondre. Avec toute mon honnêteté. Avec tout mon coeur. Pendant ce temps, tu regardais, une par une, les lettres qui t'étaient adressées. Je n'étais plus sûr à cent pour cents que tu écoutais ce que je te disais (enfin : ce que je répondais, suite à la question que tu m'avais posée). Ca me dérangeait. Je te l'ai dit.

 

Pas mal de revues "Test Achats" sont prévues pour la distribution de demain.

 

 

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RENCONTRE

12272739701?profile=originalSur la plage ...une rencontre et les mots d'Emily Dickinson me reviennent en mémoire

"Notre allure soudain se fit craintive

Nos pas -timides -hésitants

Devant -des villes , mais entre Elles et nous

La forêt des morts "

Ces tas de pierres Cairns ou Stupas dans toutes les religions et différents pays indiquent un passage ou un lieu de mémoire Cette rencontre est émouvante de la main de l'homme, tel un point de méditation sur la vie qui va....

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La paix s'éveille

Feuilles de lierre enrobées d’ombre

Au flot vert de l’herbe tendre

Pissenlits dorés au soleil

Mon visage nimbé de lumière douce

Merles et mésanges chantent en chœur

Le linge blanc danse sur la corde de jardin

Paupières closes, je bois une gorgée de thé glacé

La paix s’éveille et la joie déborde dans mon cœur  

30/05/11 Nada

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Les 3, 4 et 5 juin, découvrez 2 200 jardins & participez à plus de 4 000 événements

Le Jardin de Pomone à Saint Denis du Pin (Charente-Maritime)
Le Jardin de Pomone à Saint Denis du Pin (Charente-Maritime)
Musée et jardins Albert-kahn à Boulogne-billancourt
Musée et jardins Albert-kahn à Boulogne-billancourt
 

Le jardin nourricier, thème de l’édition 2011


Le ministère de la Culture et de la Communication organise pour la neuvième année consécutive l’opération Rendez-vous aux jardins les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 juin 2011, sur le thème du jardin nourricier.


La journée du vendredi, plus particulièrement réservée aux scolaires, sera l’occasion d’organiser des animations spécifiques pour les enfants (ateliers de jardinage, démonstrations de savoir-faire...) et de donner un coup de projecteur sur les manifestations organisées, pour le jeune public, tout au long de l’année, notamment dans le cadre des Villes et pays et d’art et d’histoire.

Le samedi et le dimanche accueilleront un large public dans les 2 200 parcs et jardins privés et publics qui ouvriront leurs portes, dont plus de 400 à titre exceptionnel, et organiseront près de 4000 animations (expositions, conférences, visites guidés, concerts, ouvertures jusqu’au crépuscule...)

L’objectif des Rendez-vous aux jardins est de faire découvrir au public l’importance des actions menées par le ministère de la Culture et de la Communication.en faveur des parcs et jardins.

Ces actions s’orientent principalement sur :

la connaissance, la protection, l’entretien, et la restauration des parcs et jardins historiques

la gestion du label « jardin remarquable »

la transmission des savoir-faire et la formation des jardiniers intervenants dans les domaines de l’Etat

la promotion des jeunes architectes et paysagistes dans le cadre dans le cadre des « albums des jeunes architectes et des paysagistes »

la sensibilisation, avec cette manifestation annuelle « Rendez-vous aux jardins » du grand public, et des scolaires.

le jeune public est également sensibilisé, tout au long de l’année, dans le cadre notamment des actions mises en place par le réseau des Villes et pays d’art et d’histoire.

 

 

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Les « Poèmes de la croisade » de Rutebeuf

Ce sont des Poèmes de Rutebeuf (mort vers 1285), composés entre 1250 et 1277.

 

Rutebeuf et ses contemporains ont, comme leurs prédécesseurs, l'impression de vivre une époque de décadence, qui affecte en particulier la croisade, minée par des forces dissolvantes comme l'amour, la politisation, le développement de l'esprit de jouissance et de richesse: les prélats, disent les critiques, donnent le mauvais exemple, suivis par les bourgeois qui font un dieu de leur ventre; les chevaliers ne veulent plus se croiser, héroïques seulement dans leurs rêves d'ivrognes, usant leurs forces dans les tournois, victimes de l'égoïsme, de l'orgueil, de la vaine gloire. Surtout on doute de l'utilité de la croisade: on préfère convertir par l'exemple et la prédication; la répétition des échecs engendre la lassitude; les esprits sont troublés par le succès d'entreprises contre des chrétiens (à Constantinople en 1204-1205), ou par des croisades menées par un chef excommunié (Frédéric II) ou par les victoires des Sarrasins, qu'on a scrupule à déposséder de leurs biens; se conjuguent, pour justifier ce refus, l'intérêt personnel, la peur de la fatigue et du danger, le regret de ce qu'on laisse derrière soi. Les gens ont perdu leur foi en la croisade comme entreprise de salut. Aussi, pour la justifier, se développe une forte activité de prédication qui rassemble arguments et exemples. Rutebeuf s'insère dans ce courant, et son action sera constante. Chacun de ses poèmes coïncide soit avec la mort d'un héros récemment tombé, soit avec un nouvel effort de la chrétienté.

 

Les Poèmes de la croisade constituent un ensemble de douze textes octosyllabiques ou décasyllabiques, appelés complaintes, dits, chanson, "disputoison" [débat].

 

I. "Complainte de Monseigneur Geoffroy de Sergines" (écrite en 1255-1256): éloge d'un seigneur champenois, resté en Terre sainte après le départ de Saint Louis et qui sert Dieu tout en étant un brillant chevalier. II. "Complainte de Constantinople" (fin 1262): l'affaiblissement de la foi explique la chute de Constantinople et les menaces contre l'Orient chrétien; le roi ne songe qu'à favoriser les frères mendiants. III. "Chanson de Pouille" (1264-1265): il faut aller en Pouille pour faire son salut; Rutebeuf s'adresse aux jeunes gens, aux clercs et aux prélats, aux petits chevaliers et au comte de Blois. IV. "Le Dit de Pouille" (mi-1265): le roi de Sicile Charles d'Anjou a besoin de notre aide; mettons à profit notre courte vie pour gagner le paradis; appel au comte de Poitiers. V. "Complainte d'Outremer" (second semestre de 1265): Rutebeuf, invitant les grands à imiter leurs aïeux et à secourir la Terre sainte, exhorte le roi de France et le comte de Poitiers, les prélats, les clercs prébendés, les tournoyeurs, car de multiples ennemis menacent les Lieux saints. VI. "Complainte du comte Eudes de Nevers" (octobre-décembre 1266): plaintes sur la mort d'Eudes, parfait chevalier et croisé exemplaire, modèle pour son héritier Jean, et exhortations au roi de France et au comte de Poitiers, aux comtes de Blois et de Saint-Pol, au sire de Couci et aux chevaliers tournoyeurs. VII. "Le Voyage de Tunis" (second semestre de 1267): le paradis, qui se gagne par la souffrance, est à mériter sans tarder; éloge de ceux qui ont pris la croix, du roi de France et de sa famille, et invitation à suivre leur exemple, à servir Dieu sans perdre de temps, car la vie est courte. VIII. "Débat du croisé et du décroisé" (1268-1269): Rutebeuf rapporte la conversation de deux chevaliers, dont l'un, qui s'est croisé, veut convaincre son interlocuteur qui énumère les raisons de ne pas l'imiter, et qui brusquement se décide à prendre la croix. IX. "Complainte du roi de Navarre" (1271): après avoir retracé la carrière et exalté les vertus du défunt roi, Thibaut V de Champagne, Rutebeuf fait l'éloge de sa conduite pendant l'expédition de Tunis et s'adresse au roi Henri III de Navarre et à Érat de Valéry. X. "Complainte du comte de Poitiers" (second semestre de 1271): il faut souffrir pour l'amour de Dieu, à l'exemple du comte de Poitiers, bon administrateur, charitable et généreux, juge équitable, patient dans la maladie, noble compagnon de son frère; la mort de ce prince exemplaire a plongé dans la douleur les Toulousains et les Poitevins. XI. "Nouvelle Complainte d'Outremer" (1277): les discordes détournant de la croisade, il faut se rappeler que Dieu sera un juge redoutable au jour du grand jugement; c'est à quoi devraient songer les rois, les ducs et les comtes, les barons et les tournoyeurs, les écuyers, les prélats et les clercs, les chevaliers et les bourgeois. Le maître du Temple peut voir comme on a peu de zèle à imiter les Godefroy, Tancrède et Bohémond, alors que le paradis ne se gagne pas sans peine, témoin les martyres de saint Paul, de saint Pierre et de saint André. XII. "De Monseigneur Anseau de L'Isle" (entre 1252 et 1260): déploration de la perte d'Ancel III de L'Isle et attaques contre la Fortune et la Mort.

 

Rutebeuf se situe lui-même dans l'ensemble de la prédication pontificale en faveur de la croisade, il parle comme un prédicateur, reprenant les thèmes traditionnels: Jérusalem est la terre de Promission et de Salvation; il faut défendre les chrétiens d'Orient et, partant, le Christ; les hommes doivent respecter les clauses du marché, c'est-à-dire récompenser le Christ qui les a sauvés, et ainsi gagner le paradis par ce moyen exceptionnel qu'est la croisade; il faut, dans l'unité et la paix, dans la communion nécessaire entre les membres d'un même corps, être digne du Christ et renoncer à tout pour le suivre par un effort difficile et soutenu, fait de sacrifices et de souffrances à l'exemple des premiers martyrs.

 

La croisade, pour Rutebeuf, permet le renouvellement de la chevalerie. Il évoque d'illustres modèles - Thibaut de Champagne, Geoffroy de Sergines, Eudes de Nevers, Alphonse de Poitiers - qui ont rassemblé en eux les qualités du guerrier, du vassal et du chrétien. Le chevalier qui a "valor de cors et bonté d'ame" est un soldat dur pour ses ennemis, ne connaissant d'autre but que la victoire armée, se révélant au milieu de ses hommes dont il est l'étendard: le courage est le fondement de la chevalerie. Mais il ne combat pas pour lui-même: il sert son Dieu, son roi, ses compagnons. Il est libéral par courtoisie et par charité chrétienne, sans écraser personne, sans redouter la dépense. Généreux, il sait choisir de bons compagnons, décelant et écartant les hypocrites. Chrétien sincère, il a la patience et la foi en Dieu. Le Christ donne la victoire à qui aura pratiqué les trois vertus cardinales: la foi, l'espérance et la charité. + travers les poèmes de la croisade, se définit une nouvelle forme de la "prodomie".

 

Dans ce prêche apparaissent les hantises du poète et de son temps, les inquiétudes de la chrétienté, l'angoisse devant l'approche de la mort. Il faudra rendre des comptes. Le Jugement dernier devient un leitmotiv. Le Christ juge sera le Christ souffrant, crucifié, "braz estendu de son sanc tains" qui inspirera la pitié mais aussi le respect et la crainte. En ce jour de colère trembleront les puissants, et même les archanges. La peine sera lourde. De là une description antithétique du Paradis, lumière et joie, tout éclatant des feux des pierres précieuses, et de l'Enfer, prison où seront précipités les orgueilleux, les paresseux et les couards, puits profond ou haute tour, lieu de la souffrance infinie et de l'ennui, dans le grouillement répugnant des démons s'agitant au milieu des flammes. Aussi faut-il craindre la mort qui s'avance inexorablement: nous n'avons pas de lendemain; la vie n'est qu'une brève période accordée à l'homme. Il faut donc profiter de sa jeunesse pour faire le bien. Déloyale, "deputaire", la Mort, bête sauvage qui mord et dévore, ou guerrier armé d'une massue, frappe tous les hommes.

 

Sombres et angoissés, les poèmes de Rutebeuf lancent un appel pressant à la croisade et à l'action, avant que la mort ne précipite dans les tortures de l'Enfer ceux qui auront négligé de faire leur salut par le service de Dieu: "N'attendez pas tant que vous emble [dérobe]/ La mors l'ame, por Dieu, seignor!"


Pauvre Ruteboeuf interprété par Daniel Plasschaert


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On n'arrêtera jamais

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L'homme n'arrête pas de parler; il ne peut s'en empêcher. Non content, il pousse le bouchon plus loin: tout ce qu'il n'a pu dire, il l'écrit. Combien d'arbres tuera-t-on encore pour lui ? Je fais partie de ceux-là. J'en ai honte. Combien de mots inutiles proférés, combien de pages sans intérêt publiées ?

Et l'on continue à se poser des questions pour le plaisir d'y répondre. Travaille me dit mon cerveau. Travaille dur au point que le soir venu il ne te restera que la force de t'endormir.

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  • Collégiale Notre-Dame
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Trésors cachés des églises : plus de 350 édifices religieux ouvriront leurs portes. Le dimanche 5 juin, à l’occasion de la quatrième édition de la Journée des Eglises Ouvertes, plus de 350 édifices religieux vous dévoileront leurs trésors, et près de 200 participants vous proposeront un évènement particulièrement festif.  Cette initiative de la Fondation Eglises Ouvertes a pour but de faire découvrir le patrimoine religieux exceptionnel de toute la Belgique.

L’originalité de la Journée des Eglises Ouvertes est qu’elle dépasse les frontières linguistiques et religieuses : le 5 juin, les visiteurs pourront découvrir de magnifiques édifices religieux, tant au nord qu’au sud du pays, et de cultes différents (catholique, protestant, anglican, orthodoxe).

 

La Fondation Eglises Ouvertes veut ainsi atteindre et sensibiliser un large public à ce riche patrimoine réparti sur toute la Belgique.  De la plus petite chapelle rurale à la cathédrale la plus imposante, toutes abritent des trésors insoupçonnés et une histoire surprenante, parfois méconnus de ceux qui s’y rendent encore chaque dimanche.  Dans près de 200 localités, des évènements sont organisés le 5 juin pour raconter le passé et perpétuer cette mémoire.  Laissez-vous surprendre par une visite guidée, une exposition ou un concert. Faites connaissance avec les magnifiques trésors religieux ou découvrez les recoins de nos églises que vous n’avez encore jamais pu admirer de près. Visitez pour la première fois une église orthodoxe ou suivez un des circuits vélo d’église en église, si vous préférez une journée plus sportive.

Depuis 2007, la Fondation Eglises Ouvertes veut rendre le patrimoine religieux accessible à tous, en misant sur une ouverture de qualité : horaires clairement indiqués, atmosphère accueillante pour le visiteur, brochures d’information sur l’édifice, coin réservé aux enfants, …

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Les secondes sont les poussières du temps

Ce  bruit qui prend de l'ampleur ou Ce bruit qui se perd,  cette vision de l'image qui va dans les 2 sens, en avant , avance rapide, en arrière  en arrière toute.scorie-cendre--800x600.jpg

scories 40x40 acry et marouflage sur toile

gegout© adagp2011

 
Arrivée.... départ.
Le même bruit sec d'une porte qui claque, des talons qui claquent, des secondes des minutes qui claquent , du cœur qui bat la-haut, en haut de l'escalier, ventre noué de trop d'attente.

Les secondes sont les poussières du temps


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A

ABC

Origine, commencement, prélude, genèse, comme un embryon, inférant un accès à plus, déroulé futur.  Tout, avant que d’être pleinement, débute. Un après, une suite ne peuvent advenir sans que n’ait eu lieu son avant : le jour nécessite son aube, une ligne n’est pas sans son premier point, la lecture sans alphabet connu, la parole sans premier cri natal… L’Univers lui-même, en son origine singulière fut concentré tout entier en un point. Cet ABC devient, donc, point de départ, amorce de notre dictionnaire transcendantal de l’ironie. Par nécessité, son début.

 

Abcès

Douleur localisée emplie d’une infection circonscrite à son puron, guérissant par expulsion de son fiel. Il en va très souvent ainsi, des opinions, des jugements, expectorations d’un jus verbal saumâtre, soulagement de crispations, d’irritations, de rancœurs…, élevant la bave au niveau d’une bénédiction, soulagement salvateur de l’aigri. Le civilisé poli s’effarouche, mais libère ses obscénités discrètement, alors que le civilisé vulgaire, crache sans retenue ses impudences, grossièrement et ostensiblement. Tous deux, propres, mais sales.

 

Abêtir

Redoutons l’abêtissement, pandémie ravageuse, outrageusement répandue, son impact sur notre évolution s’incruste dans l’irréversible. L’idiotie pourrait être notre prochain statut : homo sapiens idiotis. Invisible, il s’éprouve ou se décèle physiquement : se ressent comme une fièvre maligne, s’exprime comme un bègue lisant Virgile ou Homère, s’exhibe comme l’accoutrement d’un clown grimé, se perçoit aux sonorités d’une symphonie au bruitage infernal, s’étale sur les croûtes d’un peintre hanté de formes et de couleurs vérolées, aberration chromatique. L’insanité et le scandale de sa situation, gangrène cérébrale, en se propageant pullulent par utricules foisonnants. L’abêtissement est au chaos ce que l’harmonie est à la beauté ou la finesse à l’esprit. C’est le lot quotidien des nombreux, des très nombreux.

Abîme

Le blason de l’abnégation s’appelle abîme, en ses pennons figure le renoncement, en raison des chimères insondables, en résidence perpétuelle dans l’indicible. Sacrifices à Dieu, à la Vie, à l’Éthique devant lesquels, humblement on se tait, on ne creuse plus afin de méditer beaucoup sur leur ineffable contenu en se perdant parmi leurs beautés ; impraticables en raison de notre précarité. Reste l’outrecuidance insolente de certains, leur fatuité sans bornes dans l’accession de sens abstrus, liquéfiant leur cervelle par obstination. Les fous de savoir sont aussi dangereux que les fous de Dieu.

Accord

On est toujours d’accord avec les autres de ne pas être en accord avec eux. De même, cela va s’en dire, on est toujours d’accord à part soi ; s’il s’en trouve d’autres, pur hasard, ne changent rien au quant-à-soi. L’opinion, le jugement, l’avis ne se partagent pas, coexistence, cohabitation, contrepoids précaire aux querelles de voisinage. Girouettes bien entretenues, l’opinion, le jugement, la conviction s’inversent si vite que l’accord obtenu est aussi passager qu’un tas de sable. Solidité fugitive.

Action

L’hyperactif

Quelle est cette puissance intérieure qui l’anime ? Toujours à l’assaut du temps, il déstabilise les pendules, épuise collaborateurs, amis, épouse, maîtresses… Sitôt une action terminée, une autre s’ensuit, puis une autre encore, encore et encore… Tout se bouscule, s’enchevêtre, se chevauche, apocalypse de l’acte. La fin approchant, ne peut-on se demander s’il aura à cœur de s’effacer, d’expirer, comme il a vécu, plus rapidement que l’ordinaire ? Enfin apaisé ! Soulagement pour tous.

Au final

Feignons de croire, mais convenons qu’un homme d’action, feignant qui s’ignore, réussit par bougeotte mal contrôlée. Boulimique par inadvertance, il en oublie de s’endormir. Aussi, soyons des abouliques, les affaires du monde seront mieux gérées et notre santé assurée. La précipitation et l’agitation sont des fléaux qui inquiètent jusqu’aux fleurs, les empêchant de croître normalement.

 

Adam

Premier de lignée, entre arbres et savane, silhouette noiraude, rabougrie, bidonnage de singe, image esquissée à gros traits gras d’une hypothèse en parenté divine. Pneuma à peine développé. Déplorable dépositaire d’un destin précaire, sépulcral, perdant peu à peu sa nature animale primitive, le questionnement s’insinue, plaie de l’espèce, en son cerveau mal dégrossit pour rechercher, déchiffrer, comprendre, savoir. S’éveille en cette créature, le pire des fléaux, la Conscience, phagocytant ses pensées, ses joies, ses espérances, ses bonheurs, tous morts nés. Pathétiquement, il s’inventera des croyances puis se stérilisera par et dans le progrès, espérant en un avenir lointain, velléités d’éternité, fleurs fanées en nos cimetières.

Agnostique V. Athée, Coran, Chrétien, Croyance, Bible (Ancien et Nouveau Testament), Église (Mosquée, Temple), Foi, Juif, Protestant, Religion, Tao

L’agnostique (du grec agnôstos : ignorant) s’unit au doute, y persiste, affirmant l’impossibilité d’un divin à connaître. Il reste en deçà ou au-delà de la position sereine du croyant : hors réfutation, affirme et croit. Quel est le plus niais, celui qui gobe ou l’incrédule qui ne se prononce pas ? La vérité : la scientifique, certitude ductile et vigoureuse, car prospère et indéfinie, alors que la théologique, sujette à caution, s’atteste certitude indubitable, sans conteste. La scientifique à ses preuves, la théologique ses adeptes. Or, l’inenvisageable de invraisemblance est la force de l’agnostique. Sa ligne de conduite. Il se refuse à cet impraticable manquant de crédit. Impossible.

Amour V. Bonté, Cœur, Physiologie, Sentiment

Voyageur infidèle

Toujours en quête d’un chez soi, l’amour s’installe, s’implante, prothèse invisible, chez n’importe qui, pénétrant, usurpant l’esprit, déclenchant une explosion électrochimique. Dès lors, paré des atours d’un enfer, un pauvre hère, supplicié effaré, quémande tourmenté et délirant, les affres.

Raison sans raison

Définir l’amour, niaiserie, il s’éprouve. Là est sa malédiction, perversion distillant un mal suave et âpre ; il nargue la raison arraisonnant nos pulsions viscérales. Aucune considération, surtout pour qui n’en veut pas ; il s’incruste, manant, prospérant aux dépens de celui qu’il pourvoit d’amour.

Squatteur impénitent

Il ressemble, à s’y méprendre, à ces mouches ou abeilles, infiltrées dans le corps sain d’un animal, déposant leurs larves, garde-manger pour qu’elles y prospèrent. Parasite sournois. Sans état d’âme.

Amour-propre

L’amour-propre, orgueil taciturne et mélancolique, tant qu’il ne sort pas de ses gonds ; passant à l’acte, il verse dans la stupidité. Pandémonium imbécile.

 

Suite (30 mai 2011)

Bêtise

La bêtise transsude un écart ridicule sous couvert de l’aptitude naturelle à être intelligent : caractéristique d’un manque compensé par une naïveté idiote relevant l’ineptie au niveau d’une ganacherie.

Il est idiot de croire que la bêtise épargne l’intelligence. Sujette à caution, celle-ci dérape souvent du côté du crétinisme quand elle est aux prises avec nos affects : sensibilité, orgueil, vanité… Combien de vilénies commises au nom de broutilles, combien d’aberrations ont contribué à remplir nos cimetières et bien des prairies et sous-bois ? La bornerie est fille du savant, de l’artiste, du politique, du guerrier… Même le génie n’en est pas exempt, aussi le dépare-t-elle. L’intelligence est relative, la bêtise de même. Seule une bêtise joyeuse, innocente, espiègle, sans arrière pensée, démontre que l’intelligence est précaire et possède ses points aveugles.

Nous sommes autant submergés par notre bêtise que par ses effets : une Nature agacée, désormais réticente et rétive pour tolérer davantage l’anomalie humaine. Elle nous fera payer au centuple nos bêtises et nous vivrons par le concret, ce qu’est l’enfer.

Bonheur

L’impossibilité de définir le bonheur fait que chacun en a sa petite idée. Mais parler d’une chose indéfinissable, c’est l’exprimer avec des mots sans valeur dont le sens est dévoyé. Absurdité.

Approximation : Il s’agirait d’un état de satisfaction et de bien-être éprouvé. Comment être satisfait ou éprouver un état de bien-être, alors que nous courons d’un désir à l’autre, en proie à l’inquiétude anxieuse et nerveuse, telle celle d’un avare comptant sans trêve ses trésors sans jamais les exploiter ? Désir réalisé, chose méprisée, nouvelle quête lancée. Le début et la fin d’un désir coïncident, amorce d’un nouveau cycle. Perpétuité d’un tourner en rond, non exempt de vertiges, mais foisonnant de déceptions à tout bout de champ, rabâchées. On ressasse ses désenchantements. Mais, tous les désirs, autant d’impedimenta surgissant par tout ce que l’on n’a pas. CQFD : Impossible bonheur !

Bonté

La bonté, l’altruisme, le geste gratuit et noble, n’est pas de ce monde, sauf en rêve : mais le rêve n’est-il pas la petite mort, donc, ce ne peut être qu’ailleurs que se situe le bon.

Bourgeoisie (Bourgeois)

Parcours

La bourgeoisie s'inscrit dans l'Histoire, non par ce qu'elle s’approprie, mais parce qu’intelligente elle sait conserver. Ce qu'elle conserve, trame de son jeu social et politique, la situe dans l’arène économique en dominance ; consanguinité naturelle, originelle du prédateur qu’elle fut, de toujours. Elle n’a jamais délaissé Son intérêt pour des intérêts communs.

Anthropologie d’une espèce

L'espèce bourgeoise se subdivise en sous-espèces : bourgeoisie commerçante, financière, mobilière, industrielle... Elle possède la capacité de perdurer, plus que toute autre catégorie sociale, sans faire sien aucun but légitime, au profit de la société ; seule une inclination de classe à part la prédispose à une démarche prédatrice dont le crédo et le système jouent pour sa survie sociale. Elle fait preuve de maestria dans la gestion attentive de sa continuité. Il se trouve de la généalogie dans cette classe, hors du sanguin, car elle perdure par des valeurs.

Mode d’être

Le bourgeois est toujours dans le surplus, en tout : codes de pensée et d’existence, argent, biens variés mais de choix, tenues vestimentaires, comportements, attitudes, sociabilité...

De surcroît, les classes ou catégories qu'elle s’assujettit, sont parfois ses meilleurs alliés, car elles aspirent du fond de leur délabrement, à se prélasser dans les mêmes vices.

Durée et destin

Le bourgeois, roturier parvenu, maintient ses aises ; pour les conserver, sait qu'il lui faut se placer au-dessus pour persister dominant sans conteste. Depuis qu'il possède sans partage sa position et ses propriétés, il a institué une loi non écrite, similaire à l'interdit de l'inceste : pas d’alliance avec le bas par le cœur, l’esprit, la propriété et l'argent. On ne se mélange pas.

Vis-à-vis du destin, à pérenniser, il n’est pas pour le concubinage, les copineries de samedi soir, les mariages sans valeur ajoutée, il y préfère les alliances, les contreparties, les agrandissements négociés…, enfin, tout ce qui contribue à solidifier l’existant, l’expansion et l’extension : fortune, pouvoir et prestige.

 

Cadavre V. Momie, Squelette

Un état de fait impossible à constater par l’intéressé, mais par lequel, chacun aura cessé d’être. Cette enveloppe inerte, là, dernière représentation d’une identité dont seuls, des souvenirs confirmeront sa réalité aux vivants. Comment est-il possible qu’ayant respiré, parlé, chanté, rêvé, aimé, haï, agi, ce corps inanimé en soit la conclusion définitive ? Mais, pourquoi est-on pareillement effondré devant un cadavre désormais installé dans le néant, alors que l’on ne s’interroge jamais sur le néant précédent sa naissance ? Deux néants nous enserrent, en fait le même, l’un lors de la mise bas, l’autre lors de toute cessation ici bas.

 

Déchoir (Déchéance)

L’abaissement, principe du fort au faible. On s’abaisse, devant qui l’on croit être plus fort, plus élevé, plus puissant, plus intelligent…, plus que soi. L’expression psychologique et physique est pénible : médiocrité d’esprit (indigence, fadasserie, psychasthénie…), ou pleutre de caractère (veule, obséquieux, complaisant, flagorneur, courtisan...), ou, encore, troubles du corps et des sens (tremblements des membres, élocution ébréchée, intonation atone, poses visqueuses, regards furtifs, déviants…). C’est d’après l’idée de soi que s’extériorise l’intensité de la puissance ou de l’impuissance. Surhomme ou gringalet on l’est par conviction avant que de le devenir par présence physique. Son effet.

Démocratie V. Assemblée, Citoyen, Pouvoir, République

Au niveau du sens

Démocratie, que veut dire ce mot ? Poncif réchauffé et compromission vulgaire d’un pouvoir camouflé.

Au niveau du Peuple

La démocratie est parvenue à son point de basculement, chutant de par ses perversions, vers l’édification d’un goulag ouaté associé à une nurserie grillagée épaulée par un hôpital sécurisé ; autoritarisme par législation interposée au nom de l’intérêt général ou de la santé publique ou de la prévention des risques (en tout genre) ; autoritarisme rampant, embusqué, segmentant le collectif en tribus, en clans, en groupes, en autochtones régionaux, voire en smalas, en lesquels les corporatismes et l’individualisme sont roi.

Nos démocraties de plus en plus logomachiques et dogmatiques, fardent les aspérités et les rugosités par des discours pompiers remplit d’histrionisme, neutralisant le citoyen en le rendant acteur désossé, fébrile ou couinant à l’unisson de messages à sécrétions dormitatives.

Désir

Le désir est une embuscade tendue au vice, antichambre des plaies et des malaises de l’existence.

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journal de bord, jeudi 26 mai 2011 (3)

Le ciel se couvre.

 

Je suis à Nismes.

 

J'y ai revu ... le P'tit Train touristique (la première fois que j'en ai vu un, dans ma vie, c'est ici), le château, l'église, le pont, la rivière ...

 

Je n'ai pas eu la force, le courage, cette fois-ci, de m'enfoncer un jour de plus sur les ch'mins de St-Jacques de Compostelle.

 

Faut dire : après-d'main, sam'di, on vient me chercher, vers huit heures (du matin), chez moi. Direction : Le Roeulx. Des élèves chantent chez un privé. On m'a demandé de faire partie du jury.

 

Si j'avais toute la journée devant moi, demain vendredi, je dispos'rais du temps qu'il faut pour retranscrire, sur mon PC, tous les "journaux de bord" que j'ai pondus sur un cahier grand format (emporté quelque part à l'intérieur de ma guitare), ces quatre ou cinq derniers jours.

 

"Un choix est toujours un renconcement", dirait une de mes connaissances.

 

Je l'ai (encore) vécu ce matin, en quittant Oignies.

 

J'hésitais entre ...

Filer jusque la France, aller jusque Moulin-Manteau, Hiraumont, loger à Rocroi, filer sur Couvin

et

Rev'nir à petits pas, chez moi, sans bruit, en me disant qu'un retour, ça fait encore partie de la route.

 

Ces questions, je me les posais encore au réveil.

 

Faut dire ...

 

Ce matin, à Oignies, au chalet où j'ai passé la nuit ...

 

L'idée anticipée de prendre mon p'tit déjeuner avec la pél'rine hollandaise, qui causait tout l'temps dans sa langue, j'avais pas envie.

Je voulais pas non plus faire faux bond aux propriétaires du chalet ... sans les prévenir. D'accord, j'avais payé la veille ... mais quand même. J'aurais eu le sentiment d'être un sans gêne. Je me suis dit (aussi) : si, un de ces jours, je devais rappliquer par Oignies, m'accorderaient-ils encore un hébergement ?

 

Quand je suis repassé au chalet, donc, pour la dernière fois ...

 

Eh bien, la Rose-Marie (ainsi s'appelle la "pél'rine hollandaise") m'interpelait déjà, au moment où je poussais la porte du bâtiment, en désignant le café. Avec son débit vocal rapide, long, sout'nu, électrique, militaire et incompréhensible pour mes oreilles qui réclamaient naturell'ment, instinctiv'ment le temps nécessaire pour recevoir, digérer ce qu'on leur disait.

 

Je me suis encouru. J'ai filé chez les propriétaires du chalet. Ils m'ont invité à leur table du p'tit-féjeuner (merci pour le bon choco). J'ai rencontré les enfants de la maison. La dame préfère habiter une maison simple et isolée ... plutôt qu'une demeure attachée à d'autres demeures. Le mari doit être garde-forestier (à voir la ch'mise verte qu'il porte). Un des fils étudie à Namur.

 

En repartant ...

 

Je ne savais pas comment j'allais me diriger. Je verrais bien au moment voulu.

 

En attendant ...

 

J'avais du mal à (re)prendre mon envol. A Oignies, dans le village, sur le coup de neuf/dix heures, le bistro près de l'église était fermé, le boucher n'avait pas (encore) reçu les baguettes et les pistolets (pour la route, un pain avec du filet américain préparé n'aurait pas été de refus), le magasin où il était écrit "livraison de pains" était fermé (malgré la mention "ouvert" sur un écriteau derrière la porte). Je me suis posé sur un banc, devant l'église. En espérant le miracle, le "p'tit quelque chose" qui me permettrait de prolonger l'instant, rien qu'une heure ou deux peut-être. Mais non, apparemment, c'était pas l'jour.

 

Je me suis remis en route. J'ai fait du stop. Au sommet d'une côte, j'ai reconnu les vestiges du "Sanglier des Ardennes", un resto de Oignies qui a été déplacé dans le centre du village.

 

Plus loin, encore plus loin, dans la direction d'Olloy-sur-Viroin ...

 

J'ai reconnu une route de sept kilomètres que j'ai bien connu, enfant. Yes. Je me demande si ce n'est pas sur cette route, par temps de pluie, que j'ai fait, à l'âge de huit ans, du stop (avec mon frère Bertrand et un copain du Mesnil) pour la première fois.

 

Onze heures ... presque dix.

 

Je me retrouve dans un bistro de Nismes. D'ici une heure, je prendrai un bus ... direction Couvin. J'aperçois, sur les murs rouges, trois grands cadres, avec des dessins de ... Jacques Brel, Georges Brassens, Edith Piaf. Les références mémorables de la chanson française (ceux/celles à qui je ressemble, qui sont dans le même monde que moi). Et personne, dans l'établiss'ment, qui manifeste un intérêt pour ma guitare et mon ukulélé. Récupération bourgeoise ? Récupération touristique ?

 

Juste devant moi, des vieilles pervenches (que Brel et Brassens auraient largement dépeintes) fument. Mouais. Et quand je sors, j'entends le traditionnel "Au r'voir, monsieur, bonne journée !" ... sans plus.

 

Comme j'ai un peu de temps avant d'atteindre le prochain bus direction Namur (oui, j'ai changé d'avis), je passe (encore) dans un autre bistro, de l'autre côté du pont, plus ... populaire. Deux gars, au comptoir, parlent de foot. Et là, comme par hasard, ça ne rate pas : au premier coup d'oeil, le gars du bar (un gentil) me pose des questions sur mes instruments.

 

On comprend pourquoi le "grand Jacques Brel" aimait, après ses concerts, s'attarder, jusqu'à des heures très très avancées, dans des bistrots populaires.

 

 

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Le bon sens et l'intelligence

On ne s 'expose pas qu' aux rires,

Défiant plus costaud que soi.

Il peut en résulter le pire.

Les animaux suivent la Loi.

 

Le bon sens et l'intelligence,

Éclairant adéquatement,

Incitent certes à la prudence,

Dans le choix d'un comportement.

 

Quand le jeu en vaut la chandelle,

On examine ses atouts,

On sait la chance peu fidèle,

Pourrait-on y perdre beaucoup?

 

Si le jeu n'en vaut pas la peine,

Périlleux ou de mauvais goût,

On l'ignore, l'âme sereine,

À moins d'être un sot ou un fou.

 

29 mai 2011.

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En 2012 on fêtera le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacque Rousseau

C'est la raison pour laquelle le musée des Charmettes présente une exposition du 15 mai au 31 décembre 2011.
L'exposition "Les chemins de Jean-Jacques aux Charmettes" rend hommage à George-Marie Raymond qui, le premier ouvrit la maisons au public et évoque les visiteurs des Charmettes du XVIIIe siècle à 1881.
Cette maison est un lieu smbolique pour le grandphilosophe du siècle des Lumières, puisqu'il y a habité de 1737 à 1742 avec sa muse, Mme de Warens.
En 2012, lors de la célébration du tricentenaire de Rousseau, l'exposition se poursuivra en explorant la période de 1861 jusqu'à nos jours.

 

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Chemin de vie , chemin D'amour et de chagrin...

Si le chemin te paraît long et sans entrain

Si la Vie te semble faite de peines,

Parcours ta voie avec tes ailes

Mémorise les images d'Eden

Ne sois plus enfermé dans ton jardin

Ouvres toi aux autres , rejète les querelles.

 

Si tu dois faire fâce aux épreuves

laisse les seulement se passer

Tu sais la vie finit par s'arranger.

 

Si tu ne voix pas passer les heures

tant la tristesse masque ta joie

laisse toi bercer par l'éco de ma voix.

 

Regarde autour de toi , cherche y la paix

paix de l'âme et de l'esprit pour le meilleur

Accepte ta différence , aime toi comme tu es

Crois en tes capacités encore inexplorées.

 

Le destin n'est pas figé, le chemin est celui que l'on choisit

alors réveille ton coeur à l'immensité, à ta vie qui continue

Accroches toi , rien d'autre n'en vaut plus la peine

que l'Amour de ta personne , rien d'autre que toi.

 

On cherche souvent chez les autres

le reflet de notre miroir , la reconnaissance

Apprends donc à te regarder avec complésance.

 

N'essaye pas de ressembler à quiconque

essaye juste d'apprendre à t'aimer comme je t'aime

Moi ta conscience.

 

 

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Intriguée par ma technique de travail à l'ambre sur toile, Eve Pèlerins m'a demandé de lui communiquer les informations de base sur ce médium utilisé dans mon école de peinture à Spa. Vous trouverez ci-dessous le document reprenant les éléments importants de la technique et ses avantages. Le seul inconvénient de ce médium est qu'il coûte très cher.

Bonne lecture.

Daniel Moline, école Blockx de Spa

 

 

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Chaque matin comme à l'origine du monde

 Debout  les diables, l'aventure appartient à ceux qui se lévent tôt, pas à cause d'une insomnie chronique, mais grace à cette intuition de la beauté criante à la fenêtre.  Voici  un texte court écrit par un ami aujourd'hui disparu, texte qui m'était destiné:
"Rouge :
Toi qui méprises le coucher de soleil des peintres du dimanche qu'as tu de plus à dire de l'incendie du ciel"
 Patrice Martigné "Adamantis"
photo gegout©adagp2006
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Déjà 70 ans

 

Déjà 70 ans

 

Déjà 70 ans,

 

 70 ans multipliés par quatre saisons toute vécues différemment

 

Des révolutions, de guerres et des paix

 

 Des larmes et des rires

 

Beaucoup de livres, assez de voyages

 

Plusieurs Amours, trop de déceptions

 

Naissances et morts

 

La neige sur les cheveux, des rivières sur la figure

 

La peau qui lâche,  la douleur au dos

 

Déjà 70 ans

 

Trop de silence trop de bavardage

 

Trop de temps perdue, trop de travailles

 

Déjà 70 ans

 

On voit la fin

 

On a bien vécu, pas assez accompli

 

Revivre certain instants effacer d’autres

 

Déjà 70 ans

 

Merci

 

Cette mini-jupe dans la vitrine

 

Ah si je pouvais

 

Déjà 70 ans

 

 

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journal de bord, jeudi 26 mai 2011 (1)

Très curieus'ment, ma tendance à faire des cauch'mars se passe, opère toujours dans les périodes de week-end, de congé à mon boulot toutes les cinq semaines, plutôt que ... les semaines où je travaille, où je me lève vers quatre/cinq heures du matin (où, parfois, je ne dors carrément pas de la nuit).

 

L'idée de me relâcher sur l'oreiller, parce que je sais qu'il n'y a plus d'épée de Damoclès sur le dos ... jouerait-elle sur mon inconscient ?

 

Toujours est-il que, la nuit dernière, au cours de mon sommeil ...

 

Je me trouvais à une réception. J'y reconnaissais, parmi les invitées (mariées/mères de famille), l'une ou l'autre élève du cours de solfège (ou de piano) de ma mère.

 

Voilà que ...

 

L'une d'entre elles, sur un canapé assez étendu (où je me suis déjà assis), s'approche de moi et entame la conversation. En me souriant. Je réponds. Un dialogue s'instaure.

 

Soudain, le mari, juste à côté (de la femme) se manifeste, me regarde droit dans les yeux. Je m'aperçois que ma main droite, sans que je ne le remarque, s'est immiscée derrière la jupe de ma voisine et touche la chair de sa cuisse ...aussi chaude et aussi agréable à toucher qu'un pain de campagne croustillant sortant tout droit du four. La fille, quant à elle, continue sur sa lancée, dans la conversation. En toute convivialité. Quant au mari, sans rien dire, il quitte le fauteuil, furieux.

 

Moi, je me sens mal. Pris en faute. Emmerdé. Je file m'installer plus loin sur le divan étendu.

 

Le mari revient. Me menace. Comme de bien entendu.

 

La séquence suivante ...

 

Je me retrouve dans la voiture d'un autre couple d'invités, qui rentrent chez eux et se sont engagés pour me reconduire à bon port.

 

Voilà que ...

 

Je m'aperçois qu'ils conduisent dans une toute autre direction ... que celle qui me convient.

 

Je le leur signale. Ils disent : "C'est trop tard !". Je les supplie de me décharger, de me laisser repartir dès qu'on aperçoit un parking. Silence. Le parking qui arrive, sur la droite, comme par hasard, se trouve au bout d'une longue descente et juste avant un tunnel. Peine perdue. Je signale au conducteur que ... je dois absolument récupérer mon GSM. Qui se trouve vraisemblablement sur les lieux de la réception. En vain, en vain.

 

Toujours est-il que ...

 

Je me réveille ensuite.

 

Là, nous sommes revenus dans la réalité.

 

Je me réveille dans le chalet, à Oignies, où j'ai trouvé un hébergement, lors de mon mini-pélerinage sur les chemins de Saint-Jacques.

 

Il est presque six heures ... du matin. Le soleil se lève déjà. Derrière les arbres, y a comme un semblant d'incendie.

 

Hier soir, j'ai, effectiv'ment, dans le chalet, mis mon GSM en rechargement et j'ai eu peur (instinct de conservation ?) de l'oublier, dès que je quitt'rais les lieux.

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