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journal de bord, lundi 9 mai 2011 (2)

"Le carnet du bourlingueur !"

 

M'a dit spontanément une jeune caissière, à Roisin, vendredi ou sam'di dernier. C'est vrai que ... je portais un short. C'est vrai que ... le tea shirt sans manches (rouge) m'allait comme un gant. C'est vrai que ... je bronzais. C'est vrai que ... les cheveux dans le vent, ça crée des images.

 

Et je m'étais ach'té un p'tit carnet à spirales, qui ne prenait guère de place.

 

J'aime la route. Ca ne fait aucun doute. Vivement les trois ou quatre s'maines de congé. Que je me remette en marche. Un truc que j'adore : me poser dans une ville étrangère quatre ou cinq jours, trouver un hôtel pas trop cher, jouer sur les marchés, marcher dans les campagnes, m'attarder aux terrasses et rencontrer du monde là-bas, m'enivrer ...

 

Marcher, me mettre en avant. Suis-je baroudeur ? Suis-je bourlingueur ? Suis-je routard ? Après tout, on est ce qu'on veut, ce qu'on décide. Quant aux regards des autres, ils sont ce qu'ils sont.

 

Ceci dit, mon âme de bourlingueur, de saltimbanque a ses limites aussi.

 

Si je me regarde dans le miroir ...

 

Je prendre certaines routes.

Je peux en refuser, en éloigner d'autres.

Je me vois mal partir et tout plaquer.

Mon boulot m'encadre aussi. Mon flat m'encadre aussi.

 

Je dirais même plus : je n'ai pas un besoin effréné de parcourir la planète. Je peux voyager dans mon quotidien. N'est-ce pas le principal ?

 

Je connais des gens qui ont fait le tour de la planète, sans avoir l'âme ... voyageuse. Ma pensée s'arrête sur cet auteur de livres, que j'avais rencontré à une foire (du côté de Thionville, en France), qui exposait, à son stand, des photos certifiant qu'il avait exploré le monde, durant pas mal d'années. Très curieus'ment, en m'approchant du gars, je n'ai franch'ment pas voyagé. Il tirait la gueule à longueur de temps. Il râlait parce qu'il n'y avait pas plus de monde à la foire. Il râlait parce que, soi disant, les organisateurs n'avaient pas fait ce qu'il fallait. Il râlait parce qu'on l'avait mis à un mauvais endroit. Bref : je rencontrais un gars fermé (comme on en croise des milliers ... qui semblent n'avoir jamais quitté leur trou perdu).

 

Récemment, on m'a offert, comme cadeau, un livre écrit par un gars qui a marché depuis sa Flandre natale jusque ... Jérusalem.

Y a un an, des potes m'ont prêté un bouquin. Il y était question d'un couple, parti de Paris, sans un sou, jusque ... Jérusalem.

 

Bravo, pélerins !

 

Très curieus'ment, je n'ai pu lire ces livres. Blocage ? Sans doute.

 

Une réponse, peut-être ...

 

L'inconnu peut me faire peur. Ce qui dépasse l'Europe, ce qui dépasse la francophonie, dans l'idée que je m'en fais, me fait chavirer, me fait peur, me f'rait attraper le tournis. Maint'nant, si je me trouvais, en chair et en os, dans ces lieux étrangers, je vivrais sûr'ment les choses autrement. Mais ainsi, à vue d'oeil, oui, j'ai peur. Il me suffit, page 15 ou page 16, de tomber sur un épisode où le héros sonne quelque part pour dormir la nuit. Ca me fait peur. Je me vois dans la peau du marcheur. Je deviens le marcheur. La peur du "non" (venant de l'hôte) m'est insoutenable.

 

Je r'viendrai sans doute sur ces livres.

 

 

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