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Correspondance manuscrite

 

Soliloque

 

Émois récents, réminiscences,

En mots écrits rapidement,

Sans recherche, spontanément.

La maîtrise de l’élégance.

 

En mots écrits rapidement,

Des constats et des évidences.

La maîtrise de l’élégance,

La joie de vivre pleinement.

 

Des constats et des évidences,

Se révélant soudainement.

La joie de vivre pleinement,

D'accommoder la providence.

 

Se révélant soudainement,

Une irréversible impuissance,

D'accommoder la providence.

L'écrit garde l'esprit vivant. 

 

Une irréversible impuissance,

Un arrêt dans le temps présent.

L'écrit garde l'esprit vivant.

 L’abrite sa correspondance.

 

20 avril 2011

 

 

 

 

 

 

 

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Sous le lilas blanc

À la lueur de l’astre d’or

Le lilas blanc embellit le jardin

Ses effluves titillent les sens

Grappes aux petites étoiles

Guirlandes de dentelles au cou des demoiselles

Enchantent le regard des passants

Merle et mésange se disputent ses branches

Gourmands papillons se délectent du nectar de ses fleurs

Douce brise caresse les feuillages en cœurs

Qui n’attendent que la flèche de cupidon

Sous le lilas je m’abandonne aux rêves bleus

 

20/04/11

Nada

 

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Peindre l'odeur des marais

J'enlève.

 j'enlève la couleur et tout élément qui suggère une structure construite par l'humain. j'enlève les pilotis, les piquets enfoncés dans la baie, j'enlève le bateau échoué, l'épave qui intrigue, le phare et la maison du pécheur.

je laisse les griffures du vent, l'attaque des moisissures, les dégoulinures du temps qui passe, le lent déclin  du jour...

Pourtant, cette série qui s'étire me fait rêver à une voluptueuse cambrure, un dessin posé là sur la table de l'atelier me rappelle ce monde sensuel. Une cambrure, des fesses d'africaine, et un dos de profil, longues jambes qui sortent de la feuille.

paysage plat et vide  120x40 acry et marouflage sur toile

Gegout©adagp 2011

phare long

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De ses dix doigts - Episode 7

Dans le septième épisode de De ses dix doigts d’Edgar Kosma, une journée de congé en apparence banale glisse, une fois de plus, de quiproquos en bagarres, vers l’absurde et l’étrangeté pour finir dans l’éblouissement, au milieu de mouettes et/ou d’enfants espiègles armés de boomerangs… à lire sur Bela !

 

Le début :

Le chef passe la tête par la porte pour m’annoncer que je peux partir. « Un jour de récupération », qu’il dit. « Merci, chef ! », que je lui réponds, avant de m’en aller. Plutôt que d’attendre la fin de la journée devant la TV et le retour au bureau demain matin, je décide d’aller me promener sur la plage. Le ciel est dégagé et j’ai besoin de me détendre.

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journal de bord, mercredi 20 avril 2011

J'ai tiré les rideaux devant mes fenêtres. Le soleil est là.

 

Je n'ai pas encore le coeur à sortir. L'après-midi d'hier s'est déroulée magnifiqu'ment. Entre 14 et 22 heures, y en a eu pas mal qui ont sonné chez moi, pour me souhaiter un ... heureux anniversaire. Un tiramisu, un cake, des bouteilles de vin, vraiment j'ai été gâté. Des amis qui ont pu se rencontrer sous mon toit. Les mots ne suffiront pas pour ... exprimer une émotion qui résonne encore, ce matin.

 

Et ... les nombreux messages de sympathie, sur le "facebook" légendaire.

 

J'ai décidé, ce matin, histoire de ne pas presser le pas, de répondre à tous. En restant ... torse-nu (hi hi hi).

 

On verra ensuite.

 

Quand je le sentirai (dans une heure ou un peu plus) ...

 

Je fil'rai à la pharmacie. La pneumologue, lundi, m'a prescrit deux "médocs" de taille.

 

J'irai à la poste. Un recommandé m'attend. Et si c'était ... un cadeau d'anniversaire !

 

Chaque chose en son temps !

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Les mots de Stéphane Lambert

Ce qui reste des arbres, une réflexion sur la peinture de Mondrian, son échappée progressive vers l’abstraction et la modernité, et, comme toujours, une interrogation du geste créatif, de la démarche artistique, dans ce qu’elle a de vertigineux, de complexe, de radical.

 

Faute de mieux, l'artiste se doit lui-même d'inventer la structure du réel. Dès lors, chaque toile pourrait être un fragment d'un ensemble inconnu.

 

Lire ce texte sur bela.be

 

En savoir plus sur Stéphane Lambert.

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♦ L'enfant au front bleu, fabuleux

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L’espoir lancé au monde est crayon de couleurs

Dans la main de l’enfant qui autrement dessine

Sans sa muraille l’immensité de Chine

Un fleuve au nom d’Amour comme sorti du cœur

 

Dans son dessin il met de son rêve intérieur

Ce qu’il sait d’intuition de la beauté des choses

Et d’étage en étage un ciel en bleu s’impose

Puis des fleurs d’orient des arbres en splendeur

 

L’enfant est surprenant de ce qu’on ne voit plus

Des quatre dimensions autour des évidences

Trois comme tournesol la quatrième en ce sens

Du temps des nomades d’un paradis perdu

 

Le dessin s’accomplit par un vœu résolu  

Il est de transhumance et résumé d’exode

C’est un grand voyage et l’ailleurs l’antipode

Le voilà qui met un homme à l’allure connue

 

C’est son père peut être en qui il voit le bien

Tant vivant de couleur de la vie exemplaire

Puis vient une femme sans le doute elle est mère

Et l’enfant apparaît comme heureux, il rejoint

 

Plus loin qu’on imagine est le sens du dessin

D’un enfant au front bleu d’un ciel de Casamance

Sa vue est obsidienne et s’il ne sait Byzance

Il faut pourtant savoir qu’il la fera demain

 

L’enfant est art premier et grand recensement

De ce qui est défi à l’expression fertile

Des racines du temps de toute chose utile

Et avant tout du chant pris et rendu au vent

 

Il ne le sait qu’après comme il croit voyager

En son état adulte alors que l’ennui gagne

En déficit de rêves de ce qu’on nomme Espagnes

Mais ô combien plus loin étaient leur destinée

 

Alors il faut donner à l’enfant fabuleux

Afin d’y retrouver un aplomb de candide

Même si on nous dit qu’il n’est plus d’Atlantide

L’espoir lancé au monde est son front généreux

 

 

© Gil DEF - 24.02.2009

Photo : Enfants du monde - C.Gégout

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Xavier Darcos : Qu’est-ce que l’action culturelle à l’étranger ?
Une communication à l’Académie des sciences morales et politiques

Xavier Darcos préside le nouvel Institut français qui regroupe désormais l’ensemble des services qui oeuvraient pour la politique culturelle de la France à l’étranger. Il convient d’abord de clarifier le sens de cette action et de lui fixer un cap raisonnable, avec des missions et des projets réalistes compte tenu du contexte international. Voici la retransmission intégrale de sa communication devant l’Académie des sciences morales et politiques du lundi 7 mars 2011.
(Source: Canal Académie - durée de l'écoute: 29 minutes)

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Étoile

 

 

P5190015.jpg

 

On l’appelait Etoile,

 On me nomma Suzanne.

Sussana est un lys,

L’étoile de David le symbolise ouvert.

On m’a donné le nom de ma douce grand-mère.

 

 23/2/1990

Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 23:14

Dans sa quiétude normale,

Ma rue ne livre aucun secret.

Rien pour en troubler la paix,

L’immobilité matinale.

  

 

Mes plantes en pot se reposent

Dans le calme de la maison.

Des toits bornent mon horizon.

La vie continue, je suppose.

  

 

Or, je me retrouve sans âme,

Abandonnée à la torpeur.

Mes yeux ne m’offrent plus de pleurs.

Je ne sais pas s’il y eut drame.

  

 

Le décès de mon doux ami,

Me fut nouvelle intolérable,

Un tort incompris, non admis.

Vint la sagesse secourable.

 

 

18 avril 2011

 

 

 

 

 

Par suzanne walther-siksou - Publié dans : poésie
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Dimanche 17 avril 2011 7 17 /04 /Avr /2011 23:48

 

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12272729253?profile=originalIl s’agit d’un ouvrage de François Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), dont le titre complet est: Extrait des sentiments de Jean Meslier adressés à ses paroissiens sur une partie des abus et des erreurs en général et en particulier, publié à "Londres" (Amsterdam, chez Marc-Michel Rey) en 1762 et en 1768.

 

Le premier témoignage de la diffusion du Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier, dit "le Curé Meslier", date du 30 novembre 1735. Voltaire demande communication de ce manuscrit d'un "curé français, aussi philosophe que Locke". En pleine guerre contre l'"Infâme" en 1762, il lance dans la bataille cet Extrait portant la date du 15 mars 1742, ce qui n'est peut-être qu'un artifice de présentation. Les allusions nombreuses de sa correspondance de 1759 à 1762 indiquent qu'il a été composé à cette époque.

 

L'Extrait des sentiments de Jean Meslier est précédé d'un "Abrégé de la vie de J. Meslier" qui trace l'image exemplaire d'un bon prêtre épris de justice et qui, avant de mourir, témoigne de la vérité. Dans l'Avant-propos, il se reproche d'avoir enseigné de "pieux mensonges" qu'il détestait dans le fond de son coeur. L'argumentation est développée en six chapitres qui exposent cinq preuves contre les religions. Elles sont d'invention humaine et fondées sur la foi, "une créance aveugle" qui est un principe d'erreurs. Les arguments des "christicoles" (sainteté de leur religion, martyrs, oracles et prophéties) sont réfutés (chap. 1). Les livres saints ne sont que des "narrations fabuleuses" remplies de contradictions. Les miracles de l'Ancien et du Nouveau Testament, ceux rapportés dans les Vies des saints, ne sont que de "vains mensonges" (2). D'ailleurs tous ces miracles ressemblent étrangement à ceux dont se targuent les païens (3). Les prétendues visions et révélations divines, les promesses jamais accomplies, les prophéties ridicules sont ensuite passées en revue (4-5). Les dogmes "révoltants" de la Trinité et de l' Eucharistie sont vivement attaqués. Que signifient un Dieu en trois personnes et des dieux de pâte et de farine? Le sang a coulé pour ces "horribles impostures". Le texte se termine par une prière au Dieu de la religion naturelle dont le "christianisme est l'ennemi déclaré" (6). Voltaire ajoute un Post-scriptum dans lequel il affirme que l'Extrait est un "précis fidèle" du testament du curé Meslier qui mourut en demandant pardon à Dieu d'avoir enseigné ces erreurs.

 

On aimerait savoir quelle copie Voltaire eut en main. On présume qu'il fit un "Extrait" d'un "Abrégé", manuscrit qui circulait alors "en des versions légèrement différentes, mais remontant à une source commune", et qui avait déjà réduit le texte en retranchant la partie philosophique et politique ("Preuves" 6 à 8 du Mémoire de J. Meslier). Voltaire prétend avoir séparé "le bon grain de l'ivraie": "Son écrit est trop long, trop ennuyeux et même trop révoltant; mais l'extrait est court et contient tout ce qui mérite d'être lu dans l'original." Il a supprimé de l'Avant-propos tout ce qui annonçait le thème politique. La fameuse phrase que Meslier attribue à un homme de bon sens: "Il souhaitait que tous les nobles fussent pendus et étranglés avec des boyaux de prêtres", n'apparaît que dans l'Avant-propos de la réédition de 1768. On ignore si Voltaire a participé à cette publication. Dans son Extrait, Voltaire a condensé fortement les discussions sur les livres sacrés, supprimé des argumentations sur la fausseté des religions, sur l'idolâtrie, sur l'usage que font les politiques des erreurs de la religion. Cet Extrait se termine par une profession de foi déiste. Voltaire n'ignorait pas les vrais sentiments du curé d'Étrépigny. Dans les Lettres à S. A. Mgr le Prince de ***, il médite sur ce prêtre singulier qui "voulait anéantir toute religion, même la naturelle", et qui voulait détruire la croyance des peines et récompenses après la mort, "frein nécessaire" dont le peuple a besoin. Mais Meslier l' apostat doit faire une impression forte. Voltaire s'attache donc à diffuser cet Extrait dont il désire qu'il se multiplie comme "les cinq pains". On s'arrache la première édition. L'Extrait a donc popularisé une version mutilée du Mémoire de J. Meslier; il le trahit, non par les quelques phrases que Voltaire a ajoutées, des plaisanteries sur Oolla et Ézéchiel, mais parce qu'il présente une version tronquée, limitée à la polémique antichrétienne et ne retient que "le tronc commun de l' incrédulité des Lumières", occultant le matérialisme, les revendications égalitaires, l'appel au tyrannicide du "prophète" Meslier.

 

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AVANT LE CHANT DU COQ

A COLON



INTERROGATOIRE


L'homme un inconnu marchait lentement Il portait des sandales, était
pieds nus par un temps glacial La côte lui semblait dure à grimper
Il se sentait le souffle court et s'assit au pied d'un mur s'appuyant contre
un ados

Au loin, une charrette dont les essieux crissaient à chaque tour de roue,
tirée par un cheval brabançon, roulait péniblement auprès du paysan qui
marmonnait :

-Faudra huiler la mécanique.

Il cracha à terre comme pour sceller cette promesse, essuya sa bouche d'
une manche énergique, se racla la gorge tout en continuant son chemin d'un
pas pesant

L'Homme surprit le geste, plissa les paupières et suivi la charrette du
regard Il n'était pas étonné de la voir passer, on eut même pu croire
qu'il s'attendait à la voir surgir, mieux, qu'il attendait sa venue



Av 19. Qu'importe, toutes les dates se valent , toutes les époques se
ressemblent Il essaya en vain de se souvenir, de préciser l'instant,le
moment où cela s'était passé, où il avait vu ce paysan si paisible Il
revoyait la scène, situait l'endroit , mais le temps ?



Il remémora la pièce ; Les cris, oui les cris lui déchiraient encore les
tympans

- Cet homme aussi était avec lui,

Hurlait une femme grande mince tout en os au gendarme qui l'
interrogeait

- Cet homme était dès leurs , je le reconnais à ses vêtements Sont
Toujours sales ces gens et avec ça. Pour l'arnaque y a pas mieux Faut les
écouter parler ! Et que j'te cause, et que j'te cause ! Le royaume ; Le
royaume, Mon père. Un machin pas croyable Faut l'entendre pour le croire Un
royaume ? Ces gueux là ? « Mon père à dit et patati, Mon père a dit
et patata, Si c'est pas malheureux Mieux vaut entendre ça que d'être
sourd, me direz- vous mais tout de même c'est à crever de rire En
attendant, ça court les rues sûrement pour chaparder Sinon ? Ah ! Oui ne
cessent pas de parler de poissons, de pêche miraculeuse Miraculeuse ! Mon
oil oui Il, celui là, l'homme, L'accusateur désigne le coupable,
un et celui-là, j'vous le demande ; non mais sans rire, je le reconnais
pour sur

-Tu es certaine ? sollicite, mollement, l'agent C'te fois te plante pas
la mère

-Elle se redresse dédaigneuse Puisque j'vous le dis

-Justement ! La chemise bleue se retourne vers L'HOMME

-t'as entendu la bourgeoise ? L HOMME bouleversé, ébranlé montra sa
stupeur devant l'accusation haineuse C'est le plus sincèrement du monde qu'
il nia le fait : Femme je ne te connais pas

Un avion traversa ciel avec un bruit d'enfer couvrant sa voix au même
moment , un autre bruit plus sourd accompagné d'un gémissement vite
réprimé La lèvre supérieur du suspect était fendue à gauche Un filet de
sang coula

Au loin un coq chanta

Ils se regardèrent tous ahuris Un coq, sur une plaine d'aviation avait de
quoi surprendre mais le fonctionnaire avait d'autres chats à fouetter Il
en avait assez, marre, marre, ras le bol de leurs histoires à dormir debout

-C'est pas demain la veille que je connaîtrai le fin mot de l'histoire Hein
bourrique ? Il jeta un regard torve sur sa victime qui se tamponnait la
lèvre avec un mouchoir blanc douteux Douteux comme ses origines, Douteux
comme sa raison d'être là ; Douteux comme tout ce qui n'est pas habituel
donc, étranger. Nous y voilà ! Chemise bleue qui de toute manière s'en
fout complètement de la véracité de l'accusation écoutait d'un air agacé
les affirmations des uns, les dénégations de l'HOMME

C'est bon qu'il lui fallait écrire ce foutu rapport Consigner noir su r
blanc et dûment tamponner sans rien omettre des conneries que va encore
lui raconter cet imbécile devant lui Pouvait tout de même pas cogner sur
ce mec pour lui faire cracher le morceau !

Le bousculer un peu histoire de le saisir, de lui faire entendre raison ça
oui, mais, dans ce but seulement.

-Faites entrer le type qui est dans le corridor Le témoin, petit trapu
tenant du bouledogue au physique comme au moral aboya désignant

L'HOMME d'un index vindicatif

· Tu es l'un d'eux. C'est lui Monsieur l'agent, H eu Commissaire,
Heu, Monsieur le gendarme C''est lui, je le reconnais, suis formel, le
reconnaîtrais entre mille

· Chemise bleue de service fixa l'accusateur d'un regard froid
impassible Allez bon, encore un ! On est jamais assez prudent, faut s'
entourer de précautions, se couvrir ; Le gendarme regarda une dernière
fois le témoin qui n'avait pas cessé d'affirmer, de clamer son bon droit
N'était-il pas, ce témoin, du bon côté de la barrière donc, du côté du plus
fort, du bon droit. N'était- il pas ce témoin, au-dessus de tout reproche
Il était chez lui dans ce pays N'est ce pas Alors ? Voyez comme il se gonfle
d'importance Il vociféra de plus belle sentant l'approbation de chemise
bleue

· - Vaurien bandit, va nu-pieds C'est cause de toi que c'est
arrivé ! Tu étais avec ce révolté, cet anarchiste, ce fauteur de troubles
Oui tu es de la bande qui se carapate de long en large de la ville en
proférant des menaces

· - Malheur à celui qui.

· En vérité je vous le dis.

Non mais pour qui il se prend ce caïd, ce gourou Tu étais fort engueule
avec celui que tu appelais « Maître » Je t'entends encore d'ici Oui
Maître Non Maître Bien Maître Dis ; Avoue que j'ai raison si tu n'es
pas une mauviette

L'HOMME restait silencieux les yeux peureusement fixés comme hypnotisés
sur son accusateur Il était habité d'un trouble profond On le sentait
sous le choc, presque tétanisé L'autre l'invectivait de plus en plus se
sentant de plus en plus grand, sûr de lui, sûr de plaire aux siens

-T'oses pas parler hein . Tu dois protéger ton gourou qui disait un truc
dans le genre « Dieu reconnaîtra les siens » Tu parles d'un allumé ce
mec ! Et toi, pauvre cloche tu le couvres, tu dégustes pour lui,
pauvre con, moi, à ta place, j'te balancerais vite l'adresse de ce Maître

L'HOMME le mains moites, le front en sueur se sentit flancher pour la
seconde fois L'autre avait touché un point sensible La peur, la triste
peur, la peur déterminante, étouffante, suicidaire La peur mère de toutes
les lâchetés La peur hurlait en lui

Après un effort surhumain il retrouva quelque peu ses esprits et la voix
ferme répondit :

· Non, je n'en suis pas ! Je ne connais pas l'homme dont tu me parles.

Un avion traversa le ciel dans un bruit d'enfer couvrant sa voix

Au même moment, un autre bruit plus proche plus sourd accompagné d'un
gémissement vite réprimé Dans un fracas de vitres on entendit comme des
gifles. L'interpellés présumé Innocent aux yeux de la loi montrait un
visage rouge vif et enflé

Un coq se mit à chanter pour la deuxième fois



- A qui appartient cette volaille de malheur On est pas à la campagne sans
blague hurla un gendarme dans le corridor

-Merde hurla à son tour chemise bleue entre les barreaux du commissariat
Il avait besoin de faire écho à son collègue de lâcher la vapeur Il se
sentait nerveux On a beau dire il avait un métier ingrat Suivre une
filière Arrêter ceux qui sont de mèche, qui ourdissent des attentats et pour
tout remercîments.

Le gendarme ôta son képi, se gratta vigoureusement le crâne presque chauve

-Au suivant !

Un étranger, cela ce voyait à son teint, Bien vêtu celui là Bien nourri
Celui là salua le gendarme d'un « Salut Chef » Regarda L'HOMME
distraitement (La force de l'habitude sans doute)

-Je te reconnais, toi Tu es du même pays que moi Et, se tournant heureux
vers « le Chef »

-J'affirme que cet homme était avec lui . Il jubilait Il en avait débusqué
plus d'un de ses compatriote Ce ne sera pas trente deniers qu'il allait
toucher mais de quoi se payer du bon temps, sans parler de l'estime des
autres, des autochtones, des Belges de souche

Le gendarme souriait d'aise L'affaire est dans le sac et c'est guilleret qu
'il remit la somme convenue (bien modeste rassurez- vous) Un simple
dédommagement pour l'aide et le dérangement occasionnés.

L'HOMME vert de peur, affligé, la conscience tiraillée baissa les yeux
pressa fortement ses mains croisées Tout le chagrin du monde l'habitait
Il luttait désespérément contre le tourment de l'aveu, la crainte de la
vérité. La lutte le laissa effondré abattu mais au bout d'un moment, s'en
fléchir il affirma :

-Je ne sais ce que tu veux dire

Un avion traversa le ciel dans un bruit d'enfer couvrant sa voix

Au même moment, un autre bruit plus proche plus sourd accompagné d'un
gémissement vite réprimé Le présumé innocent se tenait l'estomac de ses
mains ensanglantées Plié en deux, il cherchait son souffle

Le coq chanta pour la troisième fois

le gendarme cria : Ta gueule sale bête !

La porte s'ouvrit, le commissaire entre, le présumé innocent savait que
c'était un gradé à son allure distingué et puis, il ne portait pas d'
uniforme ce dernier glissa quelques mots à l'oreille de son subordonné qui
opina l'air entendu, absolument d'accord Une fois seul il reprit sa morve

-Allez ouste, tous dehors j'en ai assez entendu pour aujourd'hui Et, de
toute façon il n'y a pas de preuve suffisante

Le dernier témoin partit non sans glisser un papier dans la main de Chemise
bleue

Qui lut distraitement :

Nom de Code : LUC 22 23 Il fourra le papier dans sa poche Connaissait pas
ce Luc De toutes manières, l'affaire passait au-dessus de lui On la lui
retirait , alors ce Luc ? Nn nom de chez nous, donc, valable, crédible on
ne dit pas le contraire mais les ordres sont les ordres

L'HOMME qu'on avait laissé partir pleura amèrement il se sentait sale
au-dedans , sale au dehors Il n'avait pas mangé depuis sa garde à vue
Avais seulement reçu de l'eau du robinet pour étancher sa soif Quand il
sorti du poste la clarté de dehors lui fit mal aux yeux il était affaibli
des coups reçus ; marcher pour lui était un chemin de croix qui le menait
vers son calvaire individuel

-J'ai mérité O Dieu ton indifférence ton hostilité mais tu es aussi le Fils
alors ne me repousse pas J'ai été ,il est vrai , faible ,haïssable Je n'ai
jamais cessé de t'aimer voilà pourquoi je suis encore bien plus méprisable
Nier son ennemi soit, mais qu'ai -je fait ? J'ai nié mon ami par crainte par
frousse, pleutrerie La peur, cette terrible peur l'a emporté

Ne sois pas hostile à mon chagrin , ne repousse pas mon repentir , ne me
laisse pas dans ton inimitié Accorde -moi ne serait ce que ton ombre



L'homme ferma les yeux ,oui ce payant bon enfant oui ,cet home marchant au
pas de son cheval était cet accusateur de son pays il s'en souvint. La
charrette en grinçant passe dans l'autre sens

Depuis combien de temps l'HOMME étai il assis contre ce muret

O mon Père, Père que c'est loin tout cela Et, pourquoi ?

L'HOMME soupir prit une pierre qui lui pendait au cou dans un petit sac Il
l'enveloppa de ses doigt et par petites pressions légères comme des pardons
la caressa en pleurant

Pierre angulaire, larmes de pierre

L'HOMME mit la pierre sur sa joue et l'y roula comme jadis il murmura
Pardon, Pardon, Garde moi dans ton ombre.

Je te roule dans le nid de mes doigts qui te réchauffe Sois le caillou
dans mon soulier pour que chaque pas me ramène dans le Sentier

Pierre l'apôtre

De mes doigts oblongs tu t'échappes et fuis mais « Pierre qui roule n'amasse
pas mousse « Je te reprends d'un geste impulsif te serre très fort

Simon Pierre

Concave par endroit, je devine du bout de l'index, un mouvement centripète
qui te ferme mes investigations Mes doigts te découvre asymétrique avec des
bords râpeux Je te retourne comme un gant

Avant le chant du coq !

Trois fois j'ai ignoré , trois fois j'ai renié O Pierre toi aussi tu as
faibli et cependant au poinçon IL t'a marqué Clef de voûte de son
église il t'a nommé

_ Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église



Je t'imagine O Pierre Dans ta bouche le goût un peu âcre un goût de larme de
sueur, un goût de peur t'accompagne tandis que tu marches pieds nus
Que celui qui n'a pas péché lui lance la première pierre.

Chemin de croix, chemin de pierres, sentier de cendres

Mont des Oliviers

L'homme posa sa pierre sur l'oreille Qu'espérait -il entendre? Les voix
lointaines des voix de Béthel , de Jacob, L'Homme songea « C'est
pourquoi à la carrière de la vie, je casse les cailloux Renégat, je monte
vers toi par des chemins de pierres qui me lacèrent les pieds

L'HOMME reprit sa route Un voyageur solitaire le croisa un moment et
regardant le sol vit une pierre ponce Il la ramassa l'air entendu et
murmura :

Excellent pour se laver les mains!
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journal de bord, mardi 19 avril 2011

Namur.

 

J'ai passé la nuit à l'hôtel. Oui oui oui.

 

L'émission, sur Vivacité, avec Jany Paquay (l'animatrice) et David Delrée (qui l'accompagnait), où j'avais été invité, s'est bien déroulée. Bonne humeur. Verres de vin. Alex à la technique. Et du beau monde, parmi les artistes convoqués, sur le plateau : Daniel "Brusselle" Degimbe, Albert Roulive, Véronique Laurent, Sonia Letecheur, Pascal Hermans et un responsable du festival du rire de Bierges (j'ai oublié son nom).

 

Préalablement ...

 

Soleil aidant ...

 

En cherchant, autour de 19 heures, le chemin menant à la maison de la radio (j'avais cru entendre que c'était pas loin de la gare), j'étais tombé, juste en sortant d'une gal'rie, nez à nez avec la charmante ... Véronique Laurent, gentille flûtiste hors pair, talentueuse auteur de chansons. Elle prenait un pot à une terrasse et discutait avec un autre gars. Vous l'aurez deviné : elle se rendait au même endroit que moi. Nous avions encore quarante minutes (de répit, de batt'ment) devant nous. Le gars, à la terrasse, était lui-même un musicien et ... disc-jockey.

 

Juste avant l'émission, le ton, la couleur étaient donnés.

 

La rue de Fer et la rue Golenveaux auront vu deux compères musicaux (Véronique et Hugues) marcher à toutes jambes vers les bâtiments de la radio. La copine, ayant faim (on la comprend), s'était ach'tée (on la comprend), en dernière minute, un p'tit plat chaud bien adapté.

 

Hi hi hi.

 

Tout un plateau à la radio, disais-je ...

 

L'un qui raconte un sketch sur les toilettes, l'autre qui évoque les divers patois bruxellois, un troisième qui évoque le futur festival du rire de Bierges (en l'honneur de Jempy, humoriste connu dans le milieu), un autre qui chante une chanson qui rappelle musical'ment Brassens, la pote Véronique qui joue de la flûte (au casque, elle entend le reste du morceau et l'ensemble passe sur radio) ...

 

Quand ce fut mon intervention, en chanson ...

 

D'abord, le wallon fut à l'honneur. Jany Paquay m'a demandé de lui rechanter "LA MARIE", ma seule trouvaille en patois ... belge (oui, les influences du pays de Charleroi, par certains mots, les influences des Ardennes, par d'autres mots, ainsi que d'autres locutions "wallonisantes" de mon crû que j'ai délibérément du ajouter). J'avais déjà eu l'occasion, en 1992, d'interpréter, pour une télé locale, dans la cour du Palais des Expositions, à Charleroi, cette chanson (Jany était déjà à la base de cette initiative).

 

D'un invité à l'autre, le temps d'une intervention, on changeait de place.

 

Dans la bonne humeur, la chaise musicale avait son mot à dire.

 

Quand ce fut ma deuxième intervention, en chanson ...

 

On a du couper à la moitié du morceau. Fallait tenir compte du minutage. Faut rester pro, en radio. Faut dire, aussi : mon amie Véronique, qui se faisait un plaisir de m'accompagner à la flûte, était, quand c'était mon tour de démarrer ma chanson, dans la pièce à côté (en train de répéter), et j'ai passé, au micro, trente secondes (de joie) à l'app'ler (comme si c'était prévu dans la chanson).

 

Vivent les imprévus charmants, croustillants, inoubliables et ... pleins de tendresse !

 

Trois quarts d'heure plus tard ... quand ce fut ma troisième intervention, en chanson ...

 

J'en ai profité pour reprendre les deux derniers couplets de la chanson ... déjà entamée, précédemment. Avec, toujours, Véronique à la flûte. Que du bonheur !

 

L'émission terminée ...

 

David (le co-présentateur) nous a ram'nés, Véronique et moi, en voiture, à la gare.

La pote repartait sur Liège.

Quant à moi, le train repartait vers ... 22 heures 50. J'avais pris soin de vérifier, la veille, les horaires sur Internet.

 

Tout roulait, donc.

 

Et voilà que ... je consulte les panneaux. Je m'aperçois que ... le dernier train pour Bruxelles est parti, y a dix minutes. Internet m'a-t-il donné de fausses infos ? Ai-je mal regardé, la veille ?

 

Véronique s'en f'sait pour moi. J'en étais ... touché.

 

Très curieus'ment, je ne m'en f'sais pas. Les effluves du vin, dégusté à la radio, m'emm'nait vers les hauteurs de l'Himalaya (ou du Mont Tout Blanc).

Le gars, à Etterbeek, qui, quelques heures avant, avait failli me balancer une trempe parce que, selon lui, je voulais ... coucher avec sa femme, c'était loin loin loin loin ...

La frangine qui, paraît-il, me considère comme un hypocrite parce qu'un jour elle m'aurait dit que "son père est un salaud" et que je lui aurais répondu "c'est ton point de vue" et que (selon elle) je ne sais pas "voir les choses en face", c'était loin loin loin loin ...

Oui,  dans notre vaste monde, y a des êtres "attachants" (ou ... à qui notre coeur ne peut s'empêcher de s'attacher) qui, dans le dédale du quotidien, nous essoufflent, nous esquintent, nous flanquent la corde au cou, nous culpabilisent, nous mettent le grappin d'ssus, nous bousillent, nous tuent à p'tits feux ...

Mais ...

La contrepartie "positive", la compensation, en sens contraire, brille tout autant.

Après une superbe émission, je me suis dit : Jany Paquay est attachante, David Delrée est attachant, SOnia Letecheur et Albert Roulive sont attachants, Daniel "Brusselle" Degimbe est attachant, Pascal Hermans (et sa copine) sont attachants, Alex le technicien est attachant, Véronique Laurent est attachante, le gars du festival de Bierges est attachant et celui que ma distraction oubliera p'têt est attachant, lui aussi. Et ... tous ceux que je cite sont loin de répondre, à ce qu'il me semble, aux abonnés absents.

 

J'ai donc raccompagné Véronique jusqu'à son train.

 

Quant à moi, dans l'histoire ...

 

Au pire, je marcherais dans les rues de Namur jusque 4 heures 11 (heure du premier train pour Bruxelles). Sous un ciel étoilé. Les bistrots ne manqu'raient pas. Les rencontres charmantes, non plus. Quand on se sent protégé, que peut-il nous arriver ?

 

En quittant la gare ...

 

Je tombe nez à nez avec ... l'Hôtel de Flandre, où je me suis déjà attardé dans des périodes de ma vie ... difficiles. Hugues, le temps fait son temps, la vie te sourit. Je n'hésite pas. Je fonce. Je pousse la porte (de l'hôtel). Je prends la chambre ... 408. 85 euros la nuit, petit déjeuner compris. OK, c'est pas donné. "T'as rien d'autre à faire que de jeter l'argent par la fenêtre ?", me dira-t-on. Je vous boxe, je vous emmerde, voies fantômatiques. Au prix où je fais attention, chaque jour à l'argent que je gagne, au prix où, franc par franc, sou par sou, je mets chaque jour un peu d'côté, sans trop me mettre en péril (je suis même ... comptable), j'ai quand même le droit de me réjouir, quand les nécessités de dernière minutent m'offrent des facilités.

 

Ce matin, en me réveillant, vers six heures et d'mie (déjà) ...

 

La gare de Namur, de l'autre côté de la fenêtre, éclairée sous un ciel encore bleu foncé, était très très belle.

 

Neuf heures.

 

Le train, dans lequel j'écris, a dépassé Ottignies.

 

Quand je rentre à la maison ...

 

Je prends un bain. Je file au "Colruyt" ach'ter, au moins, des assiettes et des verres en carton.

 

Vers seize heures, ma quarante-neuvième année entame son tour d'horizon.

 

Vers quatorze heures, si ça tombe, les premiers invités lanc'ront, au rez-de-chaussée de l'immeuble où j'habite, les premiers coups de sonnette attendus.

 

 

 

 

 

 

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Le repos éternel

  

 

 

Dans sa quiétude normale,

Ma rue ne livre aucun secret.

Rien pour en troubler la paix,

L’immobilité matinale.

 

Mes plantes en pot se reposent,

Dans le calme de la maison.

Des toits bornent mon horizon.

La vie continue, je suppose.

 

Or, je me retrouve sans âme,

Abandonnée à la torpeur.

Mes yeux ne m’offrent plus de pleurs.

Je ne sais pas s’il y eut drame.

 

Le décès de mon doux ami,

Me fut nouvelle intolérable,

Un tort incompris, non admis.

Vint la sagesse secourable.

 

18 avril 2011

 

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autopsie d'un fantôme

 Un écorché de pierre en attendant son ADN.

 Une echographie du termafrost

 le battement au ralenti d'une zone non fertile. Le gris joue avec juste une trace d'ocre jaune qui laisse l'espoir d'une lumière .. pas pour les morts seulements

 triptyque pour une île

120x40 acry et marouflage sur toile

 gegout©adagp 2011

trptyque

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A la Maison de la Poésie à Paris

Adaptation et mise en scène de Sylvain Maurice

Du 27 avril au 22 mai 2011

 

La Chute de la maison Usher, d’Edgar Allan Poe, est un conte noir qui vient réveiller nos peurs enfantines. L’adaptation de Sylvain Maurice (librement inspirée de la traduction de Charles Baudelaire) convoque différentes formes artistiques - musique, arts visuels, théâtre - pour rendre à cette « histoire extraordinaire » toute son atmosphère.

Présentation

Roderick Usher invite son ami à passer quelques jours avec lui dans la demeure familiale où il vit cloîtré avec Madeline, sa soeur jumelle en proie à une mystérieuse maladie. Pour passer le temps, et surtout rompre avec la mélancolie, Roderick et le narrateur inventent des chansons tristes, font d’étranges dessins et lisent des livres ésotériques. Jusqu’au jour où Madeline meurt…
A partir de là, la maison devient une entité vivante, peut-être même un personnage. La réalité laisse alors la place au fantastique…
«L’histoire extraordinaire» de Poe fascine par la concision de son intrigue et la virtuosité de sa construction. En l’adaptant pour la scène, je souhaite conjuguer différentes formes artistiques : la musique, les arts visuels, le théâtre. Le désir de croiser les disciplines se nourrit de la nouvelle elle-même, où la création permet à Roderick de s’arracher à son amour impossible pour Madeline.
L’inquiétante étrangeté fonde et nourrit La Chute de la maison Usher. Tout y est vision, sans que l’on sache l’origine exacte de l’altération de la réalité : la drogue ? La maladie ? La folie ? La Chute de la maison Usher est un conte noir qui vient réveiller nos peurs enfantines.
Sylvain Maurice

« La chute de la maison Usher » est paru dans le recueil Nouvelles histoires extraordinaires aux éditions Gallimard, collection «Folio classique»

adaptation Sylvain Maurice librement inspirée de la traduction de Charles Baudelaire
mise en scène Sylvain Maurice
composition musicale Alban Darche
assistanat à la mise en scène Aurélie Hubeau
scénographie et lumière Eric Soyer
textes des chansons Laure Bonnet
vidéo Renaud Rubiano et Candice Milon
peinture et conception des marionnettes Paulo Duarte
son François Leymarie
costumes Marie La Rocca
conception mannequin Bérangère Vantusso
assistanat lumière Gwendal Malard

avec Jeanne Added, chant - Jean-Baptiste Verquin, jeu et animation d'objets - Philippe Rodriguez-Jorda, jeu et manipulation d’objets - Nathalie Darche, piano - Alban Darche, saxophone - Alexis Therain, guitare

 

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Vendredi 29 avril 2011
de 10h à 19h30

Comment définir le vide ? « Le vide n’est pas rien », affirme Dominique Perrault qui proposait, à la Biennale d’architecture de Venise 2010, d’explorer « la perception des vides comme le lieu de tous les possibles ». Il s’agit aujourd’hui de poursuivre et d’enrichir le débat métropolitain autour de cette question prospective.
En organisant ce colloque international intitulé « Quand les architectes n’ont pas peur du vide », la Cité de l’architecture & du patrimoine veut privilégier la réflexion théorique. L’événement ouvre un cycle de six journées de conférences-débats dans les métropoles régionales. À chaque ville son thème, chaque étape étant le lieu du croisement des idées à l’échelle européenne, une opportunité pour identifier l’importance du vide au coeur des démarches, des pratiques, des expériences. Pour apporter des éléments de réponse sur cette problématique, architectes, urbanistes, paysagistes, mais aussi géographes, économistes, critiques, décideurs et acteurs de la ville seront ainsi interpellés. L’enjeu est de redéfinir une pensée sur les territoires urbains.

A la Cité de l'architecture & du patrimoine

Palais de Chaillot - Auditorium
7 avenue Albert de Mun Paris 16e (métro Iéna ou Trocadéro)

 

Programme:

10h Ouverture par Bertrand-Pierre Galey, directeur, adjoint au directeur général des patrimoines, chargé de l’architecture

10h30-11h Finn Geipel, architecte, Berlin

11h-11h30 Nasrine Seraji, architecte, directrice de l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais

11h30-12h Christian de Portzamparc, architecte, Paris

12h-13h Table ronde
Finn Geipel, Nasrine Seraji et Christian de Portzamparc,
avec Jean-François Doulet, géographe, Marseille
Andreas Ruby, critique, Berlin
François Chaslin, critique, journaliste à France Culture, modérateur

14h30-15h Projection en avant-première
du film Le Vide et le Plein, leçon de géographie,
de Richard Copans, sur une idée de Dominique Perrault

15h-15h30 Frédéric Borel, architecte, Paris

15h30-16h Michel Desvigne, paysagiste, Paris

16h-16h30 Manuel Gausa, architecte, Barcelone

17h-17h30 Bernard Tschumi, architecte, Paris/New York

17h30-18h Dominique Perrault, architecte, Paris

18h-19h30 Table ronde
Frédéric Borel, Michel Desvigne, Manuel Gausa, Bernard Tschumi, et Dominique Perrault,
avec Frédéric Migayrou, directeur adjoint du Musée national d’art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris
Francis Rambert, directeur de l’Institut français d’architecture, modérateur

19h30 Clôture par Philippe Bélaval, directeur général des patrimoines

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le haut vol

"oh, j'ai franchi les frontières moroses de la Terre

et dansé dans les cieux sur les ailes argentées du "rire"

J'ai grimpé vers la soleil, j'ai participé à l'allégresse

chaotique des nuages épars

J'ai fait cent choses dont vous n'auriez pas rêvé

J'ai tournoyé, balancé, virevolté

Bien haut dans le silence ensoleillé

En planant, j'ai pourchassé le vent,  qui crie

et lancer mon appareil à travers des salles aériennes sans bases !

De plus en plus haut, dans le bleu délirant et brûlant

J'ai surmonté avec une grâce facile les hauteurs,balayées, par le vent

Où jamais, une alouette , ni même un aigle n'ont volé

Et tandis, qu'avec une silencieuse pensée élévatrice, je parcourais les hauts

sanctuaires inviolés de l'espace,

j'ai étendu ma main et touché la face de Dieu !!

de John Magee

 

 

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