Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16066)

Trier par

"Ecrire avec les pieds" par Geneviève Bergé

12272726662?profile=original"Ecrire avec les pieds", une série de courts textes sur la création par Geneviève Bergé... 

 

A découvrir sur Bela. 

Il n'est pas rare que l'on nous demande, à nous les écrivains, quel est notre outil de travail. Ce n'est pas que le public veuille savoir quels mots nous aimons, ou quel dictionnaire nous utilisons, non, simplement si nous nous servons d'un stylo ou d'un ordinateur. Pourquoi on nous pose cette question ? Par tradition, je suppose. Pour savoir si l'écriture est un artisanat. Pour tenter de percer le mystère, si mystère il y a. Pour ma part, j'ai souvent envie de répondre que j'écris avec les pieds…

A lire ici

Lire la suite...

Mes larmes de désespoir

 

 

Je me suis assise au jardin

Et j’ai laissé couler mes larmes.

Un mal de dent qui me désarme

Agit sans répit ce matin.

 

Quand j’ai mal, je ne pleure pas;

J’en suis tout à fait incapable.

Or la souffrance qui m’accable

N’est pas de cette sorte là.

 

Mon doux ami me fait savoir

Qu’il a dû quitter ceux qu’il aime.

Recevant cet adieu suprême,

J’accueille aussi le désespoir.

 

13 avril 2011

 

Lire la suite...

Volutes

 

Un halo de brume et de songes

Chassé par la petite fumée

Paupières closes, le monde se fige

Tes mains parcourent les dunes

Le goût de tes lèvres m’enivre

Embaumé du parfum maléfique

Et le désir incendie ma poitrine

J’ai vu le ciel noircir

Et les étoiles rougir

Je murmure : je vais mourir

Emportée dans une volute au-delà des cieux

Rêves incolores dissipés dans le vent

Une étrange douleur me transperce

Côtes sciées et cœur perforé

 

14/04/11

Nada
Lire la suite...

journal de bord, vendredi 15 avril 2011

 

 "Autres temps, autres moeurs", cela se vérifierait-il dans le boulot ?

 

Hi hi hi.

 

Oui, on a changé de chef, de "teamleader", récemment.

 

Les règlementations, a priori communes, prendraient des orientations différentes.

 

Je pense à un point précis (parmi d'autres, je présume).

 

Le nouveau chef aurait dit, concernant les gens qui ne souhaitent pas recevoir de publicités, de "toutes boîtes" dans leur boîte aux lettres, qu'on ne doit pas faire de différence entre les étiquettes auto-collantes officielles (qu'on trouve à la commune) explicitant le "pas de publicités" et les papiers, que les clients utilisent et planquent, de leur propre initiative, sur leur boîte aux lettres en ajoutant (au marqueur, au bic, avec parfois une écriuture abracadabrante) également le "pas de publicités" légendaire.

 

Cette manière de voir les choses ne me pose pas problème. Que du contraire ! Tenir compte de la demande du client, ça me paraît fondamental. Encore (et surtout peut-être) dans cette époque "actuelle" où le service public, paraît-il, disparaît.

 

L'ancien chef, l'ancien "teamleader" tenait, lui, un autre discours.

 

Les papiers, que les clients utilisent, de leur propre initiative, en ajoutant le "pas de publicités" légendaire ...

 

Eh bien, dans sa logique "règlementaire", ça n'avait pas de valeur. Les gens devaient utiliser un auto-collant officiel.

 

Et il ajoutait, en parfait buraliste consciencieux (qui ne connaissait malheureus'ment pas le travail sur le terrain) : "Les gens, il faut les convaincre !"

 

Quand je lui précisais, à ce sujet, que les gens, ignorants de la situation, n'étaient pas forcément chez eux quand je passais ...

 

Quand je lui précisais, à ce sujet, que les gens que je croisais n'étaient pas forcément enclins à entendre parler des épreuves règlementaires ...

 

Quand je lui précisais, à ce sujet, qu'il y avait des gens prêts à entreprendre la démarche officielle et qui me demandaient où il fallait s'adresser ...

 

Quand je lui précisais, à ce sujet, que nous n'étions pas, nous les facteurs, au courant de l'endroit où les gens devaient se rendre pour obtenir l'auto-collant officiel, règlementaire, que la poste ne nous fournissait même pas les renseignements adéquats, et que, par conséquent, nous n'étions ni crédibles ni efficaces pour les clients ...

 

Le chef, à ce moment-là, ne me contredisait pas.

 

Le chef, à ce moment-là, semblait comprendre mes argumentations.

 

Le chef, à ce moment-là, ne me fournissait aucun indice vraiment concret.

 

"Il faut les convaincre !"

 

OK, OK.

 

Lire la suite...

griffures , coulures et bise noire

 Ca va décoiffer le milieu de l'art.. je fais mon coming out.. j'aime les paysages plats et vides.

 J'aime les seins gonflés d'hormones, j'aime les collines, la Toscane et la Suède. J'aime les paysages qui dégoulinent, j'aime le miel entre tes jambes.

 J'aime avant tout la peinture, les grisailles qui font rêver, les ocres jaunes concensuels, les terres de Siennes, le bleu indigo , le gris de Paynes .. Mais je déteste la bise noire..

 acry et marouflage sur toile 35x24

gegout©adagp 2011

35x24 ciel floconné

Lire la suite...

REVES DE GEANTS

12272728867?profile=originalLa beauté , le bien , le mal ,la justice , la vérité. L'histoire nous fait tourner la tête Nous sommes des rats dératés qui courent dans tous les sens Des grelots déchaînés et sonores .Des pantins roses d'eux -mêmes  Des nains aux rêves de géants

Jean d'Ormesson "c'est une chose étrange à la fin que le monde"

ill AA- Paris ce 6 Avril 2011

Lire la suite...

Les feuilletons de Bela

Bela est un portail multidisciplinaire d'auteurs francophones qui propose un répertoire actualisé d'auteurs, des actualités les concernants, des billets d'auteurs (blogs) et des feuilletons.

Chaque semaine, Bela publie un épisode d'un feuilleton commandé à un auteur du site.

En ce moment, c'est Edgar Kosma (auteur de Eternels instants à la Renaissance du livre, animateur du collectif littéraire ONLiT) qui est à l'honneur. Ca s'appelle De ses dix doigts et c'est un feuilleton en dix épisodes dont la publication sur Bela a débuté le 9 mars et s’achèvera le 11 mai.

Chacun des six épisodes déjà en ligne propose une variation autour du même schéma: le narrateur se trouve coincé dans une situation absurde – au boulot, dans un zoo, chez lui – baignée d’onirisme, mais qui impacte physiquement la réalité.

Chaque épisode peut donc se lire indépendamment même s’ils se répondent et se complètent les uns les autres, et semblent se diriger vers une issue bien précise, encore indéterminée. 

Pour lire le feuilleton : http://www.bela.be/homepage/actualites/feuilletons/de-ses-dix-doigts/episode-1.aspx (pour accéder à l'épisode suivant cliquer sur la flèche en bas du texte).

 

Les feuilletons de Bela ce sont aussi : Virginie Thirion, Nadine Monfils, Xavier Deutsch, Sébastian Dicenaire, Kenan Görgün.  

 

Bonne lecture !

Lire la suite...

TRANSPARENCE...

J'aime observer la transparence de l'eau...

Et celle d'un voile, si léger sur la peau.

Je m'émerveille de celle de l'air

Même de celle des gouttes sur un verre!

 

Que dire de la transparence des cieux?

Et de celle, si subtile, des Dieux...

De l'étincelle transparente du givre

Ou de celle de la glace qui m'enivre!

 

Je m'étonne aussi pareillement...

De la transparence du diamant

Et de celle des nuages flottants...

Si légers au firmament!

 

Mais je déteste celle, c'est affreux...

Que je lis pour moi dans vos yeux!

J.G.

Lire la suite...

journal de bord, jeudi 14 avril 2011

Place Flagey.

 

Pas mal de vélos se trouvent.

 

Je me dis, chaque jour, depuis quelque temps où le soleil est au rendez-vous, que j'enfourcherais bien une bicyclette pour rentrer à la maison. Comme l'an dernier à pareille époque. Mais voilà : au dernier moment, j'y renonce encore. Est-ce parce que je connais le trajet par coeur et que je vois, en première ligne, les endroits où ça monte trop fort ? Est-ce simplement parce que je ne le sens pas, ces jours-ci ?

 

Oui, faut s'écouter. Oui, faut pas trop se casser la nénette.

 

Tiens, j'ai enfin acheté du savon. C'est bête, quand même, ce détail. Eh bien, non, pas tant que ça, quand je réalise ... qu'il m'en fallait absolument, que les occasions n'ont pas manqué, dans les rues où je passais, pour entrer dans un magasin où je pouvais en trouver ... sans difficultés. C'est plutôt dans un autre ordre d'idées que ça se passe : l'idée, rien qu'en y pensant, de rentrer dans un commerce pour m'acheter du savon, eh bien, c'était trop trop trop.

 

Jusqu'où les obligations pratiques deviennent-elles des asserviss'ments, parfois ?

 

"Je cours plus après l'tram

Je n'en ai plus envie .."

 

J'ai écrit ces mots, y a tout juste ... deux mois, peut-être. Une chanson est née sur le sujet, oui. Voilà que, pourtant, ces derniers jours, je re-trahis ma décision. D'abord, j'ai couru après l'tram, une ou deux fois, après l'boulot, quand ce dernier arrivait, rue de la Brasserie, et, dans l'état de fatigue où je m'trouve, l'idée de rester planter vingt minutes à l'arrêt, en restant planté debout, j'en voulais franch'ment pas. Mais c'est pas tout. Même au sens figuré (qui est celui dont je parle réell'ment dans ma chanson), j'ai trahi, quelque part, ma décision : je me lève parfois au dernier moment, et il m'est lourd de me dire, dans ces cas-là, que je dois renoncer ... à écrire sur mon PC, à télécharger des clips, à envoyer tout azimuths des invitations pour mon anniversaire mardi prochain, donc je consacre quand même un peu de temps à ça, résultat des courses je dois quand même turbiner pour arriver, quand même, à prendre mon bain, m'habiller, filer jusqu'à l'avenue de la Chasse pour attraper le tram. OK, OK, OK.

 

"En bon aveugle ou en bon malvoyant

Avec ou sans canne blanche, pour paravent ..."

 

Ca aussi, je l'ai écrit. Je sais pourquoi. Je me sens anesthésié, ces derniers temps. Je vis, oui. Les événements se passent devant mes yeux, oui. Je ne peux pas dire que je renonce à mes priorités, non. Juste, juste l'impression de ne plus rien voir, d'amasser des situations, de les digérer avec mes yeux, sans plus. Quelque chose me manque, quand même.

 

Y aura, dans un mois, un an que je me suis rendu au festival "Alors chante", à Montauban. Un an que je me suis attardé cinq jours à Limoges. Un an que j'ai passé une semaine chez mes amis à Sierck-les-Bains, en Lorraine. Un an, un an, un an. Le choc, parfois, des dates anniversaires. J'ai plein de photos dans mes albums. Me dire : déjà un an, ça date. Ca me fait tout un choc.

 

D'accord, ça passera.

 

Une victoire, hier matin. Un de mes chefs m'a présenté ses excuses. Oui, la veille, au boulot, ça avait bardé (j'en dis pas plus). Il m'a dit : "Je reconnais que ... dans ce que je t'ai dit, j'étais parti sur des bases erronnées". Ca m'a fait plaisir. Ceci dit, venant de ce chef (avec lequel, par ailleurs, je m'entends bien), je ne suis pas "trop" étonné. C'est un chouette gars, qui sait parfait'ment revoir ses positions et se remettre en question. Juste un détail : c'est le gars qui fait certain'ment la part des choses entre le moment (logique) où il entre dans ses fonctions (avec tout ce que ça représente) et le moment (tout aussi logique) où il termine le boulot et où il se met dans un rapport humain. Ca, on doit le savoir. Y a aussi, peut-être, de ma part, juste une réticence lorsque j'observe, avec ma paire d'yeux, certaines méthodes qu'il utilise, dans ses fonctions de chef, lorsqu'il a quelque chose à dire, à faire valoir. Mais bon ...

 

Vendredi n'est pas loin. 

 

 

Lire la suite...

Je n'irai à Séville

 

 

Je n'irai à Séville, j'en reviendrais déçue.

La foule rocailleuse m'empierrerait les yeux

Et les sueurs des corps gâteraient mes papilles.

 

Je n'irai à Séville tant ses beautés se paient

En petites coupures sans cesse additionnées

Pour ne se laisser prendre qu'entre deux rangs de corde.

 

Je n'irai à Séville. Les brusques bousculades

Des processions baroques me colleraient au mur

Parmi des ex-voto que je ne pourrais lire.

 

Je la rêve si verte sous les pins parasols

Aux longs sabots vernis de vipérines bleues

Quand tournent ronds, fous de soleil, les tournesols.

 

Je la rêve qui plante ses vignes au compas

Et dans un tablier relevé par les coins

Qui recueille avec soin les fruits du cotonnier.

 

Je m'y rêve croquant la caroube et l'amande,

Prisant le poivre doux des pivoines, des roses,

Du fort buisson de myrte et de l'ail que l'on pile.

 

Je ne veux la Séville des guides touristiques,

Je l'aime cognant dur au coeur, sous sa mantille

Dans mon désir puissant et terrible d'agave.

 

Extrait des Voyages de Papier

 

Lire la suite...

A mon neveu

Lettre à mon neveuj

Peut-on demander à ma mémoire de ne pas crier ses souvenirs ?
Voudrait-on, une fois encore, une fois de plus me bâillonner
Au nom du dialogue, de la dignité ? Les actes sourds, lourds et plus ravageurs que jamais hantent nos villes. Le peuple se tait, il sombre dans la morosité. Qui s'occupe de la peur, de notre peur à nous de notre propre fragilité à nous ? Les Pensionnés n'auraient-ils donc plus de choc émotionnel ? Seraient-ils au-delà de toute réaction épidermique ? Qui se soucie de notre état de crainte permanente ? Les Européens fragilisés eux aussi se souviennent, en silence, du Reich, des bombes et de leurs dégâts, ils sont passés par-là, Ils, Eux, Nous nous rappelons
De Gaulle, Pétain, Dantzig. La nomenclature n'est pas exhaustive
Nous pouvons vous raconter, nous aussi l' Histoire, notre histoire individuelle. Il est éclairant à bien des égards de voir combien nous sommes mis sur le côté nous les Européens On parle d'abondance des Palestiniens et des Juifs Et nous ? Nous voyons la peur s'installer jour après jour, dans nos immeubles, notre quartiers qui "craquent " La base » comme on nous désigne en politique La Base donc, a déjà les pieds dans la fange quand bien même elle ne le désire pas mais, c'est bien par "la base" qu'on attaque le Peuple n’importe quel Peuple

Mon cher neveu, mon cher enfant, laisse-moi te raconter
Il était une fois

En 1 9 3 6



Le bruit des bottes s’entend au loin. Mirage pour les uns, spectre pour les autres. Leçon de danse pour tous. C’est la
Polka du pas de l’Oie
Voilà pourquoi tu es parti, mon petit

Je me souviens…

Gide revient de l’URSS et clame sa déception. Malraux, la plume en bataille, lutte pour l’Espagne Frivole… Aragon termine « Les Beaux Quartiers » et Bernanos, ce joyeux… drille s’éclate avec « Le Journal d’un Curé de Campagne » Je n’oublie pas ton écrivain préféré, mon Blondinet,
Saint Exubérer. Cet idéaliste aux yeux étoilés parle d’une "Terre des Hommes ".
Les philosophes et Sartre en particulier tonnent clament, s’élèvent véhémentement. Ils expliquent, contestent, refont le monde qui fuit s’éparpille s’effrite devant eux Monde bulle, monde illusoire ; illusion de monde. Sartre veut le refaire ; tâche éléphantesque. Tu imagines, Blondinet ? Faire, refaire un monde ? Un autre monde dans lequel tu devrais vivre ; dans lequel, toi enfant de ce siècle, devrais pouvoir t’ébattre non te battre
Les philosophes : les gens bien : les bonnes gens désiraient ce monde-là, pour toi. Ils le voulaient à tout prix ; fut- ce au prix de leur vie mais
Le Monde, Blondinet, en effervescence tremble
Le monde littéraire découvre MEIN KAMPF bestseller du moment. Sacré Adolf ! Quel coup de pub ! Disent trop hâtivement les gens tandis que, certaines personnes prennent ce livre au sérieux, très au sérieux même Il y a un malaise derrière ce livre, un " je-ne-sais-quoi " de déroutant qui chamboule, effraie. Mais, le monde inquiet veut croire à la liber té chérie On fait semblant, on vit comme si. Pour se donner belle contenance on fredonne « Froufrou »
Les gens bien vont au café-concert
Les petites gens vont au café bistrot
Les gens bien découvrent Horst le fameux photographe
Les petites gens : Les affiches de propagande et lisent dans le désordre De Gaulle, Pétain,

La peur s’installe. La perplexité du début cède le pas à l’angoisse
L’auteur de « Mien Kampf ; argus de malheur s’agite, vocifère, menace de plus en plus et gueule :
LIBERTE HARMONIE ORDRE
Il rugit. (On en a pour un petit moment) donc, te disais-je, Hitler glapit
« Les Peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes et…c’est
L’ANSCHLUSS
On scande
PEUPLE SOL RACE
Tayaut ! Tayaut ! Tayaut. Tombe la Pologne
Tayaut ! Tayaut ! Tayaut. Tombe Dantzig
Tayaut ! Tayaut ! Tayaut. Tombent La Moravie, la Bohème

Mussolini légifère sur l’antisémitisme. Staline, pour avoir la Paix, signe un pacte de non-agression avec Hitler
Jules ROMAIN supplie « Grâce encore pour la Terre »

L’orage gronde dans les cœurs Des éclairs strient un ciel noir et y écrivent
VENGEANCE !

C’est loin tout ça ! Cela fait beaucoup, beaucoup d’années. Beaucoup, beaucoup de nuits ont passées sur tout ça
Je fais silence, élague ici et là ma mémoire ; essaie d’alléger mon récit mais, comment taire la Rhénanie ? La France et Léon Blum ? L’Espagne ensanglantée ? Pays du soleil, du rire, des chants, des flamencos ; l’Espagne torturée résiste
La Suisse, grelottante de peur, sortie de son rêve intérieur, la Suisse arrachée à son nombrilisme atavique ; frileusement, dis-je, se serre autour du Général Guisan, Guillaume Tell ressuscité.
Comment passer sous silence tout cela ? Si je désire t’expliquer, mon petit, pourquoi, cinquante ans après ces événements, tu es parti ; si loin, si loin de moi

Des clameurs dans les rues, des gémissements dans les foyers, la Suisse pleure ses Genevois tombés ; assassinés par la garde nationale alors qu’ils se dressaient contre le fascisme contre l’extrême droite bien implantée à Zurich
MORTS POUR LA LIBERTE
Nonobstant ces héros
Avancent les chemises noires
Avancent les chemises brunes
Avance l’ordre Nouveau
Avancent 124.OOO chômeurs
Avance, oui encore, avance la misère issue de 30% de dévaluation


Quatre ans plus tard. (Demain Qui sait ?)
1 9 4 0


Un matin, à l’aube quel bruit, quel appel m’a réveillée ? Je ne sais. Je me revois debout tenant la clenche de la porte de ma chambre que je venais d’ouvrir attirée par des murmures, des éclats de voix. Mots incompréhensibles, langage inconnu. Mes parents s’embrassent sur le palier. Ces soldats allemands les entourent, les séparent Mon père, dévale les escaliers à coups de botte, à coups de crosse. Il crie ses ultimes recommandations à ma mère tout en déboulant les escaliers. Figée sur le seuil de ma chambre, cachée derrière un dos qui ne s’est même pas retourné (Une sentinelle allemande) dont la crosse du fusil m’arrive à hauteur des yeux ; derrière ce dos je vois la scène très calmement, sans larmes ni criailleries intempestives Muselée par l’incompréhension de mes quatre ans, je n’ai pas peur. Nous sommes en 1940. Le 18 mai. Mon père, ton oncle Georges est prisonnier de guerre. Il reviendra cinq ans plus tard.
C’est la Guerre, la Grande Guerre
Je fais une halte pour que tu comprennes bien, mon enfant, mon neveu, pourquoi tu es parti si loin, si loin de moi cinquante ans après ces événements.

Je m’imagine chasseur. Un coup de feu. Pan ! Un coup sec dans une nuit blanche et
"L’EIDER » à mes pieds !

================================
Lire la suite...

Rideau cherche théâtre - suite


Ce mercredi 31 mars 2011, Michael Delaunoy, Directeur artistique, et Jean-Marie De Backer, Président, ont fait le point sur la situation du Rideau de Bruxelles.


Pour rappel, le 18 octobre 2010, le Rideau annonce publiquement qu’il est contraint d’envisager son avenir hors du Palais des Beaux-Arts dès la saison 2011-2012. Son intention est d’une part de pouvoir investir un lieu prêt à accueillir provisoirement ses créations dès septembre 2011, et/ou de dégager avec la Communauté française une solution pérenne d’implantation.

En six mois, le Rideau, épaulé par plusieurs partenaires, a exploré plus de 80 pistes, sillonnant la région bruxelloise et multipliant les contacts. Recherches effectuées alors que le théâtre est en pleine activité.

Le Rideau remercie toutes les personnes, organismes publics et privés qui l’ont aidé dans cette recherche, ainsi que tous les théâtres, du plus petit au plus grand, qui ont proposé leur soutien*. Malgré les contacts fréquents avec la Communauté française, aucune solution satisfaisante n’est concrétisée à ce jour. Le Rideau a dès lors programmé sa saison 2011-2012 dans différents lieux à Bruxelles, en nomadisme.

Il est nécessaire pour le Rideau, afin de poursuivre sa mission, de disposer à court terme de deux salles, d’un espace de répétitions, d’espaces d’accueil et de moyens techniques suffisants. Une solution pérenne doit être dégagée pour le mois de mai 2011 pour permettre au Rideau d’envisager son avenir de manière claire et sereine.


Le fait de nous retrouver, dès la saison prochaine, démunis de lieu permanent suscite notre inquiétude.

En 2011-2012, le Rideau sera donc accueilli au Kriekelaar, centre culturel flamand schaerbeekois, ainsi que dans différents lieux que les spectateurs du Rideau connaissent bien : le Théâtre Marni, la petite salle du Varia, Wolubilis et l’Atelier 210. Une fête de présentation de saison aura lieu le samedi 14 mai prochain



Pourquoi sauvez le Rideau ?
Trois réponses :

- Ce qui est aujourd’hui en jeu, c’est la survie de la plus ancienne compagnie de création en Belgique francophone, fondée par Claude Etienne en 1943. Dès l’origine, le Rideau choisit de mettre en avant les nouvelles écritures, belges et internationales. La naissance du Rideau c’est aussi la naissance du théâtre belge francophone. Ce poids symbolique mérite d’être pris en compte.

- Alors que le Rideau traverse aujourd’hui la crise la plus grave de son histoire, il réussit parallèlement à mener une mutation décisive sur le plan artistique et à renouveler ses publics, toutes choses qui ne pourront s’accomplir pleinement que dans un lieu permanent. Cette mutation est également perceptible dans les activités du Rideau qui se sont diversifiées grâce à la politique dynamique de coproductions et partenariats nationaux et internationaux initiée par son directeur artistique, à la tête du Rideau depuis 2007.

- Quel rôle jouera à l’avenir le Rideau de Bruxelles ? La Communauté française a l’opportunité de disposer d’une institution dédiée à la découverte de nouvelles écritures. Si on lui en donne les moyens infrastructurels et budgétaires, le Rideau pourrait demain devenir le centre dramatique des écritures contemporaines en Communauté française. Il serait dommage que Bruxelles, qui jouit d’une position de carrefour européen, soit privée d’un tel projet, existant dans d’autres capitales.

 


Lire la suite...

Le dernier numéro de "Alernatives théâtrales vient de paraître !

"Philippe Sireuil, les coulisses d'un doute"
12272728257?profile=original

Ce numéro est consacré au parcours artistique de Philippe Sireuil au théâtre et à l’opéra.

Sous la forme d’un abécédaire, son travail est analysé et interrogé grâce aux témoignages de ses partenaires privilégiés, auteurs, acteurs et collaborateurs artistiques.

En accord avec lui, et ouvrant sur l’avenir, cette présentation est complétée par un dossier « transmission » où se retrouvent trois metteurs en scène qui ont à un moment ou un autre croisé son chemin : Jean-François Sivadier, Armel Roussel et Aurore Fattier.

Ce numéro comprend aussi un dossier sur la XIVe édition du Prix Europe pour le théâtre dont le grand prix a été décerné cette année à Peter Stein, le prix Nouvelles Réalités Théâtrales partagé entre Viliam Docolomansky, Katie Mitchell, Andrey Moguchiy, Kristian Smeds, le Teatro Meridional et le Vesturport Theatre et le prix spécial attribué à Jurij Petrovic Ljubimov.
 
Une présentation du numéro en présence de Philippe Sireuil et Bernard Debroux aura lieu le mercredi 27 avril à 18h30 au Théâtre de la Place des Martyrs (Bruxelles).
Réservation indispensable :gabelaservante@skynet.be.
Pour vous procurer ce numéro, contactez:

Alternatives théâtrales
39 rue Forestière B-1050 Bruxelles Belgique
Tél: +32 2 511 78 58 - Fax: +32 2 502 70 25
info@alternativestheatrales.be

Lire la suite...

CYCLE  LITTERAIRE  2011  HAM-SUR-HEURE-NALINNES

 

Le Collège communal, à l’initiative de l’Echevin de la Culture, du Comité culture et du Réseau communal de Lecture publique de ham-sur-Heure-Nalinnes, est heureux de vous inviter aux rencontres du neuvième cycle littéraire de l’entité.  Comme précédemment, six rencontres littéraires vous seront proposées durant l’année 2011.

 

La troisième rencontre aura lieu le jeudi 5 Mai et nous recevrons  Bruno COLMANT
Professeur d’université, financier belge, membre de l'Académie royale de Belgique.  Chroniqueur apprécié dans la presse belge, il est l'auteur ou le co-auteur de plus de 35 ouvrages. Ses dernières publications : «  L'année fracturée »  et « Les éclipses de l’économie », recueil d’articles publiés dans Trends Tendances et l’Echo.  

12272727870?profile=original

Nous vous attendons nombreux à 19 h.30 au château Monnom, Place du Centre, 14  6120 Nalinnes. 

Le verre de l’amitié vous permettra d’échanger vos impressions, de bavarder avec l’auteur et d’acquérir ses œuvres dédicacées. Entrée gratuite.

Pour recevoir un rappel par courriel, avant chaque manifestation, envoyez votre adresse à anne.sonet@publilink.be

 

Coorganisé avec le Service de la Promotion des Lettres de la Communauté française et l’aide de la Direction générale des Affaires culturelles du Hainaut.

 

 

 

Lire la suite...

             ... " Donc, dans la soirée, je sortais de chez Eva. A peine dans la rue, malgré le vent glacé qui commençait à balayer la ville, une bouffée de sueur me trempait tout entier. Je partais à grands pas, dans une direction ou une autre, peu importait maintenant, avec cependant l'injonction de ne pas m'approcher du Kursaal, ni de la rue à la vitrine. En ces deux lieux, si proches que l'on aurait pu les confondre en un seul, se focalisait l'origine de ma douleur, se renouvelait indéfiniment l'étrange opération qui m'avait détruit.

Contournant la zone interdite, mes pas me conduisaient souvent sur le front de mer, assez loin du centre, à un endroit où la jetée était bordée d'un long passage à colonnades. J'étais venu ici auparavant, attiré par l'aspect mystérieux et romantique du lieu. La mer du Nord, parfois étincelante sous les éclats de soleil, parfois lourde et opaque comme de la glaise se reflétait dans de hautes glaces qui couvraient le mur du passage. Des mouettes altières criaient, les passants apparaissaient ou disparaissaient entre les colonnes.

          Mais maintenant, dès la première fois que j'y revins, je constatai que l'endroit avait perdu toute sa magie. Les mouettes étaient devenues de lourds oiseaux, arrogants et hurleurs, qui souillaient les bancs, le plâtre des colonnes s'écaillait et était strié de graffitis obscènes. Des excréments de chiens et des gravats se mélangeaient au sable. Quant aux passants, dont j'avais, auparavant, attribué la lenteur au désir de jouir de la poésie du site, je découvris qu'ils étaient presque tous pensionnaires d'un long bâtiment, et que celui-ci n'était autre qu'une maison de retraite. Leurs infirmités leur imposaient ce rythme alangui, et personne, voyant leurs regards morts et leurs pas hésitants, n'aurait pu les prendre pour des amoureux du lieu.

         Cependant, quand je me rendais là-bas, et je m'y retrouvais souvent, la détérioration des êtres et des lieux ne me gênait pas. Je m'allongeais sur un banc, la tête à l'opposé du Casino, et je fixais le ciel, où toutes les teintes de gris et de blanc se succédaient rapidement. Les mouettes criaient lamentablement. Quelquefois des toux ou des raclements de pieds m'annonçaient la venue d'un pensionnaire. Je faisais alors semblant de dormir, afin qu'il ne cherche pas à me parler. Qu'il me prenne pour un alcoolique cuvant sa bière, où un des drogués fréquentant le petit parc proche. Que je suscite le dégoût ou la peur, l'essentiel était que l'on ne m'approche pas.

           J'allais aussi dans ce parc, et c'est là que je vécus l'expérience ultime, qui devait fermer la boucle de mon malheur, et enfin arrêter la ronde où il m'entraînait depuis des mois.

 

Extrait de la nouvelle "Comme à Ostende"lille 2008 067 - Copie

Lire la suite...

L'arc-en-ciel

Ne sachant plus au justeCe qu’il en était,J’ai rangé les crayonsAux multiples couleurs.Ne sachant plus au justeCe qu’il fallait penser,J’ai rangé les pinceauxEt les pots de gouache.Ne sachant plus au justeOù cela me menait,J’ai rangé les papiers,Les pastels, les marqueurs.Ne sachant plus au justeQue faire ni que dire,J’ai rangé l’arc-en-cielDessiné avec soin.Sur chacune des couleursBrillait une valeur,Sept tons en harmoniePour se sentir en vie.J’allais enfouir au piedUn fabuleux trésorQuand le vent a tournéEt s’est mis à souffler.Il chassait les nuagesDétruisant au passage.Le ciel s’assombrissait,Des poussières voltigeaient.Le soleil apeuréPar cette forte bourrasqueN’a su contenir ses larmesEt s’est mis à pleurerM’obligeant à rentrer, déçue,À bien fermer la porte,Et à me protégerEn attendant que ça passe.Des giboulées énormesCognaient sur les carreaux.Des éclairs déchiraientCe ciel d’un noir charbon.La voûte de ma bulleEst maintenant coloréePar ce bel arc-en-cielQue je voulais partager.Dans un petit tiroirAu fin fond de mon cœur,J’ai rangé le trésorPlus précieux que de l’or.Là, j’attends patiemmentUne belle éclaircie,Une esquisse coloréeDe bonheur et de paix.Deneyer Viviane 13/04/2011
Lire la suite...

journal de bord, mercredi 13 avril 2011

S'énerver, gueuler à tous les vents, dire des trucs qu'on ne pense pas n'est jamais, dans l'absolu, une solution.

 

Lorsque j'en arrive moi-même à de telles extrémités, je m'en veux toujours (après coup), j'en suis mal.

 

Ceci dit, quand on prend du recul ...

 

On peut établir certains constats.

 

S'énerver, gueuler à tous les vents, dire (par la même occasion) des trucs qu'on ne pense pas, ça permet aussi de débloquer, dans le concret, certaines situations, de repartir ensuite sur d'autres bases.

 

Je le vis parfois dans mon boulot.

 

Dans le milieu artistique, les occasions ne manquent pas.

 

J'ai surtout, à ce sujet, été à bonne école ... dans ma propre famille.

Lire la suite...

possibilité d'une noyade

 Je prie pour ne pas me noyer dans les délices d'une série de marines trop clean..

 Je prie pour garder la tête hors de l'eau.. 

Mais pourquoi ces scrupules après tout.. Faire un peu dans le facile, pour une expo en Suède, faire du fastoche, du vendable..

 par exemple  ajouter le phare , silhouette sombre sur les rochers déjà dans le noir.

35x24 acry marouflée sur toile

 gegout © adagp.2011

SDC10486  

Lire la suite...

L'Autre

A vous,

Je viens de lire le texte de Robert Pirschel intitulé : "c'est quoi l'amour" et je me suis dit que ce texte "L'Autre" pouvait être une réponse possible.

 

L’amour de l’un veille  sur l’Autre.

 

L’Autre

 

C’est l’indispensable du soi, sa conjonction.

C’est l’enrichissement de son être

C’est celui vers qui tout peut arriver, c’est celui avec qui tout peut arriver

C’est l’empêcheur de tourner en rond, autour de soi, uniquement pour soi

C’est le réceptacle du bonheur

C’est l’autre moi, c’est l’ami.

 

Ainsi soit l’Autre

Alors avec toi

Au surplus, ma joie est de faire ta connaissance

Bref, je m’achemine vers toi

Car je suis inachevé sans toi

Cependant, tu t’abreuves de moi

D’ailleurs, je me nourris de toi

D’autre part, nous sommes l’un et l’autre

Delà mon ciel, je découvre ton horizon

D’où que tu viennes, je saurai aller vers toi

Donc, tu voudras me comprendre     

En conséquence, nos échanges nous fortifieront

Enfin, nous nous aimerons

En outre, nous n’épuiserons pas vainement nos corps et nos esprits

En revanche, nous devrons nous écouter avec intelligence

Ensuite, nous pourrons nous révéler

En tous les cas, nous serons ensemble

Et nous marcherons vers plus de grandeur

Mais, nous devrons toujours nous respecter

Néanmoins, les erreurs sont envisageables

Ni les échecs ne doivent départir notre volonté

Or, elle sera soumise à toute épreuve

Ou à tous les doutes

Ou bien aux rêves

Par conséquent, nous devons veiller l’un à l’autre

Par suite, nous pourrons nous appuyer sur notre croyance

Pourtant, nous apprendrons à mesurer notre ego

Puis nous n’oublierons pas les autres,

Soit l’ouverture de nos âmes

Tantôt dans la peine ou la douleur

Toutefois dans l’apaisement de l’amour.

 

 

Lire la suite...

Honorer Charles De Coster

12272593880?profile=original

Adrien Grimmeau, historien de l’art et spécialiste de la sculpture (il travaille sur la sculpture belge et sur l’art urbain) nous autorise à reproduire son important et intéressant document intitulé " Honorer Charles De Coster" qu’il fit paraître sur le site « Mémoires » en son temps.

Le 7 mai 1879, Charles De Coster mourait à Ixelles dans l’anonymat. Douze ans plus tôt, il avait publié la première version de son chef d’œuvre, La légende et les aventures héroïques, joyeuses et glorieuses d’Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays de Flandres et ailleurs. Paisible professeur de français à l’école de guerre, il avait consacré sa vie à ce qui serait l’épopée du peuple belge. Hélas, il n’obtint pas le succès escompté, et ne fut reconnu que des écrivains. A sa mort, Camille Lemonnier prononça un discours élogieux devant un maigre public. Le même jour, il monta un comité chargé de défendre l’œuvre de De Coster, mission qu’il ne pourra mener à bien[1]. Charles Samuel[2] a alors 17 ans. Il vient d’entrer à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Sculpteur prometteur, il a déjà gagné plusieurs prix quand, en 1888, Amédée Lynen[3], son colocataire, lui présente avec enthousiasme La Légende d’Ulenspiegel, qu’ils lisent entre deux heures de travail[4]. Ne sachant qu’envoyer au Salon de Bruxelles pour 1890, Samuel se fait conseiller par Lynen l’idée d’un hommage à De Coster. L’envoi impressionne le jury du Salon et les autorités, qui semblent convenir qu’il faudrait concrétiser l’oeuvre. Le 26 octobre 1891, Samuel soumet son projet à l’administration communale d’Ixelles[5]. Pourtant, l’idée ne sera pas suivie immédiatement.

En 1892, la tombe de De Coster est menacée de réemploi. La presse relaie les cris d’alarme des littérateurs belges[6], et voilà l’opinion sensibilisée à son patrimoine méconnu. Des amis déplacent le corps, on s’apprête à republier La Légende : le groupe de défenseurs de l’écrivain reprend courage. Parallèlement, le projet de monument de Samuel continue de faire parler de lui. Il circule d’exposition en exposition où il amasse de prestigieuses récompenses[7]. On en parle de plus en plus comme du projet d’un monument qui sera érigé à Ixelles[8].

C’est en janvier 1893 que tout s’active. Le gouvernement publie le 3 janvier une dépêche spécifiant que le projet est accepté, et qu’il interviendra pour moitié (soit 9000 francs) dans les frais de construction[9]. Le 13 janvier, Samuel, venant d’apprendre la nouvelle, envoie une lettre à la sœur de l’écrivain. "Voilà donc nos efforts couronnés de succès ; j’en suis profondément heureux et vais bientôt me mettre au travail ; la passion et l’admiration que j’ai pour Charles De Coster contribueront, j’en suis convaincu, à me faire produire une œuvre digne de sa mémoire. Je compte bien que vous viendrez de temps en temps en suivre les progrès".[10] Le contrat indique les dimensions : 5m de haut, 4m de large[11]. En profondeur, le socle mesurera 1,7m.

Fin 1893, le groupe central est envoyé à la fonte après quelques jours d’exposition dans les ateliers du sculpteur, où il fait excellente impression[12]. Après les dernières modifications, le monument est finalement inauguré le 22 juillet 1894 sous un soleil de circonstance, 15 ans après la mort de Charles De Coster. Beaucoup de monde est présent, des grands noms de la culture aux gens du peuple. Le comité organisateur, aux noms prestigieux (Lemonnier, Dillens, Maeterlinck, Mellery, Meunier, Verhaeren, Rops, …) décide qu’il ne sera prononcé qu’un seul discours de littérateur : celui de Camille Lemonnier, qui s’était investi dès le début dans la mission de reconnaissance de l’écrivain. Son allocution[13], élogieuse au possible, sur celui qu’il considère comme le père de la littérature nationale, est précédée d’une autre, plus brève, du bourgmestre, et suivie de chansons d’enfants adaptées de l’œuvre de De Coster. La journée, poursuivie par une garden-party chez la mère du sculpteur, se termine par une réception du bourgmestre[14].

Le lendemain, Caroline De Coster écrit son bonheur à une amie : "Jamais je n’ai été si doucement heureuse, (…) il y avait tant de monde que je croyais rêver… Et de fait je rêvais, jamais je n’aurais osé désirer une telle fête. (…) Elle était toute d’élan et d’enthousiasme, on avait l’âme heureuse comme si l’on avait retrouvé un ami mort".[15] Pus loin, elle indique que "Samuel doit venir se reposer chez nous quelques jours, il est surmené, le pauvre garçon a dû connaître bien des [difficultés], il a fait une belle œuvre…" La sœur de De Coster a beaucoup d’estime pour le sculpteur. Elle est la seule : dans son discours, Lemonnier ne le cite pas une fois. Les journaux relatant la cérémonie le citent eux aussi très peu. On préfère réparer l’oubli du nom de De Coster. De fait, l’inauguration fait beaucoup parler du défunt : L’art moderne consacre trois couvertures d’affilée au sujet, fait exceptionnel pour ce genre d’occasions[16]. C’est que la journée est fortement symbolique. Une nouvelle génération d’écrivains revendique l’existence d’une littérature belge indépendante, dont De Coster est un étendard rêvé. L’Etat suit le mouvement car aucune statue encore n’aurait été dressée en Belgique en l’honneur d’un écrivain francophone[17], et La Légende est un exemple des valeurs nationales. Quant à la commune d’Ixelles, elle est fière de montrer que cet écrivain dont on parle tant vient de ses quartiers.

Le monument

Charles Samuel a choisi pour son monument une forme de l’architecture mortuaire, celle de l’édicule funéraire, qu’il a considérablement agrandi. Son trait de génie est d’avoir relégué la référence à l’écrivain au second plan, pour représenter le couple fictif, Thyl et Nele. Cette idée de statue à l’œuvre d’un romancier plutôt qu’à l’homme lui-même, Charles Van der Stappen l’avait déjà concrétisée dans La Mort d’Ompdrailles en 1892. Notons que le sculpteur travaillait au projet depuis 1883[18], c’est-à-dire exactement dans la période où Samuel l’eut comme professeur à l’Académie de Bruxelles (1883-1888). On peut dès lors supposer que l’influence du maître s’est ressentie dans l’idée de l’élève.

Thyl et Nele sont assis sur le rebord de la niche. Eux et leurs accessoires constituent la partie en bronze de l’ensemble, coulée chez J. Petermann fondeur, Bruxelles. Derrière eux, un médaillon en marbre de l’écrivain, entouré de son nom et de ses dates de vie et mort (1827-1879), est accolé à la paroi, encadré de palmes et de rubans. Tout le reste est en pierre bleue. La niche est délimitée par deux colonnes engagées et un arc en plein-cintre, surmontés d’un entablement portant une citation du dernier paragraphe du livre : "… Est-ce qu’on enterre Ulenspiegel l’esprit, Nele, le cœur de la mère Flandre…". L’entablement est lui-même encadré de deux mascarons présentant Lamme (à gauche) et Katheline (à droite), personnages secondaires de l’épopée. L’ensemble est couronné d’un fronton à corniche courbe présentant des bébés joufflus dont deux, au centre, tiennent un miroir dans lequel se mire un hibou, les deux symboles d’Ulenspiegel, "qui n’est ainsi nommé que parce que son nom veut dire hibou et miroir, sagesse et comédie, Uyl en Spiegel"[19]. De part et d’autre de la niche, deux arrière-corps avec ailerons présentent, à gauche, un chat se réchauffant contre une marmite, et à droite, un chien dormant sous un rouet. Ces deux pendants représentent la chaleur et la douceur du foyer flamand. Sur le soubassement, derrière les pieds de Nele et Thyl, un léger bas-relief effacé par le temps présente la ville de "Damme en Flandre" et son beffroi. En bas à droite, les noms de Samuel et de Vestel, avec la date de 1894. Entre le projet de 1890 et le monument définitif de 1894, on observe de nombreux changements. Il est difficile de déterminer à quel stade l’architecte, Franz de Vestel, est intervenu dans l’élaboration, mais c’est probablement grâce à la nouvelle vision née de la parfaite collaboration des deux hommes que le projet s’est épuré. Franz de Vestel ne réalisa que peu d’œuvres dans sa carrière[20]. Il conçut principalement des maisons bourgeoises, où se lit son admiration des formes de la renaissance flamande. Cette influence est ici aussi déterminante, et convient parfaitement au sujet. Il a néanmoins réussi à épurer le côté expansif flamand dans une réalisation juste, où architecture et sculpture se confondent en une harmonie rare.

Au départ, le monument se présentait comme un résumé des œuvres de De Coster. La Légende d’Ulenspiegel était bien sûr la clé de l’édifice, mais le soubassement présentait, en plus de Damme, les autres écrits de De Coster, organisés chaque fois autour d’une banderole portant leur titre. Les symboles de La Légende, hormis le couple central, se trouvaient relégués à des détails : le hibou et le miroir laissaient place à une inscription "Charles De Coster" tenue par les amours, et se retrouvaient, pour le hibou, dédoublé aux bords de l’entablement, et pour le miroir, dédoublé de part et d’autre du plein-cintre. Lamme et Katheline étaient ramenés aux bas-côtés, et l’inscription de l’entablement se trouvait, réduite, en dessous de la figuration de Damme, pour céder sa place à un entrelacs de roses et de ruban. L’architecture elle-même était moins heureuse : des piliers préfiguraient les colonnes, tandis que la niche centrale prenait la forme d’un cul de four, écrasant Thyl et Nele, déjà plus petits que dans la version finale. Les arrière-corps n’étaient pas encore développés, mis à part les deux groupes du chien et du chat, qui, dans ce contexte, symbolisent Les légendes flamandes, alors que dans le contexte du monument définitif, ils plantent simplement le décor des aventures d’Ulenspiegel.

L’ensemble actuel est donc un hommage à De Coster au travers de son œuvre principale, celle que Samuel et Lynen aimaient tant lire dans leur atelier. Et Samuel témoigne d’une compréhension très fine du roman. Plusieurs détails discrets enrichissent le monument pour ceux qui ont lu l’œuvre. Ainsi, une observation attentive permet de remarquer que les deux chapiteaux composites coiffant les colonnes sont différents. En fait, ils symbolisent chacun le personnage représenté au dessus d’eux. A gauche, la lecture est facile : Lamme, le meilleur ami de Thyl, et grand amateur de ripailles, est représenté par une chope de bière se déversant généreusement. Le lien avec la colonne est rendu pas quelques fruits. Pour Katheline, la lecture est moins évidente. Il s’agit probablement de flammes. La mère de Nele passe en effet pour une sorcière, amoureuse du diable et devenue folle après l’épreuve du feu – la folie se lit très bien dans son visage. Le lien avec la colonne présente une menotte et des chaînes, signes de l’emprisonnement de son esprit. Katheline n’est pas le personnage secondaire le plus important de l’épopée : on aurait pu lui préférer le père de Thyl. Si Samuel l’a choisie, c’est pour former un double chiasme avec le groupe central : Thyl, personnage masculin, à droite, en parallèle avec son ami à gauche, et Nele, personnage féminin, à gauche, en parallèle avec sa mère à droite. Le chiasme porte donc sur les relations entre les personnages, et sur leur sexe. Autre détail qui a son importance : les putti, de six dans l’ébauche, deviennent sept dans le monument. Sept est le chiffre symbolique récurrent de La Légende : Thyl doit combattre les sept péchés capitaux pour donner à la Flandre les sept vertus[21]. Ils symbolisent donc, au delà de la prospérité de la Flandre comme on l’a souvent dit, les vertus à venir.

Le couple central est particulièrement bien rendu. Moins chétif que dans le projet, Thyl est présenté en homme mûr perdu dans un moment de mélancolie, son épée posée à côté de lui sur l’écusson flamand. Sur son torse, les cendres de son père assassiné. Nele le réconforte affectueusement. Elle porte le vêtement traditionnel zélandais, que Neel Doff, future écrivaine qui posa pour la sculpture dans sa jeunesse[22], avait déjà remarqué : "J’aurais voulu être paysanne zélandaise pour pouvoir m’habiller ainsi ; même l’amoncellement de jupes, qui les faisait rondes comme des cloches, me plut".[23]. La scène, plus rêveuse qu’héroïque, est proche d’un passage de La Légende :

- Tu es triste? disait-elle.
- Oui, disait-il.
- Pourquoi? Demandait-elle.
- Je ne le sais, disait-il, mais ces pommiers et ces cerisiers tout en fleurs, cet air tiède et comme chargé du feu de la foudre, ces pâquerettes s’ouvrant rougissantes sur les prés, l’aubépine, là, près de nous, dans les haies, toute blanche… Qui me dira pourquoi je me sens troublé et toujours prêt à mourir ou dormir ? (…) Mais elle ne parlait point, et d’aise souriant regardait Ulenspiegel[24].

Cet amour de la nature correspond bien à la position du monument aux abords des étangs d’Ixelles, à l’emplacement du banc où s’asseyait régulièrement De Coster. Cependant, il n’est pas tourné vers l’eau, mais vers l’agitation populaire de la place Flagey. Pour accentuer cette cassure, Samuel tenait à l’implantation de végétation en hémicycle derrière le monument[25]. Ce dispositif n’est plus présent aujourd’hui, ce qui sert le monument : celui-ci marque une transition vers l’espace de quiétude que constituent les étangs, et semble appartenir déjà à ce calme.

Réception

Le monument est très bien accueilli. Mais comme celui de Charles De Coster, pas de Charles Samuel. On convient de sa beauté, mais pas toujours au bénéfice du sculpteur : Michel de Ghelderode, décrivant l’œuvre, écrit "Ce Tyl qui se repose près de son amie, c’est signé Samuel et c’est visiblement d’un autre. Je ne trouve que Julien Dillens pour avoir modelé cela… Aucune importance : l’œuvre est belle, De Coster est honoré…"[26]. Certains commettent même la faute et attribuent le projet de monument à Dillens[27]. C’est que, de la carrière de Samuel, c’est probablement la pièce la plus intéressante : une œuvre de jeunesse, sensible, passionnée et intelligente. Par la suite, le sculpteur ne sera plus si inspiré, et se perdra souvent dans sa volonté formaliste qui lui faisait dire : "Il ne sied pas de torturer sa forme pour y mettre des idées. Les idées doivent naître en admirant une forme exacte. C’est encore grâce à celle-ci qu’on peut exprimer les plus clairs symboles".[28] Ses œuvres perdront en émotion ce qu’elles gagnent en grandeur, en monumentalité. A Bruxelles, en témoignent parmi d’autres le Monument aux élèves du navire-école De Smet de Nayer (1912), les six statues de la Maison Balzer (1913), ou La Brabançonne (1930). Samuel réalisera de nombreux monuments ; on le traitera même de "tâcheron de la commande publique"[29]. Comme c’est le cas à l’époque pour les œuvres populaires, il existe plusieurs sculptures dérivées du monument De Coster. On peut en distinguer deux types. Tout d’abord, Charles Samuel a isolé le buste de Nele. Celui-ci existe en différentes matières : des exemplaires en plâtre (Musée communal d’Ixelles), bronze (Musée communal d’Ixelles), terre-cuite, ivoire et marbre sont attestés. La deuxième production dérivée est la réduction en bronze de la partie en bronze du monument. Thyl et Nele sont assis sur un piédestal de marbre vert délimité sur les côtés par deux volutes, et dans leur dos par une corniche courbe rappelant le fronton original. Sur ce socle est reprise la phrase de l’entablement réel. Le couple présente de légères différences par rapport à son modèle – notamment, l’embout de l’épée de Thyl n’est pas décoré dans la réduction, et le ceinturon de celle-ci suit un trajet plus simple. On connaît deux exemplaires de cette version, marqués Société nationale des bronzes, St Gilles Bruxelles, ce qui ramènerait leur date d’exécution à après 1902, année de changement de nom de l’entreprise Petermann[30]. L’un fut exposé en 1940 au Salon de Printemps à Bruxelles[31] avant d’être donné au musée de Bruxelles. Le second comporte l’inscription "A monsieur Louis Blyckaerts, échevin, 1903-1928, la commune d’Ixelles reconnaissante" ; son socle s’est vu greffer un emmarchement de pierre noire, et les deux volutes latérales sont de la même matière. Il semblerait que la Compagnie des bronzes ait elle aussi produit ce genre de pièce[32], mais aucune n’a été trouvée. Parallèlement à cette sculpture dérivée, on peut classer l’Ulenspiegel et Nele en ivoire pour l’exposition de Tervueren en 1897, dont le socle en marbre forme un muret inscrit toujours de la même phrase. Le couple y est plus proche de l’original. Dernière citation du monument : en 1914, La Légende est rééditée en version de grand luxe illustrée par Lynen. Le premier plat de couverture est orné d’un bas-relief en veau reprenant le couple de Samuel.

Toutes ces reproductions témoignent de l’importance du monument qui, s’il marqua les esprits en 1894 pour l’oubli qu’il réparait, ne fut un succès que grâce à la passion que Samuel y plaça. Cette œuvre est une réussite que le temps n’a pas oubliée, et il est agréable de constater aujourd’hui qu’elle est encore admirée non pour Charles De Coster ni pour Charles Samuel, mais bien pour la belle quiétude qui s’en dégage, ce qui est tout à l’honneur de Samuel et de Vestel.

Adrien Grimmeau, Historien de l’art et spécialiste de la sculpture

[1] HANSE, Joseph, Charles de Coster, Bruxelles, Palais des Académies, 1990, p.41.
[2] Concernant le sculpteur Charles Samuel (1862-1938), voir OGONOWSKY, J., « Samuel, Charles », in La sculpture belge au 19è siècle, Bruxelles, Générale de banque, 1990, v.2, pp.550-3.
[3] Amédée Lynen (1852-1938) fut illustrateur. Membre fondateur de l’Essor, il consacrera dix années aux illustrations de La légende.
[4] SAMUEL, Mme Charles, « Un grand sculpteur Charles Samuel », in Psyché, juin 1928, sp.
[5] Bulletin communal d’Ixelles, séance du 13 juin 1893, p.296.
[6] EEKHOUD, Georges, « Charles De Coster », in L’art moderne, 19 juin 1892, pp.193-5.
[7] Exposée à l’Essor (1891), à l’inauguration du musée d’Ixelles (1892), l’œuvre sera plus tard médaillée d’or à Anvers (1894), Dresde (1897), Paris (1900), Munich (1901), Saint-Louis (1904).
[8] « L’exposition d’Ixelles », in L’art moderne, 26 juin 1892, p.205.
[9] Bulletin communal d’Ixelles, op.cit.
[10] Lettre de Charles Samuel à Caroline De Coster, 13-1-1893, Bruxelles, Archives et Musée de la Littérature, ML 3719.
[11] Bulletin communal d’Ixelles, op.cit.
[12] « Le monument De Coster », in L’art moderne, 24 décembre 1893, p.413.
[13] LEMONNIER, Camille, in Inauguration du monument élevé par l’administration communale d’Ixelles à Charles De Coster le 22 juillet 1894, Bruxelles, Paul Lacomblez, 1894, pp.9-20.
[14] « A travers la ville », in Le petit Bleu du matin, 23 et 24 juillet 1894, p.1.
[15] Lettre de Caroline De Coster à une amie, [23 juillet 1894], Bruxelles, Archives et Musée de la Littérature, ML 3710.
[16] L’art moderne, 15 juillet 1894 pp.220-1 ; 22 juillet pp.227-30 ; 29 juillet pp.235-7.
[17] « Un monument mérité », in Le Soir, 4 novembre 1892, p.1.
[18] DEROM, Patrick (dir.), Les sculptures de Bruxelles, Anvers, Pandora, 2000, p.100.
[19] DE COSTER, La Légende…, « Préface du hibou ».
[20] Franz de Vestel (1857-1932) se consacra à la défense professionnelle et à l’enseignement. Il fut président de la Fédération des Sociétés d’Architectes de Belgique, directeur de la revue L’émulation, professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, et succéda à Victor Horta à la chaire d’architecture de l’ULB.
[21] HANSE, Joseph, op.cit., p.134-5.
[22] WILWERTH, Evelyne, Neel Doff, [Belgique], Bernard Gilson – Pré aux sources, 1992, p.61.
[23] DOFF, Neel, Jours de famine et de détresse, Paris, Bibliothèque-Charpentier, 1911, p.210.
[24] DE COSTER, op.cit., chapitre 31.
[25] « Le monument De Coster », in L’art moderne, 24 décembre 1893, p.413.
[26] DE GHELDERODE, Michel, Mes statues, [Bruxelles], Ed. du carrefour, 1943, p.55.
[27] L’illustration européenne, 1er avril 1891, p.437.
[28] PIERRON, Sander, Douze effigies d’artistes, Bruxelles, Xavier Havermans, 1910, p.36.
[29] STIENNON, Jacques, DUCHESNE, Jean-patrick, RANDAXHE, Yves e.a., L’architecture, la sculpture et l’art des jardins à Bruxelles et en Wallonie, Bruxelles, la Renaissance du livre, 1995, p.239.
[30] DUPONT, Pierre-Paul, HUBERTY, Colette, « Les fonderies de bronze », in VAN LENNEP, Jacques (dir.), La sculpture belge au 19è siècle, vol.1, Bruxelles, Générale de Banque, 1990, p.255.
[31] Salon de Printemps, Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 1940, n°29.
[32] Lettre de Charles Samuel, 21 février 1935, Bruxelles, archives de la Compagnie des bronzes (AGR), inv.2657 (I 272).

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles