Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16066)

Trier par

12272729481?profile=original« Parallèlement » est un recueil poétique de Paul Verlaine (1844-1896), publié à Paris chez Léon Vanier en 1889.

 

Tout comme Sagesse ou Jadis et Naguère, ce recueil contient des poèmes écrits durant le séjour de Verlaine en prison (de juillet 1973 à janvier 1875) et destinés à Cellulairement, ouvrage auquel le poète finit par renoncer. Certaines pièces de Parallèlement sont plus anciennes encore. Les sonnets des "Amies", notamment, avaient déjà été publiés en plaquette en 1867 chez Poulet-Malassis. Ce n'est toutefois qu'à partir de 1885 que Verlaine se consacre à la composition de Parallèlement, contemporaine de celle d'Amour. Ces deux recueils, joints à Sagesse - qui les a précédés - et à Bonheur - qui les suivra -, forment pour l'auteur une tétralogie. Cette dernière, ainsi que Verlaine l'écrit en 1892 à un journaliste, retrace "l'histoire en quelque sorte d'une conversion". Parallèlement y occupe une place particulière, quelque peu décalée, "parallèle" en effet: alors que les trois autres recueils célèbrent les bienfaits de la foi et les vertus de la religion chrétienne, Parallèlement exalte la chair et ses péchés. L'inscription de l'ouvrage dans une tétralogie chrétienne procède sans doute de la volonté de conjurer une tentation charnelle que le condamné exprime pourtant en toute autonomie, sans la réprouver mais sans non plus vraiment l'absoudre: "Parallèlement [...], comme son nom l'indique, n'est à côté des professions de foi d'auparavant et depuis [...] qu'une odieuse [...] confession de bien des torts sensuels [...]. Ce livre ne vient pas le dernier, ni tant s'en faut! le définitif de cette tétralogie, laquelle se clôt par Bonheur, un livre sévère et tout, tout chrétien" (ibid.).

 

Parallèlement s'ouvre sur un poème galant au ton satirique et grinçant, adressé à la "cocodette un peu mûre", à la "coquine détestable": "Dédicace". "Allégorie" offre ensuite le tableau d'une somptueuse décrépitude de toute chose. La première section du recueil, "les Amies", comporte six poèmes décrivant des amours saphiques. "Filles" consacre ensuite six pièces aux prostituées côtoyées par le poète. Puis vient un cycle de sept poèmes, "Révérence parler", qui fut composé en prison. La dernière section, "Lunes", est nettement plus longue que les précédentes. Parodique et nostalgique à la fois, elle met en perspective l'oeuvre antérieure dans des pièces telles que "A la manière de Paul Verlaine", "la Dernière Fête galante" ou "Poème saturnien". Le poète s'y livre également à une sorte de bilan de son existence, par exemple dans "l'Impudent" ou dans "l'Impénitent". Le souvenir de l'aventure rimbaldienne est évoqué à plusieurs reprises; on le trouve notamment dans "Explication", "Autre explication" et "Laeti et errabundi", ce dernier texte ayant été écrit après l'annonce erronée, en 1887, de la mort de Rimbaud. L'organisation d'ensemble de Parallèlement ne semble toutefois pas obéir à un rigoureux principe d'unité; le recueil est formé de poèmes très divers dans le ton et l'inspiration.

 

Verlaine écrit le 28 novembre 1887 à Lepelletier que Parallèlement est un "livre orgiaque, sans trop de mélancolie". Le corps et les plaisirs de la chair y occupent en effet une place importante, quoique non exclusive. Bravant les interdits de l' homosexualité et de la prostitution, cette poésie érotique offre le spectacle d'amours transgressives et convie le lecteur, qui devient ainsi complice, à y assister. Spectateur d'étreintes jugées coupables par l'opinion, il contemple des unions secrètes et intimes et se trouve placé dans une position perverse de voyeur.

 

L'écriture est à la fois directe et métaphorique, audacieuse et pudique: "La plus jeune étend les bras, et se cambre, / Et sa soeur, les mains sur ses seins, la baise, / Puis tombe à genoux, puis devient farouche / Et tumultueuse et folle, et sa bouche / Plonge sous l'or blond, dans les ombres grises" ("les Amies", II, "Pensionnaires"). Les mots et la mise en scène créent un jeu subtil entre ce qui est dit et ce qui n'est que suggéré, entre ce qui est montré et ce qui se dérobe. Ainsi, "Per amica silentia" ("les Amies", III) masque la scène amoureuse derrière de "longs rideaux de blanche mousseline" et n'en livre que les bruits. Dans "Sur le balcon" ("les Amies", I), les trois derniers vers ouvrent le rideau, de façon fort théâtrale, mais refusent pourtant encore le spectacle de l'étreinte qui demeure dans l'ombre et que seules des traces permettent de deviner: "Derrière elles, au fond du retrait riche et sombre, / Emphatique comme un trône de mélodrames / Et pleins d'odeurs, le lit, défait, s'ouvrait dans l'ombre." Les poèmes consacrés à l' homosexualité masculine et au souvenir de Rimbaud sont plus voilés encore, laissant par exemple indécise l'identité sexuelle des partenaires ("Lunes", "Ballade Sappho") ou privilégiant le registre métaphorique. Il arrive cependant parfois que le corps soit montré sans détours, que le voile et la retenue verbale cèdent la place à la nudité et à la crudité: "Tes mollets farauds, / Ton buste tentant [...] / Ton cul ferme et gros" ("Filles", V, "+ Mademoiselle").

 

L'écriture érotique sait varier le plaisir des mots tout autant que celui des amours décrites. Cette manière habile de mêler la nomination directe, voire vulgaire, à la métaphore suggestive en témoigne, tout comme ailleurs l'union d'un ton de badinage galant avec le sarcasme ("Dédicace") ou la parodie: "Mignonne, allons voir si ton lit / A toujours sous le rideau rouge / L'oreiller sorcier qui tant bouge / Et les draps fous. O vers ton lit!" ("Filles", I, "A la princesse Roukhine"). Ailleurs encore, la savante composition rhétorique d'un poème tout entier fondé sur une métaphore filée ("les Amies", IV, "Printemps"), loin d'être un froid exercice de style, atteste une jubilation ludique, une jouissance propre au verbe même.

 

Toutes les pièces de Parallèlement n'appartiennent pas, toutefois, au registre érotique. On retrouve dans le recueil cette propension à la confidence personnelle inhérente à la poésie verlainienne et que l'auteur semble impuissant à endiguer. Expression du moi, le poème devient alors ressassant et discursif. L'intensité poétique cède le pas à une sorte de linéarité prosaïque: "J'ai perdu ma vie et je sais bien / Que tout blâme sur moi s'en va fondre: / A cela je ne puis que répondre / Que je suis vraiment né Saturnien" ("Révérence parler", I, "Prologue d'un livre dont il ne paraîtra que les extraits ci-après"). Parfois même, la poésie tourne à l'anecdote et se met au service de polémiques dont l'enjeu est tout personnel et très limité. L'emprise du souvenir provoque une accentuation du caractère narratif, qu'il s'agisse du souvenir de l'union avec Mathilde - dans "Guitare" ("Lunes") par exemple - ou de celui de la liaison avec Rimbaud - dont "Laeti et errabundi" ("Lunes") retrace le "roman".

 

Dans certaines pièces cependant se laisse encore entendre la voix verlainienne des poèmes antérieurs à la conversion, celle dont l'"Art poétique" (voir Jadis et Naguère) a défini les principes. C'est le cas par exemple dans "Impression fausse", "Autre" ou "Réversibilités", mais de tels échos de l'esthétique ancienne sont rares, et n'échappent pas à la suspicion parodique: un titre tel qu'"A la manière de Paul Verlaine" ("Lunes") prouve bien que le poète se perçoit désormais comme capable de s'imiter lui-même.

 

Après Parallèlement, qui est "en quelque sorte l'enfer de son Oeuvre chrétien" (Avertissement de 1894), Verlaine poursuivra cette alternance, ce "parallélisme" entre des recueils mystiques et des recueils "orgiaques". La tentative de réunir la "Chair" et l'"Amour" que proposait déjà le poème "Luxures", dans Jadis et Naguère, demeure un voeu pieux. Furieusement exaltée, quoique non sans honte et remords, la sensualité se déploiera encore dans "Chansons pour Elle" (1891), "Odes en son honneur" (1893), "Chair" (1896) et dans des recueils imprimés sous le manteau et jugés encore aujourd'hui trop scandaleux pour figurer dans les éditions des oeuvres poétiques de Verlaine, Femmes (écrit en 1890 et imprimé en 1891), Hombres (1891 et 1903). Jamais vraiment innocenté en dépit de la délectation avec laquelle le poète s'y adonne, l'érotisme est bien cet "enfer" de l'"Oeuvre chrétien". Après Bonheur (1891), les Liturgies intimes (1892) lui redonneront la parole.

 

Lire la suite...

12272730096?profile=original« L’enfer » est une satire poétique de Clément Marot (1496-1544), publiée à Anvers chez Steels en 1539.

 

En mars 1526, Marot fut jeté en prison pour avoir mangé du lard en carême, transgression qui pouvait passer, aux yeux de l'Église, pour une profession de foi réformée. Incarcéré d'abord à la prison du Châtelet, le poète fut transféré ensuite à Chartres, où il écrivit l'Enfer. Il ne dut sa libération, le 1er mai de la même année, qu'à l'intervention d'amis fidèles.

Dans cette satire violente et vengeresse, Marot s'est vraisemblablement souvenu de la Divine Comédie: les questions angoissées qu'il pose au sergent rappellent à bien des égards le dialogue de Dante et de Virgile; comme le poète de l'Énéide, le sergent possède une double fonction de dévoilement et d'explication. Mais la référence à Dante s'estompe dans la suite: elle fournit moins au poème un cadre général qu'une impulsion initiale.

 

"En la prison claire et nette de Chartres", le poète se souvient, par contraste, de l'"Enfer tresimmunde" du Petit Châtelet. Il évoque aussi le Grand Châtelet, siège de la juridiction royale, où les procès, "serpenz enflez, envenimez, / Mordants, mauldictz, ardens et animez" (v. 139-140) s'engendrent les uns les autres, où les juges font leur profit de ces perpétuelles discordes entre les hommes. Devant Rhadamantus, juge des Enfers qui trompe ses prisonniers par des questions doucereuses, le poète allègue l'affection du roi pour sa personne (v. 308-323), ainsi que son innocence religieuse ("Clement n'est poinct le nom de Lutheriste", v. 350) et son renom poétique ("Quant au surnom, aussi vray qu'Évangile, / Il tire à cil du poëte Virgile [...]: / Maro s'appelle, et Marot je me nomme", v. 358-362). Une fois qu'il a achevé son discours, Rhadamantus l'envoie rejoindre les autres prisonniers.

 

L'Enfer ne se réduit pas à une description allégorique dans le goût des Rhétoriqueurs, où le poète ne ferait que transcrire une réalité inique dans le répertoire de la mythologie. Si le poème possède une indéniable force, c'est d'abord qu'il fait entendre les voix des protagonistes, et imprime à chaque discours un contenu et un martèlement propres. La longue tirade initiale du sergent ne se résume pas à sa fonction descriptive et explicative. Elle dote le personnage d'une étrange ambivalence: capable du plus cruel cynisme ("Et tant plus sont les hommes discordans, / Plus à discord esmouvons leurs courages, / Pour le prouffict qui vient de leurs dommages", v. 64-66), le guide des Enfers termine son discours par une condamnation des prédicateurs chrétiens, dont le laxisme moral explique cette manie des procès entre les hommes ("Pas ne diront qu'impossible leur semble / D'estre chrestien et playdeur tout ensemble", v. 197-198). Ainsi amorcée, la réflexion morale se prolonge dans le discours du poète, qui lance un "Advertissement aux jeunes gens de fuyr le vice": rompant le fil de sa description des Enfers, il engage les "enfans suyvans maulvaise vie" à choisir une existence honnête, qui les préserve de la "subjection des infernaux". Curieusement, le gardien cynique et son prisonnier se rejoignent dans une même condamnation de l'immoralité du monde. Cette conjonction donne un relief d'autant plus grimaçant au troisième protagoniste, le juge Rhadamantus. Nul penchant à la réflexion ou à l'objurgation morale chez ce dernier, qui ne connaît que la douceur hypocrite ou la violence de la torture. Incarnation d'une justice corrompue, sans égards pour les faibles, la figure de Rhadamantus s'inscrit dans une longue protestation des poètes et humanistes de la Renaissance contre les perversions du droit: le Cinquième Livre, attribué à Rabelais, se souviendra de l'Enfer lorsqu'il opposera, à un Panurge terrorisé, le magistrat Grippe-Minaud et ses Chats-Fourrés.

 

Paradoxalement, l'infamie notoire du juge stimule le prisonnier-poète. En même temps qu'il se lave de l'accusation de luthéranisme, il revendique orgueilleusement, presque agressivement, sa biographie et sa vocation: "En la mer suis congneu des plus haultz Dieux, / Jusque aux Tritons et jusque aux Nereides" (v. 326-327). Étrange plaidoyer: la question religieuse, qui a entraîné l'emprisonnement, est reléguée au second plan par un hommage à la poésie et au roi défenseur des lettres: "Le beau verger des lettres plantureux / Nous reproduict ses fleurs à grandz jonchées" (v. 368-369). Le caractère déplacé de ce discours est naturellement voulu par Marot: devant une brutalité arbitraire toujours prête à découvrir le mal où il n'est pas, rien ne sert de se disculper longuement; mieux vaut clamer, haut et fort, les pouvoirs de l'esprit. Qu'importe que le prisonnier n'ait rien à attendre d'un tel plaidoyer: au moins refuse-t-il de se soumettre à la logique de la force, en récusant le jeu perverti des questions et des réponses.

 

Ce n'est pas le moindre intérêt de l'Enfer que de mettre en scène, avec la clarté d'un paradigme, les rapports du pouvoir discrétionnaire et de l'écrivain: la force masquée en droit peut bien déployer tout l'arsenal de ses tourments, l'homme du verbe se situe définitivement ailleurs, loin de ses atteintes.

Lire la suite...

journal de bord, lundi 18 avril 2011

La Provence, je l'ai appris ce matin, regorge de chanteurs de rue. Je le savais déjà, mais je suis heureux de le réentendre, ce matin, de la bouche d'un pote qui s'est égaré pas loin d'Avignon. En juillet (ou p'têt avant), on avis'ra.

 

Peut-être qu'entre temps (restons en France) ...

 

Du côté de Limoges, où des amis habitent toujours, où un parc extraordinaire se livre ponctuell'ment à des après-midis contes, où un magasin de chaussures (très charmant) vous accueille sous un porche (avec un vélo, dehors, et un piano, à l'intérieur), où la Gare des Bénédictins veille (ou surveille) ...

 

Du côté de Montauban, où y a des arcades, où le pont (neuf ?) qui vous accueille (même par temps de pluie) vous transporte vers d'autres galaxies, où les églises se cognent ...

 

Du côté de Sierck-les-Bains, en Moselle, où y a un château, des routes chères à ma mémoire, une baraque à frites, une Diane, une Nathalie, une Ecriveuse ...

 

J'irai repointer mon nez. Faut pas que la nostalgie irréversible creuse son nid dans mon p'tit coeur ... fragile. J'ai parcouru ces lieux, y aura (déjà) un an, dans un mois.

 

Je trouv'rai peut-être le courage de reprendre la tente, que j'ai ach'tée.

 

En attendant ...

 

Je prépare mes 49 ans.

 

Demain, je l'ai déjà annoncé à pas mal d'entre vous, j'ai décidé, pour cette opportunité, d'inviter un maximum de gens à ...visiter mon "chez moi", entre 14 et 22 heures. 81, rue Général Tombeur, 1040 Etterbeek (Bruxelles). Qu'on se le dise. J'en ai déjà averti personnell'ment plus d'un. Quant à ceux que je n'ai pas avertis, qui tombent sur le message, qui désirent passer, bienv'nue aussi. Je ne demande pas de cadeaux. Une visite, à elle seule, est un cadeau. C'est au troisième étage.

 

ET vive la vie ...

 

 

Lire la suite...

ADIEU extrait de la Dame en Mauve

Adieu 8

Lui qui pensait à une fin la sienne, lui qui composait morceau par morceau le menu de son suicide, lui qui sombrait par bâbord l Pouvait- il encore penser à lui ? Le pouvait- il vraiment ? Tout en réfléchissant il nettoya la semelle de son chargeur qui lui semblait un peu terne. Le 11 septembre : La Guerre, la déclaration de Guerre l’avait secoué, chamboulé. Le 11 septembre 2001 L’Amérique, ses deux tours, des milliers de morts, des milliers d’explications, de prévisions. On explique ; On commente. Plus jamais ça, affirme- t-on encore une fois.
Il déposa son revolver sur le bureau et reprit
LA DAME EN MAUVE

Ma toute grande, salut
Triste que j’étais, malheureux que j’étais, infortuné. Dans sa chambre en ce moment la radio crachote vaille que vaille « Begin the Begin » il tape au rythme, en rythme, il tape, tape. « Quoi ? Que penser du livre » LA VIOLENCE AU QUOTIDIEN » me demandes-tu Ma dame en mauve, Madame en mauve où êtes-vous ? Pourquoi quand je suis si libre êtes vous si mariée ! ! ! Ce qui fut de l’ordre du beau ne peut devenir « pervers » comme il ne peut devenir » duel » Nous sommes vous et moi Ma Dame comme ces couleurs qui se marient malgré elles ; Vous me demandez la sagesse ??? Que voulez-vous dire par là ? Plus de drague de biche dans les sous-bois ? Plus de chasseur avec Arche d’amour ? Voulez-vous dire encore plus de mandoline, de Roman de la Rose ?
« C’est li Roman de la Rose
Où l’art d’Amors est tote enclose »
Défendue la chasse à courre ? Plus de vierge rougissante avouant dans un souffle : « Ciel j’ai failli » ou mieux encore la belle s’écrie « Ciel j’avais peur pénétrée de honte je me suis laissée faire « Ma Dame j’ai écouté vos confidences ailes repliées, dans l’ombre je vous guettais, vous vous livriez sans effort aucun. Madame Psy que vous consultez prétend elle m’enlever le sel de la vie ?l Ola qu’on me laisse mes rêves, mes illusions, mes entretiens avec Don Quichotte, mes complots avec Don Juan Qu’importe la cause pourvu que l’ effet » soit des plus agréables C’est fou ce que je m’aime, auto m’aime, je traverse ma phase Narcissique hardiment Je me lèche les babines cherche du regard quelque jupon affriolant Madame Psy assure et jure p 7 « Un individu pervers est constamment pervers… En psychologie je me place dans une philosophie humaniste Je pense l’homme bon mais « tordu »
PAR la vie et non pas POUR LA VIE
Ma rencontre avec toi fut pour moi une avancé parmi un champ truffé de mines antipersonnelles mais est ce toi qui as posé ces mines ?

Je vérifie notre vécu comme on vérifie un robinet d’eau « Il s’arrêta de lire soudain agacé de lui même Il vérifia toutes ses notes n’y voyant partout que le verbe « aimer » décliné à tous les temps, par gros vents, tempête, tourmente mais le Verbe était toujours présent pour t’épeler. Je remonte le temps, relis notre histoire à peine entamée Personne ne peut être la Dame en mauve le croire est de l’ordre de l’hérésie la Dame en Mauve tellement sublimée est devenue rêve On peut aimer et ne plus rien comprendre à son cœur on peut aimer et porter un souvenir en berne
Lire la suite...

journal de bord, dimanche 17 avril 2011

Ca va encore. Le lundi de Pâques, c'est pour la s'maine prochaine. Chouette : en dehors de mon 4/5ème (boulot), qui me gardera au chaud, chez moi (ou chez quelqu'un d'autre), jusqu'au dimanche suivant, y aura encore un jour de bonus.

 

Demain ...

 

A ne pas oublier ...

 

Une visite chez le pneumologue, en début d'après-midi.

Une émission, à Namur, dans une radio, le soir.

 

Pas trop de vent, dehors.

 

La chatte du voisin s'est arrangée (on la connaît) pour arpenter les pissenlits et les cailloux du jardin, attaquer les pantalons, s'étendre sans se gêner.

 

Un bourdon rôde. Merde : mon appareil photo est resté dans ma chambre.

 

Les chaises et la table, plantées au milieu du jardin, sont étroites. Ca va, j'arrive à flanquer mes jambes en biais.

Les oiseaux se font entendre.

 

Des branches traînent. Un de ces quatre, j'utilis'rai le broyeur. Aujourd'hui : relâche.

 

L'étroitesse des chaises, disais-je ...

 

Je pourrais, avec mes émotions du moment, en écrire tout un poème, toute une chanson, tout un roman ... digne du "Ego Tango'" de Caroline De Mulder, juste à mes côtés, sur la table.

 

L'étroitesse des chaises ...

 

Ca me cause volontiers problème lorsque je suis assis dans une salle où pas mal d'artistes passent, où d'autres gens s'étaient déjà installés avant moi et que, pour suivre "potablement" la suite des évén'ments, j'ai du m'arranger pour repérer les rares places disponibles (souvent : entre deux personnes).

 

Et là, encore ...

 

Je ne suis pas au bout de mes peines.

 

Le périmètre de la chaise est limité. Trouver ses aises, afin de suivre le spectacle, bonne chance ! Rapid'ment, les fesses s'irritent. Les dossiers des chaises sont durs et le corps risque de s'atrophier si on ne le remue pas un peu.

D'un autre côté, si on se relâche, on devient à la merci, dans le même public, d'une mémé mal embouchée, d'une étudiante râleuse qui vous dit "Monsieur, à cause de vous, je ne vois plus rien" ou "Monsieur, puis-je vous demander aimablement de ne plus bouger ? Vous coupez toute mon attention au spectacle", qui vous lance des regards significatifs ou qui vous donne de sérieux coups de pied dans la chaise ... pour que vous compreniez le message.

 

Hier, à Montignies-sur-Rocs, à l'occasion de la ... première scène ouverte, où je participais, parmi plein d'autres, en tant que chanteur, j'ai vécu, lorsque j'étais spectateur, à plusieurs moments, ces appréhensions, ces phobies devenues, par la force des choses, réalités. 

 

Quelques images prises sur le vif, aussi, lors de cet évén'ment ...

 

Une "Complainte du Phoque en Alaska" du groupe Beau Dommage, revisitée, jusque dans les accords de guitare et les impulsions vocales, par Monique et Freddy Sosson.

 

La Foire du Midi de Bruxelles s'est manifestée. Un souffle du Portugal l'a relayée. Des femmes "bien portantes" et "très belles" ont aussi parsemé mon coeur d'étoiles, d'images : il m'a suffi de penser à Nathalie M..., le première fille avec laquelle je suis sorti, quand j'avais dix-huit ans. La guitare et la sincérité d'Yves Marchal y étaient pour quelque chose.

 

Des enfants d'une école du cirque, dans le jardin, pour démarrer la série. Ils jonglaient et récitaient leurs tables de multiplication.

 

Un SDF sur un banc, que le froid n'a pas loupé. Un journal qui s'y est vagu'ment attardé dans un entrefilet.

Des vacances et des congés qui peuvent se prendre toute la semaine.

Oui, Philippe (Mai).

 

Un ukulélé, pour m'accompagner, quand ce fut mon tour. Merci encore, Philippe (Mai). Et un piano qui m'a été accordé, sur un plateau d'argent, pour ma "GRAND'MESSE" qui commence à prendre de l'ampleur en public. Merci, Anne.

 

Un homme qui parle, qui parle. A n'en plus finir. Devant une interlocutrice qui l'écoute, l'écoute ... et prend le parti, au bout du compte, de faire table rase des mots et de garder le reste.

Une expression, un leuitmotiv, de temps à autre : "Il aurait pu en être ainsi".

Merci, raconteuse, avec ta coupe au carré, pour ta belle lecture ... pas scolaire pour un sou.

Je fermais les yeux. J'écoutais ta voix et sa mélodie. J'entendais une petite fille.

 

Un cafard qui défile. Merci aux nanas du duo "Epicerie Fine". Je pourrais reprendre leur chanson à mon compte.

 

Un Sarrazin, venu tout droit du désert, revient avec un bras amputé et un moignon. Georges Chelon, le chanteur, avait déjà donné le ton. Une chasse aux papillons, digne de Brassens (on s'en doute), s'organise aussi, à un moment donné. Proserpine et Sylvain, je vous aime.

 

La porte coulissante, à l'entrée du lieu, a bloqué à un moment donné.

 

Paraît que la festivité n'aurait lieu ... qu'une fois par an. C'est déjà çà. Même si, comme d'autres, je m'attendais à une seconde édition dans peu de temps.

 

Tiens ! Une bière, dans l'coin, s'appelle ... Altitude.

 

Et la région est belle.

 

Et la région est belle ... surtout quand on apprend que les Templiers s'y sont attardés, y a une paire de siècles, et qu'on pourrait établir des preuves que Nostradamus n'est pas l'auteur des ouvrages qu'on lui (re)connaît.

Lire la suite...

                                                Il faut sauver la Maison de Poésie !

 

 

 

http://www.lamaisondepoesie.fr 

            La Maison de Poésie-Fondation Émile Blémont, déclarée d’utilité publique en 1928, est frappée d’expulsion et elle doit quitter ses locaux historiques, ceux qu’elle occupe depuis plus de quatre-vingts ans. Elle est en France la seule Fondation entièrement dédiée à la poésie.

 

            Il nous semble nécessaire que la Maison de Poésie puisse maintenir son important Patrimoine qui provient de la fin du XIXe siècle et qui a été entretenu et enrichi jusqu’à nos jours : une bibliothèque spécialisée de près de 30 000 volumes dont certains ne se trouvent nulle part ailleurs, des livres précieux parfois dédicacés (Verlaine, Heredia, Hugo, etc.), des manuscrits, des documents, des tableaux, des gravures, des sculptures, des bustes, le masque mortuaire de Jean Moréas, etc. 

 

            La Maison de Poésie a continué l’œuvre de son bienfaiteur, Émile Blémont, un mécène qui fit asseoir Verlaine et Rimbaud au Coin de table, ce grand tableau de Fantin-Latour que Blémont acheta pour en faire don à l’État ; c’est lui qui fit créer par le Parlement la Bourse nationale du Voyage littéraire, le « Prix de Rome de la poésie » ; c’est lui qui aida toujours les jeunes poètes comme le fait encore aujourd’hui la Maison de Poésie.

 

            Nous souhaitons que cette Fondation originale, unique, puisse continuer ses activités dans de nouveaux locaux afin de conserver dans de bonnes conditions ce patrimoine historique et de poursuivre ses actions en faveur de la poésie.

 

            Nous souhaitons que la Maison de Poésie, dont le statut particulier, l’histoire, les publications, le prestige témoignent de son importance, puisse s’installer dans un nouveau lieu et continuer à développer son activité, en y accueillant également diverses sociétés et associations d’amis de poètes souvent en quête d’un tel lieu.

 

            Nous attirons l’attention des Pouvoirs publics et des acteurs du mécénat sur l’urgence d’une solution durable : il faut sauver la Maison de Poésie.

 

                                                      Jeannine Burny

                                                      Présidente de la Fondation d’utilité publique Maurice Carême

                                                      Conservateur de la maison Musée Maurice Carême, seule

                                                      Maison d’écrivain en Belgique francophone ayant gardé intact

                                                      le cadre de vie. Véritable musée d’art en même temps que litté-

                                                      raire.

 

                                                      Signé Jeannine Burny

                                                      Fondation Maurice Carême

 

 

 

 

A ce document transmis par Jeannine Burny qui a consacré sa vie à faire connaître Maurice Carême, j'ajoute le lien vers

Le site de la Fondation Maurice Carême

R. P.

Lire la suite...
A la recherche du temps perdu (Proust)
L'effet Glapion
La confession catholique du Sieur de Sancy
CISTERCIENS : Jérôme Kelagopian et Emmanuel Breton du 11 février au 29 mai 2011 au Musée de la photo André Villers MOUGINS
Histoires de Livres: Le salon du livre d’artiste
Le site du Rouge-Cloître à Bruxelles: Centre d'art
L’intégrale des sept concertos pour violon de Vieuxtemps publiée chez Fuga Libera
DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE: tapisseries catalanes de Picasso à Grau-Garriga
Où Bayle exprime ses pensées à un docteur de la Sorbonne et s’explique sur l’Eglise codifiante du XVIIe siècle
L'ennui, l'angoisse, le sens aigu et douloureux du néant de toute chose dans Le spleen de Paris
Bicentenaire Théophile Gautier au Musée Gustave Moreau à Paris
Une invitation de Hamza FASSI-FIHRI, Député-Echevin en charge de la Culture à la Ville de Bruxelles
La femme de l'homme au chapeau boule au Poème 2 (du 27 janvier au 27 février 2011)
L'Orient des femmes vu par Christan Lacroix au Musée du Quai Branly du 8 février au 15 mai 2011
Prix et subventions 2011 de la classe des Arts à l'Académie royale de Belgique
Rendre au discours amoureux ses lettres de noblesse dans les Fragments d'un discours amoureux
Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, dans le milieu du IVe siècle avant l'ère vulgaire
Pour les membres qui n'ont pas la forêt près de chez eux
Témoignages d'écrivains sur la langue française
Régir un empire du néant : Du dandysme et de George Brummell
Les Archives d’architecture en Communauté française : quelle politique? Colloque au CIVA (23/24 et 25 février 2011)
Le Collège de Belgique invite le Collège de France
Le fleuve Alphée
Statistiques des pages vues en un mois sur le réseau arts et lettres
AML : 50 ans au service des Lettres et du Théâtre belge: Le livre jubilaire des Archives et Musée de la Littérature
Le Patrimoine de Bruxelles c'est chez CFC-Éditions
Van Gogh: Les dernières chambres par Wouter van der Veen
L'âne culotte où les promesses du ciel sont annoncées par les Dons de la Terre
Une thématique "Fric" à la Maison du spectacle Bellone
Belluaires et porchers qui domptent les monstres et pâturent les bestiaux
Le legs du monde arabe
Le catalogue de printemps des éditions Racine à Bruxelles vient de paraître
Exposition Cécile Massart au Civa: LA CONSCIENCE DU PAYSAGE. Phase 1 : LE NUCLEAIRE
Moha le fou, Moha le sage
Quand Alberto Moravia parle de l’homme
Une promenade jusqu'au bout de la neige avec Robert Walser et l’illusion de grandeur
Francophonie: Lancement du 19e appel à projets du Fonds francophone des inforoutes
Le fonds documentaire du Grand-Hornu
Présentation du numéro de la revue Alternatives théâtrales sur la scène roumaine à l'ambassade de Roumanie à Paris
Les céramistes de la Province de Namur à la une: exposition, démonstrations, visites scolaires, conférences-rencontres
Histoire comique des états et des empires de la lune
Modèle musique Hyacinthe Jadin (1776-1800), Quatuors à cordes
Bibliothèques d'aujourd'hui - A la conquête de nouveaux espaces
L'aventure du Livre en Occident au Musée de Mariemont (documentation pédagogique)
56TH BRUSSELS ANTIQUES AND FINE ARTS FAIR: Janvier est là, la BRAFA s'annonce…
Histoire de la littérature belge Partie I: 1830-1880 : Le romantisme embourgeoisé
Hippias majeur ou Sur le beau de Platon: la belle fille et la vieille marmite
Le grand Meaulnes pour les ardents et déchirés d'un impossible désir
Abraham Hadad à la galerie du Cardo à Reims
Où l’on voit la genèse de la pensée Teilhardienne prendre son discernant envol
Vient de paraître: Les musées aiment-ils le public? par Bernard Hennebert
Un beau lieu culturel à Bruxelles: L'Hôtel Hannon
Au Foyer culturel de Sprimont Musiques du monde: Irlande - Hot Spoons
Témoignages d’écrivains sur la langue française
Les Lettres de Franz Liszt à la princesse Marie de Hohenlohe-Schillingsfürst, née de Sayn-Wittgenstein
Gargantua et Pantagruel: faictz et dictz héroïques, buveurs très illustres et vérolez très précieus
Ouverture publique de La Bibliothèque Dexia à l'Académie royale de Belgique
Tom Lanoye à Flagey: La Langue de ma mère
Leçon inaugurale de L'Ecole de Chaillot 2011
A la rencontre de la littérature belge francophone
Où Julien Gracq nous fait part de ses préférences littéraires
La possession du monde
Port-Royal de Montherlant
Le porche du mystère de la deuxième vertu
A la Maison de La Bellone en janvier 2011
Cycle de cours au Musée des Beaux-Arts de Montréal: La musique racontée: Venise, cité musicale
MEMOIRE CONTEMPORAINE DE L’EDITION - Les éditions José Corti à l'honneur
Programme des expositions 2011 du Musée d'Ixelles
La poétique de l' espace
Poétique de la rêverie
Irène Deneuville chante André Sodenkamp
Où La folle de Chaillot et celle de Passy, et celle de Saint-Sulpice jugent et évaporent les enrichis
Les Poésies d'Eluard pour aboutir à l'innocence, comme la voix de notre exigeante enfance
Qui est "L'homme qui rit" de Hugo?
Lire la suite...

12272729468?profile=original« Le pèlerinage aux sources est un récit de Lanza del Vasto, pseudonyme de Joseph Jean Lanza di Trabia-Branciforte (1901-1981), publié à Paris chez Denoël en 1943.

 

En 1936, le narrateur débarque à Ceylan, décidé à se dépouiller de toute les vanités. Pour rejoindre le Mahâtmâ Gandhi, il traverse l'Inde à pied. Instruit dans le bouddhisme, il en approfondit les principes et pratique un ascétisme rigoureux. La prise de conscience de nombreuses analogies le conduit à rapprocher les différentes symboliques religieuses; mais seul Gandhi réconcilie la parole de charité avec la réalité vécue: sa doctrine de la non-violence abolit les distinctions entre les castes et réalise une authentique synthèse des idéologies. Rebaptisé Shantidas, le narrateur repousse la tentation charnelle. Il remonte le Gange et la Djarma mais ne peut atteindre leurs sources tibétaines. Il s'initie alors au renoncement total. Enfin, il décide de transmettre son expérience aux Occidentaux et, au printemps 1938, regagne l'Europe où il éprouve l'appel d'un nouveau "pèlerinage", cette fois en Palestine.

 

Dans ce journal rédigé à la première personne, et qui connut un immense succès, Lanza del Vasto ne se contente pas d'évoquer son voyage aux Indes. Il anticipe, certes, le mouvement hippie qui trouva en Orient une justification à son refus de la société de consommation; mais, plus profondément, il cherche une vérité commune aux deux civilisations. Son but n'est pas de se convertir, mais, en traversant l'Inde comme un pèlerin mendiant sa nourriture, de pénétrer la réalité du pays et de son peuple. Il rencontre sur son chemin des moines, des sages, des philosophes qui l'instruisent de leur exemple. Peu soucieux de remplacer une croyance par une autre, il essaie de concilier les traditions pour mieux aller vers une Vérité unique: ainsi, la sagesse orientale connaît la trinité de l'être, du Logos et de l'Amour dans l'Esprit; le Christ accomplit l'initiation du parfait yogi; Gandhi lui-même élabora sa doctrine sociale au contact de l'Occident. Réalisant un syncrétisme revivifiant, le narrateur s'initie, par le jeûne et la contemplation, à l'oubli de soi dans le néant - expérience qui le conduit à la perception de l'être. Ainsi s'inversent les lois logiques qui structurent la pensée occidentale et qui la rendent imperméable à l'invisible. A son retour, le voyageur attend les signes du destin qui orienteront ses pérégrinations vers d'autres "sources", méditerranéennes cette fois, complément indispensable de la quête indienne: le dénouement n'achève rien mais s'ouvre sur la perspective d'un second pèlerinage, qui conduira le narrateur vers le pays de sa mère et vers Jérusalem, deux sources de vie.

 

Rédigé dans une langue dépouillée, le récit multiplie les références, aussi précises que poétiques, aux religions de l'Inde. Le témoignage vécu précède et justifie l'enseignement dispensé par ce disciple de Gandhi, qui fonda en 1948 un ordre laïc, reposant sur l'enseignement du yoga, la lecture de l'Évangile et la non-violence, la communauté de l'Arche.

Lire la suite...

12272730087?profile=originalJournal intime de Paul Léautaud (1872-1956), publié à Paris au Mercure de France de 1954 à 1964 (18 vol.). Un dix-neuvième volume comprend une présentation générale de l'ouvrage par Marie Dormoy, quelques pages retrouvées et un index général.

 

Du 3 novembre 1893 au 15 février 1956, Léautaud consigne tous les soirs les événements vécus et les propos échangés dans la journée. Ce sont surtout des rencontres avec des écrivains (Gourmont, Valéry, Gide) croisés au Mercure de France (où il travaille pendant quarante-cinq ans), les méditations qu'il poursuit au cours de promenades dans Paris, le récit de ses liaisons, la vie des nombreux animaux domestiques qu'il héberge dans sa villa de Fontenay-aux-Roses (il possède quarante-cinq chats en 1922). On trouve, ici et là, des réflexions et des jugements littéraires, ou des diatribes contre la bêtise, l'époque, le bruit, la vanité, les honneurs. Bien que sa rédaction s'étale sur soixante ans, le Journal est d'une grande unité de thèmes et de style. Le ton devient toutefois, au fil des années, de plus en plus aigre et tranchant. Si l'actualité y joue un rôle à peu près nul ("Je regarde tout cela absolument comme si cela se passait en Australie"), on trouve une chronique précise et insolite des dessous de la vie littéraire.

 

Paul Léautaud signale en tête de son Journal, tenu sans interruption du 3 novembre 1893 à février 1956, que les faits ou les conversations qu'il rapporte ne sont pas "relatés à distance, mais notés le soir même". Il tient à ce caractère immédiat et cursif, qu'il oppose au lent travail des "faiseurs de livres à phrases". Détestant "l'insupportable ennui que dégage la perfection", il constate, en relisant ses pages, que "ce qui s'y trouve de bon est invariablement ce qui a été écrit en cinq minutes, d'un seul jet, sans effort". Alors que ce qui est "recommencé, travaillé, remanié, arrangé ne vaut rien et est assommant". Cette remarque donne la clé des goûts littéraires de l'auteur et de ses choix d'écriture. Rejetant tout idéalisme comme ridicule et pesant, Léautaud se moque de Rousseau, de Chateaubriand, de Flaubert ("qui ne fut qu'un ouvrier de style") ou d'Anatole France ("un grand littérateur, mais un grand écrivain?"). Il prône au contraire la légèreté stendhalienne, qu'il cherche à reproduire en des "phrases dures, sèches, même rudes", qu'une "phrase tendre et chantante par-ci par-là, comme un sourire voilé, atténuera". Si la rédaction paraît parfois négligée ou décousue, il ne faut donc incriminer ni l'absence de relecture ni le caractère intime de l'écrit (l'auteur songe d'ailleurs dès 1908 à le publier): c'est la marque d'une plume avant tout éprise de vivacité et de désinvolture. Léautaud excelle dans les relations brèves et mordantes, les portraits impitoyables, les sarcasmes où s'exerce sa verve acerbe. Comparé tour à tour à Diogène et à Saint-Simon, il se dit lui-même "très misanthrope", "sauvage en diable", et constate, en 1947, qu'il devient "de plus en plus impatient, désagréable, hostile, agressif, insociable, et, ce qui est mieux, avec une sorte de jouissance". Ce trait de caractère joue pour une large part dans la saveur et la singularité de l'ouvrage. "Moi seul m'intéresse [...]. Tout le reste ne m'intéresse que par rapport à moi", dit-il. La vie est en effet perçue à travers un regard original. Ses réactions, imprévisibles, toujours extrêmes, sont moqueuses et désabusées. Le 11 novembre 1918, Léautaud parle à peine de l'armistice, mais fait un long éloge d' Apollinaire qui vient de mourir. En 1940, l'exode ne l'affecte que parce que ses voisins en fuite abandonnent leurs animaux familiers. Les privations de 1941 le font jubiler: "Voilà huit jours que je jouis du spectacle de la bêtise des gens, devant le manque de tabac." Les fêtes qui entourent en 1944 la Libération de Paris ne lui inspirent qu'un mot de commentaire: "Rien de tout cela ne me touche." Le sens du paradoxe, l'esprit de contradiction et le nihilisme sont au coeur de la plupart de ses remarques: la personnalité littéraire de Léautaud se définit par rejet et négation.

 

Détaché du Journal littéraire par Léautaud lui-même à cause de la crudité des propos qu'il y tient, le Journal particulier (publié en 1956) raconte sa liaison avec Anne Cayssac (baptisée la "Panthère", puis le "Fléau") entre 1917 et 1950. Une autre édition du Journal particulier consacré à la liaison avec Marie Dormoy (entre 1933 et 1939) a été publiée en 1986.

Lire la suite...

INGUERISON .....

12272729455?profile=originalMon amie Colette Muyard écrit des poèmes aux mots merveilleusement imagés et tendres je vous offre un extrait de "Mélancolère" son dernier recueil que mon esquisse accompagne modestement

 

"Quand l'infini des plages

me faisait le coeur blond

l'espérance bleu-pâle

et l'avenir immense "

Lire la suite...

Adieu 3 extrait de la Dame en Mauve

Adieu 7


Il soupesa son revolver pendant un bon moment tout en remarquant que, somme toute, il n’était pas bien lourd et cependant…Il en estima le poids soigneusement

….C’était bien une arme, une arme à feu qu’il détenait sans permis

« La où croisent les rayons qui naissent de l’ardeur »

« Vos yeux Béatrice sont le repos du désiré

« Ma Dame donna l’aile à ma volonté »

« Je la regardais comme l’œil du chasseur suit le vol de faucon »

Il resta deux bonnes heures à se perdre, ce complaire dans « La Divine comédie » Il savoura cette joie solitaire Quel besoin de partager ses sentiments ? Foutaise que cela ! La communion des âmes… Les autres ? L’Autre dans le regard du quel je me reconnais… L’Autre n’était qu’un fieffé menteur qui ne lisait les livres par kilo « Vous avez aimé untel ? Allez ! Moi, je ne l’ai jamais lu. Vous avez-vu le volume ? Gros hein ? Il parlait d’un livre par vantardise, lisait un livre comme on lit une sténographie alors que lui, parcourait, voyageait entre les pages, sautait un passage, comme on saute un ruisseau. Se baignait dans tel chapitre qu’il relisait mainte fois; un autre qu’il soulignait avec grande joie, profonde émotion ou émerveillement, c’était selon Il conversait avec un livre.
On ne sait jamais si Dante s’adresse à Béatrice, à Marie, à Dieu se dit-il soudain changeant brusquement le cours de sa pensée
C’est astucieusement bien ficelé pour parler de sa libido. Quoi de plus délicieux que de boire les larmes du Seigneur.
Le voici devant sa bibliothèque placard Les livres était dans un placard, à cause de son allergie à la poussière Il ne possédait, u demeurant, pas une bibliothèque à proprement parlé mais un fatras de livres qu’il connaissait un à un.
« Cha0grin d’amour de Jean Edern Hallier « Impossible de parler de ce livre avec âme qui vive ; à croire qu’il ne s’entoure que d’imbéciles Dès qu’il prononce « Chagrin d’amour » Ne dure qu’un instant… La vieille rengaine avait la peau dure ! Il citait Edern Hallier! Tu parles d’un emmerdeur ! Hier soir, chez Pivot….. Sur le livre, pas un mot Ils n’avaient jamais lu une ligne de l’emmerdeur.
Tout en songeant à cela il s’habilla pour faire ce qu’on attend de lui : Sortir, sourire, voire rire, parler, tandis qu’il a l’impression de s’évanouir au-dedans. Il se rêve, se voit en bordure de la raison, de cette réalité qui lui pèse tous les jours un peu plus Le vide est lourd à porter. Avec l’âge, on perd de plus en plus les êtres qui nous sont chers
L’après midi

Il reprit avec délectation sa lecture son manuscrit qu’il corrigeait pour se donner bonne conscience en fait, il se réécrivait se ré-aimait pour la dernière fois il faisait le point. C’est le cas de le dire
12 février ! Un an déjà, un an seulement. Il y était retourné mais seul cette fois dans cet établissement. Leur table était libre Deux théières deux tasses, un cendrier plein. La table, leur table. La chaise, sa chaise. Il notait ces détails tout en constatant qu’il n’aimait pas le thé 12 février, un an déjà, un an seulement qu’il passe et repasse, chaque semaine, devant cette table. Leur table Comment faire son deuil dans de ces conditions ? Au demeurant il ne désirait nullement faire son deuil ; Se muter, oui Se transformer, certes. Renoncer ? Jamais. Il ne suffit pas de clamer : Je te veux, viens. Je ne te veux plus, casse toi.
Les souvenirs lui reviennent à un rythme endiablé en sarabande folle. Le voici proche de l’auto admiration.
Comme j’ai grandement souffert tout de même et, avec quel panache ! Ah ! Ce premier soir du mardi 12 février ! C’était un mardi jour, de scrabble.
Il s’arrêta de lire ; il ne ressentait rien resta songeur. Que d’idioties ! Tout cela pour écrire ces satanées trois cents pages, pour imiter Diderot Rien que cela. Diderot écrivait ses romans en jouant les scènes au fur et à mesure. Il avait fait de même. Jamais dans la vie courante il n’eut toléré la moitié de ce que cette fille lui a fait subir Jamais il n’eut permis que l’on se moqua de lui de la sorte Il alla même jusqu’à créer les rebondissements si, d’aventure, le rythme ralentissait encore qu’avec elle, cela ne se pouvait ; elle parlait tellement et, toujours d’elle ! Son thème favori étant « son viol par son père » Avec quels détails, avec quel soin de précision, avec quelle analyse fine elle décrivait ce viol, pas tout à fait un viol, mais un viol tout de même. Elle le racontait, ce viol, avec quelle souffrance immense !
Il lui avait dit que le 12 février de l’année suivante ce serait la fin de « La Dame en Mauve » Elle savait et jouait l’étonnée pour ne pas changer. Elle était la victime comme à l’accoutumée
Il lui avait dit : Nous allons écrire notre histoire pendant un an. Il avait tenu parole avait terminé ses trois cents pages et… Et puis…. Etait- ce une expérience enrichissante ? Se demanda-t-il ? Certes, presque toutes les personnes qui l’on lue aiment « La Dame en Mauve » Tout le monde s’y reconnaît. Que de fois avait-il perdu le « Nord » en écrivant leur histoire ! Que de bourrasques, de gros vent, de gros sel ? Il se souvient. D’El se racontant sans arrêt et Jeanine et Ma mère et mon fils ; tout devenait dans sa bouche flaubertien, dantesque. Elle était dans l’horreur, le sadisme, magnifique de prestance.
Cher Magnum silencieux Son amour de jadis Il nota en rouge
« Ce n’est pas la victoire qui rend l’homme beau c’est le combat. »
Ce qu’il devait être beau alors sublime Il se sourit avec complaisance à cette idée El sa Silencieux, sa Capricieuse qui a toujours confondu attente et abandon, pause et silence, volonté et caprice
Tout cela est bien charmant se dit-il avec un soupir Victime effarouchée, cible de ses harcèlements !
Incroyable qu’il ait pu gober cela. Il se voyait accusé d’harcèlement avec des petits cris ravis « Jamais jaaaamais je n’oserrrrais faire cela affirmait-elle elle ? Non, elle couchait avec son petit papa et criait au viol
En ce moment, dans sa chambre la radio joue la Veuve joyeuse qui implore, elle aussi, de sa belle voix de contre soprano
Ne jouons pas avec le feu car on se brûle toujours un peu
Elle chante, crie, supplie, elle aussi et met en garde
Ne jouuuuuons paaaaas avec le feuuuuuu
Ses pensées, telles des chauves-souris, restent pendues par les pattes dans une obscurité affective des plus profondes
Grande purgation de l’âme il fait table rase de tout émotion ; il hiberne depuis longtemps Rainbow Warri or le voici coulant par le fond Combat naval inégal. Il se revoit renard pris au piège et rongeant sa patte Il se raconte dans le désordre décrit ses silences hachoir, silence tranchoir qui vous coupe les ailes en plein vol. Elle la grande castratrice. Il se souvient des périodes de grande glaciation affective ; à présent, il demeure dans un automne permanent
« La Dame en Mauve » l’emmena sur Pégase Arbrisseau au vent de l’indifférence des autres il se courbe, balance songe à ..Dans pas longtemps, très longtemps, mais, cette préparation lui redonne le courage de survivre
Il fut un vulcanologue de la vie, de sa vie grondante, fumante, tremblante. Hé oui, il voulait les choses, les gens à fond jusqu’à l’ultime. Il désirait des aventures irraisonnées irraisonnables avec un zest d’abandon, un friselis d’audace, un soupçon d’astuce. Il fulminait, fumait à grosses volutes blanches. Il se souvient de ce temps-là, de cet amour-là Il désirait ce qui précisément l’effrayait et tout l’effrayait Il aime la certitude et elle était brouillard Il est roc elle était nuage qui s’enroule. Il disait je veux elle répondait « Je crois » Il disait : A demain elle répondait « On verra bien » Elle était sa piste d’envol, son égérie, moteur de vie Elle le voulait girouette… Du haut de son clocher il grinçait au vent de ses caprices
Tino Rossi succède à Rina Kyty Il entend malgré lui la radio
« La Dame en Mauve » Ses mots se chahutent en lui l’obsède. Il entend, en ce moment précis ses mots-bourreaux, mots cisaillant ses attentes. Temps -Rêve. Temps-Chimère. Temps-Poésie Il découpa ses souvenirs au scalpel tout en demeurant chloroformée.
Il était 10H Il lui fallait sortir, hélas ! En soupirant il remit son revolver dans le tiroir en haut, à droite.

==============================
Lire la suite...
L' oiseau bleu de Maurice Maeterlinck
Colloque "Agir contre le populisme et l’extrême droite : 1991 - 2011"
Rideau cherche théâtre - suite
Dernier numéro de Alternatives théâtrales consacré à Philippe Sireuil
Bruno Colmant au Cycle littéraire de Ham-sur-Heure-Nalinnes
Honorer Charles De Coster
Exposition de gravures au Madmusée
Pelléas et Mélisande
MÈRE DE GUERRE de Adolphe Nysenholc - lecture-spectacle par l’auteur
Des rencontres littéraires avec Valérie de Changy, lauréate du Prix Jean Muno 2010, pour son roman "Fils de Rabelais".
Petit concerto joyeux pour saluer le retour inattendu d'un membre
Bandits mauresques: Une aventure au pays de la création théâtrale pour la jeunesse
Proust exemplaire, une conférence de Jean-Yves Tadié
Clérembard et les rugissants de lubricité
Conférence Jeune architecture belge au Palais des Beaux-Arts
Antigone de Anouilh, quête d'une vérité insaisissable et nostalgie d'une enfance perdue où le beau et le lumineux paraissent plus essentiels que le bien et la tranquillité
Museum night fever à Bruxelles
Le mal court, vinaigre du monde dans la salade de tous les mensonges
Dante, Rimbaud - L'éternité à la Fondation Martin Bodmer
Le temple du goût
Les jeux de l’amour, du hasard et de la mort par Paul Galand aux Editions Racine
Au mois de mars, Arthis fleurit la femme: Le thème de cette année est le Dialogue Est–Ouest
Les flambeaux noirs
EXPOSITION MAYOMBE CONGO/LEUVEN/LOUVAIN-LA-NEUVE
4ème souper concert de l’ Orchestre d’Harmonie du Val d’Heure
Passion d'avril à la maison du Folklore et des traditions à Bruxelles
Max Elskamp dans "Le livre des masques" de Remy de Gourmont (1898)
Charles Van Lerberghe. Entrevisions
Sur mon Ipod
Festival de l’histoire de l’art (1ère édition) à l'Institut national de l'Histoire de l'Art
Comprendre le XXe siècle des musées: conférences à L'Institut national de l'Art
Vicente Blasco Ibáñez, républicain et franc-maçon : une omission très volontaire des lettres espagnoles
La mise en scène d'opéra, un miroir de l'actualité : analyse des principales évolutions au XXe siècle
L'auteur des Liaisons dangereuses, féministe et franc-maçon
Léonard de Vinci et Dürer : autoportraits sur le mont Ararat
L’athéisme comme pensée populaire et non élitaire
Écrivains et voyous : crimes et procès de Villon, Sade, Verlaine et Genet
Arts et édition audio-visuelle: cours-conférence au Collège de Belgique
Un hommage de Henry Van De Velde à Max Elskamp
John Ruskin (1819-1900) et le nuage noir du XIXe siècle: conférences au Musée d'Orsay
Rencontres entre architectes et écrivains dans le cadre du «Printemps des poètes»
Une vingtaine de femmes motivées chante la femme avec ses joies, ses peines, ses luttes et ses espoirs
Le labyrinthe du monde de Marguerite Yourcenar
Le réseau Arts et Lettres invite Louis Mathoux à l'occasion de la sortie de sa dernière oeuvre: Le livre des blasphèmes
Concert de printemps du Coeur Universitaire de Liège: Le Requiem de Verdi
Le Musée du Livre belge : une collection privée qui illustre notre patrimoine littéraire national
Article de Paul Van Melle au sujet du Musée du livre belge
Codes farouches, dieux implacables, despotisme incontesté des princes barbares, monde morcelé en États ennemis, éternellement en proie à l'insécurité dans L'oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar
Hommage en quatre expositions consacrées à Roland Breucker
Réflexion-débat: Les enjeux politiques de la culture
Le trait en majesté, dessins français du XVIIe siècle dans les collections du musée Fabre
Concert de clavecin au château du Karreveld: Bach interprété par Paule Van Den Dierssche
Les heures du soir de Verhaeren
Un moment de la conscience humaine : le Germinal de Zola
Des nouvelles des Editions Novelas
Les « poètes de la finance » déjà croqués par Zola en 1891
Petite promenade dans le Musée d'Art ancien de Bruxelles
Le Librarium de la Bibliothèque Royale, nouveau musée sur l'Histoire du Livre
Les villes tentaculaires, où « toute la mer va vers les villes »
La création de contenus culturels et Internet : quelles politiques nationales et européennes veut-on et peut-on conduire dans le domaine des contenus culturels en ligne ?
WATTEAU : Les Esquisses à la Royal Academy of Arts de Londres
Belgium in Exile Gouvernement belge, réfugiés et soldats en Grande-Bretagne
Les nuits d'encre: des auteurs belges à lire, à découvrir, à rencontrer
Toute la Flandre d'Emile Verhaeren
Jane Alexander: un regard critique sur la situation politique de son pays durant l’apartheid
Biographie d'Emile Zola (Partie II)
Biographie d'Emile Zola (Partie I)
Les « Dessins clandestins de Buchenwald » de José Fosty: prolongation de l'exposition jusqu'au 18 avril
Au Domaine de Chantilly: Les Clouet de Catherine de Médicis et Les femmes bibliophiles de Caherine de Médicis à la Duchesse d'Aumale
"Ecrire le travail: un document de la Revue "Initiales", groupement de librairies
"L'âne qui butine", un éditeur belge qu'il me plaît de saluer
"Jadis et Naguère" de Verlaine
Jean Lurçat, peintre et Maître de la Tapisserie moderne
L’intense fureur de Verlaine dans ses « Invectives »
Le baroque dévoilé: Nouveau regard sur la sculpture à Bruxelles et en Belgique
Les fêtes galantes
La Nouvelle Histoire de Belgique
L’enfant terrible de la littérature: Autobiographies d'enfants cachés Composé par Adolphe Nysenholc
Hommage poème de Norge pour le Centenaire de la naissance de Max Elskamp
Hommage à Max Elskamp par Norge
Hommage à Max Elskamp par Charles-Louis Philippe
Hommage à Max Elskamp Editions Dynamo
Hommage à Max Elskamp par Carlo Chapelle
Hommages à Elskamp
Les Lettres philosophiques, politiques, critiques, hérétiques et diaboliques de Voltaire
Au sujet de Nathalie Gassel, écrivain et athlète belge
Entrez en relation avec les membres de votre région
La métamorphose des Dieux, un hymne à la gloire de l'Art
Émile Zola photographe au Château de Tours
Le nouveau dynamisme des métiers d’art
Les Poètes maudits, les absolus, les impeccables, ceux de la royauté de l'esprit, de l'âme et du coeur humains
Des Filles du destin à l’esprit pur dans Les destinées, poèmes philosophiques de Alfred de Vigny
Les derniers jours de Charles Baudelaire
Le Verre Art Déco et Moderniste à Mariemont
Hommage de Paul Neuhuys à Max Elskamp à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance
Hommage de Jean Cocteau à Max Elskamp à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance
Hommage de Robert Guiette à Max Elskamp à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance
Hommage de Marie Gevers à l'occasion du centenaire de la naissance du poète
Petites âmes solitaires dans des Serres chaudes
Raoul et Jean Dufy au Musée Marmottan Monet
Beautiful people de Larry Fink à la Box galerie (Ixelles)
Le goûter des généraux de Boris Vian
Le printemps du livre à Grenoble sur le thème En quête d'origines
L’art dans la mondialisation un intéressant Numéro de "La documentation française"
Les jardins romantiques français
Conférence: Mondzain, un peintre de l’Ecole de Paris à l’identité étoilée au Musée Juif de Belgique
Exposition Vaudou à la Fondation Cartier pour l'art contemporain
Où Mauriac en proie à un fort sentiment de culpabilité tente une ultime purification dans ses Nouveaux mémoires intérieurs
Quelques écrivains du XVIIe siècle
Quelques écrivains du XVIe siècle
Quelques écrivains du moyen age
Exposition Armand Rassenfosse
La peinture belge depuis la XIXe siècle
Petit survol de la gravure en Belgique
Francis X. Pavy, un peintre du "Grand dérangement" à La Seigneurie d'Anhaive
A l'agenda de Félix Snyers
Le Discours de la servitude volontaire
L'arrache-cœur de Boris Vian
La vie des abeilles
Exposition Déportation et Génocide à l’Hôtel de Ville de Bruxelles
La photographie préraphaélite en Grande Bretagne, au Musée d'Orsay jusqu'au 29 mai
Vous hésitiez entre étudier la biologie et la philosophie. Pourquoi la philosophie ?
Les petits cahiers du Poème 2 à Saint-Gilles - Bruxelles
2 069 985 pages consultées sur le réseau arts et lettres
Le vulgaire en tous pays féroce dans l’Essai sur les moeurs et l'esprit des Nations
Michel Onfray - Conférence "Dialectique de la laïcité" au Centre d'action laïque du Brabant wallon
Quelques écrivains du XIXe siècle
Quelques écrivains du XVIIIe siècle
Lire la suite...

Les aveugles de Maurice Maeterlinck

12272728689?profile=originalC’est un drame en prose de Maurice Maeterlinck (Belgique, 1862-1949), publié à Bruxelles chez Paul Lacomblez en 1890, et créé par Lugné-Poe le 11 décembre 1891.

 

La pièce les Aveugles appartient au "premier théâtre" de Maeterlinck qui n'était initialement pas destiné à la scène, envers laquelle Maeterlinck et les symbolistes émettaient des réserves, affirmant la supériorité du livre sur la représentation. L'année de parution des Aveugles, Maeterlinck écrivait dans la Jeune Belgique: "Quelque chose d'Hamlet est mort pour moi le jour où je l'ai vu mourir sur la scène. La représentation d'un chef-d'oeuvre à l'aide d'éléments accidentels et humains est antinomique. Les Grecs n'ignoraient pas cette antinomie et leurs masques [...] ne servaient qu'à atténuer la présence de l'homme et à soulager le symbole." Maeterlinck fit pourtant confiance à Lugné-Poe qui dirigea, avec Adolphe Retté, la mise en scène des Aveugles. La critique nota favorablement l'impression d'angoisse ressentie par les spectateurs.

 

Douze aveugles, six femmes et six hommes, attendent "dans une très ancienne forêt septentrionale, d'aspect éternel sous un ciel profondément étoilé", le retour d'un personnage qui ne viendra pas. Conduits par un prêtre, ils constatent soudain sa disparition, alors que l'homme, mort, gît à quelques pas d'eux. Les aveugles tentent de se situer dans l'espace et le temps. Avec minutie, ils parviennent à se localiser les uns par rapport aux autres. Ils font appel à la logique, prennent des points de repère et se rassurent par d'incessantes et lancinantes questions. En même temps que par leurs mots, ils tentent de meubler le silence et leur attente, ils se découvrent mutuellement, et s'aperçoivent qu'au fond ils ont toujours été étrangers les uns aux autres: "On dirait que nous sommes toujours seuls... Il faut voir pour aimer". Des manifestations insolites font peu à peu monter la tension; la crise, préparée par les sourds appels de la nature, éclate lorsqu'ils découvrent le cadavre du prêtre. De vivants, ils sont devenus moribonds. Cependant, même conscients de leur abandon, ils s'accrocheront jusqu'à la fin aux plus infimes espoirs de délivrance.

 

Maeterlinck nous montre des êtres qui prennent peu à peu connaissance de leur sort. La pièce s'ouvre au moment de leur éveil à la conscience. Toute leur existence antérieure n'a été qu'un long engourdissement où un seul être soulageait leur misère et assurait la cohésion de leur groupe: le prêtre. Sa disparition déclenche le mécanisme de l'interrogation (sur soi, sur les autres, sur le monde) et pourtant il est trop tard. Leurs désirs de se rapprocher et de se découvrir sont inutiles. Les aveugles représentent l'humanité tout entière, hésitante, anxieuse, ignorante de sa condition et qui attend pour guider ses pas un secours étranger: religion, superstition, philosophie.

 

Le théâtre de Maeterlinck est un théâtre du silence et de la fixité où les personnages figés évoluent, telles des ombres, dans un décor glacé et mystérieux. On verra, a posteriori, Maurice Maeterlinck comme le premier théoricien et praticien de l'antithéâtre ou théâtre de l'absurde.

Lire la suite...

L' oiseau bleu de Maurice Maeterlinck

12272728874?profile=originalC’st une féerie en cinq actes et dix tableaux en prose de Maurice Maeterlinck (Belgique, 1862-1949), créée dans une mise en scène de Stanislavski en septembre 1909 à Moscou au théâtre d'Art, et publiée à Paris chez Fasquelle en 1909. La pièce fut remaniée à la suite de la représentation à Paris au théâtre Réjane le 2 mars 1911, et portée à six actes et douze tableaux.

 

La vieille fée Bérylune est à la recherche de l'Oiseau bleu pour sa petite fille malade. Elle charge Tyltyl et Mytyl, les enfants du bûcheron, de trouver l'oiseau; pour cela il leur faudra emporter le chapeau vert orné d'un gros diamant qui permet de voir l'âme de toute chose. Autour des enfants la cabane se transforme en palais tandis que l'âme du Pain, du Sucre, de la Lumière, du Chien, de la Chatte, du Lait, du Feu, de l'Eau leur apparaît (tableau 1). Au palais de Bérylune, les âmes tiennent conseil: la fée a annoncé que la fin de la quête de l'Oiseau bleu marquera la fin de leur vie. La Chatte veut empêcher les enfants de trouver l'Oiseau, mais le Chien qui vénère l'homme comme un dieu s'oppose à cette désobéissance (tableau 2). Tyltyl et Mytyl s'arrêtent au pays du Souvenir pour voir leurs grands-parents qui vivent dans un univers en tout point semblable à celui qui était le leur sur terre (tableau 3). La Chatte, traîtresse, prévient la reine de la Nuit de l'arrivée des enfants. L'Oiseau bleu, le vrai, le seul qui puisse vivre à la clarté du jour, se cacherait dans le palais de la Nuit parmi les oiseaux bleus des songes. Malgré la Nuit et la Chatte, les enfants découvrent les oiseaux mais ne savent reconnaître celui qui vit à la lumière du jour (tableau 4). Dans la forêt, l'Oiseau bleu est perché sur l'épaule du chêne mais celui-ci ne veut pas prendre la responsabilité de livrer aux hommes "le grand secret des choses et du bonheur"; aussi convoque-t-il les âmes des animaux pour une assemblée. Tous décident qu'il faut se débarrasser des enfants. L'arrivée de la Lumière sauve Tyltyl, Mytyl et le Chien leur allié (tableau 5). Un mot de la fée Bérylune informe la Lumière que l'Oiseau bleu se trouve dans un cimetière. Il faut faire sortir les âmes des tombes (tableau 6). + minuit, Tyltyl tourne le diamant et de toutes les tombes béantes monte une floraison blanche et virginale qui transforme le cimetière en un jardin féerique (tableau 7). Dans les jardins enchantés se trouvent réunis sous la garde du Destin toutes les Joies et tous les Bonheurs des Hommes. Le Chien, le Pain et le Sucre accompagnent les enfants et la Lumière (tableau 8). Les gros Bonheurs, vulgaires et obèses, se vautrent dans la ripaille tandis que les petits Bonheurs chantent, dansent et que les grandes Joies acclament l'arrivée de la Lumière (tableau 9). Au royaume de l'Avenir vivent les enfants à naître qui attendent leur tour pour descendre sur terre (tableau 10). Tyltyl et Mytyl sont de retour chez eux mais sans l'Oiseau bleu. Ils prennent congé de leurs amies les âmes qui les ont accompagnés pendant leur long voyage (tableau 11). Lorsqu'ils racontent leurs aventures, la mère Tyl les croit malades. Dans la cage, la tourterelle est devenue bleue: "Mais c'est l'Oiseau bleu que nous avons cherché!... Nous sommes allés si loin et il était ici!" La voisine emporte l'oiseau pour sa petite fille malade qui recouvre la santé mais la tourterelle s'échappe. "Si quelqu'un le retrouve, voudrait-il nous le rendre? Nous en avons besoin pour être heureux plus tard", conclut Tyltyl (tableau 12).

 

En 1905, Maeterlinck commença la rédaction d'un conte de Noël à la demande d'un journal; de fil en aiguille, sa pièce de théâtre la plus célèbre (avec Pelléas et Mélisande) et la plus populaire prit forme. Avec cette oeuvre de plaisir, Maeterlinck se défait du pessimisme et de la langueur pour créer un univers léger, de magie et de rêve. Tous les grands thèmes de sa seconde période sont contenus dans une féerie dont la symbolique est tissée d'innocentes paraboles sans ésotérisme ni mystère.

 

L'Oiseau bleu est la pièce la plus jeune, la plus familière de Maeterlinck et sans doute celle qui lui procura le plus vif bonheur d'écriture. La quête de l'Oiseau bleu tient lieu de fil directeur à des scènes de fantaisie aux décors lumineux, pleins de couleurs et de poésie. Le récit prend l'allure d'un songe enfantin dans lequel l'auteur réussit à rendre sensibles des abstractions, des sentiments; cette quête de l'oiseau qui détient le secret du monde, c'est-à-dire le bonheur, marque l'inutilité d'aller chercher ailleurs ce que l'on a à portée de main. En s'adressant aux enfants, les seuls à savoir reconnaître que le bonheur est dans la maison, Maeterlinck parle aux adultes et leur montre que le monde du visible est trompeur. L'homme doit apprendre à éduquer son imaginaire, à retrouver son esprit d'enfance pour accéder au monde spirituel.

 

Maeterlinck a écrit une suite à l'Oiseau bleu, « les Fiançailles », pièce parue en 1922, dans laquelle il fait de Tyltyl un adolescent de seize ans à la recherche de l'amour. Cette nouvelle féerie, simple variation sur les thèmes de l'Oiseau bleu, eut un retentissement plus limité.

Regardes le merveilleux film avec Shirley Temple:

Lire la suite...

Adieu 3 extrait de ma Dame en mauve

Adieu 3

495 lettres encore 495 lettres seulement et puis… couic


Il faut que je nettoie l’éjecteur se dit-il en regardant de près son revolver

Il termina PASSIONATA TANGO. Trouva que c’était très très bon. Il adorait les putes, les proxos, le milieu… Il avait toujours aimé cela

5H du matin, son heure. Il aime ce temps de repos, de liberté totale. Il goûte le silence de sa rue encore vide mais déjà la voirie passe au loin et joue les troublions
Pour l’heure il joue une étrange partie surréaliste ; Il mime la vie, sa vie ; il est l’esprit et l’âme emprisonnés. Avant, jadis, il mettait sa plume au service du délicieusement « interdit contes érotico- tico » contes Coquins- Vilains -Pas Permis. Mais si beaux ! Diable ! Il était doué cet homme-là quand il avait des titillements de plume « sado- maso – machin- tapin » Il laissait courir la plume allègrement sur le papier vierge ! Dans ces récits, tout n’est que déclaration, abandon, ondes chaudes qui ouvrent la voie aux torrents des paix profondes

Comme il eut aimé l’avoir près de lui en ce moment 495 lettres encore 495 lettres à peine et il pourra la rejoindre El, son égérie sa clandestine. El sa résistance, son combat, sa ténacité el la grande ésotérique. Sans El rien ne se serait créé.
Écrire à une Ombre, c’est fustiger son imagination, se clamer, se déclamer les réponses désirées. Ecrire et ne rien envoyer le fin du fin, le sommet de la solitude mais, c’est également s’assurer d’éternelles répliques.
Hue ! Hue ! Rossinante ! Tournez, tournez les moulins Tout n’est que vent, tout n'est que mort, redistribution d'atomes le Tout se répand en un jaillissement nouveau re-nouveau renaissance?

Mon ami, vous le voyez il me faut retailler mes rêves aux normes du réel !

Je l’ai guettée, l’arc à la main, la flèche engagée. J’ai attendu l’instant, le moment de la faire pleurer ; J’étais, il est vrai, habité de rêves de vengeance. Ma colère, bonace, montait froide, lente, précise. Je l’attendais avec la patience d’un iroquois. Je voulais viser le point sensible ; j’usais de ruses de sioux
Avec EL on ne peut vivre qu’un stage intensif de renoncement ; de tous les renoncements.
Avec toi c’est la farandole folle des coups de crayons dessinant un espoir ; coups de gomme pour effacer les bavures. Tu laisses entendre, entrevoir, entrapercevoir. Tu es nuance et encore ! Dans les tons pastel. Pourquoi tes silences qui rendent mon imaginaire telle une virgule affolée me fractionnant de plus en PLUS. Je m’éloigne de toi tout feu éteint, le compteur à zéro dans un épais brouillard Je me sens rejeté à Alcatraz où, bagnard de la plume, je grelotte sur mon rocher et me sens nu l’imagination lisse tandis que tous regardent, envient, « La Dame en Mauve » encore manuscrit
D’un regard torpille, la pupille chercheuse il démaillote l’enfant né de la souffrance ; bébé manuscrit laisse voir un « je fragile » qui s’offre sans défense aucune. Un « je » confiant

« Que ce récit est vrai ! Corrosif, vivant et passionné » s’exclament –ils. Je les entends de mon « rocher » Telstar, je reste à l’écoute demeure en attente, dans mon attente

Qu’El soit Ombre, Qu’ El soit Silence, je l’écoute et je perçois. Au Banquet de l’Amour point n’est besoin d’être deux. Sans toi, au calice du Temps, je bois l’oubli.


Boîte de Pandore El jetait le chaud le froid El gentille brusque à la fois. Avec El il était objet jouet, déchet. Il savait pertinemment bien tout cela ; il y pense, à présent, avec indifférence. Les souvenirs palpitent à fleur de mémoire ; vivent mais ne vibrent plus. Il peut recréer se passé néant où la souffrance n’avait pas de seuil il s'habitue au néant, l'éternité appelée mort, il songe à son cœur à El, à son cœur à lui cœur à cœur ils étaient "plain -cœur" dans la vie il est seul et cesse de ramer, le long des flots la barque glisse il fredonne il sourit il est gentil ce garçon-là, il est mort ce garçon là

En ce moment précis, la radio lui balance des grandes orgues avec un jeu majestueux. Il se laisse bercer « l’orgue le porte toujours à une sorte d’état d’âme voisin de la prière »
Il écrivit : « La prière ? Un temps de repos que se donne l’homme pour se différencier de l’animal »
Il lui revient, soudain une pensée de Camus
« Trop de gens grimpent sur la croix pour qu’on les voie de plus loin ! »

Il sourit tout en déposant son revolver dans le tiroir Il avait encore le temps

=====================
Lire la suite...
colloque.jpg  

« Agir contre le populisme et l’extrême droite : 1991 - 2011 »

Le 6 mai de 9h à 12h30 : Colloque « Agir contre le populisme et l’extrême droite : 1991 -2011 » Au Vertbois, Rue du Vertbois 13c à 4000 Liège (Salle Wallonie)

Programme de la journée ::

  • 9h : accueil
  • 9h30 : Ouverture : M. Bernard Rentier, Recteur de l’Université de Liège
  • 9h45 : « 20 ans de discours raciste en Europe : évolution et perspectives » par Jérôme Jamin (CEDEM ULg/TDLM)
  • 10h05 : « Néo-populismes, régionalismes radicaux et sous-nationalismes en Europe occidentale » par Marco Martiniello (CEDEM ULg)
  • 10h25 : « Les médias et la famille Le Pen : 20 ans de relations ambigües » par Jenifer Devresse (LEMME / ULg)
  • 10h45 : Débat
  • 11h : Pause
  • 11h15 : « Le racisme et la presse : 20 ans de cordon sanitaire » par Jean-François Dumont (Secrétaire général adjoint de l’AJP)
  • 11h35 : « S’adapter aux nouvelles menaces : les Territoires de la Mémoire face à l’inacceptable » par Philippe Marchal (Directeur-adjoint des Territoires de la Mémoire)
  • 11h55 : Débat
  • 12h10 : Conclusion par la Présidence des Territoires de la Mémoire
  • 12h25 : Clôture et verre de l’amitié
Animation : Marc Vanesse

Entrée libre - Réservation obligatoire par téléphone au 04 232 01 04

Ce colloque, impulsé par les Territoires de la mémoire, est organisé avec l’appui de l’Association des journalistes professionnels (AJP), du Centre d’études de l’ethnicité et des migrations (CEDEM), du Laboratoire d’Études surles Médias et la Médiation (LEMME,ULg), de l’institut des Sciences Humaines et Sociales (ISHS, ULg).

Le colloque sera suivi d’un verre de l’amitié
Lire la suite...

journal de bord, samedi 16 avril 2011

Quelle surprise, quelle joie, hier soir, vers minuit, quand je suis rentré, de voir mon flat remis en ordre, nettoyé. Merci, Anya !

 

Ainsi donc, pour mon anniversaire, mardi prochain, mon intérieur sera dans les dispositions idéales pour accueillir les potes qui me rendront visite, chez moi, pour mes (encore futurs) ... 49 ans.

 

Quant à la fameuse feuille ... d'Electrabel, me réclamant, dans les douze jours, les 108 euros que je n'ai pas payés, et sur laquelle je ne tombais plus ...

 

J'arrang'rai le bazar autrement. La s'maine prochaine, de toute façon, je ne travaille pas. Je peux toujours passer lundi matin dans un bureau de poste, vérifier par a plus b que les 108 euros ont été versés. Je peux aussi, en fouillant mes tiroirs, trouver une autre feuille du même organisme, téléphoner et arranger de vive voix le bazar (le cas m'est arrivé quelquefois, et ça s'est toujours solutionné).

 

Quant à la soirée contes, dans le Centre Ville, où je me suis rendu, hier ... et où, comme d'habitude, je suis intervenu aussi (cette fois, avec mon piano pour un morceau) ...

 

J'ai beau, vu l'état de fatigue que je traîne depuis un mois, ne pas avoir été dans les dispositions idéales ...

 

De belles choses se sont passées.

 

De belles histoires se sont racontées.

 

Paulo se rend au marché. Il se fait arrêter. On remet en cause son permis de séjour. Il argumente. Rien à faire. Demain, il doit se présenter quelque part. Après avoir accusé le coup, il apprend que c'était un coup monté, que c'étaient des faux foliciers. Merci, Hafiz (Ahmed).

 

Un gars, très beau, n'arrive pas à être heureux. Ca se passe chez un roi. C'est son fils qui cause problème. Le roi consulte ses sujets. Rien à faire. Parmi tous les gens heureux susceptibles de rendre la joie au coeur ... au fils de la cour, le roi consulte des sujets qui portent une chemise et qui ont l'air contents. Mais ... y a toujours quelque chose qui manque à l'appel. Sur une route, arrive un gars très très heureux, qui aime sa campagne, qui aime sa vie ... Merci, Michelle. Merci, Patrick (pour ton accompagnement à la guitare sur le conte).

 

Les galipettes sont des biscuits. Thérèse (Guyot), dis-moi-z-en donc un peu plus.

 

Une Lison, chère à Brassens, est belle, belle, belle. Elle le sait, en plus. Sa mère, aussi, le sait ... pour sa fille. Lison doit épouser un vieux vieux célibataire. Ca ne lui convient pas (on l'aurait parié). Un "Robin", cher au coeur de Lison (hi hi hi), trouve bientôt une solution intermédiaire. Les seins, le nombril et ... le bas des jambes de Lison (ou presque) mettent à contribution le vieux célibataire endurci, soulagé (a priori) de finir ses jours, quand même pas tout seul. Merci, Hélène (Stevens).

 

Et la baleine qui tentait d'amadouer le vieux capitaine maniaque et ronchon ...

Et le "Mac Adam" qui se demandait quoi ...

Et la mer qui montait, qui tentait d'avoir son mot à dire, chez Léonce, là où on est onze, dans un Cap Gris Nez qui ne s'en laisse pas conter, surtout quand l'accordéon rejoignait une chanson de Raoul Van Godsvarvelde (et Jean-Claude Darnal) ...

Merci, Christian (Pierron).

 

Tiens, tiens ...

 

Malgré l'état de fatigue qui m'assailait violemment.

 

J'ai capté pas mal de choses, final'ment. Y a des conteurs que j'ai déjà croisés, vus, entendus, pas mal de fois et que j'ai suivis, avec joie, pour la première fois. A ret'nir dans mes annales.

 

Quand j'ai chanté ...

 

"Os'rais-je encore dire ton prénom ?

Toi que j'aime enfin pour de bon ..."

 

Eh bien, curieus'ment, j'étais dans mon morceau. J'éprouvais les frissons, liés au propos de ma chanson. J'en étais surpris. Comme quoi : tout se joue sur scène, au moment où on s'y trouve. Je m'adressais réell'ment à la personne qui m'a inspiré cette chanson. Je la voyais devant moi. Et certains regards, devant, à côté de moi, qui me suivaient, avec énormément de tendresse ...

 

Ma "GRAND'MESSE" a soul'vé des éclats de rire à pas mal d'endroits. Très très curieus'ment, comme à chaque fois que je la reprends, malgré les erreurs de frappe "inévitables", quand je touche les notes du piano que je ne manie pas encore très habil'ment et que je présente en public depuis peu de temps.

 

Soleil, soleil, ce matin.

 

Je dois me trouver à 12 heures 30 à l'arrêt "De Wand". Une voiture m'attend. Nouvel objectif : Brasserie des Rocs, Montignies-sur-Rocs, région de Quiévrain. Un après-midi chanson, mimes, et j'en passe. Y aura ... mon pote Philippe Mai (le clown qui habite sur une péniche), Freddy et Monique (avec Brassens, ou Cabrel, ou un morceau anglais), Proserpine (qui aura peaufiné son humour), et tout plein d'autres que j'oubl ie et que je vais rencontrer. Je ne sais pas encore ce que je chanterai quand mon tour viendra.

 

Soleil, soleil, pour les heures futures, décidons-le.

Lire la suite...

HISTOIRE COURTE 6.

FLASH BACK !

 

Une fois le DVD démarré, j'eu très envie de fermer les yeux tant il faisait ressurgir des souvenirs si proches que je savais pourtant lointains!

Ce n'était plus un film, mais ce théâtre à Broadway où les places avaient été achetées tellement longtemps à l'avance pour avoir le privilège d'écouter chanter Julie Andrews!

Oh! Comme elle était claire la voix d'Elisa et combien il était séduisant Rex Harrison en professeur Higgins!

Il y avait la musique, la pièce, l'excitation de ce grand soir et la douceur de l'air en cette fin de journée New-yorkaise au ciel hésitant entre rouge et jaune...

L'atmosphère était inimitable et la nuit tellement emplie de lumière qu'elle ne ressemblait plus à la nuit...

 

Alors, un peu plus tard, on en parle, encore et encore, et on se prend à fredonner " In the street where you live" ou "I got accostumed to the way, you said good morning every day..."

Oui, New-York, ville tellement prenante, je n'avais pas été la seule à succomber à ton charme!

A peine sur le bateau, nous parlions tous de ta musique si jazzée, de tes musées si parfaits, de tes comédies si musicales... Alors, pas de surprise d'entendre la voix d'un italien enchainant "I am just accostumed to the way..." ou encore "I got married in the morning!!!" Ah! La gouaille du père d'Elisa dans cette pièce magique!

 

Ah! La magie des soirées d'été sur un baquebot pas pressé de nous reconduire vers le vieux monde... la fraîcheur des vents marins, la splendeur des levers et des couchers de soleil sur l'Océan!

Des souvenirs plein la tête et dans le coeur, les regrets de n'avoir pas su vraiment profiter de sa chance!

Et puis, la courtoisie d'un homme, sa façon de faire la cour, espérant guérir une souffrance qu'il avait perçue au premier regard! Et aussi, cette musique, si rythmée et si douce, si profonde et si légère, si gaie et en même temps romantique... La vie était comme suspendue entre ciel et mer... entre malheur et bien-être!...

 

Mais, quel était donc mon propos? Je disais donc avoir eu la tentation de fermer les yeux, et pourtant, ils sont restés grands ouverts et c'est en suivant à nouveau l'histoire de cette Fair Lady que d'aures images se superposaient!

 

Mais, voici déjà la fin du film et c'est le minois adorable et les yeux de biche étonnée d'Audrey Hepburn qui me ramènent vers aujourd'hui...

 

Je la vois sourire à la demande du professeur! Apportera-t-elle ses pantoufles?

 

Moi, j'éteins le DVD et je vais rejoindre mon lit, espérant que dans mes rêves, elle m'emporte encore dans la découverte américaine de mes jeunes années...

J.G.

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles