Alas, the SINGING BRUSSELS CELEBRATION WEEKEND is over !
BOZAR a donc démarré sa nouvelle saison en C H A N S O N S ! De tous les coins de la Belgique, des groupes d’amateurs sont venus se produire pendant tout un week-end dans le dédale des lieux mythiques du palais des Beaux-Arts de Bruxelles les 12, 13 et 14 septembre derniers. Une palette impressionnante de styles: des chœurs professionnels dont la réputation n’est plus à faire, dont Voces 8 et The Tallis Scholars, mais aussi, et surtout, plus de 50 chœurs amateurs venus de partout en Belgique.
Entre les concerts, des musiciens professionnels ont animé des ateliers de chant pour petits et grands. Au programme, Le projet Equinox sous la direction artistique de Maria Jao Pires et le soutien de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, pour des enfants en situation difficile. Mais le clou de la participation des visiteurs, c’était le dimanche à 13 heures dans la grande Salle Henry Le Bœuf où un des « Top of the Charts anglais » – les Voces 8 – dévoilaient à un public d’amateurs pendant une bonne heure les mécanismes de base de leurs compositions extraordinaires. Ils organisent d’ailleurs des semaines entières de stage sur le sol anglais! Si le cœur vous en dit… Après une demie heure d’échauffement et d’exercices variés et ludiques toute l’assemblée chantait « Skyfall » (le dernier James Bond) avec la soliste. Une expérience inoubliable!
La vénérable institution des Beaux-Arts de Bruxelles a donc secoué les esprits et les c(h)œurs…A tous les étages et dans tous les recoins, malgré les travaux en cours, pendant trois jours, c’était un joyeux festival qui avait encore des airs d’été alors que c’est bel et bien la rentrée ! Parmi les joyaux de ces vendanges d’automne en dehors du splendide concert de Voces 8 donné le samedi soir devant une salle Henri le Bœuf délirante de bonheur, citons le très sympathique ensemble de Namur ( Voix-ci Voix-là, Arianne Plangar) qui a transformé le Hall Horta en salle bourdonnante de plaisir, chacun fort tenté de muser des tubes de la musique française en même temps que les 80 choristes. On ne peut bien sûr, ni citer toutes les formations musicales, ni les avoir toutes écoutées !
Mais le dimanche après-midi, la salle Henry Le Boeuf était particulièrement fertile en crus musicaux de haute voltige, tous d'origine flamande. Tout d’abord, « Just for Fun » un groupe de Malines noir blanc rouge, dirigé de main de maître par Johan De Lombaert. Après leur « Sweedish tune: ‘Balambam… douja la Bamba, badadua Wap…’ chanté a capella, suivaient de près, Duke Ellington, Pink Panther, I can’t get the melody out of my mind. Ils sont venus en train avec leur chef, Johan De Lombaert, “Tchou,tchouoû! Aussi «The Earthsong » de Michael Jackson pour faire plaisir aux choristes et aux spectateurs, dit-il.
Place ensuite à Musa Horti, un ensemble vocal de toute beauté qui vient d’éditer un superbe album « AUS DER TIEFE ». Fondé en 1989, leur point d’attache est l’abbaye du parc d’Heverlee. Ils portent le coquelicot des Flanders Fields à la boutonnière. Cet ensemble est constitué d’une trentaine de choristes très engagés. Le thème de leur album est « guerre et paix » et nous avons pu faire un parcours plus que lumineux avec eux en écoutant de nombreux extraits tels que « Wie liegt die stadt so wüst » de Rudolf Mauersberger , « Warum ist dans Licht gegeben dem Mühseligen » de Johannes Brahms, « How they so softly rest » de Healey Willan et « Lux aeterna » de Edwar Elgar.
Le chœur mixte De Vedel de Turnhout est d’un tout autre style… Sous la baguette d’Els Germonpré ils ont participé au Cobra’s Classic battle et ont reçu une distinction spéciale du jury, tout comme le Brussels Chamber Choir. C’est l’humour, la diversité et le dynamisme qui président décidément à leur programme. « Avond geluiden » sur un texte de Paul van Ostaaijen mais aussi un hilarant « Old Mc Donald had a farm » et un pot-pourri « Name the tune » de Grayston Ives encore plus jubilatoire!
Le Waelrant Kinder en Jeugdkoor terminera cette après-midi très éclectique. Il s’agit d’une formidable entreprise pédagogique qui rassemble 120 jeunes âgés de 8 à 25ans et qui ont remporté le Cobra’s Classic Battle avec à leur tête Marleen De Boo , une femme passionnée, formée à l'institut Lemmens. Leur bastion est Borgerhout et ils ouvrent leur enseignement aux enfants dès l’âge de 5 ans. Avec six chœurs, des jeux de couleurs musicales, une belle variété des pupitres et des chorégraphies et des mouvements réglés au millimètre, leur représentation regorgeait d’inventivité et de musicalité, mêlant la culture flamande aux musiques du monde.
Haut les chœurs! De la musique classique et chansons de la Renaissance jusqu’aux Gospels, pop, jazz et musiques du monde, nous avons été émus de voir que notre capitale, toutes les catégories d’âges et de sensibilités confondues, pouvait vibrer avec une telle intensité lors de ce premier Singing Brussels Celebration Weekend*. Les musiques du monde étaient aussi très présentes avec des chœurs marocains, turcs, africains, latino-américains... Cet événement unique et que l’on espère beaucoup voir se réitérer l’an prochain, nous rappelle que la pratique du chant est la forme d’expression collective la plus ancienne et la plus universelle qu’il soit, mais surtout qu’elle est là pour enchanter tant le public que les choristes.
« *BOZAR n’est pas seulement destiné à l’artiste professionnel, mais veut aussi accueillir les arts amateurs, synonymes d’engagement et d’énergie. L’art amateur représente un riche bouillon de culture et donne de l’oxygène au secteur professionnel. Et n’oublions pas que tous les grands musiciens ont commencé en tant qu’amateurs… » Paul Dujardin, CEO et directeur artistique du Palais des Beaux-Arts.
Nous apprenons aujourd'hui qu'à l’occasion de sa rentrée académique, l’ULB honore deux personnalités belges, Paul Dujardin (directeur du Palais des Beaux-Arts) et Peter de Caluwe (directeur de la Monnaie) qui recevront les insignes de Docteur honoris causa, en hommage à leur action culturelle et aux institutions qu’ils dirigent. La séance académique se déroule le vendredi 19 septembre à 16h45 (Amphithéâtre Henri Lafontaine – campus Solbosch)




















En ce moment, À Liège,

Plusieurs jours après cette soirée hors du commun on se souvient encore. On se souvient de Catherine Michel, une des meilleurs harpistes du monde qui avec Léonid Kerbel à la baguette effeuillait l’or d’Haendel. On se souvient de Richard (Allemagne), Yan et Mariamma, tout juste 12 ans baignant dans le bonheur de se produire devant un public conquis par Vivaldi.

La deuxième partie de la soirée est encore plus extraordinaire. On a demandé de ne pas applaudir les huit pianistes extraordinaires qui se relayent entre les quatre mouvements du concerto de Max Bruch pour deux pianos. Un nouveau duo pour chaque mouvement!







Fondant comme un caramel au beurre salé!
But what does Summer Robin think of it?
Grisabella's watching over, with her motherly look

May I have some more? said the dog (CH.Dickens)
Really Guilty Face!
Un poussin qui n'a pas peur de son ombre!
Maestro?
Wo bist du?
En attendant la pluie (Marcel Aymé)
J'adore l'été!
Et les chants d'oiseaux
Et les mouvements dans l'herbe!
And the rest is SNOW!
L'amour rend meilleur!





Festival Musiq 3 dimanche 29.06 - 11:00 - Studio 4
Mais un décor peut en cacher un autre, derrière la façade d'époque de l'hôtel L'Aquila, se cache un décor résolument 20è siècle où défilent même des images de la CNN en continu! La surprise surréaliste – les décors sont de Jean-Guy Lecat – c’est de relier La Gazzetta aux médias actuels qui en prennent pour leur grade avec légèreté et comique délectables. Sur scène une troupe bigarrée d’artistes et des solistes au mieux de leur voix. Chaque costume est une œuvre d’art. Ils sont signés Fernand Ruiz. On hésite entre le carnaval de Venise et les super héros des années 80 ou qui sait, l’imaginaire de Lewis Caroll !



Carnaval d’été…dans les ruines

Le retour vers les voitures est l’occasion de commentaires amusés des noctambules. Cela fait aussi partie du jeu : où garer autour de ce site prestigieux? Le plus près est parfois à plus d’un kilomètre! Et une fois votre véhicule retrouvé, armez-vous de patience pour rejoindre l’autoroute au pas! Il faut l’avouer, parquer très loin du site n’est pas une si mauvaise idée, pour ceux qui s’impatientent derrière le volant! Consolation de taille pour les mélomanes : celle de ne pas rater sur Musiq 3 la proclamation des résultats du concours Reine Elisabeth, en direct.
Magistral, flamboyant et austère à la fois. La Maria Stuarda du compositeur lyrique italien Donizetti est un des plus beaux exemples du Bel Canto, technique préférée dans l'opéra européen jusqu’au milieu du XIXe siècle. Las, il fut censuré par ses contemporains pour des raisons de contenu irrévérencieux pour l’époque. Et il faudra attendre que l’ombre du Wagnérisme s’estompe pour que la renaissance du Donizettisme s’opère (vers les années 1970) et que le public renoue avec cette œuvre lyrique empreinte de romantisme brûlant que La Malibran interpréta en 1835. Depuis lors, c’est l’engouement et du public et des chanteurs pour des partitions défiant la technique vocale.
Mais Elisa Barbero, qui incarne la Reine Elisabeth I face à sa cousine Marie Stuart, ne doit en rien la jalouser. Les deux soprani prime donne sont complémentaires et explorent à fond les replis passionnels de l’âme féminine. Toutes deux armées de timbres très contrastés pour la première et très riches pour la seconde, réalisent des interprétations dramatiquement impeccables.
Leur virtuosité va de pair avec une grande justesse dans l’expression des sentiments. Le point culminant du drame, c’est le finale de l’acte II, lors de la rencontre des deux reines. Elisa Barbero donne libre court à son hostilité vis-à-vis de sa cousine. Elle chante en aparté « E sempre la stessa, superbaorggliosa, coll’alma fastosa, m’ispira furor ! » avant que les fameuses imprécations injurieuses de Marie Stuart ne scellent sa sentence de mort. La réalité historique, il est vrai, a été un peu adaptée : jamais les deux reines ne se sont affrontées pour remporter le cœur d’un même amoureux, le comte Robert Leicester. Mais la tentation romantique était grande pour Donizetti de suivre de près l’intrigue de la pièce originale de Schiller où la jalousie féminine et les intrigues de cour sont une source inépuisable de drame qui mène souvent à un destin funeste. Le tout est doublé ici d’une intrigue politique sanglante de grand format.
De la pièce de Schiller il ne reste que 6 personnages et deux actes. Mais quel concentré de génie ! Du début jusqu’à la fin, l’atmosphère est électrique et chargée de maléfices alors que Marie Stuart se pose de plus en plus en ange pur et lumineux. Malgré l’enfermement, elle trouve à se ressourcer dans la nature bienveillante et à s’adresser à Dieu en direct !






