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farce (6)

administrateur théâtres

Avec Molière, une troupe qui nous ébaudit!

 

Spectacles

Le médecin malgré lui

Vous connaissiez ce Parc dans Bruxelles, qui évoque la culture… des pommes de terre ? Son nom est un hommage à celui qui les fit entrer dans l’Histoire : Antoine Parmentier. C’est là, sous ses grands arbres et au pied d’une vieille bâtisse religieuse, en plein dans un décor agreste que la Comédie Kapel a planté, pour quelques soirs d’été, ses lampions et son théâtre de verdure.

Et lorsque la chaleur du jour s’efface enfin, que les oiseaux cèdent peu à peu la place aux premiers éclats de rire, Molière prend possession des lieux.

Préparez-vous : il va pleuvoir des coups de bâton sur les maris buveurs, dévoyés et fainéants, les pères tyranniques et les faux savants.

L’an dernier déjà, cette joyeuse bande faisait chavirer le public avec un irrésistible Scapin. Nous n’avions qu’une envie : revenir. La promesse est tenue. La fête recommence, plus champêtre encore, sous des frondaisons où le théâtre retrouve peut-être sa vocation première : rassembler des inconnus autour d’une même histoire, au cœur d’une douce soirée d’été.

On pourrait appeler ces artistes les baladins de la mémoire. Car ils ne se contentent pas de jouer Molière : ils réveillent tout un héritage populaire. Entre la domestique qui s’enivre d’envolées lyriques puisées chez Gounod, et l’incomparable Lucas qui roule les “r” comme on laboure la terre, les discrètes allusions musicales qui ravissent les baby-boomers, et les galimatias pseudo-latins des médecins improvisés, « Le Médecin malgré lui » devient une véritable fête foraine du langage.

Écrite en 1666, juste après le succès d’estime mais les recettes décevantes du Misanthrope, cette comédie d’un genre populaire, permet à Molière de récupérer quelques pistoles sonnantes et trébuchantes pour payer sa troupe. Inspiré directement du vieux fabliau médiéval du Vilain Mire, Molière renoue avec la farce : ainsi, les bastonnades, les quiproquos, les personnages hilarants, les maris bernés, les femmes qui mènent le jeu, les bourgeois vénaux et les médecins dont le latin cache surtout une abyssale ignorance.

Mais le génie de Molière organise ces ingrédients de la veille de la Renaissance pour les transformer en une mécanique d’horlogerie où chaque réplique fait mouche. Derrière le rire, il fustige l’hypocrisie sociale, les rapports de domination et la crédulité humaine. Le bâton amuse mais les mots gracieux habillent la raillerie et la critique.

Benoît Strulus en Sganarelle s’y entend à merveille pour moquer les grands médecins de l’Antiquité, la théorie des humeurs, des saignées, des lavements et autres remèdes fantaisistes. Son faux médecin règne, chapeau vissé sur la tête, sur la science de l’époque aussi pompeuse qu’approximative. Écoutez-le savourer le mot « Mé-de-cins » en trois larges syllabes, comme s’il découvrait lui-même l’immensité de son nouveau savoir. Tout est juste, tout est savoureux.

Dès l’incipit, le ton est donné. Une lessive flotte au vent, culottes en étendard. Martine, jouée par l’admirable Colette Sodoyer, règle ses comptes avec son mari. Les reproches deviennent vengeance, la vengeance devient mascarade, et la machine infernale de la farce est lancée.

Femmes diaboliques et victorieuses ? Maris dupés ? Pères abusifs ? Culte du profit ? Peu importe finalement. Les véritables vainqueurs seront les amoureux, Léandre et Lucinde, qui trouveront enfin, grâce au plus improbable des médecins, le chemin de leur bonheur.

Les costumes d’époque virevoltent. Les comédiens surgissent des taillis comme des maraudeurs du verbe. Les domestiques se gaussent. Les femmes tiennent fermement la barre, et gare aux mains baladeuses ! L’exquise Jacqueline, nourrice chez Géronte et épouse de Lucas (Marc Deroy) insuffle sous les traits de Mathilde Mazabrard un entrain et une fraîcheur irrésistibles.

C’est Bernard Lefrancq qui campe le Géronte absolu, à la fois inquiet et imbu de lui-même. Affublé d’un costume et d’un bonnet qui rappellent celui du Malade imaginaire, il convoque des emportements et des postures dignes de Louis de Funès, qui se serait subrepticement échappé des Trente Glorieuses.

Face à lui, Anne-Isabelle Justens et Alexis Lejeune composent le couple d’amoureux complices et tellement gourmands de vie. La joie est dans le pré.

Chemin faisant, nos vieux cours d’histoire du théâtre français resurgissent, et l’ombre de ces anciennes farces françaises données sur les places du village. Celle du Cuvier par exemple, quand le théâtre se jouait avant tout pour faire rire le peuple. Et quelle aventure, entre limonade et bière, de retrouver cet esprit parfois grivois, aujourd’hui, le verre à la main, installés sur une chaise courte plutôt que longue, ou autour d’une table, tandis que le soleil décline doucement derrière les arbres.

Bref, ce qui touche, au fond, c’est l’engagement artistique de toute cette troupe, comme du temps de Jean-Baptiste Poquelin ? Les rires ont tôt fait de crépiter dans le champ fraîchement fauché pendant que le parfum de l’herbe se mêle à celui de cette langue ancienne si musicale qui semble avoir traversé les siècles sans périr. C’est que Molière, qui se plaît à épingler les vices de l’humanité, est vraiment éternel.

Le public, lui aussi acteur de la fête, répond aux sollicitations, s’étonne, applaudit, rit et glousse de plaisir. Et tant pis pour les blagues un peu épaisses. On les rangera en toute simplicité avec les épluchures …de pommes de terre.

Hélas, la météo caniculaire aura sans doute retenu chez eux quelques spectateurs. Dommage. Mais ceux qui étaient présents auront largement compensé leur moindre nombre par la chaleur et la vivacité de leurs applaudissements.

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

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Quand Molière rencontre la Comédie Kapel

Avec Les Fourberies de Scapin

 Scapin : Fourbe ou redresseur de torts ? Coquin de la dernière espèce ou joyeux luron ? On penche pour les deux ! Mais dans Naples, il n’y a pas de valet qui fut plus dévoué à son maître. Scapin brille de malice et de stratagèmes pour amadouer les pères rétifs, mais aussi pour commettre des actes pendables, mais finalement se faire pardonner son credo de la transgression ! Merci Sylvestre, ce grand Saint !

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Une version ni littérale ni de pur style littéraire, mais de celle qui vous fait vous rouler dans le bonheur du partage. Le mot clé ? Une totale spontanéité des 6 artistes et une réelle adhésion populaire de l’audience. Partant, une excellente pièce de théâtre, tout de même signée Molière (1671). Résultat : une salle hilare, des applaudissements nourris et des souvenirs plein la tête.

  

Le personnage principal, le rusé Scapin oscille entre l’Arlequin italien et notre très belge Tijl Uilenspiegel. Et ce n’est pas qu’une question de chapeau. Un élément d’ailleurs très bien exploité pendant la pièce. Costumes d'époque, cela fait toujours plaisir ! 

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Les personnages féminins, rassemblés en une comédienne fulgurante jouent les heureux mélanges : La jolie Zerbinette victime d'un rapt à 4 ans, libérée des cruels Egyptiens par l'intervention de Léandre, a un caractère trempé, contrairement à la sentimentale Hyacinthe, inquiète de l'avenir de son mariage avec Octave... on adore l’Egyptienne, bohémienne, diseuse de Bonaventure, chanteuse, manipulatrice et femme fatale dans ce monde ...où les mères ont disparu. 

 

 Cette comédie farceuse du XVIIe siècle mais bourrée d'anachronismes, moque en long et en large la figure du Père, qui se voit systématiquement critiquée pour ses insatiables abus de pouvoir. Pour preuve : deux pères ridicules qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau : avares, autoritaires, égoïstes, on finirait bien par les mélanger tant Molière voudrait nous rendre odieux ces parents qui veulent marier les enfants contre leur inclination. Grimaces, postures grotesques, on se régale de voir ces « chefs de famille » se faire berner par Scapin et compagnie. L’humour est mordant, jamais méchant, et les spectateurs s’en donnent à cœur joie.

 

Quant à Sylvestre, l’autre valet, il vole presque la vedette à Scapin, car on aime sa profonde bénévolence ! Les deux compères réussissent à faire alliance malgré le côté plus maléfique de Scapin et se trouvent sacrément complices presque jusqu'à la fin !

 

Trèves de bavardage, le comique de situation bat son plein. Avec force de coups de bâton, d'humour à la louche, et d’inversions de rôles. L'intrigue est bondissante, les mélanges linguistiques et imitations d’accents sont savoureux et l’ensemble est fort réjouissant. Fun ! Bernard Lefrancq avec ses airs de de Funès ? Sans compter le plaisir partagé, de part et d’autre de la rampe en coquilles Saint-Jacques, …d’avoir pu tromper les puissants paternels, vengé les maltraitances, conspué l'avarice, et peut-être, changé l'ordre des choses.

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Un valeureux casting s’est emparé de l’aventure : Benoît Strulus, Bernard Lefrancq, Colette Sodoyez, Marc De Roy, Cédric Lombard et Bertrand Lapièce. Ils ont sillonné joyeusement les routes de Wallonie et projettent de débarquer sans doute dans les écoles. On salue bien bas cette heureuse initiative qui célèbre le verbe, le cœur et la justice. Tout cela accompagné d'une équipe fort accueillante lors du spectacle CCWO. Et Vivent ces fiers saltimbanques, venus nous ébaudir à Wezembeek Oppem  pour un heureux 27 septembre!



 

 

Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

 

 

 

 Crédit photos: Aude Vanlathem

Au Centre Culturel et de Jeunesse de Wezembeek-Oppem

 Par la Comédie Kapel, troupe de théâtre professionnelle

Téléphone : 0479 /12 86 17
E-mail : comediekapel@gmail.com

 

 

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Théâtre: Peut-on rire de l’indicible?

Mein Kampf (farce) à la Clarencière (Bruxelles)

Le contexte

Tout récemment, le  New York Times a évoqué que le journal Tylko Polska (Only Poland) avait publié un article intitulé «Comment repérer un juif» au mois de janvier 2019.

En France, malgré la polémique, et la montée de l’antisémitisme,  les éditions Fayard  annonçaient  en 2015 qu’elles publieraient une réédition du livre en 2016, du fait qu’il tombait officiellement dans le domaine public.

En mars dernier, le manifeste politique d’Adolf Hitler, « Mein Kampf », interdit dans de nombreux pays, a été mis en scène au Powszechny Theater à Varsovie. Le metteur en scène Jakub Skrzywanek voulait montrer que le langage utilisé par les hommes politiques  et  par tout le monde en Pologne, est pire que celui d’Hitler.

L’œuvre poétique de Georges Tabori « Mein Kampf (farce) » créé en anglais,  à Vienne en 1987 est très rarement jouée et se voit exhumée cette année par un groupe théâtral liégeois, Les Anges Hantés . Jorge Lavelli a créé la version française en 1993. A ce propos, Agathe Alexis (Festival d’Avignon, Comédie de Béthune, Théâtre du Rond Point, tournées en France, Suisse et Belgique) nous donne  son  éclairage. Elle  considère que c’est l’une des plus grandes tragi-comédies du vingtième siècle.  « Lorsque j’ai lu la pièce pour la première fois, j’ai immédiatement pensé à cette phrase de Pouchkine : « Le rire, la pitié et la terreur sont les trois cordes de notre imagination que fait vibrer le sortilège dramatique ». Ce texte réunit, en effet, tous les « ingrédients » propres à susciter la magie d’un théâtre qui prend la réalité à bras le corps et secoue – émotionnellement et intellectuellement – le spectateur en l’entraînant sur des chemins à la fois scabreux et lumineux, sans pour autant le désenchanter, c’est-à-dire sans lui faire renoncer à sa propre humanité. « Mein Kampf (farce) » évoque pour moi les grands mystères du Moyen-Âge, avec ses figures : Dieu (le cuisinier Lobkowitz), la Mort (Madame Lamort), la Jeune Fille Vierge (Gretchen), le Méchant, odieux prédateur possédé par le mal absolu ou l’absolu du mal (Hitler) et le Vieil Homme (Shlomo Herzl), qui recherche la sagesse et veut écrire un livre qui s’appellerait « Mon combat » mais dont il n’a écrit que la dernière phrase : « Et ils vécurent éternellement heureux » – admirable image de l’indéracinable utopie qui habite le cœur de l’homme. » Oui inconditionnel à la vie. Quel être, déchu de toute humanité, pourrait écrire l’indicible ? Celui qui fait un pacte avec La Mort.

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La pièce

D’après Georges Tabori, jouée au théâtre de la Clarencière à Bruxelles, et en partance pour le festival d’Avignon 2019, voici l’œuvre interprétée par un quatuor de comédiens belges : Kim Langlois, Dominique Jacques, Guillaume Martin et Benoît Servotte.

 Ils sont rompus à l’exercice, débordants d’énergie, menant un combat désespéré contre le mal personnifié, brandissant le rire et la dérision comme doigts d’honneur. C’est beau la mise en scène polyphonique, mais un regard extérieur aurait sans doute mis un peu d’ordre dans le panier. Le spectateur est un peu perdu dans l’articulation dérisoire de la pièce, une façon sans doute de le faire entrer dans la folie. L’homme, serviteur de Dieu, est  le fleuron de la création : nézer habéria, l’exception parmi tous les êtres créés. Le dernier créé mais le premier responsable. Il est responsable de sa poule en cage, préfiguration de l’holocauste à venir ? Rira-t-on? Faut-il brûler au troisième degré ? Le respect de la vie chez l’homme et chez l’animal – le « tu ne tueras point » est  inscrit sur le visage du prochain.

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Mais Dieu a quitté les lieux, horrifié de ce qui va suivre? Fatigué de la lenteur d’écriture de son valet. Soit dit en passant, hasard ou non d’écriture,  le personnage se nomme Herzl, un personnage  réel, qui, motivé par l’affaire Dreyfus en France,  fut le fondateur du mouvement sioniste au congrès de Bâle en 1897, il est l’auteur de Der Judenstaat – L’État des Juifs. Ce  Schmolo  se retrouve donc seul pour appliquer les commandements divins, offrir l’asile et essayer de sauver du mal,  le méchant visiteur  qui vient lui raconter ses rêves de peintre brisé, son attitude d’enfant gâté  au moi  surdimensionné, et la tentation absolue de la mort comme viatique du pouvoir. 

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La Mort, notre personnage préféré,  apparaît sous les traits de l’excellente interprète  Kim Langlois, fascinante, sans sa  faux, menaçante comme une déesse hindoue,   elle prend ses aises sur  une monture vivante qui rappelle l’attirail du Ku Klux Klan. Oui pour la blondeur trompeuse,  les faux-cils, la bouche noire, la voix puissante la diction parfaite et les intonations bien étudiées. Le rire macabre.   « Und dass hat die Lorelei getan ! ». Le tout s’achève, après un horrible détour par la cuisinière, dans la plus pure tradition de l’humour juif. Sauvés! Rire comme larrons en foire, seule échappatoire. "Ça va ? Oui,  répond-il, sauf quand je ris!"  

Kim Langlois, Dominique Jacques, 
Guillaume Martin et Benoît Servotte

Dominique-Hélène Lemaire, Arts et Lettres

 Le spectacle de juin: mail?url=http%3A%2F%2Fwww.laclarenciere.be%2FSAISON_2018_2019%2Fimages%2FAFFICHES%2FDON-QUICHOTTE_OK.jpg&t=1559329144&ymreqid=7e51cc8f-483b-71a0-1c69-450002013700&sig=c6iMMd2z32WyUTyk0ceeYg--~C

http://www.laclarenciere.be/

L’attente de l’amante absente nous emmène en d’autres lieux, à d’autres moments que ceux de l'Espagne à la puissance déclinante, 
dans des pérégrinations et des anachronismes en harmonie avec l’inépuisable source de folies d' El Ingenioso Hidalgo don Quijote de la Mancha, dont l'auteur n’aurait certainement rien trouvé à redire à ce genre de procédé et se réjouirait, allez savoir, de voir ses protagonistes en rajouter dans leurs délires. 
L’évasion dans le rêve, pour se dérober à la réalité et aux contingences de notre existence terrestre, tenter de lui donner un sens, n’empêche pas des situations grotesques, triviales ou vulgaires, où l'eschatologie chevauche la scatologie.
L'égarement n'a rien de tragique. On s'amuse au contraire au spectacle. La folie nous conduit au génie, puisque celui-ci n'est jamais très loin de celle-là, à une saine réflexion sur notre société et la vanité de nos courses vers le pouvoir et la gloire, qui n'ont pas plus de sens que ses extravagances...
Un joli nom, Dulcinée. Ce n’est pas banal... On en parle beaucoup, mais peut-on dire que vous l’avez vue. Quatre fois, apparemment. 
Et peut-être s’en est-elle-même pas aperçue... elle nous la joue genre Arlésienne, votre Dulcinée. On l’espère, mais elle ne vient pas. 
C’est bien long, tout ce temps dans l’attente de l’amante absente de Sa Seigneurie errante…..



Tout public : Les mercredi 19, jeudi 20 et vendredi 21 juin 2019 à 20h30

P.A.F. : 20 € - étudiant : 15 € - 

Je choisis mon fauteuil et je réserve en 1 clic :

www.laclarenciere.be

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30/40 Livingstone ?


Un spectacle  bourré de vitalité et de poésie loufoque… Lopez est ici étourdissant.

Le Canard Enchaîné


L’un des spectacles les plus courus cette année.

Le Monde


Un duo qui fait penser aux grands burlesques américains.

Sceneweb.fr


Le malicieux Catalan emballe son monde.

L’Express


Cette fable surréaliste est le must d’Avignon à la Catalane. Les spectateurs jubilent.

Les Échos


Mieux vaut cervitude que servitude! Parole de cerf !
Arts et lettres


Sergi López, acteur catalan bien connu du cinéma, et Jorge Picó son alter ego, atteignent des sommets de poésie, de délire et de vérité dans leur farce-à-farce magnifiquement monté !

Ne cherchez pas l’histoire dans ce spectacle sportif, il y a juste le sens. Le sens critique, le sensoriel , le sensitif, le sensationnel, le sans dessus dessous, le sans tambour ni trompette, le sang versé, le sentiment, le sans pareille, le bonheur théâtral au centuple. Il y a ce vieux fils qui parle à son père sans âge ni visage ( Bonjour les sens interdits!), et son père ne le voit pas, ne l’entend pas, ne le sent pas! Mais le vieil enfant bedonnant sent ce creux infini au fond de son ventre et veut désespérément trouver son ‘truc’, le but dans sa vie, sa raison d’être.  Il part à la recherche mais, comme il a du mal à quitter sa famille pour aller vers l’inconnu qui l’aspire! Bouleversant Anthropologue vouant  son corps, son être  au service des autres, il entreprend une chasse légendaire, loin des sentiers battus,  il est à la recherche ... d'un animal  fabuleux, excentrique?  Et voilà  soudain la  Rencontre, dans un paradis vert, pavé de rêves d’enfant. Une créature  mythique à tête de cerf, muette, craintive et joueuse de tennis lui apparaît. Sans blague.


Une histoire qui fait penser au Petit Prince et à sa rose, 30/40 Livingstone est la chronique intelligente et drolatique d’un voyage initiatique à la découverte de soi et des autres.« Mieux vaut la cervitude que la servitude! Parole de cerf ! » « Mais pourquoi m’as-tu abandonné ? Mon ami, mon frère ? » La morale de l’histoire vous prendra aux tripes, tout au fond de l’intime, sans mentir, foi d'animal!


Depuis sa création, 30/40 Livingstone connaît un succès international : en Espagne, en France (Festival OFF d’Avignon en 2014), en Suisse et en Amérique latine, à Santiago?  A chaque fois, les éloges pleuvent pour ce spectacle fin et surprenant, où les interprètes se donnent sans compter! (...Un petit dernier pour la route, sans rancune!)

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Auteurs - metteurs en scène – interprètes :
Sergi López, Jorge Picó
Création musicale : Oscar Roig
Lumière : Lionel Spycher
Costumes : Pascual Peris


Renseignements :
Du 2 au 6 février 2016
A l'Atelier Théâtre Jean Vilar
Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)
B-1348 Louvain-la-Neuve
www.atjv.be

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administrateur théâtres

12273023481?profile=original12273023069?profile=original12273023893?profile=original Opéra de Liège: La Gazzetta de Rossini,

 

Jan Schultsz, direction musicale
Stefano Mazzonis di Pralafera, mise en scène
Cinzia Forte, Enrico Marabelli, Laurent Kubla, Edgardo Rocha, Julie Bailly …

 

Pour clôturer la saison  2013-2014 dans la bonne humeur et saluer le début de l’été et ses festivals, cinq petits jours de très belle représentation lyrique. Rien de mieux que de se rendre dans la Cité Ardente au magnifique Opéra de Liège et applaudir un conte d’été, une farce désopilante de Rossini, ayant pour titre « La Gazzetta », une oeuvre méconnue dont on vient de retrouver en 2012 à Palerme le quintet manquant. Vous entendrez  donc de surcroît, une première mondiale !  Cette œuvre allie la  pétillance et la drôlerie de l’opéra bouffe et  un propos nettement satyrique. En effet le directeur de l’Opéra royal de Wallonie, Stefano Mazzonis di Pralafera est soucieux de redécouvertes et d’inédits qu’il inscrit  au programme de sa saison lyrique.

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 Un Don Pomponio très pittoresque  (Enrico Marabelli*) et Anselmo (Jacques Catalayud)  sont descendus dans une auberge parisienne avec leurs deux filles, Lisetta (Cinzia Forte) et l’exquise Doralice (Julie Bailly). Pomponio passe une annonce dans une gazette pour marier Lisetta avec un parti bien nanti, mais  la coquine  entretient déjà  une idylle avec l’aubergiste Filippo (le baryton Laurent Kubla). De son côté, Doralice est courtisée par le beau Traversen (Roger Joachim*), mais préfère convoler avec Alberto ( le ténor Edgardo Rocha) très doué en lamentations et qui parcourt le monde à la recherche de l’épouse idéale, « une Mademoiselle ».


Midsummer Night’s Dream à l’italienne:  une avalanche de quiproquos très déconcertants jouant sur l’échange d’identités  affole Pomponio,  le pauvre père qui se rendre compte qu’il n’est  même plus capable de reconnaître sa propre fille déguisée dans une habile scène de turqueries. Confondu et vaincu, il se rendra finalement aux arguments de la belle la laissera épouser qui elle veut.

 Les deux jeunes filles pleines d’esprit, de bagou et de beauté ravageuse rivalisent d’astuces pour détourner leurs pères de leurs desseins matrimoniaux et exploitent toutes leurs ressources expressives et vocales pour convaincre les récalcitrants. Les jeunes amants sont émouvants, romantiques et tendres comme on les rêve !  Belle fusion, sur scène de la musique du verbe, du chant et du geste. Le chef des chœurs est Seminara.

 L’ORW nous offre un spectacle de qualité dont la badinerie amoureuse séduit  mais aussi le contenu satyrique à propos des mariages arrangés ou des nouveaux modes de rencontres matrimoniales en vigueur  à notre époque sur internet. Un décor entre balai de paille et smartphone dernier cri. Laurent Kubla, Lilo Farrauto, Enrico Marabelli et Edgardo Rocha sont Filippo, Tommasino, Don Pomponio et Alberto   Mais un décor peut en cacher un autre,  derrière la façade d'époque de l'hôtel L'Aquila, se cache un décor résolument 20è siècle  où défilent même des images de la CNN en continu! La surprise surréaliste – les décors sont de Jean-Guy Lecat – c’est de relier La Gazzetta aux médias actuels qui en prennent pour leur grade avec légèreté et comique délectables. Sur scène une troupe bigarrée d’artistes et des solistes au mieux de leur voix.  Chaque costume est une œuvre d’art. Ils sont signés Fernand Ruiz.   On hésite entre le carnaval de Venise et les super héros des années 80 ou qui sait, l’imaginaire de Lewis Caroll !

A tout prendre, rien que Cinzia Forte vaut le déplacement, Elle a des airs de Madona et une voix enchanteresse qui domine les chœurs avec grande fraîcheur.  Suave plaisir des yeux et des oreilles. Imaginez une blonde  ultra-sexy, moulée dans une  robe rouge et talons aiguilles assortis, affublée d’une valise Barbie… qui débarque en touriste à Paris au début du siècle (lequel ?)  …et qui chante son bonheur à gorge déployée ! On est remué par son  duo d’amour dans les ascenseurs avec Laurent Kubla. Un marivaudage très étudié et saisissant de vérité. Je t’aime… moi non plus, façon 19/21ème, chacun dans sa bulle avec un point de rencontre très touchant. Amis de l'opéra, vous retrouverez Laurent Kubla** lors du festival Opéra en plein air cet été dans La Bohême dans une distribution talentueuse avec  Albert-André Lheureux pour la mise en scène et Elvis Pompilio aux costumes.

 

Et qu’on se le dise, La  Gazzetta, cette nouvelle production chatoyante de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège durera un peu plus que ce que durent les roses puisque vous pourrez regarder et écouter la dernière retransmission en direct  de la saison sur le web dès le 26 juin à 20h sur le site de l’Opéra royal de Wallonie ORW à Liège.

 

 

* que l’on aura l’immense plaisir de retrouver la saison prochaine dans le spectacle d’ouverture de la saison «  La Cenerentola »

** dernièrement à l’OPRLW dans « La grande Duchesse de Gerolstein »

 Et Laurent Kubla ?  Cet été, au Palais des Princes-Evêques à Liège ou aux Châteaux de Bois-Seigneur-Isaac et Ooidonk ! ici :  http://www.070.be/opera/Jury/laurent-kubla-marcello/

Opéra de Liège: La Gazzetta de Rossini, Direct live le 26 juin 2014

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12272877053?profile=original     Angélique ou Maléfique ?

Un grand plancher vide est cerné de rideaux noirs. Sommes-nous au centre d’un catafalque ? Peut-être. Angélique, dont on ne dit pas une seule fois le nom dans la pièce, n’existe pas. Ses parents l’ont accordée en mariage à  un rustre, Georges DANDIN que l’on a affublé en échange de son argent, d’une particule clinquante. Le voilà devenu « Georges de la Dandinière ». Mais la jeune épouse a le sentiment étouffant d’avoir été enterrée vivante, mariée contre son gré.

Rebelle et victime, elle écume de colère de ne pas pouvoir profiter de sa jeunesse et d’avoir été jetée dans les bras du vieux barbon. Soit dit en passant : le rôle fut  interprété à l'époque par la propre femme de Molière ! Ce soir, c’est Harmonie Rouffiange qui s’en charge.  Dès les premières répliques,  elle écrase de ses paroles glaciales  tout son entourage, sauf Claudine (Héloïse Gimondi ) sa servante poursuivie des assiduités de Lubin (Frédéric Mosbeux),  l’entremetteur de Clitandre. Mépris dont elle peine  même à se défaire, dans  les scènes d’amour avec son amant.  On lui doit néanmoins de magnifiques tirades piquantes sur l’urgence de la libération de la femme, car elle sait bien parler. C’est le seul instant où elle semble sympathique, …ce qui ne devait pas trop être le cas quand Molière interprétait le mari! 12272877273?profile=originalQuant à ce  vieux barbon, il n’est pas si rébarbatif que cela. C’est un personnage tragique, intemporel, complexe et extrêmement bien travaillé par un  Jean Knepper avec moustache! Mais il est impuissant et seul contre les manipulations fatales de la société qui l’entoure. De là, toute son humanité. « George Dandin, George Dandin, vous avez fait une sottise, la plus grande du monde. » (scène 1, acte I) persifflent les monstres bien-pensants. Même son serviteur Colin lui fait faux bond (François Makanga). On assiste  à son humiliation croissante qui va le précipiter vers une fin tragique. Retour à la case paysannerie : il est le véritable dindon de la farce, victime des maléfiques pouvoirs de manipulation d’une femme sans scrupules. Il est  pourtant  le seul dans la pièce à avoir de la noblesse de cœur. Enlevez le « s » à Georges et il  ressemblera à un parfait gentleman anglais. Il personnifie «  l’honnête homme », idéal du 17e siècle, être de vertus et d’équilibre à l’opposé du courtisan hâbleur. Hélas,  la situation dans laquelle il s’est mis est aussi bancale que la porte qui ouvre sur sa maison prête à s’écrouler. Il est dans son bon droit et le voilà régulièrement moqué  et dupé par tous, sans compter les gnomes monstrueux échappés à tout moment des rideaux, qui raillent sa folie d’ascension sociale, lors de ses  douloureux apartés.

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 Tout aussi monstrueux, Monsieur et Madame de Sotenville, les beaux parents sont d’ignobles marionnettes géantes et sadiques qui stigmatisent l’appât du gain, les préjugés, l’hypocrisie et l’absence d’amour. Ce qui est extraordinaire, au point de vue de la théâtralité,  c’est la vie et l’esprit qui s’empare brusquement de l’énorme bouche des pantins par l’entremise des deux comédiens impassibles  qui jouent deux rôles à la fois. Jeu fascinant d’Héloïse Gimondi et Frédéric Mosbeux!

 L’amoureux secret, le gentilhomme libertin, Clitandre, on le sent, malgré ses boucles, n’a sans doute pas l’étoffe d’un séducteur irrésistible mais sert à entretenir les rêves d’évasion de la triste fée du logis. Pascal Dandoy joue le rôle à merveilles.  La langue de Molière est délicieusement perlée d’humour et de belles intonations, le jeu scénique est d’une irrésistible drôlerie et d’une belle vivacité. Les poursuites dans le noir et les histoires de porte rivalisent avec les jeux de cache-cache dans les sous-bois que l’on retrouvera chez Marivaux. L’ironie de la situation est à son comble dans l’acte III où Dandin après avoir été forcé une nouvelle fois de présenter des excuses, n’a vraiment plus qu’à se jeter à l’eau. 12272876481?profile=original Nous avons affaire dans ce spectacle, à du Molière  tout simplement sublimé. Une entreprise osée, mais fort réussie par l’inventive metteuse en scène Marie Gaüzère Lesueur … dont c’est la première production.

La distribution:

George Dandin :Jean Knepper

Angélique: Harmonie Rouffiange

Clitandre : Pascal Dandoy

Claudine et Madame de Sotenville : Héloïse Gimondi

Lubin et Monsieur de Sotenville :Frédéric Mosbeux

Colin : François Makanga

Mise en scène, scénographie : Marie Gaüzère Lesueur

Chargée de communication : Héloïse Gimondi

 

 

 http://www.laclarenciere.be/

Tout public : Les mercredi 13, jeudi 14, vendredi 15, samedi 16, Les mardi 19, mercredi 20, jeudi 21 et vendredi 22 mars 2013 à 20h30

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