Arts et Lettres

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Rencontre: avec les chats de Shozo Ozaki, mon ami japonais

A Day-to-day adventure!

Fondant comme un caramel au beurre salé! But what does Summer Robin think of it?

Grisabella's watching over, with her motherly look

Beau

lever de rideau, ici on parle français!

Such a Splendid fish to fry, isn't it!

May I have some more? said the dog (CH.Dickens)

Really Guilty Face!

Un poussin qui n'a pas peur de son ombre! Maestro? Wo bist du?

En attendant la pluie (Marcel Aymé)J'adore l'été!

Et les chants d'oiseauxEt les mouvements dans l'herbe!

Caught you!

And the rest is                 SNOW!

Shozo Ozaki's photo.L'amour rend meilleur!

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Commentaire de Mireille LOUIS le 20 octobre 2014 à 15:42

J'adore les chats, j'en ai toujours eu. J'aime leur indépendance, leur caractère à chacun différent! En quelques gestes ou quelques mots, on se comprend. Leurs miaulements différents vous traduisent leurs sentiments! Très belles réalisations, j'apprécie beaucoup la douceur des couleurs.

Commentaire de De Ro jacqueline le 12 octobre 2014 à 18:21

Oserais-je encore mettre mon beau chartreux après cette série de jolis pastels ?

Commentaire de De Ro jacqueline le 12 octobre 2014 à 18:20

Commentaire de Andrée HIAR le 11 octobre 2014 à 17:29

Merci Deashelle pour le beau texte de Colette ,et aussi pour les beaux pastels.Amitiés Andrée

Commentaire de De Ro jacqueline le 10 octobre 2014 à 17:43

demain c'est promis je lirai ce beau texte de Colette. Merci Deashelle de nous raviver la mémoire de ces adorables conversations qu'elle avait avec ses bêtes. Amitiés

Commentaire de Deashelle le 9 octobre 2014 à 10:56

Commentaire de Deashelle le 9 octobre 2014 à 10:48

J'ai peu vécu de la vie terrestre, où j'étais noir. Noir entièrement, sans tache blanche au poitrail, ni étoile blanche au front. Je n'avais même pas ces trois ...ou quatre poils blancs, qui poussent aux chats noirs dans le creux de la gorge, sous le menton. Robe rase, mate, drue, queue maigre et capricieuse, l'oeil oblique et couleur de verjus, un vrai chat noir.
Mon plus lointain souvenir remonte à une demeure où je rencontrai, venant à moi du fond d'une salle longue et sombre, un petit chat blanc; quelque chose d'inexplicable me poussa au-devant de lui, et nous nous arrêtâmes nez à nez. Il fit un saut en arrière, et je fis un saut en arrière en même temps. Si je n'avais pas sauté ce jour-là, peut-être vivrais-je encore dans le monde des couleurs, des sons et des formes tangibles.
Mais je sautai, et le chat blanc crut que j'étais son ombre noire. En vain j'entrepris, par la suite, de le convaincre que je possédais une ombre bien à moi. Il voulait que je ne fusse que son ombre, et que j'imitasse sans récompense tous ses gestes. S'il dansait je devais danser, et boire s'il buvait, manger s'il mangeait, chasser son propre gibier. Mais je buvais l'ombre de l'eau, et je mangeais l'ombre de la viande, et je morfondais à l'affût sous l'ombre de l'oiseau...
Le chat blanc n'aimait pas mes yeux verts, qui refusaient d'être l'ombre de ses yeux bleus. Il les maudissait, en les visant de la griffe. Alors je les fermais, et je m'habituais à ne regarder que l'ombre qui régnait derrière mes paupières. Mais c'était là une pauvre vie pour un petit chat noir. Par les nuits de lune je m'échappais et je dansais faiblement devant le mur blanc, pour me repaître de la vue d'une ombre mienne, mince et cornue, à chaque lune plus mince, et encore plus mince, qui semblait fondre.
C'est ainsi que j'échappai au petit chat blanc. Mais mon évasion est une image confuse. Grimpai-je le long du rayon de lune ? Me cloîtrais-je à jamais derrière mes paupières verrouillées ? Fus-je appelé par l'un des chats magiques qui émergent du fond des miroirs ? Je ne sais. Mais désormais le chat blanc croit qu'il a perdu son ombre, la cherche, et longuement l'appelle. Mort, je ne goûte pourtant pas le repos, car je doute.
Peu à peu s'éloigne de moi la certitude que je fus un vrai chat, et non pas l'ombre, la moitié nocturne, le noir envers du chat blanc.

Colette Le chat noir (1950)J'ai peu vécu de la vie terrestre, où j'étais noir. Noir entièrement, sans tache blanche au poitrail, ni étoile blanche au front. Je n'avais même pas ces trois ou quatre poils blancs, qui poussent aux chats noirs dans le creux de la gorge, sous le menton. Robe rase, mate, drue, queue maigre et capricieuse, l'oeil oblique et couleur de verjus, un vrai chat noir. Mon plus lointain souvenir remonte à une demeure où je rencontrai, venant à moi du fond d'une salle longue et sombre, un petit chat blanc; quelque chose d'inexplicable me poussa au-devant de lui, et nous nous arrêtâmes nez à nez. Il fit un saut en arrière, et je fis un saut en arrière en même temps. Si je n'avais pas sauté ce jour-là, peut-être vivrais-je encore dans le monde des couleurs, des sons et des formes tangibles.<br / Mais je sautai, et le chat blanc crut que j'étais son ombre noire. En vain j'entrepris, par la suite, de le convaincre que je possédais une ombre bien à moi. Il voulait que je ne fusse que son ombre, et que j'imitasse sans récompense tous ses gestes. S'il dansait je devais danser, et boire s'il buvait, manger s'il mangeait, chasser son propre gibier. Mais je buvais l'ombre de l'eau, et je mangeais l'ombre de la viande, et je morfondais à l'affût sous l'ombre de l'oiseau... Le chat blanc n'aimait pas mes yeux verts, qui refusaient d'être l'ombre de ses yeux bleus. Il les maudissait, en les visant de la griffe. Alors je les fermais, et je m'habituais à ne regarder que l'ombre qui régnait derrière mes paupières. Mais c'était là une pauvre vie pour un petit chat noir. Par les nuits de lune je m'échappais et je dansais faiblement devant le mur blanc, pour me repaître de la vue d'une ombre mienne, mince et cornue, à chaque lune plus mince, et encore plus mince, qui semblait fondre.
C'est ainsi que j'échappai au petit chat blanc. Mais mon évasion est une image confuse. Grimpai-je le long du rayon de lune ? Me cloîtrais-je à jamais derrière mes paupières verrouillées ? Fus-je appelé par l'un des chats magiques qui émergent du fond des miroirs ? Je ne sais. Mais désormais le chat blanc croit qu'il a perdu son ombre, la cherche, et longuement l'appelle. Mort, je ne goûte pourtant pas le repos, car je doute.
Peu à peu s'éloigne de moi la certitude que je fus un vrai chat, et non pas l'ombre, la moitié nocturne, le noir envers du chat blanc.

Colette Le chat noir (1950)"

Commentaire de Mireille LOUIS le 25 septembre 2014 à 14:14

Très jolis pastels de CHAT , belles expressions félines, les autres animaux représentés sont jolis également;! Le chat  est mon animal préféré! Joli petit poème qui illustre bien tous ces beaux dessins au pastel!

Commentaire de Deashelle le 25 septembre 2014 à 12:06

Shozo Ozaki's photo. Be  W A T C H F U L  these days!

Commentaire de Deashelle le 16 septembre 2014 à 10:51

Photo: だめよ、だめ、だめHOW does it feel?

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