Molière aurait pu nous en faire rire,
Au théâtre de leurs frasques coutumières,
Mais aujourd'hui on ne peut plus rien dire,
Car les milliardaires n'ont pas lu Molière !
GCM
Pensée du jour.13/12/2025
Molière aurait pu nous en faire rire,
Au théâtre de leurs frasques coutumières,
Mais aujourd'hui on ne peut plus rien dire,
Car les milliardaires n'ont pas lu Molière !
GCM
Pensée du jour.13/12/2025
Monts et merveilles d’une jolie pièce de vaudeville née en 1950.
...Dans un château du Périgord, règne la très despotique comtesse Appoline de Mont-Vermeil. Une merveilleuse Danielle Fire l’incarne. La Dame tient tout son beau monde dans le creux de sa main. Tout ploie devant elle : son neveu vétérinaire, Hubert le mal marié (Arnaud Van Parys) ; Gisèle (Ambre Grimmiaux), la jeune demoiselle de compagnie pas très futée ; Lucie (par l’excellente Margaux Frichet), la jolie et impertinente soubrette mais à la cervelle d’oiseau. Elle est amoureuse de Patrice, un très fourbe majordome, qui a trouvé un moyen d’extorquer régulièrement à la comtesse des revenus supplémentaires. Brillamment joué par Bernard d’Oultremont. Cet escroc tout sucre, tout miel a en effet réussi à attirer sa patronne fantasque dans le monde des courses hippiques, et par un savant montage, à encaisser à son compte, de plantureux paris, via un bookmaker imaginaire.
Ce joli monde ronronne paisiblement quand arrive à l’impromptu Antoinette (ah ! voici Stéphanie Moriau) très vite flanquée de son barman – Jules – (un sensationnel Xavier Percy aux allures …de Peaky Blinders, version parisienne). On rit tellement ils détonnent dans ce ravissant cadre aristocratique. Restauratrice dans un joyeux troquet des Halles, la titi de Paris, dite « Nénette », use d’un vocabulaire et d’intonations dignes de Zazie dans le métro. C’est désopilant à souhait. Or, projetant d’épouser son Jules, elle a appris avec stupéfaction qu’elle serait déjà mariée, avec un certain baron Hubert de Mont-Vermeil. Tout s’éclaire, elle se souvient que dix ans plus tôt, on lui avait volé son sac avec ses papiers et que donc son identité a dû lui être subtilisée par une intrigante pressée pour se faire épouser par le naïf baron (et puis de filer avec le coffre-fort) ! C’est ainsi que la jeune femme débarque au château pour pouvoir divorcer de cet encombrant premier mari.
Mais « …pas question de divorcer chez les Mont-Vermeil » dixit l’inénarrable comtesse. Et ce jour-là, moins que jamais, car on attend la visite du cardinal de Tramone afin de le prier d’accélérer une nomination à Rome d’un cadet de la famille …
L’arrivée en scène franchement jubilatoire de Michel de Warzée en cardinal est le nœud de cette histoire très bien charpentée. Il donne d’ailleurs toute son envergure à l’ouvrage. Quiproquos et cachotteries s’emmêlent. Et le public de se tenir les côtes et glousser de bonheur.
Ladite « Nénette » a juré évidemment ne pas quitter le château avant d’avoir obtenu gain de cause, et s’écrie : « J’y suis, j’y reste ! ». Voilà pour le titre de la pièce. Une phrase, plus que royale, qui fête de maintenant ses 75 ans d’existence, et vous fera rire toute la soirée, dans ses diverses interprétations. Les auteurs, Raymond Vincy et Jean Valmy, oubliés de nos jours, avaient tout de même sacrément du rythme et de la verve ô combien savoureuse ! Une langue qui convient à merveille au style un peu Vieille France de la Comédie Claude Volter, avec des artistes qui ont le don de vous mettre le cœur en fête ! Et comme ce sont les fêtes, c’est l’occasion, non?
Stéphanie Moriau incarne cette Antoinette effrontée, usant tour à tour du franc parler des Halles et maniant avec humour les mièvreries alambiquées de la langue de la « haute » lorsqu’elle se met à interpréter le personnage en cure en Suisse, censé être cette première épouse du dénommé Hubert. Très beaux jeux de changements d’identité ! Et quel formidable pique-nique avec le très débonnaire ecclésiastique ! Cette comédie de mœurs étincelante, follement hilarante, qui fait exploser les clivages sociaux, a vraiment tout pour plaire. La pièce a aussi fait les grands jours de l’émission télévisée renommée « Au théâtre ce soir » sur les chaînes françaises in illo tempore. Des spectacles, on s’en souvient, dans les années 60 et 80, toujours absolument … gondolants ! Question décors, ils sont magnifiques et signés Francesco Deleo. De toute beauté ! Comme la pièce.
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres

MISE EN SCÈNE / Michel de Warzée
ASSISTANTE / Ambre Grimmiaux
DÉCORS /Francesco Deleo
COSTUMES / Danielle Fire et Stéphanie Moriau
CRÉATION LUMIÈRE ET RÉGIE / Bruno Smit
REMERCIEMENTS / Le Theâtre Royal des Galeries
Anne Marien, Huguette Van Hamme, Yves Piette
Conception du programme Jean Claude Seynave
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement de décembre sont :
Mac. Cadart (Fr) peintures à l’acrylique et sculptures, Liliane Cima (Fr) peintures à l’acrylique, Kali (Fr) peintures à l’acrylique, Michelle Hold (De) peintures, Pierre Delinfini (Fr) sculptures en pierre de Thénac + une performance en live, lors du vernissage, en taille direct devant le public et St. Ghor (Sn) sculptures « UBUNTU ».
Vernissage le jeudi 04 décembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 27 & 28 décembre de 11h 00 à 18h 00.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 04 décembre :
https://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-son-prochain-vernissage-du-04-12-2025-et-son-agenda-culturel/Lien vers le reportage photos du vernissage du 04 décembre :
Lien vers la page événements actuels et à venir :
https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
Lien vers la présentation des espaces et des artistes :
https://www.instagram.com/espace.art.gallery/
Lien vers nouveau site Digital NFT Art Curator Belgium en 2026 :
https://ea-gallery.com (en pièce-jointe infos et inscriptions… ) & https://www.instagram.com/digital.nftart.curator.belgium/
https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu
https://www.linkedin.com/in/jerry-delfosse-espace-art-gallery/
Lien pour visionner les 228 vidéos et 101.800 vues sur YouTube
https://www.youtube.com/@espaceartgallery4966
Lien vers le plus grand Rooftop d’Europe !
Lien vers cette plateforme touristique où la galerie est présente :
« autres activités » + https://www.kayak.fr/Brussels.32869.guide
Lien vers le nouveau Centre d’art dans le quartier :
https://cloudseven.be/home-of-frederic-de-goldschmidt-collection/
Situé au centre-ville dans le quartier bruxellois de la mode et du design.
Lien vers Bruxelles bouge comme le prouve cet article :
Bien cordialement,
Jerry Delfosse
Galeriste
*
Fondateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery,
Les Éditions d’Art EAG & EAG Studio’s
Co-fondateur et propriétaire du réseau Arts et Lettres 3.0
Administrateur général
Président de jury pour décerner 3 diplômes d’art EAG
Membre d’un jury international à Corsica Art Fair
Membre d’un jury pour décerner 2 diplômes d’art A&L
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Rue de Laeken, 83 à B 1000 Bruxelles – Belgium
GSM: 00.32. (0)497.577.120
https://www.espaceartgallery.eu/
https://artsrtlettres.ning.com/
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Amedeo Arena arena.amedeo@gmail.com
Director www.amartgallerybrussel.be
GSM: 00.32. (0)475.721.272
Quand il fatigue à son port, le vieux bateau,
Quand parmi tous les bateaux, lassé, il y dort,
Au capitaine, rêvant au delà des eaux,
Lui dit " lève l'ancre ", ne pleure sur ton sort !
GCM
Pensée du jour.10/12/2025
C'est monnaie courante de craindre l'avenir,
Les coffres débordent de billets et lingots,
Mais ne deviendraient-ils pas lointains souvenirs,
Si le " grand argentier " créait le chaos ?
GCM
Pensée du jour.8/12/2025
Nos terrains
Dans tous les terrains vagues
de nos désirs profonds, il y a les clochers sonnant dans nos mémoires
Ces sons veulent de nous des jardins bien tenus,
notre schizophrénie est la règle du jeu
Les bourdons font de nous de biens gentils moutons,
apportant le sommeil quand la nuit est soleil
Chacun de nous doit être une fleur éternelle,
créée par notre Dieu,
aussi belle que lui
L’unité de chacun encense les louanges de tous ces petits anges,
chantant en chœurs le bonheur d’être ensemble
Que nos propriétés soient toutes préservées,
que nos mots soient châtiés pour l’amour et la paix
Que nous soyons ensemble unis dans l’harmonie, que nous soyons reflets,
que nous fassions la ronde
Pas de terrains vagues et surtout pas de vagues
dans nos si beaux jardins
le 1-12-2025
Il n'y avait tout le temps qu'ailleurs et plus tard :
Voici le chemin tracé de la jeunesse,
Contrainte par d'obligations de toutes parts,
Voilà qu'elle est là emplie de sagesse !
GCM
Pensée du jour.01/12/2025
Je viens de lire (encore et avec bonheur) , un bel article de Joseph Duhamel dans "Le carnet et les instants" du 24/11/25 , consacré à Madeleine Leys et, intitulé : "Une grande voix".
J'y découvre une poétesse que je ne connaissais pas du tout...
Quelques vers, repris par Joseph Duhamel :
Le goût de l'eau des rivières
est entré dans le passé. /(..)
on ne sait comment se perd: le
goût de l'eau des rivières ".
Il était écrit ailleurs : le premier poème de "Petites voix" , "La vierge au Kodak" est dédiée à Max Elskamp.
Joseph Duhamel écrit ceci : "Comme écrivait l'écrivain anversois,
la poésie de Madeleine Ley se caractérise par un style simple privilégiant la musicalité que sert une langue élégante et subtile, par des formules heureuses et évocatrices"..
A défaut du livre, j'air trouvé le texte ailleurs ::"LA VIERGE AU KODAK"
"Notre-Dame des petits enfants
n'a pas de couronne d'or ;
elle a quatre petites tresses
sur sa nuque fragile,
elle a un petit coeur d'argent
dans sa chemise en mousseline ;
on brûle des bougies roses
autour d'elle tout le jour.
Notre-Dame des petits enfants
tient contre sa poitrine
comme un Saint Sacrement
un petit appareil de photographie
pour chaque image de la vie".
"Le carnet et les instants" - " Une grande voix"Madeleine LEY "Poésies"
préface de jacques Vandenschrick .
Les "ados " ne pensent qu'aux plaisirs, ces enfants,
Et les occasions ne sont jamais rares ;
Les adultes, penchés aussi sur leurs écrans,
Répondent, quant à eux, à des questions bizarres !
GCM
Pensée du jour.28/11/2025
C’est Beau au carré, Boris Giltburg et Beethoven. C’est qu’il a présenté un cycle des sonates du compositeur dont on fêtera le bicentenaire en 2027. Lors de deux concerts d’une intensité rare, où l’audace rencontre …la grâce. Sa vision est toute personnelle, vivante et profondément sincère.
Jamais démonstrative, toujours pensée, nourrie d’une conversation intérieure intime avec le maître, son interprétation cisèle véritablement toutes les émotions.
Sa virtuosité est à la fois extraordinaire et immensément raffinée. Par l’âme et le corps le musicien sculpte chaque nuance, fait naître des éventails de timbres et de couleurs d’une beauté renversante. Et c’est à croire qu’ils se répandent presque librement sur son clavier. Là est la magie. Les registres se répondent, se fondent, s’illuminent avec immense naturel …tout comme les fameuses correspondances de Baudelaire.
Devant : l’odeur du jour neuf. Ainsi naissent les mondes souterrains et insoupçonnés de Beethoven : une rage où tout brûle, des chapelets de drames, des joies rustiques, des épures où tout est lumière, la poésie où tout est suspendu. L’humain et le divin se côtoient dans l’harmonie et le temps se fige. Quelle architecture si purement romantique …. Et à la fois, totalement cérébrale.
À travers ce cycle, Giltburg souligne l’audace révolutionnaire des sonates de Beethoven qui traverse le classicisme pour ouvrir la porte au romantisme, bouleverser les formes, et inventer un nouveau langage. …Sacré ?
La saveur du bonheur. Le spectateur vit un perpétuel renouvellement de communion entre le compositeur et l’interprète. Quelle impressionnante trilogie ! Et quel miracle de la rencontre !
Hier soir, à Flagey, on ne les connaissait peut-être pas toutes, ces sonates… mais qu’importe. Dans une salle tamisée comme tenue à la chandelle, le public écoute, souffle coupé, happé par une interprétation de ces qualités extrêmement rares. Le chant épique s’élève, la musique circule, respire, s’élève, telle une liturgie laïque, …à deux pas de Noël.
Lorsque retentissent les salves de joyeux applaudissements, Giltburg sourit, s’incline, offre un bis. Une simple offrande, humble et pudique. Rien de triomphal : juste l’âme nue de Beethoven, cette essence que Purcell célébrait déjà dans son Ode à Sainte Cécile, « la musique, fille du ciel ».
Avec ce projet titanesque, partagé sur deux soirées mémorables à Flagey, Boris Giltburg a offert une plongée au cœur d’un patrimoine que l’on croyait connaître et qu’il sut révéler sous un jour vraiment nouveau. Et, notre cher Wilhelm Kempf doit se réjouir, tout là-haut ! Qu’en pensez-vous ?
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres
Il n'y a plus aucune reconnaissance ;
Bafouée de toutes parts sans repères,
Ne laissant en sa place que la violence,
Elle sombre dans des ténèbres amères !
Pensée du jour.25/11/2025
Chères amies, amis, collectionneurs et habitués de notre galerie,
Les artistes présents pour cet événement novembre sont :
Sarah Geeninckx (Be) peintures, Fu Zhen-Sheng (Cn) peintures, Lucja Wierzchucka (Pol) sculptures & Victor Barros Ϯ (Eq) peintures, gravures, sculptures et bijoux, Stéphanie Masini (Fr) sculptures, Manorack (Fr) photo plasticien et St. Ghor (Sn) sculptures.
Vernissage le jeudi 06 novembre de 18h 30 à 21h 30.
Finissage le 29 & 30 novembre de 11h 00 à 18h 00.
Lien vers l’annonce visuelle de l’exposition du 06 novembre :
Lien vers le reportage photos du vernissage du 06 novembre :
Lien vers la page événements actuels et à venir :
https://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/
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Situé au cœur de Bruxelles, entre le célèbre quartier Sainte-Catherine et celui de la Bourse, et à deux pas de la Grand-Place, le plus grand bar/restaurant et espace événementiel d’Europe, ouvert toute l'année, en extérieur comme en intérieur, sera ravi de vous accueillir pour offrir à vos invités une vue à 360° sur Bruxelles avant ou après votre visite !
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Jerry Delfosse
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Les ancêtres
Monter pierre après pierre
la porte de l'enfer,
en y brûlant ses yeux,
Boire le sang de nos vies,
coulant entre les mains,
l’ange prenant l'envol,
Ramper dans la fournaise
qui lèche notre corps
jusqu'au flou des pensées,
Courir au fond du lac,
y revoir ses ancêtres
dans les pages des lieux,
Trouver, dans l'encrier
de l'infinie mémoire,
le mot mort à jamais
Et entendre son rire
nager dans le tumulte
du silence aérien
le18-11-2025
TU NE TUERAS POINT
Tu te bats pour les nations
Et pour toutes les religions
Tu penses que de cette manière
Tu mettras fin à la guerre
Et que tu seras respecté
Mais tu confonds l’ordre et la paix
Tu te permets de décider
Qui doit vivre
Qui doit mourir
Tu n’entends pas nos doléances
Tu restes insensible à nos malheurs
A notre peine
Pourtant sans toi aucune dictature
Ne sévirait
Qui es-tu ?
Toi,
Qui ne partages
Ni patrie
Ni repas
Ni foyer
Monstre,
Tu es celui dont le corps est blindé
Par d’étranges craintes
Tu menaces l’étranger,
Ton frère.
Tes frontières sont des murs de haine
Et tes drapeaux ont les couleurs de la cruauté
Mais qui es-tu ?
Tu es notre voisin
Tu portes notre destin
Tu sèmes la mort
Tu brises nos rêves notre élan vital
Tu es celui par qui le meurtre continue
Car nous nous y sommes habitués
Mais, saches que le moment est venu de te dire Non !
Lionel M.
Très Librement inspiré de The Universal Solder by Buffy St Marie
Quand nous arrive l'imprévu sans s'annoncer,
Alors s'empare de nous une colère,
Plongeant ses racines dans un lointain passé,
A obéir à un maître de chaumière !
Pensée du jour
GCM.18/11/2025
Le Théâtre Royal du Parc bruisse d’attente, et la légende du célèbre Palais Garnier à Paris s’éveille sous nos yeux pour constituer une fresque humaine somptueuse, autour de cette seule loge numéro 5. C’est d’ailleurs avec une réelle économie de personnages que la fastueuse Belle Epoque reprend vie. Une histoire qui se déroule en 1881, alors que des événements tragiques hantent l’opéra avec l’effondrement du grand lustre et la mort d’un machiniste.
Romancée par Gaston Leroux en 1910, l’histoire évoque un personnage mystérieux connu sous le nom de Fantôme qui hante l’Opéra Garnier, mêlant horreur, obsession et passion amoureuse avec toute sa jalousie destructrice. Elle se concentre sur la vie de Christine Daaé, une jeune soprano orpheline talentueuse et deux hommes captivés par elle : le Fantôme de l’opéra, cette présence inquiétante cachée sous un masque dissimulant un visage ravagé par des brûlures et le jeune et fier aristocrate Raoul de Chagny poursuivant désespérément son amour d’enfance. Un pétulant Jérémy Vliegen. Voilà pour le triangle passionnel mené avec feu par l’immense Cyril Collet, en fantôme omniprésent.
La scénographie de Saïd Abitar, tour à tour baroque et mouvante, révèle les profondeurs secrètes des coulisses de l’Opéra Garnier, lieu de splendeur et de damnation. Avec une loge n° 5 chaque fois plus… parlante ! Avec des costumes créés par Anne Guilleret qui épousent à merveille toute la dynamique des personnages.
L’écriture captivante de Thierry Debroux et la mise en scène frémissante de Daphné D’Heur créent un Fantôme de l’Opéra terriblement humain, à la fois classique et contemporain, totalement bouleversant dans sa quête d’identité. Revenons à la source : « Sous ce masque, il y a un visage et derrière ce visage, un cœur. » Un cœur torturé par la passion, dans ce qu’elle a de plus sublime et de plus dévastateur. Le cœur d’un personnage enfermé dans la solitude, abandonné depuis l’enfance, sevré de toute relation d’amour. Alors, La Musique… est cette fée invisible qui panse les douleurs les plus profondes et vient naturellement au secours de l’humain. The language of the heart. Jusqu’à écrire un opéra pour la femme qui est tout son horizon ! « Ah ! Ne tarde pas… » D’ailleurs, Cyril Collet n’est-il pas « Comédien, fraichement diplômé, rêve de puissance, de cris, de larmes et de feu? »
La mise en scène vertigineuse de Daphné D’Heur est ciselée dans les jeux de lumière de Philippe Catalano, dans les airs et dans l’abîme inquiétant d’un lac souterrain, – Ah ce bruit retentissant de gouttes qui fait frémir le spectateur… À croire que l’on navigue dans l’univers de E.A. Poe. Cette mise en scène nous entraîne dans un imaginaire fantastique, jouant des ombres et des miroirs en feu, pour faire vibrer peurs et sentiments extrêmes. Car derrière la beauté du chant, la jalousie veille, le désir dévore, et la musique devient une arme. L’amour y frôle la folie, et le Fantôme, déchiré, semble pourtant murmurer à l’infini : « Sens-tu comme nos deux âmes se rejoignent quand tu chantes ? » Ce puissant fantôme a un nom : Erik. Un être qui appelle à la fois à la compassion et au rejet.
Mais soufflons un peu. En contrepoint, il y a ces scènes tellement drôles de tractations mercantiles entre deux directeurs de théâtre – l’ancien et le nouveau – qui développent leurs palabres commerciaux avec belle fulgurance. Un délice ! Des rôles tenus avec ardeur par Emmanuel Dell’Erba en Moncharmin et Antoine Guillaume en Firmin. Irrésistibles. Il y a aussi cette formidable concierge, Madame Giry, adorable dans ses généreux élans protecteurs, horriblement désolée de voir poindre l ‘heure du départ de son directeur de théâtre préféré… Elle est jouée par Claudine Gourdin. Solaire.
Place aux vocalises. De L’air des bijoux… au Duo des fleurs. Les deux voix de soprano qui pourraient franchement vous faire prendre la production pour un vrai opéra, vous embarquent sur leur vaisseau musical qui n’a rien d’un fantôme. Héloise Poulet, en prima donna vertigineuse – La Carlotta – porte à son bord des airs qui réveillent le plaisir des grandes maisons d’opéra, mais la mise en scène poivre tout de même ses prestations de malicieuses pointes d’humour. Cela soulage agréablement de toute la tension scénique. L’autre voix, d’une fraîcheur et d’une tendresse exquises, a trouvé dans la Musique – comme par enchantement – un havre de bonheur et l’expression de ses sentiments les plus intimes. C’est que l’Ange de la Musique, veille bien sûr sur elle et ne cesse de l’inspirer. Tantôt visible, tantôt invisible. Aussi, l’esprit d’un père violoniste, hélas disparu. Romina Palmeri, est cette Christine au chant lumineux, suspendue entre innocence, ingénuité, et féminité assumée.
Mais tout le magnétisme et le ravissement nous vient aussi d’autre part. Dans le rôle de la prima ballerina La Sorelli, il y a Colette Coenraets, en professeure de danse sur scène. Telle une sévère institutrice guindée, du temps passé, elle dirige d’une main de fer les quatre très jeunes danseuses classiques, qui émaillent précieusement le spectacle de leurs rondes ingénues. Elles avalent littéralement tout l’espace scénique. Ce ravissant quatuor enchanteur change à chaque apparition, et de costume et de style. Un régal. Leur kaléidoscope de gestes gracieux, de mouvements d’ensemble charmants estompe chaque fois le décor qui disparaît dans leurs merveilleux sourires et leurs regards pétillants de malice. Cette magie de la Danse fascine, volant presque la vedette à la Musique. Ces jeunes danseuses du Centre Choréart, sont là pour incarner la grâce innocente des petits rats de l’Opéra et diffuser toutes sortes d’états d’âme. Elles évoluent sur une bande sonore signée Dario Delbushaye, celui qui a tissé un fil d’or entre Purcell, Gounod et ses créations originales. Oui, Daphne et Dario, mère et fils se retrouvent ici réunis dans un très touchant duo artistique…
En définitive, on participe à un grand frisson d’art total : théâtre, musique, chant, danse et lumière traversent cette création. Il y aura même la surprise d’un jeu de cape et épée avec un retentissant duel chorégraphié par l’incontournable Jacques Cappelle. Le Théâtre du Parc, avec son ADN fait de flamboyance, de précision et de rêve nous a offert lors de cette splendide première, un hymne vibrant à la beauté et à la démesure, celle de la passion ?
Dominique-Hélène Lemaire, Deashelle pour le réseau Arts et lettres
Crédit Photos Aude Vanlathem
La légende du fantôme de l’opéra prend sa source dans plusieurs événements qui ont eu lieu au XIXe siècle. En 1863, une danseuse de l’opéra meurt brûlée lors d’une répétition. Elle laisse un fils, nommé Ernest, qui devient un pianiste talentueux en grandissant. Plus tard, le jeune homme se fiance avec une ballerine. Malheureusement, cette dernière meurt dans l’incendie de l’opéra Le Peletier. Inconsolable, Ernest se réfugie dans les souterrains de l’opéra Garnier pour se consacrer à la composition d’une œuvre dédiée à sa bien-aimée. On ne le reverra plus jamais. Néanmoins, on raconte que le fantôme d’Ernest continue de hanter l’opéra. En effet, machinistes, comédiens et régisseurs sont témoins d’étranges phénomènes : le son du piano qui résonne la nuit, des partitions corrigées par une main inconnue, des voix dans la loge numéro 5…
A chaque jour son lot de tristes nouvelles,
Injections quotidiennes de poisons violents,
Mais faites nous au possible la vie belle,
Rire, chanter, danser, jouer comme avant !
GCM
Pensée du jour. 28/10/2025
Compassion
Chacun a droit à un soleil,
La vie, la mort, son univers,
Chacun a droit à ses étoiles,
Les moines, en haut plus près des cieux,
Dans leur chasuble entre les vents,
Grouillent en banlieues
Sous leur capuche, les inconnus
Touillant la blanche en purs diamants
C’est selon leurs désirs,
Leur environnement
Dans les prisons, soleil en berne,
Un carré bleu aux tours de cour,
Dans les ensembles même rengaine,
Ciel et rayons dans les sachets,
Certains voudraient qu’ils disparaissent,
Les exfiltrer de l’aventure,
Leurs ombres gênent un peu partout,
La propreté est leur slogan
C’est selon leurs désirs,
Leur environnement
Chacun a droit et ça viendra,
A un bonheur, même petit,
Un toit au chaud pour leurs grands yeux,
Combien de temps ça durera
Et quel Jésus devra venir
Pour arrêter ces pandémies
D’âmes perdues, de corps errants,
Chacun a droit à une vie
Ce n’est qu’un but humanitaire
Pour tous vivants sur cette Terre
le 13-11-2025
Que l'on passe d'une époque à une autre,
Qu'il faut toujours braver de nouveaux orages,
Que les visages lentement deviennent autres,
Mais avoir compris quel était le message !
GCM
Pensée du jour.13/11/2025