Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Serge Dehaes expose

EXPOSITION : SERGE DEHAES – LUX

Serge Dehaes, diplômé en communication visuelle, illustrateur, auteur de livres jeunesse, dessinateur de presse et bédéiste, endosse ici la casquette de flâneur graphique. Celle de l’urban sketcher. Comprenez : dessinateur urbain. Avec LUX, exposition et livre à l’unisson, il invite à redécouvrir quatre villes qu’il embrasse de son œil curieux, libre et lumineux. Définissons d’abord ce qu’est l’urban sketching ? Il s’agit d’un art à part entière, né du désir de capter la quotidienneté en direct, sans studio ni retouche. Au demeurant, un dessin saisi sur le vif, en public, dans la rue, dans les transports en commun, dans les cafés ou dans les parcs. Le créateur sort son carnet, ses crayons, ses aquarelles ou son marqueur et s’attaque à ce que l’endroit lui offre à cet instant précis. Il peut s’agir d’une scène de marché, d’un arrêt de tram, d’une façade décrépie ou, simplement, d’un banc délaissé. Chacun agit avec son style et sa sensibilité, en ne s’astreignant à aucun filtre, ni à aucune règle. Bref, en saisissant le monde tel qu’il vient ! Le présent accrochage met en valeur quatre métropoles. A savoir, Paris, New York, Londres et Tokyo, toutes capitales de la mode, de la vitesse et du béton. Pourtant, ici, elles prennent l’allure d’instants suspendus et des tableaux vivants habités par les silhouettes autant que par les clameurs du moment. Par exemple, on peut y voir un terrain de basket à New York, déserté et vibrant en son centre. Le regard pourrait croire à une saynète urbaine banale. Néanmoins, cet instantané contient un fragment d’Histoire. Ce croquis a été réalisé deux jours après les attentats du 11 septembre 2001, alors que la ville s’était figée, que les commerces avaient tiré leur volet et que le ciel, sans avions, affichait un silence oppressant. Manhattan venait de prendre un double uppercut avec la perte des Twin Towers du World Trade Center. Puis, quatre jeunes Afro-Américains sont venus jouer au basket. Leurs voix crevaient l’air et, avec eux, la vie reprenait ses droits. Ce dessin illustre parfaitement l’esprit de LUX, qui refuse de jouer la carte de l’inventaire touristique et s’oriente vers une quête de lumière tirée de l’ombre, de souffle extrait de l’immobile et d’humanité sortie de l’anonymat. Serge Dehaes ne cherche pas la perfection technique. Son trait, souvent vif et parfois flou, correspond à son attention qui se déplace et scrute la minute propice. Son travail s’inscrit dans la lignée des carnettistes de voyage du XIXe siècle. Ces dessinateurs curieux qui œuvraient avant la création de la photographie. Là où ils s’adonnaient à l’exotisme et aux clichés coloniaux, Serge Dehaes explore le proche, le banal et l’évident. Il ne voyage pas pour faire voir l’ailleurs. Il relie l’ailleurs au chez-soi. Ses croquis de Tokyo rejoignent de la sorte ceux de Belleville ou de Camden. Tous traitent de passage, d’amour et de vie. L’exposition, pensée comme une traversée, invite le public ne jamais se presser et à s’arrêter pour contempler, se poser des questions, voire trouver des réponses. Une exposition à découvrir du 16 septembre au 16 octobre 2025 à la Maison de la Francité. Voyez tous les détails pratiques sur le site www.maisondelafrancite.be

Rue Joseph II, 18 à 1000 Bruxelles

Daniel Bastié

13712271495?profile=RESIZE_710x

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Arts et Lettres pour ajouter des commentaires !

Join Arts et Lettres

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles