A la folie
Dans le désert les portes claquent,
le courant d'air emporte tout,
j'ai dans la tête des escaliers
qui mènent en haut de mon tumulte
un arbre brûle et son mystère
dévoile des pans de mon passé,
les voyageurs sont dirigés
vers les empreintes de ma douleur
une femme assise attend la mort
qui va entrer seule dans la nuit,
je lui demande si elle a peur,
elle me regarde, je vois ma mère
quand dans cent ans toutes ces âmes
seront parties dans le théâtre,
on pourra jouer une autre pièce
avec des vies pleines d'espoir
je suis heureux, j'ai dans mon cœur
une silhouette qui va chercher
sur le parking un jour nouveau,
j'attends mon tour, je n'ai plus peur
sur l'autoroute, je compte le temps
et la radio couvre mes rêves,
les arbres éteints passent sans bruit,
nous arrivons à la folie
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