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Concert 2013-06-17 deFilharmonie - de Waart Concert  de clôture du Concours Reine Elisabeth-Piano 2013.12272907455?profile=original

Le lundi 17 juin les trois premiers lauréats, Boris Giltburg, Rémi Geniet et Mateusz Borowiak se sont produits au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, avec de Filharmonie sous la direction d’Edo de Waart. Le concert de clôture a été diffusé en direct sur Musiq’3, Klara et dans 9 salles de Kinepolis ! En différé, on pouvait retrouver  les lauréats sur La Trois le soir même à 21:05 et sur Canvas, le dimanche 23/06 à 12:00. Les élus de l’année 2013 du prestigieux  concours Reine Elisabeth ont joué dans une salle comble jusqu’au troisième balcon en présence du  Roi et de  la Reine, le Prince Philippe et la Princesse Mathilde, la Princesse Astrid et le Prince Lorenz. Une soirée attendue avec beaucoup d’émotion musicale.

  12272907658?profile=originalMateusz Borowiak , très belle sensibilité musicale et 3e lauréat, nous a interprété le concerto n° 2 de Mozart. Assise musicale parfaite, jeu musical net, clair et grande connivence avec l’orchestre. Le thème mélancolique  est  aussitôt repris  par le pianiste avec profonde déférence. Le jeu des couleurs est bien nuancé, les accords sont moelleux, les moments d’empathie profonde alternent avec le monologue méditatif. Le dialogue s’engage avec les cordes couleur d’automne et de feuilles mortes. L’émotion musicale est là, palpable. Dans la cadence, l’âme s’abîme dans des accents de souffrance intime puis rebondit courageusement. Ode à l’énergie qui sommeille au  cœur de chacun. La musique est révélatrice de la dignité humaine et de l’espoir. Cette joie  célébrée dans les  lettres de Paul aux Philippins ? C’est maitrisé, l’architecture musicale complexe a la transparence de l’évidence. Quelle classe! Les violons se sont laissés gagner par la Confiance, le pianiste joue la sérénité, puis en  trilles bouillantes, l’essence de la vie. « Homme tu n’es pas seul, l’orchestre du monde te rassure et reconnaît ta stature d’un être en marche… » Applaudissement généreux, c’est le moins qu’on puisse attendre ! Mateusz salue avec humilité. Rien n’est feint, tout est vrai. Le bonheur.  

 

 Rémi Géniet, le jeune favori de 20 ans à peine, deuxième Lauréat,  va s’attaquer avec brio au Rach N°3. Un jeu parfait. Des sonorités étudiées d’une esthétique frappante , un visage impassible fait de concentration extrême. Il joue souvent  les yeux fermés ou mi-clos, tout en batifolant sur la crête musicale. Il fond les couleurs comme s’il s’agissait d’aquarelles liquides et signe, de façon vibrante. Approfondit, creuse et  cisèle le thème principal. Il s’engloutit dans une méditation tourmentée, s’ouvre des coupes lumineuses dans le merveilleux chantier musical du compositeur. Passe, imperturbable,  dans le fracas d’une tempête et en ressort indemne, toujours et toujours, totalement dans le contrôle. Le jeu est naturel, léger, coulant de source. Dégage une équanimité fascinante. Ici, il  balance son calme olympien de la main gauche à la main droite et glisse sur la surface des eaux musicales. Impondérable. Il appliquera des accords océaniques grandioses, délimitera des nouveaux plans lumineux. Mais quel architecte après le Grand Architecte ! Un Bill Gates du Piano ? On en frémit ! Mais non, on n’est pas dans le Meilleur des Mondes, on est avec un des meilleurs pianistes !  Porté par le  souffle puissant de Rachmaninov.

Boris, Boris ! Tout le monde l’adore, à commencer par son sourire, qui allie l’humilité, la générosité et le Plaisir de la musique. Son Prokoviev sera notre favori. Bondissant, virevoltant, animé de mille nuances, bouleversant de créativité. Voici un orfèvre devant ses creusets bouillonnant de métaux précieux.  On glisse avec aisance dans le fantastiquement grand, il est salué par les timbales, trompettes, contrebasses et cordes. Mais le voilà en train de distiller toute la douceur de nouveaux matins du monde… Il s’est arrêté un instant, arrêté sur la pointe des doigts, avant d’entamer le mouvement suivant. Cela bourdonne, cela swingue, les notes répétitives piquées sonnent en mille alarmes à la ronde. … Et l’humour s’en mêle. Pas pour longtemps, car voici la frappe diabolique, la marche pesante des timbales, bassons, des accords gloussés sur fond de pizzicati. On verse dans le parodique. Quelques balayages de notes rallument la flamme  spirituelle. Le pianiste pratique de la véritable archéologie, découvrant des paysages enfouis, des cités interdites?  C'est l'auditeur qui est interdit! Boris semble extraire des sonorités rares:  nouvelles  ou anciennes ?   Il a la délicatesse du pinceau qui découvre une poterie millénaire et fragile et qui tremble à la fois, tant le cœur bat la chamade. Ce pianiste subjugue et emporte intégralement dans l’imaginaire.

 Des  tonnerres d’applaudissements rappelleront plusieurs fois les trois candidats en fin de concert  qui livreront à six mains jointes un petite pièce fine comme de la porcelaine…écoutée religieusement par une salle sous le choc de la Beauté.

  

Ré-écoutez: http://www.rtbf.be/radio/player/musiq3?id=1832759

Concert avec les 1er, 2e et 3e lauréats du concours de piano 2013
Avec deFilharmonie, dir. Edo de Waart

Tickets : réservation à partir du mardi 12 février 2013 au Palais des Beaux-Arts

Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Allegro, Andantino, Rondeau. Presto) [Mateusz Borowiak - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Mateusz Borowiak (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart (Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 9 en mi bémol majeur KV 271 (Wolfgang Amadeus Mozart)

Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) [Rémi Geniet - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Rémi Geniet (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart(Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Sergey Rachmaninov)

Pause


Sergey Prokofiev : Concerto n. 2 en sol mineur op. 16 (Andantino, Scherzo vivace, Intermezzo (allegro moderato), Final (allegro tempestoso)) [Boris Giltburg - deFilharmonie - Edo de Waart]

Interprètes : Boris Giltburg (Soliste), deFilharmonie (Orchestre), Edo de Waart(Chef d'orchestre)
Œuvre : Concerto n. 2 en sol mineur op. 16 (Sergey Prokofiev)

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administrateur théâtres

Concert 2013-06-13 L'OPRL, Patrick Davin et les Lauréats du CMIREB 2013

Le concert des Lauréats: il y a une semaine déjà! Et pourtant il y a comme le reste d'un sillage majestueux. Un souvenir intense de fraîcheur flotte encore dans l'esprit ou qui sait, dans le corps-et-âme.  La Reine Fabiola est apparue une nouvelle fois dans la loge royale pour venir écouter et applaudir les trois jeunes gens débordants de talent. Elle-même, fort applaudie du public reconnaissant.

Le Concert des Lauréats du 13 juin 2013 accueille un favori du public : Andrew Tyson avec le concerto n° 1de Frederik Chopin en mi mineur. Un magnifique mélange de discours éthéré et de sentiments dramatiques. Andrew Tyson est habité par sa rêverie. Il a une spécialité : un toucher presqu’aussi moelleux que du duvet d’oiseau qu’il sait alterner avec une frappe vigoureuse et une virtuosité galopante. Il est remarquable de complicité avec l’orchestre, un sourire de félicité flottant sur son visage épanoui. Des mimiques extatiques et un jeu surnaturel lui font célébrer la Beauté. C'est bien de cela qu'il s'agit. Le choix de ce concerto particulier de Chopin, peut-être le plus délicat d’entre tous, celui qui vous fait penser à des moments sublimes de votre vie…est délibéré. Andrew Tyson s’abreuve du parfum de la musique et fait exulter l’orchestre. Les violoncelles et violons s’emplissent de ferveur. Fraîcheur exquise, frappe juvénile, légèreté et gravité tout à la fois, et la virtuosité sublime au bout des doigts. Une union presque mystique avec Patrick Davin, fait battre les cœurs. Il s'agit sans doute d'amour:« Est-ce qu'aimer, ce n'est pas vouloir rejoindre, sans relâche? » 
 
Les applaudissements seront très enthousiastes, avec plusieurs retours sur scène et de chaleureuses accolades du chef d'orchestre
Patrick Davin, à la tête de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Voici une autre grande favorite: Call me Zeezee (Zhang Zuo) ! Le Liszt la plonge tout de suite dans l’émotion ardente. Elle énonce des phrases de tragédienne née. Insuffle une force vitale à son instrument, alterne avec des contrastes angéliques, emmène dans une enfilade de mystères dont elle a la clef. Développe la moindre suggestion orchestrale avec articulation fervente et attentive. Exploite les replis du drame et le transforme en trilles de bonheur. Voilà qu’elle frôle d’ailleurs l’humour en se balançant sur les jeux du triangle très présent ! Facéties, elle joue comme une jeune tigresse entre innocence feinte et volupté musicale ! Son sourire épanoui montre qu’elle s’amuse même avec le chef d’orchestre. Glisse sur la tristesse, maitrise flux et reflux, sorte de Neptune au féminin, toute puissante. Elle force l’admiration totale. Le visage est tendu vers le ciel, transporté! Et les mains ? Un jeu d’enfant. Libère l’énergie pure, jette à tous vents des accords prophétiques et l’orchestre rendu muet écoutera religieusement ses trilles, ses notes frappées, ses silences et la reprise délicate du thème… On est sous le charme infini de cette pianiste acclamée avant la fin du concerto, au bout d'une prestation qui tient de la magie. Standing ovation. Trois retours sur scène où elle applaudit l'orchestre et son chef.

And last but not least, voici Stanislav Khristenko...un monstre sacré qui porte le flambeau de l’âme russe avec le mythique Concerto n. 3 de Sergey Rachmaninov. Après l’introduction orchestrale le pianiste bondit, accueille la douleur, la caresse reprend le thème dans l’octave supérieur. La tendresse a déjà remplacé la nostalgie. L’orchestre gémit et les couleurs pianistiques s’opposent et se répondent comme dans un kaléïdoscope. Voici une construction architecturale d’arcades  musicales qui veulent toucher le ciel. La gradation d’intensité en crescendo de l’amour de la musique est très palpable dans ce programme et sous les doigts des trois lauréats qui semblent tout donner de leur substance musicale. Stanislav a effleuré une note de souffrance mais voici déjà des vagues de résilience joyeuse, des rythmes swingués, un orchestre rutilant lui répond, le piano écoute, rompt, s’emporte, galvanise, mystifie, dynamise, et prend la tête d’une humanité gagnante. Les ponctuations nettes de l’orchestre accompagnent cet oiseau de feu qui chante le bonheur, les trilles voluptueuses, libres insaisissables. Et ces chants se transforment en lumière. La construction est surnaturelle, la tension devient paroxystique et le finale est grandiose. La salle est en délire.

Le public n’en finira pas d’acclamer, d’applaudir, de célébrer ces trois héros musicaux du printemps 2013. Une véritable consécration. On garde précieusement cette impression d'avoir reçu ce 13 juin un cadeau musical inestimable, un triple souffle d'oxygène spirituel.

 Ré-écoutez:

http://www.rtbf.be/radio/player/musiq3?id=1831559

  

 

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Jeudi 13 juin 2013 à 20:00 Palais des Beaux-Arts/Salle Henry Le Boeuf (Bruxelles)
Concert avec les 4e, 5e et 6e lauréats du concours de piano 2013 Avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège, dir. Patrick Davin
Tickets : réservation à partir du mardi 12 février 2013 au Palais des Beaux-Arts
Fryderyk Chopin : Concerto n. 1 en mi mineur op. 11 (Allegro maestoso, Romance, Rondo) [Andrew Tyson - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Andrew Tyson (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège(Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 1 en mi mineur op. 11 (Fryderyk Chopin)
Franz Liszt : Concerto n. 1 en mi bémol majeur (Allegro maestoso, Quasi Adagio - Allegro vivace - Allegro animato, Allegro marziale animato) [Zhang Zuo - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Zhang Zuo (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège(Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 1 en mi bémol majeur (Franz Liszt)
Pause
Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) [Stanislav Khristenko - Orchestre Philharmonique Royal de Liège - Patrick Davin]
Interprètes : Stanislav Khristenko (Soliste), Orchestre Philharmonique Royal de Liège (Orchestre), Patrick Davin (Chef d'orchestre) Œuvre : Concerto n. 3 en ré mineur op. 30 (Sergey Rachmaninov)
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administrateur partenariats

A visiter en Normandie:

Festival Normandie Impressionniste

du 27 avril au 29 septembre 2013

Expositions

Au musée des Beaux-Arts de Caen,

se tient l'exposition

" Un été au bord de l'eau "

Loisirs et impressionnisme

du 27 avril au 29 septembre 2013.

" Parmi les grandes mutations dont le XIXe siècle fut témoin, le prodigieux essor des villégiatures et des loisirs de plein air est un phénomène qui concerne également l'histoire de l'art. Toute une société qui se déplace volontiers en train, part à la conquête de nouveaux territoires: la côte, la plage, la mer...

Pour la première fois, l'atelier du peintre quitte la ville, se transposant dans la nature même, signe marquant et prometteur.

Désormais, avec les Impressionnistes, le sujet des tableaux ne se trouve plus dans les livres ou dans l'imaginaire des peintres mais au coeur de l réalité et de la vie"

Berthe Morisot, Vu du port de Lorient, 1869. Washington, National Gallery.Berthe_Morisot_The_Harbor_at_Lorient.jpg

L'exposition se développe autour de 4 thèmes.

Le spectacle de l'eau.

Les peintres plantent leur chevalet le long des promenades  directement sur la plage, à l'affut de sensations nouvelles. Le genre qu'est devenu la marine se régénère avec la présence de promeneurs en quête de panoramas dégagés.

Claude Monet, Voiliers en mer, 1868. Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts

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Claude Monet, Les roches noires, Trouville,1870. Paris, Musée d'Orsay

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Au bain...

En cherchant la confrontation avec le grand genre et sa tradition séculaire, les peintres s'approprient le traitement académique du nu pour le transcender et peindre les corps en leine lumière, sous le soleil, au sein d'une nature triomphante. On retrouve là Bazille, Degas, Degas, seurat, Cross, Kupka, Renoir, Cézanne.

Auguste Renoir, Baigneuse aux cheveux longs, 1895-1896.Paris, Musée de l'OrangerieBaigneuse_Orangerie.jpg?width=428

Sur le sable...

Lors de leurs séjours, Manet, Monet, Berthe Morisot, Degas vont réaliser des scènes de plagesuggestives, conçues comme des esquisses libres et spontanées.

Mary Cassalt, Enfants jouant sur la plage, 1884.Washington, National Gallery.of Art.enfants_jouant_sur_la_plage_par_mary_cassatt_carte_postale-r8196713a9aa14931baaaf5d0990013ee_vgbaq_8byvr_512.jpg?width=400

Barques et voiles

Simples barques, voiliers, yachts vont captiver les peintres, pour eux-mêmes et pour les activités qu'ils permettent; courses, régates, promenades...

John Singer Sargent, Femme et enfant endormis dans une barque sous un saule,1887

Lisbonne Gubenkian museum

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Les impressionnistes et leurs "Eblouissants reflets" à Rouen

" Pissaro bucolique " video de Robert Paul

 

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administrateur partenariats

 

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Un voyage, un souvenir, une photo....une peinture.

Acrylique au couteau ( séchage immédiat )

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Extrait

 

 

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Et la  photo ... avec la mouette ! 

Pissaro bucolique, video de Robert Paul.

A visiter en Normandie: Festival Normandie Impressionniste

du 27 avril au 29 septembre 2013 

Festival Normandie impressionniste , fête de la peinture. 

 

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AFFEternelville.jpg       Eternelville, Terra Incognita

 

La pièce "Le Brusque et le Dément" de Sébastien Vanden Berghe (texte et mise en scène)  a été présenté en création au théâtre de La Clarencière du 18/12/2012 au 22/12/2012. Présentée avec son alter ego, voici une deuxième partie très percutante (d’une future trilogie) avec le même Sébastien Vanden Berghe dans le rôle de Ménadel et Antonio Barile dans le rôle de Fausto Phéles. Deux anges qui ont eu une permission d’une heure incognito sur la Terra Cognita. Il n’en faut pas plus au jeune auteur pour secréter un texte magnifique composé  avec soin, en sept tableaux à l’écriture fine et ciselée. Cognita en effet, nous connaissons tous ces sept cercles de la terre  et ce  qui s’y passe comme cruauté, souffrances et abominations, mais les scènes présentées le sont avec infiniment de délicatesse. C’est le germe de l’espoir à l’œuvre. Ou l’oeuvre de l’espoir ?   Comme le dit très bien Beaudelaire, "L’orage rajeunit les fleurs et donne un nouvel espoir".  Par le truchement d’une très belle langue  imagée, fluide et poétique, et d’une non moins belle interprétation scénique, le spectateur survole de ses ailes d’ange lui aussi le terroir humain  « that  really needs improvement » comme l’on dit en langue polically correcte.

Certes il y a toute la place voulue pour le progrès, et c’est ce que l’on espère en ressortant de ce spectacle  très percutant et très peu anodin malgré les apparences. Ce texte beau comme un carnet d'aquarelles n’a pas encore trouvé d’éditeur et pourtant le texte a fait se rencontrer deux comédiens en totale symbiose. Symbiose contagieuse, il va de soit.  On lui souhaite bon vent et surtout de nombreux lieux d’accueil car il porte en lui les germes du changement. Nous l'invitons chez Art et Lettres, il y a sa place.

Une création utile que l’on voudrait appuyer de manière forte. Ainsi que ce petit lieu préservé du consumérisme qu’est le ravissant théâtre de la Clarencière où, infatigable, Fabienne Govaerts œuvre sans relâche depuis 15 ans pour promouvoir les Belles Lettres Françaises, le plaisir du théâtre et la convivialité. La crise n’émousse pas la curiosité de son Public, ni la créativité des artistes invités à se produire entre ses murs accueillants. Les meilleurs spectacles, elle les emporte à Avignon sous  pavillon belge. Quand ce n’est pas jusqu’en Afrique, au Sénégal! Ce lieu est à Bruxelles l’une des rares pépinières du futur !

Du questionnement contemporain sans compromission est bien le propos de cette pièce de Sébastien Vanden Berghe. Une belle réponse aux inquiétudes du siècle, avec des conclusions en devenir, un bon antidote à l’esprit de sinistrose ambiant, quand on savoure la connivence théâtrale  des deux anges antinomiques.

Extrait:

Ménadel : Et si le corps était la note ultime, celle d’une danse sacrée tournée vers la lumière ?

Seraient-ils ces enfants-là, ces porteurs d’espoir, ces chanteurs du possible ?

Si le corps était une prière élancée vers le ciel étoilé ?

S'ils étaient tout ce que l’on nous cache, cette parenthèse enchantée ?"

Question:

Quand on rencontre un ange, qu'est-ce qu'on dit? Qu'est-ce qu'on fait? On s’envole! Merci à la directrice de théâtre pour cette rencontre ailée...

 

Eternelville : Terra Incognita Interprétation et mise en scène : Sébastien Vandenberghe et Antonio Barile Ecriture : Sébastien Vandenberghe Production : Compagnie des Morts Debout

Deux anges se posent sur terre. Drôle de voyage. Drôles d'anges. Fausto Phélès, dur, percutant, juste et sévère car telle est sa nature, imperturbable, sans pitié pour l'humain dont on vante les mérites. Ménadel, trop angélique pour être honnête reste sensible au sort des Hommes. Deux personnalités célestes, aux caractères trempés qui invitent à la danse, même macabre, la voilà qui danse cette humanité aux rythmes endiablés de ses histoires à dormir debout.

Deux anges, deux points de vue. Quelle périlleuse mission que d'avoir à juger l'humanité. Deux anges qui posent des questions sur la nature humaine. Deux anges sans réponse racontent des histoires, Deux anges de passage dans la folie des hommes. Deux anges pour une heure seulement !

Pièce en 1 acte et 7 tableaux - durée 1h15 sans entracte

Fausto Phélès est interprété par Antonio Barile

Ménadel par Sébastien Vanden Berghe

                                        Les mercredi 19, jeudi 20, vendredi 21 et samedi 22 juin 2013 à 20h30

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administrateur théâtres

Partenariat vivant : je partage donc je suis...

thmb_11970_img1.jpghttp://www.netevents.be/ExternalLink.cfm?lang=fr&YellowID=119&a...  Orchestre National de Belgique

Fête de la Musique - concert gratuit

Andrey Boreyko direction - Nikolai Lugansky piano - Orchestre National de Belgique

Richard Wagner, Ouvertüre (Der fliegende Holländer) Sergey Rakhmaninov, Concerto pour piano et orchestre n° 2, op. 18 Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 3, op. 55, "Eroica"

Andrey Boreyko se penche sur le Deuxième Concerto pour piano de Rachmaninov aux côtés du célèbre pianiste russe Nikolai Lugansky. La technique magistrale et la grande profondeur de ce dernier assure une interprétation des plus passionnantes. Avec un plaisir communicatif, Boreyko nous offre en outre une bonne dose d’héroïsme beethovénien.

Dates
Jeudi 20.06.2013 - 20:00
Lieu
Palais des Beaux-Arts / Salle Henry Le Bœuf
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Rue Ravenstein

Partenariat vivant : je partage un (ou deux) billet(s) de CONCERT  THEÂTRE  pour vous ce soir. Le mercredi 19 juin à 20h 30 (si vous m') envoyez-moi un mail,

Eternelville : Terra Incognita
Interprétation et mise en scène :
 Sébastien Vandenberghe et Antonio Barile
Ecriture : Sébastien Vandenberghe
Production : Compagnie des Morts Debout 

Deux anges se posent sur terre. Drôle de voyage. Drôles d'anges. 
Fausto Phélès, dur, percutant, juste et sévère car telle est sa nature, imperturbable, sans pitié pour l'humain dont on vante les mérites.
Ménadel, trop angélique pour être honnête reste sensible au sort des Hommes. 
Deux personnalités célestes, aux caractères trempés qui invitent à la danse, même macabre, la voilà qui danse cette humanité aux rythmes endiablés de ses histoires à dormir debout.

Deux anges, deux points de vue. 
Quelle périlleuse mission que d'avoir à juger l'humanité. 
Deux anges qui posent des questions sur la nature humaine. 
Deux anges sans réponse racontent des histoires, 
Deux anges de passage dans la folie des hommes. 
Deux anges pour une heure seulement !

 

Pièce en 1 acte et 7 tableaux - durée 1h15 sans entracte

 

Fausto Phélès est interprété par Antonio Barile

Ménadel par Sébastien Vanden Berghe

Les mercredi 19 à 20h 30 (si vous m') envoyez-moi un mail, ( jeudi 20, vendredi 21 et samedi 22 juin 2013 à 20h30)

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Adresse: Théâtre de la Clarencière 
20 rue du Belvédère - 1050 Bruxelles

 

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BELGES TROPIQUES

2013-2014 au Rideau de Bruxelles

UNE SAISON ENTIÈREMENT DÉDIÉE AUX ÉCRITURES DE BELGIQUE

Des créations, un tout nouveau festival et deux reprises exceptionnelles !

Profitez d'une offre très avantageuse avant le 1er juillet et payez vos places 50% moins cher ! L'ABONNEMENT à minimum 4 spectacles est la formule la plus avantageuse.
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administrateur théâtres

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Vous qui pensiez voir des violons dans la fosse jouer Lully, détrompez-vous. Si perruque d’époque il y a, et au singulier, elle deviendra pathétique et couverte de ridicule. C’est un théâtre très costumé mélangeant genres et époques. ( Création de Françoise Van Thienen). Un fauteuil et peut-être un tabouret font l’économie de tout autre accessoire. Afin de nous être plus proche ? Tant que cela plaît…et que les comédiens sont bien trempés dans la théâtralité, c’est sûrement bon ! Vous verrez des jeunes danseurs disco-techno qui s’éclatent et parodient le menuet et les danses galantes, comme s’ils étaient au Club Med (Chorégraphie de Stephanie Lowette). Cette pièce de Molière qui, la première, instilla dans notre jeunesse le rythme de la phrase, le plaisir des beaux mots et des expressions obsolètes, le sens de la comédie, l’esprit du suspense, le goût de l’humour et de la saine critique, est devenue sous la direction de Serge Demoulin… une farce moderne rock-coco.

 

 Il y aura sans doute des détracteurs, car le texte de la comédie-ballet n’a pas été gardé dans son élégance première au cours de la réécriture mais, comme la musique de Lully (adaptée par Daphné d'Heur), il  a été tordu pour le rendre plus percutantaux oreilles modernes et dénoncer ouvertement  la vanité de l’homme qui se rêve autre qu’il naît! Mais est-on vraiment à une époque de nouveaux riches prétentieux ou bien,  à une époque de nouveaux pauvres  et de démunis appelant à la raison ...qui ne serait pas toujours celle du plus fort ?  La femme a le beau rôle.  Ouf ! Cette bourgeoise bon teint à la voix de commère est une reine ignorée. Elle sait d’instinct la valeur des vraies valeurs et ne court pas après des chimères comme son naïf de mari qui s’émerveille tel une alouette, des apparences  et des trompe-coeur, et devient  victime consentante de tous les pièges et  hypocrisies du siècle.

 

images?q=tbn:ANd9GcSAf2OR-poyVfQpW22g3ClyU1XKjQx6CD3S4xWoc3PO9XcGkTNTCe qui est sûr c’est que la troupe de comédiens qui a joué dans plusieurs très beaux spectacles du Public cette année (Réal Siellez, Alexis Julémont, Maroine Amimi… ) s’amuse follement, comme à une auto-revue décalée! Et c’est vachement communicatif. Le rôle mythique du Bourgeois Gentilhomme sied à merveille à Michel Kacenelenbogen qui en fait une sorte de manifeste pour le rôle utile de l’artiste dans la société.  Lui aussi joue et s'amuse, d’une voix tantôt de bon vivant tantôt de celle de l'amoureux transi …pour sa propre image virtuelle. Quel talent de comédien ! Plus il avance dans l’intrigue, plus il se grime, à en devenir plus ridicule que les Précieuses du même nom. Les chansons ont du peps, le décor en triptyque est plein de trappes, celles de la dictature de l’argent et prend des airs de « Big Brother is watching you » !

Enluminure_300x0.jpgEt de surcroît, il est difficile de ne pas pouffer ou  de se tordre de rire carrément,  tant le comique est bien travaillé, truffé de trouvailles intelligentes et bien amenées. Si le jeu d’enfer est  un moyen pour attirer le public vers les textes classiques, on comprend la démarche, même si la nostalgie pour Jean-Baptiste Poquelin nous tire de temps à autres par  le bout du cœur. Et nous irons donc tous en enfer !  

Infos/Réservations

0800/944 44

Théâtre Le Public

Rue Braemt, 64-70

1210 Bruxelles

www.theatrelepublic.be

 

play_326_visu_le_bourgeois.jpg?width=250LE BOURGEOIS GENTILHOMME

de MOLIERE
Mise en scène : Serge Demoulin. Avec Michel Kacenelenbogen, Anne Sylvain, Babetida Sadjo, Maroine Amimi, Cédric Cerbara, Claire Beugnies, Grigory Collomb, Vincent Doms, Alexis Julémont, Agnieszka Ladomirska, Marvin Mariano, Quentin Minon et Réal Siellez.  DU 09/05/13 AU 29/06/13

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Notre amie d'Arts et Lettres Elena Ducu, artiste et galeriste nous présente du 11 au 20 juin au Royal Opera Arcade à Londres (5B, Pall Mall) bien d'autres artistes de tous horizons à l'occasion de l'exposition "Light in Art". Il serait donc regrettable de limiter aux seuls membres de notre réseau favori...

Afin de vous donner une petite idée des oeuvres présentées voici donc une courte suite à ma présentation (voir première partie de cet article).

12272908697?profile=originalSasaki Fumio : The sommit (bronze)

et

deux oeuvres de Celino Gemma (art digital et toile) en fond

12272909501?profile=originalDehmel Justyna : sans titre (or et huile sur toile)12272910098?profile=originalMais il fut bientôt temps de faire sa valise et de retrouver le morne quotidien...Allez un dernier petit clin d'oeil...12272911057?profile=originalOlivier Lamboray : The fools (détail)Merci encore à Elena Ducu pour pour son accueil et sa disponibilité.Avec toute mon amitié, sans oublier Tine, Barbara, Chantal et Olivier d'Arts et lettres.Michel Lansardière

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Roaring ROA (en revenant de l'expo...)

Le prétexte était tout trouvé... découvrir quelques nouvelles oeuvres et trinquer avec des amis d'Arts et Lettres, et bien d'autres, à l'occasion de l'exposition Light in Art à la Royal Opera Arcade Gallery de Londres (ROA, 5B, Pall Mall, tout près de la National Gallery et de Trafargar Square donc) du 11 au 20 juin 2013.

Nous avons été fort cordialement reçus par notre hôtesse Elena Ducu, organisatrice de cette exposition collective autour du thème de la Lumière et elle-même artiste. Charmante et attentive, elle met en valeur les artistes invités de toutes nationalités (britanniques bien sûr, mais aussi belges, français, italiens, suisses, japonais, australiens, brésiliens, roumains, autrichiens, albanais ou polonais) avec tact et modestie. Ce qui ne saurait occulter son travail de peintre et de sculptrice. J'en veux pour preuve son étonnante sculpture "Metropolis", styrofoam (polystyrène extrudé) et fibre de verre peinte. Mais suivant sa volonté, place aux invités...

Petite rétrospective... mettons en lumière tout d'abord quelques membres d'Arts et Lettres.

Tine Swerts et ses tableaux d'eau et de lumière, reflets changeants, cristaux aux mille facettes, ailes de papillons, étangs miroitants.

12272912880?profile=originalImpression 2 (huile sur toile, détail)

12272913662?profile=originalImpression (huile sur toile, détail)

Barbara Stacher, feu et fougue, perpétuelle recherche de l'équilibre, peinture, sculpture selon son instinct.

12272914063?profile=originalPaysage intérieur VI (huile sur toile, détail)

12272914297?profile=originalTorse féminin (bronze)

Olivier Lamboray, qu'on ne présente ici plus tant son talent est grand et reconnu de tous, son imagination

féconde. Bbbelgissime !!!12272914876?profile=originalMoving on (acrylique sur toile, détail)

12272915679?profile=originalThe fools (acrylique sur toile détail)

Nous eûmes à déplorer l'absence de Chantal Roussel, malade et excusée. Partie remise...

Mais bien sûr ce n'est pas tout, puisque d'autres amis du monde entier s'ouvraient à nous...

A suivre...

Michel Lansardière

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Soutenez Rébecca Terniak

Soutenez Rébecca Terniak: commentez son livre les bergers de noël sur sa page FNAC en ligne ici: http://ning.it/12dZUUO

Edition La Lyre d'Alizé - Rébecca Terniak

Illustrations de Marie-Christine Serventi - Paris
en collaboration avec l'éditrice pour les dessins
Jeu théâtral des Bergers à L'oiseau Lyre - Texte de Rébecca Terniak et chants traditionnels

Disponible dans les FNAC de France, Belgique et Suisse.
ISBN 978-2-9700790-1-9

 

 

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TA FRAGILITÉ...

Toi, aux épaules solides qui savent résister

Au fil de ta pensée, d'un travail acharné!

Toi qui de ta vie a voulu faire un exemple

Farouche, et sans pourtant fréquenter aucun temple!

Tu as su de leur essence détourner tes souffrances...

En s'accrochant toujours au petit bout d'espérance...

Pourquoi donc, resurgit-elle ta fragilité?

Toi, qui su être sobre de tes émotions

Préservant la tendresse sans trop poser de question!

Toi qui su pardonner sans toutefois oublier

Et a cru pouvoir toujours ainsi continuer

Au bout de tant d'années, faudra bien constater

Qu'il n'y a pas de remède à notre humanité!

Pourquoi donc, resurgit--elle ta fragilité?

Si après tant de coups, le cœur s'est fissuré

C'est que s'épuisent les jours où l'on peut espérer...

Alors, je veux l'aimer, cette fragilité!

J.G.

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administrateur théâtres

Le mot et la chose
de : L'abbé de Latteignant, Boccace, Baudelaire,  Rimbaud, Laurent Gaudé,  Alain Robbe Grillet  et Alina Reyes.
Interprétation : Manuele Molinas
Mise en scène : Bernard lefrancq
Co-production : Cie
Fantasio/Verbe Fou/Clarencière

http://www.laclarenciere.be/

 



Le Mot et la Chose, poème galant  bien connu de l’ Abbé de L'Attaignant s’est fait attendre ce soir-là ! Le gentil Théâtre de la Clarencière était comble et se réjouissait d’ouïr, qui des mots coquins, qui des mots légers susceptibles de faire rougir une assemblée suspendue à un florilège d’amour particulièrement bien choisi et émoustillant. Et puis ce fut un choc poétique, une illumination qui dure  bien au-delàs du spectacle.

 Manuele Molinas fait un choix brutal et tragique dès le départ et  cueille la femme dès l’origine. Médée Kali est un soliloque en vers libres écrit en 2003 par Laurent Gaudé. Il mêle les personnages de Médée, femme antique tragique, la Méduse, monstre mythologique et Kali, déesse indienne en une seule femme : Médée Kali. Le texte et son interprétation sont saisissants. On est sur les rives du Gange au bord de la tragédie féminine. Au bord de l’amour trempé dans la Mort.  Au bord de la revanche féminine de statues pétrifiées. Le  texte accroche et fait frémir. Quelle force surhumaine dans cette enfant orpheline  née dans la fange qui rebondit sur les marches du temple masculin sans jamais se briser et offre aux hommes  le vertige absolu. Quel déluge de mots et quelle sculpture fabuleuse de la femme !

EXTRAIT DE MEDEE KALI Laurent Gaudé

Je suis née sur les bords du Gange, Au milieu d’une foule épaisse qui sentait la lèpre et la sueur. Un peuple qui baignait sa nudité dans les eaux sales du fleuve. Une foule de pauvres et d’estropiés qui disputaient aux vaches, aux porcs et aux oiseaux, des poussent d’herbes à mâcher. Je n’ai pas eu de parents, c’est cette foule entière qui m’a accouchée. Je me souviens de mains qui m’ont nourrie. Mille lèvres ont embrassé mon front à ma naissance, me transmettant les maladies de mon peuple, me murmurant les noms sacrés de nos divinités.

Je revois les sourires édentés, les yeux cernés, la maigreur des corps que j’ai tétés. Je me souviens, Je n’ai pas eu de parents. J’ai été jetée au monde, au milieu de cette foule d’affamés.

Nous n’avions rien que la fièvre, Nous ne mangions rien que les déjections des animaux qui nous accompagnaient. Les hommes des villes n’osaient pas nous toucher. Ils détournaient les yeux à notre passage. On disait que la maladie qui rongeait notre peau s’attrapait par le regard. Et nous mourrions là, depuis des siècles toujours renouvelés, A quelques mètres de l’endroit où nous étions nés, Dans cette odeur étouffante de sueur humaine.

Nos corps alors flottaient sur le Gange, puis disparaissaient dans les nœuds du fleuve. Je suis née sans pitié Et mon corps, à son tour, aurait dû couler doucement dans les eaux du Gange , Mais j’étais belle, J’étais belle, et je savais danser.

Danser. Personne ne m’a appris. J’ai observé les serpents qui ondulaient entre les jambes de nos mandiants. Personne ne m’a appris. J’ai observé les singes qui s’enroulaient dans nos nuits. Je dansais, Sans savoir, Je dansais. Et les hommes se pressaient autour de moi. Une foule compacte aux yeux écarquillés. Je ne voyais plus rien. Mon corps se coulait dans la musique. Je tenais les hommes. Je les sentais fascinés. Les dessins que mes chevilles et mes poignets faisaient dans les airs les laissaient bouche bée. J’étais belle. J’aurais pu n’être que ceci : Une mendiante qui danse, Une pestiférée plus jolie que les autres. Mais la danse m’a sauvée.

La rumeur était née qu’une fille du Gange faisait pleurer les chiens des bas quartiers lorsqu’elle dansait. Les hommes du Temple vinrent me chercher, malgré la puenteur du quartier.

Ils m’enlevèrent aux miens, Ils m’emmenèrent au Temple, Je me souviens, C’était un immense édifice où seules les nappes lourdes d’encens couraient dans les grandes salles endormies. Le Temple sacré où les brahmanes s’accouplaient dans de longues nuits d’indolence avec des prostituées aux corps couverts d’onguents. Ils m’ont emmenée au Temple, ils se sont pressés autour de moi et ils ont attendu que je danse. Mais je n’ai pas dansé. Je voulais faire plus.

Lorsque la nuit est tombée, j’ai invoquée les forces sourdes de mon peuple de pestiférés. J’ai laissé le feu des morts monter dans mes yeux. Et j’ai fait, ce que personne ne fit jamais.

La pluie s’est mise à tomber. Une pluie torrentielle qui coulait le long des façades et inondait les escaliers. Les hommes ont cru que j’avais la mousson au bout des doigts, je souriais. Ce n’était pas cela. La pluie n’était rien. J’avais bien plus.

Lentement, les statues du Temple se sont mises à bouger. La pluie ruisselait sur ces corps de pierre et semblait les inonder de vie. Les statues, sous les yeux médusés des brahmanes ont pris vie. Ces femmes aux seins lourds, Chargées de bijoux, Sculptées par nos ancêtres lointains, sont descendues de la pierre, Entrainant avec elles leurs cavaliers, Des princes majestueusement dévêtus, Au torse lisse et au front couronné.

La pluie tombait toujours, Maculant les vivants de boue Et nettoyant les statuts de la poussière des siècles. La pluie tombait Et j’ai offert aux hommes une nuit d’étreintes sacrées. Les statues se sont offertes aux brahmanes, Les enlaçant de leurs jambes, Les caressants de leurs langues. Partout des couples s’unissaient dans le déluge de la nuit. Le Temple était plein de râles. La sueur des corps sur la douceur des pierres On ne savait plus distinguer la pierre de la chair. Je n’ai pas dansé cette nuit-là, non, j’ai fait mieux, j’ai offert aux hommes une nuit douce d’orgies mouillée. Je me suis mêlée à mon tout à cette foule inondée de pluie, de sueur et de foutre, Oubliant mon nom, Oubliant le Gange, Je m’offrais simplement à des mains Je parcourais des doigts des sexes, des seins, des bouches humides. Je me laissais pénétrer par des hommes qui n’étaient plus que râle et hébétude. Les femmes de pierre m’entouraient et je sentais le doux poids de leurs poitrines qui me caressait. J’étais à tous Et j’aurais pu mourir de volupté cette nuit là, Allongée dans la boue, Le corps ouvert par tous les orifices, Gisant dans la semence et le ravissement.

J’ai pensé qu’on me lapiderait après ce que j’avais fait, Que les hommes me traiteraient de dépravée et de sorcière, Mais je m’en moquais. J’étais bien et j’attendais, souriante, le petit matin. Je pensais qu’on me lapiderait, oui, mais on me vénéra.

Les statues avaient retrouvé leur fixité de pierre, Les fresques étaient à nouveau immobiles pour l’éternité, Les brahmanes se réveillaient hagards et illuminés.

J’avais un nouveau nom, Que tous, un à un, répétait. Médée Kali Médée Kali. J’étais libre. Je n’avais dansé, Mais, j’étais libre.

Je suis partie. Médée Kali. J’ai quitté le Gange et son odeur sauvage,  J’ai quitté le Temple et mes souvenirs d’orgies, Je suis partie vers les collines perses, Vers la Grèce maudite. Je suis partie, Médée Kali, Médée Kali.

 La mise en scène est totalement épurée, c’est la voix, le regard et les silences qui font tout le contour du mythe. Kali est l’image même de la femme sensuelle et érotique, elle symbolise à la fois la création et la mort. Les jeux de lumière les changements de costumes entraînent dans le mystère féminin des autres morceaux choisis. La chose fut dite,  élégante, et féminine en diable. Lorsque le mot et la chose paraissent, on est certes diverti mais on reste hanté par la force du premier texte,  digne des chutes d'Iguaçu, sans doute les plus impressionnantes du monde. Médusés ou pétrifiés ? Médée Kali a jeté des sortilèges et  continue à agir tout au long des autres textes  qui ne peuvent prétendre à  cette résonnance absolue  du mythe divin devenu femme. La comédienne a incarné ce soir-là quelque chose d’inoubliable. Et le reste, c’était du très très beau cinéma… le lutrin, les bougies, la musique, les châles, la Florence du 14e siècle, et les habits de garçon, la cigarette au bec ! Craquante, la comédienne ! Elle lâche  «  Les rapports secrets des mots ce sont des actes sexuels… » Une évidence bonne à dire et redire.  

.

Tout public : Les vendredi 29 et samedi 30 mars 2013 à 20h30

 

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"Vous dites :

C'est fatigant de fréquenter les enfants.

Vous avez raison.

Vous ajoutez :

Parce qu'il faut se mettre à leur niveau, se baisser, s'incliner, se courber, se faire petit.

Là vous avez tort.

Ce n'est pas cela qui fatigue le plus.

C'est plutôt le fait d'être obligé de s'élever jusqu'à la hauteur de leurs sentiments.

De s'étirer, de s'allonger, de se hisser sur la pointe des pieds.

Pour ne pas les blesser."

Voici la seule parole de vérité que je place sur les panneaux d'affichages pour les familles

et cette poésie demeure tandis que les autres informations défilent.

(et aussi perdure une carte d'Einstein a vélo qui nous dit : "Ne pédale pas plus vite que ton ange !")

Janusz Korczak est une personnalité très attachante.

Il était médecin pédiatre et un pédagogue inovant très célèbre et génial, respecté et connu mondialement.

Il faisait des émissions de radio très appréciées par tous également. (Voyez la vidéo de témoignages directs).

Il avait créé un orphelinat israélite de sa confession d'origine et un orphelinat chrétien.

Et il s'est occupé de ces deux structures aux différents moments de sa vie.

Il a développé toute une pédagogie de pointe, de fraternité et liberté :

"la République des enfants" qui vécut activement dans ses orphelinats et ce

avec des concepts de droits et devoirs très pointus, exigeants et d'un respect total de l'enfant

jamais connu auparavant et ce, dans l'implication volontaire au jour le jour, il animait des forums

d'échanges et réflexions avec les enfants. Il était très en avance pour son temps.

Il était venu se former dans sa jeunesse en Suisse à la pédagogie de Pestalozzi ...

Et voici ce que je réalise pour mon vécu :

Dans notre home d'enfants du Château de Combault de Madame Sans Gène

où j'ai grandi, je constate que nous vivions dans l'ambiance

d'UNE REPUBLIQUE DES ENFANTS très exigeante.

Les éducateurs-artistes que nous avions nous aimaient et nous respectaient.

Ils nous enseignaient les arts, les travaux manuels, la musique, le théâtre, le chant et les danses

aussi bien folkloriques qu'israéliennes et cela n'est pas limitatif, mais surtout l'écoute et l'affection.

Je n'ai jamais vu un enfant maltraité ni verbalement et encore moins physiquement.

Une très belle protection pour les enfants provenant directement de la Shoah pour nos ainés

ou pour ceux nés de plus jeunes parents brisés par la Shoah, comme ce fut mon cas.

Pour connaitre sa vie, "Janusz Korczak, le roi des enfants",

biographie par Betty Jean Lifton, édition Robert Laffont

Janusz Korczak

Description de cette image, également commentée ci-après

Janusz Korczak, vers 1930

Nom de naissanceHenryk Goldszmit
Naissance12 juillet 1878/1879 ?  VarsovieRoyaume de Pologne

Décès

5 août 1942 (à 64 ans) - Treblinka
Nationalitépolonais
Pays de résidencePologne
DiplômeMédecin
Profession

Écrivain pour enfants, médecin-pédiatre

Autres activités

il est médecin, pédagogue et pédiatre écrivain
Monument en hommage à Janusz Korczak au mémorial de Yad Vashem
L'orphelinat de Korczak à Varsovie
L'orphelinat de Korczak à Varsovie existe toujours aujourd'hui
Monument (Cénotaphe) de Janusz Korczak au Cimetière juif de Varsovie

Janusz Korczak (né le 22 juillet 1878 ou 1879, mort le 6 août 1942), de son vrai nom Henryk Goldszmit1, est un médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l'enfance les plus réputées.

Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d'être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s'occupait dans un orphelinat (voir le film d'Andrzej Wajda : Korczak, 1989).

« Le fait que Korczak ait volontairement renoncé à sa vie pour ses convictions parle pour la grandeur de l’homme. Mais cela est sans importance comparé à la force de son message », disait Bruno Bettelheim.

Reconnaissance de choc -

C'était, dans les années 1985... à Chatou-Paris, pour une fois, j'avais acquise une petite télé noir et blanc

et l'avais ouverte par une impulsion de hasard ... (Le hasard c'est Dieu qui vient incognito ...Einstein)

Apparait alors un documentaire tout juste découvert de la dernière guerre et préservé par miracle face aux

destructions des nazis.

Je vois apparaitre un petit homme bienveillant aux cheveux blancs : il marche avec une colonne d'enfants

polonais tout blonds et bouclés très beaux et dignes qui chantent des hymnes, apparition angélique très

émouvante.

Choc au coeur et souffle retenu

car immédiatement  je devine par intuition, je reconnais de l'intérieur -  sans l'avoir encore vu, la belle

personnalité de Janusz Korczak en train de vivre ses derniers instants... de liberté et de vie.

Voilà que les S.S. nazis polonais l'arrêtent et lui disent avec un grand respect, voulant l'empêcher de

poursuivre son chemin :

"Pas vous monsieur !" mais il persiste et accompagne les enfants juifs jusque dans le camp

d'extermination de Tréblinka et jusqu'à leurs derniers instants, il restera auprès d'eux,

les accompagnera de son soutien et mourra avec eux

afin de ne pas laisser ces beaux enfants passer seuls le seuil de l'autre monde dans le désespoir. 

Triste humour de voir cette blondeur soit disant propre aux purs Aryens chez "ces petits youpins" qui

pour leur race impur et brune devaient mourir !

Et aussi au sein de notre famille Ukrainienne-polonaise

où tous sont blonds sauf ma grand mère Rébekkah, un peu de type tzigane de qui je tiens.

http://www.franceculture.fr/emission-sur-les-docks-champ-libre-11-%C2%AB-janusz-korczak-la-parole-est-aux-enfants-%C2%BB-2013-04-25

"Janusz Korczak, de son vrai nom Henryk Goldszmit, naît en 1878 dans une famille juive libérale de Varsovie. Celui que tout le monde appellera plus tard, « le vieux docteur », est médecin-pédiatre, éducateur et écrivain. Nous sommes dans les années 1920 à Varsovie. Il consacre sa vie sans répit aux enfants pour que l’enfant soit reconnu et respecté, quelles que soient les circonstances et son appartenance religieuse

Créateur et animateur d’orphelinats, il instaure dans chaque établissement une société démocratique pour les petits pensionnaires. Elle est organisée selon les principes de justice et d’égalité en droit avec des obligations pour tous. La « République des enfants » est née. Elle possède son tribunal et son parlement. Elle connaît un véritable succès."

https://www.google.ch/search?q=Janusz+Korczak&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a

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administrateur théâtres

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 > 29.12 2013

Le choix des conservateurs 5 :

La sculpture depuis 1945

Cette exposition présente un ensemble de morceaux choisis au sein de la collection de sculpture moderne de la période allant de 1945 à nos jours. Les lignes de force reflètent un certain nombre de découvertes fondamentales qui ont déterminé le visage de la sculpture moderne, tant du point de vue de l’iconographie que des techniques, des matériaux et de l’esthétique.
Tout comme en peinture, la figure humaine perd progressivement de son importance dans la sculpture européenne de l’après-guerre. A travers une aspiration à une expression plastique plus puissante, l’image traditionnelle de l’homme est d’abord attaquée au niveau de la solidité des formes, pour se dissoudre ensuite et pratiquement disparaître du répertoire contemporain. 

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L’intérêt se déplace vers les formes abstraites, organiques et géométriques, vers la force d’expression et les qualités sensorielles des matériaux, vers un jeu de volume et d’espace, de structure et de texture. Tailler la pierre, fondre le bronze, forger le fer ne sont désormais plus les seules techniques avec lesquelles le sculpteur peut donner forme à ses idées. Dès le début des années ‘60, l’assemblage, qui réunit objets, fragments d’objets et matières variées,  offre un visage renouvelé de l’art de la sculpture. 
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Dans le même temps, aux Etats-Unis se dessinent des tendances spécifiques à la désubjectivation. Les artistes minimalistes conduisent une recherche plastique poussée sur la signification, les conditions et la nécessité de la sculpture. En Italie, une jeune génération se concentre sur la qualité tactile des matériaux, l’éphémère et la transformation, et renoue avec la grande tradition antique. Leur prédilection pour des matières ordinaires se discerne dans les expérimentations presque maladroites, mais émouvantes à travers lesquelles, créateurs d'insolite, ils donnent forme à leur propre univers.

Artistes :  Carl Andre, Arman, Marcel Broodthaers, Pol Bury, César, Lynn Chadwick,  Christo, David Claerbout, Roel d’Haese, Haydn Davis, Willy De Sauter, Luc  Deleu, Eugène Dodeigne, Barry Flanagan, Dan Flavin, Paul Gees, Vik Gentils, Robert Jacobsen, Donald Judd, Fritz Koenig, Yvonne Kracht, Berto Lardera, Walter Leblanc, Richard Long, Henry Moore , Olga Morano, David Nash,  Louise Nevelson , Panamarenko , Giuseppe Penone, Nicholas Pope,  Ulrich Rückriem,  Jan Vercruysse, Didier Vermeiren.
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
3, rue de la Régence
1000 Bruxelles
T 32 (0)2 508 32 11
info@fine-arts-museum.be

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Roland VROMANT (Be) photographies

« Transcriptions chamarrées »

 

 

Né le 18 juillet à Lanaken, il étudie au RITCS de Bruxelles. Il collabore à 1000 spectacles comme éclairagiste avant de créer sa propre société de communication qu'il gère pendant 20 années. Depuis 2008 il se consacre exclusivement à la photographie.

 

Fort influencé par les maîtres américains de la peinture (dont Pollock, Rothko et Hopper), il développe sa propre optique expressionniste tout en incorporant dans son travail les tendances et techniques modernes de l’art photographique. Il s'intéresse tout particulièrement à la symbolique de l'image, au sens du signifiant et du signifié. Mais le plus important dans ses photos est le dialogue entre l’homme et son environnement, entre les espaces urbains et les grands espaces désertiques ou désertés, entre la réalité et celui qui la perçoit, entre le sujet et le perçu, entre l'auteur et ses émotions…

 

Un pinceau à 36.000.000 poils.

 

"Le trait est depuis Lascaux l’élément essentiel de la création. Que le travail soit exécuté avec du charbon, le pinceau, le corps humain, le jet, ou tout autre intermédiaire astucieux, c’est le geste qui transmet l’âme du peintre sur le support et donne la vie à l’œuvre d’art.

Tels les peintres,  j'explore aussi le trait dans mes créations. A l’opposé des magiciens de la boîte noire avec leurs caisses de bois posées sur trépied criant : "regardez l’oiseau, ne bougez pas", je recherche plutôt l’animation dans l’image.

 

Pour Transcriptions Chamarrées, j'ai peint avec mon appareil photo. Objectif, capteur et écran se sont transformés pour moi en pinceau, palette et toile. Le pinceau toutefois n’a point eu besoin d’être trempé dans la peinture. La couleur et l’image sont créées à partir de la scène qui se trouve devant l’objectif.

 

Tout comme le peintre, j'ai traduit une réalité. J'ai recherché le mouvement. J'ai exploré les déplacements qui se produisaient devant l’objectif aussi bien que le geste avec l’appareil, exécuté le temps de l’ouverture de l’obturateur. L’abstraction de ces deux mouvements, pondérée par d’autres réglages, a déterminé l’image enregistrée sur le capteur".

 

Les photos sont imprimées sur le support final, sans modification, manipulation ou rajout d’effets ultérieurs.

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administrateur théâtres

Photo: Programme FINAL PIANO 2013 @ BOZAR with the Nationaal Orkest van België - Orchestre National de Belgique (NOB/ONB); Cond.: Marin Alsop Lundi _ Maandag _ Monday 27/05 [20:00] Tatiana Chernichka RUSSIE | RUSLAND, °15/05/84, NOVOSIBIRSK PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in F major Hob. XVI:23 (Moderato, Adagio, Presto) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) pause | pauze Zhang Zuo CHINE | CHINA (HONG KONG S.A.R.), °10/10/89, SHENZHEN – CHINA Programme: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 18 in E flat major op. 31/3 (Piano Sonatas / Allegro, Scherzo: Allegretto vivace, Menuetto: moderato e grazioso, Presto con fuoco) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) ---------- Mardi _ Dinsdag _ Tuesday 28/05 [20:00] Rémi Geniet FRANCE | FRANKRIJK, °01/12/92, MONTPELLIER PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 9 in E major op. 14/1 (Piano Sonatas / Allegro, Allegretto, Rondo: Allegro commodo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) pause | pauze Roope Gröndahl FINLANDE | FINLAND, °20/10/89, HELSINKI) PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 24 in F sharp major op. 78 (Piano Sonatas / Adagio cantabile, Allegro ma non troppo, Allegro vivace) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) -------------- Mercredi _ Woensdag _ Wednesday 29/05 [20:00] Stanislav Khristenko RUSSIE | RUSLAND, °25/05/84, KHARKOV – UKRAINE PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in D major Hob. XVI:42 (Andante con espressione, Vivace assai) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) pause | pauze Boris Giltburg ISRAËL, °21/06/84, MOSCOW – RUSSIA Programme: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 27 in E minor op. 90 (Piano Sonatas / Allegro, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) ------------- Jeudi _ Donderdag _ Thursday 30/05 [20:00] Yun-tian Liu CHINE | CHINA, °08/12/86, HENG YANG PROGRAMME: Ludwig van Beethoven : Sonata n. 7 in D major op. 10/3 (Piano Sonatas / Presto, Largo e mesto, Menuetto, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Pyotr Tchaikovsky : Concerto n. 1 in B flat minor op. 23 (Allegro non troppo e molto maestoso - Allegro con spirito, Andantino simplice - Prestissimo - Tempo I, Allegro con fuoco) pause | pauze Andrew Tyson ÉTATS–UNIS D’AMÉRIQUE | VERENIGDE STATEN AMERIKA, °19/12/86, DURHAM, NC PROGRAMME: Wolfgang Amadeus Mozart : Sonata n. 15 in F major KV 533 (Piano Sonatas / Allegro, Andante, Rondo) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 2 in C minor op. 18 (Moderato, Adagio sostenuto, Allegro scherzando) --------------- Vendredi _ Vrijdag _ Friday 31/05 [20:00] Sangyoung Kim CORÉE | KOREA, °08/01/84, SEOUL PROGRAMME: Franz Schubert : Sonata in A major op. 120 D 664 (Piano Sonatas / Allegro moderato, Andante, Allegro) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Prokofiev : Concerto n. 2 in G minor op. 16 (Andantino, Scherzo vivace, Intermezzo (allegro moderato), Final (allegro tempestoso)) pause | pauze David Fung AUSTRALIE | AUSTRALIË, °17/08/83, HONG KONG, CHINA PROGRAMME: Wolfgang Amadeus Mozart : Sonata n. 4 in E flat major KV 282 (Piano Sonatas / Adagio, Menuetto I, Menuetto II, Allegro) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 2 in B flat major op. 83 (Allegro non troppo, Allegro appassionato, Andante, Allegretto grazioso) ----------------- Samedi _ Zaterdag _ Saturday 01/06 [20:00] Sean Kennard ÉTATS–UNIS D’AMÉRIQUE | U.S.A. °10/03/84, SAN DIEGO, CA PROGRAMME: Joseph Haydn : Sonata in C major Hob. XVI:48 (Andante con espressione, Rondo. Presto) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Johannes Brahms : Concerto n. 1 in D minor op. 15 (Maestoso - Poco piu moderato, Adagio, Rondo) pause | pauze Mateusz Borowiak GRANDE-BRETAGNE – POLOGNE | U.K. – POLEN, °17/07/88, LONDON Ludwig van Beethoven : Sonata n. 31 in A flat major op. 110 (Piano Sonatas / Moderato cantabile molto espressivo, Allegro molto, Adagio ma non troppo - Allegro ma non troppo (Fuga)) Michel Petrossian (1973*) In the Wake of Ea Sergey Rachmaninov : Concerto n. 3 in D minor op. 30 (Allegro non tanto, Intermezzo, Alla breve) Classement des lauréats en fin de soirée | Bekendmaking van de laureaten in rangorde | Evening concludes with ranking of laureates Picture: © Bruno VESSIÉ Word Document of the PROGRAMME: https://word.office.live.com/wv/WordView.aspx?FBsrc=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fdownload%2Ffile_preview.php%3Fid%3D158340071015593%26time%3D1369562381%26metadata&access_token=1219019006%3AAVK3s6dgiKmKINVEiD5ZHGBpauRJdV2_n0MoiKQFngCJVQ&title=PIANO+2013+-+Programme+FINAL+%2B+pictures.docx

 # 1 Jour par jour, tels qu'ils apparaîtront pendant la semaine de finale:

Dernier jour:

Concours Reine Elisabeth (Finale)Sean Kennard (USA, 29 ans) & Mateusz Borowiak (Pologne/Grande-Bretagne, 24 ans) au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles le samedi 1er Juin 2013

Sean Kennard (USA, 29 ans)  &  Mateusz Borowiak…

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Ajouté par Deashelle le 26 mai 2013 à 16:00 — Pas de commentaire

proclamation de la demi-finale du concours musical Reine Elisabeth 2013

La proclamation des finalistes du  CONCOURS REINE ELISABETH 2013,  a eu lieu ce samedi 18 mai après minuit trente.  
En ordre alphabétique, les 12 finalistes sont : Mateusz Borowiak,   Tatiana Chernichka,   David Fung,   Rémi Geniet,   Boris Giltburg,   Roope Gröndahl,   Sean Kennard,   Stanislav Khristenko,   Sangyoung Kim,   Yuntian Liu,   Andrew Tyson,    Zhang…

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Ajouté par Deashelle le 19 mai 2013 à 13:30 — 21 Commentaires

#2  Un billet sur le fonctionnement et la composition du jury:

Le jury du concours musical international Reine Elisabeth 2013

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Who's who du  jury du concours Reine Elisabeth…

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Ajouté par Deashelle le 16 mai 2013 à 12:00 — 3 Commentaires

 

 

#3  Hommage à la  Reine Fabiola et aux familles d'accueil

Demi-finale du concours Reine Elisabeth session de piano 2013 13-18 mai 2013



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Ajouté par Deashelle le 14 mai 2013 à 10:30 — 12 Commentaires

#4  Les échos de la première épreuve:

Première épreuve du Concours de piano Reine Elisabeth 2013 à Flagey, du 6 au 11 mai

Samedi 11 mai, 23h.

En attendant le verdict du jury, les spectateurs restés dans la salle ont eu l’honneur d’assister à un Bord de Scène inédit. C’est la  Reine Fabiola en personne qui préside. Tout sourires, galvanisée par la rencontre musicale des six derniers candidats de…

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Ajouté par Deashelle le 13 mai 2013 à 1:30 — 14 Commentaires

#5 Introduction au concours 2013      Le concours Reine Elisabeth 2013 - session piano

#6 La transmission en télévision: Le Concours Reine Élisabeth 2013 

Le concours Reine Elisabeth 2013 - session piano - en télévision

piano à queue   Pour rappel, 75 candidats ont été admis à participer aux 1ers éliminatoires, qui se…

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Ajouté par Deashelle le 4 mai 2013 à 22:30 — 5 Commentaires

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administrateur théâtres

« La Revanche de Gaby Montbreuse »

 

S’il n’y avait qu’un spectacle à aller voir cet été au Château du Karreveld lors de légendaire Festival Bruxellons, nous choisirions sans conteste le sublime spectacle de Laure Godisiabois et de son complice Victor Scheffer. Nous les avons applaudis à tout rompre récemment lors de leurs représentations à la Comédie Claude Volter.

 

 
  Au Festival Bruxellons ! du 16/07/2013 au 29/08/2013| Bruxelles
 
 

Premier Prix de déclamation et d'art dramatique au Conservatoire de Bruxelles, Laure n'a cessé d'arpenter les planches des Galeries au Théâtre royal du Parc, à la  Comédie Claude Volter,  et bien sûr à la Samaritaine et en tournée en France. Exemple de virtuosité et de sensibilité verbale, elle a un style et une personalité inimitables. Elle a travaillé sous la direction de Daniel Hanssens, Martine Willequet, Alexis Goslain, Michel de Warzée, Adrian Brine …

 

Mais sachez qu’il  n’y a pas de Karreveld sans elle : « Roméo et Juliette » (2003), « Musée Haut, Musée Bas » (2008), « Une vie de Chantier » (2009), « Pièce Montée » (2009), « Le Béret de la Tortue » (2011).

 

Daniel Hanssens lui a donc donné carte blanche pour monter son dernier spectacle :  « La Revanche de Gaby Montbreuse » Débordante de jactance de Paname, Laure Godisiabois s’approprie le personnage  attachant d’une chanteuse de l’entre-deux guerres,  GABY MONTBREUSE, grâce à laquelle elle s’est fait un spectacle sur mesures, créé en duo avec Victor Scheffer co-auteur et metteur en scène.

 

 En ouvrant malles et placards, Holy, la petite nièce,  jeune femme actuelle armée de lunettes bloc-notes et téléphone portable,  fait revivre les mystères d’un vieux grenier, non,  d’un appartement parisien dont elle vient d’hériter. Et la magie d’un bout de ruban, d’un vieux cahier, d’une poupée parle et recrée un passé tumultueux. Avec sa voix faubourienne, l’aïeule défunte redevient  la titi de Paris qu’elle était du temps de Mistinguett. « Ca c’est d’larchive ! »  Elle monte en scène, captive et s’éclate  entraînant  le spectateur dans le monde du Music Hall et du Caf Conc’ parisien d’un siècle révolu. Tour à tour actrice et chanteuse elle séduit par sa vivacité, son à-propos, et disons-le, son charme détonnant.   Mais c’est qui, elle? Holly ou Gaby ? Les voilà qui dialoguent dans un miroir! Laure est une fée de l’imaginaire qui fait surgir l’émotion à chaque détour de bons mots ou de chansons. Quelle cuvée pétillante! Que de chansons évocatrices: « C’est ton imagination qui te fait te souvenir de tout ce qui ne t’est jamais arrivé! » Un phrase clé du mystère.  On est en plein délire fantastique. Elle a la fibre comique et joue dans le vif de la tendresse. On oscille entre le rire et le mouchoir. La voilà drapée dans un châle de lumière noire et elle parle avec amour de Jules… une histoire d’amour  qui n'a pas duré plus qu’une belle ivresse. Une carrière qui est morte dans l’œuf. « Nous les gueuses, on n’est pas des femmes, on sait pas la différence entre le Bien et le Mal. » Mais qu’est-ce qu’elle est attachante ! Et de poursuivre sans relâche ses sauts de mouton fulgurants  entre deux siècles et entre des dizaines de costumes...Elle garde juste les mêmes chaussures!  

 

- Gaby ? - Oui ?  - C’est nous ! Elle chante « mes bleus sont mes seuls bijoux, on m’a tellement rouée de coups, me vl’à millionnaire de partout ! » du bois de Boulogne à Hollywood…  elle rêve, elle chante, elle danse et elle enchante. Et quand Bébert, le délicieux pianiste qui lui donne parfois la réplique, envoie le final, …on entonnerait bien avec elle « Chantez, chantez partout la gaieté ! » Et que les fourmis aillent donc toutes  se rhabiller!   

 


  Un mélange d’une vingtaine délectable de chansons signées Gaby et autres artistes surlignent cette histoire passionnante que l’on se plairait à croire vraie…"Le Zouave du Pont de l'Alma","Le gardien de phare", "Le petit cochon en pain d'épices", "Dans un taxi" ,"Le Hamana","Tu m'as possédée par surprise" "La Femme est faite pour l'homme" "Je suis décadente" ,"Les Bleus"  de …Serge Gainsbourg ! Et bien d'autres encore!

Les autres spectacles de Bruxellons 2013: 
event_8936_1.jpgBRUXELLONS 2013 | du 12 juillet au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Le Festival Bruxellons 2013 propose cette année 18 spectacles et 6 spectacles pour enfants. Toutes les infos sur www.bruxellons.net
event_8958_1.jpgSentiments Provisoires | du 12 juillet au 27 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Gérald Aubert/ Mise en scène Michel Wright / Décors Serge Daems / Assistante à la mise en scène Caroline Chisogne / Avec Stéphanie Moriau, Jean-Claude Frison et Michel de Warzée https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-sentiments-provisoires-de-g-rald-aubert-la-com-die-claude
event_8959_1.jpgVivons heureux en attendant la mort | du 15 juillet au 17 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Pierre Desproges/ Mise en scène de Fabrice Gardin / Avec Dominique Rongvaux / Décor Pierre Martens / Lumières Félicien Van Kriekinge / Une co-production des Riches-Claires et de La Fabuleuse Troupe
event_9006_1.jpgEntre quatre yeux | du 16 juillet au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Jack Cooper
event_8992_1.jpgDoffice | du 17 juillet au 12 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Mise en scène Xavier Elsen / Musique Fahd Moumen / Avec Michel Carcan et Othmane Moumen / Création mondiale par les Zinneke Kabuki
event_9008_1.jpgles femmes de l'arbre rouge | du 17 juillet au 17 juillet | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_8993_1.jpgLa véritable histoire de Paul Cres | du 18 juillet au 2 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Textes: Bob Carty et Luc Apers / Aide à la mise en scène Eric De Staercke / Musique Jorrit Collyns / Lumières Nicolas Masset / Voix Off Olivier Prestant / Tours Luc Apers
event_8994_1.jpgLe Canard à L'orange | du 19 juillet au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De William Douglas Home/ Mise en scène Danielle Fire / Décors Christian Guilmin / Eclairage Sébastien Couchard / Avec Catherine Conet, Michel de Warzée, Laura Savenberg, Laurent Renard et Françoise Oriane https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-canard-l-orange-la-com-die-claude-volter-jusqu-au-31-d-cembre
event_9020_1.jpgLa terrible répétition | du 19 juillet au 20 juillet | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_9007_1.jpgMystères à la carte | du 20 juillet au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Jack Cooper
event_8995_1.jpgToutou | du 22 juillet au 11 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Agnès et Daniel Besse / Mise en scène Daniel Hanssens / Décor Francesco Deleo / Avec Laurence d'Amélio, Daniel Hanssens et Pierre Pigeolet https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/toutou-une-pi-ce-d-agn-s-et-daniel-besse-par-la-com-die-de
event_8997_1.jpgUn mari idéal | du 29 juillet au 26 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
D'Oscar Wilde / Mise en scène Fabrice Gardin / Costumes Laure De Prins / Décor sonore Laurent Beumier / Avec Pierre Pigeolet, Michel Poncelet, Nicolas D'Oultremont, Céline Peret, Claire Beugnies, Noha Choukrallah/ Production Théâtre des Galeries
event_8998_1.jpgle mec de la tombe d'à côté | du 1er août au 7 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Katarina Mazetti / Mise en scène Michelangelo Marchese / Assistante à la mise en scène Claire Beugnies / Scénographie et costumes Céline Rappez / Lumière Maximilien Westerlinckx / Avec Florence Crick et Guy Theunissen https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-mec-de-la-tombe-da-cote
event_8999_1.jpgManneke | du 4 août au 19 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Pierre Wayburn / Mise en scène Philippe Laurent / Lumières Fred Nicaise / Une production de la Charge du Rhinocéros
event_sans_image.gifPoids plume | du 5 août au 6 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Perrine Ledent / Mise en scène Muriel Clairembourg / Avec Perrine Ledent et Sandrine Bastin
event_9017_1.jpgLe grand rond | du 7 août au 8 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Violette Léonard, Luc Fonteyn et Valérie Joyeux / Avec Violette Léonard et Luc Fonteyn
event_9001_1.jpgDe l'influence du théâtre belge sur la... | du 8 août au 18 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Eric De Staercke & Caroline Lambert / Musique Serge Bodart / Eclairages Luc Jouniaux / Décor et costumes Thu-Van Nguyen / Théâtre Loyal du Trac
event_9021_1.jpgSoeurette et la fille de l'eau | du 10 août au 11 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Benoît de Leu de Cecil / Marionnetistes Marc Weiss, Chloé Struvay, Marie-Odile Dupuis / une production Théâtre des 4 mains
event_9002_1.jpgMa déclaration d'humour | du 16 août au 16 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De, avec et malgré Bruno Coppens
event_9003_1.jpgSkylight | du 23 août au 25 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De David Hare, adaptation de Dominique Hollier / Mise en scène Michelangelo Marchese / Assistanat à la mise en scène Sofia Betz / Scénographie et Costumes Céline Rappez / Lumière Laurent Kaye / Avec Michel Kacenelenbogen, Erika Sainte, Toussaint Colombani. / Production Théâtre Le Public https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/skylight-com-die-saisissante-de-david-hare-au-th-tre-le-public
event_9019_1.jpgPour une mouche | du 30 août au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Nathalie de Pierpont
event_9023_1.jpgKermess | du 30 août au 31 août | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De Anaïs Petry, Jérôme Poncin et Véronique Decroes / Mise en scène Marie-odile Dupuis / Avec Jérôme Poncin, Anaïs Petry, Véronique Decroes et François De Myttenaere
event_9004_1.jpgHimmelweg | du 4 septembre au 5 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
Texte français Yves Lebeau / Mise en scène Jasmina Douieb / Assistante à la mise en scène Lara Hubinont / Scénographie Renata Gorka / Son et image Sébastien Fernandez / Dramaturgie Ana Rodriguez / Avec Jean-Marc Delhausse, Michelangelo Marchese, Luc Van Grunderbeeck https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/himmelweg-juan-mayorga
event_9005_1.jpgEt ta soeur | du 6 septembre au 7 septembre | Festival Bruxellons ! (Bruxelles)
De et avec Zidani / Mise en scène Patrick Chaboud / Accompagnement musical Bernard Vancrayenest/ Décor Thierry Locus et Yves Goedseel  
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La toile se pose sur mon chevalet ou ma table, elle a déjà vécu une première œuvre mais elle ne me convient pas il s'y dépose à nouveau des couleurs, celles du moment puis des fonds se créent une superposition qui me servira de glacis successifs, que vais je faire? Comment la construire, je ne sais encore si je vais faire de l'abstrait, un essai, mon regard n'est pas satisfait, je recommence en posant à nouveau des taches, je les explore au fil des heures et puis des lignes se rajoutent l'une verticale,l'autre  horizontale, le cercle puisqu'en ce moment ces bulles me portent pour une destinée inconnue!!! Attente, longue ça ne vient pas , je me pose,je suis fourmi, la cigale ne chante pas encore....Moment de perte de confiance je ne sais plus quoi y faire et puis une forme s’accroche à mes yeux, s'y suspend et la machine se relance une autre forme arrive, il se construit une alchimie colorée, les tons se croisent se superposent le troisième personnage surgit , ma lune les écoute murmurer doucement et là c'est fini je les laisse envahir la toile des Murmures lunaires." C'est l'alchimie des couleurs qui dominent ma toile!!!"

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Lune fortune

Ma vie, dessinée au clair de lune,

hiéroglyphes sur un parchemin,

s'écoule comme un long chemin,

tourne, tourne roue de la fortune!

Mes consciences comme une légion

gémissent une lourde oraison,

et me laissent sans aucun recours

de ma vie refaire le parcours.

Ma foi a délaissée toute religion

et je me désespère sans raison,

de voir défiler à l'horizon

les ombres de mes souvenirs.

Ils me cachent la face du soleil

où il fait bon vivre ses passions,

tourne tourne roue de la fortune

ma vie, dessinée au clair de lune,

demain rien ne sera plus pareil!

Joëlle Diehl

20/05/2013

Les partenariats

Arts12272797098?profile=originalLettres

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Du Bonheur à Bramabiau...

Me revoilà, pour continuer avec vous ma quête du Bonheur.
Bien sûr, en quelque sorte je l’ai retrouvé, mais ce n’est plus le Bonheur !
Souvenez-vous du début de mon histoire : je vous ai laissé il y a quelques semaine déjà dans l’incertitude du devenir d’E. A. Martel et de ses camarades, qui, après avoir échoué dans une première tentative d’exploration de la petite rivière souterraine, reviennent le lendemain 28 juin 1888 dès 8 h du matin, plus motivés que jamais, et s’enfoncent à nouveau dans la pénombre du labyrinthe de roche, en essayant de suivre le ruisseau.


Bramabiau Vuiller

Descente de la deuxième cascade de Bramabiau avec le fameux canot Osgood par E. A. Martel et ses compagnons, dessin du peintre Vuillier d’après un croquis de Théodore Rivière. E.A. Martel s’était entouré des services de G. Vuillier un très bon peintre qui refusait les assauts de la photographie et persistait à travailler de traditionnelle façon, dans l’esprit des plus grands illustrateurs de l’époque.
En ce qui nous concerne, nous nous étions quittés après avoir peint une aquarelle rappelant tout le mystère de cette souterraine disparition…
Aujourd’hui, nous retrouvons l’intrépide équipée, là où nul être humain ne s’est encore aventuré. Les heures s’écoulent, angoissantes pour tous les badauds venus assister à l’expédition, et qui attendent à l’extérieur, des deux côtés de la vallée.
Ce n’est qu’à 23 h 30 que Martel et ses compagnons arrivent dans «l’Alcôve»,  à la résurgence du Bonheur devenu «Bramabiau» (en occitan «le bœuf qui brame»), nom donné par les paysans à cette énorme source et à la rivière qu’elle engendre, à cause du sourd mugissement de ses cascades débouchant dans la vallée.
Martel est si profondément marqué par cette aventure qu’il consacrera le reste de son existence à l’exploration souterraine.


Il ne le savait pas, mais avec ses aventureux camarades il venait d’inventer la spéléologie !

 
Je vous emmène aujourd’hui réaliser une aquarelle dans ce qui fut il faut bien le dire, le berceau de la spéléologie : un univers fascinant qui je l’espère, vous donnera envie d’aller à sa rencontre sur les lieux mêmes des exploits d’E. A. Martel.


Si vous voulez vous-même découvrir cet extraordinaire milieu souterrain, vous pouvez sans le moindre risque, à l’occasion d’une visite guidée souterraine magnifique, sans effort ni difficulté lors d’une superbe promenade, avoir à votre tour une idée de ce qu’ont pu ressentir E. A. Martel et ses compagnons d’exploration : pour cela rien de plus facile, rendez-vous au chalet d’accueil de l’Abîme de Bramabiau.
C’est une étape incontournable si pendant vos vacances vous traversez les Grands Causses ou les Cévennes et allez du côté du Mont Aigoual.
L’abîme est ouvert en avril - mai - juin de 10h à 17 h 30, en juillet - août de 9 h 30 à 18 h 30, en septembre de 10 h  à 17 h 30, et en octobre - novembre (jusqu'au dernier jour des vacances de la Toussaint) de 10 h 30 à 16 h 30. Prenez une petite laine (vêtements chaud quelle que soit la saison si vous êtes frileux - se -) car la température intérieure est de 10°C, vous pouvez même en faire profiter vos animaux préférés qui sont acceptés en laisse à l'intérieur de la grotte !
Pour en savoir plus je vous invite dès à présent à aller visiter le beau site de la rivière souterraine  http://www.abime-de-bramabiau.com/ où vous trouverez tous les renseignements complémentaires vous permettant de vous y projeter.
Sachez que l’Abîme de Bramabiau et sa rivière souterraine ont depuis toujours suscité une fascination particulière : à la fois mystérieux, impressionnant et grandiose, le lieu a inspiré nombre de légendes, oeuvres littéraires, cinématographiques et artistiques, vous devriez y éprouver de véritables émotions esthétiques. 
Quant à moi, je tiens à remercier toute l’équipe de l’abîme de Bramabiau pour l’autorisation donnée afin de réaliser ce reportage aquarellé, et à vous, pour m’avoir suivi jusqu’ici.
Si cette série de découvertes carnettistes hors des sentiers battus vous a intéressée, alors réjouissez-vous car j’ai l’impression que l’action ne fait que commencer…


Bramabiau Alain Marc

…Sur les lieux du dessin de Vuillier et des exploits de Martel : si c‘est dans la réalisation de motifs de ce type que je trouve en ce moment le plus d’accomplissement, c’est parce qu’ils sont le trait d’union symbolique entre une épopée qui changea notre connaissance du monde, et la continuité d’une aventure d’exploration toujours d’actualité car il n’existe pratiquement plus de lieux encore inconnus sur notre planète que dans les profondeurs du monde marin et souterrain.
Pour moi, témoigner de ces explorations et m’y impliquer est bien plus passionnant que de réaliser un simple carnet de voyage (aussi captivant soit-il mais dont j’encourage et loue la pratique pour tout un chacun car c'est très valorisant), parce que je ne suis plus seulement spectateur mais acteur d’une aventure, où le mot « découverte » garde encore tout son sens, dans un monde où porter son regard ailleurs est devenu pour beaucoup une assez facile banalité.

 

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