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Oneux, près de Verviers, le 5 août 2013

Peinture "en plein air "

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Une petite ferme, très ancienne, abandonnée depuis très longtemps...

Construite en une nuit , en toute discrétion, avec des pierres glanées ça et là ...

Témoin d'un passé où l'on se construisait une maison, comme ça, sur un bout de prairie, pour y vivre heureux,

cuire son pain, la vie simple, un four à pain, un potager, une basse-cour ...

Des portes refermées sur un monde qui n'est plus ....

Les chevaux y trouvent refuge, dans la remise à gauche.

La vieille maison reste là, elle continue à faire rêver les peintres qui souvent, tout comme nous ,

s'arrêtent pour croquer un instant de nostalgie.

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Adyne Gohy, aquarelliste

 

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Liliane Magotte, peintre

 

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Aquarelle

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Acrylique HeavyBody, au couteau.

 

Expérience très riche,

partage des connaissances, échange de sensibilités,

bonne humeur , merci Arts et lettres de nous avoir permis de vivre cet instant

de bonheur partagé.

Le  billet ci-dessous reprend les aquarelles et la peinture retravaillées

en atelier le lendemain . Il montre, de façon intéressante,

les différences entre la prise sur le vif et le travail en atelier.

 

Evolutions et comparaisons, aquarelle et acrylique,

de la prise rapide sur motif au travail en atelier.

 

 

A bientôt...

Liliane et Adyne

 

 

Un partenariat

Arts  12272797098?profile=originalLettres

 

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administrateur partenariats

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La chapelle Fischbach,

située à la Baraque Michel,

est un lieu de passage obligé pour qui décide de découvrir

la Fagne wallonne,

un laboratoire de plein air étendu et varié dont la flore

et la faune sont d'une richesse incontestable.

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    La chapelle Fischbach, légende.

 

    "  Michel Schmitz, tailleur d’habits, venant de Sinzig sur le Rhin, non loin de Remagen, était venu se fixer à Herbiester –Jalhay, vers 1790. Un soir, il s’égara en fagne et ne dut son salut qu’aux petites lumières qui se mirent à trembloter au loin.

      C’étaient les feux du village de Herbiester qui brillaient à l’extrémité de la brousse, et plus ineffablement que le cortège des étoiles dans le ciel de janvier. Michel planta sa canne à l’endroit où il venait d’être sauvé miraculeusement.

      Le lendemain, il fit le chemin en sens inverse et construisit un abri rudimentaire, à l’endroit où la veille, il avait enfoncé sa canne dans la tourbe. C’était en 1808.

       Par après, il construisit une auberge et s'y installa avec sa femme et ses enfants. Il y mourut le 9 décembre 1819, à l’âge de 62 ans. Dans les registres du cadastre de 1826, il est fait mention de l’auberge. A la fin de cette même année, Monsieur de Rondchêne, de Malmédy, venu chasser sur le haut-plateau, s’égara et pour comble de malheur, une neige drue se mit à tomber.

      Il fut sauvé grâce aux abois des chiens de la Baraque Michel.  Afin d’éviter le renouvellement de pareil drame à l’avenir, son gendre, le chevalier Henri Fischbach,  fit don, en novembre 1927, à la Baraque Michel, d’une cloche destinée à être sonnée par temps de brouillard et à la nuit tombante.

      En 1830, il fit construire la chapelle qui, aujourd’hui, porte son nom. "

 Extrait de  " Jalhay, terre d'histoire et Haut lieu du Tourisme "

De André Vlecken,  ( 1900-1973).

Conseiller Général de Royal Touring Club de Belgique

Membre de l'Union Belge des Ecrivains du Tourisme

Membre de l'Association des Ecrivains belges

Mon regretté grand-père à la mémoire duquel je dédie ce billet.

Mais revenons à nos artistes !!

Notre duo complice, Adyne Gohy et Liliane Magotte en goguette dans les Fagnes !

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Un vent glacial , les mains gelées,

rien ne pouvait nous empêcher de saisir de notre pinceau le charme

de cette petite chapelle chargée d'histoire. Sa petite cloche vigoureuse montre fièrement,

telle un phare breton, à quel point la fagne voyait autrefois mourir ses enfants du terroir,

égarés dans le brouillard .... 

A bientôt pour d'autres aventures...

Liliane et Adyne

Un partenariat

Arts  12272797098?profile=originalLettres

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Les plaisirs … inoubliables

En réponse à Suzanne

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/les-retomb-es-du-plaisir?xg_source=activity

Tous les humains plaisirs

Ne sont pas des désirs

Volatiles et fugaces

Vite dissipés dans l’espace.

J’en connais certains

Qui ne sont ni vains,

Ni consommables …

Encore moins

Achetables ou jetables,

Passagers ou volages.

Ceux-là ne sont pas futiles voyages.

Leur essence est inoubliable.

Il est des plaisirs transcendants et suaves

Ardents, qui jamais de notre être s’effacent

Ils restent ancrés dans la chair de notre âme.

Ceux- là ne s’évaporent pas dans l’espace

Fugitifs, volatiles et fugaces.

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Renaissance de Vénus.

12272891456?profile=originalRenaissance de Vénus

Perfection de l'ovale

Quand le beau le dispute à l'étrange

Ether, éternité, part des anges

Aux nues portées que ses yeux avalent

Tête penchée, toute de bonté

De tendre compréhension

Sans ostentation ni affliction

Limbe doré, lumière diffusée

Transparence des chairs, mains esquissées

De sa gorge aux colombes

Aux voiles moulées par l'onde

Secrets enfouis par sa bouche murmurés

A qui sait l'entendre,

Armé de sa seule patience,

Ingénuité, humilité, innocence

Couronne tressée au cour du Tendre

Retour à Sienne, aux sources

De ce visage illuminé

Image de pinacothèque rêvée

Ombre d'or, soleil dans notre course

Aux vanités, glorioles, avidités

Contrepoint, miroir et réflexion

Belle Toscane aux douces inflexions

Médium d'où jaillira notre vérité.

Michel Lansardière

A une belle inconnue aperçue à la Pinacothèque de Sienne, un amoureux éperdu...

(je ne connais pas davantage l'auteur du tableau, du XVIe ou XVIIe siècle je pense... Excusez la qualité médiocre de la photo, à l'époque je l'avais prise en argentique, puis rephotographié le cliché papier en numérique).

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administrateur théâtres

12272926064?profile=originalVous y étiez?

 

Etre l’un des dix mille spectateurs de la douzième  Nuit Musicale du château de Seneffe et quelques jours après, être encore sous le charme d’une mise en espace musical prestigieuse et … gourmande. En effet le programme célébrait les joies de la gastronomie et des plaisirs de la table.  Au hasard de la fourchette, mêlée au diapason bien sûr, si on vous dit « Musique et Pain d’épice… »  que me répondriez-vous ? Hansel et Gretel de E. Humperdinck, bien sûr ! L’ensemble Quartz, réunissant des diplômés des conservatoires belges et étrangers, en donnait à tous vents une exquise adaptation en français pour septuor à vents et trois chanteurs au bord du Grand Bassin, côté jardin.

12272926471?profile=originalVous préférez du salé ? Courez au Jardin du théâtre et pendez-vous aux lèvres salaces de Francis Perrin (comédien-bouffon) et son complice de toujours, le  pianiste-ménestrel Patrice Peyriéras. Le parterre est comble. On croit voir une crinoline, on aperçoit un Monsieur en habits. Après avoir tâté au repas gargantuesque du Roi Soleil sur musique de Lully,  on prend le thé avec Offenbach, on part avec lui à Philadelphie, on se marre avec une soupe aux choux sûrement grivoise. God save the king ? on finit par en connaître la fine origine…! Historiettes savoureuses, et recette des tartelettes amandines… C’est la  fête des papilles et des ouïes. Tu l’as dit, bouffi !

 12272926270?profile=originalNous avons cherché en vain l’apéritif espagnol qui nous aurait transportés dans le pays de la danse, des tapas et des olives. Tant pis pour le duo violon piano  Manuel de Falla ses chansons et la Danza de la vida breva. La vie est trop brève en effet pour s’en inquiéter et nous avons viré vers l’île aux plaisirs orientaux où nous attendaient  les sept musiciens du  groupe «Les mésopotamiens ». Leur  caravane des arômes portait de magnifiques sonorités sous le ciel étoilé dans la partie du parc laissée libre aux herbes folles. La  direction du groupe est assurée par Wessam 12272927467?profile=originalAyoub Al-Azzawy, l’un des plus grands connaisseurs du maqam irakien et le plus grand joueur de santur d’Irak.  Saveurs du monde, donc, nos préférées, bordées par les flammes dansantes de milliers de petits flambeaux au sol qui guident vos pas pendant cette nuit de senteurs. Santur? Un instrument à cordes frappées, voisin du cymbalum aux sonorités brillantes, qui donne l’impression d’un chœur de cordes vibrantes et produit des harmonies capiteuses. L’assemblée est fascinée… des instruments tapés, soufflés, frottés  d’ail et de piment royal de l’antique Bagdad.  Une richesse sonore de musique traditionnelle irakienne qui remue tous les sens et chatouille la curiosité et l’imaginaire.

 On revient sur ses pas, vers le château  et l’on perçoit au fil de la promenade de larges effluves des Carmina Burana chantés par le Chœur de Clerlande qui livre tout au long de la soirée  une  prestation à la hauteur de leur réputation. Leur inspiration  dans leur choix musicaux démontre  leur attachement à la diffusion de la musique classique. Leur devise est peut-être celle de la semeuse du petit Larousse : « je sème à tous vents ! » symbole de semence, de germe, de fructification par l'instruction! Vive la réunion et le partage ! L’oreille accroche ci et là quelques bonbons viennois, des  airs de valses  et extraits d’opérettes : la brasserie est en fête !

12272927492?profile=originalTrop tard hélas, pour la revue de Cuisine H. 161 de Bohuslav Martinu avec l’excellent ensemble Khéops, dont Marie Hallynck au violoncelle et Muhiddin Dürrüoglu au piano. Ce sont des instrumentistes bien connus du Festival de musique de chambre de l’Orangerie de Seneffe qui se tient chaque année entre le 14 et le 21 juillet. Par contre, le trio à clavier « à l’Archiduc » N° 7 opus 97 de Beethoven allait nous ravir dans sa simplicité, son enthousiasme musical et la beauté des variations. Au piano on découvre Aveline Gram, au violoncelle  c'est Sarah Dupriez et au violon Gayané Grigoryan ,12272927701?profile=original trois jeunes sylphides pétulantes dans leurs robes de satin, belles comme de grands rivages… de la dune jusqu’au bord de l’eau, à marée basse! Beauté musicale complice, jolis contours mélodiques et harmoniques,  le piano tressaute sous l’abondance de pizzicati des cordes radieuses. La vie est une truite bondissante dynamique et enjouée, des sonorités princières fusent du Grand bassin, car le Quintette 114 D667 de Schubert a enchaîné avec en plus Pierrre Boigelot à la contrebasse et Vincent Hepp comme altiste. Ils se sont regroupés spécialement pour la Nuit musicale sous le nom de Brussels Chamber Artists. Encore du beau monde rencontré  au festival de L’Orangerie. Le scherzo est pétaradant, on croirait entendre une phrase humoristique du Roi Dagobert, qui aurait perdu son sabre de fer. « C’est vrai lui dit le roi : Qu’on me donne un sabre de bois! » On les quitte à regrets.  Ils nous ont offert des effets acoustiques virevoltants,  leur jeunesse et leur passion véritable pour la musique, ils ont mêlé l’onde sonore et l’onde fluviale de la vie joyeuse, étincelante de vitalité. Une rasade de bonheur qui nous change des discours blasés et de l’angoisse qui imprègne l’avenir du monde.

Auriez-vous par hasard eu  cette belle page de « La maison de Claudine »  de Colette en dictée dans votre jeunesse? La revoici : « On vous conté que l’araignée de Pellisson fut mélomane ? Ce n’est pas moi qui m’en ébahirai. Mais je verserai ma mince contribution au trésor des connaissances humaines, en mentionnant l’araignée que ma mère avait – comme disait papa – dans son plafond, cette même année qui fêta mon seizième printemps. Une belle araignée des jardins, ma foi, le ventre en gousse d’ail, barré d’une croix historiée. Elle dormait ou chassait, le jour, sur sa toile au plafond de la chambre à coucher. La nuit, vers trois heures, au moment où l’insomnie quotidienne rallumait la lampe, rouvrait le livre de chevet de ma mère, la grosse araignée s’éveillait aussi, prenait ses mesures d’arpenteur et quittait le plafond au bout d’un fil, droit au-dessus de la veilleuse à huile où tiédissait, toute la nuit, un bol de chocolat. Elle descendait, lente, balancée mollement comme une grosse perle, empoignait de ses huit pattes le bord de la tasse, se penchait tête première, et buvait jusqu’à satiété. Puis, elle remontait, lourde de chocolat crémeux, avec les haltes, les méditations qu’impose un ventre trop chargé, et reprenait sa place au centre de son gréement de soie. »12272928492?profile=original  Jacques Mercier et Daniel Blumenthal nous ont donné rendez-vous à la volière pour quelques ...frugalités et nous dire tout le bien du chocolat, la nourriture des dieux, selon le naturaliste suédois Carl von Linné, tentation diabolique, d’après Madame de Sévigné. Le chocolat est souvent associé à la volupté. Casanova ou Madame du Barry, la favorite de Louis XV lui prêtaient volontiers des vertus aphrodisiaques. Et notre farceur n’hésite pas à proclamer que l’amour est un substitut du chocolat et non le contraire. Cum grano salis… Gioachino Rossini, compositeur et gastronome, a intitulé le volume IV de ses Péchés de vieillesse, œuvres pour piano, Quatre mendiants et quatre hors d'œuvres. Il a titré les quatre premières parties les figues sèches, en ré majeur, les amandes, en sol majeur, les raisins, en do majeur et les noisettes, en si mineur et majeur. Les quatre mendiants font partie de la composition des treize desserts en Provence. En rappel des robes de bure des quatre principaux ordres mendiants, ces fruits secs représentent les différents ordres religieux ayant fait vœux de pauvreté, noix ou noisettes pour les Augustins, figues sèches pour les Franciscains, amandes pour les Carmes et raisins secs pour les Dominicains.  Et si la musique était du chocolat ?

La soirée se termine sans que l’on ait pu goûter à tous les plats dont le programme regorge.  La nuit musicale va se clore sous  une pièce montée de pyrotechnique qui embrase le ciel.  Le feu d’artifice minutieusement dessiné par Stéphane Dirickx est fait de haute voltige lumineuse, de gerbes inédites et de parapluies d’étoiles qui se dissipent en farine lumineuse. On a sans doute oublié la musique pour ne contempler que les salves de lumière fracassante sur le grand plan d’eau.  Un huitième art qui conclut ce rendez-vous d’été gastronomique et musical… car nombreux sont ceux qui se sont inscrits au panier gourmand, savoureux péché mignon,  qui pouvait accompagner la promenade vespérale au cœur du domaine du château.

12272748692?profile=originalhttp://www.chateaudeseneffe.be/FR/evenement.php?id=36

http://www.070.be/lanuitmusicale/le-domaine/presentation/

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Résidence d'auteurs au château du Pont d'Oye

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Le Centre de Rencontres du Pont d'Oye est heureux d'accueillir du 5 au 23 août 9 écrivains venus de Belgique, France, Québec et Haïti pour sa 7ème Résidence d'Auteurs Venez les rencontrer Vendredi 16 août à 20h présentation des auteurs et lectures de textes (entrée gratuite) Rencontre animée par la journaliste littéraire Sarah Polacci (France Bleu) Mercredi 21 août à 20h30 mise en musique des textes écrits pendant la Résidence (P.A.F. 10 € / 5 €) par le groupe lorrain Azéotrope Pour profiter pleinement de ces soirées nous vous proposons de souper au Château avant de rejoindre les auteurs dans les salons (plat + dessert + 1 verre de vin : 25 €) Informations et réservations par téléphone au +32 (0)63 42 01 30 par mail à l’adresse crpo@chateaudupontdoye.be ( mailto:crpo@chateaudupontdoye.be ) Nous vous souhaitons un bel été. A très bientôt au Pont d'Oye. Toute l'équipe CRPO Rue du Pont d'Oye, 1 6720 Habay-la-Neuve (Belgique) www.chateaudupontdoye.be

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La Ville de Châtelet organise, du 25/01 au 02/02/2014, la treizième édition de son Salon des Artisans d’Art.

Chaque année une quarantaine d’Artisans d’Art y participent afin de montrer leur savoir-faire et leur passion. Ce Salon se veut, avant tout, interactif. Les artisans travaillent sur place. Ils conseillent, orientent et renseignent les visiteurs.

Cet événement touche également les écoles en amenant les jeunes à s’interroger sur ces métiers d’Art, en les sensibilisant au métier d’indépendant et en provoquant une réflexion sur leur avenir.

Vous souhaitez y participer ?

Veuillez nous faire parvenir un dossier de candidature expliquant votre travail accompagné de photos de vos réalisations par mail (culture@chatelet.be) ou par courrier ( Service de la Culture, Place de l’Hôtel de Ville, 10  6200 CHATELET).

Vous trouverez le règlement de participation ci-dessous.12272924696?profile=original

 

 

REGLEMENT GENERAL
SALON DES ARTISANS D'ART DE CHATELET


Article 1
Le Salon des Artisans d'Art est organisé par l'Administration communale de la Ville de Châtelet située rue Gendebien n°55 – 6200 Châtelet

Article 2
Le Salon des Artisans d'Art a pour objectif de :
1.valoriser la création et les pratiques artisanales ;
2.promouvoir, auprès d'un large public, toute volonté de création artistique et de culture ;
3.susciter des vocations ;
4.soutenir ce secteur économique.

Article 3
L'objectif final de ce Salon n'est pas commercial.

Article 4
Le Salon se déroule, chaque année, du dernier week-end de janvier au premier week-end de février dans la salle des festivités de l'Hôtel de Ville, place de l'Hôtel de Ville n°10 – 6200 Châtelet. L'Organisateur fixe les dates et les horaires.

Article 5
L'emplacement est gratuit. L'Organisateur met à disposition des exposants le matériel suivant : tréteaux, chaises et panneaux d'exposition ; et selon les disponibilités, une vitrine horizontale ou verticale, des grilles. Il fournit également en électricité et en eau.

Article 6
Le port du badge d'identification fourni par l'Organisateur est obligatoire.

Article 7
Une présence constante sur le stand est souhaitée. Les Artisans d'Art travaillent sur place. Ils conseillent, orientent et renseignent les visiteurs.

Article 8
Les horaires sont de 10 h du matin à 18 h le soir pour les 9 jours. Les exposants doivent respecter ces horaires. En aucun cas, les stands ne peuvent être démontés avant la clôture.

Article 9
Les Artisans d'Art peuvent monter leur stand le jeudi (de 8 h à 17 h) et le vendredi (de 8 h à 12 h) qui précèdent le premier week-end d'ouverture au public. Le démontage se fait le dernier dimanche, uniquement de 18 h à 18 h 55, ou le lundi, qui suit la clôture, de 8 h à 12 h.

Article 10
L'Organisateur reçoit les demandes d'admission et statue, à l'issue de l'examen du dossier de candidature et d'une entrevue, sur ces demandes.
Les Artisans sont sélectionnés et invités par l'Organisateur. La qualité et l'authenticité des créations sont des critères de sélection. Ne peuvent être retenus pour ce Salon que des Artisans qui créent, produisent, restaurent ou confectionnent eux-mêmes les objets exposés.

Article 11
L'Artisan présente uniquement la discipline ou technique pour laquelle il est sélectionné. L'organisateur se réserve le droit de faire retirer tout objet sans rapport direct avec cette discipline ou technique.

Article 12
Le nombre d'exposants est limité et fixé par l'Organisateur.
Pour garder un attrait au salon, l'Organisateur veille à ce qu'il n'y ait pas ou peu d'activités en double.

De même, afin de pouvoir accueillir de nouvelles disciplines ou techniques ainsi que d'autres Artisans d'Art, l'Organisateur se réserve le droit de reprendre un Artisan trois années de suite, si celui-ci a répondu aux attentes de l'Organisateur à l'issue de sa première participation. Cependant, en raison du caractère exceptionnel et rarissime de certains métiers d'Art, l'Organisateur peut solliciter les Artisans exerçant ceux-ci, au-delà des 3 ans.

L'Artisan non repris peut de nouveau être sollicité pour un prochain Salon. 

Article 13
L'Organisateur établit le plan du Salon. L'attribution des emplacements est effectuée par l'Organisateur en tenant compte des règles de sécurité et, dans la mesure du possible, des désirs exprimés par les exposants. 

Article 14
La décoration générale du Salon incombe à l'Organisateur. Les exposants ont le droit d'organiser leur emplacement suivant leur goût et en accord avec l'Organisateur et à la condition de ne pas nuire à leurs voisins, ni à l'ensemble de la décoration générale.

Article 15
L'exposant autorise l'Organisateur, à titre gracieux, à réaliser des photos ou des films représentant son stand, son équipe, lui-même ainsi que les objets exposés et à les utiliser librement en tant que supports publicitaires.

Article 16
L'Organisateur décline toute responsabilité en cas d'accident ou de vol sur les stands.

Article 17
La participation au Salon équivaut à l’acceptation des modalités arrêtées par le présent règlement.

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La publication de ces billets d'art est due à l'initiative exclusive du Réseau Arts et Lettres

N.-B: Cette publication est également installée sur mon smartphone privé et  elle sert de démonstration pour faire découvrir en live l'excellence des travaux de François Speranza qui a déjà commenté plus de 30 expositions de peintres pour le réseau

Robert Paul

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administrateur théâtres

12272921300?profile=originalPetit concert croquignolet  comme dirait le Routard, organisé l’autre soir au Musée du Transport Urbain Bruxellois… Nous l’avions annoncé dans le groupe Musique d’Arts et Lettres. Les jeunes et talentueux interprètes  (Thomas Maillet et  Gayané Grigoryan), nous les avions rencontrés au Festival de musique de Chambre de l’Orangerie de Seneffe la semaine précédente.

Une heure de très  belle musique joyeuse précédée par une fort intéressante visite muséale par Jean-Louis Mottet, aimable bénévole du musée. Ils sont tous prêts à recommencer vers septembre octobre, car la formule et le programme sont bien au point. 12272921488?profile=original  

Les deux musiciens ont le sens du merveilleux et de la douceur. Paganini souvent évoqué comme étant le plus grand violoniste jamais connu,  avait un grand amour pour la guitare. Sa grande symphonie concertante fut jouée par le compositeur en joute musicale, activité très courante à l’époque, en 1816.  Thomas Maillet à la guitare et Gayané Grigoryan au violon se partagent le duo romantique très réussi. Les accords sont nets, le rythme entraînant, le dialogue enjoué. Aux sonorités  très profondes de la guitare, correspond la pureté du violon de Gayané Grigoryan. Les derniers accords pleins de moelleux de la guitare traversent le rythme bourdonnant du violon cependant que, silencieuse, glisse la vie de l’autre côté des petits carreaux des baies de l’entrepôt. Vient ensuite  un émouvant Adagio et une ronde de conciliabules. Le violon guilleret est repris une octave plus bas par les pétales de la guitare et cela se termine par un joyeux effeuillement de la musique applaudi avec chaleur par un public peu nombreux mais enchanté.12272922091?profile=original

Les œuvres choisies dans le répertoire de Manuel de Falla ont été transcrites pour la guitare par Thomas Maillet. L’une est issue de  son opéra « la vie brève » et l’autre de « l’amour sorcier » , une gitanerie. Une joute musicale pour évoquer le folklore espagnol mais dont on ne sait si c’est Thomas ou Gayané qui sort vainqueur.

Des deux côtés un jeu incisif, dense et subtil où les instrumentistes se livrent à un concours d’aiguës entre virtuosité et insouciance.

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Ils termineront par les œuvres de Piazzola, bourrées de variations, de tendresse langoureuse, de jeux de camaïeux et de dégradés sonores. Le morceau intitulé « Café 1930 » devient une danse lascive où les deux instruments sont liés intimement dans une étreinte vivante. Le bis est un air populaire du Brésil, chantant et joyeux.

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administrateur théâtres

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Concerts au 15ème festival de musique de chambre de Musica Mundi 2013

Hagit et Leonid Kerbel, fondateurs de Musica Mundi, respirent le bonheur ! Ce 15 juillet dernier, ils ouvraient le traditionnel festival Musica Mundi  pour la quinzième fois, dans la salle Argentine du Château du lac, à Genval. Musica Mundi a reçu le haut patronage de la princesse Mathilde, maintenant Reine des Belges.  Parmi le public bourdonnant d’excitation, il y a, à droite de la scène, les partenaires et  les généreux mécènes du stage, l’ensemble des  nombreux sponsors, tous, «amis de la famille de Musica Mundi », à gauche toute la classe 2013 de plus de 60 élèves qui s’installent par ordre de taille, et aussi les parents de jeunes élèves de toutes nationalités, et de nombreux amis fidèles de la musique et des jeunes talents. Un public branché, chaleureux et enthousiaste, qui croit fermement au fier concept européen « United in diversity »… In varietate concordia, souligne Hagit, l’impeccable organisatrice de ce festival. Mais bien sûr, c’est  le stage de musique de chambre - réservé aux musiciens en herbe,  entre 10 et 18 ans –  qui est le cœur de cet événement estival belge et international. Il est associé à une série de concerts tantôt prestigieux, tantôt teintés d’humour, de musiques passionnées aux accents tziganes  et à la virtuosité enflammée, mais toujours de grande sensibilité.  Des artistes de réputation internationale comme l’ardent Vladimir Perlin, l’Orchestre symphonique de Biélorussie, le Trio Maisky, le Quatuor Danel, ou l’exceptionnel pianiste tranquille Rudolf Buchbinder, ont été cette année les grandes rencontres qui nous ont embrasé le cœur et charmé l’oreille lors de fougueux récitals. A la fin de chaque concert, beaucoup participent à la réception où l’on se parle, se photographie et se fabrique des souvenirs inoubliables. Un lieu où se tisse le lien inaltérable du bonheur musical. Où l’on côtoie le comte Jean-Pierre de Launoit, le violoniste israélien Ivry Gitlis…. et  Stéphanie, la fille de Martha Argerich et son petit-fils. On chuchote que Maxime Vengerov sera l’ambassadeur d’un projet  de qualité : la  création d’une école primaire et secondaire pour jeunes musiciens... le rêve !

 

12272748692?profile=originalChaque année,  les concerts se donnent aussi au Concert Noble à Bruxelles. C’est là que nous avons entendu le Quatuor Danel qui faisait partie de l’équipe en résidence cette année. A l’entracte, il y a toujours des récitals de jeunes prodiges musicaux qui arrêtent vos pas vers les rafraîchissements du bar. Des minutes  de pure émotion, ces grappes de notes savoureuses, ces bouillonnements  de sève musicale juvénile quand on voit la candeur et la talentueuse interprétation des jeunes instrumentistes en route vers un avenir prometteur. Revenons quelques instants au quatuor Danel.  Basés à Bruxelles, français d’origine sauf, Vlad Bogdanas,  l’altiste né à Bucarest,  conquérants certainement,  ces quatre jeunes instrumentistes surréalistes parcourent l’Europe et le monde dans tous les sens et sont particulièrement friands des nuits blanches de la Finlande. Et ils enseignent.  Ce ne sont pas des musiciens de salon, ils ont du caractère et une forme d’enfer. Passionnés ou espiègles, Ils font preuve d’une force expressive stupéfiante, d’un humour au vitriol, d’une fonte habile et soudée des instruments,  raffolent des touches fauves, des sonorités rutilantes,  des silences à mystères,  des coups de couteau et des plages de flegme apparent. Ils créent une musique pleine de substance  mais le  travail semble se faire dans l’apesanteur !

Dans « the Joke » de Haydn, Marc Danel se détache presque de son tabouret, levant presque en même temps les pieds au ciel. L’expressivité est intense et torturée tandis que le deuxième violoniste, Gilles Millet joue dans la zenitude. Contraste farceur s’il en est ! Quant au violoncelliste, Guy Danel, il est  totalement pince sans rire, …not a Joke ! C’est fini ? Non on reprend par blague,  la première phrase de l’œuvre qui risque de ne pas s’éteindre, comme une bougie magique. Leur quatuor N° 30 de Tchaïkovski et son funèbre Andante sera démonstratif. Le buste entier de Marc Danel se retrouve face au public dans un accès de vaste douleur. Les mouvements paroxystiques démesurés s’opposent aux jeux de sourdine absolue. Fermez les yeux, vous entendez quelque chose ? Et la réponse est affirmative, un filet de vie, un filet d’âme répond dans un dernier souffle au miroir ! La fin se caractérise par  un jeu pétaradant de bacchanale violonistique, les quatre monstres sacrés se sont égayés entre les colonnades de l’auguste tapisserie à l’arrière-plan, parmi les divinités gréco-romaines. Les augustes feuillages en tremblent. Pomone et Flore ont couru se cacher!

Le bis est un des favoris du Quatuor Danel qui a publié l’intégrale des 17 quatuors de  Mieczyslaw Weinberg, compositeur russe d'origine juive polonaise, contemporain de Chostakovitch, mis à l’index sous Staline, et dont le  nom a presque disparu des concerts et des enregistrements.  C’est le troisième mouvement du 5e quatuor du compositeur  qui a donné une ambiance du feu de Dieu au Concert Noble car la classe entière des jeunes prodigues de Hagit et Léonid s’est soulevée  pour relancer une ovation générale.    

 

Ce soir, la soirée de Gala clôturait le festival! Une immense bouffée de bonheur comme celle qui vous vient lors des feux d’artifices.   Grandiose et émouvante, tant la fraîcheur et la sensibilité des jeunes artistes mêlées aux grands virtuoses d’envergure internationale sont touchantes. Le point culminant de cette odyssée musicale, s’il faut en choisir un dans cette longue soirée commencée à 19 heures, est certes l’interprétation palpitante d’une  œuvre de R. Vaughan Williamstous les musiciens du stage, du plus petit - ils sont 12 cette année, à avoir moins de douze ans - au plus grand (devinez qui…) ont uni leur musicalité sous la direction de Leonid Kerbel, le véritable animus de la soirée.

 

Ambiance : un océan de cordes, le souffle d’un Poséidon possédé par la musique et l’amour de ses élèves conduit les flots, vole la vedette à Eole et calme les vents. Tout tremble et vibre comme un gigantesque orgue marin. Mugissements salés, l’esprit du large envahit les musiciens et une audience muette d’attention. Beaucoup de musiciens jouent et écoutent les yeux fermés. Naissance marine : la premier violon inondée de grâce est souple comme des voiles de soie. Réponse empathique et lyrique de la deuxième violon et duo plein de profondeur  recueilli par un violoncelle attentif. Les harmoniques merveilleuses sont lâchées,  la baguette de Leonid Kerbel écoute et esquisse des gestes tendres d’une douceur infinie. On prie pour que la grâce musicale ne quitte jamais ces êtres dévoués au langage universel. Le flot musical enfle, remplit la salle Argentine de confiance et d’amour. Quel modèle de respect et d’écoute mutuelle créatrice d’harmonie absolue. On rêve… « Quand le pouvoir de l’amour sera plus fort que l’amour du pouvoir, le monde… » . Suivent  deux,  trois, quatre accords vibrants qui lancent de longs frissons, viennent de sombres et profonds pizzicati et voici les violons qui chevauchent une mélodie remplie d’espoir. On flotte en apesanteur. Le cœur bat plus vite et voici enfin le retour de la vague de fond qui porte sur sa crête les violons vainqueurs ! Rien n’est plus fort que l’amour.

Au Château du Lac (Genval), à l’Hôtel Le Lido et au Château de La Hulpe. Du 15 au 28 juillet. Infos : 02.652.01.01 ou 0495.200.595 ou www.musicamundi.org

 

 Ayez la patience de regarder le diaporama jusqu'au bout! il y a une surprise!

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À la mémoire de tous les martyrs de l’homme-bourreau,

Cet anti héros de basse extraction…

 

 

« On ne possède pas un chat,

C’est lui qui vous possède. »

Françoise Giroud

(Extrait du Journal d'une parisienne)

 

 

 

Toi qui m’as jadis élu pour ami,

Qui fit vœu de tendrement me choyer,

A tel point que je le pris pour acquis,

O comment peux-tu ainsi me renier

Et te montrer parjure à ton serment

En me reprenant l’amitié allouée ?

 

Factices donc,étaient tes sentiments

Pour que sévisse autant d’inimitié

Et que tu n’aies cure de pénibles tourments ?

Dis, as-tu déjà tes promesses « oublié » ?

Est-ce là le fruit de tout ton engagement ?

Pourquoi ce déploiement d’atrocités,

Cette pléthore inique de férocités ?

Après m’avoir de tendresses,comblé,

De maints et maints épanchements, abreuvés,

Voilà l’infâme pacte à jamais scellé,

Où tel un Judas parjure, Loyauté,

Fidélité, aux pieds tu as foulé !

 

Las ! As-tu au moins une vague idée,

Persuadé de m’avoir« apprivoisé »,

De ce que je puis au moins éprouvé,

Depuis que lâche, tu m’as répudié ?

A mon bel havre de paix, expulsé,

Condamné,misérable, à tout quitter

Sans délai, ni autre forme de procès,

Comme un mendiant réprouvé, à errer,

« Va nu pattes », « crève la faim » infortuné,

Nécessiteux, qui, par ta cruauté

Est exposé aux pires des quolibets

Et moult incuries, à être châtié !

 

Naguère,ton cœur, Dieu félin, me bénit,

T’en souvient-il méprisable faux allié,

Qu’à ’Amour, je crus, pour l’éternité ?

Ainsi, de confident, de familier,

Me voici à l’exil, ah, reléguer !

 

Puis-je te maudire, toi que je déifiais ?…

Fasse ta conscience un jour examinée,

Qu’elle t’enseigne le mal que j’ai enduré

Et par le Purgatoire, transiter,

Puisque je ne saurais t’imaginer

 Séjourner au cœur des limbes de l’Enfer,

En vertu du fait, qu’aimer je savais

Décliner le verbe, au plus que parfait !!!

Et malgré le supplice de ton forfait,

Sache qu’une fervente prière, formulerai

Afin que ton acte ne soit condamné,

Sinon,par des instances suprêmes, jugé,

Âme, ô combien accablée et damnée

Vouée à divaguer pour l’éternité…

 

Valériane d’Alizée,

Le 24 Juillet 2013

©Tout droit de reproduction réservé

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Son éminence de Susan Herbert

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Ouvrez, ouvrez LA CAGE à l’Oiselle

Son chant libre s'élance vers le ciel !

 En écho à un jeu de Valériane d'Alizée,

sur un poème adapté de Prévert

Pour elle ...

et pour lui, l'Amour

Au milieu d'un si impressionnant parcours

De talents dont les bonnes fées t'ont parée

Pour frère animal et Gaïa, pleine d'amour,

Et alors que de tant d'épines acérées

Royale rose, ta route fut hérissée ...

Tu m'invoques parmi tes marraines-fées, pour un peu jouer

Et requiers ma présence pour belle chance te porter,

Car tu sais qu'à leur exemple, je te suis bienfaisante,

Belle dame dont les œuvres fleuries sont charmantes.

C'est heureux que dans le rire et le jeu,

De nos travaux sérieux,

Nous puissions un peu

Nous rafraichir

Et nous régénérer,

Butiner du rire  !

Nous les lutines

Dames Enfantines

Des aériens gémeaux

Qui nous sommes trouvées

Pour chanter la Lyre d'Orphée

Dans ce joli Réseau, tantôt :

Dame d'Alizée  et  l'Oiselle de la Lyre d'Alizé,

Portant un même nom pour sur les vents légers

Rêver, s'alléger, s'envoler, s'inspirer !

Je te pardonne, mutine, de m'arracher une plume irisée

Car on pourrait bien dire que c'est justement celle

Qui, au cœur, tant d'années,

Si injuste et cruelle,

Dans ma confiante naïveté

M'a par surprise, tétanisée,

Si ingratement lésée, blessée ...

Tant elle fut de destruction, rivalité,

Et maladive jalousie, toute empoisonnée.

 

Mais j'ai compassion et profonde pitié

Du malheureux qui ne peut s'aimer et aimer,

Du faux jumeau sous le même jour né

A qui ce quart de vie offert, fut tant maltraité.

Oui, pour l'enfant de ce sacrifice fait,

Et avant ma naissance prévu, programmé,

J'ai compris le sens, guérie et accepté.

 

Mais saches bien, chère coquine

Que jamais en cage on ne me met

Car je suis claustrophobe fille de liberté.

Et pour ma part aussi, je l'ai expérimenté.

De toutes les cages dorées,

Que je m'étais forgées,

Au final, j'ai bien dû m'extraire et sortir,

Sous peine d'asphyxie et de bien vite mourir 

Pour ne pas bloquer mon A-venir.

 

Car je suis née sous le signe de la pure liberté 

Et à ma flèche intérieure, je ne saurais mentir.

Mon chemin toujours spontanément me tire

Plus loin en avant pour m'accomplir

Et tous mes trésors offrir.

Mais il ne me faut demander aucune sécurité

Et m'abandonner en confiance, sans regret

Dans ce destin libre au Ciel adonné.

Toutes les belles cages dorées, 

- …. même si ce fut à grand regret …. -

Une à une, j'ai dû abandonner    ...

Telles que sans limite, mais pour exemple donner :

- De fresque de couleurs si bien décorée

Et par mes soins à neuf, toute refaite,

L'harmonieuse et douce cage sur l'Ile verte

De Chatou en lumière sur ma Seine, ouverte

avec l'enfant, je me sentais si bien lovée.
Elle aussi,
avec mon Paris, il me fallut quitter

Pour aller en Helvéthie, vers ma destinée ...

Celle de L'Oiseau Lyre, où pour me protéger de lui,

Je me tuais à la tâche et m'enfermais jour et nuit,

- Une fois la longue phase de pionnier achevée -,

Avec mille bons motifs plausibles, pour me sacrifier  

Et mourir à ma propre vie

Tandis que mon désespoir enfoui,

Pour poursuivre ma résilience,

Et faire patienter l'A-venir, l'espérance

J'opérais mon  plus grand Déni.

-  Et celle de mon passé dépassé, de fausses sécurités

Car toutes les peurs, une à une, j'ai dû faire finalement sauter

Sous peine de mourir dans mon cœur et mon corps tout-à-fait,

Perdue au final au bonheur et à ma liberté,

A jamais.

Mais saches bien, chère coquine

Dame mutine

Qu'en cage on ne me met

Mais UNE seule exception, il est :

Une seule cage me sied  .....

Alors, quelle est-elle ?

Demanderas-tu à l’Oiselle …

Patience, je te le dirais :

Elle est de même nom et couleur que la fleur rouge oranger

Qui pousse pour notre joie en mon Lyre Jardinet.

La seule cage où je ne saurais m'enfuir, ni m'étioler

Ni même en rien me trahir

Mais au contraire si bien m'épanouir

Sera la CAGE D'AMOUR si haut, si grand, tendre et entier.

Et ses barreaux seront transparents, éthérés

Si doux, que je ne saurais les sentir

Et de leur caresse, encore moins souffrir.

Car amour véritable ne possède, ni ne limite

Mais élargit le monde quand il s'invite

Et en lui l'espace est vaste, libre, aérien

C'est pourquoi en rien je ne le crains.

Jamais Amour ne m'empêchera de respirer

Le vent du large de l'Esprit qui viendra m'inspirer

Car il en sera lui-même, l'insufflé, l'inspiré.

Amour s'adonne et ne peut que par amour créer.

Car l'Amour est une gestuelle

Et sa danse est immense

Reliant la terre au ciel.

Par lui est  transcendance,

Tout aux autres adonné :

UN + UN, par Sa Présence

En TROIS est changé

Rivka Lily

dite par Valériane L'Oiselle

ou La Liliacée

 

le 1er juillet 2013

*********************

 En référence à cet apport mutin de Valériane :

 Pour faire le portrait d'une oiselle

Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli

quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiselle
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiselle arrive vite
mais elle peut aussi bien mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiselle
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiselle arrive
si elle arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiselle entre dans la cage
et quand elle est entrée
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiselle
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiselle
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiselle se décide à chanter
Si l'oiselle ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais si elle chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiselle
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Adaptation féminine du poème de Jacques PRÉVERT
Oeuvre usant de métaphore...Comprenne qui pourra !!!

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/portrait-ou-parcours-artistique-de-val-riane-d-aliz-e

 

 

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administrateur théâtres

Les intermezzi musicaux des Midi-Minimes… Eté 2013

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Les intermezzi musicaux des Midi-Minimes… Eté 2013

L’une des plus belles œuvres de musique de chambre, le quintette  en Ut majeur de Schubert a été composé peu après sa dernière symphonie durant l'été 1828, deux mois avant la mort du musicien. Il a été créé bien plus tard, en 1850, au Musikverein de Vienne et publié en 1853. Il nous a été servi comme une  7e merveille de la musique par l’émouvant Quatuor Alfama au Conservatoire Royal de Bruxelles, lors d’un de ces midi-minimes inoubliables de la cuvée 2013. On y a couru à cause de Camille Thomas, rencontrée au festival Musiq 3 2013 et on y a découvert une violoniste exquise: Elsa De Lacerda Setas.  On reste longtemps sous l’impression d’avoir voyagé au cœur d’un rare cristal musical hier midi! Une merveille!

Dès les premières notes on est happé par un long appel strident  joué par le Violon ensuite repris par le timbre profond du premier Violoncelle. Si le premier mouvement évolue longuement  dans les contrastes de registres aigus et sombres, on arrive vite dans une explosion de mouvements impétueux,  dont la puissance est garantie par la voix chaleureuse des deux violoncelles unis. Cascades émouvantes du Violon vers les graves, déferlement avant une gamme ascendante  qui s’élance à l’assaut du bonheur. Mélodie en duo des deux Violoncelles qui s’entrelacent: serait-on au paradis ? Au cœur d’un cristal musical où les pans sonores miroitent de tous leurs feux. 

 Et voici que vient la beauté surnaturelle dans ce chef d’œuvre de l’humain : l’Adagio.  Au recueillement en  volutes pointées  du Violoncelle, répond en échos attentifs  la voix du  sublime Violon par des pizzicati  délicats du même registre. Le jeu de l’écoute est passionnant, comme si les doigts du Créateur tendaient la main à l’homme de la Chapelle Sixtine.  Il est Petit mais à l’image de Dieu. Les grondements des autres cordes tissent une mélodie tragique cueillie par les accords graves du Violoncelle. Les vagues sombres semblent être soulignées par le passage de nuages par-dessus la verrière du Conservatoire. Des silences haletants ponctuent de  longs accords et redonnent la vie au jeune Violon qui ose fleurir sur un terroir de tristesse. On se berce dans la pureté de son de l’instrument, qui ressemble beaucoup à la respiration vivante d’une extase. La douceur atteint des summums avant le retour des pizzicati du début, sous la conduite du Violon cette fois. La lumière musicale et apollinienne inondent l’assemblée qui entoure les musiciens ; un  ultime crescendo souple et poignant soutient l’émotion jusqu’à la dernière note, tenue avec immense respect. Le sentiment  nostalgique d’un  dernier rayon de l’astre solaire vous étreint brièvement avant de plonger dans le troisième mouvement.

Le scherzo sera sautillant ! Back to Earth ! Le Violoncelle prend des allures de grand seigneur qui tournoie joyeusement… Réapparaissent les notes sombres de la perte de la joie. Les larmes perlent sous l’archet de la violoncelliste Le mal à l’âme se déplie et atteint tous les instruments mais une extrême douceur subsiste au cœur de la gravité. Retour versatile à la volubilité intense du début, et touches délicates encadrées d’appels que l’on imagine ceux de cors au fond des bois. Des appels, encore, de nature royale !

Applaudissements intempestifs, tellement la plastique de l’œuvre est intense et superbe. L’ensemble musical peu surpris  en profite pour se réaccorder et lance l’Allegretto jubilatoire, toute peine bue. Effeuillée la tristesse, restent les pétales joyeux,  un calice aux vertus musicales, à boire ad libitum. Des pieds légers et juvéniles touchent à peine le sol à moins que ce ne soient ces mystérieux papillons qui accompagnent souvent l’âme dans son élévation. Peut-être comme semble dire la musique, qu’ils retombent  en longs poudroiements fertiles et sans cesse renaissants.  

Ovation (f)estivale pour ce quatuor Alfama et ses jeunes  instrumentistes extraordinaires.

 

Atmosphère: cliquez ici: http://secure.smilebox.com/ecom/openTheBox?sendevent=4d7a63304e444d7a4d6a453d0d0a&blogview=true&campaign=blog_playback_link&partner=commissionjunction

« D’année en année, les artistes des Midis-Minimes forment une communauté plus large et plus créative, où les personnes se rencontrent, où les genres se décloisonnent, où les croisements s’opèrent. Grâce à la confiance établie avec le festival, ceux qu’on a entendus en quatuor, se retrouvent à l’opéra, le théorbiste a fondé son ensemble, la lauréate du concours Reine Elisabeth a troqué son archet contre la baguette, le hautboïste tâte du doudouk, tous poursuivent, en solitaire ou en bande, leur recherche du bel et insaisissable objet musical, rejoints par d’autres musiciens où l’on notera, cet été, de nouveaux et brillants internationaux. 
Le moteur de cette effervescence et de ces audaces ? L’écoute ! Votre écoute, celle d’un public incroyablement ouvert, concerné, actif, authentique partenaire artistique du concert. Merci à vous.»
 Besoin d’un petit coup de pouce à votre curiosité ? Voici le lien pour aller glaner un programme qui vous plaît  et vivre l’été autrement cette année : http://www.midis-minimes.be/fr/calendrier.php

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DIS-TOI...

Si temps est à l'orage

Et ton cœur plein de peine

Et puis que tu enrages

De cette vie si vaine...

Dis-toi qu'au bout du jour

Sous l'ombre du grand Saule

Tu rêveras à l'amour

Penché sur une épaule...

Dis-toi que cette vie

N'est pas lourde de pleurs

Mais seulement des envies

Qui rongent le bonheur!

Dis-toi que même médiocre

Quand l'âme est en éveil

Sous un ciel bleu et ocre

Se cachent des merveilles...

Si temps est à l'orage

Évite la pesanteur

Que le désir surnage

Ignore donc la peur!

J.G.

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administrateur théâtres

 

Une Orangerie d’un autre siècle… celui de Mozart, nul doute. Un short d’argent  galbé sur cuisses parfaites s’assied sans façons sur la pelouse, une gracieuse silhouette japonaise erre dans les allées à la recherche de parfums surannés et prend en photo  le pommeau antique d’une canne et le regard d’un homme rajeuni par l’attente de la musique. Il est luthier de son métier, ancien compagnon qui produisit son chef-d’œuvre dans un  même bois odorant et vibrant : deux violons, un alto et un violoncelle. Sort-il du livre de Gilles Laporte, Fleurs à l’encre violette ? On pourrait l’imaginer. Son atelier existe toujours et il connait Véronique Bogaerts depuis son enfance.  Ses enfants l’ont mené au concert que pour rien au monde il ne voudrait manquer ! Le public nombreux se masse aux portes de l’Orangerie de Seneffe un 18 juillet pour la dix-huitième année consécutive. Ce soir, on vient écouter  Mozart.  De la musique de chambre, presqu’en plein air, avec les effluves de l’été et l’heureux  ventelet qui rafraîchit la salle pleine à craquer. « Que du bonheur », dit-on maintenant.

 

Cela commence avec une rencontre au cœur de  l’Adagio et Fugue pour cordes en ut mineur KV 546. Le jeudi 18  juillet ouvre le festival avec Mozart. Ton solennel et grave… mais à la fin du jeu après les échos qui ricochent dévalant des collines imaginaires, on surprend le sourire de la violoncelliste, Sarah  Dupriez, 28 ans,  fille de la violoniste, Véronique Bogaerts l’âme du festival. Et pour une violoniste, rien de plus important que l’âme du violon !   Elle fut formée par Carlo Van Neste, grand violoniste belge de réputation internationale et grand pédagogue. A son tour de siéger dans le jury du concours reine Elisabeth et d’être le professeur … de Lorenzo Gatto, de sa  propre fille  et de  son beau-fils Vincent Hepp qui  est  ce soir à l’alto. L’esprit de famille préside à ces concerts de l’Orangerie de Seneffe. Simplicité, rigueur et chaleur humaine très sensible. Quoi de plus vrai et de plus (im)portant? On sort revigorés par la convivialité, dopée par les vagues musicales. L’allégresse amicale de cette foule de spectateurs qui se rencontrent chaque année dans ce lieu tranquille, témoigne pour l’enchantement de la vie musicale. « Jusqu’il y a peu, il était courant de se retrouver en famille, ou entre amis, pour faire de la musique et lire les symphonies des grands maîtres… » (Sarah Dupriez)

Le concerto K 449 pour piano, deux violons, alto, violoncelle et contrebasse réunit un sextuor complice avec au clavier l’ami Jean-Claude Vanden Eynden qui s’immiscera bientôt dans le jeu des cordes joyeuses. Le babillage s’installe. Retour au thème, souligné de filets de cordes ( Elisabeth Wybou, Diederik Suys). Une tapisserie musicale aux fils d’argent. Mais voilà que contrebasse  (Bruno Suys)  et violoncelle attaquent, ensuite le piano enlève une cadence aux accords frappés d’allégresse estivale. A la clôture du 1er mouvement, le regard vert (ou bleu?) de la violoncelliste  (Sarah Dupriez) est toujours aussi concentré.  A la houle tranquille des cordes répond la sérénité du clavier. Le vent joue dans les haubans, croisière musicale? On se laisse bercer par l’onde puissante. Le piano, seul à la barre, est repris en chœur par la mélodie  que chantent les violons. Contrebasse et violoncelle entretiennent fidèlement la pulsation. Dans le dernier mouvement, Véronique Bogaerts mène l’allure.  Voici une longue note tenue avant un dernier rire musical. Des trilles au bout des doigts, Jean-Claude Vanden Eynden évoque  toute la beauté d’un coucher de soleil et la conviction intime que tout est fait pour  toujours recommencer, inlassablement. Que du bonheur !

La grande symphonie concertante de Mozart remaniée pour orchestre de chambre par un contemporain de Mozart est faite pour ce sextuor chaleureux qui joue sous l’aile vivifiante de Véronique Bogaerts. L’ensemble respire une même inspiration, solidaire et puissante. Un modèle de lien et d’harmonie enviable ? Voici un aparté des deux violons et de la violoncelliste, un bonheur italien est dans l’air ! On ne se détache pas du regard persistant de la jeune femme à la fin de l’envoy! Sorte de message muet qui fait partie de l’intimité  de la musique. Le dernier mouvement se jette le thème de mains en mains, jeu de passes ou de cache-cache, entrain virevoltant. Ce sextuor d’un soir diffuse de la beauté et de la passion qui n’ont rien d’éphémère.

Pour le Bis, une surprise: du Mozart  encore. Un arrangement du Concerto pour piano et Clarinette sans clarinette mais avec sa virtualité.  Et toujours ce regard  intense de Sarah  Dupriez  qui voyage  de la partition à la violoniste  assise à l’autre extrémité du plateau et  rassemble l’essence du mystère musical à chaque battement de paupière qui peuple ses silences. 

Des photos? http://secure.smilebox.com/ecom/openTheBox?sendevent=4d7a637a4f4455784e44493d0d0a&blogview=true&campaign=blog_playback_link&partner=commissionjunction

 

 

Le lendemain, il faudra débrancher toute velléité  masculine et faire place à la douceur, la profondeur et la puissance féminine. Nous entendrons des pièces écrites exclusivement par des femmes et jouées par des femmes. Il n’y a que les bulles, servies à la fin du concert qui conserveront leur nom masculin  bien frappé : Bernard Massard. Cette soirée est un hommage pétri de pensées et de prières    pour que partout dans le monde cesse  la  claustration féminine sous le joug masculin quelle que soit sa forme,  son absence d’éducation et sa  parole interdite.  Une très belle programmation nous fait connaître des œuvres de Lili Boulanger, Fanny Mendelssohn, Clara Wieck- Schumann, et après la pause, découvrir Maria-Teresa von Paradies et apprécier une des premières  œuvres (1957) de Sofia Goubaïdulina. Née en 1931 en  République socialiste soviétique autonome de Tatarie, aujourd'hui Tatarstan, elle commença l'étude du piano à l'âge de cinq ans et récolta les commentaires les plus élogieux, sauf d’un de ses « juges » pour l’obtention de son diplôme, Chostakovitch qui lui conseilla de « progresser le long de son chemin d'erreur…» Jamais programmée, sauf en Europe occidentale, non éditée, elle n'en persiste pas moins jusqu’à la soixantaine à composer en solitaire des œuvres qui ne pouvaient qu'irriter les tenants de la musique officielle  des temps soviétiques.

Ce soir, c’est Dominique Cornil et  l'exquise Eliane Reyes qui s’installent au clavier. Gayané Grigorian et  Thérèse-Marie Gilissen sont aux archets pour entourer Véronique Bogaerts et sa fille Sarah Dupriez au violoncelle.  

Le trio en sol mineur pour violon, violoncelle et piano op.17 de Clara Schumann écrit en 1846   est en tout point porteur de contenu et d’atmosphère poétique. Si le premier mouvement s’embarque dans un jeu subtil et profond  de la violoncelliste qui semble boire des yeux tout à la fois sa partition et sa partenaire violoniste, le piano offre des fragments de mélodie lunaire et évoque la liberté de muses dans les bois. Le troisième mouvement a semblé évoquer une vision fugace de l’Adrienne de  Gérard de Nerval, à s’y méprendre.  « A mesure qu'elle chantait, l'ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif. − Elle se tut, et personne n'osa rompre le silence. La pelouse était couverte de faibles vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être en paradis. » Il y a cette voix commune  profonde qui porte les douleurs éparpillées du piano. Le quatrième mouvement, un Andante, semble réunir résolument  les forces complémentaires des instruments. Le thème est repris avec ténacité et vigueur, passe à l’assaut de gorges rocheuses et s’éclate en tourbillons liquides et écumants. Les tourbillons de la VIE ? L’Allegretto conclut en trois principes fondamentaux. Vous trouverez  bien lesquels. …Ceux qui offrent la lumière à tous.

La soirée se clôture dans la créativité avec l’œuvre fascinante de Sofia Goubaïdulina dont nous découvrons avec curiosité l’atmosphère presque hitckockienne du Quintette. Thème obsessionnel, répétition d’une note hallucinante. La part belle au Cello (toujours l’irrésistible Sarah Dupriez)  qui se fraie un passage dans la palette tentaculaire de l’angoisse. Au deuxième mouvement l’alto se décide à narrer un conte sautillant, pas loin du rythme de Pierre et le loup, à moins que cela ne soit une chevauchée de musiciens de Brême. Tous les possibles de la Musique! Un  rythme de marche décidée. Mais le monde musical se mute soudain en monde d’automates. Le piano veut ralentir la cadence par trois accords colériques. Le thème reprend avec joie, mais est avalé par la nuit. Une fleur au fusil, coupée comme une vulgaire fleur des champs ? Le troisième mouvement fait une place de rêve à la vie. De vraies respirations ramènent à la vraie nature de chacun d’entre nous.  Le Cello  émet des pizzicati effarants joints à des cris aigus et pincés du violon. La pianiste veille, retrouve des rives hospitalières et insuffle l’écoute mutuelle. Une nouvelle ère se prépare sous l’archet de la violoniste joyeuse mais les automates ont doublé de grandeur, de force et de vitesse, plus unis que jamais. La sage révolte expire sous forme de trilles désespérées. Eminemment moderne et indigné. Applaudissement fracassants.

L’inimitable Quatuor Danel,  éblouissant contraste masculin  qui se chauffe à la dynamite, conclura la fête le dimanche  historique du 21 juillet 2013  à 17 heures. Avec une œuvre infinie, que tout violoncelliste porte en lui ou en elle, toute sa vie durant : la jeune fille et la mort de Franz Schubert.

D’aucuns auraient attendu une Brabançonne jouée par ces messieurs Danel  venus du Nord de la France et installés à Bruxelles depuis de nombreuses années, mais Patricia Raes, organisatrice des festivités n’a pas manqué de rendre hommage aux deux souverains Belges, Albert II  et Philippe I en début de concert.  L’organisation impeccable du festival est due à ses  talents et à sa présence et l’on souhaite sûrement  la sacrer ici  comme Amie de la Musique.

Le programme complet des festivités se trouve sur l'agenda  d'Arts et Lettres: https://artsrtlettres.ning.com/events/orangerie-du-ch-teau-de-seneffe

 

 

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Chez le roi soleil, au sommet de la montagne

12272908271?profile=originalEnfant,voici ta balle !

12272908881?profile=originalAttends, fileuse, je vais t'éclairer !

http://www.lalyredalize.org/la-petite-fille-a-la-lanterne.html

 

http://www.lalyredalize.org/les-livres.html

 

Qu'on se le dise !

et pour un partage

 

Agrandissant sa famille et sa ribambelle d'enfants,

mon site édition La Lyre d'Alizé

accueille  la petite dernière née :

La petite fille à la lanterne avec un choix d'images

qui défilent et s'agrandissent.

Sur les deux côtés  de la présentation et dans la page livres :

- A droite : les couvertures

- A gauche dans le rond du lutin : un choix intérieur

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Comment ai-je pu de Paris me départir ?

Ces mélopées chantant Paris me déchirent

Rendent mélancolique et éperdue mon âme

Qui vibre à sa vie, son souvenir,

L’évoque en maints tableaux, soupire.

Ne sais pas comment me suis extraite de mon Panam

Comment j'ai fait pour brusquement partir.

 

Inconcevable quand vous savez

Qu’à son Paris,

Le titi parisien a le cœur  vrillé

Et qui loin de lui

Dans une autre vie

Ne peut s'imaginer.

C’est évident pour lui :

Paris c’est le nombril du monde !

Il ne veut s’exiler

Dans la France profonde.

Rien n’est mieux

Mais ennui

Et banlieue

Partout à la ronde.

Loin de lui,

Sa peine est profonde.

Et partout ailleurs,

Il se languit,

Se meurt.

 

Mais il y eut ce chantage sans appel,

Quand je voulus reprendre activité,

D'abandonner Paris

Sans délai !

Et de quitter toute ma vie,

Mes parents, mes amis,

Ma capitale si belle.

Alors je voulus à tout prix

Protéger et donner à ma fille,

Lui sauver notre drôle de fantôme et flottante famille

Après tout ce qu’elle avait déjà enduré sur terre pour venir.

Elle, qui dès le départ avait failli mourir.

Veiller à ne plus la léser ni la faire encore souffrir

Avec son paternel qui ne faisait qu’aller et venir,

Ne voulant lui-même décrocher de son Occitanie, sa terre

Et ne pouvait "couper le cordon" d’avec sa mère

Ne faisant qu’à moitié se donner, venir et puis partir.

 

Après tous ceux refusés par l'Exigeant,

Et de toutes les directions émergeant,

Quand vint du Destin l'Appel

De la petite école de Neuchâtel

J’y sentis le signe lumineux du Ciel.

Et eus l'intuition de laisser reposer la nuit

En questionnant mon Ange pour guider mon salut

Au lieu de me bloquer dans la peur, le refus.

Était-ce le signe qu’il fallait à mon passé mourir ?

Ne plus m’y accrocher mais au futur m’ouvrir ?

Or, la nuit présenta l’ouverture d’une grande clarté

Qui me poussait pour aller vers ma destinée.

Et lorsque j’arrivais au-dessus du lac de Neuchâtel,

Je pus voir rayonner cette immense clarté.

Sa luminosité à l’infini tout l’horizon ouvrait,

Sa lumière chantait comme promesse dans le ciel.

 

Une seule fois, en ce premier 1993 été

Puis plus jamais, avec regret

Sur mon passé me suis retournée :

A presque 1 500 mètres sur le sommet,

Près du Louverain, tout-en-haut, j’étais arrivée

Et voyais s’étendre à l'infini la paisible contrée,

Tout en bas de mon Geneveys-sur, petit Village

Qui à 900 mètres en dessous se tenait.

C’était  beau ! Mais immense, illimité !

Un tel choc inconnu ce nouveau paysage.

Je fus soudain complètement dépaysée.

La peur panique me prit.

Où était toute ma vie,

Mes amis, mon Paris ?

Le bord de ma Seine, mon doux rivage

Et la Tour Eiffel

Qui au loin se détachait dans mon ciel ?

Non ici, c’était la chaîne des Alpes immaculée

Un magnifique décor de rêve qui en face s’offrait.

 

Même si j’étais la plupart du temps

Avec ma petite enfant de 5 à 8 ans,

Esseulée.

Et tout autant

Que les deux-trois précédentes années,

J’étais si heureuse d’avoir ma place retrouvée

Et avec les petits enfants de vivre et œuvrer.

C'est là, depuis Neuchâtel

Que se sont épanouis et développés

Tous les potentiels de ma créativité,

Un flot de dons du ciel.

Non seulement, l'école je portais,

Ses réunions et ses fêtes très gaies,

Mais dans l'enthousiasme, je remplissais 

De belles et riches doubles journées.

Avec passion, durant des jours entiers

Des décors de fêtes féériques je créais

Qui les petits et grands émerveillaient.

Jamais autant que dans ce rude hiver premier,

Dans la solitude des soirs, inspirée,

Concentrée, j’ai si bien créé et écrit :

Toutes les "rondes de saison gestuelles" en poésie

Qu'avec les enfants nous avons pu vivre et danser

Avec bonheur et joie tout au long de l'année.

 

Puis soudain tout a basculé,

L'équilibre s'est fragilisé

De notre mini pédagogique communauté

Son existence fut menacée

durant de rudes années

Jusqu'à devoir clore, fermer.

La confiance fut trahie, abusée.

Tout devint chaotique et désespéré,

Se déchaînèrent folie et méchanceté.

Alors ne pouvant plus vivre, respirer

Je voulus à tout prix partir

A l'autre bout du monde fuir,

Échapper aux forces destructrices, sorcières.

Dans les pires épreuves me soutint la lumière.

Douloureux au possible mais nourrie de sublime clarté,

Je rêvais que j’étais contrainte, attachée par le pied

-       Et de ma destinée-sacrifice ne pouvais déroger -

Je servais un "celtique" initié dans la clairière,

Sans le voir, mais toute environnée,

Soutenue de sa grande lumière.

En haut, dans la montagne tout prés,

Où dans son creux notre village se blottissait.

Il devait certes notre petite école protéger.

Qui sait, en être l'âme, l'inspirateur sacré.

 

A Neuchâtel, si tant et trop, j’ai souffert

La force j’ai développée pour un édifice fonder.

Et ce riche apport poétique pour les enfants offert

Tous les jours m’apporte encore joie et lumière.

Alors Paris,

Si tu m’appelles encore dans tes bras,

Si émue, je t'aime et te revois

Et craque encore si fort pour toi ...

Sache que je ne te reviendrai pas.

J’aime trop la vie que j’ai créée là

Et mon cœur ici

Revit et s’épanouit.

 

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La publication de ces billets d'art est due à l'initiative exclusive du Réseau Arts et Lettres

N.-B: Cette publication est également installée sur mon smartphone privé et  elle sert à faire découvrir en live l'excellence des travaux de François Speranza qui a déjà commenté plus de 30 expositions de peintres pour le réseau

Robert Paul

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Envie de célébrer

 

On est souvent surpris en constatant, qu'en vain,

On voudrait ranimer un sentiment intense;

On se souvient d'un lieu, c'est parfois un chemin,

On sait avoir vécu ce qu'apporte la chance.

Les coups de coeur, bien sûr, ne se revivent pas.

Ont duré un instant et disparu sans trace.

Or la vie continue, énergique, qui bat.

Et parfois une grâce envahit tout l'espace.

Le vieillissement fait que l'on n'a plus le goût

D'accueillir, avec foi, la rieuse espérance.

Quand surgit un projet, il ne tient pas debout;

On se dit sagement: plus rien n'a d'importance.

Mais, si pour s'occuper, on redevient semeur,

Chaque graine enfoncée donnera une plante.

On se prépare ainsi plein de petits bonheurs.

En ce nouvel été, ma récolte m'enchante.

19/7/2013

 

 

 

 

 

 

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