http://num.vlan.be/data/VBX08/20130918/pdf/VBX08_20130918_010.pdf
Publications en exclusivité (3151)
Cette exposition se penche sur le printemps de la Renaissance, qui éclata à Florence au début du XVème siècle. Des œuvres majeures de Donatello, Brunelleschi, Ghiberti ou Luca della Robbia illustrent la genèse de ce mouvement artistique et culturel, fortement marquée par le rayonnement créatif de sculpteurs éminents.
Du 26 septembre 2013 au 6 janvier 2014
Exposition organisée par le musée du Louvre et la Fondation Palazzo Strozzi, avec le concours du musée national du Bargello.
Madones de Cima da Conegliano Maître de la Renaissance italienne
Madones de Mantegna
« 11 septembre. Une date éloquente aujourd’hui pour beaucoup. Une date qui ramène inévitablement nos consciences en l’an 2001. Et pourtant, il en est un autre… un 11 septembre oublié : le 11 septembre 1973 ! Ce jour-là, il y a quarante ans déjà, un sanglant coup d’État militaire semait l’horreur et la violence au Chili. Pendant 17 ans, cette dictature a imposé sans relâche une répression effrayante à ses opposants : la mort, la torture, la disparition, l’exil. »
Le théâtre du Grand midi à Ixelles a mis sur pied une de ses dernières soirées théâtrales pour nous faire vibrer par la poésie de Pablo Neruda. Le spectacle s’intitule: « LE PRINTEMPS DU MONDE »!
Naquit un homme
parmi tant d'autres
qui naquirent,
j'ai vécu parmi bien des hommes
qui vécurent,
ne parlons pas d'histoire
mais de terre,
la terre centrale du Chili, cette terre où
les vignes ont frisé leurs vertes chevelures,
où le raisin se nourrit de lumière,
où le vin naît des pieds du peuple.
Le vin, lui, est resté vivant,
il est monté jusqu'au raisin
égrené
par l'automne
vagabond,
pour redescendre aux sourds pressoirs23,
aux barriques
qui ont pris la couleur de son doux sang,
et là sous l'effroi
de la terre terrible
il est resté nu et vivant.
Je ne garde le souvenir
du paysage ni du temps,
ni des visages, des silhouettes,
rien que la poussière impalpable,
la traîne de l'été
et le cimetière où
on m'emmena
voir parmi les tombes
le sommeil de ma mère.
Le spectateur entre dans le spectacle par les coulisses de l’histoire. Nous pénétrons dans un lieu qui sera bientôt la résidence du Théâtre du Rideau. On tombe entre quatre murs passés au goudron noir. Les planches sont en morceaux, ce n’est pas du théâtre c’est de la vie. Assoupi le comédien se relève. Il n’arrêtera pas de marcher, de se mobiliser, de se cogner aux murs et aux spectateurs, plus rapide qu’un papillon de nuit ivre de lumière. « Et mes pas étaient ceux du printemps du monde ! » Vous le voyez, jeune – à peine la trentaine - barbu mais sans ostentation, chevelu mais sans longueurs, tendu comme un arc dans sa chemisette d’ouvrier du verbe. L’arcade sourcilière a des langueurs d’antilope aux abois. Le regard brûle et plonge dans le vôtre. Il vous emmène sur les sentiers de la poésie du grand Pablo.
Energie pure, pas le moindre maquillage, une vérité ruisselante de vie et de mort. Un être crucifié qui hait les moines : « on voulait crucifier mes mots », un être flagellé « on voulait flageller mes idées ». Un être qui ne joue pas la comédie, quelqu’un qui dépasse la représentation. Un acteur dont le cœur se « dénoua » dans le vent qui jette les livres poussiéreux aux orties et ne garde que la parole fraîche, vivante, émue et éblouissante et vraie.
Dans la salle, le jour de la première, plein d’amis, des gens aux sentiments purs, Pietro Pizzuti. Sur scène, un tremblement de terre, une chaise à trois pattes attachée au plancher défoncé d’une maison saccagée à côté d’un araucaria sauvage. Le jeune acteur se sert du vin qu’il offre à une spectatrice. Servez-vous dit son regard. Et tant d’autres choses encore! « L’héritage que je laisse ici, tel une braise verte. » « Pour nous briser, il faut, oui, que l’on nous tue.» Des spectateurs se lèvent et se servent.
Le long de la muraille: la corde de l’esclavage, la roue de la locomotive (le père monta dans le train de la mort sans revenir… jusqu’à présent) ou celle de la passerelle qui emmène les mineurs au fond de la terre pour lui arracher l’or, le cuivre le charbon. Les rouages d’une société verrouillée par l’argent, par le pouvoir destructeur du dictateur. N’oubliez jamais : « le plat sanglant et froid sera là chaque matin, pour toujours », lorsque vous ouvrez les yeux. De chaque crime naissent les balles, de chaque enfant mort nait un fusil. Comme en Syrie, aujourd’hui…
Je suis comme un puits, au fond il y a des étoiles et je suis venu afin que tu chantes avec moi, aimable spectateur qui a bu tout le vin.
Vous l’aurez compris : on est retourné par un tel spectacle ! L’interprète se nomme Marvin Mariano.
Du 10 au 14 septembre 2013 à 20h30! XL Théâtre - 7A Rue Goffart / 1050 Ixelles
Infos et réservations : O2 / 513 21 78
http://www.xltheatredugrandmidi.be/
Un solo, mais une création collective :
Interprétation : Marvin Mariano
Assistante à la mise en scène : Marta Michelini
Scénographie et costumes : Delphine Coers - http://www.delphinecoers.com
Son : Justin Douilliez (Be1 Prod) - http://www.be1prod.com/
Maquillage : Laurie Van Laethem
Création Lumière: Antoine Vilain
Chargée de communication : Laura Bejarano Medina
Contacts : laura.bejarano.medina@hotmail.com
Emerveillées par notre première expérience,
nous sommes revenues peindre en Hautes Fagnes !!
Voici notre point de vue....
Nous avons eu une surprise de taille :
un amateur de fagnes, un photographe exceptionnel,
récemment inscrit sur le réseau
est venu nous rendre visite !
Nous voici en sa compagnie, de droite à gauche:
Jacqueline Nanson, Christian Michaux et moi -même.
Il nous a offert ses plus beaux clichés !
Et les artistes au travail !
Jacqueline, tu me fais penser à quelqu'un !!!
Merci Christian pour cette rencontre, que tu as d'ailleurs signalée dans le blog
Les belles rencontres d'Arts et Lettres !
Nous avons été charmées de faire ta connaissance.
Nous avons une fois de plus passé une après-midi de rêve !
Vive la peinture en plein air !
A bientôt !
Jacqueline et Liliane.
Un partenariat d'
Et si… au loin on voyait surgir un château ?
Reconnaissez-vous cette drève ?
Stambruges, drève de la "Mer de sable" ou du Grippet – (aquarelle par Paul Mayeur)
Nous y sommes :
Beloeil (aquarelle par Paul Mayeur)
Vous l’aurez deviné : nos pas nous ont menés au CHÂTEAU DE BELOEIL pour les 25e rencontres musicales, année 2013. Les portes s’ouvrent dès midi. L’école du cirque de Bruxelles vole presque la vedette à la musique en attirant les enfants curieux à la Petite école de Cirque et de Musique sur la scène du Vivier aux Poissons Rouges. Il y a aussi pour les jeunes festivaliers, la production phare du festival de Wallonie : « Petit poucet, la belle, la Bête et Cie » (Marie Hallynck et compagnie.. ), un voyage musical autour de Ma Mère l’Oye de Ravel présenté au festival Musiq 3, à Flagey, en juin dernier. Atmosphère : les badauds photographient six funambules traversant le grand canal, entraînés par des flûtes qui roucoulent dans une barque paresseuse.
Cette année le festival est placé sous le signe de l’amour, thème développé par le festival de Wallonie. Il a été honorée par la présence princière de Son altesse royale, la Princesse Astrid et le Prince Lorenz. La couleur du bouquet offert à la princesse est dans les tons du festival: entièrement paré de rose.
Caché dans la verdure, voici notre Quatuor préféré (mais il y en a d’autres), Alfama et Camille Thomas (violoncelle). Nous avons encore été ravis d’écouter la même œuvre que nous avines entendue au festival des Minimes cet été à Bruxelles, l’une des plus belles œuvres de musique de chambre, le quintette en Ut majeur de Schubert.
Le romantisme est communicatif dans ce cadre bucolique. Une corde se casse mais la pétulante violoniste Elsa de Lacerda n’est pas en reste, souriante, elle répare en un éclair et reprend le mouvement, sans lever un sourcil. Pourtant le cadre a de quoi distraire… la présence de la princesse royale, des cris joyeux d’enfants, quelques passages d’avion, une sirène, des échos lointains de contes de fées, quelques trémolos puissants de chanteuse enivrée de musique. Rien ne les trouble et ils nous offrent la sérénité profonde de la musique.
Cette année la programmation est étincelante, quoique plus aérée. Il n’y a que 10 groupes d’artistes contre 14 l’année dernière et ils ne se produisent qu’au maximum deux fois sur la journée, ce qui fruste quand même les plus mélomanes qui auraient aimé jouer les hirondelles et se gaver de vagabondage musical.
Mais une vigoureuse lumière de 15 août inonde ce rendez-vous champêtre et musical exceptionnel, baigné de l’ivresse de l’amour. Couples enlacés, familles adeptes du déjeuner sur l’herbe, enfants modèles… tout a un air désuet et actuel à la fois. Intemporel ?
A 16h 30 on a (tous) un rendez-vous de taille. Avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, basé à Mons. On découvre dans la bonne humeur un jeune talent belge du Conservatoire Royal de Mons (ARTS2), c’est la jeune accordéoniste Laetitia Herreman qui inaugure le concert. « L'amour, c'est quand l'envie vous prend qu'on ait envie de vous. » (Henri de Toulouse-Lautrec). Elle est prête à tout donner d’elle-même. En double, car la musique double (sa) la vie.
Fraîcheur, bonne humeur teintée parfois de nostalgie et de la virtuosité à revendre. La deuxième partie du concert consacre encore de jeunes talents belges à qui le projet de la province du Hainaut (« les premières scènes d’été ») permet de se produire devant un très large public. C’est ensuite au tour de très belles voix juvéniles mais très matures de démontrer leur talent face à un public, à l’écoute sur les chaises de concert et celui, plus bavard, qui a étendu son plaid jusqu’au bord du bassin. Ambiance d’été: les senteurs de gazon coupé se mutent en odeurs de blés fraîchement rentrés.
On découvre ainsi les Chants d'Amour par Julie Mossay, soprano, Marc Laho, ténor et Sébastien Parotte, baryton dans des œuvres de Lehar, Offenbach, Lopez, Strauss, Simons et Messager. Des voix fluides, pétillantes et câlines. Rossignol de mes amours… repris en chœur par un public 2013 : étonnant!
Ce qui plait tant dans cette manifestation annuelle bienheureuse et décontractée, c’est la proximité avec les artistes, que l’on découvrira sous un berceau de feuillages, à la croisée de sentiers fraîchement taillés qui conduisent à une pièce d’eau. Et là, vous découvrez la musique moelleuse et caressante du pianiste Abdel Rhaman El Bacha qui interprète Schubert - encore - décidément, et Chopin. Il émane de son jeu une tendre douceur de vivre, une sorte de parfum musical entêtant. Le rythme, ce sont les battements de cœur que l’on peur imaginer à l’unisson dans cet endroit magique où coule, silencieuse et enchanteresse, la sève des arbres et de l’amour. Abdel Rhaman El Bacha se passe d’effets spectaculaires. Tout est dans la légèreté et l’impression d’improvisation. Un couple de canards survole la croisée des énergies à la recherche des derniers rayons du jour. La vitalité musicale est intense chez le pianiste et celui qui l’écoute est bercé dans le velours. Nous n’avons malheureusement pas pu écouter l’autre pianiste, François Dumont dans ce lieu superbe qu’est le Bassin des dames. Ni non plus écouter en live Steve Houben 4tet ou Robby Lakatos et ses compagnons … dont on garde le souvenir sur le CD d’accompagnement du programme.
Mais le plaisir intense nous attend assurément au concert de 20 heures où sont conviés tous les spectateurs et où l’Orchestre national de Lille va jouer pour fêter les 25 ans d’existence des musicales de Beloeil. Jean-Claude Casadesus tient brillamment les rênes de cet orchestre imposant pour interpréter, face au château des Princes de Ligne, un programme prestigieux. D’abord une ouverture de Weber, ensuite Tchaikowski - le Concerto pour violon - avec notre toute jeune soliste d’origine coréenne (Esther Yoo, 17 ans), 4e lauréate du concours Reine Elisabeth 2012. Elle livre de façon ingénue une musique qui caracole avec humour et générosité. Son jeu est impérial, maîtrisé, ondulé, frémissant, sans cesse renouvelé. La musique pétille entre ciel et terre, libre. Devient geyser ou Stromboli, au comble de la joie ou de l’amour.
Pour conclure : Le Sacre du printemps de Stravinski. Un sacre comme jamais on n’a pu l’entendre. Modulé, expressif, passionnant, au découpage millimétré. Hululements, trilles, murmures, voiles, danses orgiaques ou lascives, feu d’artifice sur le néant, grand silence blanc, force tellurique, marche pharaonique et ricanements, tout le mystère de l’œuvre est dévoilé en éclosions successives et jamais on n’a vu des percussions se lâcher ainsi au cœur de la nuit. Une femme était aux maillets. Les mains se joignent pour applaudir, mais rien en comparaison de la puissance de l’œuvre qui nous a été offerte par l’artiste hors pairs qu’est Jean-Claude Casadesus. On commence à être engourdis par la fraîcheur nocturne de septembre, et on reste, une bière bienfaisante à la main, car voici le feu d’artifice qui dessine des cœurs et des bouquets étoilés dans le ciel wallon. Une très belle tradition.

Le lac de Warfaaz ...magique lumière de l'été finissant.
Nostalgiques, nous sommes revenues au bord du lac.
Le soleil brûlant de septembre, ayant perdu son altitude majestueuse,
dardant de ses rayons brutaux la nature fatiguée,
nous a cette fois offert des couleurs chatoyantes,
des contrastes violents ....
La lumière, extraordinaire ,
explose ici dans un joyeux bouquet de nature,
les eaux tranquilles miroitent de mille feux,
comme dans un ultime adieu aux beaux jours,
un hommage à la beauté célébrée....
Jacqueline nanson, la dame à l'ombrelle chinoise ....
Tout le bonheur de la peinture en plein air ....
Sarah Kittel, une jeune et sympathique verviétoise, nouvellement inscrire sur le site,
a rejoint notre groupe pour cette aventure!
Et me croyez vous ?? elle est conquise !
Et moi, qui voudrais que cela ne s'arrête jamais ...
Et qui ai refait une deuxième aquarelle !
Outre les promeneurs curieux et admiratifs,
nous avons reçu des visiteuses inattendues !!
Notre petit groupe s'agrandit au fil de nos sorties...
Nous vivons une expérience enrichissante,
nous découvrons à chaque sortie de nouvelles possibilités,
nous acquérons de l'assurance, de la confiance en soi,
nous osons davantage,
en nous imposant de nouveaux défis....
Une belle aventure !
A bientôt !
Adyne, Jacqueline, Sarah, Liliane
Un partenariat
Le lac de Warfaaz
Romantique plan d'eau ancré dans un vert bocage,
situé non loin de Spa. Il invite les promeneurs tranquilles à
une pause dominicale bienfaitrice...
Les familles de la région s'y promènent ,
les pêcheurs nombreux s'y retrouvent, échangeant leurs commentaires
sur de fiers trophées, et des fiancés énamourés rament langoureusement,
emmenant leur belle sur un canot de bois pour compter fleurette
depuis plus de cent ans ...
Notre équipe,
Adyne Gohy, Jacqueline Nanson et moi-même !
Des promeneurs intéressés...
Notre objectif était -cette fois- de peindre l'eau et ses reflets.
Adyne nous fit une démonstration très intéressante des différentes manières
d'aborder le sujet...
Et voici le résultat !
Cette séance fut d'autant plus agréable que notre amie aquarelliste
Jacqueline Nanson
nous a fait le grand plaisir de se joindre à nous !
Une chouette après-midi, entrecoupée de rires et de petites causettes ,
bavardages avec quelques visiteurs admiratifs ...
Du bonheur, une fois de plus !
A bientôt !
Jacqueline, Adyne et Liliane
Un partenariat
Trente-sept ans au compteur, auteur abondant de pièces de théâtre dont cinq ont été publiées, dont cinq autres ont connu l'honneur de représentations, et dont toutes les autres restent inédites, Gaëtan Faucer semble aimer se souvenir de deux patrons de la scène : Sartre pour l'ironie noire et Guitry pour les bons mots, les répliques assassines.
Le voilà publié une troisième fois, après "Off" au Chloé des Lys, après "Sous le pont" dans un recueil collectif chez Novelas, et de nouveau chez le même éditeur, "Divines soirées", un recueil de trois pièces.
Minimaliste théâtre par son nombre peu élevé de personnages et par les actions retenues, théâtre des trios, classique par les rencontres hasardeuses ou souhaitées, assez noir par ses surprises, le théâtre de Faucer désosse les pauvres vérités.
Si "Off" rappelait "Huis-clos" par ses ambiances, on retrouve dans "Divines soirées" l'influence sartrienne dans la première pièce "Spectacle mortel" où des morts cyniques devisent à l'envi. Dans "L'appartement", des homosexuels se trompent et l'ultime séquence du recueil met en scène de gais amoureux.
Tristounet théâtre? Sans doute.
On y parle plus de mort, de machination, de leurre, que de vie. On y parle beaucoup pour se détester ou se délester, peut-être. Le poids des mots semble plus prégnant que celui des sentiments. Er si des êtres peuvent s'embrasser à pleine bouche, ils peuvent l'instant suivant être prêts au crime.
L'amateur de beaux mots, d'aphorismes, de scènes tendues trouvera ici matière. Puisque les personnages, avec leurs faiblesses, leurs tics, sont assez interchangeables : les hommes sont-ils plus veules ou négligeables que les femmes?
C'est un théâtre sans enfant, comme chez Sartre. C'est un théâtre presque sans devenir, sauf si l'on peut croire à la bluette de la troisième pièce ("Un dîner aux chandelles").
Il y a de l'amertume et de l'ironie. A revendre. Et une quête insensée de sens ; pourquoi vit-on ?
Théâtre décidément huis-closien jusqu'à l'usure?
Gaëtan FAUCER, Divines soirées, Novelas, 2013, 84 p., 12€.
KLARAFESTIVAL à FLAGEY et autres lieux– DU 1/9 AU 13/9
« Go Crystal Tears » (une allusion non dissimulée à l’exquise composition mélancolique de John Dowland, compositeur du 17e siècle) désigne le dernier volet du KlaraFestival 2013 pour couronner son triptyque consacré à la condition humaine. Après l’Utopie (2011) et la Spiritualité (2012), c’est la Mélancolie (2013) qui constitue cette année le fil conducteur de l’ensemble des spectacles internationaux et multidisciplinaires proposés : concerts, théâtre musical, danse ou cinéma. Comme le dit Saint-Ex dans Citadelle, à propos de la mélancolie : « Que regretterais-je ? J’ai le souvenir d’un bras valide et d’une jambe valide. Mais toute la vie est naissance. Et l’on s’adopte tel que l’on est. As-tu jamais regretté ton âge mûr, tes quinze ans ou ta première enfance ? Ce sont là regrets de mauvais poète. Il n’est point-là, regret, mais douceur de la mélancolie, laquelle n’est point souffrance, mais parfum dans le vase d’une liqueur évaporée. » La mélancolie peut donc être considérée comme une sorte de supplément d’âme.
L’un des axes principaux du festival est la résidence du prestigieux Mahler Chamber Orchestra sous la direction de Teodor Currentzis, consacrée à la musique de Dmitri Chostakovitch et Benjamin Britten. Ces deux compositeurs étaient non seulement collègues, mais nourrissaient une sincère admiration l’un pour l’autre. La visite du compositeur russe à Londres en 1960 pour assister à la première britannique de son Premier Concerto pour violoncelle donnée par Rostropovitch allait marquer le début d’une belle amitié entre les deux hommes.
Hier soir au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles s’ouvrait le premier concert de la trilogie Chostakovitch –Britten interprétée par le Mahler Chamber Orchestra. Tout d’abord avec la Sérénade pour ténor, cor et cordes, de Benjamin Britten, une composition qui met en musique 7 poèmes sélectionnés par le compositeur dans quatre siècles d’histoire de la littérature anglaise. Autant de variations sur le thème de la nature, du soir qui descend, de la fragilité du bonheur humain et de la loi du temps. L’hymne à Artémis, déesse de la Lune, de Ben Jonson redonne quelque espoir et le dernier poème de John Keats, chante le sommeil comme réconfort.
Teodor Currentzis dit rechercher la beauté de la pierre brute. Il semble en tous cas la transformer en or ou en essences divines. Sa connivence avec l’étonnant ténor Ian Bostridge en témoigne. Tous deux fabriquent ici dans une alchimie commune un voyage dans les émotions graves. C’est lugubre à souhait: « if meat or drink thou never gave’st nane, every night and alle, the fire will burn thee to the bare bane…» un texte édifiant du 15e siècle promettant l’enfer à ceux qui manquent de compassion. L’humeur est sombre. « Answer, echoe , answer, dying, dying ,dying…. » d'Alfred Tennyson, connu pour ses messages subtils sur les horreurs de la guerre, résonne longuement dans la bouche du ténor comme un dernier filet de vie… La vue du chef d’orchestre est hélas cachée par l’immense couvercle du piano et on ne peut saisir leur véritable et étroite connivence, qu’à la fin de l’envoi. Jose Vicente Castello Vicedo, le corniste nous a livré une introduction poignante avec un mystérieux cor aux harmoniques naturelles. Une mise en condition saisissante de la grande désolation diffusée par cette œuvre écrite par Britten en pleine deuxième guerre mondiale. ( En hommage d’ailleurs au jeu de Dennis Brain, corniste soliste de l’orchestre de la RAF). A peine perceptible, l’épilogue vibre en un long solo douloureux joué par l’instrumentiste dans le lointain… et les musiciens écoutent, les yeux fermés.
La suite du concert fait place à l’exubérance. Il arrivait à Chostakovitch de composer des oeuvres d’une grande fraîcheur, très peu conformes au caractère monumental et torturé de tant de ses compositions. Ainsi, Teodor Currentzis nous a présenté le Deuxième Concerto pour piano, écrit en 1967 pour les dix-neuf ans de son fils Maxime. « L’œuvre, gaie et enjouée dans ses mouvements extérieurs, n’aurait pas laissé de grandes traces dans l’histoire de la musique n’était l’exquis et touchant Andante central. » Après une mêlée faite d’attaques crépitantes, de roucoulements ouatés, de sonorités sèches et rugueuses, voici les violons grisés de mélancolie et la voix abyssale des violoncelles. Alexander Melnikov, le pianiste fait naître la mélodie en une lente éclosion. Pianiste et chef d’orchestre font danser leurs mains de concert. Les sonorités romantiques sont belles comme le sommeil d’un enfant. Des arpèges fondus et enchaînés évoquent des oiseaux fuyant le froid… Puis c’est le retour de la vivacité ludique, le plaisir de la répétition du thème, façon variations de boléro. Les altos se prennent au jeu, cela évolue en salves puissantes et foisonnantes. Les deux artistes passionnés s’embrassent chaleureusement, un sourire aux lèvres, c’est gagné ! Entendez les hurlements de bonheur dans une salle surchauffée !
Pour finir, la Symphonie n° 9 en mi bémol majeur opus 70. Elle fait partie de la trilogie des symphonies de guerre. Une œuvre étonnamment légère et ironique, qui fut même frappée d’interdiction par la censure soviétique entre 1948 et 1955. On a rangé le piano et on verra enfin le chef d’orchestre. C’est bien ce que l’on pensait: voici un danseur échappé du ballet du 20e siècle. Il est fascinant dans la conduite de sa musique d’une expressivité fulgurante. La gestuelle saute de l’humour à l’irritation feinte, à l’impatience, aux trépignements, à l’apaisement. Il bat le sol des deux pieds et termine comme un joueur de golf. Voilà le premier mouvement envolé. Le deuxième mouvement est un délice pour les bois et les cuivres. Quelle souplesse de jeu, le chef d’orchestre égrène les notes du bout de ses doigts effilés. Des poignets aux épaules, il répand dans l’orchestre de profonds souffles mugissants. Les violons se joignent mollement aux crescendos. Le chef d’orchestre extrait des renouveaux d' enthousiasme à l'orchestre qui simule l’engourdissement. Cuivres et basson ses répondent majestueusement dans le mouvement suivant, le spleen est à nouveau très présent tandis que l’histoire se modifie déjà, retrouvant gaieté, esprit farceur, liberté ? Le corps de Teodor Currentzis joue mille instruments à la fois et prend des airs d’hidalgo. Le don Quichotte de la musique décoiffe tous les moulins à vent en quelques coups de rapière. Voici les chuchotements d’une attaque nocturne sans lune et la finale pétrie par l’esprit de victoire n’a duré que quelques mesures! Consécration: les musiciens s’embrassent tous ! Nostalgie étincelante de beauté.
Retrouvez tout le programme du Klara festival sur www.flagey.be
T : +32 (0)2 641 10 20 ou http://www.klarafestival.be/fr
« La Loi, Mr. Strickland, n’est pas un terrain de jeu métaphysique. Mais l’arène d’un combat. » Henry Brown ne croyait pas si bien dire !
L’intrigue n’est un prétexte bien que l’affaire soit grave: au départ, l’homme blanc riche et influent, Charles Strickland est accusé de viol sur une femme noire et pauvre. Accusation mensongère ? Une histoire qui n’est pas sans rappeler l’affaire du Sofitel de 2011, mais aucun rapport car la pièce a été écrite presque 2 ans auparavant. L’accusé (le très touchant Jean-Michel Vock) s’adresse à dessein à un bureau d’avocats à mixité raciale pour se défendre.
Jack Lawson (Alain Leempoel) et son associé Henry Brown (Emile Abossolo M’Bo) qui semblent roués dans leur métier discutent longuement l’opportunité d’accepter cette affaire délicate. Ils se méfient avec raison : il sera malaisé de dissocier le crime sexuel du crime raciste dans une Amérique traumatisée par son histoire esclavagiste. On risque une émeute raciale au procès. Comment affronter un jury populaire multi-ethnique et multi-socioculturel bourré d’affects et ne pas être victime de nouveaux préjugés? Suzan, la jeune avocate-stagiaire voit clair dans l’époque : « Les Blancs penseront que l’innocenter serait faire preuve de racisme. Et pour les Noirs, un tel jugement serait une trahison.»
La pièce commence par une déstabilisation systématique du client potentiel afin de dégager la meilleure attaque pour obtenir avec certitude la victoire juridique. Voici déjà une première volée de propos sulfureux offrant matière à réflexion quant aux méthodes utilisées par les avocats : « Aucune des parties ne veut la vérité. Chacune veut imposer son point de vue. Est-ce que la société « mérite » que la vérité soit prouvée ? Certainement. Est-ce qu’on y parvient ? Jamais. Pourquoi ? Parce que même les parties en litige ne connaissent pas la vérité. » Tout tiendra à quelques paillettes...
La parole est un instrument de manipulation, pas de vérité. La pièce va-t-elle aussi débattre sur le droit de chacun à la défense ? Certainement, mais c’est plus compliqué que cela. Très pernicieusement, la fable urbaine satirique tourne à la tragi-comédie noire. ...Si on ose le mot ! Voilà Jack Lawson en butte à la vindicte de son assistante (un rôle taillé sur mesures pour Babetida Sadjo), qui va profiter de la situation pour inverser les rôles. Elle est bardée de diplômes, noire, jolie, intelligente et menteuse. Sous des dehors dociles au début, elle développe la secrète intention de phagocyter ses deux patrons, de leur faire mordre la poussière et leur infliger une vengeance à la fois personnelle et atavique. A l’un par pure haine raciale inversée – il est blanc – et à l’autre par haine sexuelle profonde - il est noir et traite les femmes comme elle affirme que les hommes noirs traitent leurs femmes.
Nous voici soudain, dans un tout autre tableau secoué par une onde sismique de haine, qui comme dans un thriller psychologique décompose toutes les certitudes du « politically correct ». Le bureau d’avocats, en voulant jouer la carte de la discrimination positive a fait entrer un loup dans le cabinet. Et pourtant l’avocat noir avait vu juste, il ne voulait pas engager la trop brillante stagiaire noire. La stratégie mise en place par les associés pour gagner la cause de l’accusé se délite mystérieusement. De désillusions en désillusions, la victoire apparaît de plus en plus insaisissable. Une seule chose est sûre: la justice est bien différente, selon qu'on soit noir ou blanc, quelle que soit l’époque. «C'était injuste jadis déjà, et cela reste injuste aujourd'hui» plaide Jack Lawson ironiquement….
Si au début c’est l’accusé plein de superbe qui est sommé pour la cause de livrer tous ses sales petits secrets, c’est finalement Jack qui fait les frais d’une dissection méthodique. Jack ou la superbe société enfermée pour un soir, dans un huis-clos noir et blanc. Une pièce sulfureuse, mouvementée malgré certaines répliques truffées de rhétorique, très habilement mise en scène par le jeune Patrice Mincke, qui prépare aussi la pièce « Orphelins » pour le théâtre de Poche pour cette saison. Il a œuvré un peu à la manière d’une dissection, levant les différents organes de la pièce avec beaucoup de maîtrise alors que l’intrigue peut sembler un peu confuse au premier abord : where is the plot ? Ou si vous préférez, il a travaillé à la manière d’un ingénieur civil qui bâtirait patiemment une cathédrale diabolique dont on n’aperçoit le profil qu’à la fin. Le théâtre est une représentation. C’est tout le propos de David Mamet, le dramaturge qui de son écriture hachée, insolente, pousse les protagonistes dans leurs derniers retranchements. Il fallait une scénographie de salle d’op, un bureau d’avocats newyorkais stylisé, lisse et froid comme cadre pour l’âpreté des échanges du quatuor de comédiens tous très brillants. A la première, bouleversée par l’énergie qu’elle a mise dans son rôle, Babetida Sadjo a du mal à retenir ses larmes lors du salut final.
RACE
de DAVID MAMET. Adaptation : Pierre Laville Mise en scène: Patrice Mincke. Avec: Alain Leempoel, Babetida Sadjo, Emile Abossolo M'Bo, Jean-Michel Vovk.
DU 03/09/13 AU 19/10/13
Au Théâtre Le Public
http://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=339&type=2
Eté 2013, les 30 et 31 août à Villers-la-Ville, la 14e Nuit des Chœurs
«La Nuit des Chœurs renoue avec ses quartiers d’origine, avec l’atmosphère si particulière de la Nuit des Chœurs dans l’abbaye de Villers-la-Ville, où la magie et l’émotion s’unissent et se partagent.»
AVE I Muvrini ! Revoilà en Belgique, les merveilleuses polyphonies corses au cœur de l’Abbaye de Villers-la Ville à l’occasion de la célèbre Nuit des Chœurs très applaudie au château de Bois-Seigneur-Isaac les années précédentes.
D’emblée le groupe I Muvrini se sent accueilli par les centaines de spectateurs massés dans la nef principale et rend d’abord hommage à ce lieu fait pour la musique sacrée. Tous frères humains, « Christiano » dit-on en Corse. « Dans toutes les traditions religieuses du monde, je me sens chez moi, annonce le chef du groupe dans ce lieu séculaire de rassemblement et de communion, pétri de nature et de précieux travail humain. « Agnus Dei, dona eis requieMMM… ». Les ondes sonores percutent les pierres pieuses et le cœur de chacun. Seulement, comme pour tous les autres concerts proposés, le charme est bien trop vite rompu, la séance parait ultra-courte. De la musique en verrines, c’est au goût du jour. Le temps de se connecter, de savourer et le plat magique vous est déjà enlevé comme dans les vrais enchantements. Mais les vibratos profonds du « Kyrie » et du « Christe Eleison », font frissonner longtemps après.
Tout le monde circule joyeusement, la chaise et le pique-nique à la main. Sur la scène Trois on découvre « The Priests ». Face au soleil couchant, on frémit avec le «Laudamus Te», l’Ave Maria de Schubert, « Ora pro nobis peccatoribus… » Ces trois très belles statures irlandaises en habit de clergyman, chantent « All the lonely people, where do they all come from» (Eleanor Rigby). Chacun à son tour en Father McKenzie… Les voix somptueuses ont des résonnances profondes. « Benedictus qui venit in nomine patris » enchaîné à « Funiculi, Funicula » in English, puis en italien et en lunettes de soleil. Ils ne manquent pas d’humour, ces vrais ou faux prêtres. Ils ont du peps et de l’à-propos : « You never walk alone…. » Des effets magistraux avec seulement trois chanteurs, il doit y avoir de la magie là-dessous ! ou un cadeau du ciel.
Pour les 200 ans de Verdi, voici le splendide Chœur de la ville de Rome. Un chœur mixte d’une trentaine de choristes, on adore ! Leur délicatesse, leur sens émouvant de la légèreté et de la douceur. L’audience observe un silence religieux. « Va Pensiero », le choeur des esclaves fait briller les consciences. Pas le temps de s’appesantir, voici des voix de paille et de soie qui interprètent peut-être des airs bulgares ou balkanisants. Une fraîcheur extraordinaire dans le soir qui descend. Un air en allemand et Benjamin Britten qui se termine en gouttes de pluie vocale.
Les Belges de « Voice Male » présentent avec humour et talent de la musique actuelle et pop a cappella. « Here comes the sun ». C’est prodigieux, il est pourtant déjà couché derrière les ruines, mais on sent encore ses rayons bienfaisants sur les pierres et les voix chaudes. Surgit alors le souvenir de Michaël Jackson scandé avec bonheur par l’assistance. C’est un feu d’artifice d’alléluias en technique rap.
Ajoutons la plus belle chorale d’enfants d’Europe, le chœur de Munichet l’ensemble disco and funk Martin and Wright formerly of Chic qui détonne un peu dans cette très belle programmation. En fin de soirée, tous les artistes se retrouveront sur la scène principale pour clore la soirée sous des étoiles, les vraies et les pyrotechniques.
par Christine Andreucci
Université de Montpellier
Chers membres, ce billet vous aidera, je l'espère,
à créer un billet bien équilibré et agréable à lire.
Ici, on écrit son texte.
Soit en le tapant, soit en l'important en copié -collé, soit en le copiant et en cliquant ensuite sur l'icône T ( 4e icône) il arrive en texte brut et l'on peut alors spécifier ses paramètres.
Les paramètres sont le style de police, la taille , la couleur, gras, italique ...... comme dans word, texte à droite, au centre ou à gauche....
Importer une image
Important:
je vous conseille d'insérer vos image après avoir tapé vos textes, en plaçant le curseur à l'endroit où vous voulez placer la photo.
Si la photo est entre deux lignes de textes, tapez d'abord vos textes, placez le curseur entre les 2 lignes ensuite, et importez votre image.
- Cliquez sur la 2e icône pour importer votre image.
- Cliquez sur " Parcourir "
- Sélectionnez votre image parmi vos images .
- Cliquez sur " Ouvrir "
- Une boite de dialogue s'ouvre.
- Choisissez votre mise en page
- Choisissez votre largeur : 750 pixels équivalent à la largeur maximale de votre photo.
Cela convient pour les photos en largeur.
Pour les photos en hauteur, il est conseillé de réduire la taille pour éviter une photo gigantesque.
Réduire la photo. Image ci-dessous.
Lorsque vous réduisez la photo, elle se place par défaut vers la gauche.
En cliquant sur le choix qui vous est proposé, vous pouvez la centrer.
Si vous centrez votre photo, il est conseillé de centrer également le texte, par souci d'équilibre dans la composition.
Rectifier quand l'on s'est trompé, modifier une photo qui est déjà installée :
Double-cliquer sur la photo, le menu " Modifier " apparait, cliquer dessus et changer les paramètres.
Lorsque vous avez terminé, cliquez sur "Aperçu".
Une fenêtre s'ouvre, vous permettant de visualiser ce que donnera votre billet.
Si vous êtes satisfait, fermez cette fenêtre et retounez à votre billet, faites les modifications nécessaires et cliquez à nouveau sur "Aperçu".
Vous pouvez aussi " Enregistrer en temps que brouillons"
Lorsque le billet sera au point, alors vous pourrez cliquer sur " Publier le billet "
Et attendre la modération patiemment. ( Petit clin d'oeil à Robert Paul)
Insérer 2 images l'une à côté de l'autre.
Importer une image , en la plaçant préalablement à gauche avec votre curseur puis à gauche dans le menu en 300 pixels de largeur maximum.
Importer une deuxième image , en la plaçant préalablement à droite avec votre curseur puis à droite dans le menu, en 300 pixels de largeur maximum.
Chers amis, cliquez sur ce lien pour obtenir le billet didactique 2 :
Billet didactique 2 Comment intégrer une video de Youtube dans un billet.
Bon travail et à bientôt !
Liliane
Nous avons installé nos chevalets sur le toit de la Belgique,
plus précisément au Signal de Botrange,
où l'altitude est de 694 m !
Le signal de Botrange est dès lors aussi le point le plus haut de la région wallonne, du massif ardennais ainsi que celui du Benelux.
Une tour en pierre construite en 1934 le fait culminer à 718 m.
La tour offre une vue complète sur la Fagne Wallonne, les cours de la Helle, de la Roer,
le Pannensterz, le Steling, l'Hertogenwald.
C 'est par excellence un point de départ pour de nombreuses randonnées
dans la Réserve Naturelle des Hautes Fagnes.
Notre point de vue ....
Du travail en perspective !
Et notre installation !
Avez-vous déjà essayé d'installer un chevalet de campagne ??
Eh bien, c'est pire encore que de monter un meuble Ikea !
De nombreux touristes admirent le travail d'Adyne !
Et ils ont bien raison !
Le résultat !
Et le soleil ?
Il est de la partie .... ou pas !
Nous décidons de changer de point de vue ...
Nous avons voulu étayer notre billet de modestes videos,
prises sur le vif,
afin de vous faire partager nos fous rires,
car nos séances de peinture sur motif sont autant de bons moments de détente et de gaieté !
Soyez indulgents car nous sommes peintres, et non cinéastes !
Nous sommes surtout des artistes
heureuses de partager et de vous faire partager
nos nouvelles expériences picturales !
A bientôt !
Liliane et Adyne
Un partenariat
Becco, près de Theux, est un charmant petit village pittoresque,
construit sur un promontoire.
Ce petit village rural doit vraisemblablement son nom
de la romanisation de "bôkholt" (bois de hêtre),
quoique l’explication populaire fasse référence à la relative
pauvreté du sol : "en’na nin bêcop" (en wallon : il n’y en a pas beaucoup).
Le village groupe de petites exploitations agricoles en long et des habitations
du XVIIe siècle. L’unité et l’homogénéité de l’ensemble confèrent au hameau
une valeur architecturale non négligeable.
La première chapelle de Becco fut achevée en 1714 et dédiée à saint Eloi,
patron des orfèvres et forgerons.
Au-dessus du portail trône la statue de saint Eloi avec son enclume.
A proximité, se dresse un imposant tilleul, avec à son pied,
la Croix du Tilleul datée de 1890.
Emerveillées par le charme discret de ces vieilles maisons de pierres roses
et jaunes du pays, nous avons planté là nos chevalets,
et nous nous sommes laissées imprégner par des
sensations uniques:
le motif et nous, le papier et la peinture.
Les artistes au travail, Jacqueline Nanson et moi-même !
La petite cloche a tinté trois fois les heures et les demies, comme autrefois,
et nous en avons oublié les affres de la vie quotidienne,
quittant à regrets sitôt le travail terminé...
A bientôt !
Jacqueline et Liliane
Un partenariat
Le Château de Franchimont, près de Theux,
dont la première construction date vraisemblablement du milieu du XIème siècle,
a été classé en 1936,
puis Patrimoine exceptionnel de Wallonie en 2001.
La grande enceinte construite au début du XVIème siècle (Erard de la Marck)
avec ses casemates et sa tour d’artillerie n’a pas été modifiée et est intacte
alors que d’autres places fortes ont évolué avec le temps.
Elle nous est parvenue non transformée et est un des rares exemples
de la mutation des systèmes de défense à la Renaissance.
Notre situation exceptionnelle !
Profitant des infrastructures préparant la traditionnelle et célèbre
Foire Médiévale de Franchimont
se déroulant le week-end du 17 et 18 août prochains,
nous nous installâmes sous une bâche providentielle, la pluie ne tardant pas à faire son apparition.
Les artistes !!
Adyne Gohy
Liliane Magotte
Une fois de plus, la peinture sur motif est riche en enseignements !
Le soleil, timide, nous a offert une palette de couleurs très nuancées,
et la fraîcheur ambiante a laissé le papier humide, tendre et accueillant pour nos précieux lavis.
La bâche bienveillante nous a protégées, un cadeau du ciel !
Nos deux aquarelles respirent la fraîcheur du moment, notre interprétation diffère,
soumise à notre sensibilité, notre ressenti.
De nombreux curieux sont venus admirer, nous photographier
et le journaliste du journal "Vers l'avenir" , édition verviétoise, chargé de l'article d'info pour la Foire
qui doit paraître mercredi est venu nous photographier, espérons qu'il tiendra parole !
Le rendez-vous est pris !
A bientôt pour une autre séance de peinture sur le vif !
Liliane et Adyne.
Un partenariat
Rue de l'Hectolitre 14
1000 Bruxelles
Le Farfadet Florestan de l’Arc de Lune griffant de sa patte de velours
un éloge joliment troussé à l’adresse de son Oncle Cupidon,
rebaptisé l’Augustus Cyrus de Sainte Sophie de Constantinople
des Rives du Bosphore de la Vallée ligérienne
en l'honneur de son sixième chatnniversaire
Compliment présenté de son logis situé au cœur du « Jardin de la France »,
En contrée de Rabelaisie,
Le 28 Août 2013
« La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure. »
Saint Augustin
O toi, aimable personnage hautement blasonné aux longues vibrisses, doué de surcroît de maintes vertus chattesques,« Chat botté » aux longs gants moirés, en robe soyeuse de bois d’ébène, frère de mon père Cyrano de la Mosquée Bleue de l’Arc de Lune, fondateur d’une féconde lignée, qui nous fit le bienfait, jadis, de se pencher sur notre berceau poitevin composé d’un quintette d’enfançons-chats titrés « Cattus angorensis », laisse-moi te chatluer avec toute la déférence qui te revient !
Certes, comment pourrais-tu ne pas t’enorgueillir d’appartenir à la très légendaire convoitée dynastie de fiers Angoras turcs répertoriée par un fameux savant, le naturaliste Linné, favori tendrement chéri entre-autres, de l’auteur d’Aziyadé, « l’ambigu dandy exotique »Pierre Loti, qui fut farouchement épris de notre race historique, et ce n’est certes pas sa gracieuse Belkis, « blanche comme neige, belle comme le jour » qui me contredirait, de là où elle siège depuis le paradis des félins, veillant sans doute sur ses descendants, à la manière d’une Bastet de l’Antiquité égyptienne…
Permets donc, je t’en conjure, à un respectueux neveu, en sa qualité d’humble sujet de notre Maisonnée, ton serviteur, ô vénérable aîné, fruit de ta proche parentèle de sang, de déposer à tes pattes graciles et élégantes d’éminent Aristochat, ses plus chaleureuses et attendries congratulations, en ce jour où je me plais à célébrer un double évènement, celui marquant l’avènement de la figure à laquelle je dois ma venue au monde, mais que je n’ai hélas, pas la grâce de côtoyer à mon gré, puisqu’il réside aujourd’hui au cœur des terres natales de la Fée d’Auxerre, la poétesse Marie Noël, non loin de sa« payse », Colette, la bien nommée « Faunesse de Saint Sauveur en Puisaye », naissance liée assurément, à celle de son quasi jumeau, mon cher oncle révéré susmentionné, fier Pacha turc, s’il vous plait, dont j’ai l’extrême privilège d’embrasser et partager heure après heure la destinée, depuis qu'un certain duo de « deux pattes » de ma connaissance, subjugué par le portrait louangeur de mon caractère, ont choisi de m’élire, venant à point nommé étoffer leur tribu féline dans le dessein idéal que nous puissions en trio effeuiller à l’unisson maintes pages des saisons du calendrier, qu’elles soient fleuries ou stériles, aux côtés du benjamin de notre fratrie recomposée, jeune « seigneur des Forêts norvégiennes », le très distingué Lord Finley du Domaine d’Elgar dit aussi le « P’tit Poucet » ou Fifine pour les intimes !
Oui, comment pourrais-je manquer de m’incliner devant ta rayonnante et singulière présence, mon cher tonton à l’identité prononcée, en ce temps bienvenu de ton apparition terrestre placée sous l’égide du Saint patron et intercesseur chrétien de la journée, Saint Augustin ?
Comment pourrais-je seulement omettre de t’honorer, ô toi le gardien vigilant régnant en doyen un rien assagi, exerçant sa suprématie sur les compères Mousquetaires de notre foyer, pour que se dessinent au fil des secondes égrenées, harmonie et équité, ô mon «Prince Noir », adoubé à l’unanimité, mascotte de notre nid douillet, en dépit de quelques exigences et excentricités nocturnes persistantes cultivées dès ton entrée en terres de Rabelaisie, voilà maintenant cinq ans ?
Rassure-toi, ami, je ne tiens guère ici à dévoiler toutes les facéties dont tu peux te vanter d’être l’ingénieux auteur, ne voulant pour rien au monde dévoiler tes secrets susurrés au creux de mon oreille, dans le cadre de notre intimité, ni encore moins te trahir, car de connivence je suis, et solidaire tenterai de rester ad vitam aeternam, parole de chat sacrée oblige, donnée et point reprise !!!
Aussi, par ce billet doux dédié à toi auguste Cyrus, accepte de recevoir, je te prie, ce vibrant témoignage gage de ma sollicitude et profonde affection.
Fasse que nos affinités électives perdurent au-delà des mots, continuant ainsi à combler nos humains du "deuxième sexe" , qui n’ont de cesse de s’esbaudir à propos de ces dernières, perpétuellement émerveillés de nous contempler si soudés, fraternisant continûment, nous prêtant langue forte pour nos toilettes respectives, appelées« grooming » en langage félinotechnique, hormis quelques frictions de courte durée fort compréhensibles compte tenu de tempéraments tels que les nôtres, confrontés à évoluer en permanence les uns avec les autres au sein de nos appartements communs !
Sans parler de ma propension de thérapeute patenté longtemps déployé à ton profit, accomplissant des merveilles, à tel point que celles-ci semblent échapper au rationnel en t’apportant un réconfort psychologique non dénué d’intérêt, puisque, pourquoi ne pas l’admettre au risque de paraitre un rien fanfaron, le fait de t’offrir au quotidien mon soutien, a largement contribué à faciliter la stabilisation, à défaut de la guérison, de sombres maux dus à ta pathologie de maladie génétique auto immune !
Signé ton neveu et fidèle compagnon aimant,
répondant au sobriquet de « Flo-Flo »,
surnommé le tendre Brutus vorace, appétence gargantuesque à l’appui !!!
Mille et unes pattes de velours de Florestan de l’Arc de Lune,
« le chat médicament » officieusement reconnu.
Un mousquetaire de Susann Herbert d'après Frans Hals

Adulte, on peut toujours rêvasser à son aise,
ou se dépayser en peignant des abstraits.
John, en enfant qu’il est , lévite et se déplace
à un rythme effarant à l’aide d’un crayon.
Or, voilà qu’il me tend, en lignes échevelées,
son parcours achevé et signé, s’il vous plaît,
en toute fantaisie. Pendant que je souris,
il m’apprend qu’il s’agit du portrait de mamie.
8/7/95
Limbourg, vue du ciel
La commune se compose de deux parties,
la ville inférieure qui est devenue le centre commercial et industriel actuel
et la ville haute historique, avec les ruines du château et les remparts.
Les débuts de la construction du château se situent vers l'an 1000.
Ses premiers habitants furent les comtes de Limbourg, appartenant à la Maison d'Arlon.
La place, en tant que capitale du Duché de Limbourg
joue un rôle important
dans la région.
En 1288 après la mort du dernier Duc de Limbourg,
il y eut une guerre de succession à Worringen près de Cologne,
entre le prince évêque de Cologne et le Duc de Brabant.
Les ducs de Brabant sortant gagnants de cette bataille,
portent depuis lors aussi le titre du duc de Limbourg.
Au fil des siècles, le site tombe dans l'oubli.
Classé «Patrimoine Majeur de Wallonie» en 1995,
Limbourg a conservé son charme d'antan.
En arrivant sur la place Saint-Georges, on se laisse imprégner par l'atmosphère du 18ème siècle . Peu de choses ont changé.
En déambulant sur les pavés provenant du lit de la Vesdre, on découvre les anciennes maisons bien restaurées, alignées dans leur diversité.
Certaines, modestes et étroites, se mélangent à de très belles demeures patriciennes.
Le château de la porte d'Ardenne domine la situation.
Des ruelles pittoresques permettent de jeter un regard sur les jardins entourés de murs et d'apercevoir la vallée.
A l'entrée du village de Limbourg, se situe
la chapelle Sainte -Anne.
C'est là que nous décidons, en ce début d'après -midi,
bravant le vent et le risque de pluie, d'installer nos chevalets !
et moi !
Et voilà le résultat !!
Trois chapelles,
Fischbach, Tancrémont, et Limbourg !
Une église, Becco et un château millénaire, Franchimont.
Un lac romantique Warfaaz et une fermettte oubliée...
Que d'aventures menées de pinceau de maître
avec mes complices Adyne Gohy et Jacqueline Nanson !
A bientôt pour d'autres aventures sur motif ...
Un partenariat

