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FIN D'HIVER...

Dans le pot bleu et blanc

Les tulipes s'entrecroisent

C'est un air de printemps

Qui dans l'instant nous toise...

Au dehors pleut la grêle

Elle crépite au carreau

Il est encore bien frêle

Notre espoir de temps chaud!

Cet entre deux saisons

Aiguise en nous la faim

De nouveaux horizons

Ou d'une aube sans fin...

J.G.

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administrateur théâtres

« Chacun s’attend à une fête. Assis dans la salle, les sourcils dressés, le spectateur veut qu’on l’étonne. Mais comment faire pour que tout soit fraîcheur et nouveauté et plaisir aussi, tout en ayant du sens ? »  Le Méphisto de Thierry Debroux explore le Faust de Goethe tout en mettant en scène  l’humanité courageuse  d’un metteur en scène passionné, mais douché par le peu d’appétence que rencontre désormais son art.

Nous sommes dans les coulisses, sous les cintres regorgeant de costumes. A droite, il y a une maquette du théâtre Parc. Vide ! Adroitement,  le chef des lieux s’adresse au régisseur nommé Wagner, qui fait naître au fur et à mesure des esquisses de décors de la future pièce.   Avec la complicité de sa fidèle assistante Cornélia,  le  seigneur du plateau va faire passer des auditions pour mettre en scène le géant de la littérature  allemande.

Et on entre de plein pied dans le merveilleux savoir-faire de la mise en scène, scénographie et costumes  signés  Maggy Jacot et Axel De Booseré, passés maîtres es merveilleux.  C’est pire que du Lewis Carroll.  Le texte de Thierry Debroux  jongle  tellement avec les réalités qu’il arrive un moment où on ne peut que …lâcher prise et se laisser porter par la multiplicité de points de vue du créateur. On est prisonnier du sortilège théâtral.

Derrière les facéties du mythe apparaît en majuscules  le génie du Mal, omniprésent et vu sous toutes ses facettes. Le voilà, terriblement ensorceleur et manipulateur, comme ce Méphisto enchanteur, joué avec séduction par le fascinant Fabian Finkels dont les performances scéniques et la voix, et les inflexions  sont franchement irrésistibles.  Voici le  Mal terrifiant,  la « yucky thing under my bed » des enfants,  avec cet hydre bleu nuit mélange d’orgueil de jalousie et de puissance macabre, qui rampe pour dévorer le cerveau du metteur en scène…  Et cet autre monstre informe de la nuit: une entité mouvante sertie de deux yeux en escarboucles.   Ou encore,  le Mal ricané par cet amas de sorcières exorbitées et arachnéennes, cousines de celles de Macbeth,   et le Mal susurré  satanique des jolies dames aux gants blancs ( telles les créatures imaginées par Roald Dahl? ). On est au cœur du fantastique.  Il y a tant de références artistiques dans ce spectacle, qu'il est difficile de s’en remettre !

Thierry Debroux a façonné un véritable vitrail du Mal, miroitant de maléfices, de tentations  et  de desseins  infernaux. Ajoutons à cela, qu’entre le vieux  Faust et le jeune et troublant Méphisto, il y a des changements de peaux inénarrables. Le duo  magistral de Guy Pion et de Fabian Finkels porte le souffre et le sublime, la sagesse et l’orgueil démesuré. On applaudit à tout rompre.

    

Mais surtout, tout au cours du spectacle on peut s’interroger sur la progression du Mal dans notre monde troublé. Ici le diable s’adresse directement à Dieu: « Vraiment j’ai longtemps cherché ce qu’il y avait de bon sur terre mais je dois te dire, Seigneur, que tout y va parfaitement mal comme toujours. Les hommes me font pitié avec leurs vies lamentables. Au point que je n’ai même plus envie de tourmenter ces pauvres gens. »  Satan a d’ailleurs abandonné ses attributs moyenâgeux pour paraître moins effrayant! Le Mal est suffisamment enraciné dans l’homme! Mais la recherche de Thierry Debroux n’a pas de limites : nous voici tout d’un coup, au pied de « l’arbre de Goethe » dont on vous taira bien sûr l’histoire et,  quel coup de maître, serait-on là soudain, au  pied de « l’arbre de Vie » ?  Quelle revanche sur le Mal absolu!  On jubile.

Entre temps, le  pauvre metteur en scène, perdu entre ses rêves infernaux et la réalité résiste  bien vaillamment contre toutes les attaques… Qui êtes-vous à la fin? se rebelle-t-il !  Réponse sibylline et poétique « Une partie de la partie qui au commencement était le tout… Une partie des ténèbres qui donnèrent naissance à la lumière. » On se délecte! La perte de la Lumière n’est-elle pas la pire des choses ?

Mais, comment choisir parmi toutes les candidates aux auditions, celle  – car il veut une femme – qui jouera Méphisto dans  son  Faust de Goethe? D’audition  en audition,  on pénètre dans des extraits de scènes de l’œuvre,  avec, à l’envers du décor,  les angoisses profondes, les culpabilités  secrètes, l'amour bafoué,  et  le désir de gloire  qui  tenaille l’homme. Il est lucide et sait qu’à la fin, la chute est indiscutable.  Quand le Diable lui a serré la main d’une poigne fulgurante, il est  néanmoins capable de prendre ses distances et arrive à le chasser à plusieurs reprises et, in fine, qui sait, totalement.  En faisant appel à sa rationalité! On admire!

 Un tissu de routes possibles se présente : poésie, lyrisme, tragédie, bouffonnerie, comédie musicale... Les changements de registre font rire et démontrent les tâtonnements dans lequel l’homme est pris, au cours de sa recherche du sens de la vie. L'accompagnement musical et sonore de Pascal Charpentier est étourdissant. Les changements de décors, d'une fluidité soufflante,  sont dans le droit fil des autres féeries théâtrales imaginées depuis quelques années par le maître d’œuvre, Thierry Debroux qui chaque fois, ne manque pas de prendre le spectateur complètement au dépourvu. Cette fresque théâtrale dépoussiérée est donc d’une remarquable modernité.

Les comédiennes brûlent littéralement les planches  comme de véritables sorcières : Béatrice Frauge (Cornelia) et Anouchka Vingtier (Bianka)  en tête de trio avec  Mireille Bailly (Laure)  et  Birsen Gülsu (Thea) ; Chloé Winkel (Juliette), Colline Libon(Charlotte) et Elisabeth Karlik (Hélène) dans un  bal sans cesse renouvelé d’ivresse sabbatique, d'inventivité démoniaque et de voluptueuses tentations.

 

THEATRE ROYAL DU PARC

Rue de la Loi 3 – 1000 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 505 30 340

 

Crédit photos Zvonock

www.theatreduparc.be

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administrateur partenariats

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Survivrons-nous.

Survivrons-nous à ce monde
plongé dans l'indifférence,
supporterons-nous la démence
qui chaque jour nous inonde?

Dans l'ouragan des violences,
l'âme violée se révolte,
se cache dans la désinvolte
pour garder ses espérances.

Survivrons-nous à l'horreur
qui chaque jour nous agresse,
fragilise notre bonheur,
nous plonge dans la détresse?

La vie n'est plus que pauvreté
et nous fait craindre demain.
Confrontés à l'insipidité,
d' hier alors nous avons faim.

Survivrons-nous au malheur
qui nous plongera soudain
dans ces moments crève- coeur
qui nous semblent inhumains?

Le ciel troué est sale de cupidités,
les nimbus, lourds et noirs, le font pleurer.
L'ère nouvelle nous fait trembler,
et nous appelons alors à l'humilité.

Survivrons-nous à cette terre meurtrie
que par l'inconscience nous fîmes naître?
Nous jurons bien fort l'amour à la patrie,
mais devant Dieu, nul ne veut comparaître!

JDL
04/04/2015

Werden wir ûberleben...

Werden wir in dieser Welt überleben

In Gleichgültigkeit eingetaucht,

Werden wir die Demenz

Die uns jeden Tag überschwemmt ?

Im Sturm der Gewalt

Die vergewaltigte Seele rebelliert

Versteckt sich in der Ungezwungenheit

Um zu seine Hoffnungen zu behalten.

Werden wir das Grauen überleben

Die täglich uns angreift,

Unser Glück so gefährdet,

Uns in die Not stürzt?

Das Leben ist nur noch Armut

Und lässt uns den Morgen fürchten.

An dem Leichtsinn konfrontiert,

Nach Gestern hungern wir dann.

Werden wir das Unglück überleben,

Das plötzlich uns stürzen wird

Im herzzerreißenden Momenten,

Welche uns dann unmenschlich erscheint ?

Der Himmel ist durch Gier verschmutzt,

Der Nimbus, schwer und schwarz, lässt ihn weinen.

Die neue Ära lässt uns zittern uns zittern,

Und dann schreien wir nach Demut

Werden wir in diesem verwundeten Land überleben,

Dass wir durch Gedankenlosigkeit erstehen ließen?

Wir schwören lautstark die Liebe zum Vaterland,

Vor Gott, will aber niemand erscheinen!

JDL

Mes plus vifs remerciements

à mon amie Joëlle Diehl pour cet honneur.

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administrateur partenariats

Tolérance

12273044070?profile=original"Révolution"

Tolérance,

que j'aimerais te chanter

au nom de la liberté...

Mais

Les frontières tombent

les hommes ensanglantés

se meurent sous les bombes!

Tant d' horreurs venant nous hanter.

Tolérance

Que j'aimerais te louer

au nom de l'égalité...

Mais

les uns se crèvent de faim

les autres s'en lavent les mains.

L'homme a de bien grands mots

pour taire tous ces maux.

Tolérance

J'aimerais tant te vivre

au nom de la fraternité...

Mais

Cupidité efface l'amitié

Intégrité se donne qu'à moitié.

Seul dans ses espoirs perdus

l'homme alors s'est pendu.

Tolérance,

J'aimerais tant te lire

au nom de tes vérités...

Mais

les mots ne peuvent adoucir

ce que l'Homme doit endurcir.

Il me faudrait en rire?

Tant d'injustices et cruautés....

Tolérance,

J'aimerais tant te prier

au nom du Dieu puissant

Mais

Dans ce monde rugissant

on se bat pour s'approprier

une place dans l'éternel...

Cependant n'est-Il pas universel?

Tolérance,

Que j'aimerais te chanter

au nom de l'humanité...

Mais

Je garde l'espérance

que se meure l'in-tolérance

JDL

09/09/2014

Toleranz

Toleranz

Würde ich gern, dich loben

in Namen der Gleichheit...

Aber

Manche verhungern

Andere waschen sich die Hände.

Der Mensch hat sehr große Worte,

Um diese Übel zu verschweigen.

Toleranz

Würde ich gern dich zu erleben

In Namen der Brüderlichkeit …

Aber

Gier löscht die Freundschaft aus,

Integrität gibt sich zur Hälfte.

Verloren in seinen verlorenen Hoffnungen,

Der Mensch dann hat sich aufgehängt.

Toleranz

Würde ich dich so gern lesen

In Namen deiner Wahrheiten …

Aber

Die Worten können nicht mildern

Was der Mensch erdulden soll.

Müsste ich darüber lachen?

Unzählige Ungerechtigkeit und Grausamkeit.

Toleranz

Würde ich so gern zu dir beten

In Namen des mächtigen Gottes

Aber

In dieser brüllenden Welt

Man kämpft, um sich anzueignen

Ein Platz im Ewigen …

Jedoch ist ER nicht universal?

Toleranz

Würde ich dich so gern singen

In Namen der Menschheit …

Aber

Ich behalte die Hoffnung

Daß die In-toleranz stirbt

JDL

06/03/2017

Tous mes remerciements à Joelle Diehl pour cet honneur.

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administrateur théâtres

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Guernica, mi amor
de et par : José Perez

José Perez est traducteur, poète-partisan, et conférencier. Nous avons applaudi son précédent spectacle en octobre dernier au théâtre de la Clarencière. Il mettait en scène la poésie de Garcia Lorca, et ce fut un triomphe! La salle, ce soir, est  à nouveau comble. « Le rôle des poètes, c’est d’y croire ! »

José Perez est né dans le même quartier de Malaga en Espagne que Picasso. Cela fait 20 ans qu’il méditait de rendre hommage à Guernica,  cette toile mythique qui fut une révélation pour lui dès le plus jeune âge, une toile qui fut le témoignage visuel le plus éloquent et le plus fort de l’horreur absolue de la guerre, tant défensive qu’ offensive. Pablo Picasso dit  lui-même de ce manifeste : « Cette peinture n’est pas faite pour décorer les appartements. C’est un instrument de guerre, offensif et défensif contre l’ennemi. » Elle symbolise la colère ressentie par le peintre à la mort des  innombrables victimes tombées le 26 avril 1937, un jour de marché, à16h30  sous le feu des escadrilles allemandes à la demande du Général Franco. On se souvient de cette célèbre anecdote qui raconte qu’Otto Abetz, alors ambassadeur du régime nazi à Paris, aurait lors d'une visite d’atelier devant une photo de Guernica demandé à Picasso avec colère: « C'est vous qui avez fait cela ? » Et Picasso aurait répondu bravement: « Non… c'est vous ! » 

José  Perez  ne croit pas aux tables qui tournent ni à aucune bondieuserie, mais il croit dans le Diable et conte l’histoire du Mal : «Et puis le diable  s’en était pris à mon village », raconte-t-il, alors que  l’innocent village basque préparait une noce !  La toile fut  exposée il y a 80 ans au Pavillon espagnol de l'Exposition internationale à Paris en 1937. On ne peut passer cet anniversaire sous silence!

C’est l’occasion pour José Perez de  réunir sous sa plume  les deux figures tutélaires espagnoles :

 «  A ton chevalet, peintre, à ta muse, poète,

 Dessine-nous le jour, invente-nous la fête,

 La surface de ta page blanche, inondée de vermeil,

 La surface de ta toile blanche, inondée de soleil,

 Que luisent tous les feux tournés vers l’Empirée,

 Que nagent les dauphins vers le port de Pirée. »

Aujourd’hui, les bombes tombent de plus en plus près, et de plus en plus souvent. Convoquer Picasso après avoir invité Garcia Lorca pour condamner le franquisme est une évidence. Il faut prendre les armes poétiques et artistiques pour confronter le Mal absolu. Pour que les gens se rendent compte des relents de la bête immonde qui se réveille… partout dans le monde en 2017. Elle est parmi nous.

Il ne faut plus la faire, la guerre. C’est écrit dans le sang de la terre, « quand il n’y a plus de ciel pour bercer la campagne, quand il n’y a plus de feu pour chauffer l’Espagne ! » Quand des noms d’hommes sont mis en répertoires, quand on se tient au mur sous le bruit des sirènes. Quand la chemise est maculée de sang. Et que les hommes se sont enfuis dans la forêt. Il y a tant d’hommes et de femmes accablés et torturés dans les cachots pour avoir condamné le silence. Il y a tant d’enfants sacrifiés dans le grand saccage.  

« …Est-ce ainsi que les hommes vivent 
Et leurs baisers au loin les suivent… »

Très habilement, José Perez mélange  le terreau des  grands poètes français Aragon, Apollinaire et d’autres encore,  l’argile féconde de  vastes musiques classiques et la tourbe légère de chants traditionnels espagnols, le feu de sa propre passion poétique, la voix de la Résistance, la guitare, le talon, le bâton, la berceuse de Brahms et la  valse de Chostakovitch pour nous émouvoir et nous faire entrevoir l’avènement de la démence et  l’épouvantable suicide de la Liberté.

« Picasso colombe au laurier
Fit Guernica la mort aux cornes
Pour que dans un monde sans bornes

La nuit ne vienne plus jamais

La nuit ne vienne plus jamais
La nuit ne vienne plus jamais » –
Jean Ferrat

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       « Je n'ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément de distraction. Ces années d'oppression terribles m'ont démontré que je devais combattre non seulement pour mon art mais aussi pour ma personne ». Pablo Picasso

µ https://www.laclarenciere.be/

µ José Perez prépare un autre spectacle à La Clarencière, pour le mois de Juin : « le Carré Long » La franc-Maçonnerie a 300 ans. Avec Myriam Kaminski, Kate Rizzi, Cécile Rigot, et François Mairet. Les 23 et 24 juin 2017    

µ Rejoignez-nous! https://www.facebook.com/groups/364779173602534/

µ Et profitez-en pour plussoyer la page de l'auteur de cet article où vous retrouverez quelques photos du spectacle! https://www.facebook.com/plusde500billetsdeDHL/

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"Prairial"

Liliane Magotte

Sanctus, Benedictus

Sous la voûte bleutée scintille le printemps.

La rosace azurée de papillons flottants

Sur les rayons turquins, soudain se fait bouquet

Mille reflets carmins explosent en un banquet.

 

Ô cet orgue divin en arpèges vermeils,

Prairial au matin chante ses merveilles.

 

Sanctus, Benedictus

Gloria in exelsis.

Joëlle Diehl

04/30/2017

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Sanctus Benedictus

Unter dem tiefblauen Gewölbe funkelt der Frühling.

Die azurblaue Fensterrose mit den schwebenden Flammen

Auf türkis Widerscheine, plötzlich wird zum Blumenstrauss.

Tausende karminrote Strahlen entfalten sich zum Bankett.

Ô dieser göttliche Orgel in leuchtendroten Arpeggio,

Mai im Morgentau singt seine Wunder.

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

JDL

Traduction JDL

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Sanctus, Beneditus

Under the deep blue vault sparkles the spirit.

The azured rosace of floating flames

Gliding on turquoise rays, suddenly flashes the bouquet

And thousands of carmine glints explode into the celestial banquet.

O this divine organ in arpeggiated arpeggios,

Prairial in the morning will sing its wonders !

Sanctus Benedictus

Gloria in exelsis.

 

JDL

Traduction de Deashelle

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Arts 12272797098?profile=originalLettres

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Sur une page blanche

Trop petite
Pour tout retranscrire...

Sur une page blanche
Trop fade
Pour la couleur de l'Amour...
 

Sur une page blanche
Trop épurée
Pour refléter la réalité...
 

Sur une page blanche
Trop alignée
Pour le sens l'en souligner...
 

Sur une page blanche
Les pensées vagabondent
Pour s'y perdre...
 

Sur une page blanche
Les mots abondent
Pour la remplir...
 

Marianne Leitao
Ecrit le 8 février 2017

 ...Quelle belle occasion, à la lecture de ce poème délicat de Marianne Leitao, de "penser page blanche " et revoir comment nous utilisons cette page Facebook très désertée  qui se nomme:    "Les oeuvres et les membres en vedette sur le réseau ARTS ET LETTRES"

 La voici!   https://www.facebook.com/groups/364779173602534/ Allez la consulter! 

Liliane Magotte et moi-même en avons  alors discuté avec Robert Paul, le noble fondateur de ce magnifique réseau. Et Liliane a procédé bravement à un grand nettoyage de printemps, remontant jusqu'en 2012,  pour que la nouvelle page blanche soit  prête à recevoir toutes vos couleurs, vos sentiments et  vos créations et vos coups de cœur.

Pour que cette nouvelle page témoigne de vos envies de mettre à l'honneur notre beau  Réseau en utilisant  l'outil Facebook pour ce qu'il est. Pour ce faire, Robert Paul nous a d'ailleurs nommée 'administratrice's pour que nous fassions revivre ce bras mort... Et Bruges... revécut! 

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Les quais de Bruges…

    « Ces quais de Bruges, combien, dans ma pensive jeunesse je les ai suivis, confessés, aimés, – avec des coins que j’étais seul à connaître, à consoler, avec des maisons dont les vitres mortes me regardaient !
     Et, dans la prison des quais de pierre, l’eau stagnante des canaux où ne passent plus de navires, ni de barques, où rien ne se reflète que l’immobilité des pignons dont les arches décalquées ont l’air d’escaliers de crêpe qui conduisent jusqu’au fond. Et sur les eaux inanimées, des balcons en surplomb, des rampes de bois, des grilles de jardins incultes, des portes mystérieuses, toute une enfilade de choses confuses et déjetées qui sont accroupies au bord de l’eau, avec des airs de mendier, sous des haillons de feuillage et de lierre qui s’effilochent… »    –     Georges Rodenbach.

Ainsi dormait cette page Facebook longtemps oubliée...

Depuis une semaine nous sommes passés d'une trentaine de membres à plus de 110! Nous vous y attendons pour que vos nombreuses œuvres propulsées par notre beau réseau soient une vitrine de la vitalité de nos échanges. Visibilité augmentée, profitable à tous!

C'est donc ici! https://www.facebook.com/groups/364779173602534/


Prairial-40x100.jpgMais...  l'idée ne serait pas venue sans doute, sans cette soudaine décision d'organiser une  exposition de printemps avec Liliane Magotte! Elle exposera d'ici peu avec  les auteurs Joëlle Diehl-Lagae et Sandra Dulier dans les locaux de la très belle église, autrefois norvégienne, de All Saints à Waterloo, dont le vernissage aura lieu le samedi premier avril prochain... premier jour des vacances de Pâques 2017. Et ce n'est pas une blague!

Les cartons magnifiques de Liliane sont prêts. L'invitation se trouve ici:  

https://artsrtlettres.ning.com/events/spirals

En conclusion,

nous vous proposons rien moins qu'une RENCONTRE printanière entre les membres le jour du vernissage! Ce premier avril 2017 est donc une date à retenir   pour que  tous ceux  qui sont en Belgique. Qu'ils viennent boire le verre de l'amitié autour des œuvres de ... Liliane, Joëlle et Sandra.

 

Avec toute notre amitié, Liliane et Dominique-Hélène (dite Deashelle)

 

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administrateur théâtres


12273213069?profile=originalDans la course au bonheur, Silvia, la fille d’un gentilhomme et Dorante, de même naissance, seront-ils finalement faits l’un pour l’autre en ce qui concerne la qualité de leurs sentiments ? C’est la seule chose dont veut s’assurer la belle Sylvia : que de nobles sentiments mutuels soient équitablement partagés. Angoisse qui ne cesse, à vrai dire de traverser les siècles, jusqu’à nos jours, dans une habile mise en scène de Stéphanie Moriau, fine organisatrice du carnaval des sentiments.

Double observation. Afin d’étudier le prétendant à loisirs, la jeune fille a décidé de prendre la place de Lisette, sa servante, et celle-ci, ravie de la récréation, jouera le rôle de la maîtresse. Mais, Dorante a eu la même idée : il s’est travesti en Bourguignon tandis que son valet, Arlequin, ravi lui aussi d’avoir l’occasion de malmener son maître, jouera sublimement au « Monsieur ». Le choix de Julien Besure ne pouvait pas faire mieux dans ce rôle de bouffon vaniteux, parfait malotru, sot et trivial, dont le jeu de jambes et de postures est éblouissant. Les habits et les manières, certes, peuvent contrefaire, mais la langue ne peut trahir. Du côté des nantis, c’est la qualité de la langue courtoise, vive et raffinée, qui révèle malgré les déguisements, la délicatesse et la sincérité des sentiments. Marivaux, l’esthète ! Serge Daems à la machine à coudre de costumes de rêve ! Et un rêve d’interprétation, tant pour la qualité de la diction que pour la qualité des intonations et la vérité de jeu, incarné par Caroline Lambert. On se souvient avec ravissement de l’espiègle servante espagnole de « Comme s’il en pleuvait », joué dans le même théâtre par la même exquise comédienne, qui a fait le cours Florent et ne déparerait pas à La Comédie Française ! Lumières et régie : l’impeccable Sébastien Couchard.

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Mais, si le délicieux Dorante (Jules Churin, qui lui résisterait ?) a eu le coup de foudre et meurt d’amour pour une prétendue femme de chambre nommée « Lisette », la joueuse et vindicative Silvia ne laissera tomber son masque de domestique que lorsque Dorante, ayant eu l’imprudence (?) et la franchise de lui avouer son identité, ira jusqu’à la demander en mariage malgré son statut de domestique et après avoir même dû essuyer …les affres de la jalousie ! C’est ici, que Marivaux pousse à l’extrême le marivaudage, c’est-à-dire, non vraiment ce que l’on entend par badinerie, mais le plaider le faux pour savoir le vrai ! Car voici que Mario, le frère de Sylvia, lui aussi pousse le jeu en déclarant tout à coup qu’il est amoureux de « Lisette » et prétend être son amant ! Un Abel Tesh de haut vol et de haute stature ! Quelles tempêtes sentimentales, quels quiproquos, quelles manipulations… c’est la société entière qui est dépecée sous le scalpel de Marivaux, l’anatomiste !

 

Ce qui apparaît sous les traits débonnaires et rieurs de Michel de Warzée, c’est une nouvelle sorte de père qui met le bonheur de sa fille au-dessus des conventions sociales et de l’appât de gains matériels. Mais ce père garde toutes les commandes car lui et son fils sont les seuls à connaître les dessous des déguisements croisés, et à jouir de la comédie dont ils sont les maîtres. Voilà Sylvia, qui pensait être passée maître à bord, en proie à un jeu qu’elle ne dirige plus, pas plus qu’elle ne semble capable de contrôler la nature de ses sentiments. Elle enrage lucidement de se savoir aux mains d’un destin qu’elle ne contrôle plus… Sort fatidique et éternel des femmes, en général ? Marivaux, féministe ?

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Du côté des serviteurs qui jouent aux maîtres, l’imposture est de taille et très douloureuse. Comment ? Se laisser aimer d’un seigneur ? Est-ce pensable ? Lisette, dite « Sylvia » ne répond bientôt plus de rien, car elle fait confiance à son trouble et ses émotions ! Elle supplie Orgon d’arrêter le « jeu ». Elle n’en peut plus ! Dans ce rôle qui lui va comme un gant, Stéphanie Moriau est palpitante d’émotion et de satire. Accepter les avances d’une Dame ? Impensable pour le très leste Arlequin, dit « Dorante » ! Shocking ! Dans son jeu de salon aux allures de carnaval, Marivaux se gausse ouvertement des barrières sociales ! Ah, le visionnaire ! 

 

"Le Jeu de l'Amour et du Hasard"

22-26 Février et 7 au 26 Mars 2017

Comédie ClaudeVolter - Bruxelles

avenue des Frères Legrain, 98

1150 Woluwe-Saint-Pierre

http://www.comedievolter.be 


secretariat@comedievolter.be 


02-762.09.63

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administrateur partenariats

 

12273209257?profile=original

Robert Paul appelle les membres Arts et lettres 

qui seraient disposés à traduire le sonnet de Emma Lazarus,

à commenter de leur traduction 

le billet dont voici le lien:

EMMA LAZARUS -

Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres,

Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres,

Les rebuts de vos rivages surpeuplés

Envoyez-les moi, les déshérités ...

 Robert Paul souhaiterait que ce texte fut traduit

dans de nombreuses langues.

Les traductions feront ensuite l'objet d'un billet de partenariat.

Merci à tous pour votre participation.

Sur une idée de Joelle Diehl,

initiatrice des traductions lors de l'aventure "L'Arbre de vie"

Les partenariats d'

Arts

12272797098?profile=original

Lettres

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administrateur théâtres

Image may contain: 1 person, sitting, child, table, shoes and indoorTempête dans un café. Cela se joue dans l’arrière-salle d’un café parisien, dans un décor et des costumes de Lionel Lesire. Imaginez un jukebox et des sofas et table basses faits avec des palettes de récupération. Un grand mur de briques blanches et une fenêtre pour le temps qu’il fait. Elles sont belles, les comédiennes d’ "Un temps de chien", une comédie contemporaine de Brigitte Buc ! Naissance de vies de jeunes femmes ? Joyeux et délirant comme un enterrement de vies de jeunes filles.

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 Avec Sophie DelacolletteCécile Florin and Christel Pedrinelli et Fred NyssenImage may contain: 3 people, people sitting

La mise en scène de ce texte bien rythmé est signée Fabrice Gardin. Dehors : la pluie, la neige, les giboulées. Dedans : le chaos de vies sous pression qui explose sous le regard narquois du garçon de café misogyne mais compatissant (Frédéric Nyssen) qui a eu de nombreux déboires avec les femmes et n’est pas de bonne humeur, aujourd’hui. Big Bang bénéfique, car au fur et à mesure des partages gourmands de ces commensales fortuites et bavardes, le monde se redessine autrement, grâce à l’humour !

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Hélène (Christel Pedrinelli) est la wonderwoman débordée par son boulot haut de gamme et sa famille égocentrique. Un optimisme forcené l’aide à gérer, ou presque. Loulou (Sophie Delacollette) est la jolie bringue, mère célibataire, craquante de charme, travaillant dans un magasin de lingerie. Elle n’aime que son fils, et lui donne tout ce qu’elle-même n’a jamais reçu, étant une enfant de la Ddass, brinqueballée de famille d’accueil en famille d’accueil. Après des tas d’aventures ratées, Gabrielle (Cécile Florin) est seule, méfiante et paumée. Au cours du huis-clos les regards se mesurent, se comprennent ; les cœurs fondent, les rancœurs crépitent et les langues se délient. De chiens de faïence, elles se changent en saint-Bernard et vont se solidariser à vue d’œil, à coups de bonne chère et d’Armagnac. Crises de nerfs, burnout, tout y passe avec des uppercuts bien assénés sur les maux du siècle. Quelle meute ! On fête un non anniversaire délirant, décidément, le meilleur de leur vie. Elles sont hors du temps : elles dansent, elles fument, elles s’éclatent sans la moindre honte ! Elles prennent le bon temps à bras le corps. Le peps et le champagne coulent à flots, le garçon de café est atterré et finit par fuir les lieux, non sans les avoir enfermées par erreur ! Et la fin… justifie les moyens, à vous de juger ! 

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http://www.trg.be/saison-2016-2017/un-temps-de-chien/en-quelques-lignes__7004

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administrateur théâtres

                                        Reines de pique ou de cœur ? Croisement de sensibilités assuré. Une nouvelle guerre des roses se prépare-t-elle ? Voici les retrouvailles piquantes, sur un plateau piqué de 900 roses rouges, de deux roses particulièrement fabuleuses de notre scène belge : Jacqueline Bir et Janine Godinas. La méditation sur leur vie respective de riche …et de servante va les réunir comme d’inséparables yin et yang.

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La mise en scène économe et intelligente de Philippe Sireuil fait ruisseler le texte serré et exaltant de Jean-Marie Piemme spécialement écrit pour le duo de divas. A part les roses, le reste du décor est une tour de Babel, faite de valises de l’ancien temps, falaise imaginaire de Douvres-Dover, de l’autre côté de la mer. Le texte embrasse l’art théâtral à l’ancienne, dans une étreinte royale. Le roi Lear est ce fantôme omniprésent qui n’a pas raté son rendez-vous avec l’éternité ni avec les deux femmes qui ont consacré leur vie entière au théâtre. A écouter les dialogues des deux voyageuses du temps, on ne peut s’empêcher de penser aux joutes verbales de Jacques le fataliste et son valet, de Sganarelle et Dom Juan,  deVladimir et d'Estragon… et à tout le non-dit du théâtre qui ne cesse d’éclairer nos propres choix par effet miroir. La quête de la vérité – sur soi et sur le monde – passe par le verbe, l’expérience théâtrale, la mise à distance, la sublimation des souvenirs que l’on ranime, revit, répare et range pour la jouvence éternelle.

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Un jour, Madame a décidé que l’argent ne la dominerait plus. Madame n’a plus d’argent, c’est la fin du voyage. Faisant preuve de virtuosité dépensière elle a dilapidé tout l’héritage de son défunt mari. Majestueuse, Alpenstock à la main, Madame frappe à la porte de sa servante à trois heures du matin pour lui enjoindre de la suivre séance tenante jusqu’à Douvres, retrouver le roi Lear et « battre le fer des vielles formes sur l’enclume de l’éternité ! » Au fil des années, l'orgueilleuse Elisabeth a été hantée par le dernier souvenir de son père avec qui elle a vu la pièce étant gamine. 

Flambeuse : pour elle « Le vertige ultime est perdre et sourire en partant ! » Elle expectore toutes ses hallucinations au cours de ce pèlerinage improvisé ou imaginaire. Dans une ultime jouissance, elle va accomplir une sorte de sabbat de la vengeance maritale avec la férocité d’une mégalomane. Mais Marie, sa servante restée fidèle, a percé ses multiples secrets. Sous ses dehors de maîtresse inaccessible, elle est transparente et tellement vulnérable. Devant  sa camériste, Elisabeth se montre à nu, inquiète de tout, se posant les questions existentielles « qui suis-je, où est ma place ? » La force de Marie est de lui confier « Mon théâtre, à moi, c’est vous ! » Pour rester vivante et rêver de nouvelles aventures.

Les deux pôles opposés ne cessent de s’attirer avec un même choc d’arrimage. Le scorpion et la cigale partagent la lucidité ,et quelle entente cordiale sauf la distance sociale ! « Nous serons deux exploratrices passionnées, nous serons nouvelles dans un temps nouveau. N’est-ce pas bien de rêver ensemble ? Tu étais le maître et j’étais l’esclave ! Elles ont quinze ans d’âge ! « Restons ce que nous sommes » Elles ont choisi le défi éternel, le coup de foudre, trouvé l’accord et les étincelles du frottement mutuel.

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Une coproduction du Théâtre Le Public et du théâtre de Namur.

(Photo : ZvonocK)  http://bit.ly/2l49NVM

Du 14 février au 18 mars 2017

au Théâtre Le Public
rue Braemt, 64-70 1210 Saint-Josse-Ten-Noode

http://www.theatrelepublic.be 
info@theatrelepublic.be 
0800-944.44

Les prochains spectacles: 

Moi Pirandello : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=461&type=1
Legs maternels : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=463&type=1
Reines de Pique : https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=462&type=1

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Errance sur la toile

Soliloque

Le monde est empli de splendeurs
Qui exaltent ou qui émeuvent.
Or en créent d'autres ceux qui peuvent
Marier formes et couleurs.

Leur nombre est certes époustouflant
Car ce grand art est difficile.
Comment y devenir habile?
Il requiert plus que du talent.

Méditant, je crois que pourrait,
Envoyé par la providence,
Invisible dans la brillance,
Un esprit me dire un secret.

Me parlerait de l'énergie
Que reçoivent tous les artistes.
Ils défient ce qui les attriste
En captant de la poésie.

20 février 2017

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MON DIEU LE TEMPS ME DONNE TOUT  

 

Mon dieu le temps me donne tout

Il est si fort il est si doux

Mon dieu ce monde est un mystère

Il touche ciel il touche terre

 

Mon dieu le départ d’un ami

Savais-tu qu’il s’est endormi

Au fond d’un livre de prières

J’ai vu son ombre sur la pierre

 

Mon dieu notre corps à genoux

La mort était si près de nous

Mon dieu la vie ne vaut pas cher

On serre des mains passagères

 

Mon dieu cette vie à l’envers

Et toi et moi qui laissons faire

Un peu de tendresse en passant

Pourrait nous rendre intéressants

 

Mon dieu nos rêves qui basculent

Parfois on se sent ridicules

Qu’est-ce qui pouvait nous arriver

Au milieu d’un conte de fées

 

Mon dieu donne-nous le courage

D’aller jusqu’au bout du voyage

Toute cette haine à notre porte

Mais la vie sera la plus forte

 

Prenons nos rêves pour le réel

Nourrissons-les ils sont si frêles

Si j’attends assis bien au chaud

Ils resteront dans leur cachot

 

Un nouvel enfant vient de naître

Ne le laissez pas disparaître

Avant que ses paroles fines

Ne nous aient sortis de la mine

 

Mon dieu j’ai mal à mes semblables

Leur souffrance est intolérable

Je les invite et dans mes bras

Leur regard m’illuminera

 

Avec juste un petit sourire

Notre fenêtre va s’ouvrir

La chaleur alors entrera

L’hiver dégoûté s’en ira

 

Mon dieu merci pour ce message

L’oiseau est sorti de sa cage

Il commence à bouger les ailes

En sautant de la passerelle

 

Mon dieu je n’en ai pas fini

Tant que je suis encore ici

De vous rabattre les oreilles

Avec mon cri plein de soleil !

écrit en janvier 2015 MON DIEU LE TEMPS ME DONNE TOUT.mp3

 

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Michel SIDOBRE : Sans lecteur pas de textes vivants

Si nous écrivons avec plaisir, il y a bien un moment où nous cherchons le public auquel nous nous adressons : public actuel ou public futur ...

Nous écrivons et pouvons en parler, comme dans ce reportage :

Parfois nous lisons nous-même, comme ici, a minima :

Parfois, enfin, nous voyons et entendons lire ... nos lecteurs !


Michel SIDOBRE par Jean GOUNIN par sidobre1

En attendant d'autres voix, d'autres âges et l'autre sexe ...

Michel Sidobre

http://sidobrepoete.e-monsite.com/

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Mes lecteurs, à la suite ...

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POUR L'AMOUR DE MARIE (NOEL) BON ANNIVERSAIRE !

En 1977, ma grand mère qui habite à côté de Charny, pour célébrer mon premier prix de poésie dans la Revue Points et Contrepoints (dans laquelle vingt ans plus tôt, Marie Noël avait été publiée) me prend en photo devant la statue de Marie Noël. Je recevrai 2 autres prix, un en 1980 (Médaille de bronze au Concours International Littéraire), un en 1987 (Prix Chateauneuf du Pape de la Société des Poètes Français) ainsi qu'une préface de Alain Decaux en 2007 pour l'un de mes prochains

recueils (2016 et 2017).

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12273197467?profile=originalPlusieurs années après, je suis les cours de Pierre Litoust dans une école de musique à Conflans Ste Honorine (Classe de Chanson pendant 12 ans, équivalant à un 3ème cycle). Il me fait découvrir les poèmes de la dame et je mets en musique deux poèmes. Encore quelques années après, nous arrivons en bateau à Auxerre. Je passe devant la maison, fermée toujours, c'était en 2003. En 2010, une des petites nièces de Marie Noël F.R. vient m'écouter en concert à Châtel Censoir. Peu après elle me donne les coordonnées de la S. (à l'époque M. de S. était président) quand je lui dis que j'ai mis en musique deux poèmes et que j'aimerais pouvoir les chanter (et de ce fait obtenir une autorisation). Je ne parviens à joindre ces personnes ni par mail ni par téléphone. Fin 2013, nous atterrissons dans un petit appartement rue Milliaux soit à mi chemin entre la maison et le lieu de naissance de Marie Noël.

Clin d'oeil du destin ? Je tente toujours désespérément de joindre ou d'atteindre la S. qui semble être présente sporadiquement dans la maison toujours fermée...

12273197078?profile=original                M. G. Président de la S. en septembre 2014, m'ouvre la porte : mon affiche à droite !

Un jour de septembre 2014, la porte s'ouvre. Mon compagnon Carl rentre et rencontre plusieurs personnes, le nouveau président, M. G. et M. C., archiviste depuis plus de 30 ans. M. G. se confie à Carl sur certains choses curieuses au sein de l'association.... Puis m'invite à chanter GRATUITEMENT pendant les 2 journées du Patrimoine les 20 et 21 septembre 2014. J'accepte et je passe le samedi et le dimanche dans la Maison de Marie Noël à chanter mes propres chansons et les poèmes de Marie Noël que j'ai mis en musique (environ 6). M. B. m'invite chaleureusement (hé oui) à chanter pour illustrer sa conférence à propos de sa grand tante par alliance. Tout le monde est très satisfait de ma prestation. Beaucoup de monde car je suis aussi un peu connue dans l'Yonne.

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https://youtu.be/QSXqGbIvH5Y

L’AME SŒUR  

 

                                            La maison s’est ouverte

                        Au vent de ma chanson

                       Triste et surtout déserte

                       Elle errait sans raison

 

                        Ses roses sont fanées

                        Ses poutres s’alourdissent

                        Sous le poids des années

                        Des feuilles qui jaunissent

                        Ses murs sont devenus

                        Un peu gris sous les larmes

                        Mes notes inconnues

                        Sont tombées sous le charme

                        Elle attendait dehors

                        La vieille forteresse

                        Comme une femme au port

                        S’étiole sans tendresse

                        Elle a ouvert les bras

                        Et le plus grand poème

                        Est sorti des gravats

                        Pour lui dire je t’aime

                        Son corps est oppressé

                        Par la guerre et l’absence

                        La chaleur d’un baiser

                        A brisé le silence

                         Elle a dit : venez vite

                        J’ai encore dans le four

                        Une tarte bien cuite

                        Et quelques mots d’amour

                        Alors tout doucement

                        J’ai traversé le seuil

                        Touché le firmament

                        Avec du bleu sur l’œil

                        Alors je suis entrée

                        Avec plein de douceur

                        J’ai enfin rencontré

                        Ma défunte âme sœur / âme sœur 

             Anne David (parmi 350 chansons déposées paroles et musique à la Sacem)

20 décembre 2014, avec l'accord du Président de l'époque M. G., je donne avec deux musiciens un concert avec en première partie mes chansons, en deuxième partie, les poèmes de Marie Noël que j'ai mis en musique et pour lesquels j'ai demandé une autorisation écrite en octobre.

Février 2015 : nous recevons chacun Carl et moi une lettre recommandée nous interdisant de poursuivre l'hommage, de chanter les poèmes etc... Entre temps, je suis invitée à me produire avec cet hommage entre autres à l'Abbaye de Reigny, à la Closerie, à Paris (22 concerts en 2016). Le 24 août, date assez symbolique donnée par la S., j'honore un rendez vous que j'ai demandé depuis des mois avec le nouveau Président. Je me retrouve devant 3 personnes (2 en plus du président). Pendant 1 h 30, j'aurai été "torturée" mentalement dans la pièce où j'ai offert gracieusement 3 concerts. M. B, notamment me dit que je ne suis pas à la hauteur, que mon travail n'est pas de qualité... Je rétorque que j'ai reçu la MEDAILLE D'HONNEUR DE LA VILLE D'AUXERRE (mais il dit : " çà ne vaut rien, même la légion d'honneur on la donne à n'importe qui"). J'aurai aussi été invitée, interviewée cette année par 1 télé nationale voire internationale, la Chaîne Catholique KTO et 2 Télés locales (comcomTV et Auxerre TV). et j'aurai reçu une seconde médaille d'AMBASSADRICE DE L'YONNE ET DE LA BOURGOGNE  (et sans doute une troisième récompense cette année 2017) après mon concert de Vallery de M. J.B.L, maire et sénateur. J'aurai reçu entre autres les félicitations de nombreuses personnes (une trentaine de dates) dont le Père T. Je continue mon hommage, persiste et signe.

https://youtu.be/TqdC2w62UXA

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https://youtu.be/CYPx9LsipLU

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Avec toi j'ai marché...

 

 

Avec toi j’ai marché

Vers un ciel plein d’étoiles.

Regarde bien, Marie

Ce qu’ils font de nos rêves !

 

Hé oui, rien n’a changé

Depuis que certains voiles

Ont posé le mépris

Sur nos yeux : je m’élève

 

Contre les fossoyeurs

De ton œuvre bannie !

Nous traversons le temps,

Je reste à tes côtés.

 

Vers des mondes meilleurs,

J’emmène un chant béni ;

Je croque à pleines dents

Dans tes mots mérités !

 

Levant une bannière

Qui porte tes couleurs,

Je trottine gaiement

Avec ton chant joli.

 

Emplie par ta lumière,

J’avance ! je n’ai pas peur

Des propos assommants

M’accusant d’un délit.

 

Oui j’avance, Marie,

Avec la larme à l’œil,

Mais aussi le sourire

De ceux qui, comme toi,

 

Combattent à tout prix

Avec de simples feuilles.

Toute à la joie d’écrire,

Je continue ! Je dois

 

Tenir quoi qu’il advienne !

Ton regard bienveillant

Accompagne ma voix ;

Certains m’ont adoubée !

 

Alors, hurlante chienne,

Flairant des assaillants,

Je protège avec foi

La rime prohibée.

 

Avec toi, j’ai couru

Sur les rives de l’Yonne.

Regarde bien, Marie,

Ce qu’ils ont fait. Dis leur !

 

Tu n’as pas disparu.

A ceux qui nous baillonnent,

Sans fin, je lance un cri :

Vous écrasez nos fleurs !

 

Avec toi, j’ai marché

Vers un ciel plein d’étoiles !

Anne David septembre 2016

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administrateur théâtres

 

Un très beau travail d' interprétation  pour  ce  quintet théâtral dédié à l' hyperréalisme:  Luc Brumagne, Nicolas Buysse, Kim Leleux, Cécile Van Snick et Camille Voglaire sont partis pour interpréter un opus sur la difficulté du dire.

Si la critique anglo-saxonne est  unanimement dithyrambique, parlons du projet tel qu’il nous est apparu, avec nos failles et nos propres filtres.  Des acteurs amateurs  suivent un cours de théâtre: peut-être bien que oui, peut-être bien que non! Vu du côté spectateurs, cela a tout l’air d’un groupe de parole thérapeutique pour des individus venant d'un monde malade dont on observe les séances, en temps réel. Un temps qui semble souvent grossi à la loupe tellement les bâillements vous guettent.  La coach est sévère, condescendante, omnisciente, et même hypocrite, jusqu’à ce qu’elle craque ? Elle aussi. Ce qui  rend compte de la  fragilité humaine, mais celle-ci est-elle encore à démontrer? Ou est-ce  faire œuvre indispensable, charitable et urgente  en outre-Atlantique? Coup de griffe  au passage  pour tous les coach  vivant de recettes charlatanes et de la crédulité publique. Pour certaines féministes?   

La technique intéressante est que tous les  participants, dont une seule d’ailleurs semble clairement avoir des ambitions de  future comédienne, et la plus vulnérable de la bande,  ont  pour consigne de prendre la vie de l’autre en main et  raconter dans le cercle,  ce qu’ils ont retenu de la bio parlée de l’autre. Technique épuisante pour le spectateur qui se trouve physiquement hors-jeu, confiné  dans son rôle de  spectateur, pris en otage dans un chapelet de redites. Lassé par une langue populaire traduite maladroitement parfois, versant souvent  dans la platitude avérée. Toute parole ne fait pas œuvre de théâtre même si la recherche de la vérité se love dans les craquelures de l'image. On vous conseille la patience si l'empathie vous manque! 

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L’intrigue de la pièce est quasi invisible. Qu’est-ce qui émeut, qu’est-ce qui touche, qu’est-ce qui est racontable? Dans le rôle-playing, chacun y va de son effet miroir. Chacun se livre docilement aux exercices de grammaire des groupes de théâtres, dont l’un revient régulièrement comme un motif - lancinant pour le spectateur -  expérience humaine bouleversante pour l’acteur pour ceux Qui en ont déjà fait l’expérience. Ils sont tous couchés sur le tapis de jeu absorbant les affects et doivent à tour de rôle sans pouvoir voir les participants  dire un chiffre  de la série de 1 à 10 sans  voler la parole à l’autre. Expérience très difficile si on n’est pas entièrement à l’écoute de l’autre et capable de respecter le moment où il va dire  le chiffre qu’il se sent prêt à dire!  Exercice fort insipide pour celui qui regarde. Difficile de taire une certaine déception…

Les histoires racontées ? Rien que des banalités car le secret de chacun mettra une éternité à se dire. Les scènes se succèdent, minutées et coupées au moment où quelque chose d’important allait se dire. Très frustrant. Les pauses-récréation-déglutition (chips, pomme verte, nouilles asiatiques…)  entre les séances en disent un peu plus sur les rêves et  la vie charnelle de chaque participant. La solitude, les ruptures, les cassures, la communication ratée ont brisé chacun, vont-ils savoir se reconstruire grâce à la mise en commun?

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info utile:

De Annie Baker

Traduction : Patricia Morejón et Nick Millett

Mise en scène : Nick Millett

Avec Luc Brumagne, Nicolas Buysse, Kim Leleux, Cécile Van Snick et Camille Voglaire 

Un spectacle coproduit par l’Atelier Théâtre Jean Vilar, le Théâtre de Liège et le Théâtre Le Public en partenariat avec la Compagnie Elapse. Avec la participation du Centre des Arts scéniques.

  

"Les participants d'un atelier de théâtre révèlent leurs rêves, leurs faiblesses et se transforment au fil des séances. Cinq comédiens pour un moment bouleversant de théâtre vérité qui tutoie le rire et les larmes. Une pièce déjà primée et jouée à maintes reprises, créée pour la première fois en Belgique !"

http://www.atjv.be/Cercle-miroir-transformation

Rés. au 0800/25 325.

Du 8 au 17 février et 7 au 11 mars 2017 - Théâtre Jean Vilar

Vendredi 10/3 : mise en bouche à 19h45 au bar (brève introduction au spectacle).

 

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DES ECLATS DE TOI...

Dans la tête bourdonnent des éclats de toi...

Était-ce si loin ou peut-être hier?

Ils transgressent le temps, flashent au fond de moi!

M'y retrouve fragile, mais toujours entière...

Bonheur en attente, regrets écartés

Violence des choix, vertiges et sueur...

Tu seras toujours dans temps oubliés

Le corps se souvient autant que le cœur!

Un beau soir d'été, une place en or...

Sous un ciel foncé les étoiles brillent.

Avec légèreté un baiser si fort...

Et tout oublier et les sens en vrille!

J.G.

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J'ai oublié tant de choses

J'ai oublié tant de choses
de mon enfance
des souvenirs j'en ai pourtant
comme tout le monde
je ne sais pas ce que j'en ai fait
je les ai oubliés
Sur des images d'il y a longtemps
je me retrouve
moi en noir en blanc
à côté d'un père jeune homme
je retrouve des saveurs lointaines
que j'ai oublié de vivre
Parfois au détour d'un mot d'un lieu
d'un battement de cœur
remonte un fragment
poignant
je ne sais pourquoi
et si vague
insaisissable

(martine rouhart)

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ENTRE NEIGE ET VERDURE...

Entre neige et verdure

Belle nature hésite

Soleil en valeur sûre

Illumine les sites...

Quand le froid si cuisant

Tel un frisson dans le dos

Nous ramène au présent

Et au délire des mots...

La fièvre qui nous anime

N'est pas fragilité

Et nous frôlons l'abîme

Perdant le goût d'aimer!

Entre neige et verdure

Une plage...un ciel bleu...

Loin des mauvais augures

S'enlacer deux par deux...?

J.G.

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