Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3146)

Trier par
administrateur partenariats

12272959080?profile=original

   Chantal Longeon  « Répétition »

Chopin

Son âme perle en arpèges cristallins

sur les touches célestes, mélodie de l'amant,

gouttes magiques en gerbes d' étincelles,

ses doigts pleurent une beauté éternelle.

son génie est inscrit sur la clé des temps.

Son être est présent au milieu des foules,

son esprit est ailleurs, au delà de l'instant.

Il s'abreuve à ce nectar qui le saoule,

perdu dans ce monde de notes irréelles,

Son génie est inscrit sur la clé des temps.

Il est l'aura qui s'élève vers des cimes,

l'ombre glissant au profond des abîmes.

Une nocturne tendre, berceuse en bémol,

une valse enjouée sur les touches blanches

Sur le clavier endiablé, il s'épanche.

Son génie est inscrit sur la clé des temps.

Son âme perle en arpèges cristallins

sur les touches célestes, mélodie de l'amant,

Il joue pour Georges,il joue pour l'espoir

De ses doigts coule tout l'amour divin.

JDL

27/09/2013

Un partenariat

Arts  12272797098?profile=original

Lettres

 

Note importante de l'administrateur des partenariats et de Robert Paul:

les partenariats poésie- peinture ne reprendront qu'au mois de décembre; certaines tâches importantes

devant être réalisées avant la reprise de ceux- ci.

Lire la suite...

Couture à Senlis.

12272934258?profile=originalOn connait tous Séraphine Louis dite Séraphine de Senlis, notamment grâce au succès (mérité) du film de Martin Provost porté par l'interprétation habitée de Yolande Moreau.

Mais qui se souvient de Thomas Couture ? Né à Senlis (Oise) en 1815, il y passa une enfance tranquille jusqu'en 1826 avant de gagner Paris, de se former aux Arts et Métiers puis à l'atelier du baron Gros. En 1837 il est second au prix de Rome et expose au Salon dès 1840, la voie est tracée, la réussite assurée.

C'est vrai, on l'a taxé d'académisme, alors -moue condescendante- vite aux oubliettes, section toiles d'araignées. On a dit que ses sujets étaient faciles, voire -insulte suprême- pompiers (comme ses Romains de la décadence qui triompha au salon de 1847, exposé à Orsay), ses portraits guindés, empesés.

12272935055?profile=originalC'est vrai il fut tenté par les ors du pouvoir (Napoléon III lui commanda même Le baptême du prince impérial... qu'il ne termina jamais), son carnet de commandes plein de personnalités à immortaliser, sa renommée grande auprès de la bonne société, des collectionneurs.

12272935852?profile=originalLa baronne Marie-Marguerite d'Astier de la Vigerie, 1847.

Puis ses relations avec les nantis et les bien-pensants s'assombrirent, il retourne à Senlis en 1859, avant d'acheter une belle propriété à Villiers-le-Bel (Seine-et-Oise -actuel Val d'Oise-) dix ans plus tard, où il s'éteint en 1879.

Oui, mais sa touche est vive, libre, son oeil aiguisé, le trait peut être acerbe, à la manière d'un Daumier, son contemporain (1808-1879), sa manière sensible et personnelle, voire innovante.

12272935690?profile=originalLa commandite, entre 1860 et 1869.

Il aimait les couleurs pures, un rouge vif qui fait palpiter le modèle en habits sombres sur un fond neutre, la touche rapide...

12272936294?profile=originalJeune Italienne, vers 1877.

... et sa main virevoltait, refusant les entraves ou essayant de s'en libérer.

12272937500?profile=originalIl fut aussi un grand pédagogue, si son élève le plus célèbre fut Edouard Manet, il eut aussi un grand écho aux Etats-Unis et de nombreuses américaines notamment suivirent ses sessions d'été à Villiers-le-Bel. Il laissa d'ailleurs sa "Méthode et entretiens d'atelier". Et la politesse lui est rendue au Musée d'Art et d'Histoire de Senlis puisqu'une salle lui est consacrée dans la Chapelle du Chancelier Guérin qui fut... son atelier.

J'espère vous avoir fait découvrir un Couture plus chaleureux, plus novateur et plus intime.

12272938254?profile=originalChats au coin du feu, vers 1877.

Michel Lansardière (texte et photos).

Lire la suite...

Lalée

 

 

 

Notre mémé, souriante et futée,

Restait sans bouger, toujours alitée.

Un pouce glissant, le long des phalanges,

Geste habituel, nous semblant étrange,

Elle dévidait, pour passer le temps,

Le gros écheveau des années d'antan.

Nous l'avions connue, coquette, élégante,

Nous paraissant fine et intelligente.

Elle conservait sa foi, face au sort,

Qui lui infligeait de terribles torts.

- Je remarcherai, tu verras papa!

Lui, qui l'aimait tant, il n'y croyait pas.

Six ans sans maudire, et souvent rieuse.

Voulait nous savoir élèves studieuses.

Les succès scolaires, de ma grande soeur,

Lui mettaient toujours de la joie au coeur.

Un matin, sans bruit, quitta la lumière.

Trente jours plus tard, s'éteignit grand-père.

                                                           

7/03/1961

 

Lire la suite...

Une lanterne de lumière pour éclairer vos fêtes

Donner joie à toute la famille et vos petits

 12272907675?profile=original

http://livre.fnac.com/a6227962/Rebecca-Terniak-La-petite-fille-a-la...

Oyez, Oyez d'Arts et Lettres, chers Amis

La requête qui revient vers vous aujourd'hui !

Si Robert Paul me fait avant les fêtes un si bel honneur

De mettre mon ouvrage poétique-aquarelle en valeur,

Il est de mon plaisir et devoir à mon tour

D'honorer cette belle chance sans détour :

Aussi vous montrerais-je une fois de plus le chemin

Vers la Fnac en ligne assurer vos désirs par ce lien

Et vous le procurer pour vous ou vos petits demain.

Et si immense plaisir voulez me faire

De si gente et courtoise manière :

Près des étoiles de son image,

Offrez-moi sans ambages

Votre commentaire  pas trop sage !!

Je vous en remercie du fond du cœur

Et vous souhaite lumière et bonheur !

12272908881?profile=original

 

Lire la suite...
administrateur partenariats

12272605055?profile=original

Rencontre d'automne, le billet d'invitation.

Première rencontre réussie !

Soirée mémorable lors de cette belle  rencontre 

entre les membres d' Arts et lettres !

Ils sont venus de partout, bravant la pluie et la grisaille, afin de célébrer l'amitié et de concrétiser enfin par une rencontre ces riches échanges que nous offre le réseau Arts et Lettres.

Tous réunis autour de Robert Paul, dans une ambiance sympathique et chaleureuse, bonne humeur et bavardages se poursuivirent jusque tard dans la nuit !

Nul doute que cette première édition sera suivie par d'autres !

 

Ce billet permettra aux membres de poster

leurs commentaires ainsi que

leurs plus belles photos de la soirée.

Merci à tous pour votre chaleureuse participation.

A bientôt!

Lien du billet " Discours prononcé à l'occasion de la " Première rencontre d'automne "

ou le site Arts et Lettres décrit avec humour "

Lire la suite...

Murmures

 

A Yvette, en phase terminale

Par ces jours à la fois lumineux et sereins
Quand vous allez fermer vos yeux bleus à jamais,
Laissant dans la douleur tout ceux que vous aimez,
Moi, je continuerai, seulette mon chemin.

Lors je n'entendrai plus votre voix, douce amie.
Je me permets souvent de paraître infidèle,
Vous, inlassablement preniez de mes nouvelles,
J'étais par votre appel, chaque fois attendrie.

Je vous lisais les vers que je venais d'écrire ,
D'un jet naïvement, partant d'un coup de coeur.
Vous me disiez toujours en goûter la fraîcheur.
Je m'amusais aussi à provoquer le rire.

Nous avons bien des fois repoussé la tristesse
Minimisant les maux que le destin impose.
Toutes deux apprécions la durée d'une pause.
L'amitié agissante est source d'allégresse.

Vous étiez, comme moi, délivrée de la peur,
Des douloureux regrets, des pensées qui agressent
Des espoirs insensés abusant la jeunesse.
Mais vous avais-je dit que je n'ai plus de pleurs?

13 septembre 2009

Lire la suite...

DOUCEUR D'AUTOMNE...

La page se fait floue

Une larme sur la joue...

Le regard s'est brouillé

C'est la fin de l'été.

Les oiseaux en partance

Et le cœur en errance...

Cotonneuses sont les heures

S'y enfuit le bonheur!

Car oui, il est bien là

S"accrochant à nos pas...

Et merveille de connaître

L'explosion de son être!

Les couleurs de l'automne

L'oubli du monotone...

L'étincelle d'un regard

presque un nouveau départ!

L'air est encore très doux

Comme l'image de nous...

Quand aux lèvres émues

Les questions se sont tues...

J.G.

Lire la suite...

J'aimerais, là-haut, sur la dune,
au croissant pâle de la lune,
décapsuler ta dernière bière,
trinquer nous deux, face à la mer,
la mousse aux lèvres et vent debout.
J'aimerais ça, vraiment beaucoup.

Au temps des balançoires et des élans,
dans le nœud de mon tablier d'enfant,
tu voyais un papillon impatient
de s'évader dans le vent du printemps.

Dans le silence d'un oreiller blanc,
j'ai entendu ton sourcil voletant,
papillon captif d'un vent d'ouragan,
conter la douceur du vent de printemps.

Au creux du sable, au coeur de ma supplique,
tes pieds nus inscrivent, au bord des larmes,
des empreintes de lumière métallique,
sous la lune froide de ta veillée d'armes.

J'en ai compté septante-huit, depuis hier,
juste avant qu'elles ne s'envolent en poussières.
Tu pleures, petit Poucet des pas du père,
que ta course épuise au bord de la mer.

Le papillon aux ailes de poussière
prit le vent triste du dernier matin,
sous les étoiles a cherché son destin
et semé tes cendres en lointain désert.

Par quel hasard, parti pour nulle part,
reposes-tu au chaud, en urne de sable
sculptée sans fin par le vent de l'histoire,
toi, Pharaon d'une rose des sables.

J'aurais aimé, là, sur la dune,
au croissant pâle de la lune,
décapsuler ta dernière bière,
trinquer nous deux, face à la mer,
la mousse aux lèvres et vent debout.
J'aurais aimé, vraiment beaucoup.

GILLARD Rolande – Décembre 2004.

Lire la suite...

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

Du 05-09 au 23-09-12 se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles), une exposition intitulée FEMMES : COMBATS ET REVES.

Madame ANGELA MAGNATTA est une affichiste Italienne très intéressante qui a choisi comme thème de prédilection la Femme, prise à la fois comme sujet humain et réalité politique incontournable.

L’artiste nous a confié qu’elle voulait mettre en exergue l’attitude de « femmes exceptionnelles ». De quelle façon ANGELA MAGNATTA rend-elle ces femmes « exceptionnelles » ?  Elle les singularise en faisant souvent sortir leur visage d’une zone noire pour l’emmener vers une aura lumineuse qui le révèle, l’affirme et lui confère son identité. Pour mieux soutenir l’œuvre dans son interprétation par le visiteur, l’artiste a conçu des textes courts placés en bas des affiches ayant une fonction explicative.

Sa démarche peut se diviser en deux initiatives : une approche strictement politique du fait social et une autre dans laquelle elle s’abandonne à l’imaginaire, conçu en tant que rêve vers une société meilleure.

Ce qui rend l’affiche « politique », c’est le mariage de l’image et du slogan.

Cela est flagrant en ce qui concerne RITA ATRIA (52 x 72,5 cm).

12272824056?profile=original

Emergeant d’une zone noire, symbolisant son vécu dramatique, le regard de la jeune femme est littéralement « barré » par une bande rouge-sang, comme pour souligner sa fin tragique. Rita Atria était la fille d’un mafieux qui, suite à l’assassinat de son frère, décida de rompre avec son passé criminel. A la mort tragique du juge Borsellino, elle se défénestra après avoir laissé une note que l’artiste place en exergue sur le haut de l’affiche : « Avant de combattre la Mafia, tu dois faire un examen de conscience. A la suite de quoi, après avoir vaincu le mal qui est en toi, tu peux affronter la Mafia qui sévit dans le giron de tes amis : la Mafia, c’est nous dans notre manière erronée de nous comporter ».

 

Concernant L’INSOUMISE (52,5 x 72 cm),

12272824656?profile=original

l’artiste confesse : « J’ai imaginé le contenu d’un magazine parlant des femmes d’une autre façon ». Ce rêve d’une société meilleure l’a conduite à expurger l’espace rédactionnel des magazines « people » dans lequel l’image de la Femme est réduite à un simple objet pour s’essayer à concevoir un autre espace dans lequel elle pourrait évoluer dans la dignité.

A cela, une initiative supplémentaire et insoupçonnée est explorée par ANGELA MAGNATTA, celle du cinéma en tant que ciment du discours politique.

SENZA TE (52 x 72 cm)

12272824860?profile=original

s’inspire d’un fait divers s’étant réellement passé dans Italie dans les années ’60, celui d’une artiste qui décida de rompre avec son milieu pour se faire nonne. Fait divers, à première vue sans grande importance, direz-vous. Possible. Néanmoins, le visage qui s’affiche dans le cadre n’est pas anodin puisque c’est celui de l’actrice SILVANA MANGANO. L’artiste profite de cette fabuleuse opportunité pour associer l’image de l’actrice extraite du film ANNA réalisé par le grand metteur en scène néoréaliste, ALBERTO LATTUADA en 1951, lequel propose une histoire similaire.

ANGELA MAGNATTA considère l’affiche comme un manifeste contenant un message de rassemblement. Même si elle adhère à la photo « engagée », elle estime que, somme toute, la photographie est par essence trop « contemplative » par rapport à l’affiche. Ne perdons pas de vue que ce qui caractérise l’affiche c’est son côté « accrocheur », comme pour NINA HAGEN (52 x 72 cm)

12272824883?profile=original

où le visage de la chanteuse est-allemande engagée dans le combat pour la liberté des femmes, apparaît sous une forme « expressionniste », presque diabolique aux yeux de ceux qui s’évertuaient à entraver son action.

L’affiche, le mur, le manifeste…répondent au même discours : donner à voir (à lire) une idée par un ensemble d’éléments didactiques limités dans l’espace, variant entre l’idéogramme et le pictogramme. Bien que de dimensions totalement différentes, les « murales » de DIEGO RIVERA renferment, dans un espace urbain une dialectique et une sémantique semblables à celles de l’affiche. De plus, l’affiche fait corps avec le mur qui la soutient. Elle circule dans l’espace urbain en diffusant son message.

Diplômée de l’Ecole Boulle, à la fois peintre et graphiste de formation, l’artiste soumet chaque dessin à l’impression numérique. Elle tire automatiquement dix tirages pour chaque dessin réalisé.

 

Les affiches d’ANGELA MAGNATTA portent en elles-mêmes la nature des tableaux par une picturalité qui les rend iconiques. Cette puissance évocatrice catalyse avec force l’humanisme de son discours.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts 
12272797098?profile=originalLettres 

Note de Robert Paul: Angela Magnatta vit et travaille à Paris.

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272961500?profile=originalElle est cynique et entonne avec la  voix déclamatoire de personnage de cirque « Mesdames, messieurs, vous, les gens, l’être humain…Quelques semaines sans manger, environ 10 jours sans dormir, seulement 3 jours sans boire et c’est terminé. Pire encore, sans amour, les gens ne trouvent même plus l’énergie d’Imaginer Penser Vouloir Survivre. Les gens se laissent tout simplement mourir. » Et  Elle, elle  danse un hymne à la Vie, un hymne à ce qui se transforme.   

Elle crâne : « Rien. Personne. Moi, je n’ai besoin de rien, ni de personne! Tout le monde ne peut pas en dire autant, pas vrai ? » Et Elle va prouver son autonomie parfaite  par la danse, Elle, dont le corps a un manque, par la parole, Elle, qui croit que le monde l’ignore.

 

Vera ou Véra est un prénom slave qui veut dire « Foi » en langue slave, c’est le verbe « être » en vieux norrois. Hasard ? Nécessité ? Vera est le nom du personnage incarné sur scène  par la troublante Marie Limet  qui va s’employer en bien moins de deux heures  à liquider nos a-priori par rapport à des mots tels que handicap, monstre ou  normalité. Ses atouts : le charme, un sourire et un regard irrésistibles, un corps magnifiquement souple et une puissance artistique extraordinaire. « Ce spectacle, je l'ai conçu pour tous les publics mais j'aime particulièrement le public adolescent. Leur regard n'est pas cruel mais plutôt confrontant. Ils sont eux-mêmes dans une certaine fragilité, une interrogation sur leur image. »

 La question de l’image aux yeux des autres, dans une société où l’image remplace parfois la réalité est essentielle. « Et les gens sont le miroir.» Un miroir qui lui fait cracher un venin salutaire et décapant pour tuer les peurs.  

Marie Limet est extra-ordinaire : elle a été  nourrie par le théâtre et  par la danse. Si quelques centimètres lui manquent quelque part, elle  ne manque nullement de talent, ni d’humour poétique, ni de créativité, ni de philosophie : « Tout le monde ça n’existe pas ». On n’est  heureusement pas des fourmis formatées pour la fourmilière. Chaque être humain est un être singulier, unique au monde avec « ses manques » comme elle dit ou ses « suppléments » indésirables. Chacun avec ses rêves, ses désirs, ses peurs. Chacun avec une configuration différente qui est le fait de la nature. « Heureusement qu’il y a la nature. Il n’y a rien d’aussi parfait que la nature. Moi j’appartiens à la nature. »   Sa philosophie est que si elle ne peut pas changer ce que Dame nature lui a dévolu, elle peut changer chacun de nous, par son approche artistique. En effet le spectacle qu’elle a créé à partir d’un texte qu’elle a écrit est un puissant catalyseur de réactions.

 

 Ce qu’elle veut changer c’est le comportement de chacun, le regard de chacun vis-à-vis de la difformité ou de la conformité. Le regard qui juge, qui humilie, qui formate, qui condamne. Alors si ce regard cesse d’être ou moqueur ou compatissant elle osera être elle-même. On l’admire elle, et pas uniquement son image. Par la danse, elle expose avec grande simplicité son être, sans aucun tabou et sans impudeur. Et Nobody becomes somebody! Un avènement.

 12272961879?profile=original Au début du spectacle elle se présente comme une poupée de foire maladroite. Perruque, lunettes de soleil cerclées de rose, col de fourrure, jambes galbées, chaussures sexy. La prothèse est indiscernable. Dans le dévoilement progressif du personnage, la comédienne se métamorphose, la musique de Tom Waits  aidant,  en danseuse artiste d’une souplesse infinie. Longue chevelure sauvage et  blonde,  regard de ciel, et elle donne à voir sa vraie nature. Une jeune femme sensuelle, gourmande de la  vie, transfigurée par la musique et le mouvement. Triomphante, elle a balancé toutes les  prothèses par-dessus les toits. Elle a gagné au jeu de malchance qui était le sien. Quel coup au cœur pour le spectateur! Si la formule dont elle rêve dans la pièce : « aaabracadaBras ! Déformation, malformation, transformation, apparition ! »  est dramatiquement  inefficace sur le moignon dénommé Tom, elle peut l’appliquer au spectateur, et oui, là, cela marche, mesdames, messieurs ! 12272962265?profile=original La transformation est réellement magique :   celle du personnage qui se transforme en parallèle avec celle du spectateur qui se met à penser « autrement » et à vaincre ses peurs.  Celui-ci, tellement aspiré par l’humanité de Vera, peine à distinguer encore le handicap, la monstruosité, le manque, « la normalité ». C’était le pari de  Marie Limet. Pari gagnant! Une salle comble à la reprise de ce spectacle pétri beauté artistique, créé en janvier 2013. Dépêchez-vous, profitez du creuset des vacances d’automne pour  aller vous aussi, vous frotter à la formule magique de la danse de Vera!12272962857?profile=original

 

 

Parce que nous sommes tous imparfaits et que c'est très bien comme cela. 

Du 29 octobre au 16 novembre (à 20:30) (sauf le 5 & 6 novembre)  au Théâtre de Poche (Bruxelles) - Le 6 novembre (de 20:00 à 21:30) – à la Maison de la culture de Tournai (Tournai) - Le 12 décembre (à 20:30) au  W:Halll - Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre (Woluwe-Saint-Pierre)

Mise en scène  signée Laure Saupique

+Nominé au Prix de la critique "meilleur seul en scène",  +Mention du Jury des Rencontres Jeune Public de Huy: Puissance artistique.
 
réservations: 02/649 17 27

http://poche.be/saison1314/tout_le_monde_cela_existe_pas/index.html 

&

http://cielapeaudelautre.jimdo.com/spectacles/

(Crédits photos: Laura Zuallaert, Yves Kerstius et Alain Dewez)

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272802088?profile=original            L'ORCHESTRE NATIONAL DE BELGIQUE 

DIMANCHE 20.10.2013 15: 00

Andrey Boreyko direction - Mateusz Borowiak piano - Orchestre National de Belgique
Alexandre Tansman, Stèle in memoriam Igor Stravinsky
Franz Liszt, Concerto pour piano et orchestre n° 2, S. 125 
 Igor Stravinsky, L'oiseau de feu, suite (1945)

L’Orchestre National de Belgique sous la baguette lyrique d’Andrey Boreyko va nous faire découvrir ce soir le monde mystérieux de la musique d’ALEXANDRE TANSMAN  avec Stèle IN MEMORIAM IGOR STRAVINSKY, une musique composée à l’annonce de  la disparition de son fidèle ami. On se sent particulièrement plongés dans la tristesse et le recueillement  lors des deux mouvements lents qui encadrent la séquence rapide Studio ritmico. On croirait même entendre flotter dans la mémoire des  lignes mélodiques qui ressemblent au Sacre du Printemps dans l’Elégie et  le Lamento final. Après des gémissements plaintifs  et le hoquet très perceptible à travers des larmes difficilement contenues du premier mouvement, la stèle centrale  très rythmée par une armée de percussions semble traduire la révolte devant la mort. C’est un déchaînement de colère, l’émergence d’un piccolo guerrier, l’angoisse d’une chute sans fin au fond d’un gouffre désastreux et le Silence. Le Lamento met en lumière des cuivres pacifiés, une flûte traversière sur fond de pizzicati, les perles sonores du celesta et les longs bercements sur une mesure invariable de tutti. Apaisement ou résignation? Un très bel A Dieu.

 


Et voici le très attendu Mateusz Borowiak, le troisième lauréat du Concours Reine Elisabeth  qui nous a tant séduits par sa maîtrise, son élégance, sa finesse d’interprétation et sa créativité. Il va jouer  le CONCERTO POUR PIANO ET ORCHESTRE N°2 DE LISZT.  Les sons fruités des bois sont repris immédiatement avec grand respect  par le pianiste, l’âme au bout des doigts. Rupture de rythme, et le voilà qui plonge dans le plaisir pianistique. C’est ce qu’on aime : ce transfert impalpable d’enthousiasme. Andrei Boreyko le suit dans sa manière d’embrocher le drame lourdement scandé par les contrebasses. L’orchestre reflète une angoisse paroxystique ? Le pianiste en rajoute puis se confond en extrême délicatesse. Des bruits d’eau, l’orchestre répond en vagues. S’en suit un dialogue émouvant avec le violoncelle qui flirte avec l’angélisme. La cadence rassemble tout ce qui peut traduire les douleurs de la condition humaine. Mais une victoire sur les angoisses semble poindre à grand renfort de trompettes lumineuses. Le piano : un orchestre dans l’orchestre ? A nouveau il est la proie de frayeurs imaginaires très communicatives. Il revient sur le thème chargé de l’imperfection humaine, livre une ritournelle de détresse qui se noie dans le chant des cordes. Mais la fin, neverending story, est la victoire sur l’obscur. L’éclatement des maillets, des archets, des cuivres et du clavier frénétique en témoignent.  Acclamé, il offre un bis  empreint d’élégance. (On le savait !) Ludique et changeant comme un ciel d’avril. C’est une valse de Chopin, his homeland.

 12272970654?profile=original12272970881?profile=original


« Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant de s'envoler » (René Char) Cet « oiseau libre aux ailes légères et bienveillantes » est celui de la poésie. On le retrouve en  dernière partie du concert avec LA SUITE DE 1945 DE L’OISEAU DE FEU d’ IGOR  STRAVINSKY. Andrei Boreyko nous gratifie ici d’une lecture très lumineuse de l’œuvre et d’une  direction fluide et précise. Sa mobilité et la précision de sa gestique sont fascinantes, il est totalement maître de l’instantané et du fantastique qui semble ruisseler de toutes parts. Chaque pupitre se détache avec précision : le  cor (le prince Ivan Tsarévitch),  la flûte traversière,  la harpe, le violon sont  une féerie ininterrompue de dynamiques très contrastées. Le mouvement évoque la danse et ses voiles de princesses. Le pas de deux, un bijou étincelant  d’harmonie magique.  L’influence de Rimsky Korsakov et  de son folklore russe  sur le compositeur est bien savoureuse à goûter. Le maléfique et le lumineux s’opposent dans les chromatismes. Le chef d’orchestre dégage une netteté de haute définition et une force redoutable dans la danse infernale du roi Kachteï. C’est incisif, irrégulier et fracassant. Puis le chant du basson émeut profondément ainsi que les longs frémissements de la harpe, du hautbois et de l'alto: on baigne dans une atmosphère lyrique qui a pour but d’endormir les monstres qui voulaient détruire Ivan Tsarévitch. Mission accomplie, l’hymne final chante les fiançailles des amoureux réunis, de l’amour et de l’allégresse d’une Russie joyeuse.

" Et dans mes rêves je me vois chevauchant un loup
Le long d'un sentier dans une forêt,
Parti combattre un tsar sorcier
Dans ce pays où une princesse captive
Se lamente derrière des murs épais.
Au milieu d'un jardin merveilleux s'élève un palais de verre,
Et un oiseau de feu y chante toute la nuit
Becquetant sur un arbre des fruits dorés". Iakov Polonski (1819-1898)

12272971286?profile=originalhttp://www.bozar.be/activity.php?id=13149&selectiondate=2013-10-20

http://www.artrusse.ca/contes/l'oiseau-de-feu.htm

 

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

Nous saluons la directrice du THEATRE Littéraire DE LA CLARENCIERE Fabienne Govaerts, avant de poursuivre notre chemin vers le petit jardin et  l’escalier qui mène aux voûtes de la maison abritant  une salle de spectacle chaleureuse, précédée d’un bar accueillant où trône Musset. L’autre chat, Victor Hugo, est sans doute caché quelque part. Ils gardent la maison quand Fabienne s’en va gérer son théâtre LE VERBE FOU à Avignon, ou pendant qu’elle décernera ce 25 novembre 2013 un prix spécial à la Première cérémonie des P’tits Molières à Paris. "PARCE QUE DANS LES PETITES SALLES, IL Y A AUSSI DE GRANDS SPECTACLES!"

images?q=tbn:ANd9GcRzwyryOtJu6Snljlykn_gjMBvYFhvTqNBwlAFnKbIaKdNVx84eAg&width=124Ce soir, l’accès à la salle est bloqué par des fauteuils d’osier. Que se passe-t-il ? Il reste une place à côté de Vincent Engel, visage énigmatique. Il est l’auteur discret des nouvelles qui vont se jouer ce soir! Soudain la voix d’un sieur Italien bien mis fuse entre les spectateurs. On reconnait  le personnage : Michel Poncelet. 12272960492?profile=originalUn comédien formidable dans le sens anglo-saxon. Il n’aimera peut-être pas la comparaison, lui qui a joué un admirable Karl Marx aux Martyrs la saison passée. Il est un « formidable actor, …tout comme Margaret Thatcher was a formidable woman! ». Impressionnant par la variété  et la souplesse de son jeu. L’un après l’autre il enfile le dandy  et l’homme d’affaire Italien richissime, l’inspecteur Maigret en imperméable et le clodo que vous avez croisé sur votre chemin sans lui donner une thune et qui se prend pour Elie ou le Messie, mais si! Il s’amuse à fabriquer des timbres de voix multiples, passe d’un registre à l’autre avec une énergie scénique hors du commun. Et dans son regard ou son sourire se lit  une avalanche d’humanité. La mise en scène très dynamique de Bernard Lefrancq y est aussi pour quelque chose…glissant d’un espace vers un autre, dans ce petit lieu de théâtre qui nous est si cher.  Il aime se placer dans l’optique  de « tout pour Monsieur  Léon », ce spectateur vierge de tout prérequis et  qui doit pénétrer au plus vite et avec plaisir dans  les ressorts du spectacle. Une nouvelle, c’est si court ! Pour jouer « juste » il ne faut pas  le moindre de faux-pas!   

12272960870?profile=originalEst-ce un  chemin vers le dépouillement dont il s’agit ?  La première  nouvelle est  douce-amère,  un peu à la Roald Dahl, elle prend son envol sur les chapeaux de roue d’une Jaguar en folie et  ceux de l’amour fort exigeant d’une dame qui a mis son mari au défi de la séduire par des surprises éternellement renouvelées… Amour courtois oblige, mais qui peut s’avérer meurtrier!   C’est vrai qu’un fait divers bien tourné peut tourner à la nouvelle avec un peu de savoir-écrire!  La  seconde embraye dans les couleurs de la poésie avec un inspecteur très banal et mystérieux à la fois,  qui  faute de tout indice  pour démasquer l’assassin de Sarah doit s’en remettre à un collègue à la retraite, spécialiste en  traces de peur. Et la troisième nouvelle retrouve un clodo qui  n’est pas  un rescapé de Beckett mais qui va s’enivrer gratuitement  dans un cercle de laïcs juifs…et se fait un cinéma truculent et fort lyrique à propos de son identité. Le point commun, c’est sans doute la solitude que chacun peuple selon  sa fantaisie...

 Les nouvelles sont un genre de plus en plus boudé dans notre monde actuel. Ce qui est 12272961089?profile=originalparadoxal, vu le plaisir  très contemporain du zapping. Est-ce parce que le lecteur doit faire l’effort de s’adapter sans cesse à une nouvelle brochette de personnages et que le lecteur renâcle devant cet effort intellectuel ? C’est ce que déplore l’auteur, Vincent Engel, en tous cas en ce qui concerne le public francophone. « La fiction est aussi ce qui nous permet d’échapper à l’unicité du réel. » Les nouvelles débouchent souvent sur des fins ouvertes, qui donnent un certain vertige. Est-ce cela qui dérangerait  un public moins tourné vers l’exploration de l’imaginaire personnel ou vers l’appel de  la création littéraire? Beaucoup de professeurs d’universités sont  pourtant d’accord pour dire que  la nouvelle est  en quelque sorte un fleuron d’excellence intellectuelle. 

Vincent Engel est un jeune écrivain belge. Fabienne Govaerts s’emploie régulièrement à 12272961656?profile=originalaccueillir de tels auteurs pour promouvoir la littérature belge. Il est  professeur de littérature contemporaine à l’UCL  et d’histoire contemporaine à  l’IHECS. Ce spectacle fut créé il y a 17 ans au Théâtre Saint-Michel avec Michel Poncelet et mis en scène par ...Bernard Lefrancq. Depuis,  Vincent Engel a écrit de nombreux ouvrages : essais, romans, pièces de théâtre, et vous  serez peut-être tentés maintenant de les découvrir?  

crédit photos: Copyright, Jean Knepper

Les mercredi 16, jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 octobre 2013 à 20h30 Les mercredi 23 et jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 octobre 2013 à 20h30

http://www.laclarenciere.be/

Lire la suite...
administrateur théâtres

12272961864?profile=originalTout d’abord quelques mots à propos du conteur passionnant qu’est Dominique Jonckeere. Ingénieur civil belge, Dominique Jonckheere a mené jusqu’en 1998 une double carrière d’informaticien et de musicien. Depuis 1999 il se consacre exclusivement à la musique. Autodidacte, il a débuté comme guitariste. Après avoir été un temps accompagnateur de Philippe Lafontaine, il se dirige, à 25 ans, vers la musique classique et crée successivement le Chœur Oratorio qu’il dirige de 1981 à 1991 et l’Orchestre Oratorio qu’il dirige depuis 1989. Avec le Chœur ou l’Orchestre Oratorio, il a dirigé quelque 300 concerts. Dominique Jonckheere compose régulièrement pour le théâtre et occasionnellement pour le cinéma. Il est aussi maître de conférences à l’ULB dans la Recherche en Sciences de l'information et de la communication dans les domaines du théâtre et des musiques actuelles.


L’année dernière, il nous présentait pendant près de deux heures, à la tête de son Orchestre de Chambre Oratorio, son spectacle « Mozart dans les lumières », histoire de percer le secret des influences entre musique et histoire, musique et pensée, et  musique et… musique. Cette année, il revient au théâtre du Parc avec un nouveau défi : éclairer une nouvelle partie de l’histoire de la musique, cette fois-ci mettant en scène  la querelle des bouffons.

Ce n’est ni plus ni moins un véritable choc culturel, récurrent ma foi, qui sépare les Anciens et les Modernes. Le 1er août 1752, la  troupe itinérante italienne  d'Eustacchio Bambini, s'installe à Paris à l'Académie royale de musique (le futur Opéra) et y présente des intermezzi et  des opéras bouffes dont  « La serva padrona » de Pergolèse. Scandale, le comique n’est pas dans les mœurs de cette auguste académie ! Aussitôt s’affrontent deux clans : les adeptes de la musique française qui défendent vigoureusement Jean-Philippe Rameau et la tragédie lyrique  et les partisans d'une ouverture vers les  horizons musicaux étrangers, légers, proches de la vie quotidienne  emmenés par Jean-Jacques Rousseau. Beaucoup ignorent qu’il est non seulement écrivain mais aussi un musicologue chevronné qui ne rêve que d’ouverture et  de changement. Une authentique  querelle pamphlétaire fait rage dans  les cercles musicaux parisiens  jusqu'en 1754. On l’appela « la guerre des coins » : les amateurs de la musique résolument française se tenaient du côté de la salle où se trouvait la loge du roi, d’où le nom de coin du roi, tandis que leurs adversaires se cantonnaient au côté opposé, au-dessous de la loge de la reine, d’où celui de coin de la reine.

12272961699?profile=originalIl était très tentant pour Dominique Jonckheere de  faire la lumière sur cette polémique brûlante  qui embrasa l’Europe des Lumières et concerna des personnages aussi divers que Pergolèse, Frédéric II de Prusse (compositeur à ses heures), Vivaldi, Rameau, Diderot, Rousseau, la famille Bach, Hændel, Mozart, Gluck, et bien d’autres...  Il nous offre ainsi  une promenade musicale très éclectique à travers une vingtaine d’extraits musicaux subtilement choisis et où il découvre toujours des correspondances...

Deux  étoiles complices ce soir: la soprano Laure Delcampe,  et le  ténor Nicolas Bauchau. Nicolas chante la presque totalité de ses partitions par cœur. Tout de suite on constate qu’il a  une belle habitude de scène qu’il habite immédiatement  par  une présence mystérieuse. De la théâtralité sans en faire trop et le juste sens du drame. Une faculté de changer très vite d’humeur et de personnages  peuplant ce florilège musical! La diction est celle d’une généreuse expressivité, claire et lumineuse, en contraste parfois avec le côté

sombre du regard. © Alexis Mc Drew - Laure DelcampeLe texte de Laure Delcampe est lui aussi très compréhensible. Sa voix très naturelle et d’une belle fraîcheur véhicule la jeunesse et le plaisir. Elle   restitue à merveille  la beauté des climats. Tous deux apportent du plaisir d’écoute et de l’émotion  esthétique qui se logent avec bonheur  dans un  orchestre  d’instruments anciens très chantants.  Particulièrement émouvant, c’est ce duo d’Orphée issu d’une partition de Gluck.

Nicolas Bauchau Le Bonheur est au cœur de la musique. La querelle historique  est racontée avec verve  et la dispute, oubliée! Rameau versus Rousseau: une soirée passionnante comme au siècle des lumières, une musique émouvante dans le cadre de bonbonnière qu’est le théâtre du Parc.

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2013_2014_006

 

Lire la suite...
administrateur partenariats

Cher Robert Paul,

Chers amies et amis,

 

Nous avons le grand plaisir de nous retrouver ce soir tous ensemble réunis afin de célébrer …l’Amitié.

 

Tout est parti d'une conversation téléphonique, un dimanche de septembre, entre Jacqueline Gilbert et moi ! Nous avions envie de nous rencontrer, je savais également que d'autres membres avaient envie de rejoindre Bruxelles, afin de rencontrer Robert Paul.  Nous avons alors décidé d'organiser une rencontre dans un restaurant bien nommé et connu de Jacqueline, proche de la célèbre galerie de la rue Lesbroussart.

 

Robert Paul y  fut favorable, le temps d’organiser tout cela et voici le résultat !!

 

Il est vrai que les membres éloignés géographiquement ne peuvent y participer. Mais l'activité sur le site, intense il est vrai, est déjà en soi un très beau cadeau offert par Rober Paul aux membres et offert par les membres à Robert Paul.

 

Certes nos échanges sont riches, cette rencontre est donc une parenthèse dans l'activité du site, mais elle prouve aussi que le site est plus que virtuel, il est aussi humain. A l'inverse d'autres réseaux sociaux que nous ne nommerons pas, il vit intensément de sentiments,  d'engagements,  la courtoise est aussi synonyme de convivialité et bien plus encore, car nous dépassons ici le virtuel.

 

Il suffisait de publier un beau billet et Robert Paul se chargerait de le propulser! Ce billet d’invitation est illustré par ce qui m'est cher au cœur :  les partenariats poésie-peinture , moi qui rencontrai la poésie ici, il y a un an, avec l’ Arbre de Vie, et le poème de Joelle Diehl . Ce fut le tout premier partenariat poésie-peinture Arts et Lettres, et,  je dois le rappeler, une merveilleuse aventure.

 

Pour ce billet, Jacqueline Gilbert créa un poème, " La rencontre d'automne " s'imposa, et l'aquarelle d'Adyne Gohy, qui sait si bien peindre la couleur des sentiments, fut choisie comme support à cette belle symbiose de talents et d'énergies.

 

Nul doute que cette rencontre sera suivie d'autres…

 

Mais, au fait,  qu’est -ce qu’un membre Arts et Lettres ?

La journée d’un membre Arts et Lettres ne ressemble en aucun cas à la journée d’une personne ordinaire…

Ordinaire ?

Oui, car être membre actif d’arts et lettres relève d’une activité à part entière !

 

Tout d’abord, prenez quelques mots,  bien pensés,  d’une bonne orthographe, quelques mots qui vous viennent à l’esprit.

 

" Evitez les  lolll , yes, mdr, gogogo et holà ! et hop ! ou tout autre borborygme facebeurkien ! "

 

Vous êtes poète ? Alors,  rien de plus simple :

Ordonnez ces mots , faites les chanter d’une musique bien rythmée, faites les danser sur des pas endiablés, ou laissez les filer doucement au gré de votre fantaisie…

 

Publiez les alors, et dans un billet  " dont vous n’aurez pas oublié de noter les balises indispensables au classement ",  mettez en scène les phrases dans une police de lettres bien choise, assortie de couleurs , et  "attendez alors , attendez…. mais attendez donc ! encore un peu, …oui, …allons, un peu de patience…attendez " que le chef d’orchestre , d’un coup de baguette magique,  dévoile aux curieux du fil d’actualité, votre petit morceau d’âme !

 

" Mais attention, ne prenez pas  le site pour un recueil

d'annonces personnelles !"

 

Ah, mais vous êtes peintre !

Prenez alors des couleurs, les couleurs des mots, par exemple.

Sur votre palette, mélangez délicatement les nuances de la vie, étalez sur votre toile un peu de vous –même,  contemplez votre œuvre et  immortalisez la par une photo  …

" Nette s’il vous plaît , et en haute résolution, et surtout avec un titre, non pas 067443005543JPEG sinon , sa mise en vedette sera fort compromise !"

 

Votre tâche accomplie, ne vous endormez pas sur vos lauriers !

Rejoignez la page principale,  le fil d’actualité vous y dévoilera  les milles et une nouveautés , venues de toute la francophonie, elles s’égrainent lentement au fil des heures,

 

" Et faites à votre aise, arts et lettres se consulte en mode Zen, sans publicités ni écrans qui surgissent pour vous proposer abonnements ni balivernes mercantiles"...!!!"

 

Ici, un billet musical vous invitera à des symphonies apaisantes,

 

Un autre vous fera quitter votre fauteuil pour vous inviter à une représentation théâtrale bien commentée,

Là, un poème hebdomadaire vous forcera  à vaincre  la morosité,

Ensuite,  bien orchestrée ,une video de Robert Paul vous rappellera  que la peinture est universelle

Plus tard, une  sortie littéraire à ne pas manquer ou un vernissage d’exposition…

" Nous exigeons des photos !"

 

D’un clic satisfait, vous apprécierez, et d’un autre clic, partagerez votre  enthousiasme sur le net

" Mais attention, les liens provenant de Faceprout seront automatiquement censurés et si vous insistez ? vous irez voir ailleurs !"

 

De quelques mots courtois vous honorerez l’auteur  du billet, qui lui-même se fera un plaisir de découvrir vos œuvres ….

 

" Ne surchargez pas le fil d’actualité avec des commentaires  copiés de faceblurps,  ils seront dorénavant bloqués ! "

 

De nombreux groupes vous feront perdre la tête, des citations, des poèmes à foison, de quoi vous combler sans jamais vous lasser.

 

Un petit invité surprise fera une intrusion dans votre salle à manger, ou votre bureau, suivant le lieu où vous travaillez ….

Un tchip tchip joyeux envahira la pièce, annonciateur de joyeux  bavardages et intrigué, votre chat errera , perturbé et malheureux, à la recherche d’une proie introuvable !

 

AAAhhh mais  ici , certains soirs, les bavardes du site se retrouvent,  clavardant  à tout va, et tout cela sous l’œil attentif et parfois inquisiteur d’un homme d’une quarantaine d’année, assez silencieux, mais toutefois très présent !

 

Qui est –il vraiment ?

Le mystère est complet

Mais à propos…

Il s’appelle Robert Paul

Fondateur du réseau Arts et Lettres

Liliane

 

 

Lire la suite...

Afin d'aider les membres du Réseau qui auraient des questions à poser sur la manipulation technique des outils qu'on leur offre en ligne pour mieux communiquer leurs activités, leurs actualités, etc..,  je signale que je serai disponible pour répondre à leurs demandes de renseignements (de tous ordres) chaque dernier samedi de chaque mois, à dater d'octobre 2013.

(La première date proposée est donc le samedi 26 octobre 2013)

 

Il serait judicieux de préparer vos questions avant nos rencontres.

Je vous recevrai à l'Espace Art Gallery, 35 rue Lesbroussart (Bruxelles - Ixelles, à deux pas de la Place Flagey),

et cela de 15 heures à 17 heures.

Au plaisir d'éventuellement se rencontrer

Robert Paul, fondateur et administrateur général du Réseau Arts et Lettres

Lire la suite...
administrateur théâtres

 12272966457?profile=original"Désapprenez à souffler la tristesse.

Soyez pareils au vent qui se précipite hors de ses cavernes.

Béni soit cet esprit de tempête , bon, libre et sauvage

qui souffle du sable aux yeux de tous ceux qui voient tout en noir.

Celui qui approche de son but, celui-là danse ! Dansons ! Dansez ! Danse !

Haut les coeurs, mes bons danseurs, haut plus haut encore,

et n'oubliez pas les jambes!

Le danseur n' a-t-il pas les oreilles dans les orteils ? (rires d'Anne-marie Cappeliez)!

Et mieux encore : sachez vous tenir sur la tête.

Ha ! Et n'oubliez pas non plus le Rire"

Friedrich NIETZSCHE

L' XL-THEATRE DU GRAND MIDI s’annonce comme un théâtre de création orienté vers les grands textes véhiculant de grandes idées… en vue de titiller les bonnes consciences, de bousculer les idées préconçues,  de situer le citoyen au centre de sa vraie place dans une société décadente en le critiquant, en le heurtant, en le déstabilisant, en l’instruisant (quelle prétention !), en l’amusant (quel plaisir !). Bernard Damien

Bref : un Théâtre libre d’esprit pour des esprits libres ? Considérons le Théâtre comme une arme de construction massive !
- 37 ans de Compagnie -

7a Rue Goffart 1050 Bruxelles 02 513 21 78

Ainsi parla Zarathoustra

librement adapté du poème épique de Nietzsche

réalisation / adaptation pour la scène Bernard Damien

production LE THEATRE DU GRAND MIDI

création aux FESTIVALS DU THEATRE SOUS LES ETOILES DE PROVENCE

reprise à L' XL THEATRE (Bruxelles) du 15 au 25 octobre

 

Zarathoustra Raffaele GIULIANI intemporel Petit Prince, Paul Francis BESSON Professeur d'université , Allemagne XIXème S, redingote sévère, Louise                     Anne-Marie CAPPELIEZ Professeur d'université, Allemagne XIXème S, redingote et jupe longue

Pour parodier Anatole France on a envie de dire que le bon metteur en scène est « celui qui raconte les aventures de son âme au milieu des chefs-d’œuvre. »  Bernard Damien chérit cette œuvre depuis ses débuts de comédien au Rideau de Bruxelles dans les années 1970. C’était alors une version travaillée par Jean-Louis Barrault. Cycliquement, Bernard Damien revient vers cette œuvre de Nietzche avec sensibilité et humour pour la quatrième fois. Une œuvre qui fut malheureusement  récupérée par les nazis et  a donc été controversée  à juste titre.

  « Lève-toi, grand Midi », (c’est dans le texte et c’est aussi le nom du théâtre de Bernard Damien, cela ne vous aura pas échappé !)… et marche. Bernard Damien allonge donc  le pas et se dirige maintenant vers d’autres climats, et le Midi, bien sûr ! Trêve de bons mots, cette  dernière version de Zarathoustra insiste sur l’aspect solaire  et aussi dionysiaque de l’œuvre avec une très émouvante apologie de la Création comme raison d’être et  moteur de bonheur. Un moteur qui a dirigé la  vie de Bernard Damien et qu’il compte bien transmettre aux gens qui l’écoutent. Pourtant, les contradictions abondent : « Je ne m’adresse à personne et je parle à tout le monde… » et les aphorismes sont autant de pépites de réflexion : « Deviens qui tu es ». Mais les contradictions sont justement la fibre de la nature humaine !

12272966879?profile=originalRetiré dans la montagne depuis 10 ans, Zarathoustra se sent prêt à redescendre parmi les hommes pour partager avec eux les richesses de sa pensée. Notre homme, Raffaele Giuliani, marche à grands pas tout autour du plateau, tel un Gulliver chez les Lilliputiens. La technique ou l’imagination aidant, on pourrait le voir tourner lui aussi ce disque qui rappelle  les révolutions de l’astre du jour  mais qui est représentatif de notre globe terrestre. Zarathoustra rencontre un vieil ermite occupé à chercher des racines en forêt (Francis Besson). Au cours de leur bref échange, Zarathoustra se rend compte que le vieillard a consacré sa vie à Dieu. Or Dieu, selon lui, est mort. Donc il s’éloigne, de crainte de le priver du sens de son existence.  Zarathoustra développe une sagesse fondée sur cette capacité qu'a l'homme de vivre sans Dieu, de se dépasser sans cesse, donc de se sentir vivant et  accéder à une nouvelle nature, créée par lui,  celle du surhomme. C’est une philosophie de l’action et de  la création qui encourage les esprits libres à penser par eux-mêmes. 

12272967276?profile=originalUne  belle trinité de comédiens s’est investie dans cette œuvre de splendide solitude :  Raffaele Giuliani,  une exquise Anne-Marie Cappeliez et Francis Besson, Professeur émérite au Conservatoire de Bruxelles, 90 spectacles à son actif !  

 

Raffaele Giuliani est un  jeune comédien qui s’investit à fond dans le texte. Il a élaboré un  jeu enflammé et tourbillonnant  et fournit   une interprétation dramatique sans cesse renouvelée. Une application directe  de l’éternel retour ?  Il  incarne autant  une âme calme et sereine irriguée par la sagesse  qu’un lever de soleil au-dessus des montagnes, que le désespoir devant la stupidité des humains, que les débordements de vitalité et d’exaltation philosophiques, ou le sourire du sage égrenant avec finesse  ses maximes. Cyclique encore.   Le travail de plateau et de mise en espace  est particulièrement créatif. La gestuelle du comédien  et ses déplacements prennent les airs d’une  minutieuse chorégraphie. De cloué au sol dans la première scène, les bras en croix comme l’homme universel de Leonard de Vinci , il se retrouve à la fin, partie de trinité dynamique, debout et transfiguré par le bonheur du Rire salvateur !

 Le jeu des ombres et des  lumières, des clairs obscurs  et la scénographie contribuent à évoquer les notions de disque solaire, de terre ronde, de temps cyclique, d’éternel retour. Les costumes sont éloquents : des hardes de jute et  sac assorti, des sandales  et bâton de  pèlerin  pour Zarathoustra, des redingotes noires pour les masques qui bordent son itinérance. Le reste est presque physiquement  présent dans l’imaginaire : depuis la forêt,  les tours de la ville et le fil du saltimbanque, la foule, l’aigle, le  serpent, l’astre du jour,  la nuit étoilée, avec la merveilleuse voix d’Anne-Marie Cappeliez et … les vaches !  Un très beau flux sonore entoure cette lecture de Nietzsche si élégamment dramatisée. La diction des trois comédiens est d’un merveilleux classicisme et de grande beauté. Tout contribue à l’élaboration d’une véritable œuvre de dramaturgie qui fait de la philosophie une action théâtrale cohérente et fort  bien construite. 

"Ô soleil, grand Astre! Que serait ton bonheur si tu n'avais pas ceux que tu éclaires ?"

Lire la suite...

La poéticité

 

En hommage à Denis Roche

Lautréamont a inventé le mot mécrit
Pour nommer les divagations de son esprit
Quand il se délectait d'une étrange éloquence
Et qu'il apprivoisait l'insondable démence.

Denis Roche eut le goût de s'enfoncer aussi
Dans cette aberration appelée poésie.
Quand il la reconnut vaine et à éviter,
Il lui donna le nom de poéticité.

Il alla jusqu'à dire qu'elle était méculture.
Son évaluation ne me parait pas dure.
La poésie surgit souvent de la beauté
Engendre la tristesse ou la félicité.

Des êtres exaltés en s'emparant de mots,
Pensent en avoir fait de rutilants ruisseaux.
De cette griserie, ils prennent l'habitude,
Demeurant isolés dans leur béatitude.

18 septembre 2008

Lire la suite...

 

Dans La Forêt de La Géronstère

 

 

12272962099?profile=original

 

La Géronstère est une source ferrugineuse

à Spa

 

Autour de Spa, dans le massif ardennais, émergent une dizaine de pouhons (en wallon le verbe pouhi signifie "puiser") qui sont autant

de sources d'eau carbo-gazeuse à la teneur en fer élevée qui donne une

odeur d'oeuf pourri.

Barisart, Géronstère, Sauvenière, Tonnelet et au centre de la ville, les pouhons Pierre-le-Grand, Armes d'Autriche et Prince de Condé forment

un circuit de sources, prisées autrefois par les curistes.

A cela s'ajoute des pouhons plus lointain comme ceux

de Trois-Ponts et de Grandménil.

Il s'agit d'eau ferrugineuse garantie potable, contrôlée régulièrement

par l'Institut Henrijean (Spa Monopol).

Cette eau a effectué un parcours de 50 ans dans le sous-sol ardennais.

Qualifiées de "miraculeuses" à l'époque et prisées par des personnalités connues comme le tsar Pierre-le-Grand, ces eaux permettent de pallier les carences en fer.

 

12272962674?profile=original12272962876?profile=original

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12272962683?profile=original

 

La source de La Géronstère

 

12272962700?profile=original

 

 

 

12272964452?profile=original

Lire la suite...
administrateur théâtres

 12272961256?profile=originalRoméo et Juliette  revisité par Yves  Beaunesne

 

Dans une version du « plat pays qui est le nôtre » avec une Juliette et des Capulet flamands et un Roméo et des Montaigu wallons...Yves Beaunesne explore la pièce de Shakespeare à des fins… assez ambiguës. Né d’un père flamand  et d’une mère wallonne, lui qui vit en France depuis de nombreuses années, lui qui vient d’obtenir la direction du centre dramatique de Poitou-Charentes  et qui a francisé son nom original de Boonen en Beaunesne, n’est-il pas – inconsciemment - encore toujours victime du syndrome flamand, c’est-à-dire ce besoin d’exposer,  d’exporter et de vanter  l’identité flamande (et non la belge, hélas)  à travers le monde ou  la France en tous cas ? Quel besoin a-t-il d’affirmer  qu’il était « naturel » de faire jouer les Capulets par les acteurs flamands ? « Il y a un côté "Capulet" dans la Flandre d'aujourd'hui, dominatrice, arrogante, aussi riche qu'inquiète d'une éventuelle perte de son identité. Et pourtant, il y a peut-être du "Montaigu" dans le Wallon, léger mais "empêtré dans les privilèges d'une veille aristocratie à la française" » Ne se trompe-t-il pas d’époque ? Pourquoi, au lieu de gommer les stéréotypes, les creuse-t-il encore plus et …de façon inutile?  

12272961271?profile=original« Pour les costumes, nous avons observé, avec les acteurs, comment on peut reconnaître facilement un Flamand et un francophone à ce qu’il porte. Les vêtements wallons ont un côté un peu "destroy" ! » Cela ne vous fait pas rire ?

“Tybalt:  Ik moet rustig blijven, terwijl hij mijn bloed doet koken ! Mijn vlees siddert onder deze tegenstrijdigheid. Ik smeer hem, maar deze inbreuk die nu onschuldig lijkt zal bittere gevolgen hebben. Wraak ! » Et ce texte, cela  ne vous fait-t-il pas pleurer ?

 

Si ce spectacle va sans doute  fort amuser le public français qui pourra rire de bon cœur des chamailleries belgo-belges dans un texte spécialement fait  pour la France  et où seulement un tiers se passe en néerlandais surtitré, le public belge n’est pas logé à la même enseigne :

 la musique de la langue Shakespearienne en a pris un sérieux  coup. Oyez ce mélange de style verbal très indigeste où la langue française prend des airs littéraires anciens  tandis que  la langue néerlandaise est celle d’une série télévisée flamande. Dur à avaler puisque  d’un côté on entend  du flamand gorgé de familiarités que l’on déchiffre à coups de bandes de traduction défilantes, de l’autre  on entend du français souvent horriblement maltraité dont il faut vérifier la traduction en flamand pour comprendre ! Car dans l’histoire, le clan flamand se targue de mieux parler le français et de savoir faire l’effort nécessaire vers l’autre arguant que le clan adverse ne pratique pas la langue de Vondel. Encore un beau stéréotype, qui a pourtant de moins en moins cours.  Ce que l’on réalise surtout, c’est que, même bilingue, on a du mal à comprendre et l’une et l’autre langue !  Surréalisme à la belge, certainement! 

 

12272962053?profile=originalOn ne comprend pas non plus la pieuse promesse de Yves Beaunesne qui ose faire croire que « Le texte est intégralement celui de Shakespeare, à la virgule près. »  Quand on voit les coupes sombres dans les scènes et les  répliques, la diminution du nombre de personnages, (laissant le Prince et  le Frère Laurent dans la neutralité… il reste quatre Montaigus contre sept Capulets)  on se demande si on n’a pas la berlue. Mais  le pire c’est le rabotage de la fin de la pièce avec le message essentiel de Shakespeare qui manque à l’appel.  En effet, in libro veritas, après la mort tragique des amants, le Prince, les Capulet, le vieux Montaigu se rendent au bord du tombeau. Frère Laurent leur raconte la triste histoire des "amants de Vérone" et  son propre complot pour déjouer la destinée fatale. Les deux pères accablés déplorent cette haine fratricide, cause de leurs malheurs. Ils se réconcilient sur les corps de leurs enfants et promettent de leur élever une statue d'or pur. La conclusion d’Yves Beaunesne se contente d’un tombeau ouvert avec les jeunes amants unis dans une ultime étreinte sous les yeux des autres personnages silencieux.

 

 Malgré toutes ces ambiguités, il reste néanmoins le souvenir d’un spectacle esthétiquement très abouti, qui tient plus de l’opéra parlé que du théâtre, avec un divin décor. Celui d’une immense ville encerclant une grande verrière, le toit d’un immeuble sur lequel s’affrontent  et glissent les personnages. Le thème de la chute est omniprésent. On croirait que c’est voulu…  Mais pour Roméo, naïf et oublieux des différends, le bonheur est par-dessus les toits. Roméo bondit sur la ville miniature tel les amoureux dans les tableaux de Marc Chagall, la couleur en moins.  Une superbe chorégraphie - du ballet presque - et un jeu personnel de comédiens  enthousiastes très au point, ponctué de musique pop-rock moderne  et agréable à écouter.

 

12272748692?profile=originalhttp://www.atjv.be/Romeo-et-Juliette

http://www.aulamagna.be/fr/agenda_culturel_details.asp?id=300

http://www.yvesbeaunesne-romeoetjuliette.fr/

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles