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Publications en exclusivité (3146)

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administrateur théâtres

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Voici un Sacha Guitry tout ébaudi par son rêve d’amour. En plein milieu de la terrible guerre, il nous livre quelques bouffées d’insouciance dites par un chaleureux Don Juan amoureux de son rêve et fort attendrissant. On est prêt à le croire! « Faisons un rêve » fut crée au théâtre des Bouffes-Parisiens en 1916. Sacha dans le rôle de l’amant, bien sûr, Charlotte Lysès, sa première femme dans le rôle de la femme et Raimu dans celui du mari. Sa pièce la plus jouée sera reprise plus tard par un trio d’envergure: Robert Lamoureux, Danielle Darieux et Louis de Funès en 1957. Elle n'a cessé de passionner le public depuis, c'est une pièce qui ne vieillit pas.

12272977895?profile=originalComédie Claude Volter, décembre 2013. La scénographie de Noémie Breeus fait revivre un splendide décor des années 20 avec Sydney Bechet en trame musicale. La beauté et le luxe font plaisir à l’œil. Un divan art-déco porteur de livres se transforme au deuxième acte en couche extra-maritale, bouquet de lys virginaux à l'appui. Des objets précieux, un  meuble Boule, une vitrine d'objets en argent et des jeux de lumière tamisés qui rendent les femmes si belles. Le tout rappelle le raffinement exquis d'un appartement bourgeois à deux pas du Boulevard Haussmann! Un écrin pour que se développent la séduction de l'amant et l'éblouissement progressif de la femme... Deux rôles qui vont comme un gant au comédien Michel de Warzee et à la fine et spirituelle Stéphanie Moriau. L'intrigue est simple: la femme mariée se réveille affolée chez son amant et le mari arrive lui aussi ayant découché  et sollicite un alibi...auprès de l'amant! Les répliques sont délicieuses. Le long monologue du Don Juan du deuxième acte est une véritable page d'anthologie à propos de l'attente et de l'impatience. C'est plein d'humanité tout en faisant  fuser les rires. Les interventions du majordome (Sergio Zanforlin), les aléas des pneumatiques, ceux du téléphone relié à une standardiste, le taxi dans lequel roule un russe émigré, tout contribue à peindre une époque victime de ses inventions et toujours à la recherche d'elle-même, tout comme la nôtre.

12272979260?profile=originalLe spectacle vous embarque dans du léger, dans le charme désuet de la bourgeoisie... revisité avec grand bonheur théâtral. Le mari, un méridional naïf et  mauvais menteur incarné par Bruno Georis est très bien campé. Les timbres de voix sont  bien posés, le ton est naturel,  les postures et la gestuelle sont étudiée dans les moindres détails ( tout comme le décor) les regards se noient dans le pétillement de l'amour et celui des mots. Le plaisir du spectateur se mesure à l'aulne du rêve... Le jeu trempe ses racines dans la rêverie duelle: une fantaisie où langue et théâtre se donnent la main pour mieux dire les variations de l'amour et comment le dire.

12272979092?profile=originalSi tu veux, faisons un rêve :

Montons sur deux palefrois ;

Tu m'emmènes, je t'enlève.

L'oiseau chante dans les bois.

Je suis ton maître et ta proie ;

Partons, c'est la fin du jour ;

Mon cheval sera la joie,

Ton cheval sera l'amour.

Nous ferons toucher leurs têtes ;

Les voyages sont aisés ;

Nous donnerons à ces bêtes

Une avoine de baisers.

Viens ! nos doux chevaux mensonges

Frappent du pied tous les deux,

Le mien au fond de mes songes,

Et le tien au fond des cieux.

Un bagage est nécessaire ;

Nous emporterons nos vœux,

Nos bonheurs, notre misère,

Et la fleur de tes cheveux.

Viens, le soir brunit les chênes ;

Le moineau rit ; ce moqueur

Entend le doux bruit des chaînes

Que tu m'as mises au cœur.

Ce ne sera point ma faute

Si les forêts et les monts,

En nous voyant côte à côte,

Ne murmurent pas : « Aimons ! »

Viens, sois tendre, je suis ivre.

Ô les verts taillis mouillés !

Ton souffle te fera suivre

Des papillons réveillés.

L'envieux oiseau nocturne,

Triste, ouvrira son œil rond ;

Les nymphes, penchant leur urne,

Dans les grottes souriront ;

Et diront : « Sommes-nous folles ! »

C'est Léandre avec Héro ;

En écoutant leurs paroles

Nous laissons tomber notre eau.

Allons-nous-en par l'Autriche !

Nous aurons l'aube à nos fronts ;

Je serai grand, et toi riche,

Puisque nous nous aimerons.

Allons-nous-en par la terre,

Sur nos deux chevaux charmants,

Dans l'azur, dans le mystère,

Dans les éblouissements !

Nous entrerons à l'auberge,

Et nous parlerons à l'hôtelier

De ton sourire de vierge,

De mon bonjour d'écolier.

Tu seras dame, et moi comte ;

Viens, mon cœur s'épanouit ;

Viens, nous conterons ce conte

Aux étoiles de la nuit. (Victor Hugo)

Du Mercredi 4 décembre au Mardi 31 décembre 2013

http://www.comedievolter.be/index.php?page=faisons-un-reve

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REPOS...

Quand sommeil m'envahit de son voile de douceur

Que de ma résistance il se fait le vainqueur...

Je sens des membres lourds se détendre dans l'instant

Et les dégâts du jour s'estomper en rêvant!

Cet instant quotidien relève du divin

Qui nous ramène veinard à nos premiers instincts!

Oui, j'aime infiniment quand le soir est tombé

Me laisser emporter au loin, les yeux fermés...

Et si l'aube me trouve à nouveau éveillée...

C'est pour surprendre le jour, toujours émerveillée!

J.G.

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administrateur théâtres

 Jean et Irène Ransy ayant laissé leur oeuvre et leurs avoirs à la Province de Hainaut, en souhaitant l'attribution d'un prix de peinture figurative, il est institué par décision testamentaire un concours biennal dénommé Prix Jean et Irène Ransy—Prix de peinture figurative dont l'organisation est confiée au Secteur des Arts plastiques de Hainaut Culture Tourisme.

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Vous êtes peintre figuratif, âgé de moins de 45 ans, né ou résidant en Belgique depuis au moins trois ans ? Le Secteur des Arts plastiques de Hainaut Culture Tourisme lance l’édition 2014 du prix biennal Jean et Irène Ransy.  

Inscrivez-vous avant le 27 janvier ! Une exposition collective et 5.000 euros à remporter.


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Ce concours a pour vocation de mettre en évidence la pratique de la peinture figurative comme moyen d’expression de l’art actuel en offrant aux plasticiens l’espace et les moyens de présenter leur travail au public à l’occasion d’une exposition collective. Le lauréat recevra une somme de 5.000 euros destinée à l’aider dans son projet artistique. Un jury d’experts établira une présélection sur base des dossiers reçus et le lauréat sera proclamé lors du vernissage de l’exposition en mars 2014 (lieu à déterminer en Province de Hainaut).


Plus d'information sur : artsplastiqueshainaut.tumblr.com

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Mise en bouche de Gilbert Jacqueline Gilbert:

Le sept décembre à l'initiative de Monsieur Robert Paul, j'aurai l'honneur et le plaisir de lire un choix de poésies, certaines issues de mes cinq recueils publiés, dont le dernier : La vie et plus...,vient de sortir.

Aurélie MICHEL, bibliothécaire à la commune de Waterloo, me fera l'amitié d'une présentation, son regard à la fois passionné et pertinent est un soutien précieux.

Encore enfant, au début des secondaires, j'ai eu la chance de rencontrer un merveilleux professeur de diction, elle s'appelait Mademoiselle JADOT et encore aujourd'hui, je revois son oeil pétillant lorsque les mots récités sonnaient justes!

J'écris des poèmes depuis si longtemps que j'ai envie d'écrire... depuis toujours!

Dire avec peu de mots, une ambiance, un désir, une mélancolie, un souvenir...et donner aux mots un rythme, une musique qui les rend plus accomplis, c'est un peu le défi d'une poésie.

Raconter une histoire en quelques strophes, évoquer, suggérer un parfum de vie, jouer avec les mots et espérer que notre jubilation soit comprise, c'est un challenge, un bonheur qu'on aime à partager.

Grâce à Monsieur Robert Paul, ce rêve va se concrétiser le sept décembre une nouvelle fois. Un petit bonheur de vie... j'espère en votre compagnie?

Jacqueline Gilbert



Voici la biographie succincte d' Aurélie Michel :

Passionnée depuis l'enfance par la lecture de fiction, Aurélie Michel s'est tournée vers des études de lettres avant de s'intéresser aux secteurs de l'édition et de la librairie. Après avoir vécu à Paris et à Amsterdam, elle s'est installée dans le Brabant wallon de son enfance où elle exerce le métier de bibliothécaire. Elle aime le théâtre et toutes les formes d'expression artistique. Curieuse de tout, elle n'est ni cinéphile, ni mélomane, ni comédienne, mais apprécie la vie en compagnie de personnes cultivant ces centres d'intérêt.

Evénement:

Samedi 7 décembre 2013 à 18 H 30

Lieu: Espace Art Gallery, 35 rue Lesbroussart à Bruxelles - Ixelles

Entrée libre.

Une initiative Arts et Lettres.

Au plaisir de vous y rencontrer

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administrateur théâtres

              "Roméo et Juliette" de  Charles Gounod à l'Opéra Royal de Liège. Roméo et Juliette, Opéra en un prologue et cinq actes, Livret de Jules Barbier et Michel Carré d'après Shakespeare,  créé à Paris au Théâtre-Lyrique le 27 avril 1867

la-coupole.jpg?width=250Mise en scène
Arnaud Bernard
Décors et Costumes
Bruno Schwengl
Lumières
Patrick Méeüs
Maître d'armes
André Fridenbergs

Juliette
Annick Massis
Roméo
Aquiles Machado
Stephano / Benvolio
Maire-Laure Coenjaerts
Frère Laurent
Patrick Bolleire
Tybalt
Xavier Rouillon
Mercutio
Pierre Doyen
Le comte Capuletopera-royal-de-liege.jpg?width=250
Laurent Kubla
Gertrude
Christine Solhosse
Gregorio
Roger Joachim
Le Duc de Vérone
Patrick Delcourt
Le comte Pâris
Benoît Delvaux
  
Orchestre et Chœurs de L'Opéra Royal de Wallonie
Chef des chœurs
Marcel Seminara
Direction musicale
Patrick Davin

 Dans le silence pacifique d’un immense écran bleu, deux amoureux se dévorent de désir cependant que rugissent des batailles  de rues  de jeunes jouvenceaux armés d’épées, une victime est déjà au sol. L’Amour et la Haine sont en présence. Le prologue commence. Le très sensible Patrick Davin,  à la direction musicale de l’orchestre, préfigure déjà avec grande finesse toute la dramaturgie  de Roméo et Juliette, où se mêlent l’amour désarmant et pur, la sensualité, le tragique et les féroces rivalités ancestrales avides de sang.  Les combats reprennent de plus belle. Cymbales, cuivres tragiques, cris, il y a maintenant six victimes et la septième s’écroule sans vie tuée par un mort vivant. Le chœur bordé des pleurs de harpe soupire comme dans les tragédies antiques : «  Vérone vit jadis deux familles rivales, Les Montaigus, les Capulets, De leurs guerres sans fin, à toutes deux fatales, Ensanglanter le seuil de ses palais. »

On sait que le livret de Gounod est au plus proche de la pièce de Shakespeare, et cela fait grand plaisir. Les personnages auront une profonde authenticité sans aucun chiqué, Ils sont fabriqués avec le tissu même de la réalité et des émotions humaines. Dès son apparition, Juliette est flamboyante, spontanée et gaie comme la jeune Juliette adolescente. « Tout un monde enchanté semble naître à mes yeux! Tout me fête et m'enivre! Et mon âme ravie S'élance dans la vie Comme l'oiseau s'envole aux cieux! » Juliette vocalise sur la harpe comme un oiseau posé sur la branche. Son ariette joyeuse émeut : « Je veux vivre, Cette ivresse De jeunesse Ne dure, hélas! qu'un jour! Puis vient l'heure Où l'on pleure, Le cœur cède à l'amour Et le bonheur fuit sans retour. Ah! - Je veux vivre! » Elle respire longtemps la rose dans une dernière vocalise.  La voix parfaite d’Annick Massis rayonne d’amour et de douceur.   Après la tendre scène du balcon où elle envoie son mouchoir à Roméo, la scène  de la bénédiction nuptiale par  le frère Laurent émeut profondément par l’espoir infini et insensé qu’elle inspire et par sa  profonde simplicité.  Une scène qui revêt les  qualités du sacré : c’est le recueillement absolu. Le frère Laurent, notre préféré, Patrick Bolleire,  en impose par  une  voix fabuleusement grave,  des gestes et  une  stature paternelles. Au quatrième acte  Juliette est devenue une  femme déterminée et profonde et sa voix s’élargit, s’assombrit et intensifie ses aigus puissants.  

Le personnage de Roméo (Aquiles Machado) se montre jovial et naturel et ne sombre jamais dans le mélodrame à défaut d’incarner  physiquement un jeune  jouvenceau.  Heureux caractère, il reste   candidement  illuminé par l’amour  et en oublie de répondre aux insultes de Tybalt (un excellent Xavier Rouillon). Ce n’est que lorsque Mercutio (Pierre Doyen) expire et que le silence de mort se fait que Roméo ose laisser libre cours à sa colère, suite à  un prélude orchestral  particulièrement lugubre.  « Remonte au ciel, prudence infâme, Tybalt il n’est ici d’autre lâche que toi !»  C’est un  amoureux plein de lyrisme que nous  voyons  dans la scène du balcon « De grâce demeurez ! Effacez l’indigne trace de la main par un baiser!»  et il est très  touchant lorsqu’il tombe à genoux en chantant « laisse-moi renaître un autre que moi! » Deux très beaux  rôles principaux émergent également, celui de la nurse et celui du père de Juliette, sa mère ayant été passée aux oubliettes par Gounod.  Une truculente Gertrude incarnée par Christine Solhosse et le père par Laurent Kubla.   

La poésie du livret touche autant que la musique qui oscille entre drame et lyrisme. La mise en scène contribue beaucoup à un sentiment d’harmonie et d’équilibre entre l’intime et les scènes  spectaculaires épaulées par la présence dramatique des chœurs.  Hommes et femmes de la maison Capulet  soulignent de façon très vivante et graphique  toutes les scènes de violence. Les scènes de combat mortel et de double mise à mort dans une lumière incandescente semblent réglées par le destin lui-même. La scène où le duc (un auguste Patrick Delcour) rend justice est aussi très impressionnante.  

 Les costumes sont d’époque, le faste des palais de Vérone  est bien esquissé mais de façon très aérienne et sobre. La cellule de Frère Laurent est un  laboratoire d’alchimie  perdu dans l’immensité bleue. La chambre de Juliette qui accueille la nuit d’amour est à la fois  épurée et symbolique: la couche d’un blanc immaculé est entourée d’un lys dans un grand vase à gauche et un cierge à droite. Leur duo bouleversant (Nuit d’hyménée, douce nuit d’amour) se conclut par la phrase désespérée «Non ce n’est pas l’alouette, c’est le doux rossignol, confident de l’amour! » La scène de l’union de Juliette au comte Pâris devant les prêtres est aussi un tableau inoubliable. Cette scène ménage un lent et douloureux suspense  lorsque  les innocentes  petites demoiselles d’honneur déroulent le   triste voile nuptial  dans la magnificence dorée  de la  musique jouée  à l’orgue. « Une haine  est  le berceau de cet amour fatal, que le cercueil  soit mon lit nuptial. » chante Juliette avant de s’écrouler, une phrase  prémonitoire et déchirante qu’elle avait déjà chanté au début.  Et dans la lueur des bougies autour du tombeau qui a remplacé la couche de Juliette, c’est le souvenir poignant  de leur nuit d’amour qui les réunit dans la mort « non ce n’est pas l’alouette, c’est le doux rossignol … Seigneur, pardonne-nous! » Ils ont fui hors du monde. Hors d’atteinte de la haine.

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http://www.operaliege.be/fr

Regardez les photos: http://www.operaliege.be/fr/photos/romeo-et-juliette-acte-ii-0

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administrateur partenariats

Billet d'invitation

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" L'automne est un chant de couleurs "

Interprétations poésie, peinture et photos entre les membres d'Arts et Lettres,

sur un poème de Sandra Dulier et une aquarelle de Françoise Buisson

Chers membres,

Comme vous aurez pu le constater,

les partenariats et duos plume-pinceau

ont repris leurs activités.

Ce premier blog d'interprétations entre les membres du réseau

est inspiré du délicieux poème de Sandra Dulier,

et de la tendre aquarelle de Françoise Buisson.

Ce blog est offert à votre créativité, vos commentaires ,

poèmes et photos illustreront cette belle saison qu'est l'automne, et tous ensemble,

nous vaincrons cette morosité qui parfois nous gagne en cette saison de transition.

Je rappelle toutefois que le blog est modéré, les textes entre autres sont soumis

à l'approbation de Robert Paul en cas de doute de ma part.

Vous comprendrez aisément cette démarche. Parfois contraignante, elle nous garantit

à tous une publication de qualité.

Je vous remercie pour votre fidélité et votre enthousiasme

et vous souhaite de beaux partages

Liliane

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BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE

                          BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE

 

Du 22-05 au 09-06-13, l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050 Bruxelles), présente les œuvres de Madame MARIE-CHRISTINE VAN DEN BOGAERT dans une exposition dont l’intitulé est VOYAGE EN ATELIER.

L’œuvre figurative de cette artiste Française qui signe ses toiles  par BOGAERT, prend sa source dans une recherche axée sur l’esthétique négro-africaine que l’on retrouve dans les arts dits « traditionnels » dont l’importation en Europe ainsi que l’adoption par les artistes Européens accéléra l’ébranlement des concepts académiques du début du 20ème siècle, aboutissant à ce qu’André Malraux définissait comme « la prise de conscience de la totalité de l’Art » par la société.

Cet art pris dans sa totalité, BOGAERT l’exprime dans ses toiles, telle la réminiscence d’un monde primordial peuplé d’une dimension spirituelle surgie d’un atavisme archaïque.

Deux types de sujets divisent ses tableaux figuratifs, à savoir un registre appartenant au « sacré » et un autre participant du « profane ».

Le « sacré » symbolise le monde des esprits. Le « profane » représente des scénettes rurales, telles que cet épisode de la vie quotidienne se déroulant dans un marché MARCHE DE DJENNE (huile sur toile – 60 x 73 cm).

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Dans le registre du « sacré » un exemple significatif est constitué par AKHENATON (huile sur toile – 42 x 67 cm).

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Avec cette œuvre, l’artiste replace la spiritualité égyptienne dans son contexte originel négro-africain (si souvent laissé pour compte au profit d’une origine occidentale impossible !).

Le Pharaon est reconnaissable à la structure de son visage oblong, symbole de l’ascendance métaphysique dans l’esthétique égyptienne de la 18ème Dynastie. Tous les attributs de cette iconographie particulière sont présents, à savoir la couronne du roi et la barbe postiche, au centre de la composition. En bas, vers la gauche, une tige couronnée d’un papyrus déployé rappelle à la fois le support de l’écriture hiéroglyphique ainsi que l’un des fleurons de l’architecture égyptienne que fut la colonne papyriforme.

De par sa position centrale, le visage du Pharaon soutient une structure architecturale que termine (en se soudant dans un angle) la couronne du roi.

Cette œuvre met particulièrement en exergue la complexité du langage de BOGAERT, lequel comprend des éléments cubistes au sein de l’esthétique négro-africaine dont elle s’inspire.

Nous retrouvons cette même démarche avec CIWARA 1 (huile sur pastel et panneau – 70 x 50 cm).

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L’œuvre est basée sur un antithétisme fascinant, campé exceptionnellement dans des couleurs tendres (par rapport à l’ensemble de son opus) et l’on prend conscience de la symbiose parfaite entre Art africain et Cubisme. La sinuosité des deux antilopes, symbolisant l’union mystique entre le ciel et la terre dans la culture Bambara, contraste avec l’arrière-plan, tout en éléments cubiques sur lesquels l’artiste apporte une certaine distorsion dans le but de créer la dynamique indispensable à la vie de la scène. Des antilopes en silhouettes alternent au gré de la toile pour enflammer le mouvement. 

Que l’on ne s’y trompe pas, malgré l’origine de son inspiration, l’artiste exprime une démarche personnelle. En effet, son œuvre est la transposition picturale d’un rendu lequel trouve son origine dans le volume de la statuaire sacrée de ce que l’on nommait dans le passé « l’ex-Soudan Français ». Ce fut précisément cette statuaire qui servit de modèle à l’Europe et au Monde concernant l’affirmation de l’existence de l’Art Africain dans les premières années du 20ème siècle. Les Picasso, les Apollinaire et les Stravinsky ne cessèrent d’interroger cette version à la fois nouvelle et archaïque du Mythe, chacun dans son langage propre, pour aboutir à une redéfinition de l’Homme Elémentaire.

Axées sur un chromatisme à la fois vif et chaud, les œuvres exposées à l’ESPACE ART GALLERY traduisent la lumière fantastique du monde fabuleux des esprits.

Si les œuvres d’inspiration magico-religieuse procèdent de la sculpture, les peintures représentant les scénettes rurales dérivent, elles, de la tradition picturale africaine, à un point tel que si la signature de l’artiste ne figurait pas au bas du tableau, le visiteur pourrait croire (et qui l’en blâmerait !) qu’il s’agirait d’une création produite par un artiste Africain.

En quoi l’approche de BOGAERT s’inscrit-elle dans la grammaire contemporaine ? Elle s’inscrit tout d’abord par le foisonnement des personnages déployés dans l’espace. Ensuite par un côté ayant été trop vite qualifié de « naïf » par la critique occidentale qui se dépose comme un voile sur l’atmosphère de la scène. Bien que ce côté « naïf » soit utilisé sciemment par beaucoup de peintres Africains pour exprimer leurs revendications politiques, rien de tel n’apparaît chez l’artiste. Tout baigne dans la joie du moment qui scande le rythme du quotidien.

Y a-t-il de la nostalgie pour « l’ethnologie de papa » dans ses œuvres ? Non. Tout simplement la visitation d’un monde à la fois perdu et renouvelé dans une démarche à la fois simple et classique. Un monde « perdu » car pénétré et faisant corps avec la civilisation occidentale et « renouvelé » car constamment ressuscité par la recherche constante de sa propre identité.

Le prognathisme présent, notamment, dans le masque sénoufo se retrouve dans l’œuvre du peintre, par exemple, LES ANNEES FOLLES (huile sur toile – 50 x 70 cm),

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mais aussi un certain déhanchement exprimé par la danseuse au centre de la toile, posture inexistante dans l’esthétique de l’ex-Soudan Français et qui rappelle (ne fût-ce que par le titre) le déhanchement de Joséphine Baker et l’époque de la Revue Nègre dans les Années ’20, à Paris. 

De même, l’oiseau Calao surplombant le DIPTYQUE BAULE (huiles sur panneau – 60 x 160 cm)

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que l’artiste a repris à partir d’un masque en sa possession, évoque par la longueur du bec aiguisé de l’oiseau (considéré comme un symbole phallique, même si celui-ci n’aboutit pas directement dans son ventre), l’idée de l’auto fécondation ainsi qu’une symbiose des principes masculin et féminin, présents en chaque homme.

Ce principe masculin-féminin, se retrouve également dans VARIATION MIXTE – DIPTYQUE (huile sur toile – 61 x 76 cm),

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un diptyque présentant à sa droite un personnage masculin et à sa gauche un personnage féminin, symbolisant le « couple primordial », présent dans pratiquement toutes les mythologies négro-africaines, créés par l’idée d’un « Dieu », pensé non pas de façon judéo-chrétienne (un démiurge créant par étapes), mais bien en tant qu’ Etre Suprême à l’origine du genre humain lequel, après avoir créé l’Homme et le Monde, délaisse sa création pour la remettre entre les mains de divinités subalternes.

Vivant actuellement à Paris, le parcours de BOGAERT est des plus intéressants. Dès le début des années ’80, elle a commencé à participer à des expositions. Néanmoins, son travail à l’huile n’a véritablement pris son départ qu’à partir de 1998.

Sa technique (le « gras sur maigre »), hérité de la Renaissance, consiste en une superposition de couches de matières grasse et maigre ainsi que de glacis et de couches opaques, dont la diffusion de l’une sur l’autre vise le but d’augmenter les nuances. La brillance appliquée à sa « statuaire picturale » n’est pas sans évoquer la patine onctueuse, conçue avec le sang sacrificiel par le forgeron Dogon ou Sénoufo, dont celui-ci se sert pour badigeonner sa statuette et lui accorder ainsi sa sacralité.  Bien que l’artiste ait appris cette technique dans l’atelier du peintre Patricia Tayeb entre 1996 et 1998, elle se définit « autodidacte ».

Sa vision du « sacré » résulte d’un rapport intime avec l’Afrique. Elle y a d’ailleurs longtemps voyagé et tissé des liens indéfectibles.

A la question : « Placez-vous une ligne de démarcation ressentie entre Art africain et Cubisme dans votre démarche personnelle ? », elle répond : «Non. J’essaye de créer une œuvre syncrétique tenant compte de mes divers apports culturels. Je reste une Européenne, ancrée dans sa culture et dans son époque. Si j’expose, c’est pour que chaque spectateur se raconte à lui-même sa propre histoire en tenant compte de sa sensibilité et puisse se dire : cette femme arrive à faire une synthèse de ce qu’elle est et de sa manière de voir le Monde ».

L’adage « traduttore-traditore » ne s’applique pas à BOGAERT.

Elle réinterprète, par le biais de sa sensibilité propre, nourrie d’un large vécu humaniste, un courant de pensée historico-mystique que transcende l’Art.

François L. Speranza.

Arts 
12272797098?profile=originalLettres

N.-B.: 

Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres

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ADAM et EVE

 FEUILLES D'OR AUTOMNALES. 

Il  était  une  fois  aux  temps  inexistants,

Du cycle des saisons, deux esprits incarnés,

Dans une chair rose aux sexes coexistant,

D’un hermaphrodisme par l’amour consterné.

 

Le  Verbe  créateur  avait  clos  son  rêve,

Dans un été constant, sans mois ni saison,    

Eden parfait sans désir, si ce n’est pour Eve,

Démunie  de  secret  et  de  contrepoison.    

 

Frappé  d’anathème  au  cœur  de  son  jardin,    

Dieu  perçu  ses  blâmes,  la  soumit  au  péril,

De  la  fascination  d’un  fruit  rouge  gredin,     

Qui éclata son sexe comme une fleur d’avril.

 

Chassés du Paradis dans l’effusion de sang,  

Qui fit naître l’amour, nus en terre hostile,

Peu  à  peu  le  Seigneur  décoléra  céans,

Et  créa  l’automne,  aux  feuilles  fertiles,      

Pour couvrir d’un manteau son couple d’enfants.

 

Les  saisons  étaient  nées,  l’hiver  allait  suivre,

Pour gonfler leur toison  d’un duvet cotonneux,

Etre  forts  et  vêtus  en  quittant  soufflegivre*,

Couverts de feuilles d’or sous des temps floconneux.

 

Il  décida  de  bénir  les  choses  et  les  gens,

Nomma le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.

Elle  s’appelait  Eve,  Il  l’appela  Adam,

Les destina à répandre, à propager l’Univers.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

soufflegivre  masculin

(Fiction) Dixième mois du calendrier tamriellien, dans le monde fictif des Elder Scrolls (série de jeux vidéos). Il correspond à octobre.

Un partenariat

Arts

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Lettres

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Une photo de Michel Lansardière, un pastel de Liliane Magotte
et une aquarelle de Jacqueline Nanson, une histoire…

Ceci est l'histoire simple et belle d'une photo "Nature morte" un jour déposée sur notre site, qui a trouvé un écho, s'est épanouie... et m'est revenu un magnifique cadeau...

12272972067?profile=original"Nature morte" (photo L. M.)

La photo aussi réussie soit-elle restera toujours figée pour l'éternité. La peinture au contraire par sa matière permet mille et une lectures, offrant un éclairage différent, perpétuellement changeant.

Ces deux oeuvres par exemple magnifient la photo, lui donnent la profondeur que seul le travail du peintre peut atteindre. Et à chaque artiste son style, sa technique, sa sensibilité.

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     Liliane : " Je découvris cette photo, émerveillée par ses couleurs, sa composition m’interpella, j’eus alors l’envie soudaine d’en faire un pastel ! Jamais encore depuis très longtemps je n’avais été inspirée par une nature morte. Sitôt dit, sitôt fait, le coeur à l’ouvrage, et le coffret de pastels ouvert à ma sensibilité, je décidai d’offrir à Michel une interprétation clair-obscur de la composition automnale. "

Si je retiens le pastel c'est à une aile de papillon à laquelle je pense immédiatement, velours et miroitements, sensuelles sensations. Au pastel en effet un velouté, une lumière qui caresse, qui brasille, qui réchauffe et envoute. Myrrhe et pourpre.


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     Jacqueline : " En voyant cette photo j’ai eu un coup de cœur pour cette association de fruits et légumes un peu surprenante, soudainement j’ai eu l’envie de les peindre étant intriguée par les feuilles tortueuses du maïs, une difficulté, un défi pour moi qui n’ai jamais peint une nature morte et quelle occasion de faire honneur à Michel qui nous offre de si beaux partages. Aussitôt j’ai décidé de l’interpréter et voilà le résultat un peu revisité à ma façon. "

A l'aquarelle lumière et transparence sans égal, grâce et spontanéité. Une délicatesse qui donne vie au sujet, qui n'a rien à voir avec l'instantané d'un cliché qui fixe la composition. Libelle dansant au coeur d'un cristal de roche.

Photo ou peinture ?

C'est bien là que l'on voit la supériorité du peintre sur le photographe, la peinture ou le dessin permettent de multiples interprétations, plaisir durable, qui imprègne et varie selon le temps. Baudelaire ne s'y est pas trompé qui définissait la photographie comme "Le refuge de tous les peintres manqués, trop mal doués ou trop paresseux pour achever leurs études." Et moi qui aime tant la photo je ne peux qu'y souscrire, piteux. Et Alain qui enfonce le clou "Le procédé photographique, copie trop servile de la réalité, ne donne jamais rien de beau."

Tenez, prenez un détail, insignifiant en apparence : le maïs. Sur le pastel il est à maturité, lumière mordorée, vermicelles d'or qui éclatent, qui vibrent, s'agitent, pop-corn dans la poêle à frire mais que l'on sait fait pour d'autres palais. A l'aquarelle, à peine glané, une pointe d'acidité, il agace la dent et flatte l'oeil telle une jouvencelle encore trop verte, il s'effeuille à peine, esquisse un pas et se dérobe. Dans un cas comme dans l'autre la peinture séduit, vit, aguiche, se renouvelle, humeur changeante, et l'on s'aperçoit que "nature morte" ne convient pas tant elles ont de personnalité.

Plus que jamais ces toiles sont une invitation au voyage, une vision florale et colorée qui nous porte vers un ailleurs imaginaire. Miroirs profonds qui nous donnent l'ineffable désir du monde.

Pour terminer je dédie le texte qui suit à Jacqueline et à Liliane,

mais aussi à tous les créateurs du réseau...

L'air du beau

Beauté classique, parfaitement ciselée

Beauté baroque, ors et parures

Luxe

Beauté romantique, idéal exacerbé

Beauté impressionniste, suggérée, aérée

Calme

Beauté expressionniste, violemment éclairée

Beauté cubiste, éclatée

Désordre

Beauté métaphysique, intellectualisée

Beauté surréaliste, dématérialisée

Volupté

L'Art, le Beau, pouvoir de changer d'ère.

L. M.

Un partenariat

Arts

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Lettres

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administrateur partenariats

« Fureur de vivre »

Liliane Magotte

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Fureur de vivre

Enfuie dans le souvenir...

Elle était pourtant là,

Se devait de sortir

Avec un brin d'éclat!

Cette fureur en soi

N'a certes, rien d'anormal

Un jour sortir l'émoi,

Mais oui, devient vital !

C'est alors que le pinceau

Va chercher la couleur

Et trouve le rouge beau

pour dévider son cœur

Suivant tempérament

les formes sont diverses

Mais de mêmes tourments

Sur les toiles se déversent!

Un jour coïncidence

effleure l'amitié

Et voilà qu'on se lance

Pour vous les divulguer...

Nos "Fureur de vivre"

Jacqueline Gilbert

Poète et peintre sur Arts et Lettres

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« Fureur de vivre »

Jacqueline Gilbert

Merci à Jacqueline Gilbert pour sa gentillesse,

son dévouement et sa complicité.

Un partenariat d'

Arts

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Lettres

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administrateur théâtres

12272971263?profile=originalJOYEUSES PÂQUES (CENTRE CULTUREL D'AUDERGHEM)

 

 « JOYEUSES PÂQUES » La pièce de Jean Poiret créée  en 1980 au Théâtre du Palais Royal de Paris  a été reprise par une troupe étincelante (Roland Giraud et Maaike Jansen dans une mise en scène de Jean-Luc Moreau) et a été  présentée en avant-première parisienne au centre Culturel d’Auderghem devant un public aussi joyeux que le titre.

  On rit beaucoup. Car il s’agit du  mécanisme du rire originel. Gros plan sur le mensonge inénarrable du personnage principal affecté du démon de midi et splendidement lâche.  Pendant le week-end de Pâques, suite à une grève d’avion sauvage, Sophie (Maaike Jansen) surprend son mari Stéphane en compagnie d’une toute jeune femme, belle à croquer dans leur appartement, à une heure totalement  indue et qui ne sait pas où dormir car elle vient de rompre !  Stéphane finit par présenter Julie comme sa fille cachée, née d’un précédent mariage dont il n’avait jamais parlé. Pas si mal trouvé que cela! Vu que la réalité rejoint vite la fiction! Sophie qui,  dès le début, n’est  nullement  dupe va  se délecter et pousser dans ses ultimes retranchements l’homme qui ment et qui  s’empêtre dans ses inventions. A s’en étrangler de rire pour le spectateur ! Roland Giraud incarne le piteux mari de façon remarquable. Costumes très soignés  et décor  Art déco fort élégant.

 Le rythme du spectacle s’enfle dans un crescendo déchaîné qui mène aux frontières de l’absurde et le spectateur jubile ! L’homme est désarmant de naturel… doué d’autodérision, certes, mais  pathétique dans son ardeur et son incapacité  à cacher son aventure. Julie (Marilyne Fontaine) est  craquante d’authenticité et de vraisemblance dans  ce rôle d’étudiante années 2010 qui lui va comme un gant ! Elle a un de ces toupets extraordinaires. Une  façon de s’installer chez le quinquagénaire,  de créer une atmosphère ambiguë tout en n’ayant pas l’air d’y toucher, de croquer une pomme…avec le charme et la provocation qu’il faut. On pense tout de suite  à la pièce anglaise «  Educating Rita » ! Et de  se jeter sur le divan et  d’étudier ses postures et ses répliques  irrésistibles!

Elle est finalement tellement délicieuse que Sophie fait tout pour la garder d’abord  à dîner,  puis à dormir, et la prendrait bien sous son aile comme fille putative. Sophie est une femme de prestance  à la féminité solaire, qui pourfend les faux semblants et met à jour toutes les hypocrisies avec une palette d’émotions virevoltantes. Aparté avec le public : « J’aimerais voir comment mon mari va s’en sortir tout seul ! »    Elle fait rires aux larmes. Le verbe est spirituel et le jeu scénique est juste et bien étudié!  Elle possède à fond, tout comme son partenaire l’art de la comédie! Et la fin?  C’est un  miroir, où les hommes aimeront se voir et s’admirer!   

 

Mais on rit moins lorsque l’on sait que ce couple d’acteurs éblouissants, mariés dans la vie, ont dû faire face à l’impensable. Frappés par la mort brutale et inexpliquée de leur fille Géraldine, en 2004, Roland Giraud et son épouse Maaike Jansen, tous deux âgés de 71 ans,  trouvent  dans le théâtre un moyen de survivre à  leur douleur. L'acteur était monté sur scène le soir-même de la découverte du corps de son enfant : "J'étais aidé. Par ma fille, qui n'aurait pas aimé que je sois effondré", explique-t-il dans son livre « En toute liberté ». Les planches sont salutaires et il y a retrouvé sa femme pour cette nouvelle pièce, « Joyeuses Pâques » qui va se jouer, après Bruxelles,  en 2014 au Théâtre du Palais Royal de Paris.  Nos rires se doublent évidemment  d’émotion  et de tendresse  pour ce couple de comédiens qui affronte les planches tous les soirs avec un indéniable talent et célèbrent avec tant de conviction leur crédo dans  l’humanité du  théâtre. Une manière  pour eux d’affronter l’impensable. 

http://www.cc-auderghem.be/index.php/nos-spectacles/paris-theatre-1314/details/211-joyeuses-paques.html

 

 

Genre : Comédie
Auteur : Jean POIRET
Mise en Scène : Jean-Luc MOREAU
Assistant Mise en Scène : Anne POIRIER-BUSSON
Musiques : Sylvain MEYNIAC
Costumes : Emmanuel PEDUZZI
Décor Charlie MANGEL
Avec : Roland GIRAUD, Maaike JANSEN, Sophie ARTUR, Olivier PAJOT, Isabelle TANAKIL, Claire CONTY, Xavier DELAMBRE et Marilyne FONTAINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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administrateur théâtres

la_dame_def_sans_vignette.jpg?width=280Le quotidien bourgeois du début du XX° siècle s’expose sur toutes ses coutures en cette saison au théâtre du Parc et jusqu’au 31 décembre !  « LA DAME DE CHEZ MAXIM » est l’un des joyaux de l’écriture de Georges Feydeau, une comédie burlesque au souffle épique  qui dénonce  le caractère grotesque, sinon absurde du conformisme social.

 En piste : Une Môme de Paris couleur crevette (une impayable Julie Duroisin) qui jongle avec la langue du ruisseau comme avec  celle de l’art poétique de Boileau ! « Non mais ! » Et qui enfile les cœurs des messieurs comme des perles en faisant révérences irrévérencieuses « et vas-y donc c’est pas mon père ! »  Elle va ébranler l’édifice tranquille d’un couple de la  bourgeoisie parisienne  bien-pensante.  La femme docteur Lucien  Petypon (prononcer « petit ») est certes une vielle toupie dévote qui adore le surnaturel  et croit aux apparitions religieuses ( Anne-Pascale Clairembourg, craquante étude de caractère). 5..JPG Ce médecin (un Stéphane Fenocchi d’une formidable humanité), flanqué de son ami Mongicourt (Nicolas Ossowski) se veut moderne et est prêt à utiliser le fameux  « fauteuil extatique » lors de ses séances de bistouri, une application moderne des recherches qui se font à l’époque, à Vienne. Allusion non déguisée aux méthodes du fondateur de la psychanalyse et utilisation récurrente de l’objet à des fins du plus haut comique de situation.  Mais là n’est pas la question. Le comique qui tourne au cauchemar est celui du  pauvre toubib - noceur d’un soir – qui va payer très  cher son unique écart nocturne avec la Môme Crevette. Entraîné dans l’aventure par son ami  et va entamer une chute aux enfers fulgurante dès le saut du lit, ou plutôt de la carpette. Pris en otage par  la jeune danseuse, il va devoir  faire bonne figure face à un oncle, le général Petypon  du Grêlé (John Dobrynine) venu lui demander d'assister au mariage de sa jeune pupille Clémentine avec l’un de ses officiers nommé Corignon (Sébastien Schmit), ex-amant de ladite Crevette. Décidée à se venger de l’abandon de celui-ci, la Môme Crevette va se faire passer pour la femme du docteur. La voilà  invitée  à la  noce, bien contre le gré du médecin qui n’arrive pas à arrêter la machine infernale dans laquelle il a été embarqué. C’est une occasion rêvée pour la Môminette  de se moquer de  la bêtise des dames  de province. 6..JPGElle ne se gêne nullement  pour  leur chanter à tue-tête une des  pépites de la chanson grivoise : Le Bonheur d'être demoiselle.  9..JPG Un  moment inoubliable, sans rien de vulgaire, qui fait  se  plier de rire le public du théâtre du Parc en entier. Un autre thème dans cette joyeuse partition est l’imminence perpétuelle de duels pour dettes d’honneur qui assaillent le pauvre mari, lui qui ne ferait pas de mal à une mouche!

 10..JPG Une cascade d’imbroglios et de coups de théâtre se succèdent à un rythme  de plus en plus effréné. Gabrielle, la très dévote  mère tourière  épouse du docteur est partout et le  pauvre  homme s’évertue à empêcher qu’elles se rencontrent. L’homme est ballotté comme un  jouet  dans l’océan de quiproquos par un destin comico-cynique. La mécanique de Feydeau est implacable. A la fin il n’y a pas assez de portes pour faire surgir les personnages en folie, ils tombent des murs, du ciel presque et viennent atterrir sur le dur plancher de la réalité. La mise en scène est  non seulement un  va et vient fulgurant entre portes tronquées, trappes, escaliers et cabinets dérobés mais elle  bouleverse les codes habituels du boulevard par les  mille et un détails inventifs qui cernent le cauchemar et frisent la folie. Avec  la metteuse en scène géniale qu’est Miriam YOUSSEF, on pénètre de l’autre côté du miroir. Et vous emporterez avec vous l’image inoubliable du  dernier tableau qui  est d’une qualité onirique à couper le souffle! Joli début d’année 2014, si vous y allez le 31 !

http://www.theatreduparc.be/spectacle/spectacle_2013_2014_002

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administrateur théâtres

12272969867?profile=originalJournée internationale des droits de l'enfant

La journée internationale des droits de l'enfant est la date anniversaire de la signature de la Convention internationale des droits de l'enfant le 20 novembre 1989 par 191 pays.

En 1954, l’Assemblée générale des Nations unies recommande que tous les pays instituent une Journée mondiale de l’enfance, sans pour autant en fixer le jour. Le choix du 20 novembre fait référence à la Convention internationale de droits de l'enfant du 20 novembre 1989, dont la date fait référence à la Déclaration des droits de l'enfant du 20 novembre 1959.

À cette occasion, un certain nombre d'événements sont organisés par les acteurs du monde de l'enfance.

Et nous, que faisons-nous? Allons-nous rester alertes au-delà de cette date symbolique?

Une convention et des droits

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

La situation en France et dans le monde

La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.
Enfant en France :

  • Un million d'enfants pauvres
  • 19.000 enfants maltraités
  • 76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel
  • quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge
  • 85 000 sont touchés par le saturnisme
  • record des suicides des 15-24 ans.
  • 150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective
  • 15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu'ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu'ils n'ont pas encore 16 ans.
  • 15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu'ils lisent

Même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire", résumait récemment le Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).

Le 14 décembre, l'Unicef sortira son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants invisibles", sur les enfants qui ne sont pas enregistrés à l'Etat civil ou les enfants de la rue. Fin 2004, le même rapport indiquait que plus d'un milliard d'enfants sur Terre, soit plus de la moitié au monde, "souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida.

En 2005, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable… Parmi les nombreuses oeuvres qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues, c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir, ou de redécouvrir, l'oeuvre de l'UNICEF.

 

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Une réalisation Actu TV à l'initiative d'Arts et Lettres

Et Voyez donc aussi le billet de François Speranza sur l'exposition de ce beau peintre:

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

Du 26-09 au 14-10-12 se tient à l’ESPACE ART GALLERY (Rue Lesbroussart, 35, 1050, Bruxelles) une exposition intitulée BERNADETTE REGINSTER, ARTISTE PLURIELLEqui ne manquera nullement de vous séduire.

Plurielle, elle l’est assurément et lorsqu’on lui demande dans quel style elle se sent le plus à l’aise, l’artiste met en avant la caractéristique majeure qui anime, selon ses dires, le signe des Gémeaux : l’empressement, carrément vital, à tout faire vite et bien ! En effet, tout ressort à fleur de peau chez Madame BERNADETTE REGINSTER. Cela est perceptible tant dans ses tableaux basés sur la technique du collage que sur ses œuvres en technique mixte.

Cela se ressent aussi et surtout dans l’émergence qui s’exprime dans la résurgence de cette « image-fantôme » représentée dans la plupart de ses tableaux centrés sur des vues de New-York, à savoir l’ombre des Twin Towers. L’artiste les fait, en quelque sorte, rejaillir de Ground Zero, pour les faire revivre sur la toile.

Le 11 septembre 2001 demeure une date phare dans la vie de l’artiste. Depuis longtemps, elle désirait se rendre à New-York pour voir le World Trade Center, à Manhattan. Malheureusement, Ben Laden s’est interposé entre elle et son rêve…Et depuis lors, BERNADETTE REGINSTER ne cesse de le ressusciter, non pas comme une réalité tangible mais à l’état de silhouettes vaporeuses, existant par leur présence tout en s’effaçant dans un improbable lointain que restitue la toile, terrain fertile de notre mémoire.

L’artiste ne systématise jamais. Tout est dans l’émotion. Ses collages en témoignent le mieux.BOWERY(2010 – 100 x 100 cm – technique mixte)

 

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associe passé et présent dans le même cadre. Le passé est symbolisé par des vieilles torpédos des années ’30 qui rappellent l’atmosphère, à la fois glauque et envoûtante, des films noirs. Le présent, lui, se concrétise par des stries faisant office de déchirures. Pour l’artiste, New-York est une ville déchirée qui garde une plaie béante.

BERNADETTE REGINSTER entretient une dialectique particulière avec les sujets de ses toiles.

Elle ne peut s’empêcher de les déplacer en les permutant de toile en toile. Il arrive aussi qu’elle les reprenne à l’intérieur d’une même œuvre, à l’instar de TIMES SQUARE(2010 – 1OO x 100 cm – technique mixte) dans laquelle l’axe vivant de la ville est repris plusieurs fois dans des angles différents.

 

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Cette volonté de « faire revivre » New-York témoigne également d’un travail d’archéologie sur la mémoire collective. En effet, au cours d’une précédente exposition tenue dans cette ville, l’artiste a soulevé la curiosité de certains newyorkais qui ignoraient jusqu’à l’existence de certaines photographies, tellement celles-ci étaient anciennes – quelques unes remontent à la fin du 19èmesiècle ! L’artiste utilise des documents qui vont de 1890 à 1930. De quoi donner à la mémoire collective matière à réflexion!

Artiste plurielle, BERNADETTE REGISTER l’est également dans la délicatesse du trait. Cela se perçoit dans ses petites encres intitulées OPUS(1998 – 24 x 30 cm), lesquelles mettent en exergue son grand talent de graphiste dans l’extrême finesse du rendu résultant du noir et blanc, ainsi que dans le savant mélange du rouge et du noir, obtenant ainsi un juste balancement chromatique.

 

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L’artiste est aussi sculptrice. A partir de tuyaux d’arrosage elle a conçu des silhouettes filiformes campées en couples enlacés. Et lorsqu’on lui demande si, de près ou de loin, elle a été influencée par ALBERTO GIACOMETTI, l’artiste que la question semble surprendre, confesse qu’elle n’y avait jamais pensé, même si elle adore l’œuvre du sculpteur suisse. Elève à l’Académie de Woluwé St. Pierre, elle poursuit sa formation en sculpture. Le groupe d’œuvres exposées présentent une étude de variations sur le mouvement. Chaque sculpture est « figée » dans une torsion, présentée comme un « moment » définissant l’attitude des personnages. Les titres qui les accompagnent sont extrêmement évocateurs : REGARDSENLACEMENT,INTIMITE….ils sont, en quelque sorte, des réminiscences remontant à l’adolescence de l’artiste, lorsque celle-ci étudiait la danse classique.

 

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A partir d’une clé usb, BERNADETTE REGISTER sélectionne des photos (notamment celles qui ont servi pour les TWIN TOWERS, à New-York), et travaille sur grand format. Toujours poussée par son empressement à aboutir à la vitesse de la lumière, elle privilégie l’acrylique car elle sèche très vite au détriment de l’huile, trop lente à se fixer.

Le visiteur le constate aisément dans BRUME(2012 – 80 x 80 cm - acrylique).

 

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Cette œuvre présente essentiellement deux zones (une rouge et une blanche) s’entrechoquant, créant un embrasement chromatique, à l’origine d’une brume incandescente. Technique et rendu coïncident car l’émotion que cette œuvre dégage ne peut se créer que par fusion instantanée.

BERNADETTE REGINSTER, qui a fréquenté les Ateliers Malou, en plus d’avoir entrepris des études artistiques d’Architecture d’intérieur au C.A.D Brussels (Private College for Advertising and Design in Brussels) , lesquelles ont grandement contribué à maîtriser le dessin ainsi que les mises en couleurs, est assurément une grande artiste. Une créatrice qui, au travers de ses œuvres, se cherche constamment au détour d’une émotion, véhiculée par la nécessité de la vitesse.

 

François L. Speranza.

 

Une publication

Arts 
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Lettres

N.-B.:
Ce billet est publié à l'initiative exclusive de Robert Paul, fondateur et administrateur général d'Arts et Lettres. Il ne peut être reproduit qu'avec son expresse autorisation, toujours accordée gratuitement.

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 27/11 au 22/12/2013 l’exposition  événement des artistes suivant : Paul Henrard (Be) aquarelles, Elodie Haslé (Fr) techniques mixtes, Tine Swerts (Be) peintures, Lionel Aubert & Julie Robrolle (Fr) créations en joaillerie ainsi Fabrice Lettron (Fr) sculptures.  

 

Le VERNISSAGE a lieu le 27/11 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Paul HENRARD (Be) aquarelles

« Le droit se montre »

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Elodie HASLE (Fr) technique mixte

« Eau en couleurs »

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Tine SWERTS (Be) peintures

« Au fil de … l’Ô »

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Lionel AUBERT et Julie ROBROLLE (Fr) créations en joaillerie

« Alchimie »

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Fabrice LETTRON (Fr) sculptures

 

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Collectif de la GALERIE :

        

         Fabrice LETTRON (Fr) sculptures

         Pierre CONTENT (Fr) sculptures

 

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

         Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 27 novembre au 22 décembre 2013.

 

INVITATION AU VERNISSAGE

 

Mercredi 27 novembre de 18h 30 à 21h 30.

Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles.

Ouvert du mardi au samedi : 11h 30 à 18h 30.

Et le dimanche sur rendez-vous.

GSM : 00 32 497 577 120

Et à titre d’information voici les deux prochaines expositions:

 

-Titre : « Différents regards sur l’art »

Artistes : Collectif d’artistes : Igor Stepanov (Ru), Leslie Berthet-Laval (Fr) peintures, Nathalie Afonso Dell’Omo (It) peintures et Pierre Content (Fr) sculptures. Exposition  événement comprenant quatre artistes dans le cadre du 26ème anniversaire d’Alzheimer Belgique A.S.B.L.

Vernissage le 15/01 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 15/01 au 02/02/2014.

 

-Titre : « Au-delà de la transparence »

Artiste: Alfonso Di Mascio (It) sculptures et installations.

Vernissage le 05/02 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 05/02 au 23/02/2014.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:      http://espaceartgallery.be

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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Le domaine royal de Chaalis.

12272972290?profile=originalVous avez aimé le Primatice et la chapelle royale de Chaalis, ce joyau est serti dans un éclatant écrin qui lui aussi mérite visite. Une visite guidée par le fantôme de Nélie Jacquemart-André...

12272972864?profile=originalNélie Jacquemart-André : autoportrait (1880).

L'abbaye royale de Chaalis c'est aussi une remarquable collection (Boucher, Van Loo, Houdon, Pajou... et même deux Giotto - actuellement en restauration dans les ateliers du Louvre - dont un St Jean l'Evangéliste que les membres d'Arts et Lettres devraient bien connaître), dont voici pour ce qui concerne la peinture un bref aperçu :

12272973681?profile=originalSandro Boticelli (1445-1510) : Vierge à l'enfant (tondo).

12272974081?profile=originalJoos Van Cleeve (ca 1485-1540 ; atelier de) : Vierge aux cerises.

12272973890?profile=originalGiovanni Mansueti (ca 1470-1527) : Picta (le Christ soutenu par la Vierge et Saint Jean l'Evangeliste)

mais encore du mobilier renaissance ou les souvenirs des voyages de Nélie...

12272974483?profile=original.... dans un bâtiment conventuel du XVIIIe siècle :

12272975063?profile=original... à suivre...

Michel Lansardière (texte et photos).

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administrateur théâtres

Igor Stravinsky - Concerto "Dumbarton Oaks" et Septuor - et Beethoven - Concertos pour piano n ° 2 et n ° 4 - avec Leif Ove Andsnes  au piano et à la direction d’orchestre

images?q=tbn:ANd9GcQUN8BkzUxBWHgDlcQ7aQIWQUButaGnKe9NWEqDQTuVtAKz-RThNw&width=264« Pour le New York Times, Leif Ove Andsnes est « un pianiste d’une élégance, d’une puissance et d’une intelligence exceptionnelles ». Avec sa technique magistrale et ses interprétations pénétrantes, le célèbre pianiste norvégien triomphe dans le monde entier, considéré comme « l’un des musiciens les plus doués de sa génération » par le Wall Street Journal. Il donne des récitals et joue des concertos dans les plus grandes salles de concert au monde, avec les plus prestigieux orchestres. »  Hier soir,  la collaboration du norvégien Leif Ove Andsnes avec le Mahler Chamber Orchestra lors du concert  donné au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles  était  du véritable or musical. Jeune et enthousiaste,  Leif Ove Andsnes est en train d’éditer l’intégrale des Concertos pour piano de Beethoven dans  un cycle intitulé « Le Voyage Beethoven ». L’œuvre  de sa vie?  Joués au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en novembre dernier les Concertos n° 1 et 3 sont déjà  édités chez Sony, loués par la critique et récompensés par le prix Caecilia de l’Union de la presse musicale belge 2012. « La musique de Beethoven est pour moi la musique la plus humaine et la plus spirituelle qui soit. Beethoven pensait que changer le monde est possible et que la musique est vérité. Cela me touche profondément. »

 Le silence qui précède les premières notes du concerto pour piano N°2 est éloquent. Le Mahler Chamber Orchestra est tout de suite  envoûtant par sa présence musicale   et   Andsnes fascine par la façon souple et onctueuse qu’il a de diriger depuis son clavier dont il a orienté la face avant vers  le public. Le couvercle s’est évidemment envolé.  Il s’agit d’une vraie cérémonie musicale élégante et fluide qui fait jaillir l’harmonie du cœur de l’homme et de son instrument et vient envahir les auditeurs de  bonheur. L’alternance  du jeu pianistique et de la   gestuelle de direction d’une délicate précision est une source ininterrompue de découvertes. On est pris dans une sorte de spirale musicale fascinante. Gestes  ou clavier? On s’empresse de ne jamais quitter l’artiste des yeux bien qu’il tourne le dos. On est suspendus dans les aller-retours passionnés entre les deux instruments : l’orchestre et le clavier. Il manie les deux, les  mariant sans relâche à la manière d’un magicien.  De plus,  l’accord entre le pianiste et les différents pupitres a quelque chose de  sacré: on ressent un réel flux musical.  Leur  fascination mutuelle est  surprenante  et engendre l’élan musical inédit qui fait vivre la musique de Beethoven.

 Comment l’orchestre fait-il pour rebondir avec tant de moelleux, en ce qui semble  une seule note, lorsqu’il qui semble cueillir au vol les phrases émouvantes du pianiste dans le concerto pour piano N° 4 ? Dans  le premier mouvement, le pianiste  a plongé  tout de suite dans la romance la plus  tendre puis le  thème a été repris joyeusement par  l’orchestre. On respire la pureté de vents, le souffle et la puissance de l’orchestre, la largeur des champs musicaux et on se fait effleurer par des chutes de pétales de fleurs légères dont on ne sait d’où elles viennent. Émotions en cascades : les cadences de l’interprète  sont  autant de  concerts en soi. L’orchestre  cloué par l’émotion ne semble pas décidé à reprendre l’archet, tant c’est intense et beau. Puis c’est la reprise de parfums voluptueux. Le pianiste joue sur les sommets de la virtuosité sans perdre la moindre plume… de cygne, tant c’est à la fois léger et palpable en même temps. On découvre des scintillements aquatiques, des miroitements et la propagation de l’onde en larges cercles autour du piano. On vit ce concert de manière presque physique. Les mains du pianiste n’arrêtent pas de jouer même lorsque le piano se tait. Leif Ove Andsnes entretient toutes les fulgurances, les violoncelles passionnés, les vents plein de caractère dans les duos de hautbois et de bassons,  l’ambre des altos et les percussions triomphales.  Dans le finale, c’est le triomphe de la beauté de l’émotion humaine.

Ainsi, Beethoven semble avoir pris le dessus dans le cœur des spectateurs lors de ce concert inoubliable. Mais les œuvres de Stravinsky,  le Concerto "Dumbarton Oaks" pour orchestre de chambre en mi bémol majeur et le   Septuor ont produit un paysage musical très évocateur. La taille de l’orchestre réduite, comme elle devait l’être dans la splendide propriété de Dumbarton Oaks (Washington DC)  aux Etats-Unis  en 1938 a permis de singulariser la beauté de chaque instrument, comme si tout à coup un dieu se penchait sur les musiciens qui jouent debout et les observait à la loupe! On pense … à Jean-Sébastien Bach pour la partie fuguée. Ce concerto fut commandé par un couple de mécènes, Mildred and Robert Wood Bliss pour leur trentième anniversaire de mariage. De l’aveu même du compositeur : « c’est un petit concerto dans le style Brandebourgeois! » qui, ruisselant de sonorités farceuses, se termine par une sorte de marche nuptiale pleine de sève musicale célébrant les bonheurs infiniment petits.  Le  plaisir musical et la curiosité étaient aussi bien au rendez-vous dans le Septuor aux sonorités de flammes dansantes (créé en 1954, chez les mêmes mécènes). Mais c'est Beethoven qui  a ravi les auditeurs, eux  qui croyaient connaitre  tous ses concertos par cœur!

http://www.bozar.be/activity.php?id=13121 

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12272975471?profile=originalEuropalia India oblige, les miniatures indiennes du Ramayana au musée du Cinquantenaire

La troisième exposition de l’automne au Musée du Cinquantenaire de Bruxelles vient de s'ouvrir. Elle rassemble 101 miniatures indiennes appartenant au Musée national de New Delhi.  Le choix fut fastidieux  parmi les 500 oeuvres de la collection. Europalia India oblige, le musée participe au voyage dans l'imaginaire indien. Le Ramayana, à l’instar du Mahabharata, est une grande épopée hindouiste classique de l’Inde. Compilé jadis par le légendaire poète Valmiki, il constitue l’un des monuments de la littérature mondiale.

12272975878?profile=originalLe Ramayana fut écrit à l’origine en sanscrit. Il décrit, en sept livres (kanda) de 24.000 couplets (shloka), l’histoire du prince Rama et de son épouse Sita. Le héros de l’épopée est Rama, prince héritier d’Ayodhya, qui, à la suite d’une intrigue à la cour, doit s’exiler pendant 14 années dans la forêt en compagnie de sa femme Sita et de son demi-frère Lakshmana. La belle et vertueuse Sita est enlevée par ruse par Ravana, le roi des démons, à dix têtes, qui habite sur l’île de Lanka (Sri Lanka). En compagnie de Lakshmana, Rama débute alors une quête longue et ardue à la recherche de son épouse. Après bien des aventures et des épreuves difficiles, Rama finit par triompher de Ravana et libère sa femme Sita, avec l’aide de l’armée des singes, dirigée par le général des singes, Hanuman. Le Ramayana est une histoire de courage, de fidélité, d’amitié, d’amour et de justice. Il possède une profonde signification religieuse. Les Indiens considèrent Rama comme une divinité et le vénèrent encore aujourd’hui comme une des dix incarnations du dieu hindou Vishnu, qui prit plusieurs avatars pour descendre sur terre.

12272975889?profile=originalLe Ramayana a été une source d’inspiration pour de nombreux artistes au cours des siècles, tant en Inde que dans les pays voisins, la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam et l’Indonésie. Les miniatures sont exposées dans une seule salle pen accrochage vertical par trois. la raison est à la fois  la restriction des moyens du musée et des raisons de sécurité. il est conseillé d'acheter le  magnifique catalogue peu encombrant qui  reprend l'histoire passionnante de chaque oeuvre photographiée. Sur 50 écoles artistiques existantes, 21 sont représentées dans l'exposition par des miniatures inspirées du Ramayana et qui ont été réalisée par des artistes indiens entre le XVIe et le XIXe siècle.

Chez les artistes peintres rajasthani et pahari, l’épopée fait partie des thèmes de prédilection. Elle ne laissa pas non plus indifférents les empereurs moghols musulmans. Ainsi, en 1588, le célèbre empereur Akbar fit traduire le Ramayana en langue persane, et de nombreux artistes des ateliers de la cour s’en inspirèrent pour leurs oeuvres. L’empereur lui-même donna l’ordre de représenter le Ramayana dans des séries de miniatures. L’exposition fait découvrir un art de la miniature dans lequel l’artiste peintre indien révèle sa maîtrise dans la façon de représenter l’homme et la nature d’une manière unique.

(Photo: ©National-Museum.New Delhi)

« Ramayana – Miniatures indiennes du Musée national de New Delhi »

Du 21/11/2013 au 18/05/2014 au Musée du Cinquantenaire, Parc du Cinquantenaire 10 à

1000 Bruxelles. Renseignements : www.mrah.be

Visites guidées, informations et réservations : tél. 02.741.73.11 –

sec@mrah.be

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