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AMANDINE

AMANDINE

Amandine



Par un jour de grande chaleur

Je flânais dans le quartier du canal

Je traverse le boulevard Heurteloup.

Je quitte l’allée de platanes, j’emprunte une rue déserte

Les petites maisons sont nichées au fond des jardins

Les volets sont fermés, le soleil cogne

Là, sur une boite à lettre, il y a un petit poème, écrit à l’encre de chine peut-être

Je souris car je lis ceci :

« Toi qui es de passage,

Ne soit pas si sage

Ouvre le portail

Je t’invite ... »

C’est sûrement là qu’habite Amandine !

Car les potirons qui sautent le mur ! 

Et les environs ressemblent beaucoup à ceux évoqués dans le courrier

Il y a des fleurs de la passion qui grimpent jusqu’au ciel 

Et du chèvrefeuille dont le parfum incite à la rêverie 

Il y a aussi des roses trémières comme à La Perraudière

Et de la morelle faux jasmin comme celle qui orne la rue Henri Barbusse 

Il y a des géraniums les mêmes que dans les Pyrénées 

Il y a des herbes toutes écervelées 

Des herbes folles, 

Mais elles n'ont pas le rire de Valériane, 

D’ailleurs il y en a partout  

Même rue d'Entraigues 

Y a des fleurs qui font le trottoir

Et pas seulement les saxifrages !

Au jardin botanique à l’autre extrémité de la rue d’Amandine

Le soleil en retraite y traîne ses savates 

Et sous l'arbre aux quarante écus  

Les jardiniers intelligents  

Font pousser des cucurbites 

Des citrouilles des potirons

Mais aussi des chrysanthèmes et des Dahlias  

Tandis que dans le bac à sable 

Les gamins s'époumonent à faire des ballons 

Ils croient au père Noël !

Justement il y en a un dans la rue 

Où habite Amandine 

Et où se trouve aussi un chat percé de partout 

Qui regarde le père Noel justement 

Qui s'esquinte à grimper au mur 

Mais Amandine si elle dit qu'il monte au lampadaire 

Alors je veux bien la croire. 

Puisque c'est bientôt Noël 

Pour les petits quéniots 

Quant au poète de la rue Lobin 

Il est monté au ciel pour nous éclairer. 

Comme l’invite le petit poème

Et puisque la chaleur est insupportable

J’ouvre le portail…

 

Lionel M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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