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Richard III au théâtre Royal du Parc

12272989285?profile=originalRichard III (Shakespeare)

 

« Me voilà entré si avant dans le sang, qu'il faut qu'un crime chasse l'autre… »

 L’histoire: le duc de Gloucester est un York, le frère du roi Edouard IV qui  a détrôné le dernier des Lancastre, Henry VI, en 1471. Il souffre haineusement de disgrâces physiques et est dévoré par l’ambition. Il fait arrêter son demi-frère, George, duc de Clarence, qui est mené à la Tour de Londres pour y être noyé. Il parvient à obtenir la main de Lady Anne dont il a tué le mari,  le  prince de Galles (fils de Henry VI). Il s’arrange pour qu’Edouard IV meure aussi. Devenu régent, il fait disparaître à la Tour de Londres ses propres neveux, le jeune héritier de douze ans, Édouard V et son frère. Les femmes de la cour sont incapables d’empêcher ces meurtres programmés. Il fait courir le bruit que  Lady Anne est atteinte d’une maladie incurable… Il  se fait proclamer roi sous le nom de Richard III et il obtient la main de sa jeune nièce Élisabeth. Les femmes sont toujours aussi impuissantes à arrêter son appétit dévorant. L'usurpateur règne par la terreur. Le comte de Richmond, leur unique allié,  prend la tête d’une rébellion qui conteste la légitimité de Richard et ses abus de pouvoir. Nous voilà  la nuit de la bataille de Bosworth, en 1485. Le roi Richard est  hanté par les spectres de ses victimes. Il est réduit à combattre à pied, lançant son exclamation célèbre : «Un cheval ! un cheval ! Mon royaume pour un cheval !» (V, 4). Il est vaincu bien que ses troupes soient bien  plus nombreuses que celles de Richmond et trouve la mort. Le  comte de Richmond (Lancastre par sa mère) est proclamé roi sous le nom de Henry VII. Il épouse  Élisabeth d'York, jeune veuve de Richard III. La réconciliation des deux familles signe la fin de la guerre fratricide des Deux Roses et instaure la nouvelle dynastie des Tudor. La paix au doux visage et la riante  prospérité sont enfin possibles!  Ils auront beaucoup d’enfants, dont le futur Henry VIII! Et les photographes de Paris Match  de crépiter! Oui! Car la mise en scène d' Isabelle Pousseur  est  résolument moderne!

Dans son hypocrite voyage vers  la sauvagerie du  pouvoir absolu, le duc de Gloucester, futur Richard III sous les traits de Guy Pion ne connait ni lois divines, ni lois humaines. Il est un  monstre de fourberie, de manipulation meurtrière et de  méchanceté. Pas une valeur humaine ne trouve grâce à ses yeux, il n’a pas une once de pitié et n’éprouve aucun respect  pour  la vie : pour la femme, qu’elle soit  mère, épouse, sœur,  nièce, ou pour l’enfant. Il incarne  l’image démoniaque de la  crapule totale, privée de tout scrupule, de tout sentiment hormis  son amour immodéré de lui-même. Il évolue à la façon d’une machine impitoyable dont  l’ingéniosité diabolique se plaît à prendre le public à témoin et pratique autour de lui un interminable jeu de massacres, singeant la puissance de Dieu en personne. 

La deuxième partie de la pièce démontre enfin que cet être qui se croit illimité est totalement enfermé et prisonnier de  lui-même. La scène où il est hanté par les ombres blanches de ses victimes est sublime. Cette scène qui précède la bataille est d’une plasticité remarquable. Elle  est enfin chargée d’humanité et cela fait du bien!  Chorégraphie et texte épousent finement l’âme torturée du conspirateur avant sa chute.  C’est le cœur de la pièce dont le climat  hallucinant  fait enfin oublier la présence sur scène de cet inutile travesti sorti des années folles qui avait hanté  le plateau au début. Il a fallu  pas mal temps avant de comprendre que ce personnage en perruque et en fourreau à paillettes n’était pas une prémonition de la mort omniprésente mais  la putain d’un des autres ducs, assassiné lui aussi.   

 

Néanmoins on ne comprend pas comment un personnage aussi noir et aussi méprisable que ce mielleux duc de Gloucester réussisse à gagner le cœur de la pauvre Lady Ann qui se lamente au bord de la tombe de son mari tué par le monstre. La scène de sa séduction n’est pas fort convaincante. A moins qu' Isabelle Pousseur,  la metteuse en scène n’ait décidé de mettre  en scène la douloureuse tentation de la collaboration avec l’ennemi. Quand c’est une question de vie ou de mort, il faut beaucoup de courage pour résister. La reddition de Lady Anne est un peu trop brusque, pas vraiment explicable.  Une scène qui fait  froid dans le dos, surtout au vu des costumes choisis, qui rappellent fortement la deuxième guerre mondiale.  L’autre scène très accablante est celle où Gloucester convainc cyniquement sa mère de lui donner la main de sa nièce, la jeune Elisabeth pour  légitimer son nouveau pouvoir.

Le texte a été contracté pour que le spectacle ne dure que 2h 45 entracte compris. Képis, galons et costumes militaires gris ou kaki font partie de cette mise en scène moderne. Le plateau est vide à part une sorte de large  colonne de fin voilages dorés dans laquelle on voit jouer des personnages par transparence avec de splendides effets de lumière. Ce lieu de prédilection pour tous les moments forts de la pièce représente La Tour de Londres,   les  appartements royaux, la salle du conseil du palais où  le perfide Gloucester se fait longuement prier avant « d’accepter » le couronnement. Un micro amplifie ici et là les appels à la sagesse shakespearienne. Pas une goutte de sang, juste une cagoule noire passée sur la tête de la victime qui rappelle le capuchon de la fauconnerie. Il y a ce grand escalier que Richard III monte en conquérant, vêtu d’habits royaux criards avant de le redescendre pour mourir plus tard, seul et abandonné, ayant même fait assassiner Buckingham le fidèle comparse  de ses infamies.

12272989868?profile=originalEn dehors des prestations impeccables de Guy Pion (Gloucester)  et de Simon Duprez (Buckingham), les personnages féminins sont particulièrement bien étudiés et remarquablement  interprétés. Anouchka Vingtier (Lady Ann),  Beatrix Ferauge (Lady Gloucester), Brigitte Dedry (Lady Elisabeth) sont, toutes, admirables. Et le reste de la distribution, à l'avenant!

 Au Théâtre royal du Parc, jusqu’au 15 février, à 20h15 (dimanche à 15h). Infos & rés. : 02.505.30.30, www.theatreduparc.be

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♦ Silence et poésie, instruction des embellies

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Avec tous mes vœux à ceux de bonne nature humaine

Et aux amoureux des beaux arts et belles lettres

Souvent je me replie dans la poésie du silence

C’est un besoin d’éloignement du monde qui est trop

Trop de stress et trop d’agressions, trop le niveau zéro

Pour le pouvoir de décider ce qui est d’importance

 

Contre un monde voyeur, laideurs et drame perpétuel

Contre la tyrannie des émotions mais qui déconne

Tant cette hypocrisie des victimes qu’on sélectionne

Tant l’iniquité redoublée par tant d’oublis cruels

 

Souvent je me replie dans la poésie du silence

Ignorer les prêcheurs, les exploiteurs de nos malheurs

Les imposteurs de poésie qui ne sont que braqueurs

Fervents de l’esprit en loques et de la décadence

 

Contre ce feuilleton des catastrophes en série

A ne plus savoir ce qui fait la condition humaine

A qui l’on peut faire confiance et si ça vaut la peine

De lutter pour vivre tant c’est dit : nous sommes maudits

   

Souvent je me replie dans la poésie du silence

J’en fais un espace de possible réconciliation

Avec qui je peux être, à bout touchant, l’obstination

De chérir la vie même au compte des invraisemblances

 

Là, ma sincérité, l’effeuillée des grands sentiments

Tout au-dedans, rien au dehors, là, cette architecture

De tout l’être en conflit, en conscience d’une aventure

De l’éphéméride des jours qui s’en vont tellement

 

La poésie du silence est bien plus représentative

De vivre intensément que ces mots servis en décoction

Bien plus prospective que de gargouiller des sermons

Parce que soit disant l’humanité à la dérive     

 

Silence en ma mémoire rosacée qui me rend

Tous les grands moments de ma vie, l’esprit qui me rapproche

De mes pareils pour qui la vérité, c’est dans l’accroche

A de chers portraits et présents, et absents, tout autant

 

Silence en ma partie profonde, intime, précieuse,

Je ne veux la flétrir, je ne saurais m’en départir

Par des mots sans talent pour dire vivre c’est mourir

Plus d’une fois quand bien même des amours généreuses

 

Le temps silencieux me convient et bien plus qu’on ne croit

Je sais, bavard je suis en des contextes de rencontres

Ca compte tellement les occasions où se racontent 

Nos histoires, nos espoirs puis qui vivra, verra   

 

Mais la poésie du silence est ma correspondance

Avec les domaines des intrigues et des questions

Tant le monde est complexe, un plein de contradictions

L’antithèse de poésie, convictions, éloquence   

 

 

 

Une poésie du silence, tempérance et nécessité

L’avant de l’ambition du premier pas d’une parole

Ecoutez Rilke sublimer ce qu’il faut de l’école

Apprendre mille fois la beauté et l’humilité          

 

Silence et poésie, le temps signifiant pour mes peines

Mes séparations d’avec des combattants qui étaient beaux

Tant capables de tout embellir jusqu’aux yeux de l’eau

Ce langage mouillé révélant pour sûr comme on aime

 

Silence et poésie, pour mes temps d’esprit arc-en-ciel

Mon banc soleil en pluie du rappel de cent anecdotes

Le pourquoi des heures, journal intime, antidote

La franchise au final de ce qui est son essentiel

 

Silence et poésie, ô suspendu des beaux spectacles

Je le suis promeneur, voyageur, ou observateur

Change m’a-t-on dit mon regard, et de par sa couleur

Son parler religieux dans l’éventail des miracles

 

Silence et poésie, entre le grand tout et le rien,

Ce à quoi l’on tient tant, et ce qui est inaccessible

Ce pour quoi l’on se bat, et le grand tout imprévisible   

J’en ai fait la trame pour nous tisser les meilleurs liens

 

Alors à quoi ça sert mes huit centaines de poèmes,

Puis d’autres qui viendront, tous iront s’éparpiller

Qu’en est-il du poète en ce temps maximum stressé

Puis de moi, petite bestiole autant qu’il m’en souvienne

 

A quoi ça sert vraiment, tout a été dit avant moi

De tous nos problèmes, inconstance et incertitudes

Tout a été dit des mondes, cortège ou solitude  

Je répète l’expérience des chemins maladroits

 

Ce que je voudrais vous dire, c’est bien plus qu’une prière

Dégagez les misanthropes, leurs massacres de tout  

Que soit l’instruction des justes, cet innombrable atout

Des actes traduisant des intérieurs, paix et lumière

 

Le monde tout entier pourri ne sera pas le mien

En rupture avec les ligues, le sacré comme injure

La propension du fer, des plaies du cœur et des tortures

Le renvoi aux immondices de mes pareils, humains  

 

Ce que je voudrais vous dire, c’est de vous rendre maître

De votre temps, d’un espace où vous puissiez saisir

Ce qui s’offre à vous de vivant, à bien mieux vous sentir

Du monde clairvoyant, du bon côté des gens honnêtes   

 

Ce que je voudrais vous dire, c’est d’aller plus souvent

Hors de l’agitation, du monde calcul, tiroir-caisse

Bons plans mais l’arnaque en tant de signaux de détresses

Dans la fausse empathie de ceux toujours nous accablant

 

Sachez ma poésie, belle amie qui me dit : contemple

Instruis ta part des embellies, et meilleur tu seras

 

© Gil DEF. 02.01.2014

- Manifestement Cherche-Monde -

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administrateur théâtres

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Prince, aux dames parisiennes,
De bien parler donnez le prix;
Quoy qu'on die d'Italiennes,
Il n'est bon bec que de Paris.
François Villon (Ballade des femmes de Paris)

Voici une petite pièce de derrière les fagots tout-à-fait exquise. Un duo de Penney nouveau genre, déclamé par un couple improbable la nuit au pied d’un réverbère : un écrivain célèbre catastrophé par le décès de sa femme. « Deux étions et n’avions qu’un cœur… » François Villon encore ! Il a perdu toute joie de vivre et le voilà qui rencontre une gueuse! Elle est vêtue très légèrement, la légèreté de l’ange ? Son parler est encore plus léger! La danseuse est-elle à la recherche de turbin? Ou a-t-elle une mission plus noble? Elle est à la fois la joyeuse vestale de l’amour et l’ange gardien d’une langue fleurie. Son nom - à part Marie - c’est Gueule d’ange. Un nom que lui a donné son souteneur, le Paulot!


1601276_471342572977279_1812207777_n.jpg?width=302Elle sait tout de Laurent, lui pique ses clefs de voiture par enchantement, a loué son appart à des saltimbanques polonais… lui en fait voir des vertes et des pas mûres. Envoyée du ciel ? Née en 14, placée en 1942 pour devenir la môme de ce Julot qui lui a troué la peau. Elle change de coiffure et de tenue, on est en 2000, non ? Féminine en diable. Laurent est perdu par le déferlement de la langue fait pour l’ébaudir! le spectateur jubile, voudrait retenir le flot de paroles, et cela fracasse… come un musique en ébullition. Des vannes d’argot pittoresque remontent à la surface de l’an 2000. On se croirait au cabaret du Char Noir, on entend Maurice Chevalier, George Brassens, toute la clique de parleurs fleuris. Zazie dans le métro en personne se plaint qu’on argutie plus à notre époque. Elle donne une leçon de vocabulaire pour pleurer, parler, mourir et parler de fesses…sans complexe. « Un peu, mon neveu, faudrait qu’tu’t mouilles dans la relation ! » Tout un programme, Laurent est abasourdi ! Elle le conseille « Ramone-moi les esgourdes que j’aie des étoiles dans les mirettes ! » Ah ? le spectateur en reçoit plein la vue !

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La salle est comblée de fleurs de poésie, tout droit sorties du pavé. Et pourtant ce n’est pas1526582_469619399816263_609082520_n.jpg?width=203 le décor qui fait bombance! Il est réduit à quelques grands cubes empilables à merci, utilisés pour refaire une nouvelle histoire ludique à chaque changement de scène! Miroir magique, beaux jeux de lumière, humoristiques même ! Il faut le faire ! Chaque nouvelle « histoire » rapproche de l’heure du grand dégel! Une dégelée de mots caustiques, tendres ou colériques va faire fondre le cœur le plus apitoyé ou le plus rétif.1009965_10151959850997857_641393394_n.jpg?width=170 Une théâtralité intense, jouissive, aux sources de l’émotion et du plaisir chatouille l’imaginaire du spectateur. Une magie théâtrale comme on en voit peu ! Les deux comédiens sont plus craquants l’un que l’autre dans leur genre: du pathétique bonhomme … à la divine enchanteresse! Merci Paris!

1607004_10151959850892857_1579636188_n.jpg?width=189  Disons tout de même comment les artistes se nomment dans la vraie vie. Lui, c’est Anthony Michineau, le sympathique auteur de la pièce. Elle, c’est Armony Bellanger et on les adore! Mission accomplie!

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Et que cela se joue à Bruxelles:

Jusqu’au 26 janvier 2014 au  

CENTRE CULTUREL D’AUDERGHEM

Boulevard du Souverain  183  - 1160 Bruxelles

Infos Réservations : 02 / 660 03 03

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http://www.cc-auderghem.be/index.php/nos-spectacles/paris-theatre-1314/details/207-gueule-dange.html

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administrateur théâtres

12272949289?profile=originalCommuniqué: Indomania – de Rembrandt aux Beatles

Derniers jours!

A voir jusqu’au 26 janvier 2014 au Palais des Beaux-arts de Bruxelles.

Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Le jeudi jusqu’à 21h.

L’exposition phare   Indomania   illustre l’inspiration de la culture indienne sur les artistes occidentaux. Artistes plasticiens, mais aussi écrivains, musiciens et danseurs sont depuis toujours fascinés par ce pays.  

En 1498, Vasco da Gama ouvre la route maritime de l’Inde. Les Jésuites et les commerçants qui débarquent en grand nombre sur les côtes indiennes décrivent les fastes de l’empire Moghol et relatent toutes sortes de coutumes et de rituels étranges. La fascination pour l’Inde est totale. Au retour, les navires transportent épices, textiles, diamant, nacre et animaux exotiques qui viennent inspirer les artistes de nos contrées.

Cette époque est le point de départ d’Indomania, une exposition qui étudie la rencontre entre l’Europe et l’Inde, à travers le regard des voyageurs occidentaux où perce tour à tour la fascination, la supériorité, l’angoisse et trop souvent l’ignorance. Quelles sont les conséquences artistiques et culturelles de ces rencontres ? Quelle perception l’Occident a-t-il aujourd’hui de l’Inde, et quelles sont les facettes de cette imagerie séculaire qui jouent encore un rôle actuellement ?

Pour la première fois, cette question est abordée dans un contexte temporel très large qui va du XVIe siècle à nos jours. Toile de fond de l’exposition, l’histoire de cette époque offre au visiteur une narration passionnante et méconnue, qui commence sous l’empire Moghol (1526 - 1857), traverse l’époque coloniale et se poursuit jusqu’à l’indépendance (1947) et à l’Inde  d’aujourd’hui. 

La diversité des artistes, œuvres, disciplines et médias traduit quasi littéralement les nombreuses strates, si difficiles à pénétrer pour l’Occident, de la culture indienne : les somptueux bijoux des XVIe et XVIIe siècles, les dessins de Rembrandt d’après des miniatures indiennes, les dessins et gravures de rhinocéros indiens par Dürer et ses épigones, les textiles et cachemires des XVIIe et XVIIIe siècles, les tableaux indiens représentant castes, paysages et rites, peints sur commande pour les Britanniques ; la photo (depuis les premiers documents jusqu’aux grands noms comme Henri Cartier-Bresson) ; l’architecture (Le Corbusier, Jeanneret,...).

La suite est ici: http://www.europalia.eu/fr/article/indomania_91.html

http://www.bozar.be/activity.php?id=13022

Profitez aussi de visiter l'autre exposition phare   Le corps de L'Inde ,  la porte à côté! Derniers jours aussi!

Deux billets y  ont été consacrés sur Arts et Lettres:  

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blog/show?id=3501272%3ABlogPost%3A1067846&commentId=3501272%3AComment%3A1068495

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/24th-international-art-festival-europalia-india-du-04-10-2013-au

Bonnes visites!

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12272991680?profile=originalLE CARNAVAL DES OMBRES

Texte : Serge DEMOULIN

Interprétation : Serge DEMOULIN

Avec les voix de : Nicolas Buysse, Michael Delaunoy, Muriel Legrand et Magali Pinglaut.
Mise en scène : Michael Delaunoy
Assistante à la mise en scène : Laurence Adam
Stagiaire à la mise en scène : Andrés Cifuentes
Lumière : Laurent Kaye

Travail musical : Muriel Legrand
Prise de son et mixage : Lorenzo Chiandotto
Direction technique : Raymond Delepierre
Régie : Gauthier Minne

Une production du Rideau de Bruxelles en coréalisation avec le Festival Paroles d’Hommes et l’AMAPAC (Malmedy), et en partenariat avec l’Atelier 210 (Bruxelles).

 


Dégeler le silence

L’acteur Serge Demoulin a fait ses études au Conservatoire  et s’est résolu à  rendre hommage à  ce passé enterré, à sa région, à ses racines. Le spectacle qu’il a écrit dévoile avec tendresse, humour et détermination  cette annexion des Cantons de l’Est par l’Allemagne nazie en 1940 et le silence surprenant de l’Etat belge.


La première du Carnaval des ombres a eu lieu au Malmundarium de Malmedy le 2 février 2012. Une pièce qui invite à faire quelques recherches : lors du congrès de Vienne de1815 après la défaite napoléonienne, la Prusse obtient la Rhénanie avec les cantons d’Eupen, de Malmédy et de Saint Vith.
Ainsi, Malmédy, commune romane, se retrouve-t-elle en Prusse. Jusqu’en 1870, les relations entre l’Administration prussienne et Malmédy sont cordiales : administration et enseignement restent en langue française et les industries de cuir, papier, mobilier... sont prospères.
Après la création de l’empire et le développement du nationalisme allemand, la situation change. La nouvelle politique bismarkienne brime les minorités linguistiques. En 1879, la langue allemande est imposée à l’école primaire et en 1889, l’enseignement du français est supprimé.
Après la grande guerre, par le Traité de Versailles du 28 juin 1919, l’Allemagne cède à la Belgique les cantons d’Eupen et de Malmédy, y compris Saint-Vith. Les Cantons de l’Est sont rattachés à l’arrondissement de Verviers.
Advient la douloureuse épreuve de 1940-1945 quand le 18 mai 1940, Hitler proclame unilatéralement l’annexion des trois Cantons à l’Allemagne, rattachés à la Rhénanie. Sans transition, les lois belges sont remplacées par la législation allemande.
Trois changements de nationalité sont  vécus par cette population entre 1920 et 1945. Cela laisse des traces. Serge Demoulin, enfant de Waimes va faire œuvre de mémoire. Ecrire et jouer pour évoquer les 8000 soldats wallons envoyés au front russe contre leur gré pour combattre au nom de l’Allemagne. Comme son oncle Charles, né belge le 16 décembre 1923, tombé en soldat allemand le 14 novembre 1943 à Krivoy Rog en Ukraine. Evoquer aussi la boucherie de la bataille des Ardennes...

2012. Un soir de fête à Bruxelles.   Serge se fait traiter de Boche par Jean-Luc. « Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les … ». Jean-Luc a visé juste. Il ne sait pas que  son grand-père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ?  A Waimes, dans son village, on ne parle  plus  jamais de cela. On rit, on chante, on rêve  on fait la fête en wallon, surtout au Carnaval. Et alors dans la liesse populaire des bribes de  souvenirs émergent, décapés par l’ivresse et la musique de la fanfare… « La mousse de la bière est proportionnelle à la couche de silence qui recouvre les blessures de l’histoire. » 


Serge maîtrise le drame, l’autodérision, le comique, le bucolique, le grave, le profond. Le carnaval et la fanfare non officielle qu’il dirige vont lui permettre d’aérer le placard honteux où se cachent les fantômes du passé. Avec une belle dose d’humour et de compassion, il fait resurgir sa famille, l’accueil chaleureux de sa mère bien wallonne qui lui offre du cassis et le repassage de ses chemises à chacun de ses retours au pays. La justesse de ton est frappante et la multiplicité des personnages qu’il évoque avec une adresse de jongleur sont les qualités principales de ce one-man show où le comédien-écrivain met à nu l’Histoire autant que les failles de l’histoire familiale.


Si le spectacle part parfois un peu dans tous les sens d'une mosaïque à reconstruire, il ne cesse d’étonner le spectateur par son inventivité. Le travail de mémoire semble se faire sur scène à l’aide de quelques accessoires. Objets, avez-vous une âme ? Une âme qu’il n’a de cesse de ressusciter. Et peu à peu cet homme attachant reconstitue patiemment et avec grande franchise le grimoire de cette sombre période. Les ombres surgissent et se profilent dans l’imaginaire du spectateur en empruntant les chemins surréalistes d’une fête de carnaval ahurissante des années 90. « Je suis un enfant du silence. Ce que je sais : mon nom. Après, rien n’est moins sûr ! » Comment reconstruit-on ? Comment se reconstruit-on ? Ensemble avec des spectateurs forts coopératifs, la vérité se recompose, fragments par fragments. La puissance d’évocation du comédien est évidente, son désir de témoignage, omniprésent.

Les Prix de la critique lui ont attribuent le prix du meilleur comédien de la saison 2008-2009.

http://www.atelier210.be/programme_information-A210-158.html

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"Féerie matinale"

 

Une aquarelle d'Adyne Gohy

 

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 Inspirée par une poésie de Gil Def

 

"Et la lumière peint...encore"

 

 

Quand l'aube de chaque matin

Là s'en vient dans un encore

L'astre d'or poursuit les rêves

Se lève selon la saison

L'horizon change de lueurs

En couleurs en jaune en feu

Tout en bleu il peut l'orange

Mélange en transparence

Nuance le ciel la terre la mer

Les tons clairs estompe son trait

Disparaît la lune reste voile

Les étoiles se perdent dans l'espace

S'effacent le temps suit son cours

Chaque jour offre toujours nouveau

Un beau tableau comment ne pas y voir

L'espoir ou croire la beauté divine

Qui illumine cet encore en poésie

Et en vie...Une larme vient au bord des yeux

C'est merveilleux quand éclate la lumière

 

de Gil Def

 

Un partenariat
Arts
 
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Lettres

 

 

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administrateur théâtres

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La mythologie grecque et l'opéra baroque


George Petrou direction - Myrsini Margariti soprano - Mary-Ellen Nesi mezzo - Irini Karaianni mezzo - Armonia Atenea


Georg Friedrich Händel Ouverture (Alessandro, HWV 21), Aria "Se nel bosco" (Arianna in Creta, HWV 32), Recitativo & aria "Dove son - qui ti sfido" (Arianna in Creta, HWV 32)
Johann Adolf Hasse, Sinfonia (Artemisia)
Christoph Willibald von Gluck Aria "Non so frenare il pianto" (Antigono), Dance of the blessed spirits - Dance of the furies (Orphée), Recitativo & aria "Ma fille, Jupiter" (Iphigénie en Aulide)
Giovanni Paisiello Recitativo & duet "E mi lasci cosi ? Ne giorni tuoi felici" (L'Olimpiade), Terzetto "Sciogli oh Dio le sue catene" (L'Olimpiade)
Jean-Baptiste Lully, Suite (Phaeton)
Antonio Vivaldi Aria "Vedro con mio diletto" (Il Giustino, RV 717), Aria "Siam navi" (L'Olimpiade, RV 725)

La musique, source d’émerveillement ? La culture, message d’apaisement ! Voici un orchestre que l’on a très  envie de revoir sur nos scènes de Belgique et qui  a eu le privilège d’inaugurer la nouvelle présidence de l’Union Européenne ce 14 janvier dernier au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Il s’agit de l’ Armonia Atenea dirigé par un fougueux chef qui adore les périodes baroques, classiques et romantiques et dont la discographie est saluée par la critique internationale, George Petrou. L'orchestre a été fondé en 1991 par les Amis de la Société de musique d'Athènes avec l'inauguration du Megaron, la salle de concert d'Athènes. Orchestre résident du Megaron, il se partage depuis 2011 entre le Centre culturel Onassis et Megaron d'Athènes.
Ses anciens directeurs artistiques sont des figures prestigieuses : Neville Marriner, Christopher Warren-Green et Alexander Myrat.
L'orchestre parcourt l’Europe du  Musikverein au Théâtre des Champs - Elysées , à l'Opéra Royal de Versailles, au Concertgebouw, à la Salle Pleyel…
L'orchestre a une longue liste de cd enregistrés chez DECCA, SONY CLASSICAL, EMI Classics, MD G ou ECM Records et  a reçu de nombreuses distinctions internationales («Diapason 5», BBC musique «enregistrement du mois» et l'Opéra- «Découverte»). Les parutions récentes comprennent les premiers enregistrements mondiaux de Alessandro Severo de Haendel et Il Trionfo di Clelia de Gluck (OMD).

Le concert de ce soir va mettre en lumière la mythologie grecque à travers les siècles et particulièrement au 18e. Tout d’abord avec l’ouverture d’ «Alessandro » de Haendel (HWV21 (1726) où l’illustre génie guerrier d’Alexandre est remplacé par un personnage plutôt comique, mégalomane et naïf…L’ouverture est énergique, sous-tendue par une armée de cordes, un théorbe et deux flûtes aux modulations magiques. On entendra aussi un clavecin dans la suite joyeuse du Phaëton applaudir en cours de route pour son charme et sa grâce brillante.

 

On a tout de suite  craqué pour la voix exquise de Myrsini Margariti  la soprano  de l’aria « se nel bosco resta solo » de l’Arianna in Creta de Haendel.  Une belle voix douce, juvénile et claire qui  jette des frissons dans les violons qui l’accompagnent. Sa maîtrise de la diction est impeccable et précise et les notes élevées sont d’une fluidité extraordinaire : de subtiles  caresses lyriques qu’elle accompagne  de gestes gracieux des mains. Mais elle est aussi capable de registres dramatiques très toniques. Une voix qui enivre comme un parfum de figues. Ses harmonies semblent gorgées de soleil alors qu’elle porte une robe bleu nuit à bustier imprégné d’étoiles.  La mezzo soprano Mary-Ellen Nesi lui donne une réplique passionnée dans une belle voix expressive, faite pour la chaleur et la volupté de la nuit. Elle a endossé une robe turquoise évoquant la mer à midi.  La musique de Haendel palpite  sous les  très beaux légatos et écume de colère et d’indignation dans le récitatif et l’air : « Qui ti sfido, o monstro infame ! » C’est un Poséidon  furieux au féminin.  Le son coule, débordant de puissance, d’humanité et de présence musicale. Les cordes soulignent le drame de façon précipitée.  

Irini Karaianni, dans une somptueuse robe aux reflets orientaux mordorés va interpréter Antigone dans  un extrait de l’opéra de Gluck (1756) « Non so frenate il pianto ». Elle va interpréter la révolte et les lamentations d’Antigone avec beaucoup d’adresse, sans être aussi convaincante que les deux premières dont le  duo (un extrait de Olimpiade (1786) de Paisiello) est le moment phare du concert. Les deux chanteuses complices font surgir dans l’imaginaire tout un chœur de femmes qui oscillent entre raison et sentiment, orgueil et volupté. Dans les extraits de  Vivaldi, la mezzo expose son allure noble, offre sa voix souple qui témoigne d’une grande sensibilité, les modulations de l’orchestre simulent des vagues de désir. On croit voir Nausicaa à l’œuvre avec Ulysse! Puis c’est au tour de Myrsini Margariti d’offrir à nouveau ses vocalises vertigineuses, son souffle inépuisable qui couvre trois octaves. L’atmosphère est lourde et menaçante dans Iphigénie en Aulide  de Gluck (1774), les cors lancinants suggèrent les ténèbres et les prémices du sacrifice. Un trio final  «Sciogli of Dio le sue catene » (Giovanni Paisiello, le compositeur préféré de Napoléon Bonaparte) rassemble les trois chanteuses applaudies avec force par une communauté de spectateurs ravis et un chef d’orchestre rayonnant.  Ah le soleil de Grèce, et la fascination de  ses mythes immortels qui ont façonné le capital culturel européen!  

Le lien de ce concert: http://www.bozar.be/activity.php?id=14292&selectiondate=2014-01-14

Notre prochain rendez-vous:

http://www.bozar.be/activity.php?id=13432

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Collectif d’artistes

« Différents regards sur l’art »

Multidisciplinaires

 Exposition  événement comprenant quatre artistes dans le cadre du

26ème anniversaire d’Alzheimer Belgique A.S.B.L.

Leslie Berthet-Laval (Fr)

Peintures

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Laurence Bourdon (Fr)

Peintures

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Igor Stepanov (Rus)

Peintures

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Fabrice Lettron (Fr)

Sculptures

 

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Exposition du 15/01 au 02/02/2014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 15/01/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 01/02/2014

De 11h 30 à 18h 30

 

Et qui sera agrémenté d’extraits de musique celtique

Interprétés par la harpiste Françoise Marquet

***

 

Alfonso Di Mascio (It)

« Au-delà de la transparence »

Sculptures et installations

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Collectif d’artistes

 « Différents regards sur l’art »

 

Leslie Berthet-Laval (Fr)

Peintures

 

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Marc Bulyss (Fr)

Peintures

 

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Exposition du 05/02 au 23/02/2014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 05/02/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 22/02/2014

De 11h 30 à 18h 30

 

***

Gert Salmhofer (Aut)

« Palimpseste »

Peintures  - sculptures

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Kostas Kalentzis (Gr)

« De l’iPad à la toile »

Peintures

 

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 Collectif d’artistes

 « Différents regards sur l’art »

 

Ann Philippsen de Bellefroid (Be)

Peintures

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Exposition du 26/02 au 16/032014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 026/02/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 15/03/2014

De 11h 30 à 18h 30

 

****

Hans Schmidt (Be)

« La blessure de durée » 

Sérigraphies

 

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Exposition du 19/03 au 06/04/2014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 19/03/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 05/04/2014

De 11h 30 à 18h 30

Collectif d’artistes

 « Différents regards sur l’art »

 

Clara Bergel (Fr)

Peintures

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Veronika Ban (Slov)

Peintures

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Exposition du 19/03 au 06/04/2014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 19/03/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 05/04/2014

De 11h 30 à 18h 30

 

Dans le cadre de « Bruxelles Bienvenue »

La galerie sera présente pour ce parcours d’artistes

les 29 et 30/03/2014 de 11h 30 à 18h 30

www.windbag.be

 

***

MAX (Be)

« Emergences » 

Peintures

 

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 Daniel Roger (Fr)

« Intermezzo » 

Peintures

 

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Collectif d’artistes

 « Différents regards sur l’art »

 

Patricia Le Guennec (Fr)

Peintures

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Corinne Benoliel alias Corinart (Fr)

Peintures & sculptures

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Exposition du 09/04 au 2704/2014

De 11h 30 à 18h 30

Vernissage le 09/04/2014

De 18h 30 à 21h 30

Finissage le 26/042014

De 11h 30 à 18h 30

 

***

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Le manque de dignité

 

Le manque de respect de soi

M'a toujours paru pitoyable.

Je trouve certes méprisable

L'étalage d'un désarroi.

Quand on endure un vrai tourment,

Comme coupé par une hache,

Gémir ne me semble pas lâche;

Je conçois cela aisément.

Il est des drames effroyables

Qui peuvent nous emplir d'horreur.

Ils creusent des plaies dans des coeurs

Laissant des victimes immuables.

Celles-ci semblent remarquables.

On garde en tête leur image,

Le souvenir de leur courage,

Dont on voudrait être capable.

Chaque personne a ses tourments

Or essaie de sembler sereine.

On doit garder pour soi ses peines,

Instruire en cela ses enfants.

16 janvier 2014

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LA DOUCEUR DES MOTS...

On a du mal à le croire

L'hiver est à la porte

Une année pleine d'espoir

Vers demain nous emporte!

L'optimisme est de mise

Quand misère tout autour

Et las des âmes grises

On veut croire aux beaux jours...

C'est juste quelques mois

Qu'il nous faut égrener

Avant que vienne la joie

D'un printemps retrouvé!

Avec quelques brindilles

On peut faire du feu

Et puisque nos yeux brillent

Ils peuvent croire au ciel bleu...

J.G.

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Collection Robert Paul - Reproduction interdite

 

Signor

« Signor », ou mieux encore : « Sinior », selon les règles de la stricte orthophonie : ainsi apostrophait-on à Bruxelles, à Malines, à Anvers surtout, ces citoyens opportunistes par trop enclins à singer les manières de l’occupant espagnol.

Apostrophe ironique mais aussi, d’une certaine manière, menaçante: allusion plus que claire au jeu du drap traditionnel, espagnol d’origine, jeu qui se pratique encore en certaines occasions folkloriques, où il s‘agit de faire sauter à des hauteurs de plus en plus vertigineuses une poupée anthropomorphe curieusement articulée, qui porte jusqu’à nous ce nom, à écrire comme on le prononce : « opsiniorke », soit le petit Monsieur qui fait : « Hop » ! »

L’on sait que Michel de Ghelderode usa de ce thème pour composer sa pièce fameuse. Le jeu, s'est transformé en supplice dit du drap, où l'on défenestrait le sieur occupant, puis le faisant sauter dans le drap, et retirant ce dernier, le laissant choir et se fracasser les os sur les pavés.

Les « Opsiniorke » anciens qui nous sont parvenus intacts ne sont qu’au nombre de deux, et se trouvent respectivement aux Musées d’Anvers et de Malines, chacune de ces villes revendiquant pour elle la possession du plus bel exemplaire, sinon du plus ancien ; ils y sont conservés, à jamais immobiles, dans de lourds et superbes coffres du temps.

 

Max Elskamp choisit ce thème comme en-tête de lettre gravé pour le Conservatoire de la Tradition Populaire ; il en fera effectuer un cliché qui lui permettra de se constituer un ex-libris personnel réservé à ses ouvrages de folklore.

L'exemplaire présent est entouré d'une version bleue et rose (il en existe une jaune et bleue) des fameux entrelacs de coeurs gravés par Elskamp (lacs d'amour), s'imprégnant de la belle tradition du petit peuple flamand qui, offrant aux mariés un coffre de bois pour contenir leur lingerie précieuse, le décoraient de coeurs entrelacés.

 

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ABBAYE DU THORONET (Var) France

Si la Provence vit naître relativement peu d'abbayes Cisterciennes, du moins en possède-t-elle trois qui figurent justement parmi les plus célèbres : Les "trois soeurs" que sont Sénanque, Silvacane et l'aînée d'entre elles, le Thoronet. Cachée au coeur d'un vallon verdoyant récemment classé au titre des sites, l'abbaye du Thoronet offre une vision saisissante, assez proche de ce qu'était un monastère cistercien au Moyen Age;
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administrateur partenariats

La plupart des partenariats entre la poésie et la peinture sont issus du travail du poète.

Mais certaines peintres ont à leur tour irisé leur palette des mots d'un(e) poète ...

Voici , dans l'ordre chronologique, le florilège des peintures

offertes par les peintres aux poètes !

" Démonia."

Aquarelle de Adyne Gohy

sur un poème de Claudine Quertinmont , mars 2013

Jeune fille gothique

Duo plume-peinture.

 

Sourire  carnassier,  elle  mord  dans  la  vie,

Vêt de noir ses cheveux et son corps révolté,

Arbore ses penchants  comme assurance-vie,

Montre des choix mortels pour ne pas s’adulter.

 

Pour heurter l’opinion,  se fringue gothique,

Dans  un  exorcisme,  symphonie  à  la  mort,

Elle  crée  son  look,  garde-robe  unique,

Squelettes et cryptes à la gloire des morts.

 

Les  poupées  fétiches  fardées  de  ténèbres,

Ont  de  jolis  habits portés  mignardement,

Les bouts de dentelles  et  résilles funèbres,

Dans l’esprit médiéval les couvrent éloquemment.

 

Affligé  du  présent,  l’Ange  de  la  cité,

Revêt un long manteau pour foutre le glacis,

Aux gens de la norme croisés sans ambiguïté,

Sur  sa  route  obscure  parsemée  de  lacis.

 

Minuit étend son voile sur ces enfants perdus,

Le  Seigneur  de  la  nuit  les berce doucement,

Jusqu’au  petit  matin  sur  le  chemin  ardu,

De  l’adolescence  à  son  adoubement.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

" L'hiver "

Peinture de Liliane Magotte

sur un poème de Rebecca Terniak , décembre 2013

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Cher Saule,

Dans ta tourmente, solitaire,

Jeune arbre, pensif, te tiens dressé.

Saule d'or tendre, de pluie amère,

Dans ton hiver, tu t'es noué.

A la terre dure, ton tronc fige.

En lui, toute sève occultée.

De l'espace -temps morne et glacé

Et à venir, tu as vertige ...

Las, fi de bourrasque et froid cruel !

De ton front haut, défies le ciel !

Nul Dieu de ta fin se rira,

Ni ton combat te dictera.

Seule virevoltante, folle et rebelle,

De mille morts souffrants trépas,

Ta chevelure se tord et ploie

Et se relève, fière à l'Appel !

Rébecca Lily Terniak - 1981

" Amour Rose d'automne "

Aquarelle de Adyne Gohy

sur un poème de Claudine Quertinmont , décembre 2013

https://storage.ning.com/topology/rest/1.0/file/get/12272977289?profile=original

Amour Rose d'automne

Il était une rose transie d'un frêle amour,

Pour un papillon bleu, aux ailes si douces

Qui lui rendait visite, lui faisait des mamours,

Il était une rose transie d'un frêle amour,

Son parfum voletait de pétale en frimousse,

Des boutons ravissants de ses jeunes pousses.

Il était une rose transie d'un frêle amour,

Pour un papillon bleu, aux ailes si douces.

Peu à peu l'été s'endormit et son coeur se givra,

Embrasant les feuilles, les incendiant de feu,

Couvrant la nature de robe d'apparat.

Peu à peu l'été s'endormit et son coeur se givra,

Rose et doux papillon se firent de longs adieux,

Le coeur las et brisé, des perles pleins les yeux.

Peu à peu l'été s'endormit et son coeur se givra,

Embrasant les feuilles, les incendiant de feu.

Claudine Quertinmont

"Fabienne sur scène"

Aquarelle de Adyne Gohy

sur une musique de Fabienne Coppens , décembre 2013

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Eugénie

Personne ne l'attend

Elle rêve pourtant

Que quelqu'un l'attend...

Pour rentrer chez elle

Elle s'invente des ailes

Elle voit sa vie en grand

Dans les journaux du vent

Se répète les mots

"Amour et braséro"

Un ange, à ses côtés

L'empêche de tituber

...Une présence née

De son solo salé

Alors, Eugénie appelle son génie pour alléger sa vie Eugénie...

Par les lignes de ses mains

Elle sait que quelqu'un vient

Elle parie juste un peu

Avec son coeur en deux

Qu'elle trouvera le feu

Qui brûlera ses maux

Ses fards (phares) et ses bobos

Fini de garder pour elle

Ses joies et ses querelles

Quand on est seul tout le temps

Il en faut du talent

Pour s'offrir du bon temps

Et loué de l'allant...

Alors Eugénie appelle son génie pour alléger sa vie

Elle n'est pas vraiment elle

Avec personne à elle

Y'a des bouts de sa vie

Qui manquent de folie...

Personne ne l'attend

Elle rêve

pourtant

Fabienne Coppens

" Adam et Eve "

Aquarelle de Jacqueline Nanson

sur un poème Claudine Quertinmont , décembre 2013

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FEUILLES D'OR AUTOMNALES.

Il était une fois aux temps inexistants,

Du cycle des saisons, deux esprits incarnés,

Dans une chair rose aux sexes coexistant,

D’un hermaphrodisme par l’amour consterné.

Le Verbe créateur avait clos son rêve,

Dans un été constant, sans mois ni saison,

Eden parfait sans désir, si ce n’est pour Eve,

Démunie de secret et de contrepoison.

Frappé d’anathème au cœur de son jardin,

Dieu perçu ses blâmes, la soumit au péril,

De la fascination d’un fruit rouge gredin,

Qui éclata son sexe comme une fleur d’avril.

Chassés du Paradis dans l’effusion de sang,

Qui fit naître l’amour, nus en terre hostile,

Peu à peu le Seigneur décoléra céans,

Et créa l’automne, aux feuilles fertiles,

Pour couvrir d’un manteau son couple d’enfants.

Les saisons étaient nées, l’hiver allait suivre,

Pour gonfler leur toison d’un duvet cotonneux,

Etre forts et vêtus en quittant soufflegivre*,

Couverts de feuilles d’or sous des temps floconneux.

Il décida de bénir les choses et les gens,

Nomma le printemps, l’été, l’automne et l’hiver.

Elle s’appelait Eve, Il l’appela Adam,

Les destina à répandre, à propager l’Univers.

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

 

" Féerie matinale "

Aquarelle de Adyne Gohy

sur un poème de Gil Def , janvier 2014

https://storage.ning.com/topology/rest/1.0/file/get/12272987853?profile=original

"Et la lumière peint...encore"

Quand l'aube de chaque matin

Là s'en vient dans un encore

L'astre d'or poursuit les rêves

Se lève selon la saison

L'horizon change de lueurs

En couleurs en jaune en feu

Tout en bleu il peut l'orange

Mélange en transparence

Nuance le ciel la terre la mer

Les tons clairs estompe son trait

Disparaît la lune reste voile

Les étoiles se perdent dans l'espace

S'effacent le temps suit son cours

Chaque jour offre toujours nouveau

Un beau tableau comment ne pas y voir

L'espoir ou croire la beauté divine

Qui illumine cet encore en poésie

Et en vie...Une larme vient au bord des yeux

C'est merveilleux quand éclate la lumière

de Gil Def

Les partenariats d'

Arts
12272797098?profile=original

Lettres

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administrateur théâtres

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Récit de la servante Zerline

Hermann Broch

La Servante

Du 07 au 25.01.2014

Au théâtre des Martyrs

Prise dans l’étau de deux musiques sentimentales

Couple amoureux aux accents méconnus
Le violon et son joueur me plaisent.
Ah ! j’aime ces gémissements tendus
Sur la corde des malaises.
Aux accords sur les cordes des pendus
À l’heure où les Lois se taisent
Le cœur en forme de fraise
S’offre à l’amour comme un fruit inconnu.

(Louise de Vilmorin, Fiançailles pour rire, 1939)

 

Ce poème  pourrait sûrement se murmurer sur la musique d’ouverture de la pièce…tant l’invitation sentimentale est vive. Mais c’est tout le contraire qui accueille le spectateur. Voici au lever du rideau une pièce vide comme une cellule, ouverte sur une baie vitrée dont les châssis chuchotent le mot grille!  Jacqueline Bir apparaît dans la croisée, dure, austère épave rhumatisante presque émaciée, les cheveux collés au crâne, voûtée dans son tablier blanc dans les poches duquel elle ne cesse de plonger les mains pour retrouver le fil de son histoire. Une histoire lâchée soudain à un locataire muet, affalé au pied du mur.

 

Pendant tout le huis clos elle circule comme une figure naturaliste peinte par Daumier entre trois chaises grand siècle… trois personnages absents qui ont étayé sa pauvre vie. Sa parole contenue pendant des années explose enfin. On est loin d’ « Un cœur simple » ! Voici un cœur rebelle ! "Je suis intelligente!"  Elle est servante humiliée depuis l’enfance, objet domestique privé depuis le plus jeune âge de toute  vie affective qu’elle a passé une vie à composer et recomposer librement. Enfermée à jamais dans la folie  de la perversité. Comment mieux symboliser d’ailleurs le délabrement des valeurs de la société dans laquelle vivait Hermann Broch ?  Cet écrivain autrichien créa l'image d'« Apocalypse joyeuse » pour désigner le sentiment de désastre imminent et d'effondrement prochain de l'Empire austro-hongrois au début du XXe siècle. Une lecture  prémonitoire de délabrement des valeurs en ce début de  XXIe siècle? Sauf qu’ici l’apocalypse n’a rien de joyeux.

D’un bout à l’autre, la voix posée de l’actrice dissèque sa vie perdue, son absence de mariage et son manque d’enfants, ses infâmes machinations contre tous : son seigneur et maître le président de cour d’assises, son amant Von Janu qu’elle partage avec sa maîtresse haïe,  et l’enfant, Hildegarde,  fruit illégitime de celle-ci  et de cet « autre homme ».

Vindicative, elle étale avec passion et sans relâche la décadence, l'hypocrisie sociale, les dénis de justice, les complaisances douteuses, les silences coupables, les petites lâchetés et les grandes chimères qui tissent sa vie de domestique. Elle revit sa folle passion, son désir et son extase de dix jours, l’abandon de son amant et sa sombre vengeance. Les mots sont sa vie, pour se sauver de la perdition. Grâce à eux, elle affiche son indépendance amoureuse, sexuelle et morale. En amour  «  Des mains un peu rouges valent mieux que tout ce vacarme cérébral manucuré. »  D’un bout à l’autre du spectacle, elle glace le public par les violents aveux de ce monologue lucide et impitoyable. Les éclairages de Philippe Sireuil , le metteur en scène soulignent à merveille  la sombre et féroce confession qui fuse des lèvres de  notre toute grande comédienne belge qui réapparaît, souriante et mutine pour saluer un public mesmérisé après le deuxième morceau de musique qui conclut l’histoire.

Crédit photos 1 à 4: ZVONOCK

http://www.theatredesmartyrs.be/pages%20-%20saison/grande-salle/piece4.html

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administrateur théâtres

AFF%20Vasarely%20BD.jpg?width=300VASARELY. Hommage à Vasarely, une très belle exposition  au musée d’Ixelles,  les derniers jours…  

17.10.2013 > 19.01.2014

 

Victor Vasarely, peintre d’origine hongroise,  a été l'un des artistes les plus célèbres de la deuxième moitié  de notre XXe siècle. Son œuvre picturale, riche et variée, appartenant au domaine de l'abstraction géométrique, est fondée sur la ligne et la couleur, le contraste et les rythmes. Ses réalisations dans l'architecture, de la Cité universitaire de Caracas jusqu'au bâtiment de sa Fondation à Aix-en-Provence, témoignent de sa volonté d'intégrer l'art dans la vie quotidienne et l'espace urbain.
Ses théories sur le multiple, la reproduction industrielle et la mission sociale de l'art ont marqué son temps. Ses recherches sur la forme et le côté expérimental de sa pratique l'ont conduit à s'intéresser à la perception de l'œuvre d'art et aux phénomènes liés à la vision : elles ont fait de lui l'un des chefs de file de l'art cinétique qui allait devenir l'un des principaux courants artistiques des années 1960 en Europe et dans le monde.


L'exposition du Musée d'Ixelles (Belgique), en partenariat avec le Museum Haus Konstruktiv de Zurich (Suisse) et le EMMA - Espoo Museum of Modern Art (Finlande), est la première organisée depuis longtemps exclusivement consacrée à la peinture de Vasarely.

Elle est forte de plus de soixante tableaux magistraux mettant en lumière l’originalité et la perfection de son art. De 1947 à 1979, les deux composantes essentielles de son œuvre sont  le travail avec le noir et blanc, et celui avec la couleur. L’exposition  met en scène les principales familles de composition et d'arrangement des formes auxquelles il a eu recours. C’est rigoureux et fondé sur des verticales, horizontales et obliques à 45 degrés, mais les combinaisons semblent infinies.  On est saisi par  la richesse visuelle et la beauté incontestable des tableaux présentés, une production abstraite géométrique très féconde qui invite au dialogue avec les jeux de lumières.  C'est le  travail minutieux d’un roi de la ruche qui aurait pris le pouvoir et qui de ses yeux d’insecte travaillerait à la loupe pour produire des diamants.  

 Une occasion pour le papyboom de replonger dans  sa jeunesse – lequel d’entre eux n’a pas acheté à l’époque un poster de Vazarely ?- et pour les plus jeunes de remonter le temps. L'exposition, sous le commissariat  du français Serge Lemoine, remonte en effet le temps, depuis les premiers essais du graphiste travaillant, dans les années 1930, pour des agences de publicité comme Havas, jusqu'à l'élaboration de l'alphabet plastique, en passant par la phase noir et blanc, les périodes Belle-Isle et Daguerre et le retour à la couleur.

Lors de notre visite des groupes d' enfants étaient  particulièrement fascinés par ces  compositions parfaites (les couleurs sont éblouissantes comme aux premiers jours)  où se combinent, s’emboîtent, se permutent et s’assemblent couleurs, formes et systèmes géométriques visuellement rayonnants. On est médusés par les palpitations, les pulsations, les embrasements de camaïeux de couleurs qui occupent la surface dans sa totalité, les illusions de tiroirs qui sortent et qui se transforment aussitôt en  chambres tricolores creusées dans la toile et qui résonnent dans le vide.

 À travers cette vaste sélection de peintures abstraites venues de toute l’Europe, l’univers de Victor Vasarely produira sur votre vision ses effets optiques toujours saisissants, et parfois hypnotisants. Comme cette très belle œuvre au centre de l’exposition faite de lignes noires mystérieuses sur une sorte de de paravent de verre. On oscille entre le futurisme et la grecque antique.

L’hommage rendu à ce grand artiste vous invite à redécouvrir le talent d’un peintre exceptionnel et une œuvre singulière, foisonnante, radicalement moderne  et certainement pas « has been ». Un très beau catalogue accompagne cette très belle exposition que nous avons tardé à vous présenter, mais… il est temps encore !

Bruxelles, Musée d'Ixelles, October 2013 - January 2014
Zurich, Museum Haus Konstruktiv, February - May 2014
Helsinki, EMMA, September 2014 - January 2015

http://www.museedixelles.irisnet.be/fr/bannerother/expositions/expositions-en-cours-1/vasarely-hommage

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administrateur partenariats

12272945901?profile=original"Fagne wallonne" aquarelle de Adyne Gohy

Cet été, deux, trois, quatre artistes d'Arts et Lettres

munies de chevalets et de pinceaux, sillonnèrent la Wallonie

à la recherche de l'inspiration créatrice !

Elles jetèrent leur dévolu sur de beaux paysages bucoliques,

ensorcelant leur palette de couleurs fraîches et tendres,

et captèrent par leurs aquarelles

de beaux moments de paix et de sérénité.

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" Lac de Warfaaz , l'été finissant"  aquarelle de Jacqueline Nanson

Voici ici les billets édités suite à ces sorties magiques.

Ce fut le début d'une belle aventure qui devrait se poursuivre

longtemps encore ...

Quand deux artistes d'Arts et lettres s'en vont, par une chaude après-midi d'été, peindre en plein air !

Oyez oyez gentes dames et damoiseaux ! Venez découvrir le château de Franchimont peint sur motif par deux villageoises en goguette !

Une chapelle au coeur des Hautes fagnes, un passé, une légende, deux aquarellistes sur motif.

La chapelle de Tancrémont, près de Banneux, peinture sur motif de Adyne Gohy et Liliane Magotte, l'aventure continue !

Le lac de Warfaaz: eaux calmes et promenades romantiques offrant ramures et flots idylliques à de tranquilles aquarellistes d'Arts et lettres...

L'église de Becco (charmant petit village pittoresque près de Theux) peinte sur motif par Jacqueline et Liliane, deux pinceaux d'Arts et lettres !

Une, deux, et trois chapelles ! La chapelle Sainte-Anne de Halloux, à Limbourg, non loin de Verviers ...sur motif, on adore ça !

Beautés des paysages de la Fagne wallonne ou la peinture sur motif comme si vous y étiez ! avec Adyne et Liliane d'Arts et lettres !

Le lac de Warfaaz ...magique lumière de l'été finissant. Les sensations incomparables de la peinture en plein air ... sous une ombrelle chinoise !

Retour en Fagnes pour une peinture en plein air ensoleillée !

Caché au fond d'une vallée tranquille, le vieux moulin à aubes se raconte à l'aquarelle ... Peinture en plein air des artistes d'Arts et Lettres

Nos aventures ne sont pas terminées, nous vous donnons rendez-vous

pour de nouveaux billets au travers desquels nous vous feront découvrir

les beaux paysages et monuments de Wallonie !

Liliane, Adyne, Jacqueline et Sarah.

Un partenariat

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Lettres

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 15/01 au 02/02/2014 l’exposition  événement des artistes suivant : Collectif d’artistes : Igor Stepanov (Ru) peintures, Leslie Berthet-Laval (Fr) peintures, Nathalie Afonso Dell’Omo (Fr) peintures, Laurence Bourdon (Fr) peintures et Fabrice Lettron (Fr) sculptures. Exposition  événement comprenant cinq artistes dans le cadre du 26ème anniversaire d’Alzheimer Belgique A.S.B.L. Lien de l’association : http://www.alzheimerbelgique.be/

 

Le VERNISSAGE a lieu le 15/01 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

 

Invitation à un concert de Chanson française (d'auteur). Concert "Ainsi soit dit ..." 3e saison.  Luz Chabane (textes et voix) & Thibault Dille (musique et chœurs). Date : le 1er février 2014 dans la galerie de 19h 30 à 21h 30 et après un verre de l’amitié sera offert entre amis. Les liens : http://www.luzchabane.be/ et http://www.lcproductions.be


PAF : le prix des places est de 10 € (sauf pour les artistes, les enfants et les étudiants: 8€).


Places : étant donné le nombre de places disponibles (36) il est préférable de réserver à l’avance sur le mail de la galerie eag.gallery@gmail.com ou par Gsm 0497 577 120.

 

Collectif de la GALERIE :

        

         Leslie BERTHET-LAVAL (Fr) peintures

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         Nathalie AFONSO DELL’OMO (Fr) peintures

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         Laurence BOURDON (Fr) peintures

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         Igor STEPANOV (Ru) peintures

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   Fabrice LETTRON (Fr) sculptures

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A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

         Louis de VERDAL (Fr) sculpture

Et les bijoux d'art des artistes

         Lionel AUBERT et Julie ROBROLLE (Fr) créations en joailleries

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Exposition du 15 janvier au 02 février 2014.

  

INVITATION AU VERNISSAGE

 

Mercredi 15/01 de 18h 30 à 21h 30.

Drink de bienvenue et petits sandwichs fourrés.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles.

Ouvert du mardi au samedi : 11h 30 à 18h 30.

Et le dimanche sur rendez-vous.

GSM : 00 32 497 577 120

Et à titre d’information voici les cinq prochaines expositions:

 

-Titre : « Au-delà de la transparence »

Artiste: Alfonso Di Mascio (It) sculptures et installations.

Vernissage le 05/02 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 05/02 au 23/02/2014.

&

-Titre : « Différents regards sur l’art »

Artistes: Leslie Berthet-Laval (Fr) peintures et Marc Bulyss (Fr) peintures.

Vernissage le 05/02 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 05/02 au 23/02/2014.

 

-Titre : « Palimpseste »

Artiste: Gert Salmhofer (Aut) peintures

Vernissage le 26/02 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 26/02 au 16/03/2014.

&

-Titre : « Différents regards sur l’art »

Artiste: Ann Philippsen de Bellefroid (Be) peintures

Vernissage le 26/02 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 26/02 au 16/03/2014.

 

-Titre : « La blessure de durée » (Aragon)

Artiste: Hans Schmidt (Be) sérigraphies

Vernissage le 19/03 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 19/03 au 06/04/2014.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                         

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge dorénavant sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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Petite Badinerie sans queue ni tête, n’ayant rien de sage

ou Variation buccale dentesque, et non point dantesque …

 

 

Avertissement satiste en guise de Préambule :

« Bien que nos renseignements soient faux, nous ne les garantissons pas. » [1]

C’est la raison pour laquelle, cette nouvelle inspirée de la réalité ne saurait être pure fiction ! Toute coïncidence, ressemblance ou homonymie avec des personnages de chair et de sang, n'est par conséquent, ni fortuite ni involontaire. Et pourtant… l’imaginaire prévaut, tout en se nourrissant de péripéties manifestes glanées de ci de là, au gré de l’existence humaine et ne saurait en aucun cas engager la responsabilité de son auteur !

 

Oh combien la vie peut parfois être cocasse…et combien savent être savoureuses les facéties de celles-ci, lorsqu’elles se présentent à nous et que nous savons les distinguer !

Il semblerait que j’ai fait un songe un rien étrange, en cette nuitée étoilée de jour finissant, glorifiant une Sainte, l’ « égale aux apôtres » ignorée des Latins mais révérée des Orientaux…

Oui, tandis que la fête de Marianne instituée par le calendrier grégorien s’apprêtait à s’éclipser, en cette vingt et unième journée du mois de Messidor, correspondant pour l’éphéméride républicain cocardier, « au jour de la menthe », quelle ne fut pas alors mon ébahissement de distinguer en sourdine, des voix qui tissaient un dialogue insolite, dont il me sied de vous révéler, dépouillée de fausse pudeur,  quoiqu’il soit intime, puisque, toutes esgourdes en alerte, aiguisée par la curiosité ( qui ne constitue pas « un vilain défaut » ne vous en déplaise, contrairement à ce qu’un certain dogme manichéen prêche, mais représente plutôt à mon sens, une source d’enrichissement...), j’eus le privilège d’ouïr un échange des plus baroques, mettant en scène deux protagonistes, que je vais m’attacher à vous dévoiler.

« Quels étaient donc ces personnages formant un duo qu’il me fut loisible de surprendre », m’interrogerez-vous, piqués au vif par un intérêt évident ? 

-Tout simplement des hôtes profondément enracinés dans l’antre secret où siègent mes papilles gustatives, aux antipodes, hélas, d’un palais princier, hébergés de concert par mes mandibule et maxillaire, se faisant face, côté cour et côté jardin, telles deux loges d’un Opéra dit à l’Italienne situées en vis à vis, « dents de sagesse » ou « dents de l’amour » m’ayant causé, jadis, bien des palpitations, si ce n’est des ravages, les démones, et par conséquent, n’ayant rien, mais vraiment rien de sage, je puis vivement vous en témoigner,

Et c’est ainsi qu’avec pour auditeurs libres, incisives, canines et prémolaires entrant dans la danse de la confidence, je fus conviée à ce « Colloque sentimental » particulier, défrayant la chronique,  donné mezza voce par celles désignées en langage un brin « savant », sous le titre de « troisièmes molaires »:  

 

« Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? […]

Ô cruel souvenir de ma gloire châtiée ! […]

Et ne suis-je blanchi dans les travaux passés

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ? »[…]

Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ? »[…][2]

 

se lamentait la forcenée ouvrant le bal des « réjouissances », révoltée de ce que ce coquin de sort lui avait délivré !

Ce à quoi, la deuxième, orgueilleuse au demeurant, son pendant de l’autre bord, tendance « rive gauche », l’admonesta formellement, en vertu du critère probant qu’elle n’avait jamais eu à faire au terrible « arracheur de dents » patenté, contre lequel, ma gencive supérieure « conserve une dent », le bien nommé Docteur Rabatjoie, chantre d’instruments de torture dentaire, maniant Daviers, Ciseaux, Fraises, Fouloirs, Pelles, Polisseuses à froid, comme il conduirait un rouleau compresseur, voire un bulldozer, soit, dénué de la plus infime dextérité digitale, de délicatesse à fleur de peau ou soyons précis, à fleur de tire-nerf, à l’inverse d’un affable praticien de notre connaissance, doué d’une fine psychologie,  salué présentement par l’une de mes « cassantes », antithèse de ce « faux frère » de sa confrérie, exerçant sa vocation avec délectation, et une aisance rayonnant d’une chaleur solaire revigorante fondée sur des valeurs de l’anthroposophie[3], le subtil et humaniste Docteur Àcoeurjoie, également adepte éclairé de l’Hypnose ericksonienne …

Mais reprenons si vous le voulez bien, le fil conducteur de notre historiette, là où nous avons abandonné celui-ci un peu plus tôt, à l’endroit de la scénette où l’offensée se prévalait d’une ambition démesurée : demander réparation à « ce Diafoirus de l’écarteur », sa farouche ennemie, dédaigneuse des vains trémolos et sanglots boursouflés subis, déterminée à couper la chique à cette larmoyante coreligionnaire,  ayant en amont préparé sa prédication :

 

« De quoi, oses-tu te plaindre, ingrate en furie ?

N’as-tu point la primeur, d’être la mieux servie ?

Allons, scélérate harpie, foin, je te prie

De tes vaines Lamentations de Jérémie !

Quelle honte pour notre grande fratrie réunie !

Diantre, tu me fais perdre mon flegme, legs d’Olympie !!! »

 

Interloquée, devant la violence de cette échauffourée truffée de vilenies, je fus sitôt incitée à m’efforcer d’apaiser de semblables dissensions entre ce faux couple d’alliées de ma denture, issu cependant de la même origine, se fréquentant depuis le berceau, une fois les « dents de lait » ayant pris la poudre d’escampette, appelé désormais à se côtoyer au quotidien, désirant le sermonner sur le champ pour user de ce ton par trop offensif, n’appréciant que modérément le précepte traduit de la « Peine du Talion » : « œil pour œil, dent pour dent » !

Qui de l’une ou l’autre avait conservé une dent contre sa « sœur », n’était certes pas la question, comme l’aurait professé le Seigneur Hamlet, Prince de nos mélancolies ! Car, de part et d’autre, sévissait une « dent dure », et les donzelles antagonistes semblaient loin de désirer sceller une esquisse de pacte de paix ! Savoir laquelle d’entre-elles avait déclenché ces hostilités importait, en l’occurrence, fort peu ! Ces nouvelles rivales fraichement déclarées, étaient incontestablement aussi avides d’affrontements sanguinaires que Caïn et Abel, géniture de nos Premiers Parents, Adam et Ève, chassée du Paradis pour avoir eu la tentation de croquer à belles dents le fruit défendu et j’avouerai franchement à quel point il me répugnait à les départager, refusant de jouer au juge assesseur assigné à instruire pareil féroce combat !

Orage, tourmente, tornade, désespérance, quoiqu’il en soit de la définition exacte du sentiment généré par ce duel annonciateur de rixe fratricide, nous ne pouvions que nous positionner en obsédés textuels dans le dessein d’admettre le fait suivant : «  le vent se lève, il faut tenter de vivre »[4].

Animée de cette saine détermination, nous prîmes la ferme résolution de nous « armer jusqu’aux dents » (j’emploie volontairement le pluriel en tant que personnalité double née sous la constellation zodiacale de figures gémellaires aériennes, dignes émissaires des Dioscures Castor et Pollux) du moins, celles décidées à nous emboiter le pas, quitte à nous faire menaçants et à les montrer…ces fameuses dents, n’étant pas du genre « à claquer des crocs » à la moindre intimidation ! Que diable, on a de la trempe, ou on n’en a pas !

Sans pour autant, « prendre le mors aux dents » ou encore moins « être sur les dents », il nous fallait montrer une part de notre tempérament et ne pas nous laisser nous en conter par ces réfractaires à l’harmonie, se plaisant perfidement à plomber l’atmosphère, « dents creuses ou chicots en dents de scie », « branlantes » faisant une concurrence déloyale aux mines de charbon, au sombre Pic du Midi ou au Mont Perdu !

Ainsi, nous engageâmes avec ces bougresses de « claquantes » entrées en rébellion, claquemurées dans leur habitat troglodytique, un âpre entretien afin de leur faire entendre raison !

Peine perdue ! Notre harangue moralisatrice crânement énoncée dévolue à leur faire entrevoir à quel point le ridicule émanait de leur lutte intestine pour le pouvoir, fit « beaucoup de bruit pour rien », et fini par pitoyablement échouer !

Nous eûmes beau dire et beau faire, en brandissant par exemple, l’ultimatum de leur couper les vivres, leur promettant qu’elles auraient à se mettre sous leur « nicotte », qu’un régime drastique composé de pain sec et d’eau, il nous fallu nous résoudre à lâcher prise devant la ténacité de ce conflit « dentesque » de nos « tabourets de la gargote » incriminées !

Bref, acidité et rancune étaient au menu, étant donné que ces pestes y allèrent de leur défense en ne manquant pas de nous remémorer notre part de responsabilité dans la déliquescence de la noble matière originelle de leur constitution, faute d’équilibre nutritif, oblige ! …

Hallucinant ! Du rôle d’agressées subissant l’assaut de leur déchainement, nous fûmes en quelques minutes catapultées dans la position  inconfortable de celles que l’on pointe du doigt ! Tout juste, si nous ne discernions pas le ministère public prononcer la phrase clé rebattue, à l’aide de dentales affutées :

 « Accusées, levez-vous ! »

Pour l’heure, nous ne saurions occulter le concret de ces tribulations qui nous faisait ressentir le danger imminent sous-jacent et qui nous obligeait à admettre que nous n’en menions pas large (nos « canettes » apparentes, de vraies perles, convenons-en, participant à faire tout le charme de notre exquis souris prenant dans ses rets force loups transformés en agneaux, s’entrechoquant à l’envi, esquissant une sorte de branle de Bourgogne...) tandis qu’une seule et unique aspiration nous animait : rétablir un semblant d’ordre et de quiétude au sein de ce logis exigu et confidentiel, la suite de notre « mobilier » surnommée « touches de piano » acquiesçant à ce dessein, ô combien salutaire !

Comment nous vînmes à bout de cette sotte escarmouche, en exigeant des belligérantes qu’elles enterrent ad vitam aeternam, la hache de guerre ?

 

Mon Dieu, ne l’avez-vous point déjà pressenti ? Donneriez-vous votre langue au chat ?

Désolées de vous décevoir, sinon de froisser votre susceptibilité, mais notre trio de Mousquetaires régnant du haut de leurs pattes de velours sur nos cœurs de grisettes chattesques, fauves miniatures apprivoisés, condescendant à partager leurs appartements avec les bipèdes que nous sommes, ne se régalent que de viande de volailles extra « élevées » aux grains et minéraux, estampillée d’un label fermier…

Moralité : reprenez, nous vous en prions instamment, votre langue concédée prématurément aux beaux sires à longues vibrisses, car nul doute, que nos aristochats en délicats gastronomes de l’Ancien Régime, nantis d’un palais éduqué digne d’un Prince ou à la rigueur d’un Duc ou du Marquis de Carabas, bouderont votre offrande, préférant la disette à ce type de chair, « abats » qu’ils daignent consommer qu’à titre exceptionnel, sous forme de foies de gallinacées, ayant, de surcroit, « les dents trop longues » pour se contenter d’un morceau carné à l’échelle minimaliste !

Trêve de badinages ! Vous brûlez d’apprendre, nous le devinons, comment ce tableau à deux personnages, s’est achevé ? Ah, si seulement nous le savions nous-mêmes !

Imaginez-vous qu’au moment suprême, où nous nous apprêtions à rabattre le caquet de ces broyeuses de denrées comestibles transformées en véritables pièces d’artillerie, comme fait exprès, les aiguilles de l’horloge marquèrent 7 heures, réveil matin que nous aurions pour une fois, tellement voulu voir « grippé », et qui néanmoins, retentit, nous rappelant, plus que jamais implacable, les astreintes au programme de notre agenda…

Nous nous surprîmes à Maugréer « entre les dents », du moins celles qui nous restaient, un vague :

« Divin Morphée, ô inconstant et cruel Amant, pourquoi veux-tu déjà nous délaisser ?»…

Dorénavant, il ne nous restait plus qu’à« Serrer les dents », du moins celles exposées en vitrine, jusqu’à en gricher afin de maitriser de dérisoires vociférations, puis à nous extirper de notre litière à la romaine, contre notre gré, est-il nécessaire de le relater, en ne les desserrant pas… « les dents », vaincues de reconnaitre, la bouche desséchée et pâteuse, que nous devions renoncer à bénéficier de l’épilogue de cette bouffonnerie, variante de la Farce de Maitre Pathelin, remettant aux calendes grecques l’espoir d’une intrigue heureuse ou plutôt lorsque « les poules auront des dents », répondant par automatisme et donc, « toutes dents dehors » à la question immuable inaugurant la fin de nos chimères, formulée par notre prévenant compagnon… n’attendant, même pas notre réponse :

« Avez-vous bien dormi, chérie, ma belle au bois dormant » de mes songeries éveillées les plus folles ?

Vous semblez, comme à l’accoutumée, fraiche comme un bouton d’églantine, Mignonne, mieux, comme « une rose, qui ce matin avait déclose sa robe de pourpre au Soleil » [5]!

C’est votre éternel « Prince charmant » et charmé à la Charles Perrault qui vous le déclare ma mie, et croyez m’en, « votre teint au sien pareil », à l’opaline de cette Rosacée, ne saurait souffrir nulle autre comparaison, excepté, peut-être avec son altesse le Lis candide, dit Lis de la Madone, qui, de sa tunique immaculée de noble gentilhomme, semblant se substituer aux Trompettes de Salomon, eût pu soutenir de vous être confrontée, « mon enfant, ma sœur [6]», ma Fiancée du Cantique des Cantiques[7] »…me complimenta, soucieux de m’amadouer, sourire ultra Bright de rigueur affichant en devanture ses incisives triangulaires non retouchées, à l’émail atteint par la jaunisse, le « Prince Charmant » en question, prêt à chevaucher son destrier pour affronter, si ce n’est terrasser, le dragon concurrent ennemi, tout au long de la sainte journée.

Oui, apparemment satisfait de sa saillie on ne peut plus spirituelle, mûrement improvisée…durant son insomnie inaugurée au crépuscule par les hululements de l’altière chouette effraie qui l’effrayait au plus haut point, le galant cogitait depuis sa veillée forcée jusqu’au lever de Monseigneur l’astre solaire, quelle stratégie efficiente à adopter afin de parvenir à nous charmer dès le saut de notre couche amorcé.

Et c’est ainsi, qu’il cru judicieux et de bon aloi, l’innocent, de déployer ce qu’il prétendait être ses meilleurs atouts de séducteur, en mettant à contribution ses zygomatiques, se fendant d’un rictus chargé de lever le rideau sur son aimable denture, riant de tout son « râtelier », n’ayant cure de se casser les quenottes, ou de tout autre incident de parcours !

À l’instar de ses semblables de son signe du zodiaque, pourquoi voulez-vous, que cette bête à cornes non châtrée de l'espèce Ovis aries bêlant à ravir, faisant ainsi frémir un cœur de pierre, se résigne à abdiquer, puisque aucune créature humaine ne saurait lui résister, était-il persuadé dans son for intérieur…

Qu’avait-il donc bien à perdre en « prenant la lune avec ses dents »[8] ?

Nous vous laissons le soin de le deviner…

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Le 9 Juillet 2013,

Valériane d’Alizée,

© Tout droit de reproduction réservé


[1] : Axiome du compositeur Érik Satie, qui partageait avec Alphonse Allais, lui aussi honfleurais, un esprit affûté et d’une grande finesse…

[2] : Pastiche de l’illustre Monologue de Don Diègue du Cid  de Pierre Corneille (Acte I, scène IV de la Tragédie)

[3] : Le terme anthroposophie largement repris par Rudolf Steiner féru entre-autres, de la pensée goethéenne et nietzschéenne, provient au niveau de l’étymologie de anthropos et Sophia,  représente une philosophie de l’existence qui s’appuie sur l'observation et le penser, deux piliers fondamentaux de toute connaissance ; état d’esprit, manière d’appréhender la vie qui proposent, par une intensification conjointe aller-retour de ces deux activités, de faire l'expérience de l'essence du penser, qu'il nomme le penser pur. De ce dernier, l'homme doit pouvoir tirer en toute autonomie le motif de ses actions et agir alors librement. C'est ce que Rudolf Steiner a appelé « l'individualisme éthique ». L'anthroposophie se fonde sur l'affirmation d'un dépassement possible de la vision matérialiste de la nature et du monde en y ajoutant les niveaux suprasensibles de l'existence : processus vitaux, âme et esprit. Selon Steiner :

L'interprétation correcte du mot « anthroposophie » n'est pas « sagesse de l'homme », mais « conscience de son humanité », c'est-à-dire : éduquer sa volonté, cultiver la connaissance, vivre le destin de son temps afin de donner à son âme une orientation de conscience, une sophia4. »

L'anthroposophie cherche à développer en l'homme les forces nécessaires pour appréhender ce qui existerait au-delà des sens : monde éthérique ou monde des forces formatrices, monde psychique ou astral, monde spirituel. Pour Kant, l'homme ne peut pas connaître ce qui est au-delà des perceptions sensorielles. Pour l'anthroposophie, l'homme peut développer en lui les facultés qui lui permettent de dépasser cette limite.

Sur ce chemin, la connaissance de soi et le développement des forces morales sont présentés comme indispensables pour éviter les « décollements » et prévenir les dérapages. La règle d'or est celle-ci : Quand tu tentes de faire un pas en avant dans la connaissance des vérités occultes, avance en même temps de trois pas dans le perfectionnement de ton caractère en direction du bien. »

[4] : Fameuse devise extraite du « Cimetière marin » de Paul Valéry

[5] : Emprunt à la célèbre « Ode à Cassandre » de Pierre de Ronsard, in les Odes ,1550

[6] : Allusion aux premiers vers de « l’Invitation au Voyage » de Charles Baudelaire, poème tiré des Fleurs du Mal, 1857

[7] : En référence au livre de la Bible dont le titre en hébreu est שיר השירים, Chir ha-chirim, « Cantique des Cantiques », dit aussi Cantique de Salomon revêtant une forme de longs poèmes, « Chants lyriques d’amour » échangés entre un homme et une femme. Il fait partie des autres écrits au cœur de la Bible hébraïque et des Livres poétiques de l'Ancien Testament (la première partie de la Bible chrétienne Il représente une part de la littérature sapientiale (de sagesse), sans doute l'une des raisons qui font qu'on a voulu le relier au roi Salomon. Cependant, malgré la présence de certains archaïsmes dans le texte, la langue et le style sont assez tardifs et font penser à l'époque perse ou même hellénistique (IIIe s. av. J.C.). Comme pour tout livre vétéro-testamentaire, la rédaction du Cantique des Cantiques a probablement une très longue histoire.

[8] : Expression signifiant »tenter l’impossible…

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Moha le fou, Moha le sage

12272709853?profile=original« Moha le fou, Moha le sage » est un roman de Tahar Ben Jelloun publié en 1978.

Le rapport médical est formel: "Ahmed R. est décédé d'un arrêt cardiaque [...]. Qu'importe les déclarations officielles. Un homme a été torturé." Il avait vingt-six ans et était accusé de "troubler l'ordre public". C'est la parole de cet homme que capte Moha la sagesse, la dérision. Suivi par tous les gamins, il est lui-même, malgré son grand âge, resté cet enfant dont le pouvoir est dans les mots. Témoin de trop de misères et de scandales pour se taire, il déambule dans une ville maudite par l'argent, le mensonge et la lâcheté. Aïcha, paysanne louée au patriarche à l'âge de douze ans, fait le ménage et ne parle jamais. De retour de son pèlerinage à La Mecque, le patriarche a rapporté des soieries, des diamants et Dada, l'esclave noire achetée au Soudan pour satisfaire ses désirs, muette elle aussi. Le maître venait à elle "comme un taureau furieux et prenait la femme en silence", mais Dada ensorcela le maître et le rendit fou. Moha parle aussi pour les enfants des bidonvilles, nés adultes, et qui à la mosquée rencontrent des fanatiques "armés de corans et de poignards". Moha est emprisonné parce qu'il déchire des billets de banque dans la rue. Reconnu fou, il est libéré, et va retrouver son ami Moché, le fou des juifs; ils croisent leurs souvenirs, leurs regards sur un monde malade. Puis il va rencontrer le directeur de la banque, qui hait la poésie et prône l'usage de la force. Le pays tout entier est dans le coma à l'exception des enfants et des fous. Moha hurle sur la place publique, une ambulance vient l'arrêter. Diagnostic du psychiatre: "Poursuit sa bouffée délirante, trouble évident de la personnalité, continuer l'électrochoc." Moha est enterré dans un trou du cimetière des pauvres, mais il continue de parler et bientôt sa tombe est envahie. Les autorités ferment le cimetière et concluent à l'inexistence de Moha, mais sa parole continue à circuler dans les rues, les mosquées. "Qu'importe ceux qui me poursuivent de leur hargne. Ma folie a fait des trous dans leurs certitudes."

 

Improprement appelée "roman", cette oeuvre intègre des procédés qui tiennent du théâtre, du reportage, de la poésie. L'écriture polyphonique se veut sans frontières, à l'image de cette parole souterraine qui s'insinue dans les consciences pour effriter les certitudes. Cette variété formelle s'accompagne, sous forme d'un apparent délire, d'un ton de provocation. En proclamant bien haut ce qui fut pudiquement tu, l'écriture de Tahar Ben Jelloun veut déranger. Sa fureur iconoclaste ne relève pourtant pas de ce que l'on nomme habituellement l'"engagement"; sinon d'un engagement contre la médiocrité, la torpeur et au service d'une "guérilla" menée à l'intérieur d'un système linguistique. Pour s'approprier une parole refusée, l'auteur fait donc imploser le langage pour faire surgir des signes nouveaux capables de dire des réalités hallucinantes, de décrire des blessures insupportables. L'écriture devient une arme de dénonciation.

 

Dans Moha le fou, Moha le sage, toutes les réclusions sont exposées au grand jour. Le texte cristallise toutes les révoltes et toutes les misères - à commencer par celle de la femme. Moha entend les cris de toutes les femmes emmurées, de toutes les femmes vouées au mutisme et à la peur, insatisfaites, labourées par des siècles de silence et de brutalité. Il encourage également à contester l'oppression qui s'appuie sur une interprétation tendancieuse du texte coranique: "Ils font dire ce qu'ils veulent au Livre." "Ils", ce sont les hommes dans leur avidité de pouvoir, et leurs victimes ont pour nom Aïcha ou Dada, murées dans un silence forcé. La religion est dénoncée comme rempart facile, sous couvert de fatalité, pour justifier tous les abus, toutes les exploitations, tous les mensonges. Nu devant les hommes et devant son époque, démuni de tout excepté de ses mots, Moha le justicier exerce sa conscience, sa lucidité et sa subtile ironie sur un monde assoupi et résigné qui célèbre le culte de l'argent et de la possession. Il prophétise à qui veut l'entendre le vent de la démence et de la décadence.

 

Ce texte est la pure expression d'un monde arabe où explosent les conflits, les violences mais aussi les aspirations. L'espace de la folie s'y instaure comme espace de liberté. Moha parle, pour lui et pour tous ceux qui n'ont pas de voix. Il parle de façon désordonnée, absurde, excessive, dénonçant ainsi la rhétorique du pouvoir. Au savoir scientifique du psychiatre qui l'examine, Moha oppose une expérience de trois siècles. A la certitude du médecin sur l'identité du sujet et la recherche de l'équilibre rationnel, il oppose sa diversité: "Je suis une ambiguïté et une confusion étonnée. Voilà ce que je suis: étonné." Moha pratique l'étonnement comme école de vie, comme méthode d'appréhension du monde. De cette distance naît une lucidité; cette lucidité amère, douloureuse, marginale et dérangeante que l'on appelle "folie".

 

Ainsi, Moha le fou, Moha le sage est avant tout un langage, forgé à même la langue française, qui tente de conquérir une liberté clandestine pour crier toutes les déchirures; mais aussi un appel à la lucidité et une plainte contre l'indifférence.

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