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La ré-imagination au pouvoir !

L'amour intransigeant vs. la dictature? 

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Thierry Debroux a pris les armes, et des mousquetaires de taille : José Bresprosvany à la mise en scène et aux chorégraphies. A la musique,  c’est Laurent Delforge. Aux lumières séculaires et universelles : Marco Forcella. Aux costumes couleur terre : Bert Menzel. A la dramaturgie : François Prodhomme pour un partage de notre patrimoine universel : « Antigone » de Sophocle dans une sublime version contemporaine.  

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Re-création : Point de tenues gréco-romaines, ni de  décors encombrants, non plus ces tenues des années quarante qui ont fasciné Jean Anouilh ! Juste le limon, la terre et ses énergies vitales  et ce soleil, cette lumière  dont Antigone est si amoureuse, elle qui est au bord de la tombe qui mène au royaume des ténèbres. Et surtout une traduction du texte en grec ancien parfaite sous la plume harmonieuse de Florence Dupont, à part quelques écarts de langue familière !

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Le traitement des chœurs est une œuvre d’art en soi. On  peut y voir une dramaturgie  propre alors qu’il constitue  évidemment la respiration profonde et la structure de la pièce. La danse est le principal élément. Le ballet est réglé sur le mode éblouissant, comme dans nos souvenirs de Béjart et en même temps sur le mode an 2000 comme l’aiment nos jeunes adolescents.   La  troupe des 9  comédiens-danseurs  présente des chorégraphies  tracées au cordeau, extrêmement variées et d’une force de suggestion effarante au sens premier du terme. Se greffent sur ces jeux du corps une déclamation à l’unisson ou des dialogues incantatoires. Alternativement avec Tirésias transformé en coryphée,  l’exceptionnelle Coryphée féminine à la délicate diction - elle est aussi la mère d’Hémon -  mène le chœur avec une sensibilité poignante. C'est la très émouvante Isabelle Roelandt. Le garde et le messager se prêtent aux voix et aux mouvements pluriels.    Hémon, lui-même, le fils de Créon promis à Antigone, fait partie du chœur. Ismène, la sœur d’Antigone se fusionne dans le même ensemble. Il n’y a finalement que cinq danseurs de fond, tous magnifiques!  Et à chaque apparition, c’est comme si les personnages émergeaient et retombaient soudain de cette mer Egée, symbole de notre mouvante humanité,  qui se mire dans le ciel de l’Attique du 4e siècle av JC.

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 Car c’est l’humanité surtout qui entre en scène dans cette approche de l’œuvre de Sophocle. Une humanité  composée de toutes nos références culturelles de Jean Cocteau (1922) à Anouilh (1944), à Brecht (1948), à Henri Bauchau (1999).  Elle déclare fièrement : « Je ne suis pas née pour partager la haine, je suis née pour partager l’amour ».  Le personnage mythique d’Antigone questionne la loi des hommes et celle des dieux, les conflits entre la norme et la liberté,  le fossé des générations,  la lutte des sexes, le bien-fondé de la radicalité de l'amour,  la soumission aux valeurs fondamentales, prône en tout état de cause  la rébellion contre la dictature. Dans ce rôle, Héloïse Jadoul, assoiffée de justice se révèle être une héroïne attachante et adéquate. Son hypocrite relégation dans une tombe où elle sera enterrée vivante avec quelques vivres est une scène bouleversante. Et surtout son adieu déchirant à la lumière.  Jamais le rôle d’Hémon interprété par Toussaint Colombani n’a été aussi bouleversant. De prime abord, respectueux de la figure paternelle, il devient l’homme que l’amour d’une femme qui défend ses valeurs  galvanise et  enflamme,  pour le mener à son tour, sans la moindre crainte,  sur le chemin de la mort. Mais ainsi l'a décidé le destin! 

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Créon (Georges Siatidis), comme Antigone, ne fait jamais partie du chœur. Il est habité par la haine de quiconque lui résisterait!  En dictateur on ne peut plus crédible, il s’achemine quand même vers une conversion, hélas trop tardive.

Tirésias lui conseille (sous les traits et la belle voix de Charles Cornette) : "Fais sortir la fille du souterrain et puis, élève un tombeau pour le cadavre qui gît là-bas ! Créon : "Voilà la décision que tu me conseilles de prendre ? Tu veux que je me soumette ? J’ai du mal à m’y résoudre. Mais puisque j’en suis là ; j’y vais. Je l’ai enfermée, je la délivrerai!"

Mais ainsi parlent les forces de la Destinée,  jouées, chantées, clamées par le Choeur : « Que tu te caches dans une tour, que tu t’enfuies sur un vaisseau au-delà des mers, tu ne leur échapperas pas, il arrivera ce qui devait arriver». Le point culminant de la pièce est un point de non-retour. La tragédie doit se consumer jusqu’au bout. La loi non-écrite fondamentale dont le fondement remonte "à la nuit des temps" est celle de l'amour, à laquelle les dictateurs doivent, eux aussi, se soumettre. Créon admet enfin sa culpabilité et  restera seul à subir le désespoir devant l'hécatombe que lui seul a causé, lui qui, par  pur orgueil des puissants, et mépris des lois divines, a osé offenser l’ordre du monde souterrain, a osé braver la loi du  dieu des enfers, Hadès, le maître des morts. 

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La conclusion, nous l’avons entendue à l’ouverture du rideau : « Le bon sens avant tout donne le bonheur… » L’œuvre ainsi offerte et son illumination par le jeu des lumières, de la danse, de la parole et du feu théâtral est un miroir universel.  

Antigone au Théâtre du Parc du 19 janvier au 18 février.

http://www.theatreduparc.be/Agenda/evenement/57/42.html

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administrateur théâtres

Du Mercredi 11 au Dimanche 22 janvier PARCE QUE C’ÉTAIT LUI  “MONTAIGNE & LA BOÉTIE

Un texte à trois voix de Jean-Claude IDEE

 

Toutes les utopies ont engendré la violence...  

Surprise, enthousiasme, passion, philosophie, délices du corps et de l’âme, fraîcheur exquise,  la jubilation devant le jeu des trois larrons qui nous ont projetés avec tant de feu quatre cents ans en arrière,  et au bout,  l’envie folle de se procurer le livret si à propos  ou de revenir le lendemain pour re-savourer  à loisirs ce joyau du cœur et de l’esprit, contempler avec bonheur une perle de la scène !  Pendant ce court spectacle, bouillonnant d'esprit et de beaux costumes,  vous serez remués par la beauté de la langue, la justesse du propos, le ton comique et jouissif, la beauté des sentiments, la vérité des interrogations, la subtilité du discours ! Cinq étoiles et plus s’il y avait de la place dans le firmament de nos coups de cœurs pour la perfection de l'interprétation: Katia MIRAN, Emmanuel DECHARTRE, Dominique RONGVAUX !

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Jean-Claude Idée s’est attaqué à une œuvre maîtresse du capital culturel mondial : les Essais de Michel de Montaigne et aux doutes qui hantent son auteur. Il raconte des épisodes de la vie passionnante de Montaigne, l’homme des missions diplomatiques impossibles entre Catherine de Médicis, le duc de Guise, Henri III et le jeune Henri de Navarre. Il met en relief la  trahison ressentie vis-à-vis de son meilleur ami, Etienne de la Boétie, décédé à la fleur de l’âge, et  dont il a omis volontairement de publier les écrits comme il l’avait promis. Il  estimait que ce texte, le Discours de la servitude volontaire par Étienne de La Boétie (1549) était un véritable brûlot révolutionnaire  risquant  de ruiner une France déjà dévastée par 30 ans de guerres de religion sanguinaires.

... Il est « devenu le prince des accommodements » enrage le fantôme d’Etienne qui ne cesse de le hanter. Etienne l’accuse vertement d’avoir pondu 3 essais de 1000 pages narcissiques sur l’éloge du « rien ! » ... Philosopher n’est pas poétiser.  Montaigne  estime qu’Etienne, tout en voulant revenir aux valeurs d’origine de la société gréco-romaine,  pense plus loin que la république, souhaite une insurrection chronique, rêve d’une société libertaire. Il refuse de faire l’éloge de la violence. Seule la réconciliation peut éteindre les guerres. Etienne bataille pour une pensée neuve et radicale menant à la désobéissance générale.

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« L’amazone est une philosophe » raille Etienne ! La très jeune et pétillante  femme savante Marie de Gournay - la première grande féministe française - travaille pour gagner sa vie et se met au service d’un homme dont elle est tombée doublement amoureuse: pour les mots, d’abord, pour la chose ensuite. Elle fait son enquête et cherche à comprendre pourquoi Montaigne n’a pas publié le texte de son ami dans ses essais. Elle n’attend rien des autres hommes et veut tout de lui. Y compris un enfant, ou alors une tonne de souvenirs qui seront toute sa vie ! Et elle veut changer la société, abattre les privilèges. Tabula rasa. Tout comme Etienne ! Tiens, tiens !

Marie «Tu es le frère de tous les hommes, je suis la fille de ton âme ! » 

Etienne «  Quelle dérision, tu es mon pire ennemi ! »

Michel « Il y a quelque chose de « nous »   dans chaque français » 

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http://www.comedievolter.be/parce-que-cetait-lui-montaigne-la-boetie/

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PARIS - BRUXELLES...

Paris - Bruxelles, c'est un trajet

De quelques heures qui raccourcissent

Au fil du temps, comme un jouet...

En attendant que tout finisse.

Défilent l'enfance, l'adolescence

Et quelques minutes glorieuses

Déjà la maturité danse...

De ce ballet qui rend peureuse.

Paris - Bruxelles, mes deux amours

Si différentes mais si belles!

Indissociables pour toujours

Fortes même meurtries, et éternelles!

De quelques strophes veux vous chanter

Car quand la vie coulait en eaux...

Sur vous je me suis adossées

J'ai pu garder le goût du beau...

J.G.

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Une immersion cauchemardesque

  

Propos

Quand un élu, dans un pays,
Pour le gouverner est choisi,
La fête l'honorant est telle
Qu'il la suppose exceptionnelle.

Lors des grandes cérémonies,
On préconise l'harmonie.
Les oeuvres éternellement belles
Aux gens émus donnent des ailes.

Y rayonne aussi de la joie,
En bouffées parfumées parfois,
Ou en éclats de poésie
Qui renouvellent l'énergie.

En ce jour, aux États-Unis,
Un président fut investi.
Un vent de foi étourdissant
Perdura, devint agaçant.

Insupportable malveillance
Mais aussi manque de prudence.
Laissa à penser cette fête
De dévots priant à tue-tête.

20 janvier 2017

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Au creux de la paix

Pantoum

Installée au creux de la paix,
Bien aimée de la providence,
Existant dans la confiance,
J'apprécie le destin que j'ai.

Bien aimée de la providence, 

Me plais souvent à méditer.
J'apprécie le destin que j'ai.
Ce jour, m'éblouit la brillance.

Me plais souvent à méditer.

Se fait complice le silence.
Ce jour, m'éblouit la brillance,
Me fascine l'immensité.

Se fait complice le silence,
Perdure l'immobilité,
Me fascine l'immensité.
Mon âme vers elle s'élance.

19 janvier 2017

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administrateur théâtres

 Envie de rire ? En piste, trois petites gueules bien sympathiques Bertrand FOURNEL (Jean), Suzanne ELYSÉE (Juliette), Grégory COMETTI (Quentin).   Le vaudeville frénétique en forme de spirale met en scène Jean et Quentin, deux homos banalisés (et assez pathétiques…) et  Juliette une  lesbienne fougueuse et  vivifiante, à l’esprit libre et  totalement craquante.  L’envie folle  d’avoir un bébé  dévore ces messieurs depuis  bientôt trois ans et  ils sont prêts à commander à une mère porteuse trouvée sur  Internet, un rejeton, sans imaginer une seconde qu’ils pourraient se retrouver avec une rejetonne !

Cherchez l’arnaque, il y en a une au moins! Tout a l’emprunte du faux dans ce futur jeu du papa et de la maman…à trois. Les identités se dévoilent peu à peu malgré les savants maquillages.  Chacun voit trembler  les façades inventées de son château de cartes. On plonge alternativement  dans  l’hyper-réalisme et dans  le surréalisme total ! Cause évidente de rires.

 Donc, Quentin, le jeune mignon à chemise bariolée qui présente la météo sur Energie Douce,   cohabite avec  Jean, un policier profiler mal dans sa peau et mal à l’aise dans toutes les situations…  Dur dur, même de servir le thé sans  le renverser sur le tapis rouge! Rapidement hors-jeu,  irascible, et coincé à mort, il avoue assez marri  «  Ce soir, ça va pas la faire… »! Palabres sur qui sera celui qui «  devra mettre la graine dans la machine ! » Bonjour le sexisme !  La  gamine sexy en diable est d’une patience d’ange. Pourtant c’est elle qui mène  le jeu de pigeons ! Le texte est criblé de clichés, et crache  des déluges de vrai et de faux. On frôle le délire de la famille Adams !

Le décor est d’une banalité confondante,  voulue sans doute. Le sac et la blouse de Juliette sont assortis aux tons violacés des murs. Une vague fenêtre, quelques portes grises prêtes à claquer, un divan profond deux fauteuils un tapis rouge vif assorti aux couchers de soleil et palmiers chromos de salle d’attente  sur les murs en constituent l’essentiel. Le jeu physique plus que verbal des mecs fait rire … comme dans les comics. Un leitmotiv rampant : « c’est pas moi, c’est lui » traque le manque d’envergure et la lâcheté des deux mecs mais la  fille  sauve le tout, et le bébé avec!

Et toujours envie d'aller  au théâtre au Centre Culturel d'Auderghem qui programme de succulents spectacles parisiens! 

Footnote... Il faut savoir s'inventer des rêves!  

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http://www.ccauderghem.be/saison-2015-2016/paris-theatre.html

Une pièce de Fabrice BLIND, Michel DELGADO, Nelly MARRE, Carole FONFRIA
Avec Bertrand FOURNEL (Jean), Suzanne ELYSÉE (Juliette), Grégory COMETTI (Quentin)

Centre Culturel D'Auderghem

Boulevard du Souverain 183, 1160 Bruxelles

Le guichet est ouvert le lundi, mardi, jeudi et vendredi de 11h à 15h , le mercredi de 13h à 17h et le samedi de 10h à 14h.
Réservation par téléphone : lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 17h, le mardi de 11h à 15h et le samedi de 10h à 14h.

02 660 03 03

 

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Une suave célébration


En hommage à l'empereur du Japon

Haïkus

Une année commence
suave célébration
accueil de poètes


Changeante lumière
des éclats d'instant brisé
signes de tendresse


Sont des haïkus
les poèmes récités
connus ou nouveaux


Choix de l'empereur
flot de parfums et d'images
Indicible grâce.


6 janvier 2017

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Toi mon cadeau de vie

Sous un ciel pâlissant

se fait la nuit glaciale

Vent froid sanglotant

Pins et sapins frissonnants

Petits flocons de neige

Tout ronds tout blancs

Couvrant la pelouse du jardin

De perles et de diamants

Sans cesse tombe la neige sur le paysage

Mousse légère de pierre de lune

Sautille le renard sauvage

Au précieux cadeau d’hiver

Ton cœur brulant contre mon âme

Illuminant mon visage

De mille et un baisers

 

17/01/2017

Nada 

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Ensoleillement.

Baiser profond et chaud du soleil sur ma peau,

lèvres invisibles, m'enveloppant toute entière,

alors que d'une main perfectionniste et blême, légère

je mêle à quelques roses, de lumineuses pensées,

pour dessiner l'été !

Baiser fécond et chaud du soleil sur ma peau,

souffle  inaudible, chaud, me caressant toute entière,

alors que d'une main experte, impatiente et fébrile,

je célèbre en silence les voyelles, les consommes,

enfin toutes ces phrases qui résonnent mélodiques,

 dès lors qu'inanimées elles se donnent pleines et nues !

Baiser profond et chaud du soleil sur ma peau,

enlacement délicat, point pressant,

me détachant toute entière,

alors que d'un sourire bleu, reconnaissant et ample,

je contemple ma page, où vagabonde libre,

 une partie de moi-même !

NINA

 

 

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Les paroles ailées


Songerie

Il est des mots impondérables;
Lors, ils forment des phrases telles,
Qu'elles semblent avoir des ailes.
Certaines sont inoubliables.

Les épopées mises en chants
Gardent des paroles ailées
Des dieux et déesses en allés
Et des héros, du même temps.

De la préhistoire à nos jours,
A perduré la poésie
D'une ensorceleuse énergie,
Faisant large place à l'amour.

Inconstants sont les goûts nouveaux.
Ils portent à être zélés,
Ignorant les propos ailés.
M'en vient à l'esprit de très beaux.

17 janvier 2017

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12273206065?profile=originalCet ouvrage de Hans Küng "Projet d'éthique planétaire. La paix mondiale par la paix des religions" est paru en 1991.

Hans Küng y déclare qu'une conscience planétaire est née. Elle ne fait que se renforcer en dépit du sursaut des nationalismes. Il s'agit de rendre la terre habitable et de la léguer en bon état de marche à nos successeurs.

Il ne suffit plus de se tenir à l'ombre de son clocher mais il importe de s'habituer petit à petit à prendre du champ. Comme les cosmonautes regardent de haut la planète bleue, notre vision terrienne doit accepter de se faire holiste.

Dans son Projet d'éthique planétaire, le théologien Hans Küng met en valeur le rôle que les religions doivent jouer dans cette nouvelle donne planétaire. Il résume, en trois phrases clés, les lignes de force de son programme qui découlent toutes d'une même exigence: pas de cohabitation humaine sans un ethos planétaire des nations. Pas de paix entre les nations sans paix entre les religions. Pas de paix entre les religions sans dialogue entre les religions. Il n'est plus possible de se contenter de la seule éthique de l'intention ou d'une éthique de la réussite. Il s'agit de se hisser jusqu'au niveau de la responsabilité planétaire à l'égard de notre propre avenir. "Au seuil du troisième millénaire, écrit Hans Küng, la question clé de l'éthique se pose de façon plus urgente que jamais: à quelles conditions fondamentales pourrons-nous survivre, survivre comme homme sur une terre habitable et donner forme humaine à notre vie individuelle et sociale?" La politique, l'économie, les sciences et les religions doivent se soumettre à un principe fondamental: les hommes doivent devenir plus humains en sachant que ce qui les unit est plus fort que ce qui les divise. Une "utopie" doit soulever l'humanité prise comme un tout: les virtualités humaines, qu'il convient d'activer, sont plus grandes que celles contenues dans l'état présent. Il ne suffit plus de gérer les crises, il convient désormais de les prévenir: l'oeuvre devant nous est d'ordre prophylactique et plus seulement curatif.

Pour ce faire, les religions sont d'un apport incontestable. Comme le souligne avec force Hans Küng, tout homme peut vivre selon une éthique. Mais seules les religions peuvent fonder l'inconditionnalité des exigences éthiques à partir de l'absolu qu'elles reconnaissent. Hors de ces références, il est difficile de donner sens à la contingence des êtres et des choses. "Toutes les grandes religions, en effet, requièrent des non-negotiable standards: des normes éthiques fondamentales et des maximes orientant la conduite, fondée sur un inconditionné, un absolu, et donc inconditionnellement valables pour des centaines de millions d'hommes."

Mais les religions doivent se nourrir des apports des sciences et se montrer exigeantes pour elles-mêmes. Dans leurs propositions, la force de l'affirmation doit se marier avec l'ampleur de l'exigence critique. Un dialogue véritable entre les religions de la terre doit donc s'écarter de tout provincialisme. Pour dépasser ses propres horizons, chaque religion doit garder la conscience vive de ses errements passés et de ses peurs présentes. Car les frontières entre vérité et non-vérité passent aussi à l'intérieur de chaque religion. Le but est d'apprendre à mettre en valeur en toutes les religions l'authentiquement humain sur un fond d' absolu. Une réflexion d'un type nouveau est tout simplement la condition de la survie d'un monde qui a profondément changé.

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administrateur théâtres
FÉV 8 20:00  RÉCITAL  de STÉPHANE DEGOUT
CHANSONS MADECASSES
Mélodies de Francis Poulenc & Maurice Ravel CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES
“Degout, a wonderfully patrician singer with a handsome, ringing tone, has an innate charm that can turn to menace in a flash: it’s a superbly accomplished characterisation.”
(
The Guardian)
 
Avec les Chansons madécasses de Maurice Ravel (1875-1937), écrites entre 1925 et 1926, Stéphane Degout nous fait entrer dans le monde exotique des îles de l’Océan indien du XVIIIe siècle, revu par un compositeur français du XIXe.
Le poète et voyageur Évariste de Parny avait publié en 1787 un recueil de textes en prose tirés de chansons malgaches. Bien qu’il ne connût pas l’île de Madagascar, il en donna une vision simple et aimable, dénonçant sévèrement les méfaits de la colonisation. Maurice Ravel en sélectionna trois sur lesquels il composa une musique extrêmement dépouillée pour baryton, flûte, violoncelle et piano. « C’est une sorte de quatuor où la voix joue le rôle d’instrument principal. La simplicité y domine. » écrivit-il dans son Esquisse biographique.
Nahandove et Il est doux sont des mélodies délicates, sensuelles et érotiques, Aoua une vigoureuse dénonciation de l’exploitation et de l’esclavage. Il affirma dans une interview tardive que ces trois chansons étaient parmi ses favorites.
Sur le même principe, Ravel mit en musique les petites Histoires Naturelles de Jules Renard en 1906. Ces scénettes à l’humour quelque peu étrange et à la prosodie volontairement simpliste avaient provoqué une certaine désapprobation le jour de leur création. Pourtant, cette faune si familière – Le Paon, Le Grillon, Le Cygne, Le Martin-pêcheur, La Pintade – prend des allures de fantastique basse-cour émouvante et fragile que la musique sait merveilleusement poétiser. « Mon dessein n'était pas d'y ajouter, mais d'interpréter » aurait dit le compositeur.
Des propos que l’on peut prêter tout aussi bien à Francis Poulenc (1899-1963) lorsqu’il entreprend en 1919 de composer son propre Bestiaire sur des poèmes de Guillaume Apollinaire. Là encore, il s’agit d’animaux – Le Dromadaire, La Chèvre du Thibet, La Sauterelle, Le Dauphin, L’Écrevisse, La Carpe – dont la banalité est transfigurée par la poésie des mots et des notes. Ces petits textes charmants et ironiques offrent à Poulenc l’occasion d’un exercice musical où s’exprime sa profonde tendresse pour la vie et ses aléas. L’accompagnement originellement prévu se composait d’une flûte, d’une clarinette, d’un basson et d’un quatuor à cordes.
Apollinaire fut une source d’inspiration inépuisable pour Poulenc qui mit en musique nombre de ses poèmes. Le poète français reste le fil rouge des mélodies qui composent la suite du programme avec Calligrammes (L’Espionne ; Mutation ; Vers le Sud ; Il pleut ; La Grâce exilée ; Aussi bien que les cigales ; Voyage) daté de 1948, les Quatre poèmes (L’Anguille ; Carte-Postale ; Avant le Cinéma ; 1904) datés de 1931, Banalités (Chanson d’Orkenise ; Hôtel ; Fagnes de Wallonie ; Voyage à Paris ; Sanglots) daté de 1940, ainsi que Montparnasse et Hyde Park composés en 1945.La langue d'Appolinaire trouve avec Poulenc un interprète en parfaite synergie avec cette ironie aux accents faussement naïfs et voilée de nostalgie caractéristique du poète. Des mélodies qui, pour Poulenc, devaient parler pour elles-mêmes et être chantées sans emphase.
Viendra s’adjoindre à ce programme le trio de Kaija Saariaho, Cendres, pour flûte, violoncelle et piano, qui lui fut inspiré par son double concerto …à la fumée et qui vient apporter une note plus grave à ce joli moment de plaisir fantasque.

 

S’il est un artiste dont le parcours révèle toute l’exigence de qualité, c’est bien Stéphane Degout qui était récemment l'invité de La Monnaie à Flagey pour un splendide récital* et une remarquable interprétation du Poème de l’amour et de la mer de Chausson. Ce chanteur et acteur d’exception, qui n’est jamais si à l’aise que sur une scène, a déjà treize rôles à son actif à la Monnaie où son talent dramatique et l’opulence de son timbre lui ont permis toutes les audaces.
Cela n’exclut pas pour autant le plaisir du récital chez ce grand mélodiste, qui, confronté à l’intimité du genre, sait parfaitement se mettre au service de la musique et de l’expression des sentiments, et transmettre avec une finesse remarquable la poésie de la langue et son alliance parfaite avec la mélodie. Des qualités qui devraient faire des étincelles dans ce nouveau récital dédié aux mélodies de Maurice Ravel et Francis Poulenc, que le baryton français présentera le 8 février au Conservatoire Royal de Bruxelles.

Avec la complicité de trois musiciens de grand talent, le pianiste Cédric Tiberghien, le violoncelliste Alexis Descharmes et le flûtiste Matteo Cesari, il a composé un ensemble très significatif de ces deux compositeurs qui se défiaient de tout romantisme et se dissimulaient souvent derrière l’humour et la légèreté.  

Cédric Tiberghien se produira également à Flagey dans le cadre du Flagey Piano Days du 9 au 12 février 2017

 


*Alain Altinoglu Requiem & Poèmes: Debussy, Chausson, Fauré Nov 26th 2016 Concert La Monnaie De Munt

 

Baritono - STÉPHANE DEGOUT
Piano - CÉDRIC TIBERGHIEN
Violoncelle - ALEXIS DESCHARMES
Flûte - MATTEO CESARI
 

 PROGRAMME
 
Francis Poulenc (poèmes de Guillaume Apollinaire)
Le Bestiaire
(Le Dromadaire ; La Chèvre du Thibet ; La Sauterelle ; Le Dauphin ; L’Ecrevisse ; La Carpe)(1948)
Montparnasse (1945)
Hyde Park (1945)
Calligrammes (L’Espionne ; Mutation ; Vers le Sud ; Il pleut ; La Grâce exilée ; Aussi bien que les cigales ; Voyage) (1948)
Quatre poèmes (L’Anguille ; Carte-Postale ; Avant le Cinéma ; 1904) (1931)
Banalités (Chanson d’Orkenise ; Hôtel ; Fagnes de Wallonie ; Voyage à Paris ; Sanglots) (1940)

Kaija Saariaho
Cendres (Trio pour flûte, violoncelle et piano) (1998)

Maurice Ravel
Chansons Madécasses (poèmes d’Évariste Parny) (1925-26)
 ( « Nahandove, ô belle Nahandove » ,« Il est doux de se coucher »
 ; Aoua )
Histoires Naturelles (textes de Jules Renard)
 (Le Paon ; Le Grillon ; Le Cygne : Le Martin-pêcheur ; La Pintade) (1906)
INFORMATION GENERALE
REPRÉSENTATION 
8 février 2017 - 20:00
 
CONSERVATOIRE ROYAL DE BRUXELLES
30, Rue de la Régence – 1000 Bruxelles
 

PRODUCTION De Munt / La Monnaie
COPRÉSENTATION Bozar Music
INFO & BILLETS
+ 32 2 229 12 11
MM Tickets, 14 rue des Princes, 1000 Bruxelles
www.lamonnaie.be - tickets@lamonnaie.be
 
PRIX
10 € à 44 €

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administrateur littératures

Qu'il soit proclamé, dansé, chanté,

Ou source de solidarité,

Qu'il soit lu, écrit ou murmuré

Dans la plus stricte intimité,

Qu'il soit vecteur de fraternité

Ou une source de vérité,

Toujours, il est là! Partout. L'amour!

Inté-rieur ou exté-rieur,

Alors qu'il nous sourit à toute heure,

Ceci pour notre plus grand bonheur,

Causer des ravages dans nos coeurs,

Il sait aussi, et avec vigueur,

Délivrant ce message-saveur:

Toujours, je suis là. Partout! L'amour!

Menu festif par excellence,

Sourires et caresses denses,

Paroles et gestes intenses,

De gros câlins en abondance,

Coquin, parfois en transhumance,

Nous menant souvent à la danse,

Toujours, il est là! Partout. L'amour!

Par Piaf ou Brel mis en chansons,

Lumineux, au bon diapason

Et ne manquant jamais d'ambition

Ou parfois chanté à l'unisson,

En littérature émotions,

Au cinéma soupirs et passions,

L'amour, il est là! Partout. Toujours!

De l'amour!

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12273207869?profile=originalll s'agit d'un essai publié en 1962 par le sociologue français Gaston Bouthoul (1896-1980). Dans cet ouvrage, l'auteur aborde un problème auquel s'est affronté l'humanité de tous les temps. Ce livre marque la rupture avec la conception traditionnelle de la guerre. Il est indispensable à tous ceux qui veulent la découvrir autrement qu'à travers le point de vue archaïque qui a prévalu universellement jusqu'à nos jours. L'expression politique de la vieille conception qui a dominé jusqu'à nos jours était résumée dans l'expression classique: "Si tu veux la paix, prépare la guerre". La polémologie nous donne les fondements d'un véritable pacifisme scientifique. Et d'abord, qu'est-ce exactement que la polémologie? C'est l'étude objective et scientifique des guerres en tant que phénomène social susceptible d'être observé comme tout autre, cette étude devant par conséquent constituer un chapitre nouveau de la sociologie. La méthodologie de la guerre est presque entièrement à créer, toute étude du phénomène guerre s'étant jusqu'alors heurté à différents obstacles insurmontables tels que la pseudo-évidence de la guerre, le côté volontaire des guerres et aussi l'illusionnisme juridique. Bouthoul expose donc les méthodes d'investigation qu'il a employées. D'abord la description des faits matériels bruts, puis celle des comportements psychiques. Ensuite, il passe au premier degré à l'explication, celle des historiens et analystes. Le deuxième degré sera constitué des opinions et doctrines sur les guerres en général, celles des théologiens comme celles des métaphysiciens et des moralistes. En un mot, il s'agit de dégager une véritable philosophie de la guerre. Enfin, reste du travail propre au polémologue, celui des choix et rapprochements de faits. Il s'agit là d'une observation directe, d'une étude des comportements. Toutes ces données permettent d'entrevoir quelles peuvent être les fonctions que remplissent les guerres dans les équilibres sociaux. Enfin, la présence de la guerre dans tous les types de civilisations connus, le fait qu'elle est inséparable des mentalités et des institutions les plus diverses, et surtout ses analogies avec certaines fonctions biologiques, pose la question de sa périodicité. Il ne reste plus à établir qu'une typologie rationnelle des sociétés, et des guerres. Du propre aveu de l'auteur, tous ses efforts pour créer une typologie sociale sur laquelle on puisse se reposer se sont jusqu'à présent heurtés à différents obstacles. Aussi cette absence l'oblige-t-elle à des parallèles incessants avec chacun des aspects des guerres. Malgré ceci, "la constitution d'une science des guerres n'a jamais été plus urgente... La guerre qui, au XVIIIe siècle, était un jeu de prince est devenue une catastrophe. Elle sera demain un cataclysme. Sans la constitution rapide d'une polémologie, toutes les autres sciences risquent de devenir superflues."

 

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administrateur théâtres

 play_461_k57a1483.jpg"Vous désirez quelques notes biographiques sur moi et je me trouve extrêmement embarrassé pour vous les fournir ; cela, mon cher ami, pour la simple raison que j'ai oublié de vivre, oublié au point de ne pouvoir rien dire, mais exactement rien, sur ma vie, si ce n'est peut-être que je ne la vis pas, mais que je l'écris. De sorte que si vous voulez savoir quelque chose de moi, je pourrais vous répondre : Attendez un peu, mon cher Crémieux, que je pose la question à mes personnages. Peut-être seront-ils en mesure de me donner à moi-même quelques informations à mon sujet. Mais il n'y a pas grand-chose à attendre d'eux. Ce sont presque tous des gens insociables, qui n'ont eu que peu ou point à se louer de la vie."

La  Salle des Voûtes du théâtre le Public accueille un  portrait éclaté de Luigi Pirandello (1867-1936) à l’aide de  figures emblématiques  issues  des nouvelles  de l’écrivain sicilien : « Je rêve, mais peut-être pas », « Ce soir on improvise », « L’homme à la fleur à la bouche ».  Une petite suite de cauchemars interprétée avec  talent de rêve par un trio de  comédiens capables d'allumer et de  projeter à merveilles ces personnages de l’absurde : Axel de Booseré, Jean-Claude Berutti (mise en scène et adaptation ), Christian Crahay (en alternance avec Lotfi Yahya) et Nicole Oliver.

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Une fois donnés en pâture au public, les thèmes  iront se balancer librement dans son imaginaire,  lui qui devient, s’il se laisse faire,  créateur à son tour,  tout autant  que l’est le metteur en scène lorsque celui-ci  construit sa rencontre avec le texte. Le fil rouge c’est un outrecuidant chef de troupe à la Berlinoise nommé Hinkfuss.

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Théâtre dans le théâtre, que voit-on sur l’écran noir de nos nuits blanches ?  L’amour, la jalousie, la possession, la dispute.  Le mystère ou le rêve dans la voix de cette femme voilée comme dans les tableaux de Magritte ? L’inversion des rôles puisque c’est Luigi qui fut en butte à la jalousie morbide de sa femme ? Un credo : l’énergie de l’acteur libère les doutes, les mensonges, les tricheries, la cruauté. La tyrannie des conventions sociales.  La fourbe tyrannie du mâle : « Il voulait lui faire une surprise…» La robe de strass couleur rubis alanguie sur le tapis vert de la salle de jeu ou sur la méridienne verte  flanquée d’un pouf  répond mollement, absente de l’embrasement, tout à son désir d’un collier de perles et à ses rêves d’amants. Le drame couve. Soudain la comédienne  prend le pouvoir et explose les artifices…à la manière d’Alice.Lewis Carroll? Déchaînement!   

Dans la tentative d’une représentation impossible, il n’y a néanmoins  pas de couture apparente entre les pièces accolées du jeu de miroirs…comme chez  Picasso et les autres de la même époque.

Heureux qui communique : on suit sur l’écran noir et blanc  le visage, le regard de Mommina, devant une fenêtre ouverte sur un paysage, Magritte encore. Rico, Le mari qui la séquestre  referme la fenêtre. Il ne veut plus qu’elle pense ou pire, qu’elle rêve. Prisonnière, elle lui échappe même s’il la brutalise.   Ses sœurs, restées libres font scandale: elles chantent en public. Pendant qu’elle raconte à ses deux fillettes, l’histoire de cet opéra qu’elle chantait avec sa famille, des souvenirs heureux ressuscitent sous forme de marionnettes. Bonjour les géants de la Montagne !  Elle se met à chanter et meurt devant ses filles, sous l’émotion qui l’étouffe. Rico Veri la découvre morte  et  repousse le cadavre du bout du pied. Cruauté : Il l’a trompée en allant  seul à l’opéra voir  l’œuvre chantée par une de ses jeunes  sœurs, Totina restée libre. Paradoxe de la comédienne : elle n’a plus de souffle et n’arrive pas à mourir… Le cauchemar ! Poignant.

4130556538.jpgOn s’égare encore, l’ombre de  Delvaux  ou de Marceau se profile-telle ?  Chargé de cadeaux pour sa famille,  un  personnage  plein de certitudes a raté son train de trois minutes. Il rencontre ce  malade qui porte une fleur funeste à la bouche…dévorante comme le nénuphar dans  l’Ecume  des jours.    Il  a besoin de s’attacher à la vie de gens qu’il ne connaît pas, pour ne pas mourir. «  Moi Monsieur, je m’accroche à la vie par l’imagination. J’imagine la vie des gens que je ne connais pas et c’est bon pour moi ! La vie on l’oublie quand on la vit … mais la vie Monsieur  … la vie … surtout quand on sait que c’est une question de jours … »  Cauchemar. Edgar Poe es-tu là ? Non c’est Pirandello, Luigi de son prénom. Paradoxal de son surnom.

Freud enfin, es-tu là ? Ou Marcel? "Dans les personnes que nous aimons, il y a, immanent à elles, un certain rêve que nous ne savons pas toujours distinguer mais que nous poursuivons."Le temps retrouvé. Voilà la visite de la mère, morte, coiffée d’un large chapeau impressionniste voilé. Scène où  le  fils  pleure sa propre mort en elle. Désespoir de la solitude. Pour elle il ne sera plus jamais le fils ! Elle ne peut plus jamais le penser comme il la pense! Bouleversant.

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Très beau théâtre de réflexion sur l’incommunicabilité, vibrant de références, foisonnant  de vitalité scénique et esthétique… toutes choses qui ne peuvent laisser indifférent. Art is life. Dixit Kandinsky. 

https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=461&type=1

          

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Nos anciens



Alors que la mort nous guette à chaque pas,

Comme des ablettes ne se doutant de rien,
Du pêcheur et de l'épuisette à son bras,
Nous voyageons de magasin en magasin !

Vite, vite, de celui-ci à celui-là,
Nous voguons avec des chariots à la main,
Parmi des rayons nous fouillons à tour de bras,
Et comme de n'être idiots ne vivons que pleins !

Ils riraient nos anciens de la mascarade
Des cartes bleues et des coffres gigantesques
Que l'on remplit au fil de nos promenades,
Et tout ces crédits qui nos esprits empestent !

Ils riraient sans doute moins et verraient aussi
Que ces frénésies qui furent ludiques,
-Un temps qui n'est plus - deviennent à la merci
D'agitations et de relents hystériques !

Ils diraient nos anciens : " Vous êtes des moutons,
Parqués tout propres dans vos belles voitures,
Mais où il n'y a plus d'air à humer à foison
Ni de terre qui colle à vos chaussures ! "

Nos anciens se moqueraient bien de ces désirs
Qui ne chantent ni ne lisent plus près du feu,
Comme le soleil qui était leur seul loisir,
Aussi les étoiles comme autant de dieux !

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« L’Espérance jaillissant des brumes. » huile sur toile

De tous temps l’homme, pour des raisons les plus diverses, a préféré l’inconnu au joug qui lui était imposé. Après avoir perdu tout ce qui le retenait, l’enchainait, au plus profond de sa détresse il vit briller une lueur nommée Espérance. Guidé par elle, dans un sursaut de survie, Il prit la mer vers l’utopique terre de Liberté.

Ben-Kâ  

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"ETIENNE DRIOTON, un savant du XXe siècle au Service de l'Egypte"

Il fut le dernier Français à occuper la haute fonction de Directeur Général du Service des antiquités d'Egypte, au Caire. Il disparaît victime d'une longue maladie le 17 janvier 1961. Le monde de l'égyptologie est en deuil.

Les hommages de l'ensemble des savants sont à la mesure de l'admiration qu'ils ont pour l'oeuvre du maître...c'est ainsi que le Professeur Jean Leclant écrivait "rarement carrière aura été plus complète que celle du chanoine Etienne Drioton (...) Chercheur, professeur, administrateur, conférencier, maître éminent en philologie aussi bien qu'en archéologie, critique d'art nuancé autant qu'exégète pénétrant de la religion, il a travaillé dans tous les domaines de l'égyptologie depuis les Textes des Pyramides jusqu'aux études coptes, où son apport a été de la plus grande importance"

  extrait de "Etienne Drioton, l'Egypte, une passion" Ed G. Louis Haroué.

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