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Maria et les trois prétendants

Maria et les trois prétendants

Maria, marie-toi au plus vite
Parmi tes prétendants tu dois choisir
Car trop d’attente te fera moisir
Si tu ne respectes pas les rites.

Tu consumeras tes vingt ans
Tu seras une vieille d’antan.
Et puis que veux-tu qu’on aille dire
A toutes ces langues aiguisées pour médire ?

Voilà ce que te répétait tout ce monde
Et toi tu trouvais bien immonde
De ne pouvoir suivre ton cœur
Jusqu’aux confins du bonheur.

Ta mère te proposa un marin
Car elle aimait le poisson à la sauce
Et dès les premières lueurs du matin
Elle planifiait pour ta nuit de noces.

Et toi tu défilais tes craintes :
Si la mer resserrait ses étreintes
Autour de ton pauvre mari matelot
Ta vie ne serait que d’amers sanglots !

Non ! Non ! Ma chère mère
Tu veux me rendre la vie amère
Je t’achèterai du poisson tout près
Et j'en choisirai encore de plus frais !

Le deuxième prétendant se présente
C’est une connaissance récente
Après avoir longtemps prêché
Il se vanta d’être le joaillier du marché :

Je te couvrirai de mille bijoux 
Rien ne sera mon unique joujou
Que toi, ô belle, ravissante femme
Si tu acceptes d’apaiser mes flammes.

Vexée, Maria fondit en larmes
Mais libre arbitre était son arme
Scruta longtemps ce trésor
Se souvint que tout ce qui luit
N’est pas vraiment de l’or
Et prit aussitôt congé de lui.

Un jeune poète l’aborde :
Belle femme, en vérité
Un pur nom qui concorde
Avec votre piété et chasteté
Mérite bien un mari émérite
Au cœur affranchi des rites 
De ceux qui créent la discorde ;
Et si bien votre corps s’agite
Et que votre cœur palpite
C’est que l’Amour nous accorde.

La nouvelle circula à la ronde
Prière d’en deviner la suite.

Lahoussine EL HOUSSAINI
Agadir, le 02 Mai 2014

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"Les arcanes célestes" est une oeuvre en huit volumes du penseur mystique Emmanuel Swedenborg (1688-1772), publiée à Londres de 1747 à 1758. C'est la première expression de son système théosophique, dont les étapes suivantes furent, en 1758, "Du ciel et de l' Enfer d'après ce qui a été vu et entendu", et en 1771, en sa forme définitive, "La vraie religion chrétienne".

L'ouvrage traite des conditions de la vie future en se fondant sur l'expérience de ce que l'auteur "vit et entendit" pendant treize années où il "jouit de la compagnie et de la conversation des anges comme un homme traite un autre homme".

Le but principal des "Arcanes célestes" est d'exposer le sens intime et figuré de la "Genèse" et de l' "Exode". Les premiers chapitres de la "Genèse" sont un fragment d'un monde antique et ont une signification, non pas historique, mais allégorique (Adam signifie l' Eglise la plus ancienne, et le Déluge sa dissolution; Noé, l' Eglise ancienne tombée dans l' idolâtrie et remplacée par le Judaïsme). Le sens figuré imprègne toutes les Ecritures, à l'exception de certains livres qui ont une valeur naturelle d'édification; elles sont lues au Ciel dans ce sens figuré, sans rapport avec des scènes ou des événements de la vie terrestre. Dieu est amour et sagesse; sa Providence veille sur toutes les créatures et, durant leur vie terrestre, les entoure de tous ses soins pour les préparer à l' éternité la meilleure, mais sans violer leur liberté. Il ne condamne aucune d'elles et, jusqu'en enfer, cherche à adoucir le sort qu'elles-mêmes se sont assigné; l'ordre divin, en effet, ne permet d'entrer au ciel qu'à l' âme repentante et plus ou moins ouverte à l'influence céleste. Le germe du salut peut se développer dans l'autre vie; mais si l'homme est confirmé dans le mal au moment où il termine son épreuve terrestre, le séjour dans le ciel serait pour lui un tourment insupportable. Dieu se manifesta en Jésus-Christ (pour Swedenborg, le seul objet de culte). Il prit, dans le sein d'une humble vierge, une humanité pécheresse, et par toute sa vie d'ici-bas il réalisa notre purification glorieuse, substituant aux éléments terrestres une humanité triomphante grâce à la victoire sur les tentations qui l'assaillirent et surtout sur le supplice de la croix. La mort de Jésus ne fut pas une expiation, mais la domination définitive de la lumière sur les ténèbres, la défaite de la puissance du mal. Comme il n'y avait pas de place pour une rédemption.

La foi, au lieu d'être l'immolation de la raison humaine devant l'incompréhensible, est une croyance fondée sur l' amour, par laquelle l' âme tend vers son Sauveur avec sa pensée et son sentiment. Ce fut pendant sa contemplation des "arcanes célestes" que Swedenborg, au cours de 1757, fut spectateur, dans le Monde des Esprits, du "Jugement dernier" par lequel fut inauguré la "dispensation" de la "Jérusalem nouvelle", annoncée par l' "Apocalypse". Parmi les images particulières de ses visions se trouvent les trois cieux, auxquels correspondent trois enfers. Tous ceux pour qui le principe animateur de vie a été, sur la terre, l' amour de Dieu et de l'homme, vont, à leur mort, au Ciel; mais celui en qui a dominé l' égoïsme va en Enfer. Il n'y a pas de résurrection des corps. Tous les anges ont vécu sur la terre, hommes et femmes: et ils vivent au ciel, avec une sorte de corps fluide, en une société familiale et civile, comme une réplique de la société terrestre, mais dans une félicité et une gloire ineffables. Il y a un état temporaire après la mort: le Monde des Esprits où les bons sont purifiés et les méchants dépouillés de leur masque de bonté. Dieu seul vit, et c'est sa présence en l'homme et dans la création qui leur prête une apparence de vie et nous leur donne l'illusion d'une différence entre les divers êtres, qui sont tous une participation de l'unique nature divine. Cette loi de vie explique aussi, à divers degrés, la conscience, la liberté et la personnalité humaines, qui sans cesse se répandent de Dieu à l'homme.

Les "Arcanes célestes", non seulement sont l'oeuvre la plus importante de Swedenborg, mais furent considérées comme l'une des plus caractéristiques et intéressantes manifestations de la a pensée mystique et théosophique du Nord au XVIIIe siècle.

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Célébration


En ce matin rien n'est pareil;
L'énergie s'est faite tendresse.
Mon âme s'emplit d'allégresse,
Dans un envol vers le soleil.

Des plantes en pot me ravissent,
Délicates et magnifiques.
Elles créent un endroit magique.
Des caresses sur elles glissent.

La lumière qui les imprègne
Met en relief leur beauté,
Leur verni et leur velouté.
L'harmonie en silence règne.

La grâce de l'instant est telle,
Qu'avec ferveur, de tout mon être,
Je la savoure et la célèbre.
En moi chante une villanelle.

28 décembre 2016

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administrateur théâtres

 Image may contain: one or more people and people standingSauf à admettre que chaque année qui se referme semble toujours avoir été particulièrement éprouvante, 2016 semblera sans doute  à beaucoup l’une des pires  traversées. Mais bien que chacun en réalité, redoute secrètement les années finissantes,  au  train de plus en plus rapide où elles vont, qui regrettera celle-ci?  Dump 2016, Welcome 2017 ! Plût au ciel qu’elle fût meilleure!

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Pied de nez à la morosité. Comme il est bon de  se décharger d’une année  pesante de violence, de douleurs, de misère humaine, de mensonges, de désinformation, de compromissions, et de guerres aux quatre coins de la planète! La Méditerranée, Mare Nostrum devenue cimetière, les murs qui se construisent, la liberté qui s’effrite, la bio-diversité qui se lamine, la planète qui perd la boule…  Hécatombe de nos stars et des grandes figures de notre culture. Tout nous bouleverse, tout nous heurte, tout nous a blessé!Image may contain: one or more people and people sitting

Aussi, le spectacle traditionnel de la Revue, fleuron du théâtre des Galeries à Bruxelles se veut cette année  plume de Dumbo, légère, fleurie de bons mots, dansante paillette, sur nos champs de bataille.   Laissant de côté les choses qui nous dépassent, les choses qui nous font pleurer, les choses qui nous font hurler d’impuissance et de rage. Pédale douce donc, pas de mise à feu, pas de  piloris de pacotille,  pas de moutons enragés, pas de fiel débordant ni de sarcasmes assassins, pas de rires à gorge déployée, pas de farce déplacée. Plutôt le sourire de Bouddha. Une veillée simplifiée et chaleureuse de l’année pour conduire à la réconciliation plus qu’au lancement d’alertes. Devant une salle à l’écoute, le spectacle se pique de se focaliser avec tendresse sur la faiblesse humaine, sur nos travers, sur  notre Belgique mère  chérie qui tient debout contre toute attente, évitant les sujets qui fâchent, soulignant le surréalisme, car il fait rire et installe la bonne distance.

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A deux pas du piétonnier tant haï, les onze artistes  sont à pied d’œuvre pour une  remise sur pied de bonne humeur. Ils vous attendent de pied ferme pour donner ce coup de pied  plus que salutaire dans la fourmilière et vous souhaiter, vêtus de pied en cap - visez surtout le chapeau doré coiffé d’une plume et d’une rose - une très joyeuse entrée - de plein  pied - dans 2017 qui ne sera  pire pied, messires,  que la pire année 2016 ! Du fond du cœur donc,  merci aux Ladies and Gentlemen,  aux acteurs, comédiens, danseurs, chanteurs, imitateurs chevronnés,   que l’on voudrait tous installer sur piédestal, du plus petit au plus grand, par ordre de taille! Mais non, c’est impossible,  ils sont tous grandioses, surtout quand ils s’empêchent coûte que coûte, au cœur de la joie théâtrale,  d’être  pris en flagrant délit de rire compulsif. Avec:

Bernard Lefrancq
Marc De Roy
Angélique Leleux
Pierre Pigeolet

Perrine Delers

Marie-Sylvie Hubot
Anne Chantraine
Maïté Van Deursen
Frédéric Celini
Kylian Campbell

et Fabian Le Caste

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http://www.trg.be

Du 7 décembre 2016 au 29 janvier 2017

Photo© Bernard Rosenbaum Rosenbaum


« La Revue » au Théâtre royal des Galeries, 32 Galerie du Roi à 1000 Bruxelles, jusqu’au 29 janvier. Réservations : tél. 02.512.04.07 de 11h00 à 18h00 du mardi au samedi. Renseignements : www.trg.be

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Pierre à Isabelle.

 

Je vais t'enclore de mes bras,

par la taille t'élever, légère et aérienne,

comme je le ferai pour une longue rose,

dont le dessein secret, serait d'effleurer,

puis de toucher l'épiderme du ciel,

lui faire don d'un baiser entêtant, démentiel !

ça arrive le sais-tu,  lorsque tu vois rosir le ciel,

 jusqu'à enfiévrer le soir, l'empourprer,

en remerciant la terre entière.

NINA

 

 

 

 

 

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Il s'agit d'un ouvrage du philosophe français Emmanuel Levinas (1906-1995). Cet ouvrage développe une critique de la "totalité", c'est-à-dire de l'exigence de savoir absolu de la philosophie occidentale (dont Hegel est l'aboutissement), ainsi que de la vision totalisante qui caractérise tous les grands systèmes philosophiques. Pour Levinas, l' expérience essentielle ne réside pas dans la synthèse, mais dans la relation intersubjective, le face-à-face des humains, la sociabilité, la relation éthique. "Ce livre se présente comme une défense de la subjectivité, mais il ne la saisira pas au niveau de sa protestation purement égoïste contre la totalité, ni dans son angoisse devant la mort, mais comme fondée dans l'idée de l' infini", annonce-t-il dans la préface. L'idée de "totalité" doit être distinguée de l'idée d' "infini", première philosophiquement. L'infini "se produit" dans la relation du même avec l'autre -le terme de "production" devant être compris ici comme effectuation de l'être, exposition ou mise en lumière de l'être. Le lieu de cette "production" est la subjectivité, qui est accueil d'autrui, hospitalité. "En elle se consume l'idée de l' infini."

Le savoir en tant qu'intentionnalité, n'est pas, pour Levinas, adéquation à l'objet mais, au contraire, inadéquation par excellence. Tout savoir suppose l'idée de l'infini dans la mesure où il est capacité de contenir l'infini. Savoir ne signifie pas embrasser la réalité dans sa totalité, mais pouvoir à tout moment excéder les cadres d'un contenu pensé, "enjamber les barrières de l' immanence". L'idée de l'infini meut la conscience. Elle n'est pas représentation de l'infini, mais contient l'activité elle-même; elle est la source commune de l'activité et de la théorie.

La lucidité philosophique et éthique consiste à entrevoir la possibilité de la "guerre". La guerre ne manifeste pas l'extériorité et l'autre comme autre; elle "détruit l'identité du même". Et la paix ne rétablit pas cette identité perdue dans l' aliénation. Il faut instituer, dit Levinas, "une relation originelle et originale avec l'être". Or, c'est le visage de la guerre qui "se fixe dans le concept de totalité qui domine la philosophie occidentale". L' "eschatologie", au contraire, instaure avec l'être une relation qui se situe par-delà la totalité de l'histoire. la paix ne prend pas place, chez Levinas, à la fin de l'histoire. "De la paix il ne peut y avoir qu' eschatologie." La totalité objective ne remplit pas la vraie mesure de l'être. C'est le concept d' infini qui exprime cette transcendance par rapport à la "réalité", "non englobable dans une totalité et aussi originelle que la totalité". Chez les philosophes, l' expérience et l' évidence sont avant tout expérience de la guerre. La philosophie est une tentative de vivre en commençant dans l'évidence mais, pour Levinas, "l' évidence philosophique renvoie elle-même à une situation qui ne peut plus se dire en termes de totalité". Ce qui revient à affirmer que l'eschatologie ne se substitue pas à la philosophie, mais la prolonge.

La situation où la totalité se brise est le face-à-face. Le visage de l'autre est l'éclat de l'extériorité et de la transcendance. L'accès au visage est d'emblée éthique. Le visage est signification, et signification sans contexte. Il est ce qui ne peut devenir un contenu, ce que la pensée ne peut embrasser totalement, l'incontenable et l' infini qui nous mènent au-delà. La vision est recherche d'adéquation. Or, le visage est ce qui ne peut être vu, ce qui ne se réduit pas à la perception que nous en avons. Il y a dans le visage une fragilité, une pauvreté essentielles (le visage est en effet exposé, dénudé),mais aussi une première parole qui énonce un ordre: "Tu ne tueras point". L'autre est en même temps celui ontre lequel je peux tout et à qui je dois tout. Dans l'accès au visage, il y a accès à l'idée de Dieu, à cette idée d' infini qui, comme chez Descartes, exède la pensée. Mais pour Levinas, la relation à l'infini n'est pas un savoir, mais un "désir", le désir étant conçu comme "une pensée qui pense plus qu'elle ne pense ou qui pense plus que ce qu'elle pense". L'idée de l'infini est la condition de toute vérité et de toute objectivité: "C'est l'esprit avant qu'il ne s'offre à la distinction de ce qu'il découvre par lui-même et de ce qu'il reçoit de l' opinion." Si on entend par expérience la relation à l'absolument autre, la relation de la pensée à l'infini -ce débordement dans lequel se produit "l'infinition" de l' infini- est alors l' "expérience" par excellence. Opposer l'infini à la totalité, c'est, pour l'auteur, opposer le respect de l'être à l'appropriation de l'être, l' éthique au savoir. Et poser l'extériorité de l'être comme essentielle, c'est concevoir l' infini comme désir de l' infini, et, par là, poser la métaphysique comme désir et production de l'être comme être-pour-autrui, et non plus comme négation du moi. Le moi se conserve dans sa bonté et son respect de l'être.

La pensée de Levinas, qui signe là son ouvrage le plus important, a été largement influenée par la philosophie israélite, notamment par les travaux de Franz Rozensweig, qui fut le premier à s'élever contre les "totalisations" de la philosophie occidentale.

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Au dernier instant de la vie

 Songerie

Nul ne sort vivant du trépas
Mais la vie ne s'arrête pas
Quand la faiblesse rend possible
Que le présent soit invisible.

Déconnecté de ses ressorts,
Un être âgé, esprit et corps
Inconscient parfois demeure,
Pendant que s'écoulent les heures.

Sa mémoire qui proposait
Se tait, soudain ankylosée.
Espace vide est le passé,
De tout débris débarrassé.

Retrouvant sa vitalité,
Rendu à la réalité,
Le vieillard certes s'accommode
Des torts nouveaux qui l'incommodent.

Une image de son enfance
Pleine de charme et d'innocence
Au dernier instant de sa vie
Par bonheur, parfois resurgit.

27 décembre 2016

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Ainsi le veut la providence

Songerie

En ce jour dépourvu de joie,
Incapable de me soustraire
Au bien-être de ne rien faire,
Je ne suis pas fière de moi.

M'abandonner à la paresse,
Dans une lumière éclatante,
D'énergie vive m'alimente,
Mon âme s'emplit d'allégresse.

J'accueille alors, fruit d'une grâce,
Une poésie parfumée,
S'élevant en blanche fumée.
Des notes vibrent dans l'espace.

De me prélasser inactive,
En voulant écouter mon corps,
Ce matin, me parait un tort,
Une complaisance fautive.

Mais voulu par la providence,
Mon besoin de vivre l'instant,
Ne dosant plus jamais le temps,
Satisfait, demeure une chance.

25 décembre 2016

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Douceur de l'hiver.

 

Neige,

blanc  lainage caressant,

revêtant le corps nu de la terre,

délesté de son ambre précieux,

de ses infinités de bruns ;

Don du ciel.

Neige,

diamant blanc, posé en un instant,

par son amant sur ce corps virginal,

le temps d'un hiver bleu,

embaumant l'orange et tous les thé d'Orient.

Neige,

transparence du silence,

qui tourbillonne et pleut ici et là,

sur la défleuraison de tout,

excepté de mon cœur,

lorsqu'au vôtre il se donne !

NINA

 

 

.

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Réveillon de Noël, ce soir

r

Attentive dans le silence,
Ne ressentant aucun émoi,
Je regarde le ciel immense.
La neige tombe sur les toits.

Ma rue est dépourvue de grâces
Vue au travers de ce rideau
Qui se déroule dans l'espace,
Déchiré, tombant en lambeaux.

L'énergie qui se manifeste
Offre un spectacle sans éclat
Et cela peu m'en chaut, du reste.
Ce qui fut ne reviendra pas.

Auprès de ceux qui m'entouraient,
Dont je ressentais la tendresse,
Les doux réveillons célébrés,
Ô brillance de ma jeunesse!

24 décembre 2016

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Joyeux Noël

D'habitude peu enclin à m'exprimer dans la langue de Molière, à cause de mon Français appris il y a peu de temps, je profite de cette fin d'année pour vous dire, à toutes et à tous, merci pour vos messages empreints d'encouragements et d'amour, reçus au fil du temps, au fur et à mesure que je publiais mes travaux.

Je vous envoie ce soir, un peu de cette lueur bleutée qui plane sur la baie du Mont Saint Michel, qu'elle se mêle aux scintillements de votre table, en participant à la magie qui j'espère sera votre.

Enfin un Joyeux Noël particulier à celui qui, par son abnégation et sa générosité nous permets ainsi de partager!

Merci Mr ROBERT Paul.

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Évidence obscure

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Sur le versant exégétique des lettres
Et des syllabes, l'amante célestielle
Investit moléculairement l'éventail
Des sens de mon
idiome.

Sans réserve, la substance de son extrême
Étendue devenue organique, pollinise l'essence
Du verbe où le contraste de la légèreté
Et la pesanteur atteignent son acmé.

Devenu source d'irrigation à ma conscience
Flottante, univers rassurant et monde hostile
Greffent la fusion du son et du mot
Au phonème de ma composition.

De cette exploration parallèle, la transcendance
Du pouvoir de l'esprit touche à l'éternité
Où le passeur d'aurore vient abstraire
De mon visage un sourire nihiliste.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2016

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ILLUMINATIONS POUR LES FÊTES

une aquarelle

d'Adyne Gohy

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A inspiré

Les Haïkus

OREE DU BOIS

de

Raymond Martin

 

Châtaignes  dorées

Glands élancés aux mousses

Mousserons  givrés

 

Lucioles  étoilées

Renardeau  reniflant

Clapotis du ru

 

Forêt  ouatée

Feuilles brunies ciel gris

Sapins bouleaux altiers

 

Ville dorée d’étoiles filantes

Lutins  endiablés

Les fées  s’ébrouent

 

Noël  dans les cœurs

Espérance du solstice

Sonnez  trompettes 

 

       Raymond  Martin

       Décembre  2016

Arts 

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Lettres

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