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"Le dire des forêts" de Philippe Vauchel - Le Rideau

« Des vents parfois se lèvent,
Montés de l'extrême orient de notre être.
Ils feulent dans les broussailles de notre coeur,
Dans les gouffres zigzaguant à
 fleur de nos pensées. »

Sylvie Germain

 

Un spectacle comme un ovni. C’est Philippe Vauchel qui le prédit et nous file son armée de doutes.  

La salle est à l’envers. On traverse le plateau, on s’assied et on regarde le public déferler par le fond du plateau.  Les quatre comédiens ont pris la peine d’ôter leurs bottines pour ne pas blesser la forêt ou pour sentir le monde de plain-pied. Ils attendent, assis au bord du chemin, les jambes ballantes.  En vertu de  leurs semelles de vent, ils ont décidé de vivre perchés et d’y habiter chaque instant. Toucher terre, et toucher l’inaccessible.  Philippe Vauchel prend les bois comme on prend le maquis.

Ce tas de charbon ou de graphite, que l’on croit voir au milieu du plateau,  au début, c’est pas de la tarte, ni de la tourbe, ni de la litière de lapin, ni ce beau terreau que l’on trouve sous les feuilles, c’est un produit fabriqué pour la scène, extrêmement mobile et volatile. C’est ce que le metteur en scène a trouvé de mieux pour faire l’humus, personnage à part entière. Pour que les quatre joyeux chasseurs de rêves s’y ébattent, s’y adonnent et s’y confondent. Pour y émietter le temps, les pensées et l’espace.  Un tas d’humus et d’humeurs qui nous relient tous, hommes, femmes, bêtes, flore, nuages et firmament. Pour dire la fourmilière, pour dire les racines, pour dire là où on se terre, pour dire là où l’on s’enterre. Pour dire le frémissement des  humbles plaisirs, pour dire les sombres violences. Pour entonner le chant de la terre: «  des vents parfois se lèvent à fleur de nos pensées… »   

Et les bois, ce sont d’abord des gazouillis d’oiseaux, des brâmes, les huées des chouettes,  des bruits d’angoisse, des bruits de création et de mort, des appels sauvages. Et quelques escabelles pour pendre de la hauteur, jouer aux cimes et plonger dans les profondeurs de la présence du vivant.    

Ainsi entre chaque scène de la  suite  bucolico-surréalistes, on se refait, avec un p’tit café sorti d'un thermos, pris en rang d’oignons, face au public, serrés par la solidarité, serrés par la rage de vivre, serrés par l’angoisse de naître. De vivre. De disparaître. Mais disparaissons-nous vraiment? 

Toute la question est là : « Sommes-nous nés ? Vraiment ? »  

« L’obscur et la lumière soufflent tour à tour sur la poussière. » On  vous suit, chers comédiens,  pas à pas, à pas de loups, appâtés par les mille fumets de la forêt humaine…secoués de rires, inondés de bonheur,  à la recherche  des couleurs de l’invisible.

Ceci n’est pas un spectacle.  Ceci n’est pas un ovni ! Et cela se joue à guichets fermés. Avec trois artistes de belle glaise : Anne-Claire, Jean-Luc Piraux et un accordéoniste : Jonathan De Neck ou Didier Laloy.  

LE DIRE DES FORÊTS

PHILIPPE VAUCHEL

CREATION FEVRIER 2017

Une forêt. En bordure du monde. À la lisière du Grand Vide. Confinés sur cette parcelle d'humus et de sève, un public, trois comédiens, un musicien. Pour une étrange veillée... Peuplée de typique, de mythique, d'épique, de comique et de cosmique.
 

Brigitte Petit Pour le Rideau de Bruxelles 
 +32 (0)471 11 19 47

  

www.theatrepepite.be 

En raison des prochains travaux de rénovations, le Rideau joue hors les murs. Le Dire des Forêts à lieu à L’Atelier 210. 

http://www.rideaudebruxelles.be/diffusion/8-presse-a-diffusion/651-2016-06-07-14-05-43

Le spectacle commence à 20H30 à l’Atelier 210, Chaussée Saint-Pierre 210 à 1040 Etterbeek (durée : 1h30 environ).

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médaille de L'Ordre Léopold II des arts

La Fédération Wallonie-Bruxelles par la ministre de la Culture, vient de me faire parvenir ma Médaille, d'Officier de L'Ordre Léopold II des Arts, décernée par Sa Majesté le Roi.et le couvert de la ministre en charge Joëlle Milquet
Merci pour cette reconnaissance professionnelle, qui me fait plaisir, mais compte surtout pour tous ceux qui m’accordent leur confiance dans mon travail artistique.

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Etreinte.

 

Votre aube j'aborderai jusqu'à

ce que mon crépuscule s'éclaircisse et décroît ;

deux géographies de peaux se mêleront alors,

s'apprendront l'une à l'autre,

 jusqu'à l'enfantement de cette île bleue et chaude.

Deux tremblements, un choc non sans douceur,

un feu rafraichissant, une floraison superbe

 et de l'eau tout autour,

un monde jailli de nous, fécond et fou,

dont la luminosité sera l'égale du soleil en plein Midi.

Cinquième saison ; celle qui s'écrit, se chante.

Il pleut sur Paris, j'ouvre un livre, tout autour le silence,

ma tête est un peu ivre, créer nous illimite, nous partage,

nous délivre.

NINA

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Mado JGobert

Le conte de Noël, que Mado devait écrire cette année, a pris un retard considérable et n’est plus d’actualité. Elle a fini par en oublier le thème et les personnages. Mado a d’autres préoccupations, d’autres inquiétudes.

Le monde en changement la choque, la blesse. Tout évolue de façon incohérente, irrationnelle avec des peurs nouvelles qui bouleversent, agitent son esprit, sa compréhension.

De vieux fantômes réapparaissent, subtils, bien réels. Des images de mauvais films la tétanisent, lui font peur et réveillent en elle un sentiment d’insécurité, de crainte.

Les rôles changent. Les pensées se dévoilent. Les discours sont tueurs. Ceux-ci sont à l’opposé, à l’inverse de ses convictions, de ses croyances et ils l’obligent à réfléchir sur ce pourquoi de telles mutations, de tels raisonnements.

La peur de l’autre est dans l’antichambre du temps présent, dans la société actuelle. Elle est attisée de toutes parts par des tribuns, des orateurs mal intentionnés qui finissent par faire douter le monde pour mieux régner. La contrariété d’entendre à longueur de temps ces mots la glace. L’intolérance, le fanatisme, la haine de l’autre sont devenus des sujets qui ne passeront pas par elle.

C’est une promesse que Mado a fait, il a longtemps, à son grand-père.

Son prochain écrit sera une histoire d’amour entre les peuples où les opprimés, les délaissés, les déplacés sont respectés et non jetés en pâture à la misère, sur les routes indigentes tels des spectres d’un autre temps. Une chronique digne venue de la nuit des temps où la terre appartient à tout le monde, où l’argent n’a pas encore fait son œuvre de destruction, de dévastation.

Un conte utopique, chimérique, un rêve imaginaire d’une répartition équitable des richesses pour une dignité égalitaire de chacun. Un monde où les gens de bonne volonté ont le pouvoir de rendre l’espoir, le bonheur, d’enseigner à tous. Qu’enfin l’humanité vive une honnêteté, une droiture digne de ce nom et non le spectacle lamentable, déplorable qu’elle subit actuellement. 

 

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« L’Arche de Naé » ou « Les souvenirs d’un chien émancipé » - ce véhicule immatériel qui fait des aller-retours entre deux mondes : le nôtre, réel, et celui imaginaire, dans l’au-delà, - continue son voyage dans les grandes foires du livre.
Il a vu le jour le 9 juin 2016 aux Editions Edilivre, a fait ses premiers pas à la Foire du Livre de Mons « Mon’s livre » en novembre 2016.
Puisque Naé est un petit chien féministe, il sera présent à côté de sa maîtresse au Salon International du Livre au Féminin « Elles se livrent » de Braine-l’Alleud, le 5 mars 2017.
Et plus encore ! Le 10 mars 2017, à 16 h, il sera au cœur d’une conférence organisée par Edilivre, à la Foire du Livre de Bruxelles Tour & Taxis.
Le thème de cette année étant « Réenchanter le monde », Naé a lui aussi des choses importantes à dire et il les dit à sa manière humoristique, parfois parodique. Mais il n’est pas le seul à avoir la parole. D’autres animaux tirent la sonnette d’alarme et nous mettent en garde sur les dangers qui pèsent sur notre monde. 

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En vie

Chaque instant
est un pas de danse
hésitant
incertain
Au bord du vide
tenir bon
y croire
jusqu'au bout
Une inspiration
la grâce
un hasard
semé sans y penser
et tout bascule
du bon côté
Rien ou presque
d'irrémédiable

(Martine Rouhart)

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Cure de repos

 

Haïkus

 

 Quotidienneté

jour d'hiver non glorieux

décor de la veille

 

Soleil bas lunaire

macadam couvert de plaques

neige sans reflets.

 

Stagnation de l'air

absence d'ondes sonores

clarté endormeuse

 

Sans métamorphoses,

le soleil a disparu

tout reste pareil.

 

Dans l'âme et l'esprit

se love l'indifférence

cure de repos.

 

6 février 2017

 

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ADMINISTRATEUR GENERAL

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

2.4 Prochainement à EAG

3.4 Informations diverses :

Adresse, nouvelles, projets, liens, …

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture 1 février : page 16 !

 

 

1.4 Actuellement à EAG

 

 

Exposition février :

 

Edouard BUCHANIEC (Fr) peintures

« Colin Maillard »

 

Fredy HALENG (Be) peintures

« Lune urbaine »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 08/02 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 18 & 19 février 2017 de 11h 30 à 18h 30.

 

2.4 Prochainement à EAG

 

 

Exposition mars :

 

Andrea TORTAJADA (Esp) peintures

« Une fenêtre de soleil »

 

Alvaro MEJIAS (Vén) peintures

« L’inmortalidad del cangrejo »

 

Le VERNISSAGE a lieu le 22/02 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.    

 

Le FINISSAGE les 25 & 26 mars 2017 de 11h 30 à 18h 30.

 

3.4 Informations diverses

 

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 497 577 120

 

Nouvelles de la galerie :

 

Nouvelles de la galerie dans mes agendas point 3.4 de février 2017 :

 

Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».

Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages  pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/

 

La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

La prochaine fête de remise des recueils aura lieu le samedi 27mai 2017 en la galerie de 18h 30 à 22h 30. Renouvellement de la fête-concert et édition d’un recueil d’art dans le prolongement du 10ème anniversaire de l’Espace Art Gallery en 2015. L’Espace Art Gallery édite 1 nouveau recueil d’art concernant 12 artistes qui ont exposé dans la Galerie. Ces recueils seront offerts gracieusement à ces 12 personnes.

Infos sur http ://www.espaceartgallery.eu/editions/ Une troisième séance publique sera dédiée afin d’offrir le cinquième volume de cette collection aux artistes ayant bénéficié d’un article d’exposition sur Arts et Lettres en 2016. Un concert précédera cette séance de remise des recueils et sera suivie du verre de l’amitié.

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

 

Infos artistes et visuels sur :

 

Site de la galerie : http://www.espaceartgallery.eu

Le site de l’Espace Art Gallery se prolonge également sur

Le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://bit.ly/265znvq

La galerie est devenue éditrice d’art pour fêter ses 10 ans :

Voir : http ://www.espaceartgallery.eu/editions/

Présentations des événements dans la galerie :

Voir : http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

Ma nouvelle page Facebook qui présente toutes mes actualités :

Voir : https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu/

 

4.4 En pièce jointe : Bruxelles Culture

 

 

Découvrez en pièce jointe « Bruxelles Culture » le magazine qui facilite la vie culturelle des amateurs d’arts.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

 

                                                        Jerry Delfosse

                                                        Espace Art Gallery

                                                        GSM: 00.32.497. 577.120

                                                        Voir:         http://espaceartgallery.eu

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ADMINISTRATEUR GENERAL

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Le premier « Tiré à part » édité par « Les Éditions d’Art EAG » a été publié pour le billet d’art de l’artiste Jacqueline Kirsch. Publication réalisée à la demande de l’artiste à partir de son billet repris dans la collection « États d’âmes d’artistes » aux « Éditions d’Art EAG ».

Des « Tirés à part » seront imprimé recto-verso couleurs pour les prochains artistes. Tirages  pour 100 exemplaires et plus au prix de 5 € pièces et pour moins de 100 exemplaires au prix de 7 € pièces. Voir le lien comme exemple : http : //www.espaceartgallery.eu/editions/

 

La galerie a créé une nouvelle page « Événements », qui fait suite à la nouvelle page « Collections », sur son site. Ainsi toutes les activités autres que les expositions dans la galerie seront présentées. Tel que les vernissages événements avec reportage photos sur les participants présents et les ambiances, concerts, présentations de livres, soirées annuelles de remises des recueils d’art aux artistes présents dans les recueils d’art, présence à d’autres événements extérieurs, partenariats avec d’autres galeries ou associations culturelles, etc…

 

La prochaine fête de remise des recueils aura lieu le samedi 27mai 2017 en la galerie de 18h 30 à 22h 30. Renouvellement de la fête-concert et édition d’un recueil d’art dans le prolongement du 10ème anniversaire de l’Espace Art Gallery en 2015. L’Espace Art Gallery édite 1 nouveau recueil d’art concernant 12 artistes qui ont exposé dans la Galerie. Ces recueils seront offerts gracieusement à ces 12 personnes.

Infos sur http ://www.espaceartgallery.eu/editions/ Une troisième séance publique sera dédiée afin d’offrir le cinquième volume de cette collection aux artistes ayant bénéficié d’un article d’exposition sur Arts et Lettres en 2016. Un concert précédera cette séance de remise des recueils et sera suivie du verre de l’amitié.

 

D’autres projets sont dans les cartons et seront annoncé prochainement dans cette même rubrique. Soyez attentif à la lecture de mes prochaines programmations…

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administrateur théâtres

Tragédie du choc des cultures Est-Ouest. Le choc de l’amour vrai et de l’éphémère, de l’orgueil et de l’humilité. Le choc du rêve et de la réalité. Et une sérieuse critique de la façon outrecuidante dont l’Occident traite l’Orient.

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Une toiture de pagode est posée sur le vide.  A Nagasaki, au Japon, Benjamin Franklin Pinkerton (Leonardo Caimi), jeune lieutenant de la marine  américain a recours à l’entremetteur Goro (Riccardo Botta) pour se procurer les services d’une jeune geisha de 15 ans Cio-Cio-San, alias Butterfly en anglais. Il a acheté une maison locale sur une colline. « Ce petit papillon voltige et se pose avec une telle grâce silencieuse, qu'une fureur de le poursuivre m'assaille, dussé-je lui briser les ailes ».  Son ami, le consul américain Sharpless (Aris Argiris)  l'avertit que le mariage sera pris au  très sérieux par la  jeune-fille et déplore  sa désinvoture. « Ce serait grand péché que de lui arracher les ailes et de désespérer peut-être, son cœur confiant ».   Mais l’insouciant et arrogant  Pinkerton porte déjà un toast à son vrai mariage, quand il épousera une  américaine. Les lois japonaises l'autorisent à signer un acte de mariage pour 999 ans mais  il peut le rompre chaque mois, s'il le souhaite. Dès le début, on sait que l’histoire tournera au drame.

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Arrive la jeune Cio-Cio-San,  annoncée par un chœur de joyeux gazouillis de jeunes- filles. Elle est  heureuse et amoureuse de son fiancé, entourée de parents et d'amis, soulagée de pouvoir quitter son état de geisha. Impressionnée par l’étranger, elle charme  Pinketon, qui reste cependant  insensible devant le déballage de ses innocents trésors :   de menus objets féminins et les ottokés, des statuettes symbolisant l'âme de ses ancêtres  ainsi que  le précieux  poignard avec lequel son très honorable père s'est suicidé en se faisant hara-kiri. Soumise, elle  va jusqu’à promettre d’oublier les dieux de sa famille et d’aller prier le Jésus américain. Après un simulacre de cérémonie vite expédiée, la  fête de famille est interrompue par  le terrifiant oncle Bonze (Mikhail Kolelishvili)  que l’on n’a pas invité et qui la maudit  pour avoir renié la religion de ses ancêtres.

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Pinkerton  chasse les intrus avec hauteur et enfin seuls, les deux époux chantent leur l'amour mutuel. Sombre prémonition de Cio-Cio-San:  « On m'a dit qu'au-delà des mers, s'il tombe entre les mains de l'homme, le papillon sera percé d'une épingle et fixé sur une planche ! » Fin de l’acte I.

Trois ans plus tard, Madame Butterfly, reniée par sa famille  est seule et abandonnée. La  fidèle Suzuki (Qiu Lin Zhang) prie les dieux  pour sa maîtresse qui survit grâce à une illusion : « Ô Butterfly, petite épouse, je reviendrai avec les roses à la belle saison quand le rouge-gorge fait son nid. »  Suzuki  essaie de lui ouvrit les yeux mais  elle est  persuadée que Pinkerton reviendra comme il l'a promis « Un bel di vedremo ». L’entremetteur Goro se présente avec un  riche prétendant, le prince Yamadori, aux allures de magnifique paon blanc paradant sous les lumières, mais  elle  lui répond qu'elle est déjà mariée. Le consul Sharpless, dont le rôle développe de plus en plus d’humanité,  arrive pour tenter de  lui lire lettre de rupture de Pinkerton, à laquelle dans son aveuglement, elle  refuse catégoriquement de croire. La très belle voix de baryton riche et sonore se fait de plus en plus resplendissante. Elle  lui oppose qu'elle se tuera si son mari ne revient pas tout en dévoilant qu'un enfant est né de leur union. Un formidable  coup de canon annonce l'arrivée du navire de Pinkerton. Folle de joie elle décore la maison de fleurs et revêt son habit de noces pour l’accueillir.  Suzuki et l'enfant s'endorment avec le « Coro A Bocca Chiusa ».  Elle n’a pas  fermé l’œil. A l'aube,  Suzuki la convainc de prendre du repos. C'est alors que Kate, l'épouse américaine de Pinkerton apparaît et demande à Suzuki de convaincre  sa maîtresse de lui confier cet enfant dont ils ont appris l’existence et à qui ils assureront un avenir. Suzuki est  suffoquée. Sharpless rappelle à Pinkerton ses mises en garde, mais celui-ci, ne supporte pas d’être confronté, avoue sa lâcheté et s’enfuit.  Lorsque Cio-Cio-San comprend la vérité, elle accepte, par  ultime obéissance à son « mari », de confier son enfant au couple, à condition que Pinkerton vienne le chercher lui-même ! Mais une fois seule,  ayant éloigné l’enfant, elle  se donne la mort avec le  couteau de son père.

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Voilà une histoire qui ne manque pas de nous faire réfléchir sur les relations de pouvoir entre occupant et occupé, entre prédateur et victime, entre  âge mûr et jeunesse,   entre pauvres et riches, capables de tout se procurer, quels que soient les enjeux humains. Voilà une femme abandonnée qui n’a plus de subsistance.  Voilà une fille-mère aux abois qui, plutôt que voir son enfant la regretter ou la rechercher  un jour, préfère se donner la mort! C’est d’une violence glaçante. Une histoire écrite en 1898 par un anglais, John Luther Long.  Une histoire qui n’a, en outre, pas fini d’exister deux siècles plus tard, époque où nous sommes prêts à tout vendre et à brader.

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C’est néanmoins dans l’histoire du  théâtre japonais traditionnel et les rythmes de la cérémonie du thé que la metteuse en scène danoise Kirsten Dehlholm (Hotel Pro Forma)  a choisi de nous plonger. Elle veut gommer  par ses installations scéniques toute notion de réalisme ou d’anecdote. Elle choisit d’utiliser l’histoire au profit de l’innovation d’une forme  créative  de portée universelle.  Saisissant l’occasion  que les suicidés japonais continuent à hanter la terre sous forme de fantômes condamnés à raconter sans relâche leur histoire, elle poste donc en bord de scène  une Butterfly méconnaissable sous sa perruque grise – les fantômes vieillisent-ils donc ? – mais oh combien retentissantes d’émotions depuis la naissance de l’amour, à ses élans,  jusqu’à la douleur qui conduit à la mort. Le 3 février, c’était Amanda Echalaz qui assurait ce rôle d’une  rare exigence et d’une rare beauté.  En parallèle, Kirsten Dehlholm  fait jouer  sur scène une admirable poupée de porcelaine réalisée par des artistes japonais (Ulrike Quade Company) guidée par un trio de marionnettistes d’une souplesse fabuleuse. La ressemblance est telle avec ce que l’on imagine de la jeune geisha, qu’à plusieurs reprises on la voit vivante!  Cette technique ne peut que  renforcer bien sûr le propos de Pinkerton qui  considère la jeune épousée comme un pur jouet éphémère de ses désirs. Ainsi le double portait de Butterfly volette : prisonnier de son dédoublement, prisonnier de la tradition,  prisonnier de son destin fatal, prisonnier du silence de la poupée aux gestes  parlants, prisonnier d’une douleur  rendue muette par la mort. On pense à Liu de Turandot. Le public est contraint de mélanger sans cesse les deux propositions, visuelle et auditive,  dans un effort d’accommodation comme pour mieux souligner l’absurdité  de la douleur… sauf à se laisser entièrement emporter par  la qualité extraordinaire de l’orchestration sous la baguette de Roberto Rizzi-Brignou. Et c’est ce qui arrive.

 Par son  lyrisme,  ses nuances,  la musicalité de ses timbres,  le déferlement romantique, la dramaturgie musicale est  bouleversante.   On sent poindre les harmonies chatoyantes de Debussy, on sent virevolter le papillon et les humeurs changeantes, les espoirs et les inquiétudes.  Au sein du foisonnement de couleurs orchestrales, la tension dramatique s’amplifie  jusqu'au bout, jusqu’à atteindre le cœur de la douleur.  Au cours de l’ivresse  du voyage musical, on reconnait des thèmes populaires japonais  alternés avec le début de la mélodie de l’hymne américain, le Star Spangled Banner,  de quoi  soulager un peu  de la tension des sentiments exacerbés! 

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Mais ce sont surtout les tableaux de la nature des sentiments  qui sont saisissants de beauté ou … glaçants d’effroi comme les thèmes de la malédiction, du désespoir, de la mort et du suicide. Côté décor, s’embrasent de fabuleux jeux de lumières sur les créations en origami rendues vivantes. Jamais on n’oubliera les barreaux de dentelle de la cage qui se referme sur la jeune fille.  Les personnages déambulent à petits pas, tous les gestes se fondent dans la proposition  théâtrale délibérée de lenteur extrême orientale. L’air du cerisier est suivi d’un fabuleux cortège de  fleurs d’hibiscus multicolores et lumineuses, assoiffées d’amour, une  dernière parade amoureuse extraordinaire, hélas solitaire et inutile.

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Toutefois d’autres choix de la mise en scène sont beaucoup moins enchanteurs, à chaque fois que l’esprit parodique s’en mêle. Comme de remplacer la frégate guerrière par un  bâtiment de croisière  géant, à faire frémir tout Venise.  Comme cette nuée de rouges-gorges morts dans l’explosion des canons du navire de guerre qui marque la fin des illusions de Cio-Cio-San. Comme cet enfant-roi  hypertrophié en matière plastique gonflable qui surgit, comme une aberration dans le dernier tableau. Il semble alors que la mise-en scène ait pleinement réussi  son pari d’accentuer la  grossièreté  occidentale face à la beauté d’une héroïne victime de son innocence, de sa fragilité, de sa sensibilité et de ses traditions.

Agenda:  

http://www.lamonnaie.be/fr/program/17-madama-butterfly

Direction musicale : ROBERTO RIZZI BRIGNOLI
BASSEM AKIKI (10, 12 & 14/2)

Mise en scène : KIRSTEN DEHLHOLM (HOTEL PRO FORMA)
Co-mise en scène :  JON R. SKULBERG
Collaboratrice à la mise en scène :  MARIE LAMBERT
Décors :  MAJA ZISKA
Costumes :  HENRIK VIBSKOV
Éclairages JESPER KONGSHAUG
Dramaturgie :  KRYSTIAN LADA
Collaboration à la chorégraphieKENZO KUSUDA
Collaboration pour la marionnette : ULRIKE QUADE
Chef des chœurs : MARTINO FAGGIANI

Distribution

Cio-Cio-San : ALEXIA VOULGARIDOU
AMANDA ECHALAZ (1, 3, 7, 9, 12/2)
Suzuki : NING LIANG
QIULIN ZHANG (1, 3, 7, 9, 12/2)

Kate Pinkerton : MARTA BERETTA
F. B. Pinkerton : MARCELO PUENTE
LEONARDO CAIMI (1, 3, 7, 9, 12/2)
SharplessARIS ARGIRIS
Goro : RICCARDO BOTTA
Il Principe Yamadori : ALDO HEO
Lo zio Bonzo : MIKHAIL KOLELISHVILI
Il commisario / L’ufficiale : WIARD WITHOLT
Yakuside : RENÉ LARYEA
Madre di Cio-Cio-San : BIRGITTE BØNDING
Zia di Cio-Cio-San : ROSA BRANDAO
Cugina di Cio-Cio-San : ADRIENNE VISSER
Marionnettistes : TIM HAMMER, JORIS DE JONG, RUBEN MARDULIER, SUZE VAN MILTENBURG

Orchestre symphonique et chœurs de la Monnaie

PRODUCTION : La Monnaie / De Munt
COPRODUCTION : Ulrike Quade Company

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Étude du dossier Fillon

 

Réflexions.

J'ai exercé la profession d'avocat pendant douze ans et m'insurge contre les injustices.
L'affaire Fillon me préoccupe.
Je continue à penser et à croire que Madame Fillon est une personne honnête, victime d'une tragédie.
Il m'apparaît évident qu'elle ignorait avoir un emploi fictif auprès de son mari quand elle déclara publiquement, en 2007, qu'elle n'avait jamais travaillé. J'ai la conviction qu'elle était sincère.

Son auguste mari a sans doute agi sans qu'elle puisse soupçonner qu'il la rendait complice d'un délit d'une sérieuse gravité.
Il ose se présenter comme son protecteur, prétendre l'innocenter alors qu'il est le seul coupable
du scandale qui a surgi au sujet de son couple.

Cette dame gracieuse et respectable, actuellement, fait l'objet de plaisanteries déplorables qui ajoutent à son calvaire. Pourtant de nombreuses personnes doutent en silence de son implication dans la machination de son mari.
Ségolène Royal a affirmé:« Pénélope Fillon est victime d'un dispositif qu'elle ignorait.»

Je suis persuadée que son avocat pourra facilement établir la vérité mais les médias devraient faire cesser, sans délai, les offenses qui la mortifient.Un baume est nécessaire.

5 février 2017

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I12273209887?profile=originall s'agit d'une oeuvre de l'abbé Henri Brémond, de l'académie française (1865-1933), publiée en onze volumes, de 1916 à 1928. Cet important travail, reste inachevé, étudie les manifestations "écrites" de la pensée religieuse, à partir de la fin des guerres de religion jusqu'à nos jours. L'auteur a puisé à toutes les sources littéraires: biographies, livres de piété, essais de philosophie dévote, livres de morale et d' ascétisme, sermons. Pour nous donner une idée complète de l'histoire du sentiment religieux, ou plutôt des modes d'expression de ce sentiment, il a, en outre, puisé à des documents historiques qui lui fournirent des indications précieuses sur les habitudes et les tendances religieuses d'une époque. L'étude du sentiment religieux conduit naturellement à celle du progrès de la langue et des lettres: aussi l'abbé Brémond retrace-t-il non seulement l'évolution de ce sentiment, mais aussi celle du langage. Cette histoire richement documentée contient des biographies et des citations importantes; son but est de pénétrer le secret des âmes, depuis les plus simples jusqu'aux plus complexes, à travers toutes les manifestations écrites, qu'elles soient dignes ou non d'appartenir à l'histoire littéraire du pays. L'abbé Brémond fait l'éloge de la méthode suivie par Sainte-Beuve dans son "Port-Royal", ainsi que celle du cardinal Newman. Chez ces écrivains, c'est l'étude de la religion, de son influence profonde et de son histoire, de son progrès et l'étude de ses éclipses qui les intéresse. En cela, les auteurs diffèrent de divers autres critiques qui se sont préoccupés avant tout de la valeur littéraire, et non de la valeur spirituelle des oeuvres étudiées. Mais tandis que Sainte-Beuve et Newman n'étaient que des auteurs d'essais critiques particuliers, parfois très développés il est vrai, l'abbé Brémond est l'auteur d'un travail d'ensemble dans lequel rien n'est négligé. Aussi trouvons-nous dans cette oeuvre tous les plus grands noms de la pensée religieuse française; saint François de Sales, Pascal (le chapitre sur "La prière de Pascal" est très célèbre), Fénelon: ces auteurs lui ont inspiré des pages d'une rare profondeur dans lesquelles on peut admirer l'étendue de sa culture et la sincérité de sa foi.

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De moi à vous.

 

cavalcade de mon cœur près de vous,

promenade de mon esprit en direction de l'infini,

barricade de vous face à mes mots trop larges,

rigolade de vos yeux, séducteurs et trop bleus.

Régalade de mes lèvres, échouées sur votre peau,

limonade dans ma tête, dès lors que vous me regardez,

aubade bruissant en moi,

quant à l'aube votre soleil me touche,

dérobade d'un regard face à celui ouvert à l'infini,

œillade de moi à vous,

glissade de ma peau sur la vôtre créée,

cantonade de mon silence bruyant vers vous,

cascade de mots dans chacun de mes rires, de mes pleurs,

La chamade mon cœur bat, sitôt qu'il pense au vôtre,

Galopade de mes doigts dans vos cheveux,

Escapade de mes mots pour épouser les vôtres.

Grand silence.

NINA

 

 

 

 

 

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Notre musique intime

L'âme
comme une musique intime
qui résonne
plus profond que la conscience,
sorte de souffle continu
à l'unisson du cœur,
comme une petite lumière
qui éclaire de l'intérieur
et sourd de l'être
en belles pensées
et gestes de bonté

(Martine Rouhart)

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Laissez-moi seule ce soir...

12273210475?profile=originalLaissez-moi seule ce soir...

 

Ne m'appelez pas

Comment je vais, ne me le demandez pas

Je vous répondrais que ça va...

 

Laissez moi seule ce soir

Quand tout est désespoir

Je préfère ne pas le faire savoir...

 

Je ferais semblant de sourire

Alors que j'ai tellement envie de mourir

Ne m'appelez pas...

 

Auprès de vous, je serais présente

Mais pourtant si absente

Vous ne le méritez pas...

 

Je veux rester seule ce soir

Avec le poids de la peine

Que mon Coeur traîne...

 

Laissez-moi seulement

Entrevoir vos sourires

Cela me ferait plaisir...

 

Arrêter ce temps

Le vivre plus longtemps

Pour évacuer ce trop plein...

 

Laissez-moi seule ce soir

J'en ai vraiment besoin

Quand celui que j'aime est si loin...

 

Marianne Leitao

Ecrit le 4 février 2017

 

 

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gravé sur une plaque de bronze, ce sonnet rédigé par Emma Lazarus en 1883 est exposé à l’intérieur du piédestal de la Statue de la Liberté. 

"Envoyez-moi vos fatigués, vos pauvres,
Envoyez-moi vos cohortes qui aspirent à vivre libres,
Les rebuts de vos rivages surpeuplés
Envoyez-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte,
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !"

EMMA LAZARUS

Triste est dorénavant  la statue de la Liberté, autrefois mère des exilés...

L'Amérique dispose quand même de toute évidence plus que "cinq pains et deux poissons"

Traductions par Deashelle:

…Geef mij uw vermoeiden, uw armen,
Uw opeengepakte massa’s die snakken 
naar vrije lucht,
Het ellendige afval 
van uw wemelende kust.
Stuur dezen, de daklozen, zeestorm-dooreengeschud, naar mij toe, 
Ik hef mijn lamp op naast de gouden deur!

,,Geef mij uw uitgeputten, uw armen, uw samengepakte naar vrijheid hunkerende massa's, het erbarmelijke afval van uw volle kusten. Zend dezen, de daklozen, naar mij door de storm voortgestuwd. Ik hou mijn lamp omhoog naast de gouden deur.'' 

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L'énergie mystérieuse

Haïkus

Dépaysement
somptueux décor figé
émoi savoureux

Clarté en veilleuse
troublante douceur céleste
nuages qui fondent

Immensité bleue
se répand l'obscurité
noir engloutissant

désert du silence
grosse étoile sans brillance
gouffre du néant

Retour au cocon
couleurs des plantes en pot
courant de tendresse.

3 février 2917

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LES PETITS MAUX...

Les petits maux qui nous assaillent

Font ressurgir du fond des temps

De la vie toutes les failles...

On ne les comble qu'un moment!

La connaissance de nos faiblesses

Nous remet face à nos désirs

Et puis ce fol besoin d'ivresse...

Le goûter avant d'en finir.

Ne plus écouter les horloges

Et leur petit bruit désuet

Et surtout ne pas faire l'éloge

D'un passé à jamais muet!

Il faut croquer jusqu'à mourir

Les fruits sauvages pas défendus...

Alors seulement dans un sourire

Pourrons partir enfin repus!

J.G.

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ET POURQUOI PAS !

J'aime,

la pénombre du jour,

la clarté de la nuit,

l'été la nudité des arbres,

l'hiver leurs pulls et manteaux verts !

J'aime,

le silence de la mer,

la furie des rivières,

la chaleur de la neige,

la froidure de l'âtre,

J'aime,

la nuit la causerie du silence,

le jour l'aphonie de vos cris,

la douceur de la toile,

la rugosité de la soie,

J'aime,

l'amertume du lait,

la douceur du café,

la sieste du printemps,

l'insomnie de l'hiver,

J'aime,

l'altitude de la terre,

la chute à mes pieds du ciel,

l'herbe lorsqu'elle est bleue,

le ciel lorsqu'il est vert,

J'aime,

la fragilité du marbre,

l'indestructibilité de la vie,

la maturité de l'enfance,

la candeur de l'adulte,

J'aime,

la sécheresse de la pluie,

l'humidité du désert,

la proximité du soleil,

l'éloignement de vous,

J'aime par dessus tout ;

cet appétit en moi, du vaste instant,

son chant qui me tient éveillée,

me ressource, me lie à vous ;

L'écriture.

NINA

 

 

 

 

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