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rires (4)

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They did it! A la Comédie de Bruxelles

En tournée.... 

                        Titulaire du prestigieux Prix Maeterlinck de la Critique, Daniel Hanssens, sacré roi de l’humour, a tout fait  : cinéma, enseignement, comédies musicales. Qu’il soit comédien, metteur en scène, réalisateur… ce qui lui importe depuis quarante ans, c’est le public. Et dernièrement, du 12 au 17 mars 2024 au Centre culturel d’Auderghem avec sa création de "Ladies Night", il a fait un vrai tabac devant public joyeux et  sans complexe, ravi de jouer  le jeu par un accueil délirant.

                        Cette pièce qui se termine par un effeuillage intégral pourrait sembler un brin racoleuse, mais non! Qu’il pleuve ou qu’il vente, Daniel Hanssens sait prendre des risques et doit avoir une bonne étoile. On sent qu'il a comme impératif la flamme de la création, surtout si ça sert l’humain, l'humour et la bienveillance.  Ainsi,  cette pièce montée avec brio est une vraie partie de plaisir.   Voilà une  adaptation belge très réussie  de l’une des meilleures comédies britanniques des années 1990 “The Full Monty” ( traduire “ Le grand Jeu”) de Terrence McNally et David Yazbek, film inspiré  lui-même, de la pièce de théatre LADIES NIGHT écrite en 1987 par Anthony McCarten et Stephen Sinclair.

                       Le pitch: les usines ont fermé et des hommes désemparés et au chômage se retrouvent au café du coin. L’homme contre la machine, vous connaissez? Humiliés et  confrontés au manque d’argent, ils broient du noir. Le hasard leur fait soudain un monumental clin d’œil et voilà l’un d’eux prend les devants et veut convaincre les copains de monter un spectacle de strip-tease masculin pour gagner de l’argent et se refaire une dignité. Le feront-ils ou pas? That’s the question ! Valse hésitation, réticences, peur du regard des autres… estime de soi à zéro, on n’en aura jamais fini avec la misère et l’exploitation des petites gens :  le tenancier du bistrot, un black, un meneur, un rondouillard, un timide, une grande gueule, et un rocker. Mais ils  finiront par sortir le grand jeu, et se prouver qu'ils existent malgré leur détresse sociale, familiale et morale.  Sept hommes ... et une femme! 

                       Tous les genres de comique y passent, le public rit de bon cœur devant les situations les plus scabreuses, le vocabulaire et les postures osées.  Côté public, on se livre avec délices à une vraie conjuration du rire. Daniel Hanssens  rappelle que la nudité n’est pas le propos. «Ce sont avant tout des paumés qui veulent s’en sortir. Ils sont à bout, ne savent plus payer leurs traites, craignent que leur femme les quitte. Se mettre à nu sera pour eux comme une nouvelle naissance, une manière de se refaire une place dans la société. A l’heure où le taux de chômage ne cesse de grimper, cette pièce est terriblement actuelle. »

                        Après  une semaine de succès ininterrompu au Centre Culturel d'Audergem, si vous ne les avez pas vus,  foncez  les voir au Centre Culturel d'Uccle ! 

 

Dominique-Hélène Lemaire , Deashelle pour Arts et Lettres

 

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Mise en scène de  Daniel Hanssens, Assistant à la mise en scène Victor Scheffer

Avec;  Philippe Résimont, Eric de Staercke, Michel Hinderyckx, Pierre Pigeolet, Frédérik Haugness, Georges Lini, Bruce Ellison et Rosalia Cuevas

Décor Francesco Déleo

 Aux Lumières: Laurent Kaye

 Une Production de  la Comédie de Bruxelles qui fête ses 20 ans

 

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Pour la troisième fois au Théâtre Royal du Parc, et avec le succès que l’on sait, Patrice Mincke s'empare de l'un des textes les plus célèbres du répertoire de Molière : «  Le Misanthrope ». Foin cette fois, de sujets d’ordre domestique où sont  livrées à notre risée des études de caractère cinglantes qui suscitent les bienfaits du rire.

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Ici s’engage un délicat débat de société: Philinte ou Alceste?

Dixit La Bruyère : « Ne nous emportons point contre les hommes en voyant leur dureté, leur ingratitude, leur injustice, leur fierté, l’amour d’eux-mêmes et leur oubli des autres: ils sont ainsi faits, c’est leur nature: c’est pouvoir supporter que la pierre tombe ou que le feu s'élève » ( De L’homme)

Philinte, pour sa part est … catégorique «  Et mon esprit n’est pas plus offensé de voir un homme fourbe, injuste, intéressé que de voir des vautours affamés de carnage, des singes malfaisants et des loups pleins de rage. »

Ce nouveau «Misanthrope» millésimé 2024 donné au Théâtre Royal du Parc est une splendeur d’interprétation et de jeu théâtral. Acrobatiques, les comédiens jouent tous « haut et sans filets » avec l’énergie  de la jouvence et du renouveau théâtral éternels. Ici, on est au sommet de l’art, dans un gratte-ciel de la ville moderne, avec les nuages pour témoins… Et l’herbe tendre pour la tentation. Femmes et marquis  s’ébattent dans de superbes liaisons dangereuses.  Pas moins de 1.808 alexandrins volent avec  saveur  exquise et modernité,  La troupe  est  éblouissante, jetant à tout moment des brassées de rires  parmi les spectateurs. Que du bonheur. 

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Touché coulé: Alceste, le super-héros de la rumination atrabilaire a une faiblesse. Il a sans le moindre scrupule déclaré la guerre à  Philinte, son meilleur ami,  l’accusant  de comportements hypocrites avec de vains quidams, au nom de la politesse. Mais en même temps,  le voilà paradoxalement envahi par un brûlant désir de reconnaissance et d’intimité avec sa jeune maîtresse, une glamour girl frivole qui manipule ses courtisans avec une adresse aussi féroce qu’ingénue. Solaire, sulfureuse, pleine de verve, la Gossip Girl occupe la scène avec une énergie démentielle. Mais que donc est venu faire Alceste dans cette galère?

Dès la première scène  il enrage : « Je ne trouve partout que lâche flatterie, / Qu'injustice, intérêt, trahison, fourberie ».  O n penche bien sûr aussitôt pour Alceste, nous qui vivons dans un monde en plein dérèglement planétaire, nous  qui sommes glacés d’effroi devant l’effondrement de nos modes de vie, de nos valeurs. Ne sommes-nous pas assaillis de sujets qui fâchent, comme jamais on aurait pu être fâché? Même l’essence de notre pensée humaine semble être en danger…

Mais, voyez, vigoureuse à jamais, malgré tous ses défauts et les accusations graves qui l’accablent et la confondent, Célimène,  intrépide Pauline Desmet, ne baissera pas la tête et voguera sur les vagues de la modernité. N’ayez aucune crainte pour elle!

« Moi, renoncer au monde avant que de vieillir, / Et dans votre désert aller m’ensevelir ! »

Peut être une image de 3 personnes et texte qui dit ’Be the One’

Majestueux, les colosses de l'économie numérique GAFA  président à  la mise-en-scène et  la scénographie.  Ce miroir nous force à regarder en face le monde qui change. À nous, cependant, les aînés  ...et les suivants,  de continuer à transmettre perles et joyaux  du passé, comme ces  illustres textes du patrimoine culturel français,  mais, …se mettre en travers? Alceste souffre-t-il d’un défaut d’hubris doublé d’un douloureux aveu d’échec devant le monde en marche? Or, qui a jamais pu entraver l’évolution?

Bref, notre Alceste est un formidable paquet d’humanité, et c’est pour cela qu’on l’aime, lui et son merveilleux interprète, nul autre qu’Itsik Elbaz avec à ses côtés, un être d’une tout aussi belle tranche, d’une rare sensibilité  pour incarner la sagesse et la modération de Philinte: Stéphane Fenocchi. Quant à, Molière  il est tour à tour les deux, non ?  

Et vous, qu’en penserez-vous?

 

Dominique-Hélène Lemaire , Deashelle pour Arts et Lettres

 

 

"Le Misanthrope" de Molière, au Parc, du 7/03 au 6/04/2024

A vos réservations 🎫 https://bit.ly/TRP-BILLETERIE 💕

Crédit Photos:  Aude Vanlathem

 

 Distribution:  Julien Besure (Clitandre), Denis Carpentier (Acaste), Bénédicte Chabot (Eliante), Damien De Dobbeleer (Oronte) , Pauline Desmet  Célimène), Itsik Elbaz (Alceste), Stéphane Fenocchi (Philinte) , Benjamin Van Belleghem (garde / valet d'Alceste,  Anouchka Vingtier (Arsinoé ) .

 Dans une mise  en scène de  Patrice Mincke, Assistanat: Sandrine Bonjean

 La Scénographie de  Vincent Bresmal, Matthieu Delcourt,

 Les Costumes de  Chandra Vellut et Cécile Manokoune

 Aux Lumières :  Alain Collet

Création musicale :  Daphné D’Heur

 Maquillage et coiffures  de Tiuku Deplus et Florence Jasselette

 

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Même pas peur ?

Personne ne s’y attend mais “What’s the luck” remplace d’un coup le "f... word" pour venir convertir sous vos yeux agrandis par la surprise, la réalité glaçante de la maladie que personne ne veut nommer dans les faire-parts.

Voici que sous l’interprétation délicate et forte à la fois de Caroline Lambert - elle fait penser à une coach d’aérobic - surviennent des traces d’espoir dans un ciel plutôt bleu et apparaissent des visages de bonheur qui transfigurent à la fois l’intervenante et un public sur le qui vive. Ce spectacle éblouissant de confiance a le don de ranimer la flamme humaine mieux qu’un coureur olympique. Vous en jugerez. Ni muck ni sucks... Tout cela sous le regard d’une metteur en scène à la fois géniale et profondément humaine : Anne Beaupain.

Le voyage intérieur de la crabahuteuse - le vocable est d’Hélène Bénardeau - évoque les deuils, les péripéties génétiques, médicales, physiques, affectives et morales, que trouve sur son parcours, la femme atteinte du cancer (sein ou ovaires), ou de celle dont le gène tueur larvé risque à tout moment de s’éveiller et de débarquer dans la vie d’une victime á la fleur de l’âge. Tough luck!

Caroline, la survivante des deux, résume. Elle et Véronique, cousines germaines quasi jumelles partagent ainsi un destin commun : celui de la lutte contre le crabe, à la scène comme à la ville. Dans la vraie vie, quoi ! Et sous forme d’exercice courageux d’auto guérison artistique sur les planches de la Comédie Claude Volter. du 4 au 8 février, semaine de la lutte contre le cancer. Elle a couché sur papier ses affects les plus désespérés et les plus intimes et les interprète acec une sensibilité à fleur de peau sur la scène bruxelloise. C’est avec avec tact, distanciation, humour, bienveillance et des litres de verres à moitié plein que Caroline Lambert lève le rideau sur ses cogitations, ses colères, ses trouilles et ses espoirs grandeur nature. C’est qu’elle porte en elle, non un enfant, mais ce gène maléfique, suceur de vie. L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes sur scène et intérieur

Miracle, Caroline multiplie les exorcismes, exhume au fur et à mesure des émerveillements bouleversants devant le miracle de la vie. Pour toutes ses sœurs de pas d’chance. Chemin faisant, elle se déleste des poids morts, au bord de la tombe elle rejoint et vole dans les bras de sa cousine raflée par le crabe et balise la route pour toutes ses sœurs d’infortune.

Miracle, malgré toutes ses tribulation qui arrachent l’empathie et les rires d’un public converti, elle explose la joie contagieuse d’aimer et d’être aimée. Contre tous les vents hostiles du destin et l’absurdité de la souffrance et de la maladie. Que du vécu sublimé par l’art de dire et de jouer.

Permettez nous donc de citer ici les paroles sublimes d’une autre femme des années cancer : Hélène Bénardeau, décédée il y a 3 ans.

“Je suis juste une petite terrienne, donc faillible, comme tous ses congénères à deux pattes, dont le propre reste le rire, envers et contre tout. Ne prenez jamais pour argent comptant ce que je vous raconte, même si je le fais en toute conscience. Mon Crabounet à moi, mon corps, ma sensibilité, mes colères, mes soucis, mes paniques, mes remèdes ne sont que les cousins des vôtres. Vous êtes seules à pouvoir apprivoiser la bête, et le dompteur magister le plus apte à vous épauler, c’est celui ou celle que vous aurez CHOISI (et non subi) parmi les p’tits soldats d’Hippocrate. “

Et voici d’autres paroles tout aussi vraies :

"... Il y a une chose, une seule, que malgré tout l’amour du monde, vous n’arriverez pas à éradiquer, à déraciner de nos cœurs... Cette chose… c’est La PEUR.

Ce sont nos peurs.Retour ligne automatique
Peur des traitements lourds.Retour ligne automatique
Peur des mutilations, des balafres indélébiles.Retour ligne automatique
Peur de ne pas pouvoir ré-apprivoiser notre nouveau-moi.Retour ligne automatique
Peur que vous ne l’aimiez plus.Retour ligne automatique
Peur de la souffrance physique.Retour ligne automatique
Peur de la souffrance morale.Retour ligne automatique
Peur de vous user à la corde.Retour ligne automatique
Peur de voir vos yeux, un jour, nous regarder partir.Retour ligne automatique
Peur de vous faire souffrir.Retour ligne automatique
Peur de plomber l’insouciance de nos enfants.Retour ligne automatique
Peur de ne pas les voir grandir.Retour ligne automatique
Peur du monde médical, qui, parfois, nous maltraite autantRetour ligne automatique
Peur de savoir que nous ne quitterons jamais le fauteuil de Denys, que le crin de cheval est fragile et que le glaive est lourd.Retour ligne automatique
Peur que vous oubliiez qu’un bonbon d’hormonothérapie, ce n’est pas un cachou.Retour ligne automatique
Peur que vous ne l’oubliiez pas.Retour ligne automatique
Peur de ces contrôles, de ces rendez-vous incontournables, qui vont désormais ponctuer nos existences et ce JUSQU’A LA FIN DE NOS JOURS.

Oui, nous allons oublier, parfois. Oui, nous allons réapprendre à l’aimer cette vie qui court dans nos veines, palpitante, impérieuse. Nous avons tout accepté POUR ÇA, pour l’amour de vous, des autres, de ce monde qui marche sur la tête mais que nous ne voulons pas quitter, pas encore ... "  

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Et tout cela au théâtre, le lieu des dramaturgies humaines, le jour et la semaine de la journée mondiale contre le cancer.
M A G N I F I Q U E autant qu’inoubliable. Même pas peur, et l'épée au poing!  Le docteur de Caroline Lambert était dans la salle. Ovation. Cinq étoiles, bien sûr !

Dominique-Hélène Lemaire  

du 4 au 8 Février

WHAT THE LUCK ?

de & avec Caroline LAMBERT

Quand j’étais petite, j’avais toujours peur de dire mon signe astrologique de peur de l’attraper. Cancer. Je suis cancer ! J’avais l’impression qu’il était déjà en moi ! En même temps, j’étais pas si bête que ça vu qu’apparemment, il y a un petit terreau !  

Caroline nous livre un récit intime et familial d’une sensibilité rare et soulevant des questions universelles. Travailler la joie avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, une invitation qui nous est lancée à travers ce spectacle dont il est difficile de ne pas sortir transformé.

Bouleversant, rempli d’espoir, teinté d’humour et débordant d’Amour !

Mise en scène : Anne BEAUPAIN

Scénographie : Valérie PERIN

Musique : Patrick PERIN

Création lumière : Sébastien MERCIAL

Le TEASER 

********************  ******************** du 4 au 8 Février 2020

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 Image may contain: one or more people and people standingSauf à admettre que chaque année qui se referme semble toujours avoir été particulièrement éprouvante, 2016 semblera sans doute  à beaucoup l’une des pires  traversées. Mais bien que chacun en réalité, redoute secrètement les années finissantes,  au  train de plus en plus rapide où elles vont, qui regrettera celle-ci?  Dump 2016, Welcome 2017 ! Plût au ciel qu’elle fût meilleure!

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Pied de nez à la morosité. Comme il est bon de  se décharger d’une année  pesante de violence, de douleurs, de misère humaine, de mensonges, de désinformation, de compromissions, et de guerres aux quatre coins de la planète! La Méditerranée, Mare Nostrum devenue cimetière, les murs qui se construisent, la liberté qui s’effrite, la bio-diversité qui se lamine, la planète qui perd la boule…  Hécatombe de nos stars et des grandes figures de notre culture. Tout nous bouleverse, tout nous heurte, tout nous a blessé!Image may contain: one or more people and people sitting

Aussi, le spectacle traditionnel de la Revue, fleuron du théâtre des Galeries à Bruxelles se veut cette année  plume de Dumbo, légère, fleurie de bons mots, dansante paillette, sur nos champs de bataille.   Laissant de côté les choses qui nous dépassent, les choses qui nous font pleurer, les choses qui nous font hurler d’impuissance et de rage. Pédale douce donc, pas de mise à feu, pas de  piloris de pacotille,  pas de moutons enragés, pas de fiel débordant ni de sarcasmes assassins, pas de rires à gorge déployée, pas de farce déplacée. Plutôt le sourire de Bouddha. Une veillée simplifiée et chaleureuse de l’année pour conduire à la réconciliation plus qu’au lancement d’alertes. Devant une salle à l’écoute, le spectacle se pique de se focaliser avec tendresse sur la faiblesse humaine, sur nos travers, sur  notre Belgique mère  chérie qui tient debout contre toute attente, évitant les sujets qui fâchent, soulignant le surréalisme, car il fait rire et installe la bonne distance.

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A deux pas du piétonnier tant haï, les onze artistes  sont à pied d’œuvre pour une  remise sur pied de bonne humeur. Ils vous attendent de pied ferme pour donner ce coup de pied  plus que salutaire dans la fourmilière et vous souhaiter, vêtus de pied en cap - visez surtout le chapeau doré coiffé d’une plume et d’une rose - une très joyeuse entrée - de plein  pied - dans 2017 qui ne sera  pire pied, messires,  que la pire année 2016 ! Du fond du cœur donc,  merci aux Ladies and Gentlemen,  aux acteurs, comédiens, danseurs, chanteurs, imitateurs chevronnés,   que l’on voudrait tous installer sur piédestal, du plus petit au plus grand, par ordre de taille! Mais non, c’est impossible,  ils sont tous grandioses, surtout quand ils s’empêchent coûte que coûte, au cœur de la joie théâtrale,  d’être  pris en flagrant délit de rire compulsif. Avec:

Bernard Lefrancq
Marc De Roy
Angélique Leleux
Pierre Pigeolet

Perrine Delers

Marie-Sylvie Hubot
Anne Chantraine
Maïté Van Deursen
Frédéric Celini
Kylian Campbell

et Fabian Le Caste

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http://www.trg.be

Du 7 décembre 2016 au 29 janvier 2017

Photo© Bernard Rosenbaum Rosenbaum


« La Revue » au Théâtre royal des Galeries, 32 Galerie du Roi à 1000 Bruxelles, jusqu’au 29 janvier. Réservations : tél. 02.512.04.07 de 11h00 à 18h00 du mardi au samedi. Renseignements : www.trg.be

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