Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Toutes les publications (16072)

Trier par

Le temps d'une année qui s'achève

Soliloque

Ce premier jour du dernier mois,
Rien ne bouge dans le silence.
Stagne l'image de l'absence.
Mon âme reste sans émois.



Rien ne bouge dans le silence,
Sans doute dans ce seul endroit.
Mon âme reste sans émois,
Ne faiblit pas ma confiance.

Sans doute dans ce seul endroit,
Le plus souvent dans la brillance,
Ne faiblit pas ma confiance.
En éveil, j'accueille des joies.

Le plus souvent dans la brillance,
Ne me heurtant pas aux pourquoi,
En éveil, j'accueille des joies,
Les capte dans leur évidence.

Ne me heurtant pas aux pourquoi,
Face aux grâces de l'existence,
Les capte dans leur évidence.
Je m'insurge aussi à bon droit.

1/12/2016

Lire la suite...

Regard d'automne

Sous le ciel froid gris

Noires silhouettes peupliers nus

S’abandonnant aux bras de Décembre

Feuilles mortes portées par la brume

S’éclate le vent ému en sanglots

L’oiseau vole en tournoyant

Tes baisers de baies rouges

Tes yeux aux mille désirs

Ta voix chaude de marron

Tes mains d’amour

D’automne en automne

Je t’aime plus qu’ hier

 

01/12/2016

Nada

Lire la suite...

Fascination

Atterrissage en un univers captivant,
Celui d'êtres créés par des dieux poètes
Et des héros, sans doute, au sommet de l'Olympe.
Chef-d'oeuvres mirifiques, ayant un coeur battant.

D'innombrables poissons et oiseaux féeriques
Élégance et délicatesse, un sublime raffinement.
Et des lézards au regard vif allant rampant,
Chacun unique, ayant un aspect chimérique.

Soudain se dressa l'un d'entre eux, sombre zombie,
Un autre coup de coeur accueillit le mystère.
D'hallucinantes créatures ornent la terre
Et ses vastes espaces de grâces sont fleuris

30 septembre 2016

.Résultats de recherche d'images pour « lizards sold as pets »

Le Zombie

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Imaginez une petite ruelle sordide » Ambiance des années 20, côté pile ; et « se laisser glisser dans la folie...» Chapeau à « Chaplin » distribué en  bribes de vie vagabondes, même si  on s’ attendait plutôt à voir se dérouler sous nos yeux, le tapis  d’une vie passionnée, même si nous étions prêts à explorer le miroitement des facettes de son personnage comme acteur, réalisateur, scénariste, producteur, compositeur et pilier du cinéma muet. Fort heureusement, tout cela  se retrouve dans le programme. On peut y lire que  le dénommé Charles Spencer Chaplin est né à Londres le 16 avril 1889 de parents artistes de music-hall. Le père quitte le foyer quand Charlie a trois ans. Hannah élève seule deux de ses enfants, le troisième, le plus jeune, a disparu avec le père.  De santé défaillante, elle est amenée en hôpital psychiatrique et les enfants sont envoyés dans des institutions pour jeunes indigents, les fameuses « workhouse »  de Dickens!  A 10 ans, Charlie intègre une troupe de danseurs de claquettes et monte sur scène où il côtoie de grands acteurs. Ses talents comiques exceptionnels en font vite une star. A 25 ans, il crée le personnage de Charlot, maître du langage corporel,  et à 29, il fonde son propre studio qui lancera la gloire d’Hollywood!

1299021575.jpg

Sur scène, dans une atmosphère survoltée, « Chaplin » ne se raconte pas mais livre ses rêves d’écriture et son refus catégorique d’être utilisé comme pantin de foire. Métamorphose  rêvée: « Fini, Charlot ! Shakespeare! »  Doux-amer, il fait  surgir des fantômes émouvants, des comparses maléfiques  comme (Dickson, le producteur/Michel Carcan) ou des compagnons fidèles. Particulièrement, celui d’une mère (Jo Deseure), folle à lier, qui mendie amour et argent, et celui de son âme d’enfant, sorte de gavroche délicieux armé d’une machine à écrire. Violette Pallaro, fait une jolie comédienne d’époque… la future nouvelles madame Chaplin?

3080894192.jpg

Le patchwork de clips muets est admirablement pantomimé par le talentueux  Othmane Moumen, dont la qualité du travail  artistique n’est plus à démontrer. Un artiste de scène phénoménal, contorsionniste, magicien, pantocrator en moustache, pantalon ample, veste étriquée, chapeau étroit et les chaussures larges…sans oublier l’illustre canne.   Panto ? Pourquoi ?  Parce que capable de rendre dans le  moindre détail  t o u t e s  les mimiques de l’illustre figure de « Charlot ».  Panto pourquoi encore ? Parce que capable  de jongler avec les émotions, la poésie, la musique, les bruitages, la candeur, l’imaginaire et la fragilité humaine t o u t  à  l a  f o i s ! Panto encore… parce que  t o u t  est muet ou presque, langage pantocratique universellement reconnu.

Tour se passe dans cette époque de transition qui voit son  acrimonieux divorce d’avec  Mildred Harris  et précède l’avènement du  tournage de son chef-d’œuvre « The Kid » (1919). Les scènes regorgent d’allusions à l’histoire du cinéma, et on se laisse gagner par le feu burlesque de l’époque noir et blanc. La présence du petit garçon sur scène n’est pas innocente…  mais très rafraîchissante. On saluera en alternance : Victor Barco, Maxime Clausse, Stanley Dupic-Janssens et Ethan Verheyden. A vot’bon coeur, M’sieurs, dames… L’idée conte de Noël,  genre Christmas Carol  flotte dans les esprits… si ce n’est sur scène véritablement à cause d’un décor parfois parodique,  mais il gagne les cœurs d’un  public avide ou nostalgique, prêt coûte que coûte à se livrer à la magie des fêtes de fin d’année.

  

Création mondiale: "Chaplin"

Du jeudi 17 novembre 2016 
au samedi 31 décembre 2016 

 
Théâtre Royal du Parc
Rue de la Loi, 3
1000 Bruxelles
02/505.30.30
Avec : Othmane MOUMEN, Philippe TASQUIN, Michel CARCAN, Bruce ELLISON, Jo DESEURE, Violette PALLARO, Caroline TELLIER, Manon DRUGMANT, Michel CHARPENTIER, et les enfants Victor BARCO, Maxime CLAUSSE, Stanley DUPIC-JANSSENS ou Ethan VERHEYDEN, en alternance.
de Thierry JANSSEN, Jasmina DOUIEB et Othmane MOUMEN
Mise en scène : Jasmina DOUIEB
Chorégraphie : Antoine GUILLAUME

notes: 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Chaplin

http://artduspectacles.over-blog.com/article-chaplin-aime-les-femmes-73230035.html

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/04/17/01006-20100417ARTMAG00077--oona-le-grand-amour-de-chaplin-.php

Lire la suite...
administrateur littératures

Titre: Auprès de ma blonde

Auteur: Thierry-Marie Delaunois

Genre: suspense psychologique

Parution: 28 octobre 2016

Editeur: Chloé des Lys

"Le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, édité par Chloé des Lys, nous entraîne sur les pas d'un promeneur solitaire, nous parle de noyades et de mystères dans un récit sombre contrastant avec un décor féérique, celui d'un grand parc verdoyant où s'étend un lac peuplé de cygnes et de canards.

Ce lac dangereux semble bien être le personnage principal et menaçant de ce thriller-conte de fées.

Un roman plein de surprises, que l'auteur, ludique et sincère, pris au jeu de son imagination, semble avoir pris beaucoup de plaisir à inventer."

Anne-Michèle Hamesse, présidente de l'Association des Ecrivains Belges de langue française; présentation publiée avec l'accord de son auteure.

"J'ai eu la chance de pouvoir lire "Auprès de ma blonde" avant sa parution. Bien sincèrement, j'ai aimé ce mélange de roman et de pièce de théâtre. Thierry-Marie Delaunois part d'une situation banale de la vie quotidienne, y mêlant avec bonheur des éléments de littérature classique et de modernité, laissant transpirer une sensibilité hors du commun bien qu'il ne quitte jamais son poste d'observateur.

Il a un véritable don pour décrire le ressent, les émotions de ses personnages. Impossible de s'ennuyer pendant la lecture! L'histoire est pleine de couleurs, de rebondissements et d'inattendu.

La fin est particulièrement intéressante: les problématiques sont résolues en douceur mais l'auteur laisse un voile sur lequel l'imagination du lecteur peut se greffer.

Je verrais bien ce livre adapté au théâtre."

Françoise Vandeville, Maître assistante, Langues germaniques, Helb-Ilya Prigogine, Soutien scolaire à Woluwé-Saint-Pierre; critique publiée avec l'autorisation de l'intéressée.

12273201663?profile=original

Lire la suite...

Survol de l'Essai en Belgique

On a beaucoup dit que la Belgique était une terre de poètes et c’est vrai. Dans un pays dont on assure également qu’il est matérialiste, les poètes (et même les bons poètes) sont légion. Mais si l’on regarde ce qu’a été l’essai dans la littérature française de ce pays depuis cinquante ans, on doit admettre que le genre a toujours été riche. Le caractère belge aime la réflexion. Plus, d’ailleurs, que la spéculation purement intellectuelle ou le goût de l’étincelle dans les idées. L’essai, ici, va souvent vers la synthèse large, le panorama, le dossier sérieux.

Léon Thoorens a même tenté et réussi un « Panorama des littératures » qui était une gageure. L’essai va vers les faits plutôt que vers l’effet. Et vers les perspectives du passé plutôt que vers les incertitudes du présent : on préfère attendre et voir clair.
Mais il faudrait, avant de tenter un semblant d’inventaire, distinguer les domaines qu’on y ferait entrer. L’essai critique y a sa place, naturellement, mais aussi l’analyse littéraire ; les portraits d’une époque, mais aussi les biographies ; l’évocation d’une terre ou d’un peuple, mais aussi l’histoire, qui a suscité beaucoup d’ouvrages importants (sans doute parce que l’histoire de Belgique est complexe et longue…).

Il faudrait même faire une place –où la trouveraient-ils ailleurs ?- aux philologues, aux lexicologues ou aux grammairiens. La Belgique romane n’a pas toujours eu bonne réputation ; on y a des accents et l’on s’y donne souvent des facilités coupables : wallonismes ou flandricismes parsèment le langage d’un grand nombre. Est-ce pour cela que la Belgique est riche en maîtres et en correcteurs de langue ? Entre les deux guerres, un savant jésuite, le P. Deharveng, publiait tous ses volumes de ‘Corrigeons-nous » avant que ne viennent Armant Bottequin, Joseph Hanse (« Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques »). Depuis lors, Albert Doppagne et André Goose sont aussi des références de la plus sûr qualité. Quant à Maurice Grevisse , dont « Le bon usage » a connu dix rééditions, il est un spécialiste écouté aux quatre coins du monde francophone. Gide le cite souvent et Léopold Sedar Senghor fait de lui l’oracle du gouvernement sénégalais à Dakar.

L’histoire littéraire

Ici même, il faudrait faire quelques distinctions. La réflexion historique et la critique contemporaine se partagent une activité somme toute considérable. D’éminentes personnalités universitaires se sont attachées à des « moments » de la langue ou de la littérature dans le passé. Des médiévistes aux dix-huitièmistes, l’éventail est large.
Il faudrait même reprendre les choses plus loin. Jean Capart a été un des premiers égyptologues de ce siècle. Marie Delcourt (née en 1891) est un de ces esprits riches et originaux qui connaissent et révèlent admirablement l’Antiquité. « La vie d’Euripide », « Eschyle » ou « Périclès » sont des œuvres de premier ordre, et nul n’a atteint comme elle l’âme de l’hellénisme (si ce n’est Claire Préaux et son rayonnant humanisme, comme dans « La lune et la pensée grecque »). Mais elle parle aussi bien de « Plaute et l’impartialité comique », et l’Humanisme renaissant lui a inspiré une savoureuse monographie d’ « Erasme » et une belle édition critique de l’ « Utopie » de Thomas More.
Le moyen âge a été un des grands terrains prospectés par les universitaires belges. Il est certain que Maurice Wilmotte (1861-1942) a formé à Liège des médiévistes qui ont essaimé partout. Il n’est pratiquement pas une faculté de philologie romane, en Belgique, où l’on ne retrouve son influence ou son souvenir. Trente ans après avoir étudié les « Origines du roman en France », il s’attachait, en 1939, à « L’épopée française, origine et élaboration ».
Dans sa grande foulée apparurent notamment Georges Doutrepont (1868-1941) qui ressuscita « La littérature française à la cour des ducs de Bourgogne » ; Maurice Delbouille (né en 1903) qui étudia entre autres la « Genèse de la chanson de Roland » ; Rita Lejeune-Dehouse (née en 1906) qui multiplia avec une féconde liberté ses « recherches sur le thème : les chansons de geste et l’histoire » ; Fernand Desonay (1879-1973) qui parla si bien de « Villon » et se fit l’éditeur des œuvres d’Antoine de la Sale avant de passer à la Renaissance avec son monumental « Ronsard poète de l’amour », trois volumes pleins de science, de vie et d’idées neuves. Il est vrai que Fernand Desonay était multiple et brillant. Il se passionnait aussi bien pour « Le Grand Meaulnes », d’Alain Fournier, pour l’Italie (« Air de Venise », l’Amérique (« Air de Virginie »), et l’actualité rencontrée dans des centaines d’articles.
On retrouve le moyen âge chez beaucoup de chercheurs encore. Chez Julia Bastin, spécialiste de Rutebeuf et éditrice de la tournaisienne « Vie de saint Eleuthère », comme chez Edgar de Bruyne dans ses « Etudes d’esthétique médiévale ».

Le XVIIe siècle, qui fut une période sombre pour les régions de la future Belgique, a suscité chez Marcel Paquot un essai très documenté sur « Les étrangers dans les divertissements de la cour de Beauxjoyeulx à Molière ». A qui on ajoutera Henri Liebrecht (1884-1955) et son « Histoire du théâtre français à Bruxelles aux XVIIIe et XVIIIe siècles ».

Le XVIIIe siècle a eu de véritables initiateurs comme servais Etienne (1886-1952) qui a traité « Le genre romanesque en France depuis l’apparition de La nouvelle Héloïse jusqu’aux approches de la Révolution ». Servais Etienne professait aussi que l’histoire littéraire doit résister la tentation excessive de la biographie pour garder au texte son importance essentielle.
Roland Mortier fut certainement l’un des plus importants dix-huitièmistes. Son « Diderot en Allemagne », ses « Clartés et ombres au Siècle des lumières », sa pénétrante analyse de la « Poétique des ruines en France » sont des livres essentiels, et les études publiées sur le XVIIIe sous sa direction ou avec sa participation par l’Université de Bruxelles font de lui un des maîtres contemporains, un de ceux chez qui la brillante aisance de l’expression s’ajoute à la science la plus sérieuse.
Gustave Charlier (1885-1949) avait été le disciple de Maurice Wilmotte avant de former Roland Mortier et plusieurs générations universitaires ; ses curiosités allaient « De Ronsard à Victor Hugo » ou « De Montaigne à Verlaine », mais son ouvrage majeur restera « Le mouvement romantique en Belgique ».
Le Romantisme, Raymond Pouillart l’a étudié dans « Le Romantisme de 1869 à 1896 ». D’autres l’ont inclus dans des synthèses élargies ou ont suivi ce qui est sorti de lui par mutation ou par réaction. Ainsi Gustave van Welkenhuyzen (1900-1975-, attiré par la projection des grands mouvements français en Belgique : « L’influence du naturisme français en Belgique », « J. K. Huysmans et la Belgique », sans oublier tout ce qu’il a consacré à Camille Lemonnier ou à Charles Van Lerberghe. Sur Van Lerberghe, les travaux scientifiques de Jean Guillaume sont établis avec beaucoup d’exigence.
Grand poète autant que grand critique, Robert Vivier (né en 1894) s’est révélé par « L’originalité de Baudelaire », et des recueils comme « Et la poésie fut langage » allient merveilleusement l’expérience et l’analyse poétique.
Chez Emilie Noulet (née en 1892), trois œuvres majeures de la poésie française ont trouvé une exégète incomparable. « Paul Valéry » (1938), « L’œuvre de Stéphane Mallarmé » (1940) ou « Le premier visage de Rimbaud » (1953, réédité en 1974) sont des ouvrages qu’on ne peut ignorer. Mais Emilie Noulet a étudié aussi « Le ton poétique », plus divers dans son objet, et elle s’est passionnée aussi bien pour Jean Tardieu.
Paul Champagne s’est voué à l’étude de la poésie, et surtout à un écrivain belge qui captait, dans son château d’Acoz, les feux déclinants du romantisme, Octave Pirmez. Il lui a consacré plusieurs livres fervents.
De beaux travaux ont été dédiés à Benjamin Constant par Maurice Delbouille et par Arnold de Kerchove. « Genèse, structure et destin d’Adolphe » pour le premier, « Benjamin Constant ou Le libertinage sentimental » pour le second, disent par leur titre seul la différence d’optique. Jeannine Moulin a scruté avec beaucoup de sagacité « Gérard Nerval », « Les chimères », puis « Guillaume Apollinaire ou La querelle de l’Ordre et l’Aventure », avant de vouer à la poésie féminine un labeur extrêmement fécond avec « Marcelline Desbordes-Valmore », « Christine de Pisan » et « Huit siècles de poésie féminine » qui est une somme extraordinaire.
Grand linguiste, Joseph Hanse a consacré une bonne partie de ses travaux à Charles de Coster dont il a assuré l’édition critique –et définitive- de la « Légende d’Ulenspiegel », puis à Maurice Maeterlinck dont il a établi l’édition critique des « Poésies complètes ».
On ne peut ignorer ici les comparatistes et les spécialistes de littérature étrangère. Lucien-Paul Thomas (1880-1948) a laissé son empreinte d’hispanisant sur ses étudiants et sur des poètes comme Fernand Verhesen ou Edmond Vandercammen. Etienne Vathier (1894-1968) l’a fait aussi par ses travaux sur Calderon, Unamuno ou Lorca. Paul de Reul (1871-1945) a fait connaître et aimer « L’art et la pensée de Robert Browning », ou « La poésie de Wordsworth à Keats ». Paul Remy, lui s’est voué à l’occitan : « la littérature provençale au moyen âge ». Albert Baiwir a décrit « Le déclin de l’individualisme chez les romanciers américains », mais le livre date d’une bonne trentaine d’années. L’essai d’Albert Gérard, « Les tambours du néant, va de Hawthorne à James Baldwin. Il s’impose par sa profondeur, son ouverture et son style : c’est une des meilleures œuvres traitant de la littérature américaine contemporaine. Quant à Jean Weisberger, on lui doit une excellente initiation : « Formes et domaines du roman flamand ».
Raymond Trousson, lui, choisit des thèmes qui embrassent plusieurs cultures : « Le thème de Prométhée dans la littérature européenne ou Voyages aux pays de nulle part », un essai sur le thème de l’Utopie.
Il est juste de rappeler ici un homme qui a toujours vécu en marge de l’université comme des milieux établis et qui, exceptionnel autodidacte, a révélé entre les deux guerres les auteurs du nouveau théâtre et le théâtre de pays inconnus. Camille Poupeye, avec « Dramaturges exotiques », a été un étonnant précurseur.

L’essai littéraire

Arrivés dans une zone où l’histoire littéraire et l’essai littéraire mêlent leurs courants, nous sommes aussi plus près de la littérature considérée hors de son histoire.
Des noms et des titres se présentent. Ils indiquent un élan, un choix personnel, parfois une vraie passion. Ainsi Lucien Christophe (1891-1974) qui a donné son âme à Péguy dans deux livres : « le jeune homme Péguy » et « Les grandes heures de Péguy », tout en nous laissant aussi, outre ses poèmes, un « livre de raison » émouvant et serein : « Où la chèvre est attachée ». Ainsi de Léopold Levaux (1892-1956) qui a voulu dire tout ce qui le liait à « Léon Bloy » et qui a médité « Religion et littérature ». Ainsi d’Hubert Colleye, lui aussi proche de « L’âme de Léon Bloy » et qui a rassemblé le fruit de ses lectures dans les volumes d’ « Idées du temps », tout en chantant « La poésie catholique de Paul Claudel ». Ainsi Adrien Jans (1905-1973) qui a été parmi les premiers à analyser « La pensée de Jacques Rivière », ou « Jules Supervielle », et qui a répandu sa connaissance des hommes et des livres dans des milliers d’articles. André Vandegans, lui, s’est penché sur « La jeunesse littéraire d’André Malraux », et David Scheinert sur des « Ecrivains belges devant la réalité ».
Marcel Lobet (né en 1907) est le type même de l’essayiste. Attiré un moment par l’étude de l’Islam (« L’Islam et l’Occident », « Au seuil du désert »-, il est entré ensuite dans une étude profonde de la littérature européenne vécue comme une aventure de l’âme. Il s’attacha aux « Chercheurs de Dieu », puis à « La science du bien et du mal » où il compare l’écrivain à Adam taraudé par la tentation de la connaissance. Poussant son enquête jusqu’aux écrivains qui « s’avouent » sous le détour de la fiction, il a décelé leur vérité, mais aussi leurs ruses : « Ecrivains en aveux », « La ceinture de feuillage ».
Parlerons-nous ici des biographies littéraires ? Daniel Gillès en a conçu trois qui sont excellents parce que ces trois écrivain le passionnent : « Tolstoï », « Tchékhov » et « D . Lawrence ».
Nous parlions de passion. celle d’un homme et de la vérité a sûrement inspiré Roland Beyen quand il a écrit « Michel de Ghelderode ou La hantise du masque ». c’est une biographie critique qui a bouleversé la connaissance de Ghelderode. Roland Beyen l’a complétée ensuite par un « Ghelderode » où l’œuvre est revue avec la même acuité. L’auteur de « fastes d’enfer » a d’ailleurs beaucoup inspiré la critique de ce pays. Il est nécessaire de signaler ici, par exemple, Jean Francis et « L’éternel aujourd’hui de Michel de Ghelderode », Jean Stévo et « Office des ténèbres pour Michel de Ghelderode », ou tout récemment Albert Lepage et « L’énigme Ghelderode ».
La passion de Charles de Trooz (1905-1958), c’était de trouver les secrets du talent à travers une analyse éblouissante qui se donnait un air de jeu supérieur pour masquer une connaissance scrupuleuse –puis de communiquer ce qu’il avait trouvé. Les étudiants qui ont reçu ses leçons à Louvain ne l’ont jamais oublié. Mort trop tôt, il n’a laissé, en dehors d’un souvenir exceptionnel, que deux livres, mais superbes : « Le magister et ses maîtres » et « Le concert dans la bibliothèque ».
Chez Robert Goffin (né en 1898), la poésie est une vraie respiration, mais il aime aussi à parler des poètes (« Entrer en poésie », « Rimbaud vivant », « Mallarmé vivant », et il le fait avec chaleur, comme lorsqu’il parle du jazz qui l’a conquis très tôt (« Aux frontières du jazz »).
Nelly Cormeau avait livré une intéressante « Physiologie du roman » avant de se pencher sur « L’art de François Mauriac » dans un essai que Mauriac lui-même appréciait beaucoup.
Pol Vandromme (né en 1927) a un champ d’action et un ton que nul ne pourrait lui disputer. Ennemi de la philosophie et des idées de gauche –parce qu’il les trouve souvent confuses…- il a créé vraiment cette « Droite buissonnière » qu’il a donné comme titre à un de ses livres. Il a parlé de Maurras, de Drieu La Rochelle. Il a le ton de la formule insolente, de l’emporte-pièce et d’une alacrité qui irrite certains, mais qui fait parfois du bien…
Les plus vastes desseins critiques, en dehors de Georges Poulet que nous retrouverons un peu plus loin, sont ceux de deux Belges dont l’un vit à Paris et l’autre à Rome. Installé dans les meilleurs bastions de la presse parisienne, poète et romancier, Hubert Juin souffle sa science critique aux quatre coins de l’horizon. Il sait tout, il a tout lu –très bien- et l’allégresse de son écriture donne à ses essais une vitalité fascinante. Il a écrit sur « Pouchkine » ou « Aragon », mais des livres comme « Les incertitudes du réel » ou « Les libertinages de la raison », rendent mieux justice à son étonnante mobilité. Choix des auteurs, souplesse des thèmes, virtuosité des rapprochements : c’est vraiment de la critique libre, intelligente et passionnée à la fois. On la rencontre encore dans deux ouvrages plus récents : « L’usage de la critique » et « Ecrivains de l’avant-siècle ». De Rome, où son travail se fait au Vatican, Mgr. Charles Moeller continue une énorme entreprise qu’il appelle globalement « Littérature du XXe siècle et christianisme ». Après une très belle réflexion sur « sagesse grecque et paradoxe chrétien ». Charles Moeller s’était donc lancé dans une confrontation entre une littérature et un christianisme qui paraissent se rejeter si durement depuis trente ans. Non point pour condamner ou pour « convertir » des auteurs malgré eux : pour écouter, jusqu’au plus secret de lui-même, un dialogue qui passe sans cesse de la rupture à l’appel. Personne peut-être n’a interrogé avec plus d’honnêteté, plus de scrupule, Gide, Sarte, Albert Camus ou Sagan. Charles Moeller est un lecteur exceptionnel qui ouvre les yeux de ses lecteurs. refusant tout cloisonnement, toute approche superficielle ou préconçue, il a ausculté comme personne l’âme de la littérature d’aujourd’hui.
Nous voici au seuil de ce qu’on pourrait appeler la Nouvelle Critique. Comment ne pas citer d’abord, avec la plus totale admiration Georges Poulet (1902) ? Georges Poulet a apporté à l’exercice critique une vision transfigurée et une technique dont toute la Nouvelle Critique devait faire son profit. Prenant la totalité d’une œuvre pour en casser les lignes habituelles et la réduire à ses plus infimes éléments, il la reconstruit ensuite selon les lignes que l’œuvre suggère. « L’acte critique est celui par lequel, à travers la totalité d’une œuvre relue, on découvre rétrospectivement les fréquences significatives et les obsessions révélatrices. » Les tires de Georges Poulet, d’abord énigmatiques, prennent alors leur signification insolite : « Etudes sur le temps humain », « Les métamorphoses du cercle », « Mesures de l’instant », « La conscience critique ». Ennemi des ruptures, créateur de mutations, Georges Poulet est vraiment un des plus importants essayistes de ce temps. Peu de gens savent qu’il est Belge, car il a enseigné à Edimbourg, à Zurich et à Nice. Il fallait le souligner.
L a génération qui le suit a vu s’affirmer Albert Henry attaché au langage dans « Amers" de saint-John Perse, une poésie en mouvement » ; ou Madeleine Defrenne avec « Odilon-Jean Périer ». Elle a vu naître Maurice-Jean Lefebve avec « L’image fascinante et le surréel », où le structuralisme est une étape vers l’œuvre surréelle dont l’œuvre réelle serait le reflet ; elle a vu monter Jean Terrasse avec « Le mal du siècle et l’ordre immuable » ; elle a vu s’épanouir René Micha qui cherche moins les grands ensembles que les découvertes individuelles dont il parle sans système, mais avec une précision magique : « Pierre-Jean Jouve » ou « Nathalie Sarraute » ; elle a vu apparaître, et partir trop tôt, François Van Laere qui avait pratiqué avec une généreuse maîtrise « Une lecture du temps dans La Nouvelle Héloïse ». de cette génération se détache aussi Robert Frickx qui, sous le nom de Robert Montal, a publié des études sagaces sur René Ghil, Lautréamont ou Rimbaud.
La plus jeune génération a déjà ses chefs de file : Jacques Sojcher avec « La démarche poétique », François Pire avec « La tentation du sensible chez Paul Valéry », Jean-marie Klinkenberg avec « Style et archaïsme dans la légende d’Ulenspiegel de Charles de Coster », Françoise Collin avec « Maurice Blanchot et la question de l’écriture ». L’écriture ou la littérature ? On sait que c’est le débat même de notre temps.

La morale et la pensée

Les essais de Maeterlinck (1862-1949) ont été longtemps célèbres : « La sagesse et la destinée », « Le trésor des humbles », « Le grand secret ». Ils n’ont pas engendré une continuité du genre en Belgique. L’essai religieux, lui, a connu une figure éminente et originale : dom Hilaire Duesberg (1888-1969). Attaché à la Bible, nourri d’un humanise où entraient le don de la forme et la grâce du sourire, il a transfiguré « Le roi Hérode » ou « Les scribes inspirés ». Une pensée laïque, d’une égale noblesse, habitait Maurice Lambilliotte à la recherche de « L’homme relié », tandis que Roger Bodart délaissait parfois la poésie pour des essais où dialoguent les hommes ou les civilisations : « Dialogues africains ».
Un nom nous vient ici qui aurait pu figurer à peu près partout et qui est celui d’un des plus grands écrivains d’aujourd’hui : Suzanne Lilar. Venue du théâtre à l’essai, douée d’une magnifique richesse intellectuelle et d’un style d’une souplesse prodigieuse, elle s’est penchée sur des questions essentielles où le mythe éclaire et façonne la vie concrète. Dans un livre-clé comme le « Journal de l’analogiste », elle analyse les rapports entre l’art et la vie, le cycle d’échanges et de perceptions qui devient la pulsation du monde.
Dans « Le couple », Suzanne Lilar élargit sa démarche, allant de l’altérité passionnément assumée à l’unité dans la différence. Cette réhabilitation rayonnante de la chair et de l’âme qui s’accomplissent ensemble, elle la confronte avec une sorte de contre-exemple, « A propos de Sartre et de l’amour », puis avec la revendication féminine de Simone de Beauvoir, qui nie le couple : « Le malentendu du deuxième sexe ». Quant à son plus récent ouvrage, « Une enfance gantoise », c’est une exploration que Suzanne Lilar mène de son enfance à travers quelques thèmes : le beau, le sacré, le langage, etc. Toutes ses idées essentielles se regroupent dans ce superbe retour aux origines.

L’essai sur l’art

Pays de peintres, la Belgique est aussi, tout naturellement, un pays d’historiens de l’art. Chez certains, l’humanisme regroupe art et littérature. Ainsi de Gaston Colle (« Les éternels », « Les sourires de Béatrice ») ou de Gustave Vanzype qui parle des peintres en écrivain. Ou, en plus moderne, de Jean de Beucken avec « Cézanne ».
Il en va autrement de Charles Bernard (1875-1961) qui affûtait sa plume dans le journalisme le plus vivant et se jetait dans les batailles artistiques avec un insolent humour : « Les pompiers en délire » a fait date en 1929, comme, dans un autre registre, « Esthétique et critique » en 1946. cet Anversois avait été précédé par un Liégeois Arsène Soreil, avec « Introduction à l’histoire de l’esthétique en France », plus classique, qui parut en 1930 et fut rééditée depuis lors. Paul Fierens (1895-1957) aura été pendant vingt ans, le maître de la critique d’art. de « Van Eyck » (1931) à « Van Gogh » (1947), sans oublier les synthèses admirablement mûries de « L’Art flamand » et des « Grandes étapes de l’esthétique », il a montré une connaissance devenue culture, une ouverture devenue richesse, qui lui ont donné une autorité considérable.
Chez Paul Haesaerts (1901-1955) l’allure est plus mobile, plus caracolante, mais la science et la pénétration s’allient dans de nombreuses monographies ou dans des « ensembles » comme « L’école de Laethem-Saint-Martin » ou « Constantes de la peinture en Belgique ».
Faut-il ajouter que des génies comme Bruegel ou Rubens ont suscité de nombreux ouvrages ? On pense au « Bruegel » de Franz Marijnissen ou à celui de Bob Claessens, au « Rubens » de Léo van Puyvelde, au superbe « Rubens et son temps » de Roger Avermaete.
N’oublions pas la musique dans un pays toujours riche en musicologues (Ernest Closson, Charles van den Boren), où Robert Wangermée a si largement traité « La musique flamande au XVe siècle » ; et Jacques Stehman, si joliment élaboré l’ « Histoire de la musique européenne ».

L’histoire et le monde

Si l’Histoire, en Belgique, a de glorieux ancêtres comme Froissart ou Commynes, si elle a refleuri après la naissance officielle du royaume en 1830, nul ne niera l’extraordinaire influence d’Henri Pirenne (1862-1935) qui est un peu le père de l’Histoire moderne en Belgique
Une magnifique génération d’historiens l’a escorté ou suivi dans toutes les universités et les grandes maisons d’enseignement. A Louvain, Léon Van der Essen avec un « Alexandre Farnèse » qui est un monument, et Charles Terlinden, qui a publié pendant plus d’un demi-siècle et dont l’ « Histoire militaire des belges » et « Charles-Quint empereur des deux Mondes », sont des ouvrages décisifs ; à Gand, François L. Ganshof, avec « Qu’est-ce que la féoda

Lire la suite...
administrateur théâtres

Maris et femmes

Qui part ? Qui reste ?

That’s the question ! Dans un skyline anonyme fait de vastes panneaux jouant aux gratte-ciel, avec beaucoup d’imagination, on peut essayer de croire que c’est le New York de Woody Allen. On vous procure  d’ailleurs des  lunettes spéciales à la billetterie pour forcer le trait. Dommage que l’on n’a pas saisi la chance de chausser la dernière  qui était dans le  panier. Faut dire que se battre pour une paire de lunettes, cela ne la fait pas pour un couple de spectateurs sans date de péremption.

Bref, on courait ventre à terre pour  revoir nos deux  tuyauteurs de rêve préférés :  Tania Garbarski et Charlie Dupont, et assister au décorticage de la libido et des problèmes zexistenciels. Las, le soufflé de boulevard n’est ni monté ni descendu, il aurait eu besoin d’un sérieux coup de blancs  en neige, car c’est le manque de délire  et de malin plaisir qui est le plus frustrant. Beaucoup de coups dans l'eau: le coup de la panne de couple, la panne d’écriture, la panique à bord, prêts à empanner ? Pantins de pantomime. Pamphlet? Bref le panégyrique de la séparation « on reste bonzamis » !  Une comédie conjugale finalement  tellement sérieuse pour du Woody à lunettes dont le film date tout de même de 1992!  Panta rei ! Est-ce le décalage du siècle ?

"Jack et moi, nous nous séparons et on va très bien !" : l’entrée en scène est glaciale et n'émeut pas. Ensuite s’enchaînent des dialogues par trop mécaniques où l’on cherche vainement  l’empathie  ou la spontanéité. Poupées de cire et poupées de son? Seule la jeune étudiante Rain (Inès Dubuisson ), Lolita agressive qui dès le plus jeune âge a consommé presque tous les amis de son père, est vraiment convaincante dans sa fausse ingéniosité…   Dans la distribution des couples en goguette, perdus dans le brouillard des illusions,  il faut tout de même remarquer l’intense performance d'une poudrière complètement sexe: Une incandescente patineuse sur sols de couples gelés : Aurélia Bonta master en aérobics, végétarienne et diplômée en Psychologie qui donne la réplique à Damien Gillard ! Dame ! Quel peps d’enfer! Quelles embrassades  goulues !

 Mais notre préférée, parmi les paumés du petit soir,  c’est bien sûr Sally, la  wonderwoman shootée au snobisme et à l’E.T.U.C. (everything under control). Directe et directive, elle  veut maîtriser  les moindres détails de sa vie   et cela  l’empêche royalement d’en jouir ! Elle a besoin de réfléchir sur tout, pendant, avant et après, quelle que soit la proposition, même la plus intime. Elle s’explose dans la colère et se lâche dans l’égocentrisme. Tania Garbarski est une vraie révélation lorsqu’elle joue cette mante bourgeoise, susceptible et autoritaire face à un nouveau partenaire ténébreux et soft, le Michaël (Nicolas Buysse)  que Judy, à défaut de le prendre, lui a fourré dans les bras.

Certes, les fragilités de la poétique Judy (Isabelle Defossé) sont fort attendrissantes, mais tellement hors-texte, presque incongrues,  devant la férocité sous-jacente des couples assoiffés d’idéal, mais  atteints de démolitionite organisée. La naïveté canadienne renversante de Gabe (Charlie Dupont), son  partenaire  indécis, aveugle et lâche, traverse la pièce comme  un bateau fantôme dérisoire. L’image de l’écrivain?  

https://www.theatrelepublic.be/

Comédie conjugale

MARIS ET FEMMES

Scénario Woody Allen
Adaptation théâtrale Christian Siméon. Mise en scène Michel Kacenelenbogen. Avec Aurélia Bonta, Nicolas Buysse, Isabelle Defossé, Inès Dubuisson, Charlie Dupont, Tania Garbarski et Damien Gillard 

DU 12/11/16 AU 31/12/16

Création - Grande Salle 
Représentations du mardi au samedi à 20h30 sauf le 12/11/2016 et le 31/12/2016 à 21h00
Spectacle complet : jusqu'au 20
/12

      

Lire la suite...

L'énergisante beauté

Songerie

La Nature offre des saisons,
Chacune porteuse de charmes,
Certaines créant des alarmes.
Éblouissent leurs créations.

L'espoir ne serait pas faillible
Si pour les humains alternaient,
Bien prévisibles chaque année,
Des phases douces et pénibles.

Or, il en est différemment.
Souvent s'impose l'évidence
Que maltraite la providence,
Sans signes d'adoucissements.

Providence est le nom donné
À ces forces mystérieuses,
D'aucune loi respectueuses,
Capables de désarçonner.

Grande vulnérabilité
De ceux qui sans cesse résistent.
Lutter affaiblit et attriste
Mais énergise la beauté.

29 novembre 2016

Lire la suite...

Instant matinal

Blanche opacité de l'absence,
Propice à un profond oubli.
Est insensible l'énergie.
L'ennui pèse dans la balance.

Propice à un profond oubli,
Perdure immense, le silence.
L'ennui pèse dans la balance,
L'esprit lentement s'engourdit.

Perdure immense, le silence,
Stagne un tableau privé de vie.
L'esprit lentement s'engourdit.
Un insipide instant commence.

Stagne un tableau privé de vie,
Loin des échos de la démence.
Un insipide instant commence,
N'endolorit ni ne meurtrit.

28 novembre 2016

Lire la suite...

NAISSANCE.

Dans les trous, les creux de ma vie,

j'écris, j'y met des mots, des larmes,

des silences qui hurlent, j'écris, j'écris

à l'encre chaude, légère et fluide.

Oui, j'écris en même temps que vous

apparaissez, que vous prenez corps ;

un souffle tiède sur ma peau froide se balade,

vous déjà, enfin un peu, depuis mon

premier mot ; de vous un pas..

Depuis ce pas de vous, laissé dans

l'encre chaude sur le blanc de mon ile ;

ma feuille, mon aventure commence.

Insulaire est le poète, sans mer.

De ce creux, ventre vide, inhabité,

ce grand soleil de vous

en a fait un jardin !

NINA

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

#SexismePasNotreGenre : vous avez 12 jours pour  aller voir la pièce et en parler autour de vous !

15042094_1453437268004486_5302227519688059849_o.jpg

« Il est très difficile à une femme d'agir en égale de l'homme tant que cette égalité n'est pas universellement reconnue et concrètement réalisée. » La fin du mépris ? Pas encore ! Le sexisme ordinaire est tellement généralisé qu'il est presque invisible. Les femmes elles-mêmes ont intégré les clichés dont elles sont  victimes. Bien pire, il est des millions de femmes qui subissent toujours des traditions néfastes. Elles doivent se battre pour faire des études …ou pour ne pas être excisées, violées, battues, enfermées, traitées comme du bétail humain. Vous souvient –il de cette jeune héroïne pakistanaise qui  âgée de 17 ans, obtenait le Prix Nobel de la paix en 2014?  Malala Yousafzai, fille d’un militant convaincu pour l’éducation des femmes.

Ph. D. R.

 Et puis enfin il y a ces Femen médiatiques…qui après la révolution orange en Ukraine, manifestent l'été 2008, déguisées en prostituées, pour dénoncer l'importance de la prostitution en Ukraine. En 2009, elles innovent en manifestant seins nus contre la pornographie en ligne. Elles choisissent ainsi de dénuder leur poitrine, les seins nus symbolisant la condition des femmes ukrainiennes : pauvres, vulnérables, propriétaires seulement de leurs corps.

« Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler » est un manifeste salutaire, saluant le combat des femmes depuis 1913, retraçant l’histoire de leur pénible chemin vers la dignité et l’égalité.  Une urgence par ce que « Si l’on vit assez longtemps, on voit que toute victoire se change un jour en défaite ». Une pièce redisant combien nous est nécessaire la phrase de Simone de Beauvoir  « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant… » Ce qu’estiment  Christine Delmotte, metteur en scène  et son quintet  sulfureux de comédiennes vaillantes, provocatrices,  généreuses et engagées jusqu’au bout des cheveux, courts ou longs, militantes jusqu’au bout des seins pour certaines… Elles sont spectaculaires.  Le titre de la création  est emprunté à la pancarte d’une manifestante. Ce slogan "paraît très juste et, dit Christine Delmotte, il pourrait être revendiqué par tous les personnages du spectacle"Les héroïnes se nomment  Sophie Barbi, Daphné D’Heur, Isabelle De Beir, Catherine Decrolier et Mathilde Rault. Elles sont magnifiques. 

Ph. D. R.

La scénographie est haletante, les moyens sont home-made comme certaines bombes.   La  bande d'heureuses complices, féminines et épanouies, déborde d’ingéniosité pour présenter leur vaste dossier pédagogique live. Et on est loin des stéréotypes des MLF enragées des golden sixties.  Quant à la femme des années 80, cela fait peut-être ringard maintenant, mais la bataille et loin d’être gagnée.  Les femmes ne sont encore que 14% dans les conseils d’administration des entreprises. En moyenne, les hommes gagnent 19% de plus que les femmes, et cette différence persiste tout au long de la vie. Combien de coups de reins encore pour secouer la pesanteur du joug sexiste? C’est que chacun de nous se doit de traquer la « blague » ou le comportement  sexiste.

14980695_1453437258004487_2876765890350732830_n.jpg?oh=547225cd2142da1daf4f7a4ea71a9f33&oe=58C041F5&width=300

 Suggestions de la réalisatrice : La bataille pourrait-t-elle se livrer sur le plan de la maternité, dernier refuge de l’inégalité des sexes? Elle vous offrira en prime un balayage  maison délirant des nouvelles constellations familiales!  Un seul regret : l’absence de ces sorcières  d’antan dont on aurait aimé honorer la mémoire, car les honorer  c'est faire l'éveil devant la crainte de nouvelles formes d'inquisition, c'est dénoncer  les discours fondamentalistes qui se présentent comme vérités immuables.  Depuis toujours,  on pratique la recherche de boucs émissaires responsables de tous les maux de la société, et on ferme pudiquement les yeux.

CRÉATION

Générique:

Avec: 
Sophie Barbi
Daphné D’Heur (et création sonore) 

Isabelle De Beir
Catherine Decrolier
Mathilde Rault 


COLLABORATION À LA SCÉNOGRAPHIE   
Noémie Vanheste, Antoine Vilain aux éclairages
REGIE GENERALE
Antoine Vilain

ASSISTANAT À LA MISE EN SCÈNE   
Fanny Donckels
 
ÉCRITURE, SCÉNOGRAPHIE & MISE EN SCÈNE   
Christine Delmotte
 
COPRODUCTION  
Cie Biloxi 48 | Théâtre en Liberté

DUREE DU SPECTACLE
1h25 sans entracte

Du 11 novembre au 10 décembre 2016

Devant le succès du spectacle NOUS SOMMES LES PETITES FILLES DES SORCIERES QUE VOUS N'AVEZ PAS PU BRÛLER, deux représentations supplémentaires sont ouvertes 
LES SAMEDIS 3 ET 10 DECEMBRE, à 15 h 00

15137568_1469483199733226_1163443318883846026_o.jpg

http://theatre-martyrs.be/saison/nous-sommes-les-petites-filles-des-sorcieres-que-vous-navez-pas-pu-bruler/8935A8E9-EA6C-1BAD-99D0-DDEAC35F8B9F/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Malala_Yousafzai

https://fr.wikipedia.org/wiki/Femen

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme

 

Lire la suite...

*

 

Quelques photos   de présentation   de mes aquarelles

--------------------------------------------------------

Portraits   -   paysages   -   fleurs   -   nus   -   marines

12273201894?profile=original

55 aquarelles ont été présentées

12273202269?profile=original

visite dans deux salles continues

12273202888?profile=original

12273203092?profile=original

12273203887?profile=original

un petit aperçu

12273204653?profile=original

reportage paru dans toutes les éditions régionales du groupe Vlan

12273205056?profile=original

vous souhaitez découvrir l'endroit, voir plus de photos,

faites un passage sur ma page Facebook et découvrez  la salle plus amplement

*

Lire la suite...

Intermède automnal

Une floraison abondante,
Surgie en ce temps automnal
D'une féerie hivernale,
Dans une lumière aveuglante.

D'une blancheur immaculée,
Posées sur les noires sculptures
Une manne de la Nature,
Des friandises congelées.

Deux jours glorieux, exaltants.
Abondance de poésie,
Un courant de fraîche énergie,
Puis à nouveau, lourdeur du temps.

Les émois mérités ou non,
Qu'ils ravissent l'âme ou la blessent,
La troublent mais varient sans cesse.
Or leur souvenir même fond.

Montréal, 26 novembre 2016

Lire la suite...

Je ne peux être parnassienne

Songerie

Certes les sculpteurs, les artistes,
Consacrent à l'Art leurs efforts.
Dans un rigoureux inconfort,
Ils demeurent idéalistes.

Des poètes, non romantiques,
Accueillant le culte du Beau,
Crurent pouvoir, usant des mots,
Créer des émois esthétiques.

Ils furent nommés parnassiens.
Gardaient secrets leurs états d'âme,
Hors celui cuisant qui enflamme:
Révéler la splendeur du Bien.

Je ne peux être parnassienne
Car je ne suis pas une artiste.
Mais je n'en suis nullement triste.
Ma muse est une musicienne.

25 novembre 2016

 

Lire la suite...

STAND BY...

Immobile, juste l'instant

Plus de passé, pas de futur...

N'est réel que le présent

Et l'esprit face au mur!

Avancer, reculer

Quelques pas, comme une danse

Des désirs dévoilés

En une sorte de transe!

Sur la peau le soleil

Ou peut-être la pluie...

Tous les sens en éveil

S'enfoncer dans la nuit...

Le monde au creux de la main

Un sursaut de faiblesse...

Peu importe demain

Si moment est ivresse!

J.G.

Lire la suite...

La règle monastique de Benoit de Nursie

(Regula monasteriorum). C'est une oeuvre d'une importance décisive pour le développement du monachisme en Occident, qui eut une vaste influence sur la production littéraire du moyen âge; elle offre en outre un vif intérêt philologique, car le texte que nous en possédons, curieux pour les particularités de la langue dans laquelle il a été composé, est le résultat d'une très lente élaboration. La "Règle" en question est l'oeuvre de saint Benoît de Nursie (480-547). Très largement inspirée par des multiples écrits relatifs aux préceptes de vie monastique, elle en représente, pour ainsi dire, la rédaction et codification officielles, la coordination, de la part de l' Eglise, de l'activité cénobitique jusqu'alors isolée, pour la sauvegarde du patrimoine de la foi à une époque de troubles et de transition. La Règle de saint Benoît eut bientôt le pas sur toutes les institutions monastiques du monde latin, et même sur la rigide discipline irlandaise: elle devint en somme, selon la volonté explicite du saint et le titre que lui donna le pape Pélage Ier, la "Règle des monastères" ("Regula monasteriorum), la norme universelle de chaque couvent. L'attention vigilante que saint Benoît accorda aux besoins du temps fit qu'il put adapter le monachisme oriental, sévère et contemplatif, à l'esprit actif et conquérant de l' Occident latin. La règle se propose précisément, en prenant l'Evangile pour guide, "de constituer une école au service du Seigneur", où l' "on prie et travaille", où l'abbé, "aux yeux de la foi, tient place du Christ" et où chacun se sent uniquement "ouvrier de Dieu", appelé à "revenir par le labeur de l' obéissance à Celui dont l'avait éloigné l'oisive lâcheté de la désobéissance". Ecrite seulement pour les hommes, la Règle s'adresse à quiconque, "renonçant à ses propres volontés, est prêt à militer sous le vrai Roi, le Seigneur Christ, en prenant les très fortes et glorieuses armes de l' obéissance". L'oeuvre est précédée d'un prologue, où est clairement exprimé le sublime programme que se proposait le saint. Elle comprend 73 chapitres, d'une perfection et d'une concision remarquables, d'un ton évangélique et solennel, plein d'autorité, réformateur, mais, en même temps, bienveillant et humain; certains de ces chapitres, remplis de spiritualité, atteignent parfois aux plus hauts sommets de la mystique.

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

Philippe Sireuil   mettait  en scène  la première partie du roman-fleuve de Louis-Ferdinand Céline « Voyage au bout de la nuit » (1932) en février dernier.  La  reprise du spectacle à Bruxelles au théâtre des Martyrs,  est aujourd'hui la bienvenue dans le contexte de violences mondiales effrénées qui nous entourent. Une question se pose : il y aurait-il du courage dans la lâcheté ?

« ...Oh ! Vous êtes donc tout à fait lâche, Ferdinand ! Vous êtes répugnant comme un rat… 
- Oui, tout à fait lâche, Lola, je refuse la guerre et tout ce qu’il y a dedans… Je ne la déplore pas moi… Je ne me résigne pas moi… Je ne pleurniche pas dessus moi… Je la refuse tout net, avec tous les hommes qu’elle contient, je ne veux rien avoir à faire avec eux, avec elle. Seraient-ils neuf cent quatre-vingt-quinze millions et moi tout seul, c’est eux qui ont tort, Lola, et c’est moi qui ai raison, parce que je suis le seul à savoir ce que je veux : je ne veux plus mourir. »

 L'interprétation du personnage de Bardamu par la comédienne Hélène Firla  est hypnotique. Elle prête son souffle et son  jeu magistral  à  l'un des textes les plus puissants de la littérature française du XXe. Dans un même creuset de mots en ébullition,  l’homme et la femme  se retrouvent  soudés dans le même rejet de l’innommable, à contre-courant de tout ce qui, à l’époque et à la nôtre, entraîne vers la débâcle absolue.

 Bardamu est assis sur un banc de pierre, lisse comme un autel, le visage et le corps sculptés par des jeux de lumière, fumant, crachant, narrant, soliloquant à perte de verbe sur l’horreur et l’absurdité de la Grande guerre, la souffrance de l’humanité. La voix  vient d’outre-tombe, d’un mort vivant qui s’extirpe d’un trou d’obus, qui rassemble des bribes de mémoire. A lui tout seul, le personnage assis dos au mur, homme vieilli, à lunettes, vêtu d’un complet trois pièces et chapeau melon représente des millions de voix éteintes par le sang meurtrier des champs de bataille.

A elle toute seule,  la comédienne Hélène Firla, incarne les émotions du chœur  des tragédies grecques. Et le sang coule.  Dès les premières phrases, on oublie que l’homme est interprété par une femme. Ce qui se  déroule devant nos yeux nous plonge au cœur de l’humanité et dans sa fragilité. 

Comme c'est absurde! Bardamu s’est engagé sur un coup de tête dans l’armée, séduit par la musique et  la belle allure d’une parade militaire ! Une fois au front, il est en proie à l’horreur et à l’absurdité de la guerre.

« Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément, je le concevais, je m’étais embarqué dans une croisade apocalyptique. »

Comme c’est absurde et révoltant ! Faut-il que ce soit la guerre qui révèle les tréfonds de la nature humaine ? Faut-il que la bête resurgisse indéfiniment ?  La terrifiante volupté du sang dans chaque massacre, dans chaque hécatombe ne supprime-t-elle pas les moindres formes d’amour ou d’intelligence? Les héros ivres d'orgueil ne croient même pas à leur propre mort ! Et, devant les récits d’héroïsme, les spectateurs trépignent de joie…quelle folie! 

Louis-Ferdinand n’a que 20 ans quand il est entraîné dans le sillage du grand Carnage. Avec ce texte, nous sommes face à un véritable Guernica littéraire, une explosion de parler vrai, une dénonciation de la mort par bêtise humaine. Le délire verbal rejoint le délire sur le front. Le langage châtié croise avec l’insolence et la liberté de l'expression populaire, mais tous les humains sont otages de l’hydre de la guerre.

Dès les premières lignes,  Bardamu avoue sa peur:

« On était faits comme des rats ! »  « Moi, je leur avais rien fait aux allemands ! Une formidable erreur! »

Dès le début, il sait qu’il est lâche, qu’il n’a pas l’étoffe du héros. C’est quoi, ce patriotisme,  cette gloire,  sous le couvert d’un soit-disant altruisme ? Il est embarqué dans une croisade apocalyptique sans fuite possible, convaincu qu’il aura de moins en moins d’espérance d’en revenir.

« Quand on n’a pas d'imagination, mourir c'est peu de chose, quand on en a, mourir c'est trop ! »

lâche l’anti-héros dans un souffle, épuisé de sa lutte  frénétique contre l’obscurité bouleversante des « homicides énormes et sans nombre ».  L'anti-héros est endossé avec grandeur par  une femme, Hélène Firla qui expose devant un public cloué de stupeur, avec immense talent et dans une multitude de registres,  cette humanité bafouée au sein de la vaste farce globale qui ne rêve que de l’anéantissement de l’autre.

12273200056?profile=original

http://www.theatre-martyrs.be

Contact
billetterie@theatre-martyrs.be 
02 223 32 08 

place des Martyrs, 22
1000 Bruxelles

Lire la suite...

Après l'Orage

une aquarelle

d'Adyne Gohy

12273199066?profile=original

a été inspirée par

Les Haïkus des Champs et de La Mer

de

Raymond Martin

Champs dorés ocrés

Papillons bleus voltigeant

Grains d’espoir éclos

 

 

Crêtes d’écume

Goélands virevoltant

Les golfes sont clairs

 

 

Du Mont Saint- Michel

Les matines sonnantes

Cancale au loin

 

 

Saint-Malo  Jean  Bart

Aux pirates d’eau douce

Canons essoufflés

 

 

Tempête calmée

Chalutiers arrimés

A marée basse

 

 

Le soleil rouge

A  l’horizon vengeur

Colore l’onde

 

 

 

 Raymond  Martin

Juin 2014

 

Un Partenariat Art

12272797098?profile=original

Lettres

 

Lire la suite...

12273200666?profile=original

Ô divines et infatigables filandières qui,

dans le sombre de la nuit,

filez, mesurez puis coupez le cours de nos vies,

entendez ce qui coule entre mes lignes.
Ô déesses invisibles, dans vos immuables desseins

je ne suis qu'une âme prisonnière de sa cage

où les convulsions de son existence se perdent

au cristal du miroir d'un Maestro.
Où êtes-vous virginales omniscientes,

vous qui donnez et enlevez ?

Écoutez l'indicible sous mon calame se livrer

à vos inéluctables fuseaux.
Mères de mes songes, sous l'insaisissable brouillard

accompagnant vos mains filant la soie de ma trame,

j'attends que sonne ma fin

sous la bienveillance du tranchant de vos ciseaux

pour qu'en cendres, je repose.

Nom d'auteur Sonia Gallet

recueil © 2015

Lire la suite...

Et maintenant?

A présent, (...), je ressens comme une urgence à vivre. Habiter le présent, oui, mais pas n'importe comment. Faire de sa vie une somme, additionner les activités et les plaisirs, une suite de buts que l'on ne finit jamais de poursuivre et qu'une affliction ou la mort peut interrompre à tout instant au gré des aléas, vivre de proche en proche : cela ne peut plus me satisfaire. Il me faut une ligne directrice pour tenter de faire de ma vie un tout, et savoir où je vais. Je reprends à mon compte cette phrase de Nietzsche '...hélas, comme je suis fatigué de tout ce qui est insuffisant...'(Ainsi parlait Zarathoustra)

Martine Rouhart (extrait de Agir et accueillir, Ed. Brumerge, réédition 2016)

Lire la suite...
RSS
M'envoyer un mail lorsqu'il y a de nouveaux éléments –

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles