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Cueille la vie
Cueille le jour
Et dis merci
Sans retour
Cueille l'instant
Cueille le présent
N'attends pas qu'il passe
Les regrets sont tenaces
Cueille un baiser
Cueille sans tromper
Effleure l'intuition
Ressens l'émotion
Cueille l'amour
Cueille le toujours
Que la beauté des mots
Berce ton cœur et ton âme
Cueille encore ta vie
Cueille-là avec lui
Pour suivre ce chemin
Jusqu'au petit matin
Cueille l'aube
Cueille le crépuscule
Et surtout ne regrette rien
Ni aujourd'hui ni demain
Cueille enfin l'au-delà
Et maintenant dis-toi
C'était une belle expérience
Approuve et admire la nuance...
~*~
LouMiss
11.02.19 © Laurence Delattre
Tous droits protégés
Image du Net
Voici le lien vers la vidéo réalisée par Pascal Pelletier lors du vernissage de cette exceptionnelle exposition proposant les clichés réalisés en Egypte par Etienne Drioton entre 1925 et 1952
Visages et célébrations
Jour après jour, la lumière et l’écriture autour des maisons.
Longtemps, les bords de routes accompagnaient nos pas.
De vastes fouillis frissonnent encore dans les sous-bois.
Mais déjà, les secrets réapparaissent au bout des branches.
L’œil est la tectonique des souvenirs.
Ceux qui reviennent naturellement, après quelques hésitations,
font le bonheur de la recherche.
L’ombrage bien présent et des tissus chatoyants au soleil.
Les hauteurs de ta main survolent quelques accords au piano,
pour écrire tes larmes, tes tournoiements aussi.
Puis, chargé d’étoiles, le grand écran déploie quelques esquisses.
A Mondeville,
Le 19 février 2019
morceau déposé Sacem code oeuvre : 3447450011
Je ne suis pas poète
Je suis une " brodeuse de mots "
Au tempo de mes maux
Je calligraphie ma vie
De rimes subtiles et adoucies
~*~
Je devine, ressens, imagine
Des larmes au rire
Ma plume s'inspire
" Encre de lune "
Ou " plume de lyre "
Souvent, soupirent
~*~
Levant le voile
Sur la toile
De " l'écume de mon âme "
Vagabonde, dessine la trame
~*~
Ce doux frisson
Me fait vibrer
Lorsqu'à la nuit tombée
L'inspiration sans bruit
Colore mes mots enfouis
~*~
Laissant au petit matin
Ces quelques rimes
Tracées au fusain
Doux fruits de l'esprit
Apaisé enfin !
~*~
Et si, de ce partage
Dans mon sillage
J'arrive à vous faire ressentir
Frissons et émotions
~*~
Nul doute, mon bonheur est comblé
De vos cœurs parfumés
Et de l'écho de vos sourires
Pour mon doux souvenir
~LouMiss~
© Laurence Delattre, 2019
Tous droits réservés
J'ai la tête un peu fêlée, elle était pas assez dure.
Un peu de ciel étoilé a coulé par la fêlure ...
~Alter Karer~
Je couvrirai ton corps de paillettes d'or
Ma reine, ma déesse, ma muse
Pour toi, mon plus beau trésor
~~
Ma reine, ma déesse, ma muse
Je t'aimerai jusqu'à la mort
Quoique tu dises, quoique que tu refuses
~~
Je t'aimerai jusqu'à la mort
Mon cœur, mon âme t'appartiennent
Ma reine et plus encore !
~~
Mon cœur, mon âme t'appartiennent
Sans toi, la vie n'a ni nuance ni chaleur
Tu es le sang qui coule dans mes veines
~~
Sans toi, la vie n'a ni nuance ni chaleur
Je combattrai l'univers et te conterai merveilles
Une couronne d'étoiles en porte-bonheur
~~
Je combattrai l'univers et te conterai merveilles
Et couvrirai ton corps de paillettes d'or
D'étincelles d'amour en ode de toujours
~~
Je couvrirai ton corps de paillettes d'or
Ma reine, ma déesse, ma muse
Pour qu'à jamais tu sois, mon seul trésor
LouMiss
27.08.18 © Laurence Delattre
Tous droits réservés
Photographie : Violetta Doněckaja
En parcourant la liste des membres de 'Arts & Lettres', je suis arrivé sur le nom de Christian Printz. Il était présent parmi près de cinq mille affiliés. Il y était très discrètement car il n'y a, apparemment, guère d'autre trace de lui sur ce site.
Sans doute personne n'aura pu remarquer, apprendre qu'il nous avait quittés le 27 mars 2018, voici donc presque une année.
Je l'ai un peu connu. Il n'était guère démonstratif, il s'avérait plutôt renfermé. Mais il jouait un rôle non négligeable dans la mise en pages de nombre de livres édités par la Maison de la Culture de Tournai, Unimuse et la galerie Koma de Mons.
Il nous laisse des bouquins à la typographie claire, à la disposition agréable aux yeux des lecteurs, rehaussés d'illustrations mises en valeur. Ainsi participait-il à la vie culturelle de la Wallonie picarde, à la diffusion de poèmes, d'essais divers.
Reste son nom au bas d'une page signalant le travail qu'il avait accompli, trace minuscule mais ineffaçable.
Probablement est-ce le lot de la plupart d'entre nous. Nous nous côtoyons sans avoir réellement le temps de prendre connaissance de tous les humains qui nous entourent. Nous avons des occupations, des professions, des familles, des amis anciens, quelques collègues qui nous accaparent. Et c'est bien ainsi. Même si c'est un peu triste pour les solitaires qui demeurent en leur solitude.
Vivre dans des bourgades ou des villes entouré de semblables à soi n'empêchera jamais la solitude. Dans les circonstances de la vie, chacun est amené à prendre des décisions importantes qui l'engagent, le transforment. Ces décisions-là ne se prennent finalement que seul, la condition de l'homme est à ce prix.
"Quand on sourit ma fille, la grimace est plus belle"
Ainsi parlait ma mère lorsque j'étais enfant...
Et si depuis toujours j'avais l'âme rebelle
Ce conseil s'est ancré au creux de mon tourment.
Le sourire est à l'homme, le refuge, un espoir...
Il met au fond de l'œil l'esprit des étincelles
Il est le miel enfin qui nous offre l'espoir
Et nous fait oublier que la vie est mortelle!
Petit miracle en soi, écartant la faiblesse
Il nous permet de vivre quelques instants d'folie
Il promet à l'amour le renouveau sans cesse
Et sera jusqu'au bout fanion de nos envies...
J.G.
Les roses sont aujourd’hui en prose dans la bouche des mendiants
Aujourd’hui les rosiers sont fleuris
On les croise loin des jardins
Leurs lèvres argentées
D’un coquelicot grimacent
Leurs yeux poivrés aux stigmates noirs
Des aiguilles aux fins talons
Apprivoisent les pavés
Où se réfléchissent
Des roseaux pensants
Les raies du soleil battent
Les trottoirs luisants
Miroirs où les roses rêveuses
Dans des calices aux ongles bleus
Se mirent en souriant
La journée s’achève
En musique s’achève
La nuit étend ses draps blancs
L’étoile du berger
Veille sur un astre vierge
Une promeneuse
Visage blême où se mêle l’Ancolie,
Et l’Edelweiss du royaume de la nuit
lyonel
Geneviève Brisac est une "femme-écrivain", comme elle aime à le dire. Également éditrice chez Gallimard et à l'École des Loisirs, elle nous raconte dans cette Masterclasse sa vie au milieu de ceux qu'elle aime le plus au monde : les livres.
Même invisibles
à l'intérieur des nuages
les étoiles
recousent le ciel
au point de croix
rien que d'y penser
défroisse
le ruban soyeux
des rêves
...................................
Martine Rouhart
Une prodigieuse « Cloaca Maxima » vénitienne à la Monnaie!
Février 9, 2019

Olivier Py qui revient pour la cinquième fois à la Monnaie, aime travailler à contre-courant. Les merveilleuses scènes et effets de lumière de Canaletto sur les rives du Grand Canal bordées de palais Renaissance et gothiques ? On oublie ! Adieu même à « Mort à Venise» et l’impressionnant sens de la beauté de Thomas Mann traduit par l’inoubliable réalisateur Luchino Visconti (1971) dans son film éponyme. Voici le Crépuscule des Êtres Humains dans un opéra en forme de polar, où le Mal l’emportera définitivement. Du début à la fin, le désir brutal, le pouvoir phallocratique et la luxure étouffent la scène dans un monde souterrain et sinistre.
L’enfer à petite échelle : le sexe et la mort dansés, mimés, chantés comme s’il fallait en faire un mode de vie ! Le carnaval se traduit par danse macabre. Des actes plats, sans préliminaires ni réflexions posthumes, exposant leur urgence brute et définitive. Le décor choisi est le grand égout de Venise, avec ses murs sombres et sans fin et le bord glissant et dangereux de choses qui transpire de partout. Les gondoles se sont transformées en cercueils.

Roberto Covatta, Scott Hendricks & Ning Liang – La Joconde par Olivier Py (© Baus)
Finalement, deux gigantesques bateaux de croisière, ruisselants de lumière seront de passage à travers le cloaque rempli d’eau où pataugent les artistes, question de rappeler brutalement que Venise, pendant des siècles, le cœur même de notre culture occidentale, a toujours été menacée par de perfides appétits. Ou est-ce Venise elle-même qui est le mal? Olivier Py et Pierre-André Weitz (scénographie et costumes) ne mâchent pas leurs mots et avancent que « La beauté de Venise, c’est la mort, la grandeur de Venise, c’est le déclin, la puissance de Venise, c’est le Mal ». Le déclin inexorable de l’Europe des Lumières qui a créé l’esprit du progrès et le rejet de l’obscurantisme les conduit apparemment à cette triste déclaration. Une déclaration encore plus évidente se fait dès l’ouverture de l’œuvre, sous la forme d’une baignoire (de l’époque nazie?) dans laquelle un gnome, un joker, ou un clown subit le supplice de l’eau mais que sarcastiquement cela ne dérange même pas! Ce personnage muet, le Mal ex machina, prendra de la puissance, grandira en taille et en nombre tout au long de l’action. Image de choc: entre de mauvaises mains, l’eau que l’on pense naturellement être source de vie, peut provoquer la mort de toute personne soumise à son pouvoir meurtrier. « Du pain et des jeux » réclame la foule: «Viva il doge e la republica!». Que le doge soit ogre ou pantin, la boucle du Mal est refermée.

À l’époque, Amilcare Ponchielli était considéré comme le plus important compositeur italien de la génération après Verdi, mais nous le connaissons aujourd’hui principalement pour La Gioconda, et en particulier pour son célèbre ballet, «La danza delle ore». L’histoire, basée sur «Angelo, le tyran de Padoue» de Victor Hugo, se déroule dans une Venise du XVIIe siècle, où complots et régates forment la toile de fond des heurs et malheurs de la belle chanteuse La Gioconda (l’immense soprano Béatrice Uria-Monzon). Harcelée par Barnaba (le puissant baryton Franco Vassallo), noir espion de l’Inquisition, la jeune femme a tout sacrifié pour sauver Enzo (Stefano La Colla), l’homme qu’elle aime et va jusqu’à sauver sa rivale, Laura, la femme dont lui est amoureux. Elle est mariée à Alvise Baldoèro, un des chefs de l’Inquisition vénitienne. Sa complainte dans l’Acte III, scène 5 explique son désarroi et son courage « O madre mia, nell’isola fatale frenai per te la sanguinaria brama di reietta riva. Or più tremendo è il sacrifizio mio .. o madre mia, io la salva per lui, per lui che l’ama!» Gioconda parle de l’indicible à l’acte IV, scène 2, dans l’air déchirant «Suicidio», dont elle donne une version échevelée et bouleversante. » Sa seule issue pour tenir parole.
« La Gioconda en un seul mot, ce serait « agapè », en grec. Elle possède ce grand amour inconditionnel qui n’attend rien en retour, entièrement dévoué à l’autre. » explique Béatrice Uria Monzon.

Pendant ce temps, le tout puissant et pervers Barnaba utilise La Cieca, sa pauvre mère aveugle, pour faire chanter La Gioconda, qu’il souhaite soumettre à son désir. Ne parlons pas d’amour ! Il a même l’idée de la faire juger comme une sorcière méritant d’être brûlée. … Mais « Ne sommes-nous pas toutes des filles de sorcières que vous avez brûlées ? » Quoi qu’il en soit, Barnaba est déterminée à la détruire car elle incarne l’amour maternel inconditionnel le plus pur et ose entretenir des relations des plus pieuses avec Dieu. On la voit comme une créature divine délicate, ressemblant à une statuette de femme de la dynastie Tang, chantée par la contralto angélique Ning Liang. Son air céleste dans le premier acte «Voce di donna o d’angelo» résonne comme un élixir d’innocence et de bienveillance et de sagesse. C’est ainsi que le metteur en scène Olivier Py nous propose un opéra noir de bout en bout.

En outre, la scène 2 de l’acte III n’est pas sans rappeler des visions affreuses d’un Othello en furie. Nous savons que Victor Hugo aimait Shakespeare. “Invan tu piangi, invan tu speri, Dio non ti puo esaudir no! in lui raccogli in tuoi pensierei preparati a morir! » chanté par Alvise Badoèro, le mari de Laura. Superbes graves de la basse Jean Teitgen. Mais la pauvre épouse est cyniquement contrainte d’avaler elle-même le poison sur fond de chœurs d’enfants en voix off! Heureusement cette invention de Victor Hugo dans la célèbre scène de jalousie, sauvera celle que le mari en colère n’a pas étranglée de ses mains fumantes de haine et de vengeance.
La musique enfin, s’offre comme un immense soulagement… Elle forme un contraste saisissant et magnifique avec l’atmosphère délétère de l’action, produisant des grappes juteuses de passion et de vie. Une beauté torrentielle et puissante, bouffée d’air dans l’environnement toxique. Un tour de force grandiose pour supporter toute cette noirceur. Ou alors lisez un thriller style la trilogie mongole Yeruldelgger avant de venir, pour amortir le choc. Le flamboyant « grand opera all’italiana » est dirigé par Paolo Carignani avec une double distribution exceptionnelle pour les six rôles principaux, tous terriblement exigeants, la partition étant redoutable.
Le public est complètement emporté par la qualité de l’orchestre, ses textures Verdiennes élaborées et ses harmonies véhiculant une gamme stupéfiante de sentiments, allant de la peur viscérale à la mort, en passant par le suicide, mais décrivant également les différentes affres d’amour ressenties par tous, à l’exception de Barnaba. Les performances répétées des choeurs (Martino Faggiani) sont à couper le souffle, de même que celles des danseurs de ballet, tandis que les six solistes sont tous également resplendissants dans leur interprétation parfaite des sentiments romantiques fracassants. Une galerie étincelante a pris vie au cœur de la Cloaca Maxima vénitienne!
IL FAUT QUE LE DRAME SOIT GRAND, IL FAUT QUE LE DRAME SOIT VRAI.— VICTOR HUGO

Du 29 janvier au 12 février 2019
crédit photos © Baus
J'ai fait du corps à corps avec la solitude
Et redécouverts la folie des certitudes
Puis au petit matin, soleil étant présent
J'ai offerts un sourire à la course du temps...
Du malheur je veux fuir l'haleine trop fétide
Et humer le printemps sans plus craindre le vide!
Alors une fois pour toute choisir le lâcher prise
Laisser chanter la vie très loin de toute emprise...
Sur la neige le soleil apporte ses nuances
Et mon cœur soulagé retrouve une cadence
Quand s'allège la tête, ils dansent les nuages!
Et s'éloignent la peur et l'ombre des naufrages...
J'ai fait du corps à corps avec la solitude
Et redécouverts la folie des certitudes
Puis au petit matin, soleil étant présent
J'ai offerts un sourire à la course du temps!
J.G.