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8555da713372d980b593aa9a73a38d63.jpg?width=400Recréation ou récréation ?  A la veille de la date  anniversaire du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, nous avons eu le plaisir de retrouver dans un cadre prestigieux et  solennel,  un univers musical où règnent véritablement la paix, le rêve et  la quête de sens. Une pause salutaire au cœur de l’esthétique, puisque l’on dit que  la beauté sauvera le monde !  Tout est dit dans les quatre dernières phrases du « Chant des Esprits des Eaux » poème de Goethe mis en musique par Franz Schubert :

Seele des Menschen,
Wie gleichst du dem Wasser !
Schicksal des Menschen,
Wie gleichst du dem Wind !

Âme de l’homme,
Comme tu ressembles à l’eau !
Destin de l’homme,
Comme tu ressembles au vent !

…une œuvre quintessence de musique romantique, qui clôturait ce splendide concert.

Raphaël Fey, violoncelliste et chef d’orchestre, est au pupitre. Il est  lauréat des Conservatoires Royaux de Musique de Bruxelles, de la Hochschule für Musik «Felix Mendelssohn-Bartholdy» de Leipzig et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth. Il  a participé récemment à plusieurs retransmissions de concerts pour les radios Musiq 3 et Klara. Avec l’orchestre « Les Métamorphoses » qu’il a créé avec Camille Feye, il vient d’enregistrer un cd consacré à Haydn, Lipatti et Mozart le label EPR avec le pianiste Julien Libeer. Il  est également diplômé en Histoire de la Musique. Son  dernier projet de recherche  a débouché sur ce concert exceptionnel et  la recréation du « Requiem » de François-Auguste Gevaert (1853) dont on a pu découvrir pour la première fois  la version originale avec l’Ensemble Vocal de Bruxelles, dirigé par Philippe Fernandez Cruz. Un ensemble dont on avait déjà pu apprécier la magnifique prestation lors des journées de Singing Brussels le 6 mai dernier à Bozar. Avec l’Ensemble ‘Les Basses de Bruxelles’, cela se passait à la Chapelle Royale Protestante de Bruxelles le 10 novembre 2018. Et comme il est bon et agréable  de découvrir des chefs d’œuvre inconnus de notre patrimoine artistique belge!

Composé en 1853, le Requiem (Missa Solemnis pro defunctis) s’inscrit dans la tradition des Messes des morts écrites par de nombreux compositeurs européens depuis la Renaissance. Contrairement à Mozart, Michael Haydn, Gossec ou encore Berlioz, Gevaert choisit d’écrire pour un choeur d’hommes, un quintette de cuivres et un ensemble de violoncelles et de contrebasses. Par son écriture orientée vers les graves, cette œuvre annonce le célèbre Requiem que Gabriel Fauré composera quelques années plus tard.

L’ensemble vocal masculin en deux rangs encerclant   les cordes,   violoncelles et  contrebasse et le quintette de cuivres placé dans la galerie supérieure formaient une trinité musicale exaltante où circulaient librement toutes les énergies de la polyphonie, favorisant au mieux le sentiment d’élévation.  Tout au cours de l’écoute  on  retrouve   de riches consonances inscrites dans nos  souvenirs,  que ce soient vers les  belles sonorités vibrantes  des  polyphonies corses,  oui les chants grégoriens ou le patrimoine orthodoxe slave. Le Kyrie est empreint de voix caressantes et éthérées. L’orchestre souligne à peine   des voix a capella d’une grande pureté. Le Dies Irae bascule dans le vrombissement des violoncelles, les cuivres sont au balcon, ponctuant le texte de façon majestueuse. Quand les solistes sont à l’œuvre, ce sont des gouttes d’or des cuivres qui semblent fondre dans le texte. Cuivres cordes et voix se joignent dans les scintillements et la sérénité dont on se sent au fur et à mesure rassasié. . Domine Jesu Christe libera nos in obscurum projette de magnifiques couleurs. Le Sanctus, radieux,  avec les cuivres seuls est une progression crescendo majestueuse qui tient de l’ivresse. Et le subtil Pie Jesu Domine dona eis requiem est un élixir de douceur. Les cordes deviennent  quasi inaudibles, flotte,   juste, la voix humaine. L’Agnus dei est l’affaire de tutti, un andante  sous le poids des péchés du monde, il  resplendit de  cette Beauté qui sauvera le monde…  Et le Lux aeternam parachève  en forme  une berceuse pleine d’humanité. From womb to tomb… we are but frail humans seeking Light!

Dans un cadre d’humilité extraordinaire, véritables caresses de l’âme, les harmonies contrastent d’intensité, traduisent les souffrances humaines, et se greffent avec confiance lumineuse et grave  sur la miséricorde divine. Le texte religieux  est interprété avec vénération dans une atmosphère chargée de respect profond et de mystère. Pour d’aucuns, cette partition aux grandes qualités esthétiques   conduit vers  la  véritable rencontre  de notre être profond ou avec « l’être de la vie plus large ».

Il faut savoir que  François-Auguste Gevaert avait une réelle vénération pour Bach et Haendel et portait en lui une vie spirituelle intense.  Deux figures musicales auxquelles il a tenu à rendre un  hommage  particulier lors de la création de la salle du Conservatoire de Bruxelles, un salle qui devait attirer les plus grands musiciens du monde  pour  servir d’exemple aux élèves du Conservatoire.

A l’ouverture du  programme on a pu entendre une  pièce très intéressante écrite en néerlandais : De Nornen (Les Parques) de Gevaert qui met en scène le fil de la vie et  réveille les bruissement de l’âme, et en deuxième partie du programme, la première des Quatre petites prières de Saint François d’Assise de Poulenc dédiée à la Vierge Marie,  ainsi que  le Concerto pour violoncelle de Schumann avec Justus Grimm, musicien de chambre passionné, en soliste, pour conclure enfin  sur le sublime Chant des Esprits sur les Eaux de Schubert… redonné  avec grâce en bis très émouvant et  infiniment intériorisé.

Photo de Bernard Fierens Gevaert.

Programme :

François-Auguste Gevaert :   De Nornen (Les Parques) / Requiem (1853)

pause

Robert Schumann : Concerto pour violoncelle en la mineur op.129 (1850) version de Richard Klemm / soliste: Justus Grimm, violoncelle

Francis Poulenc : Les quatre petites prières de Saint François d’Assise, pour choeur d’hommes

Franz Schubert : Der Gesang der Geister über den Wassern/ Le Chant des Esprits sur les Eaux (1821) pour choeur d’hommes à huit voix

 

 

https://www.concertschola.be/concerts/2018-11-10

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En refermant le livre de Jean-Jacques Nanot « Comment, je suis devenu le fils d’Henri Nanot », je n’avais qu’une idée en tête, celle de hurler sur la place publique que rien ne peut justifier que l’on refuse d’entendre les appels du filscouv1-jjn.png d’Henri Nanot. 

Si j’en crois les écris de Jean-Jacques Nanot (et rien ne m’autorise à remettre ces derniers en question) il est temps de débattre si oui ou non Henry Nanot mérite la réhabilitation. 

Le silence en réponse aux appels, sollicitations et pétitions ne fait qu’accentuer l’impression d’injustice.  Pourquoi personne ne réplique aux cris désespérés de Jean-Jacques Nanot ainsi que de tous les poètes, écrivains, sympathisants qui l’entourent ?  S’agit-il d’indifférence ou d’une malsaine volonté d’étouffer l’histoire par peur, peut-être, que des mains que l’on croyait si blanches se dévoilent couvertes par la honte des éclaboussures indélébiles?

Il n’est certainement pas de mon ressort ni de ma volonté de remettre en cause le système judiciaire Français. Je n’ai pas non plus l’habitude de passer sous silence ce qui ressemble à l’une des plus grandes injustices mises en œuvre par un pays qui porte dans sa constitution trois mots très simples par la prononciation, mais qui résonnent grâce aux valeurs de la démocratie.  S’il fallait les prononcer pour mémoire je vous les offrirais avec honneur ; liberté, égalité, fraternité.

Écrivons le sans faux semblant, je n’ai pas en ma possession toutes les pièces du puzzle ni l’intelligence rhétorique de ce que l’état pourrait mettre en exergue comme étant un secret indispensable à son bon fonctionnement.  Je ne puis me targuer du titre de juriste ni même de spécialiste en droit ou en investigation.  Je ne suis rien et ce rien, justement, frissonne devant ce qui ressemble à l’arrogance d’un  homme assoiffé de pouvoir qui abusera de son vivant de son privilège et sa fonction pour éliminer un poète à la plume trop acerbe.

 L’étendard de la manipulation porte atteinte à l’état lorsqu’il a pour toute motivation le mirage de l’ambition.  Non, il m’est impossible de me taire, le faire serait ce que les anciens nommaient, la résignation, une forme de collaboration à la destruction d’un monde, d’une civilisation pour laquelle je ne puis que me battre par les seules armes en ma possession ; la plume et l’encre de mes espoirs.

Si j’osais paraphraser Zola j’écrirais : « J’accuse ».  Mais peut-on accuser sans preuve ?  Des preuves il en existe, du moins des éléments suffisamment troublants qui engrainent la suspicion là ou la justice devrait apporter sérénité.

Pourquoi ?  Pourquoi ce silence assourdissant devant les suppliques d’une famille à qui l'on a volé l’honneur ?   Pourquoi ne pas apporter l’ombre d’une réponse malgré les années écoulées ?  La honte n’est jamais d’écouter, de remettre en question son jugement à la lumière d’éléments nouveaux non, la honte est de refuser la réhabilitation d’un paysan poète qui s’est battu pour la liberté.  Pourquoi ? Parce que le verbe lui était nécessaire au même titre que « la vérité ».

Henri Nanot s’est retrouvé damné par ceux qui n’avaient rien compris à ce que le mot égalité signifie en son entier.  Si j’en crois les documents que l’on m’a montrés, Henri Nanot sera sacrifié pour que fleurissent la félonie, l’ambition sans limites, l’orgueil machiavélique d’un homme qui n’a pu supporter le verbe d’un poète engagé.

Dreyfus s’est vu brisé par le comportement de quelques-uns et malheureusement, Nanot prendra sa suite, emprisonné, bafoué, humilié jusqu’à périr  par la main de ses bourreaux.

Screenshot_2015-04-12-10-24-34-1.png?width=182Torturé il l’a été, lui l’ancien résistant, battu comme un chien puis, enfermé, caché aux yeux du monde pour arriver à prouver que la folie est sa compagne et qu’il faut pour cette raison l’abrutir jusqu’à l’aboutissement : la mort sous la torture. 

Ses accusateurs ont  prétendu qu’il aurait posé une bombe et ce motif ne trouvera de preuve, au contraire, les témoignages sont contradictoires et les rapports semblent apporter plus de suspicions sur la neutralité des enquêteurs en lieu et place de sérénité.  Trop de zones d’ombres, trop de contradictions pour ne pas s’interroger sur les prétextes de son arrestation.  Coupable ou innocent ?  Seule la justice a le pouvoir de répondre légalement à cette question, mais, pour ce faire, elle se doit de rouvrir un dossier qui agonise sous la poussière des doutes.

Justice, je crie ton nom, je le crie parce qu’il est nécessaire à la survie de la démocratie.  Certes, nous ne sommes que des humains et par cette faiblesse, sujet à l’erreur.  N’y a-t-il plus crédible que d’oser se remettre en question sous la lumière de l’Histoire ?  Faut-il que Nanot devienne un martyre pour que l’on écoute enfin la voix de son fils ?  Alors il est temps, car martyr, Henry Nanot l’est déjà aux yeux d’un nombre de plus en plus croissant.  Faudra-t-il attendre la fureur d’un fleuve qui s’emporte sous l’effet d’une crue ?  Si le but est de faire oublier Henri Nanot par lassitude, je crains que l’on se trompe, la vérité attend son heure, la vérité s’appelle patience.

Justice, je crie ton nom, je le crie parce que crois encore à la beauté de nos démocraties.  Justice j’ai foi en toi et pour cette raison, l’humanité a besoin que tu t’éveilles.  Justice, ne vois-tu pas ces visages qui te regardent ?  Ne vois tu pas qu’ils attendent non pas de l’humanité, ce n’est pas ton rôle, mais d’offrir la possibilité de réhabiliter un homme à la lumière des éléments que porte son fils, Jean-Jacques Nanot, et qui n’apporte pour toute réponse que des interrogations.  L’honneur mérite que l’on s’arrête.  L’honneur qui touche les puissants ou le plus insignifiant des êtres ne peut être méprisé même si l’on ne parle ni d’homme de pouvoir ni d’homme possédant fortune, car s’il en était autrement qui pourrait prétendre au bien-fondé de nos institutions ?

La requête de Jean-Jacques Nanot me semble fondée.  Il ne demande pas grand-chose en comparaison des années volées à son père, que l’on réhabilite la victime au vue des éléments qui sont en sa possession.  Que l’on rouvre le dossier pour qu’enfin la lumière soit faite sans qu’aucune ombre ne vienne fausser les jugements et qu’enfin une âme retrouve sa liberté apaisée par la reconnaissance des hommes et le pardon légitime de sa nation.

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Rêveries d’une poupée.

 

Dans le salon d’une gloriette,

Se trouve assis, dans un vieux fauteuil,

Un fantoche, nez en trompette.

Agréable, il fait bon accueil.

 

Ses oreilles, de beauté elfiques,

Étirent son doux sourire,

D’esprit des airs bénéfiques,

Jouet parfait, né pour conduire.

 

Fardé gracieux des ballets d’antan,

Poudre de rose, ses joues rayonnent,

Sur sa tête, un bonnet amusant,

Et par-dessus, une couronne.

 

De grands yeux bleus, cernés de lumière,

Comme un ruisseau, couché au soleil,

Depuis son lit, de nobles pierres,

Il est roitelet, sans nul autre pareil.

 

De son sceptre rempli de joyaux,

Des salves de lueurs vermeilles,

Jouent du clinquant des strass royaux,

De ses rubans, couleur groseille.

 

Ses longs bas blancs, ses chaussons pointus,

Rythment le pas de ses chimères,

Sur les traînées d’un cirrus de glace vêtu,

Pose ses empreintes éphémères.

 

Avec ses sujets, conciliabule,

Puis grelotte de la gaîté des ors,

Il s’esclaffe, tintinnabule,

Les timbres mêlés de ses grelots d’or.

 

Las, assoupi dans le sommeil des rêves,

Fredaine aux vents des amours badinées,

Tout n’est qu’illusion, attrape-rêves,

Aux portails des futurs passés de nos poupées.

 

Claudine QUERTINMONT D’ANDERLUES.

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administrateur théâtres

“La ménagerie de verre”: oeuvre forte! A l’affiche au Public!

November 9, 2018Image result for klimt 

L’œuvre expiatoire de Tennessee Williams? Son mea-culpa pour son propre parcours? Un appel vibrant à la compassion? L’amour-haine du rêve américain? Mais qui ne choisirait pas l’amour?

Laura, c’est le personnage principal, malgré l’omniprésence de sa mère. Elle est une bouleversée. Bouleversante. “Les bouleversées se reconnaissent de loin. A leur démarche un peu aérienne, un peu en déséquilibre. Il y a aussi en elles comme une urgence, un état d’urgence permanent qui les fait asseoir au bord des chaises, en bordure des lieux, comme s’il fallait courir très vite. Comme si un état d’alerte permanent les habitait.
La gestuelle est toujours gracieuse. Le temps jadis, celui de la jeune fille en fleurs continue comme un halo flou, à ourler de toutes parts la silhouette. On les reconnait aussi à cette façon de garder la main sur le cœur. Une main seulement. Mais qui semble le tenir. Qui semble prendre appui aussi.  Et puis elles ont ce regard qui fixe quelque chose ou quelqu’un qui n’est pas dans le champs de vision. ”  La comédienne  force le public, par son jeu admirable et son honnêteté,  à regarder l’Autre en face, les yeux dans  les yeux, sans détourner le regard. C’est ainsi que joue Sarah Lefèvre.

La mise en scène de Thibaut Nève donne  une somptueuse amplification au texte.  Elle  mêle les éclats de verre et les éclats de voix, l’angoisse économique et le monde du rêve.  Le plateau est le lieu où se tressent l’amour et la haine, où se dresse une figure maternelle omnipotente et possessive et à la fois complètement fragile et désemparée. Elle  incarne  une tyrannie de castratrice géante  dont les  pieds sont d’argile et les lunettes faites de l’écume des jours. Sa fille, Laura est totalement investie par le pathétique de la situation et livre une interprétation d’une justesse extraordinaire. Tout comme le fils Tom, incarné par un impétueux William Clobus parfait dans son rôle, qui est déchiré entre son jeune rêve d’aventures et ses obligations  familiales alimentaires et Jim, le sauveur, ou pas, pareillement vrai-semblant!  Du cinéma, craquant de charme traduisant  le rêve américain bon teint dans un emballage franco-français Beverly Hills High ! …Irrésistible.  Non il n’est pas un jeune loup aux dents longues! Il y croit! Et la jeune-fille, malgré sa déception sentimentale, se métamorphose bel et bien! Il est tout-à-fait dans la ligne du personnage de Brandon au grand cœur: “Would have, could have, should have… “  De quoi plaire aux ados d’alors! C’est Louis Sylvestrie. 
Du très grand théâtre intemporel. La mise en scène aurait pu verser dans le monde de Dorothea Lange. Mais ce n’est pas le cas. La mère courage est une femme d’action et de verbe, saisissante d’énergie et de colère. Nommons la : Patricia Ide.

 

https://www.theatrelepublic.be/play_details.php?play_id=556&type=1

LA MÉNAGERIE DE VERRE

De Tennessee Williams. Traduction : Isabelle Famchon.
Mise en scène : Thibaut Nève Avec : William Clobus, Patricia Ide, Sarah Lefèvre et Louis Sylvestrie

DU 07/11/18 AU 31/12/18Image result for la ménagerie de verre le public

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TENDRESSE...

Je perçois la tendresse comme une écharpe douce

Qui réchauffe la peau et la tristesse repousse

Un cadeau de la vie, ô combien apprécié...

Une pause bénie, comme un rêve éveillé!

Pour mieux s'en imprégner fermons donc les paupières

et l'esprit étonné, savourons le mystère

Bercés de sa promesse et quand le soir s'endort...

Dans la nuit étoilée, emporter ce trésor...

J.G.

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En librairie en janvier 2019

DERNIERE LIGNE DROITE
avant la publication de l'album photo 
"Etienne DRIOTON et l'Egypte"
Parcours d'un éminent égyptologue passionné de photographie.

L'ouvrage devrait être en librairie dès janvier 2019.
264 clichés retracent en images le parcours de l'éminent savant depuis son premier voyage en Egypte en 1924, jusqu'à son retour en France en 1952. Médamoud, Tôd, les découvertes des tombes royales de Tanis sont autant de points forts qui ponctuent cet ouvrage. Il parcourait les sites archéologiques, recevait les plus hautes personnalités en sa qualité de Directeur général du Service des antiquités d'Egypte. Il s'intéressait aussi à son environnement, à la vie quotidienne des habitants des bords du Nil, fixant sur ses clichés portraits d'ouvriers, d'enfants, de fellahs, paysages ou travaux agricoles. Fenêtre ouverte sur le passé cet album nous emmène à la suite d'Etienne Drioton vers ce pays qu'il aimait tant...

Rappel : une exposition aura lieu à Montgeron du 12 janvier au 2 février 2019. "Des pyramides à Montgeron, Etienne DRIOTON, un égyptologue au fil du Nil" 
Consultez notre site.
http://baladeaumusee.e-monsite.com

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Nirvana.

Je veux

Voir tes songes taciturnes

Et  mes solitudes nocturnes

En  symbiose grimper

L’arbre tentaculaire

Des vertus édéniques

 

Voir tes tendres soupirs

Emailler mon clair crépuscule

 

Voir les lumières de ma passion

Enflammer l’air que tu respires

 

Et voir jaillir de tes bras

L’appel au nirvana...

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Qu’est-ce qui lui a pris ?  C’est à approximativement ce que fut le fond de ma pensée en découvrant le livre admirablement écrit par « Catherine Blanjean ». 

Honnêtement, je dois bien avouer que j’ai laissé trainer ce livre plus que de raison.  Pourquoi ? Peut-être qu’il fallait trouver l’instant approprié afin d’écouter les mots vibrer tel qu’ils le méritent.  C’est le metteur en scène et comédien Benoit Postic qui m’en avait parlé.  

Le téléphone qui vous réveille et à peine le temps de décrocher que ce dernier me lance sans préhanbule: Ce livre, tu verras, c’est tout simplement génial !  Je me méfie de ce genre d’appel téléphonique.  Les amis, on essaye de ne pas les blesser, mais s’il fallait les écouter on ne parlerait plus que des copains et good bye la déontologie.  Pourtant ce Benoit ne me téléphone pas souvent et j’aurais dû l’écouter au lieu de me voiler d’un orgueil déplacé.  Il avait raison, ce livre mérite d’être auréolé en première place dans les vitrines de toutes les librairies de la francophonie.lettres-a-la-poetesse-chinoise-liu-xia-en-residence-surveillee-depuis-huit-ans_6060894.jpg

Afin de ne pas dévoyer la qualité du sujet, je me permettrai de vous retranscrire quelques mots de la préface (interdite) rédigée par Liao Yiwu, prix de la paix des libraires allemands en 2012.

« À ma connaissance, vous vous trouvez en face du premier livre jamais écrit au sujet de Liu Xia sur cette terre…

…Catherine Blanjean, qui appartient à la fois au monde du théâtre et de la musique, est parvenue, grâce à son instinct, à ressentir la situation de Liu Xia . »

Mais qui est Liu Xia ?  Elle serait peut-être femme anonyme ou encore, si ses œuvres avaient eu la chance d’être remarquées, poétesse à renom ou peut-être photographe incontournable.  Mais le destin de Liu Xia ne rejoindra la lumière qu’à travers le regard de ses geôliers.  Assignée à résidence, soumise à contrôle policier, elle sera condamnée pour avoir proposé de représenter son mari, « Liu Xiaobo » pour la remise du prix Nobel de la paix en 2010.

Catherine Blanjean, l’une des pierres angulaires du centre Culturel « La ferme de la Dîme » situé au cœur de la campagne Wallonne (Wasseiges) nous offre par cet ouvrage la force que peut apporter une plume au service de la compréhension.  Catherine, en apprenant le sort réservé à Liu Xia se met à lui écrire.  Catherine n’est pas dupe, elle sait que ses lettres n’arriveront probablement jamais  à destination et pourtant…  Avec détermination l’auteure tente de comprendre comment une femme peut tenir dans les conditions de semi-détention, une quarantaine que peut d’entre nous serait capable d’endurer.  Comment comprendre les liens indestructibles qui lient les époux grâce à la force d’un amour inconditionnel ?

Ainsi, portée par la volonté de cerner ce couple hors du commun, Catherine a mené son enquête auprès des rares personnes capables d’évoquer Liu Xia.

Le livre aurait pu n’être qu’une banale narration, c’est ce que je craignais.  Il n’en est rien.  Par la simplicité des mots, l’auteure nous offre un témoignage poignant, une sorte de photographie d’une époque, la nôtre, dans laquelle les dés jouent avec les destinées.

J’aime le regard que porte Catherine Blanjean sur la Chine et son régime.  Comme le révèle admirablement le quatrième de couverture, « Il en ressort le portrait bouleversant d’une femme  interdite »  

J’avais envie d’écrire qu’il serait faux de croire que l’ouvrage serait un plaidoyer à charge d’une société souvent méconnue par nos coutumes occidentales.  J’aurais ajouté, à tors, qu’il y a une forme de neutralité portée grâce ou à cause de la narration de l’auteure.  Ce ne serait pas honnête, car même si certaines questions pourraient nous le faire croire, il n’en reste pas moins que l’auteure hurle en lieu et place d’une autre femme.  J’en ai la tête qui résonne et qui le fait en harmonie sans ignorer que contre la loi du plus fort on ne peut rien, bien que ?  Nos plumes et nos voix sont quelquefois assourdissantes pour ceux qui se veulent furtifs aux yeux du monde.  Se faufiler en toute discrétion pour assouvir sa soif de pouvoir en aliénant l’individu pour le bien du plus grand nombre.  Quelle superbe contradiction quand on sait que le pouvoir n’est partagé que par une minorité qui a toutes les raisons de faire taire les voix discordantes mêmes si, et surtout si, elles sont porteuses de vérité.

Mais s’il n’y avait que le fond, le lecteur se lasserait peut-être.  Soulignons la qualité d’écriture, la fluidité des mots.  Une sorte de petit ruisseau qui fait voguer le verbe au rythme des approches de l’autre.

Oui Catherine Blanjean j’ai aimé votre ouvrage.  Je l’ai aimé pour de nombreuses raisons.  Oserais-je ajouter que vos lettres adressées à votre correspondante ressemblent à s’y méprendre à des lettres d’amour ? Me tromperais-je vraiment ?

Rendez-vous est pris, je me rendrai à Wasseiges pour y rencontrer l’auteure.  Je ne manquerai pas de saluer la scène de ce théâtre dans lequel il semblerait que le destin me réserve d’agréables surprises.  Comme le veut la tradition, je vous réserverai la suite.

 

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UNE VIE...

Une vie c'est long... c'est court!

C'est juste un petit détour...

Et le hasard s'amuse

Il use et il abuse...

De nos désirs intenses

De nos chagrins immenses...

Il n'en a rien à faire

Il ne cherche pas à plaire

Car il n'est que lui-même...

Le sourire ou la peine

Pour lui c'est bien pareil

A nous d'être en éveil!

Une vie c'est long... c'est court

Au gré de nos amours...

J.G.

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Vent de feuilles

Le vent
couleur de pluie
couleur de feuilles
efface les chemins
qui ne mènent
nulle part
emporte dans ses bras
les mots
les pensées
les regrets
inutiles
qui n’appartiennent
qu’à la nuit
..............................

Martine Rouhart

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UNE CHOSE...

 Une chose intemporelle, flotte dans l'air du temps...

Elle nous rend fol, nous trimballe, occupe nos instants.

Cette chose vous la donnez, même sans y penser...

Et un matin, violement, elle va manquer!

Cette chose dont on parle et qu'on veut ignorer!

Qui se sent tellement mieux quand on peut la cacher...

Elle fait tourner les têtes et aussi le monde

Et vous aimeriez l'emporter outre tombe!

Elle semble parfois dérisoire mais jamais futile

On ne peut pas l'apprendre, elle est bien trop subtile...

En avez-vous au travers de ces mots l'idée?

Avez-vous la chance  d'être par elle concernée...

Elle porte un nom si doux aux contours de velours

Un nom que l'on se perd à murmurer : amour...

J.G.

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administrateur littératures

La thématique de cette nouvelle rencontre? "L'amour-piège". Car il peut l'être. Clair-obscur. Savoureux mais dangereux. Loyal mais infernal... Les auteurs et livres en présentation?

Françoise Lalande avec "La séduction des hommes tristes", roman-histoire d'amour entre deux blessés, à l'écriture fine et nuancée: "Elle appartient à la masse des indiennes luttant pour la survie, il fait partie de la foule des exilés, elle croit que sa vie va changer, il attend la vieillesse et la mort..."

Claude Donnay avec "Un été immobile", roman à la lecture aisée, aux jolies formules poétiques, une atmosphère Mer du Nord: "Chaque matin, sur une plage déserte, Amelle vient nager tandis que Jésus-Noël, au risque de passer pour un voyeur, l'observe au lieu d'écrire...".

Patrick Lowie avec "Le rêve de l'échelle", un étrange ouvrage galerie de rêves marquants, éphémères, dignes du cinéma surréaliste: "Deux hommes sont couchés dans l'herbe de l'autre côté du fleuve bleu, ils ne font rien, mangent des sushis, fument des joints, lisent, dorment,...". Dix-huit rêves révélés et classés.

Sourires, rires, confidences, sensibilité et humour - bien présent - sont au rendez-vous de cette rencontre, Françoise Lalande inspirée et joviale, Patrick Lowie posé et serein, Claude Donnay attentif et convivial, les lectures d'extraits des ouvrages en présentation étant assurées par Daniel Simon. Autour de la table, les interactions sont vives, nombreuses, avec un Gérard Adam en maestro hors pair menant adroitement les protagonistes sur des chemins où l'amour se présente tantôt saveur tantôt ravageur.

Avec quinze à vingt livres à son actif, le premier datant de 1983, Françoise Lalande nous relate des rapports au monde difficiles. L'homme de son récit est cassé, il a vu son amour brisé, il vit à présent tranquillement au Mexique mais notre gringo fait la connaissance d'une jeune indienne... L'auteure nous apprend qu'ils ont tous deux des histoires et parcours très différents. L'amour-piège, le côté militant en faveur des exploités de Françoise Lalande se révélant au coeur de son roman. La tristesse est-elle séduction? C'est à voir, plutôt à lire, coups de théâtre en perspective...

Egalement autour de quinze ouvrages au compteur, Patrick Lowie nous livre quant à lui un récit gigogne où habilement se mêlent rêves, réalité et fiction: ses deux personnages principaux font quasiment les mêmes rêves et ils les racontent. Quelles sont les clés de cette oeuvre ou s'agit-il en fait d'un pur délire poétique? "Le rêve de l'échelle" apparaît comme l'élément central mais que pourrions-nous en tirer? Chacun sa perception en fait! Une anecdote au passage? Ce propos de l'éditeur: "C'est beau mais je n'ai rien compris!" (Rires) L'ouvrage aurait-il pu s'intituler "De rêves et d'extases poétiques"? Au lecteur d'en juger, la sensation de l'amour parfois "d'un ridicule" non exempte.

Avec tout autant de publications à son actif, Claude Donnay nous propose de son côté un second roman plutôt bien ancré dans le réel: Jésus-Noël est intrigué, fasciné par Amelle, cette femme énigmatique qui vient tous les jours nager à proximité. L'addiction s'installe, se pose avec le temps, et quand Amelle soudain disparaît, un sentiment d'inachevé l'investit, nous investit. Une autre femme, Mireille, plus âgée et plus sensuelle, l'aidera dans ses recherches jusqu'à la découverte d'un lot de carnets. De cahiers qui contiennent d'importantes clés... Qui est Amelle? L'amour-piège fascination et dépendance inéluctables...

Cette rencontre avec trois belles personnalités marquantes de notre littérature se clôturera par une réflexion pertinente d'un Daniel Simon lucide et philosophe. Les mots-clés de cette soirée? Probablement destinées et fatalité. L'amour, quand on l'aborde, peut devenir marathon...peut-être une future citation si l'on se met un jour à parler du chroniqueur de ces rencontres (clin d'oeil).

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ADMINISTRATEUR GENERAL

Espace Art Gallery vous présente ses prochains vernissages des 02/11 et 29/11/2018 et ses rencontres littéraires.

 

 

Espace Art Gallery vous présente son sommaire :

 

1.4 Actuellement à EAG

 

Exposition de septembre :

 

Le vernissage

 

Aura lieu le jeudi 04 octobre 2018 de 18h 30 à 21h 30

 

Lien de l’expo sur mon site page « Expositions » pour les noms et affiches :

http://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-ses-prochains-vernissages-le-0410-et-02112018/

 

Lien du vernissage du 04 octobre :

http://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-le-reportage-photos-ci-apres-lors-du-vernissage-du-04-octobre-2018-et-lagenda-de-mes-prochains-evenements/

 

Le VERNISSAGE a lieu le 04/10 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mercredi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE les 27 & 28 octobre 2018 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

2.4 Prochainement à EAG

 

Exposition d’octobre :

 

Le vernissage

 

Aura lieu le vendredi 02 novembre 2018 de 18h 30 à 21h 30

 

Lien de l’expo sur mon site page « Expositions » pour les noms et affiches :

http://www.espaceartgallery.eu/espace-art-gallery-vous-presente-ses-prochains-vernissages-le-0410-et-02112018/

 

Lien du vernissage du 04 octobre :

http://www.espaceartgallery.eu/la-galerie-a-le-plaisir-de-vous-presenter-le-reportage-photos-ci-apres-lors-du-vernissage-du-04-octobre-2018-et-lagenda-de-mes-prochains-evenements/

 

Le VERNISSAGE a lieu le 02/11 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mercredi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Le FINISSAGE le 24 & 25 novembre 2018 de 11h 30 à 18h 30.

 

Exposition de décembre :

 

Le vernissage/dédicaces de Bandes dessinées

 

Aura lieu le jeudi 29 novembre 2018 de 18h 30 à 21h 30*

 

Dédicaces

 

Aura lieu le jeudi 06 décembre 2018 de 18h 30 à 21h 30*

 

Aura lieu le jeudi 13 décembre 2018 de 18h 30 à 21h 30*

 

*Horaires a confirmé

 

 

3.4 Informations diverses :

 

Adresse, photos, nouvelles, projets, liens, …

 

Espace Art Gallery rue de Laeken, 83 à 1000 Bruxelles. Ouvert du mercredi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0)497 577 120

 

Événements à venir :

 

Le vernissage de novembre sera exceptionnellement le vendredi 02 novembre de 18h 30 à 21h 30.

La quinzième rencontre littéraire sera le mardi 27 novembre de 19h à 21h 30.

Les réservations sont à communiquer via le mail de la galerie : eag.gallery@gmail.com Nouvelle installation : micros, ampli et baffles.

Le vernissage de décembre sera le jeudi 29 novembre de 18h 30 à 21h 30.

 

La collection des œuvres disponibles à la vente en septembre et décembre.

 

Lire d’autres actualités sur la galerie sur mon site Internet

http://www.espaceartgallery.eu/category/evenements/

 

Au plaisir de vous revoir nombreux dans mon nouvel espace d’exposition…

 

Si vous ne souhaitez plus recevoir mes informations, sachez que vous pouvez vous désinscrire à tout moment en envoyant un simple e-mail à eag.gallery@gmail.com

 

 

4.4 Bruxelles culture du 15 octobre :

 

Article du journaliste sur l’artiste peintre belge Hermine Meunier en page 11/60.

 

 

 

Jerry Delfosse

Galeriste

Créateur et propriétaire de l’Espace Art Gallery

& Les Éditions d’Art EAG

GSM: 00.32.497. 577.120

eag.gallery@gmail.com

 http://www.espaceartgallery.eu/

https://www.facebook.com/www.espaceartgallery.eu/

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FOCUS AGENDA - 12ème édition du Festival Filem’On.
Du 24 octobre au 3 novembre

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Bruxelles aime le cinéma. En témoigne le nombre de festivals qui se succèdent tout au long de l’année. Celui-ci a la particularité de s’adresser aux jeunes de 2 à 16 ans.

Qui dit festival, dit compétition. Et Filem’On n’échappe pas à la règle sauf que les prix y sont décernés par des jurys d’enfants. Ils récompensent les meilleurs par les prix Bella Brussella, Au palmarès : le prix Kids, le prix Teens, le prix Mundy, un prix TV...)

Plus de 130 films d’une grande variété de formats et de genres seront projetés durant 10 jours dans 12 lieux à Bruxelles parmi lesquels le Palace, le Bozar, le cinéma des Galeries, l’Aventure, la Cinématek...

Grande ouverture le 24 octobre à 10h avec deux films projetés en parallèle : un film belge de la réalisatrice Dorothée van den Berghe « Rosie et Moussa » d’après le livre pour enfants de Michael de Cock et Judith Vanistendael et l’émouvant « Supa Modo » de Likarion Wainaima, l’histoire d’une petite fille condamnée qui tente de donner réalité à son rêve de devenir un super-héros. Les séances d’ouverture seront suivie à 15h par un concert baltique au Bozar.

Le grand thème du festival cette année : « Les mots » avec des workshops, des installations visuelles, des séances de Q&A...
Parmi les workshops, signalons « Cadavres exquis » avec réalisation d’un film à la Méliès dès 6 ans (30.10), un « How to » réaliser une vidéo (dès 6 ans) le 2.11 et le « Confiscopes » ou comment réaliser un film d’animation avec un pot de confiture (dès 5 ans le 30.10 au Nova).

En partenariat avec la Cinématek, le festival offre une belle occasion de revoir en famille de grands titres comme le « Young Frankenstein » de Mel brooks (1974), « Sa Majesté des mouches» de Peter Brook (1963) adapté de l’œuvre du prix Nobel William Golding, découvert lors de sa sélection pour la Palme d’or à Cannes et tourné aux Caraïbes avec de jeunes acteurs non professionnels et encore « Les voyages de Gulliver » de Dave Fleisher (1939) d’après Jonathan Swift. Toujours dans les classiques, « Zazie dans le métro » de Louis Malle et le sublime « Un sac de billes » de Jacques Douillon d’après les mémoires de Joseph Joffo, lui aussi interprété par des acteurs non professionnels.
Au Palace, une pépite à découvrir : « Alice comedies » ou les premiers Disney entièrement restaurés (28.10).

Rayon courts métrages, à ne pas rater : la séance « Belg’shorts » du 30 octobre avec les derniers nés des films d’animation.

Pour le programme complet, v. le site du festival :
https://filemon.be/en/filemon-festival-en-2017/

Vous pouvez aussi suivre Filem’On toute l’année. Tous les derniers samedi et vendredi du mois, leur ciné-club invite les enfants à partir de 4 ans au Wiels à se retrouver pour un programme trié sur le volet de films anciens ou récents suivis d’un workshop.

Palmina DI MEO

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JE CROIS QUE DEHORS C’EST LE PRINTEMPS - UNE ADAPTATION DE GAIA SAITTA ET GIORGIO BARBERIO CORSETTI - INTERVIEW DE GAIA SAÏTTA.

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La pièce est une adaptation d’un roman, lui-même tiré des faits réels. Pourriez-vous retracer la genèse de l’histoire ?

GAIA : C’est tiré d’un fait divers qui s’est passé en Italie en 2011. Brièvement : Irina Lucidi, avocate, était mariée à un avocat. Ils avaient des jumelles âgées de six ans quand Irina demande le divorce. En réaction, l’homme enlève les deux petites. Il part en voyage pendant cinq jours et ils disparaissent définitivement. Il a simplement envoyé un message à sa femme qui disait : « Les petites n’ont pas souffert. Tu ne les verras plus jamais ». On n’a jamais trouvé trace des petites filles. L’histoire a profondément touché les gens en Italie. Pendant un an, il y a eu plein d’émissions de recherche de ces fillettes... En vain car l’enquête s’est déroulée dans un petit village de Suisse et la police a rapidement clôturé pour éviter le scandale.
Après un an de recherches, Irina est partie en voyage et à son retour, elle décide de délivrer un témoignage auprès de Concita De Gregorio, une écrivaine et journaliste italienne. De ce témoignage est né un roman « Mi sa che fuori è primavera » (Je crois que dehors c’est le printemps).
La raison pour laquelle je ressens l’urgence de raconter tout cela à mon tour ne réside pas dans le drame du fait divers, qui est certes horrible, mais ce qui me touche, c’est la lumière qui se dégage du témoignage, la force, l’envie de vivre. C’est la revendication du droit au bonheur et la lutte que cela demande.
J’ai rencontré Irina car je devais lui demander la permission de partager son expérience de la manière la plus délicate possible. Et la rencontre a été incroyable ! Irina est pour moi comme une cathédrale. Elle contemple les choses d’une manière plus vaste que l’horizon de notre quotidien. Quand on affronte les limites de la douleur, on perçoit le monde de manière plus consciente. Et sa lumière est contagieuse. Elle n’est nullement enragée comme on pourrait s’y attendre. Elle porte en elle de l’amour, de l’espoir et elle envisage sa vie « d’après ». Lors de son voyage, elle a rencontré un homme, un Espagnol, à l’occasion d’une visite dans un centre pour enfants en Indonésie. Ils se sont juste échangé leur adresse mail. Puis ils se sont écrit et elle dit : « La chose la plus inconcevable m’est arrivée. Je suis tombée amoureuse ». Car on ne se donne pas le droit d’éprouver de la joie après un tel drame et la société ne te permet pas non plus de quitter ton deuil. Elle dit : « Je ne pouvais le confier à moi-même, à ma famille, à mes amis. Je me rendais compte que j’étais vivante», alors qu’après une telle douleur, on est destiné à devoir souffrir éternellement. C’est là le combat de cette femme, c’est qu’il faut être heureux. Et c’est pour cela que je raconte son histoire.

La pièce a touché le public non seulement par son thème mais aussi par la manière dont vous l’avez mise en scène.

GAIA : Le premier souci était de raconter un fait actuel. On ne pouvait se placer dans un dispositif classique, ce n’est pas un Tchékhov.
Comment dire que cette femme pouvait aussi bien être moi que vous ? Je me suis dit qu’il ne fallait surtout pas mettre en scène un spectacle mais plutôt mettre en place des conditions pour que les personnes présentes réfléchissent ensemble à la violence et à la manière de la combattre. Je voulais une sorte de table ronde où chacun s’engage. C’est pour cela que je demande au public de m’accompagner. Oui mais participer dans un thème aussi difficile, ce n’est pas forcément chouette. Je me disais que personne n’en aurait envie. Et comment faire en sorte que ce soit délicat ?
Alors j’ai décidé de répéter constamment avec d’autres gens. Je n’avais pas le droit de faire les erreurs que j’aurais pu faire seule. Toutes les répétitions se sont déroulées avec un groupe que Gregorio et moi invitions, des amis et progressivement des inconnus. C’était pour tester et mettre en place un système où les participants volontaires ne se sentiraient jamais gênés. Car tout ce que je demande, ce sont des plans d’écoute rapprochés. Il y a six intervenants. Je distribue les rôles (la meilleure amie, le juge, le Procureur général...). Il s’agit de prêter son visage et normalement je choisis des personnes qui ne collent pas au rôle pour éviter la confusion entre personnage et personne. Cela devient une histoire qui nous appartient, pour laquelle on se bat différemment. Ce qui m’émeut, c’est que les gens participent de manière très généreuse. Et chaque soir c’est différent car les visages sont des paysages sur les écrans. Ils sont les éléments les plus importants du spectacle. Leurs réactions constituent le cadre de l’action.

Votre jeu tient-il compte des émotions sur les visages de gens ? En jouez-vous ?

GAIA : L’unique chose que je ne peux faire, c’est de faire mon métier. À ce niveau-là, je ne peux pas jouer. Il est obligatoire que je renonce à me défendre. On partage l’histoire et face aux émotions, je réagis comme je le ferais dans la vie. Je suis complètement désarmée. Avant de passer en scène, je me prépare pendant six heures environ par de la méditation, du yoga, des techniques de relaxation car je ne dois surtout pas « pousser ». Je dois juste être à l’écoute et ne rien faire... Ce qui est très compliqué car on a envie de contrôler alors que les personnes réagissent de manière imprévisible. Mais chaque soir, j’ai l’impression d’avoir une troupe avec moi, qui me soutient dans ce plaidoyer contre la violence.
Ce qui est génial, c’est que lors de la distribution des rôles, les personnes qui ont accepté, commencent à réagir comme le rôle le requiert et c’est magnifique. Tout se met en place de manière presque organique.
http://www.halles.be/fr/completeprogram/944/Gaia-Saitta--Giorgio-Barberio-Corsetti

Propos recueillis par Palmina Di Meo.

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