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André Malraux écrivait en 1965 dans son" Musée imaginaire "
"C'est une confrontation qui, va pousser à l'extrême , l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées, répondant à l'appel de ceux - ci , les arts plastiques ont inventé leur imprimerie"
C'est aujourd'hui comme le dernier mouvement artistique populaire opposé à l'hermétisme de l'art contemporain
Speedy Graphito artiste français , précurseur reconnu comme l'un des pionniers du mouvement Steet Art"
Depuis 30 ans , il utilise toutes les formes d'expression d'une façon ludique et ironique et n'hésite pas à détourner l'imagerie populaire de l'Histoire de l'Art, du naturalisme au numérique en passant par le surréalisme
Un parcours coloré et plaisant sur 3 salles et 2 vestibules
à Toulon Hôtel des Arts de Toulon jusqu'en juin 2019
où chaque tableau par des clins d'oeil savoureux dévoile un esprit vif de grande culture
En partage pour le plaisir
un reportage complet sur mon blog ("Au gré des jours" arletteart)
Derrière la fenêtre,
L’écho insensible des étoiles,
Et l’hiver chaleureux qui s’exhibe.
L’ivresse d’un moment partagé
Côtoie l’amoureuse étendue des plates eaux.
Si tu vois l’éprouvante épopée
Se ternir sous tes yeux,
Repars sur les chemins,
Sers dans tes bras la réalité des mots,
Célèbre les images perdues
Au moment de leurs retrouvailles.
Embrasse la lumière des couleurs,
Soigne l’étrangeté des dissonances.
A Brest, Julien Boulier, le 17 mars 2019
à Brest, le 17 mars 2019, de Julien Boulier, texte déposé Sacem,
Derrière la fenêtre,
L’écho insensible des étoiles,
Et l’hiver chaleureux qui s’exhibe.
L’ivresse d’un moment partagé
Côtoie l’amoureuse étendue des plates eaux.
Si tu vois l’éprouvante épopée
Se ternir sous tes yeux,
Repars sur les chemins,
Sers dans tes bras la réalité des mots,
Célèbre les images perdues
Au moment de leurs retrouvailles.
Embrasse la lumière des couleurs,
Soigne l’étrangeté des dissonances.
A Brest, Julien Boulier, le 17 mars 2019
Nager dans le néant
Difficile exercice!
Ballotée par le vent
Délire ou bien délice?
Il n'est pas d'résilience
A un besoin d'amour...
Ni à cette suffisance
Qui tue les toujours!
Ne plus courber le dos
Regard vif et lucide
Faire fi de ces propos
Qui sont juste insipides...
Il est d'ces vérités
Fatales aux illusions
Et l'esprit fatigué
Agit comme un poison!
Ne jamais renoncer
Même si c'est un peu tard
Oui, pour continuer
Faire confiance...au hasard!
J.G.
« 1984 » George Orwell au théâtre du Parc (Bruxelles)
Mars16, 2019
On dirait qu’après avoir extrait l’élixir maléfique de ce roman d’anticipation écrit en 1948 , Thierry Lebroux a investi le plateau avec une œuvre encore plus parlante et plus explicite … Nos jeunes, installés aux premières loges, car c’est sur eux que repose tout notre avenir, apprécieront!
D’un visionnaire à l’autre...
Si on avait la moindre tentation de banaliser le propos que Georges Orwell développe minutieusement dans son roman « 1984 », l’adaptation qu’en a faite Thierry Debroux à l’aube de la nouvelle décennie l’an 2000, brûle d’un pouvoir de suggestion et d’urgence encore plus vif que l’œuvre mère. Savamment filtrée par le mystérieux alambic du directeur du théâtre du Parc, l’adaptation retient l’essentiel et nous parle en direct et sans ambages. Elle se fonde sur notre vécu et l’observation des multiples dérives du monde abrutissant qui nous entoure. Ce ne sont plus les dérives épouvantables de l’hitlérisme et du stalinisme conjugués qui sont ici évoquées, mais celles des temps présents, que nous ne cessons de déplorer chaque jour et qui semblent projeter un horizon 2050 totalitaire, encore plus désincarné et déspiritualisé et certainement totalement déshumanisé. Le prix à payer à l’essor des technologies et de l’intelligence artificielle dans un monde hyperconnecté et à la gourmandise des puissants? Un froid glacial nous glisse dans le dos.

Comme à la sortie du roman d’Orwell, on est à nouveau devant un faisceau d’avertissements dont on craint à juste titre qu’il soient prophétiques. Les prendrons-nous en compte, cette fois?

Le super duo Fabian Finkels-Guy Pion a fait merveille une fois de plus. Présence théâtrale confirmée, esprit, vivacité, diction impeccable, justesse de ton, sensibilité, charisme, tout y est.Guy Pion prend habilement les habits de la « mauvaise pensée » du héros Winston, (Fabian Finkels) et sert de personnage supplémentaire à Thierry Debroux pour mettre en scène le journal intime , fil conducteur de l’œuvre d’Orwell. Coup de maître, puisque le même Guy Pion, très astucieusement vêtu du même manteau et chapeau appartenant à un siècle révolu, joue aussi le rôle d’O Brien , l’opposant au régime, ou pas… La résultante des méprises est d’autant plus glaçante. Une méprise semblable à celle annoncée dans la conclusion de « Animal Farm» (1945) la fable prophétique d’Orwell où les personnages finissent par se mélanger indistinctement dans l’esprit du narrateur. ..Et si ce splendide équipage Finkels-Pion , un véritable bijou d’art scénique, représentait par leur ensemble tellement bien huilé, l’essence charnelle et spirituelle de notre nature humaine? Quelle paire! Unique en son genre, extraordinairement vibrante et bouleversante!
De même, le formidable duo Winston -Julia (Muriel Legrand) creuse les sentiers interdits de l’amour prêt à succomber. Ou ceux de la trahison… Mention spéciale décernée au terrifiant duo mère-fille, Magda et Lysbeth Parsons, joué à la perfection par Perrine Delers et en alternance, Ava Debroux, Laetitia Jous et Babette Verbeek , aussi impressionnante que Misery, personnage de Stephen King. C’est tout dire! Pierre Longnay tient le rôle de Syme, avec conviction. La mise en scène de Patrice Mincke, alterne dialogues, chansons et les superbes chorégraphies de Johann Clapson et Sidonie Fossé. Fort heureusement, les voix humaines qui s’élèvent à travers les chants et les ballets des danseurs trouent par moment l’univers étouffant des circuits électroniques et des écrans omniprésents et convoquent notre émotion en aiguisant notre nostalgie, comme si déjà on y était, au cœur de cette détestable uchronie, où sévissent des drones de tout poil. C’est à pleurer! Et pas de rire…

Le décor irrespirable et oppressant de Ronald Beurms est fait de monstrueux containers imbriqués au début du spectacle, dans une sorte de rubik’s cube glauque fait de métal et de bois brut comme un immense coffre-fort.

« Morituri te salutant » Le monde ne tourne plus rond, il se bloque dans des mouvements d’abscisse et d’ordonnée, , celui d’un ordre nouveau jouant sur la verticalité et l’horizontalité ne laissant plus aucune place à la pensée, à la vie, aux courbes, à la nature, à la féminité. Les concepts sont inversés, on marche donc sur la tête. L’Amour n’est plus, vaincu par la Haine que l’on se doit de vénérer en groupes. Elle est érigée en principe de vie dès le plus jeune âge, la dénonciation d’autrui étant devenu le modus vivendi. Vivre ou mourir, quelle importance? La seule raison d’exister est de servir Big Brother ou vous êtes vaporisé. Le monde n’a plus aucune notion de paix puisqu’il est en état de guerre perpétuelle. La liberté, même celle inscrite au plus profond de nos rêves est mise hors la loi. Le langage, à long terme est appelé à disparaître, pour empêcher toute ébauche de critique du régime politique en place. L’inoffensif terme «Monsieur» est même en passe de disparaître du dictionnaire. Tout comme l’amour, le vin, la musique, les parfums et Shakespeare. C’est l’avènement d’un langage épicène visant à l’extinction de la pensée. «Big Brother »vise à ce que les citoyens soient rendus à une existence de moutons coupables, dociles et décérébrés. Happy End.

Applaudir ou ne pas applaudir? Là est la question. On applaudira à tout rompre, mus par la pertinence et la beauté du spectacle, sa créativité parfaitement aboutie et l’élan vital et spirituel qui nous habite encore.
« 1984 »
Du jeudi 7 mars 2019 au samedi 6 avril 2019
Avec : Perrine DELERS
Julie DIEU
Béatrix FERAUGE
Fabian FINKELS
Muriel LEGRAND
Pierre LOGNAY
Guy PION
les enfants Ava DEBROUX, Laetitia JOUS ou Babette VERBEEK
Ainsi que les figurants:
Pauline BOUQUIEAUX, Johann FOURRIÈRE, Laurie GUENANTIN, Vanessa KIKANGALA, Barthélémy MANIAS-VALMONT, Romain MATHELART, Franck MOREAU et Lucie VERBRUGGHE.
Mise en scène : Patrice MINCKE
Assistanat : Melissa LEON MARTIN
Scénographie et costumes : Ronald BEURMS
Éclairages : Laurent KAYE
Vidéos : Allan BEURMS
Musique originale : Laurent BEUMIER
Maquillages : Urteza DA FONSECA
Chorégraphie : Johann CLAPSON et Sidonie FOSSÉ
Crédit photos: ZvonocK
Basée sur le roman Mille neuf cent quatre-vingt-quatre de George Orwell (Copyright, 1949), avec l’accord de Bill Hamilton, ayant-droit du patrimoine littéraire de la défunte Sonia Brownell Orwell.
Une coproduction du Théâtre Royal du Parc, du Théâtre de l’Eveil et de La Coop asbl.
Quelques mots déposés
De mon cœur fatigué
Quelques notes de papier
En guirlandes décorées
~*~
Juste çà et là, laissés
Cet émoi, abandonné
Tous ces petits billets
En appel secret
~*~
Tels ces biscuits de la chance
Délivrant leur correspondance
Trouveront-ils destinataires
Où resteront-ils déserts ?
~*~
Quelques mots déposés
A qui veut bien s'en approcher !
LouMiss
09.06.18 © Laurence Delattre
Jeanne avec Nicole Croisille au Centre Culturel d’Auderghem
Solitude, cynisme, paranoïa, tendresse quand même…

Jeanne : un rôle de femme qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense ! Marin : un rôle de jeune-homme mal dans sa peau, déconnecté de tout, au bord de la faillite relationnelle, mais mû par la force de la vie. Craquant comme un bouton d’or au printemps. L’or de scène où coule une énergie de Don Quichotte qui va à l’encontre de la violence sociale qui enferme les aînés dans des prisons de silence et de désintérêt général. L’or de l’espoir qui se mêle de changer quelque chose au désert d’une vie bas de gamme. L’or de la patience à l’épreuve d’une femme de fer qui tantôt vitupère tantôt crie au loup et hallucine. …Sa tanière est pourtant protégée d’une série impressionnante de verrous. La « vioque » comme elle se nomme sans détours, vit dans une tour au 23e étage, cernée par l’infini du ciel et de ses nuages libres et gracieux, où elle espérait rêver le bonheur. Elle ne sort à peu près plus, passant ses heures à découper en bandelettes des magazines publicitaires, travail de souris qui détricote une vie. Une vie de secrétaire exemplaire, objet de désir et de luxure pour un patron sans amour. Une femme atteinte d’une maladie rare incidemment jetée de la société où elle a passé toute sa vie. Un baiser perfide sur la joue, une coupe de mousseux et des pistaches qu’elle déteste comme A Dieu.
La rencontre improbable avec le jeune homme s’est faite à l’occasion d’une action électorale de la mairie, qui s’est mise à proposer divers services sociaux aux démunis de l’arrondissement, visées électorales très peu dissimulées à la clef. Le personnage stéréotypé de l’assistante sociale (Florence Muller) est conçu pour provoquer le rire. On rit moyennement. D’un rire un peu jaune, un peu délavé. Trop de répétitions. L’auteur veut ratisser trop large.
La mission du jeune homme providentiel est de porter des repas aux vieux du quartier. Pour Marin, c’est l’occasion de tisser de chaque côté du plateau une relation d’intimité. Une première dans sa vie de nul, transparente et fade. Voilà une Jeanne qui se livre comme jamais elle ne l’avait fait et le livreur de repas se rassasie enfin de confidences vraies, pour la première fois de sa vie, découvrant avec émerveillement le cheminement du bonheur et de l’échange. C’est le plus beau de l’histoire. Prendre un râteau pour déblayer une fin …de plus en plus noire, mais apprécier pleinement la chute inattendue.

Nicole Croisille est loin de sa chanson… « Parlez-moi de lui » ! En jupe plissée écossaise, elle rentre ici dans le type grinçant des octogénaires d’Agatha Christie et s’en trouve fort bien : Tatie Danielle, en moins coriace, en plus friable. Mais le jeune homme? Le charismatique Charles Templon, bourré d’humour, sterling gold? Il incarne un personnage immaculé et succulent, pétri de bienveillance, d’écoute de l’autre, de respect, d’empathie et de joyeuse humeur, à l’opposé de la dame 100% caractérielle, perverse et manipulatrice qui hante les lieux. » Pourquoi vous vivez seule d’ailleurs ? » la question cruciale. Adroite mise en scène de Jean-Luc Revol du texte Jean Robert Charrier dans des décors de Sophie Jacobs et des costumes de Michel Dussarat. Aux lumières, François Menou et à la sono, Bernard Valéry pour alterner réalité et passages des songes à travers le miroir de l’âme.
JEANNE
Du mardi 12 au samedi 16 mars 2019 à 20h30 et le dimanche 17 mars 2019 à 15h
Une pièce de Jean Robert-Charrier
Mise en scène : Jean-Luc Revol
Avec : Nicole Croisille, Charles Templon, Florence Muller, Geoffrey Palisse
Décors : Sophie Jacob
Costume(s) : Michel Dussarrat
Lumières : François Menou
Musique : Bernard Valéry
Durée : 1h40
Réservation par téléphone : lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 11h à 17h, le mardi de 11h à 15h et le samedi de 10h à 14h. 02/ 660 03 03
Enfouie dans une éternité insensée
Bercée doucement d’illusions colorées
Sur mon petit nuage de mousse ouatée
~*~
Je me surprends à te rêver, encore et toujours
De chaque nouveau jour, en ultime don d’amour
Insatiables présents, aux bonheurs-du-jour
~*~
Petite perle sacrée de mes sentimentales pensées
Cachée au creux de mon âme romantique susurrée
Je te chéris cadeau du ciel, offrande aromatisée
~*~
Chaque matin, je me ressource de mes envies
Ourlées des rêves de mes nuits, anthologie
De nos émois en paroxysme de ces cérémonies
~*~
Mon jardin secret est illuminé de ces pépites
La frénésie m’enflamme et mon cœur palpite
Quand sensible, d’un simple souffle idyllique
~*~
Mon univers tout entier, change de palette
Sous l’arc-en-ciel de tes yeux rebelles
Implorant tes mains et ta bouche, en quête…
~*~
LouMiss
28.10.16 © Laurence Delattre
Tous droits réservés
Image du Net
Ce soir sous un ciel coloré , le vent souffle encore
et monte vers moi le sel de la mer
Ciel de fin du monde quand grondent les vagues sur la falaise
Demain sera un autre jour avec ses joies , avec ses peines
Demain sera un chant d'oiseau
AA
19 h ce soir à Toulon
La mélancolie romantique de John Keats devant la mer et ses rêves percent dans ses poèmes comme une terrible souffrance désabusée
"D'éternels murmures , elle entoure les rives désolées et de toute sa puissance gorge deux fois dix mille cavernes
...La dernière fois que du ciel , les vents se sont déchaînés
...asseyez- vous au seuil d'une vieille grotte et rêvez , jusqu'au sursaut du réveil ,
comme si le choeur des nymphes de la mer , chantait"
Ecrit en avril 1817sur l'île de Wright , il expose son désenchantement lié à sa condition de mortel
Et les nymphes murmurent toujours à la vibration de l'onde
A Toulon ce soir 10 Mars 2019
Entre le clair et l'obscur
Tu donnes la mesure
Sous les remparts
Derrière les murs
~*~
Sans étendard
Toi, tu assures
Nimbe éphémère
Toujours légère
~*~
Ta liberté réclamée
Ignorance envolée
Sous ton symbole de vie
Couleurs en frénésie
~*~
Stop à la discrimination
En pôle position
Tout comme l'arbre
Prend racines
~*~
Tu décides et devines
Tes choix et ta raison
Tu es mère sur cette terre
Tu es l'eau, la brume et l'air
~*~
Plantes, rochers et volcans
Tu es chaque élément
En toi est née, cette poussière
Baiser de l'univers
~*~
Que l'homme est fier
De voir derrière
Lumière si dense
Lumière intense
~*~
Tu fais de l'ombre
A son monde
Pourtant, c'est dans ta ronde
Que vient sa descendance
Perles de sa semence
~*~
Et d'un battement de cils
C'est l'effet papillon
Qui fait de toi son île
Ou son admiration
~*~
Au rythme des couleurs
Femme de ta candeur
Tu danses le corps en feu
Et le cœur généreux
~*~
Dans le silence et les soupirs
Le combat, tu persistes et signes
Pour un avenir qui respire
Et des jours plus dignes
~*~
Ô femme, déesse de l'univers
Que le respect te soit offert !
~*~
LouMiss
~~~
08.03.19 © Laurence Delattre
Tous droits réservés
LE TEMPS
M’engage à descendre
Le temps est triste
Je suis plus triste que lui
Je donnerai des cheveux blancs
De porcelaine au Temps
Deux aiguilles flirtent avec le Temps
Le temps n’aime que les aiguilles tournantes
Il déteste les tables rondes
Elles usurpent ses pouvoirs
Quand je me mets à table
Je voyage j’ai rencontré Tristan
Dans un triste temps
J’ai rencontré Tristan, triste sir
Il portait des lunettes astronomiques
Pour voir Iseult
Portant des lentilles
Elle avait des cheveux teint du temps
Les lentilles d’Iseult
Ont été poncées par Baruch
Dans un cristal de neige
Triste Tristan
Il a donné le temps
A boire
A Iseult
Maintenant Iseult elle porte une vigne
Sur sa tête
Et Tristan a bu à sa grappe
Des aiguilles hantent mes rêves
Et courent sur le mur de ma chambre
Fatiguées elles s’allongent sur la table ronde
Elles y jouissent d’une vue surprenante
Sur mon avenir
Plus triste plus triste tant je suis mélancoliquement parcouru
Par un sang d’encre
L’encre n’est pas noire elle est bleue comme
La culotte de celle que j’aime
Celle que j’aime usurpe les attributs du Temps
Elle a deux pigeons sur la poitrine
Celle que j’aime fuit le temps et la folie
Elle m’a dit de cesser mon manège et de faire le ménage
Au cas où ma tête tournerait trop
Celle que j’aime
Me fait tourner la tête dans le sens inverse
Des aiguilles du Temps
Les aiguilles du temps ont fait un cœur
Sur ma table, deux aiguilles ont écrit 2 lettres géométriques
Le Temps usurpe les dimensions de l’espace
Ma tête tourne dans
L’espace et le temps
Je m’allonge sur
La table tournante qui usurpe les qualités de l’Espace et du Temps
Lyonel
Au son du cristal
L'écho en gouttes d'eau
S'écoule et foule
Les pierres du ruisseau
~*~
Au fond de ce silence
En souffle de séance
Résonnent les oiseaux
De leurs chants mélodieux
~*~
Puis tinte le carillon
Cristallin diapason
Ecoutez encore mieux
Le son de ce décor
~*~
Merveilleuse énergie
Vitale pour le corps
Pureté et symphonie
En ce lieu, tout scintille
~*~
Et chaque tintement
Appelle à l'apaisement
Quand l'eau qui ruisselle
Délicate et subtile
Purifie d'étincelles
Nos journées difficiles
~*~
Tout s'unifie, s'allie, se lie
Dans cette fluide éclaircie
L'esprit s'ouvre libéré
De toutes contrariétés
~*~
L'exploration en cette symphonie
Ancestrale repose l'âme meurtrie
Et filtre toute mélancolie
D'une brume senteur
~*~
Qui doucement nous guide
C'est au travers de ce bruissement
Que la connexion s'étend
Vers la magie des druides
~*~
25.03.18 © Elea Laureen
Tous droits réservés
Ecriture automatique sur Quartz Cristal Bowl
Par dessus les toits les oiseaux cherchent le bleu du ciel
Le magicien nous attend
La lune ronde se rit du bleu de la nuit
Et l'ange de Chagall butine la tête à l'envers
La tendresse des fleurs
La céramique devient tendresse et la musique berce mon coeur
En quelques images , en quelques mots Je vous offre un souvenir d'une exposition
Hôtel de Caumont Aix en Provence
Du noir à la couleur
"Comme un barbare , je colore ta face , Nuit et jour, je te bénis Elan créateur et vital"
Marc Chagall
(Un reportage complet est réalisé sur mon site Au gré des jours )
Là-haut
C’est en bas
Là-bas, c’est en bas
Qu’elles sont
Nous restons en haut
Avec nos bas
Et pourquoi n’allons-nous pas
En haut sans bas
Vous n’y pensez pas
Je préfère le haut moi
Autant que leur bas sans bas
Vous nous parlez de quoi
Mais c’est vous qui nous dites qu’en bas, elles sont là-bas
J’en déduis qu’elles y sont sans bas, sans blagues
Sans le haut non plus sans haut ni bas quoi
On y va
Et tu me haïras car je t'aurais aimé
7 avril 1983, jour d’audace
Toujours
Tu hanteras mes rêveries mes silences
Des années se balancent
A l’horloge des salles d’attente
Des pays des régions nous séparent
Des idées m’éloignent
S’enfuient vers des pays de cocagne
Je t’y rattrape
Nous sommes là
Sous le soleil éclatant
Malgré tes indispositions
Et tes élucubrations raisonnables
Et
Vois-tu
S’enfler
Se tendre
Se crisper
Craquer éclater exploser
Dans mon cœur
Oh mémoire palpitante
Cette foultitude de souvenirs
Qui me ramène
A ce sentiment unique et pur
Enfoui dans les strates de l’esprit
D’où nulle raison
Tu entends tu comprends
Qu’aucune église
Qu’aucune science
Ne pourra
Evacuer
J’ai la lame aiguisée du suicide
Et l’âme désespérée
Qui ne quitte plus mon malheur
Car plutôt
La Mort
Que vivre dans un bonheur inquiet
Toujours à te regretter
Ma liberté est de ne jamais cesser de t’aimer
La mort est son tarif
Car la Liberté, seule, fonde la vie
Pardonne-moi ne m’oublie pas
Je pars je fuis je disparais à jamais
Pour les éclats de verre envoyés
A toutes vos mesures policières
Je n’ai plus de voix contre vos lettres ordurières
Pardonne-moi, ne m’oublie pas
Je crache le feu sur la folie
A laquelle depuis trop longtemps j’obéis
Vous avez en mon esprit déposé des immondices
Je n’oublie rien je vous les donnerais en supplices
Pardonne-moi, ne m’oublie pas
Mais toi,
Si je dois parcourir la terre
Mon courage suivra ton sillage
Si je dois m’oublier téméraire
Aux orties je jette mon âge
Pardonne-moi, ne m’oublie pas
J’incendierai les chemins de ma passion
Je cueillerai les fruits de ton sommeil
Pour ton repos je résonnerai en déraison
J’irais dérober le salaire de ton soleil
Pardonne-moi ne m’oublie pas
Avant !
Je ne te donne pas même la moitié d’un manteau
Je suis nu je te couvre de mon entière laideur
Mon visage n’est pas le mien il t’appartient sitôt
Je reste là immobile devant toi dans ma raideur
Pardonne-moi ne m’oublie pas
D’abord !
Je mets ma statue à genoux
Et tu prends le vent et tu ris au vent
Je m’envole dans un cri
C’est fini ici, tout est fini
Mais pardonne-moi ne m’oublie pas
Au fond du jardin
le tilleul en tenue de printemps , par une taille drastique
Révèle un oeil indiscret ...Une courbe, une illusion et le regard rencontre un autre regard
Au fond du jardin
Ce jour retrouvé
Toi tu es moi
J’’ai d’abord dessiné tes yeux
Ils ont pris l’allure d’un regard
Puis j’ai taillé tes lèvres
Et elles font la moue
J’ai façonné tes épaules
A la poitrine j’ai
Ajouté deux pigeons
J’ai creusé ton ventre
J’ai courbé tes hanches
J’ai fleuri le sexe
D’un glaïeul
Tes jambes
Je les ai fuselées
Tes pieds sont soignés
Hydratés au carbone de ton âge
J’ai enjolivé ta silhouette
D’une rivière de cheveux
D’une chevelure d’Ebène,
Qui se meut, s’émeut devant mes yeux,
Et que j’aime
Ta silhouette est la mienne idéale
Car j’en suis le sculpteur
Le rêveur
Ta silhouette est mon bonheur
Et pour te séduire, je t’ai offert tous mes Désirs
Que tu tiens entre tes mains
Comme un bouquet de souvenirs
Et le miracle s’est accomplit
Tu es femme-fleur
Je reste humble papillon
lyonel

