Arts et Lettres

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Écrire un poème
n’est pas une fin
c’est voguer
d’île en île
c’est sillonner
le temps
en demandant son chemin
aux arbres et aux oiseaux

Martine Rouhart

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Commentaire de Gil Def le 20 décembre 2018 à 11:05

Bonjour Martine,

Maintes fois, il m’a été demandé pourquoi j’écrivais des poèmes. Je n’ai jamais pu apporter une réponse claire et définitive à ces demandes, considérant et indiquant souvent que je ne pouvais guère expliquer pourquoi d’un coup, à plus de cinquante ans, j’ai été amené à cet acte tout aussi imprévisible que compulsif d’écrire des poèmes, chose infiniment perturbante quand j’y repense car j’en oubliais certaines nécessités et obligations de la vie quotidienne, et refusait qu’on puisse me reprocher d’être un autre homme que celui que j’étais auparavant. Je ne pouvais pas davantage expliquer pourquoi j’avais évacué quelques complexes, pourquoi j’avais osé montrer mes premières œuvres non pas à mon entourage mais à un lectorat d’inconnus. J’attendais alors avec impatience quelques commentaires qui me comblèrent d’ailleurs, me permettant d’avoir des conversations fort intéressantes avec des personnes ouvertes d’esprit et d’en rencontrer quelques-unes. Maintenant, l’acte d’écrire des poèmes et puis de les montrer, n’est plus pour moi aussi impérieux qu’il a pu l’être il y a une dizaine d’années. Je passe des semaines, des mois sans ce besoin d’écrire des poèmes, et de les montrer, et ne suis en rien dans cette panique de la page blanche, d’une muse versatile ou d’un manque d’inspiration qu’expriment un bon nombre d’écrivains de poésie. Je considère que toutes les formes d’expression à caractère artistique ont à voir avec des frustrations, avec des envies d’exister qui ne sont pas satisfaites. Je dirais volontiers que tout artiste est un conflit entre la société qui le voudrait comme ceci ou comme cela et sa quête d’une identité susceptible de lui convenir. Votre texte est à mon sens révélateur de cela, en tout cas d’une sorte d’affranchissement de tout conflit avec le genre humain sans doute en raison de ce harcèlement insupportable, de cette agression permanente d’histoires futiles ou violentes ou absurdes. Présentement, je suis de plus en plus dans un état d’esprit qui s’éloigne de tout cela et comprends tout à fait que vous puissiez trouver le langage des arbres et des oiseaux, plus pertinent que tout autre, quand bien même j’ai des lacunes dans ce domaine. Mon plaisir est en effet celui d’observer tout ce qui s’offre à moi de spectacles du monde vivant, hors de ce monde des escroqueries, des infamies en tous genres.

Bonne journée. Amitiés. Gil

Commentaire de martine rouhart le 17 décembre 2018 à 16:48

merci Serge, amitiés

Commentaire de martine rouhart le 17 décembre 2018 à 7:22

Merci Monsieur Paul et Jacqueline

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