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12273056291?profile=originalBravo, Eliza !

10543615_10152768029289859_6009616005393038285_n.jpg?oh=0a12390fd5498e833041e7836953f79b&oe=5518648F&width=450My Fair Lady (Audrey Hepburn et Rex Harrison, 1964), l'un des  films phares de l'âge d'or de Broadway basé sur Pygmalion la pièce de GB Shaw,  renaît cette saison sur les planches du Centre Culturel d’Auderghem. Précipitez-vous, il ne reste plus que quelques places.

L’intrigue, tout le monde la connait. A la suite d'un pari avec son ami Colonel Hugh Pickering (un magnifique Richard Wells),  Henry  Higgins (l’excellent Philipp Deeks),  professeur de phonétique  a décidé de faire passer Miss Eliza Doolittle, une marchande de violettes, pour une « Lady » grâce à son enseignement.  La jeune impertinente, dotée d’un  épouvantable accent cockney, est  incarnée par l’incomparable Sarah-Jane King qui a bien vite fait de rentrer dans les grâces de l’attachante gouvernante Mrs. Pearce (JoAne Wagner « at her best »). La suite de l’histoire de cette jeune femme de caractère, devenue la coqueluche de l’élite londonienne est loin de toute mièvrerie.  Au-delà de l'anecdote, GB Shaw, l’auteur de Pygmalion,  critiquait la société anglaise élégante et jetait un regard bienveillant sur l’émergence d’un  féminisme naissant, d’une  lutte de classe réclamant plus de justice sociale, le tout  arrosé de  misogynie bon teint, très high class. Et si l’éminent Higgins  croyait remodeler Eliza, c'est lui qui sort de la pièce métamorphosé. L’action se situait en 1912. Année du naufrage du Titanic. Année aussi  de l’invention des pralines  Neuhaus, …indispensables au déroulement de la pièce et année de la fondation des Girl Scouts aux USA. On est évidemment à deux pas  du bouleversement du monde  par la Grande Guerre et de ses millions de morts.

12273057060?profile=original Le  Brussels Light Opera Company,  peut s’enorgueillir d’être, avec ses 200 membres issus de 22 nationalités,  le plus grand groupe d’anglophones passionnés par le théâtre et la musique  dans le paysage culturel belge.  Il  présente  chaque année deux spectacles.  L’un en novembre dans un lieu qui peut accueillir un large public comme au CCA cette fois. Et l’autre, dans un lieu plus petit,  mais sans orchestre.  En juin  2015, on attend la production « The Pajama Game » au centre culturel De Bosuil à Jesus Eik.  Le BLOC, comme ils l’appellent, a commencé à Bruxelles dans les années 70.  Leur objectif et de produire des « musicals » classiques  ou modernes mettant en scène des musiciens et comédiens amateurs  - puisque chacun fait autre chose à la ville -  mais  leur talent n’a absolument  rien à envier aux professionnels. 

My Fair Lady, le film inoubliable adapté  de Pygmalion par le librettiste Alan Jey Lerner et le compositeur Frederick Loewe, livrait un spectacle tourbillonnant, ménageait des dialogues incisifs et pleins de verve et inaugurait une riche partition musicale qui enchaînait des tubes faisant maintenant  partie intégrante du patrimoine musical anglo-saxon. Eliza et les gens du marché: Wouldn't it be lovely? Doolittle père: With a bit of luck! Eliza et les domestiques: I could have danced all night. L’impertinent You did it!  des deux compères satisfaits n’ayant pas un regard pour l’héroïne du jour ! L’émouvant  Without you après  Why can’t a woman … be like US ?  

 L’excellente  mise en scène du BLOC (Diane Morton-Hooper) est d’une fidélité rare à celle du film, mis à part les splendides close-ups propres au 7e art. On retrouve sur scène une animation extraordinaire de près de 80 personnages du plus haut pittoresque.   Le décor  a été créé avec génie par le couple Liam & Mairead O’Reilly et leur large équipe. Un double  escalier  central donne accès à une terrasse à colonnades. Cela donne un air néoclassique dépouillé et  très class qui surplombe  la  rue grouillante de vie. En alternance, la majestueuse bibliothèque du professeur Higgins apparait en quelques  tours de magie pendant les interludes musicaux. Pour l’équilibre,  quelques scènes plus intimistes se déroulent  devant  un  immense rideau noir. C’est là que Freddy (John Baldwin), l’amoureux transi chante The street where you live, devant magnifique porte bleu azur  du 27 A de la  Wimpole Street.

 1525650_735134969869332_7183082540355394503_n.jpg?oh=3853d864073439f7a7513f657cebbb91&oe=5510825C&width=960Les tableaux vivants et les chorégraphies dansées réglées avec soin  par Beverly Lewis ne cessent de se renouveler  et convoquent tour à tour la  vérité graphique  du  marché de Covent Garden, les courses de chevaux  à Ascot,    la somptueuse scène du Bal ,  ou  la serre du jardin romantique  de madame  Higgins, Mère (une toute craquante Margaret Lysak). Enfin, les magnifiques costumes d’époque de  Tonia Jolly et son équipe, apportent le fini pictural à chaque scène et illustrent fort bien le contraste entre les riches et les pauvres. Un public envoûté par la magie musicale, la vivacité, l’esprit, l’humour décapant de la production et surtout par  la performance  hilarante et talentueuse de Sarah-Jane et de Colin Black (Doolittle père), quitte la salle après des applaudissements et des ovations  qui n’en finissent pas de recommencer. Un spectacle brillant, de très haut niveau artistique qui aurait pu utiliser l’appui d’une boucle de sous-titrage pour pouvoir  percevoir tout le sel du texte, au-delàs des accents indigènes!  Cockney, bien sûr !

 Cover Photo

 http://www.bloc-brussels.com/index.php?option=com_content&task=view&id=94&Itemid=479

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12273059457?profile=originalUrban malare ("Urban le peintre", actif au XVIe siècle) : Le Parahélion.

Quelques noms émergent... Edvard Munch pour la Norvège.... Carl Larsson pour la Suède... mais pour le reste avouons que la peinture scandinave nous plonge dans les brumes. Pourtant elle mérite bien d'être découverte.

Aussi avons nous sélectionné quelques oeuvres qui valent le détour.
Mais avant d'aborder les dix-neuvième et vingtième siècles, laissez-moi vous présenter quelques grands anciens qui méritent notre respect.

Présenté en en-tête, Le Parahélion est un tableau d'Urban malare exposé dans la cathédrale de Stockholm. La parahélie est un phénomène rare, extraordinaire, qui impressionna fort les Suédois le 20 avril 1535 (il s'agit d'un phénomène de réfraction de la lumière sur de fins cristaux de glace qui provoque faux-soleils et halos). C'est aussi la plus ancienne image de la ville que l'on connaisse. Uban malare, le peintre, c'est Urban Larsson (c.1500-1570), mais le tableau original est en fait perdu. Aussi est-ce une copie que l'on présente et connait aujourd'hui. Elle fut réalisée par Jacob Elbfas (1600-1664), né en Livonie (ce qui correspond de nos jours aux pays baltes), il s'installe en Suède en 1622, où il devient peintre de cour.

Peder Aadnes (1739-1792), est un peintre norvégien à qui l'on doit ces Scènes de la vie quotidienne, typique du style rococo de la fin du XVIIIe siècle.

12273060053?profile=originalPeder Aadnes : Scènes quotidiennes d'une famille aisée (Lillehammer, Norvège).

David Klöcker von Ehrenstrahl (1628-1698) est un peintre suédois d'origine allemande (il est né à Hambourg) et formé aux Pays-Bas. Il est surtout connu pour ses portraits de cour, mais aussi pour son Jugement dernier, un immense tableau peint en 1696 que l'on peut voir à la cathédrale de Stockholm, ou cette Crucifixion.

12273060296?profile=originalDavid Klöcker von Ehrenstrahl : Crucifixion (cathédrale de Stockholm).

Alexander Roslin (1718-1793), est le grand portraitiste suédois du XVIIIe siècle. Il travailla essentiellement à Paris. Le voici en personne, en compagnie de sa femme, peintre elle aussi :

12273060686?profile=originalAlexander Roslin :

L'artiste et sa femme Marie Suzanne Giroust peignant le portrait d'Henrik Wilhem Peill (1767)

Nationalmuseum, Stockholm.

Il vaut bien que l'on s'y étende, aussi je ne résiste pas à vous présenter deux autres de ses toiles. Cette princesse moldave qu'il peint pendant son séjour à Saint-Pétersbourg.

12273061656?profile=originalAlexander Roslin : Zoie Ghika, princesse moldave (1777).

Nationalmuseum, Stockholm.

Ou sa très célèbre Dame à l'éventail qui fait le bonheur du Nationalmuseum de Stockholm tant elle attire de visiteurs.

12273061681?profile=originalAlexander Roslin : Dame à l'éventail, dite aussi

La dame au voile. L'épouse de l'artiste, Suzanne Roslin (1768).

Carl Fredrick von Breda (17591818), le "Van Dick suédois", enfin clôt cette première partie et nous introduit au dix-neuvième siècle, sujet de nos prochains billets.

12273062256?profile=originalCarl Fredrick von Breda : Le père de l'artiste, Lucas von Breda, 1797.

Nationalmuseum, Stockholm.

Nous devons encore citer Elias Martin (suédois, 1739-1818), Adolf Ulrik Wertmüller (suédois, 1751-1811), Carl Gustav Pilo (danois, 1711-1793)...

A bientôt...

Michel Lansardière (texte et photos).

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administrateur théâtres

12273059697?profile=original12273060099?profile=original12273061066?profile=original12273061471?profile=original12273062072?profile=originalLewis Carroll, le romancier anglais  qui a raconté l’histoire onirique  d’ « Alice au Pays des Merveilles », n’avait pas imaginé le succès mondial et intemporel de son héroïne toute candide et romantique, curieuse à l’infini et si ...subversive.  La nouvelle  adaptation de ce mythe, présentée cette saison au Théâtre du Parc de Bruxelles, ne laissera pas indifférent. On est loin du prêt à consommer du film de Burton sorti en 2010.  Loin  du  rêve cinématographique fabriqué dans un déluge de créatures numériques et de décors somptueux.

 Passons la parole à  Jasmina DOUIEB, metteur en scène et maitre d’œuvre avec Thierry Janssen de la réappropriation du matériau poétique d'Alice :

« Les mythes ont ceci de particulier qu’ils fascinent et marquent les sens. Ils outrepassent toutes les frontières : culturelles, générationnelles et temporelles. Ils échappent à toutes les réductions, simplifications ou tentatives d’en cerner les contours. Ils partent en fumée sitôt que vous tentez de les saisir. Et pourtant, les histoires qu’ils charrient demeurent fixées dans les esprits, comme des rêves ou des fantasmes. On n’est jamais sûrs de ce qu’ils signifient et pourtant on reste irrémédiablement hypnotisés. Les Aventures d’Alice c’est bien plus qu’un livre pour enfants, c’est un mille-feuilles qui touche au mythe. C’est une mer d’histoires aux multiples entrées. »

 

Ces quelques mots sont très révélateurs de la place laissée à l’Imaginaire dans ce magnifique spectacle esthétiquement et théâtralement parfait. La quête du bonheur et le plaisir vertigineux de la découverte d’Alice s’opposent  à un monde absurde et chaotique où se côtoie une galerie de personnages burlesques et énigmatiques qui ont peuplé nos rêveries enfantines. Le lapin, Le chapelier fou, la chenille et son narguilé, le non-anniversaire, la partie de croquet, la reine de cœur "Qu'on lui coupe la tête!"... se retrouvent ressuscités!

 

12273060255?profile=originalLe texte est mis en abime par le biais du livre que relit Alice devenue grande et venue au chevet de son créateur qui est sur le point de passer de l’autre côté du miroir.  Pour nous c’est l’occasion aussi de revisiter notre monde imaginaire d’enfant et d’y  emmener même notre progéniture, à qui nous offrirons le  miroir théâtral pour pénétrer le mystère hypnotique du conte fantastique. Le lendemain de la première, c’étaient de sages élèves, menés par de joyeux  professeurs qui occupaient les derniers rangs de la salle ! Rires et réactions enthousiastes fusaient pour l’émotion créée par  une mise en scène fourmillant d’astuces! C’ est un  réel défi que de pouvoir jouer avec les perspectives spatiales et faire grandir et rapetisser Alice sur le plateau d’un théâtre, non ?  

Rien n’est imposé, tout est suggéré. Tout est proposition et invitation au rêve et voyage. Le cadre magique, la beauté épurée des tableaux, des décors et des costumes soulignent la dimension poétique d’un conte qui passionne par ses innombrables interprétations possibles.

Esthétiquement, la mise en scène suscite l’admiration. L’incroyable galerie de personnages loufoques défile avec une logique millimétrée…On finirait par y croire et s’y croire! Non seulement l’espace est tordu grâce au champignon magique, mais le temps, notre pire ennemi,  est explosé.  Il est tour à tour figé, avancé, reculé, ridiculisé pour notre plus grand bonheur! Le temps perdrait il son sens ? «  Le non-sens est plus qu’un jeu chez Carroll ; il détruit le bon sens « en tant que sens unique ». La petite Alice est en état de devenir permanent. Ses transformations de taille et donc d’âge - puisque, par ce biais, elle grandit -, brouillent son identité qui devient infinie. Elle est, dans son corps, à la fois hier et demain ; elle est toutes les possibilités d’elle-même réunies dans un même espace temps. Dans cette esthétique du renversement, les contours d’Alice s’effacent. Elle se cogne aux murs d’un monde désespérément trop grand ou trop petit pour elle. Un monde auquel elle ne parvient pas à appartenir. Jamais la bonne taille, jamais la bonne attitude. »

 Les métamorphoses se suivent et s’enchaînent grâce au moteur principal : le rire omniprésent. Qu’il soit dérision, humour grinçant, ou haut comique de situation, chaque spectateur y trouve sa part de connivence avec les comédiens. Et les enfants apprennent, sur les pas de la jeune Alice au caractère bien trempé, à douter de toutes les apparences, à dégonfler les impostures et à détester la dictature! Avec six comédiens seulement, tous magiques,  eux aussi! Michel CARCAN (Lewis Caroll), Lara HUBINONT(le Chat) , Thierry JANSSEN (la Reine) , Sophie LINSMAUX(dans le rôle d'Alice), Françoise ORIANE(Le Bombyx), Clément THIRION(le Roi). Jubilatoire!

Mise en scène : Jasmina DOUIEB - Assistanat : Alexandre DROUET. 

Scénographie, costumes, masques, marionnettes : Anne GUILLERAY et Geneviève PERIAT.

Lumières : Philippe CATALANO - Musique : Daphné D’HEUR.

Maquillages et coiffures : Véronique Lacroix.

Photos: Isabelle DE BEIR

http://www.theatreduparc.be/index.php?mact=Agenda,cntnt01,DetailEvent,0&cntnt01id_event=18&cntnt01returnid=62

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Le voyage du bleu, d’Elvas à Evora.

Continuons notre voyage du bleu.

Vraiment, il faut croire que le temps passe moins vite ici !

Effets du soleil, du bleu du ciel, de cette chaleur inhabituelle en cette saison ?

Tout le monde est en manches courtes, aux champs comme à la ville, où les terrasses des cafés sont bondées.

Le bleu ?

Il nous inonde, nous submerge, nous emporte…

 - Peut-être est-ce à cause de cela que je ne songe pas un seul instant à rentrer ?

Pourtant, il le faudra bien un jour, mais en attendant je continue mon voyage, et j’en profite pour reconnaître et préparer en même temps le prochain stage carnet de voyage où je vais partager mes surprises, mes découverte, mes délectations carnettistes.

Bien sûr, il y a un petit décalage entre la publication de mes vidéos et le présent du voyage, mais je fais ici beaucoup de choses à la fois, et j'espère que le peu de retard pris ne sera pas préjudiciable à l'intérêt de mes publications !

Il faut dire que je découvre des bleus tout simplement incroyables.

Certains sont presque impossibles à reproduire si on n’y consacre pas de longs essais en mélanges sur la palette, si on ne change sans cesse de point de vue pour voir la lumière jouer avec cette couleur et choisir le meilleur angle pour la traduire.

Le temps consacré à ces recherches est d’autant plus exaltant qu’il débouche sur des questionnements et des exercices passionnants.

Finalement, le carnet de voyage, l’aquarelle, les croquis rapides à main levée, ne sont que des prétextes pour aller à sa propre rencontre en même temps qu’ils permettent un échange très profond avec le monde.

La chapelle de la Conception à Elvas, l’un des motifs du carnet de voyage au pays du bleu.

La chapelle de la Conception à Elvas, l’un des motifs du carnet de voyage au pays du bleu.

Parmi les bleus clairs ou cæruleums sélectionnés pour réaliser les liserés de la chapelle de la Conception, c’est le bleu royal Sennelier que je choisis, car parmi ceux qui se rapprochent le plus de la bonne couleur, c’est celui qui présente les effets d’opacité et de granulométrie les mieux apparentés à l’aspect onctueux de leur couleur sur le fond de crépi blanchi à la chaux des murs.Parmi les bleus clairs ou cæruleums sélectionnés pour réaliser les liserés de la chapelle de la Conception, c’est le bleu royal Sennelier que je choisis, car parmi ceux qui se rapprochent le plus de la bonne couleur, c’est celui qui présente les effets d’opacité et de granulométrie les mieux apparentés à l’aspect onctueux de leur couleur sur le fond de crépi blanchi à la chaux des murs.

Dans ma quête du bleu, je m’interroge du rapport des différents bleus que je vois avec les autres couleurs qui leur sont associées, dont l'ocre jaune que l’on retrouve un peu partout dans le patrimoine bâti.

Je constate qu’en mélangeant le bleu cæruleum des liserés extérieurs de la petite chapelle Notre Dame de la Conception (dont je vous avais déjà parlé à mon arrivée au « pays du bleu »), couleur que l’on voit en de nombreuses variantes en décor sur les façades avec l’ocre jaune du bas des murs, on obtient un gris-vert qui est exactement celui des oliviers de la campagne en cette saison !

Bien sûr, il faut faire des essais avec les différents bleus cæruleums de notre nuancier (en les modifiant parfois avec un soupçon de divers jaunes ou rouges), pour obtenir le « bleu parfait » de tel ou tel décor d’architecture, et si on mélange le bleu ultramarine rompu des azulejos de l’entrée de cette même chapelle (rompu avec une pointe d’orange et non avec du gris ou du noir qui en éteindraient la luminosité), on obtient la teinte de l’ombre des oliviers vus depuis cette chapelle qui domine la campagne environnante depuis l’entrée de la ville.

Naturellement, on peut obtenir les gris-verts (ombre ou lumière) des oliviers de bien d’autres façons, mais je vous assure que ces mélanges fonctionnent parfaitement, même si le résultat manque un peu de transparence à cause de couleurs qui au départ ne le sont pas.

Le voyage du bleu, d’Elvas à Evora.

Étonnant de constater combien les couleurs dominantes dans le bâti traditionnel trouvent ici leurs correspondances par mélange, dans les variations chromatiques de l’environnement naturel …

Le voyage du bleu, d’Elvas à Evora.
Mes verts (vert rompu n°1 et gris vert n°4) obtenus par mélange du bleu des liserés de la chapelle (bleu royal Sennelier) ou de l’outremer rompu des azulejos (voir mélange ci-dessus) avec l’ocre jaune des murs (tous les outremers de toutes les marques conviennent, idem pour l’ocre jaune) qui s’apparentent aux différents verts des oliviers ne sont qu’un sujet de réflexion parmi d’autres, basés sur l’observation des différentes couleurs d’un même environnement.

Mais si je veux réellement peindre le feuillage des oliviers, j’utiliserai plutôt du bleu d’Indanthrène Sennelier (transparent intense) à la place du bleu royal (opaque granuleux) pour faire le gris vert de leur feuillage en pleine lumière dans le lointain, et à la place de l’outremer français utilisé pour imiter l’outremer rompu des azulejos (outremer qui est transparent intense) du bleu indigo Rembrandt, car bien que semi-opaque, celui-ci permet d’obtenir la bonne teinte des zones à l’ombre sans mélange intermédiaire (d’où effet plus lumineux, travail plus rapide et similitude chromatique plus grande).  

Hors, le but de ces exercices n’est pas de chercher à peindre des oliviers, mais de se servir des couleurs que nous voyons (en suivant ici le fil conducteur du bleu), pour établir de plus subtiles connivences entre l’univers qui nous entoure, les êtres et les choses que nous rencontrons et notre propre sensibilité, la « profondeur » de notre regard sur le monde.

C’est par ce rapport des couleurs à la vie dont elles sont le reflet, qu’au-delà du témoignage d’un instant, d’un lieu, d’un objet, d’une rencontre, on peut « voyager » à l’intérieur même du voyage, et interpréter « autrement » la réalité perçue à travers ses différentes facettes.

Chaque nouvelle interprétation va alors se révéler comme un nouveau chemin pour aller plus loin dans sa démarche et la réalisation de son carnet…

C’est pour cela que je pense l’approche «traditionnelle et classique» du carnet de voyage (dessins / textes / aquarelles), supérieure dans le fond (même si dans la forme tout est possible pour affirmer sa créativité) par rapport aux autres types de carnets (tout aussi attrayants qu’ils soient, bande dessinée, collages, photos, etc.)...

Quant à l’aquarelle, il y en a bien sûr autant d’approches et de concepts qu’il y a de démarches artistiques et de personnalités créatives, mais celle que je préconise sur le terrain (et que j’enseigne tout en restant fidèle aux bases techniques de cette expression), s’affranchit largement de toute idée de supériorité artistique, de compétition, de maîtrise technique démesurée, d’esthétique en quelque sorte « au dessus du panier » pour ne pas dire de mégalomanie philotechnique : elle reste en toute simplicité au plus près du sujet dans l’immédiateté de l’instant, en étant sans sophistication aucune le fruit de la spontanéité, de la joie de vivre, et de la rencontre entre le réel et notre sensibilité !

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administrateur partenariats

12273059475?profile=original

Ce samedi 22 novembre, le restaurant Yen retentissait de rires et de joyeuses tirades car de belles personnes s'y réunissaient pour célébrer l'amitié et concrétiser à nouveau par une rencontre les riches échanges que nous offre le réseau Arts et Lettres.

Tous réunis autour de Robert Paul, dans une ambiance sympathique et chaleureuse, bonne humeur et bavardages furent au rendez-vous !

Le discours de la rencontre.

           Retrouvez les photos sur la superbe Smilebox de Deashelle:

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Ce billet permettra aux membres de poster

leurs commentaires ainsi que

leurs plus belles photos de la soirée.

Merci à tous pour votre chaleureuse participation.

A bientôt!

Une organisation

Arts  

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Lettres

                           

Le toast

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administrateur théâtres

12273060870?profile=original12273060700?profile=originalMusic, a second home ! Hier soir, à la salle M du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, c’était la fête de l’amitié, de la joie et de l’espoir. Trois valeurs magnifiquement véhiculées par  un jeune  ensemble musical  exceptionnel, en provenance de Jérusalem, accueilli avec chaleur par le directeur général de Bozar,  Paul Dujardin, lui-même. Marc Weisser, président  d’honneur de la Maison de la Culture Juive à Bruxelles et l’instigateur de ce concert, avait rencontré ce petit groupe à Londres il y a un peu plus d’un an. Il fut frappé par leur humanité, leur qualité musicale et leur sens aigu de la  poursuite de l’excellence.  Ils ont de …13 à 19 ans, et ont été sélectionnés par leur école - unique au monde - Le Conservatoire Hassadna de Jérusalem.

 

 

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Cette institution scolaire de 650  enfants et jeunes adultes dirigée par l’extraordinaire musicienne Lena Nemirovsky entourée d’une équipe de 100 professeurs éminents, dont certains sont de renommée internationale, possède un merveilleux projet pédagogique et artistique.  Le Conservatoire Hassadna de Jérusalem fut fondé il y a 40 ans par le musicien et pianiste Amalia Reuel, qui professait l’idée généreuse que tout enfant, indépendamment de la capacité physique ou mentale, le niveau socio-économique, l'origine ethnique ou l'appartenance religieuse, devrait pouvoir avoir l'occasion de faire l'expérience d’une éducation musicale haute gamme. Il leur est courant d’intégrer des enfants présentant des handicaps moteurs ou mentaux et d’offrir des bourses pour aider les plus démunis. Ainsi,  ce qui caractérise le plus cette école unique au monde, ce sont les principes d’égalité et d'intégration qui sont les valeurs fondamentales de cette institution. Elle est ouverte aux enfants motivés qui veulent se consacrer à l’art musical et prêts à y consacrer tout leur énergie. Ils bénéficient alors d’un enseignement hautement individualisé et sont plongés dans un milieu largement ouvert et pluraliste qui veut transcender les différences et refléter toute  la mosaïque humaine. Les programmes d'éducation sont  stimulants et équilibrés, mettant en œuvre des méthodes pédagogiques de pointe, dans un esprit  innovant et créatif, maximisant le  meilleur développement artistique et personnel de chaque enfant. Prenons la peine de citer Jacques Revah, ambassadeur d’Israël en Belgique et au Luxembourg : «  une chose est certaine : Hassadna contribue depuis des décennies non seulement au rapprochement le plus inattendu entre les membres de la société en général, mais aussi dans une mesure non négligeable à l’esprit de paix tant attendue dans la Ville de la Paix.»

 

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Au programme éclectique et joyeux de cette soirée entièrement tournée vers l’humanisme et l’universalisme de la musique,  il y avait Bach, Philippe Gaubert, Ysaye, Edward Elgar, Mendelssohn, Fritz Kreisler, Carl Maria Von Weber, Ernest Bloch, Alexandre Scriabin, Chopin et Brahms.  Des instruments phares : violon, piano, basson et flûte traversière et l’impression sur scène d’une  fabuleuse connivence et d’un festival de bonheur car la musique crée des liens extraordinaires et indéfectibles.   

 

Une mention spéciale va tout de suite au jeune violoniste éthiopien de 15 ans, Avraham Terifa qui a ravi tous les cœurs,  revenant jouer de nombreux morceaux et acclamé par un public enthousiaste. On se souvient de la finesse et la fragilité émouvante de ses notes aigues, la profonde maîtrise de l’instrument, la plénitude  des sonorités et des couleurs, et surtout son visage empli de grave sérénité quelle que soit la complexité de l’architecture musicale.  En particulier dans son Concerto pour violon en mi mineur de Mendelsohn, ses filaments de notes aigues captives de tempi échevelés  avaient  la brillance de l’or musical. Et il nous a comblés avec son interprétation de « Nigun » d’ Ernest Bloch.

 

images?q=tbn:ANd9GcRgq14utuA9KxcAyVUZBIBMfIXdLRZtZfYabGwQ-cA-TiEZesQlHQ La flûte traversière, un fleuve d’émotions diverses : brillantes, voluptueuses, bucoliques et sombres parfois, revenait à Schmouel Allouche, 17ans. Il a joué en soliste avec l’Orchestre de  Chambre d’Israël, et en concert  à Toronto en 2009 et à Londres en 2010. Le basson était dans les mains du talentueux Ziv Wainer, 16 ans,  premier basson solo dans l’Orchestre à Vents de Hassadna qui a remporté le Premier Prix au Festival des Orchestres à Vent au Carnegie Hall de New York en 2014. De l’humour, de la verve musicale et de l’ampleur.  

 

Venons-en à deux autres artistes en herbe, l’une très jeune (13 ans), Alex Pirsky qui fut choisie pour jouer en duo lors du 90ème anniversaire du Président Shimon Peres, en présence de Bill Clinton et de Tony Blair, et l’autre, Rinat Erlichman (18 ans), une des jeunes violonistes les plus prometteuses d’Israël, premier violon dans le Quatuor à cordes du Conservatoire ainsi que de l’Orchestre de Chambre et qui participa à un concert privé, en 2012, chez Murray Perahia. Leur performance lors de cette soirée au palais des Beaux-Arts de Bruxelles a été un sommet de concentration et de virtuosité. Deux jeunes prodigues, à l’avenir certainement fort prometteur.

 

 images?q=tbn:ANd9GcRrH5xjZK1NzCrncqQCgJPhLdsayoek8Xti5r5lSA9NRo9Oz5fgEt pour terminer, quelques mots élogieux  pour la jeune pianiste Karin Yusim,  qui a séduit le public par sa technique rigoureuse et son charisme. Son  jeu très sûr  dégage des émotions pleines et crée un climat où domine la  confiance en la Vie. Particulièrement dans son interprétation sans failles des 5 préludes op 11 de Scriabin. Sous la houlette de leur incomparable égérie, la musicienne Lena Némirovsky, qui  les accompagne au clavier comme dans la vie, tous ces jeunes prodiges extrêmement doués  ont donc  donné le meilleur d’eux-mêmes: une musique dansante pour l’âme.

Le Programme:
Johann Sebastian Bach – Concerto pour deux violons en ré mineur BWV 1043 (premier mouvement)
Philippe Gaubert – Nocturne et Allegro Scherzando
Ernest Bloch – ‘Nigun‘ extrait de “Baal Shem”
Sergei Prokofiev – Sonate n° 3 en la mineur, op. 28
Ysaye/Saint-Saëns – Etude en forme de valse op. 52 n° 6

Entracte:
Carl Maria von Weber – Trio en sol mineur, op. 63, allegro moderato
Felix Mendelssohn – On Wings of Song
Edward Elgar – Romance op. 62
Felix Mendelssohn – Concerto pour violon en mi mineur
Johannes Brahms – Scherzo en do mineur

 

 

liens utiles:

http://fetedesmusiquesjuives.wordpress.com/

http://maisondelaculturejuive.be

http://www.cclj.be/

http://www.bozar.be/activity.php?id=15530&selectiondate=2014-11-19

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DE QUELQUES MOTS...

De quelques mots se soulagerEt nos démons exorciserAvec un rythme scandé et douxDes mots pour se rapprocher de vous...Laisser agir un peu de magieRedonner couleur à la vieEt mijoter du fond du cœurDes mots pour donner du bonheur...Chanter le bleu, nier le grisTraiter douleur avec mépris!Pour vivre encore avec ivresseSe retrouver sous leurs caresses...De quelques mots chercher le tonUne ultime fois avoir tout bon!Se laisser bercer d'un soupirRedécouvrir l'âme d'un sourire...J.G.
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12273057287?profile=originalSauvage : dessus-de-porte en grisaille de la salle à manger de l'Empereur (palais de Compiègne).

Piat Joseph Sauvage (1744-1818) est un peintre belge oublié. Dessinateur habile, portraitiste apprécié, il se fera connaître comme peintre de cour, d'abord à Bruxelles, puis à Versailles auprès de Louis XVI. Mais c'est comme décorateur, maître du trompe-l'oeil en grisaille qu'il retient surtout l'attention. Il ornera ainsi la chapelle du château de Saint-Cloud, le théâtre de Chantilly (tous deux détruits à la Révolution), les palais de Fontainebleau et de Compiègne, la cathédrale de Tournai, sa ville natale.

Offrons-nous une digression. Pour mettre la peinture en général, le trompe-l'oeil en particulier, en perspective, il faut bien remonter à l'Antiquité...

12273057501?profile=originalPiat Joseph Sauvage : Anacréon

(poète grec ; dessus de cheminée de la salle à manger de l'Empereur, Compiègne).

Pour Parrhasios "la ligne de contour doit à la fois se clore sur elle-même et aller en mourant de manière à faire croire qu'il y a autre chose derrière, à montrer aussi ce qu'elle cache..."

... et le meilleur cicérone pour cela reste bien Pline l'Ancien.

Le vieux magister nous rapporte tant d'anecdotes... comme celle opposant Zeuxis (ca -464/-398) à Parrhasios (ca -460/-380).

"Zeuxis avait peint des raisins, avec un tel bonheur qu'attirés, des oiseaux volèrent à tire-d'ail vers l'estrade du peintre."

Magistral tour de passe-passe qui laisse bec bée.

Devant un tel miroir aux alouettes, Parrhasios ne se laissa pas démonter. "Alors Parrhasios représenta un rideau si exactement que Zeuxis, que le verdict des oiseaux avait rempli d'orgueil, perdant patience, demanda qu'on enlève ce rideau pour montrer enfin le tableau ; quand il eut compris son erreur, il accorda la victoire à son rival avec une noble humilité, parce que, s'il avait fait illusion aux oiseaux, Parrhasios, lui, avait fait illusion à l'artiste en personne !" Mais Zeuxis n'en resta pas là. "Il peignit par la suite un petit garçon portant des raisins ; là aussi, les oiseaux vinrent voleter tout près et Zeuxis, furieux contre son oeuvre, s'avança solennellement et déclara qu'il avait mieux peint les raisins que le petit garçon car s'il l'avait rendu à la perfection, sa présence aurait dû faire peur aux oiseaux."Il faut croire pourtant que Zeuxis ne fit pas piètre figure car, lorsqu'il représenta la belle Hélène, Aristide put écrire : "C'est la même chose d'avoir peint cette Hélène que pour Zeus de l'avoir engendrée."

Avec sa gueule de peintre grec, l'orgueilleux Parrhasios, qui peint un "Hoplite courant au combat qu'on croit voir transpirer et un Hoplite rendant les armes, qu'on croit entendre haleter", est décidément un lutteur vindicatif :

"Dans un concours de peinture qui avait eu lieu à Samos, sur le sujet suivant : Ajax et le jugement des armes, Parrhasios, classé second derrière Timanthe, se plaignit de souffrir à l'instar du héros parce que c'était comme si, une nouvelle fois, en sa personne, Ajax avait été vaincu par un homme qui ne le valait pas."

Cruelle incertitude de l'art... Derrière le tableau se cache la vanité.

Autre maestro du 4e siècle avant Jésus-Christ, Apelle de Cos.

"Apelle a peint des portraits d'une ressemblance si parfaite que le grammairien Apion, dans un texte, explique que des spécialistes de la divination par le visage pouvaient, en les voyant, dire le nompbre d'années qu'il restait à vivre aux modèles ou la durée de leur vie, s'ils étaient morts." Voila qui est visionnaire, qui range la peinture au rang des arts divinatoires... Trompe-l'oeil et trompe-la-mort ! trop fort !

Apelle, "c'est lui aussi qui exposait ses oeuvres achevées à la vue des passants, sur une terrasse : dissimulé derrière un tableau, il les écoutait parler des défauts qu'ils leur trouvaient, estimant que le public était meilleur juge que lui-même. On raconte qu'un cordonnier, un jour, blâma l'oubli d'une lanière sur la face interne d'une sandale d'un personnage. Apelle corrigea l'erreur. Le lendemain, enhardi par l'efficacité de sa première intervention, l'homme émit une critique à propos de la jambe. Alors Apelle bondit de sa cachette et indigné, déclara à son détracteur qu'"un cordonnier ne devait pas juger au-dessus de la sandale."" Expression devenue proverbiale.

Il est temps de retomber sur nos pieds pour revenir à Piat. Chassez le Sauvage il revient à la galerie et aux grisailles.

La grisaille, connue dès l'Antiquité pour imiter le marbre, atteint des sommets dans l'illusion optique aux revers des retables, notamment chez Van Eyck. Volets refermés, formant diptyque, le fidèle peut s'y recueillir comme devant des statues.

Ces camaïeux de gris renaissent avec Jakob de Wit (1695-1754) et connaissent une grande vogue sous forme de bas-reliefs imitant la sculpture à la perfection, mais remplaçant souvent des tapisseries démodées.
De Wit introduisit ainsi les witjes (blancs) dans de nombreux monuments. En France particulièrement, on ne compte plus dessus-de-porte, trumeaux et panneaux ainsi décorés.

12272930477?profile=originalDessus-de-porte (château de Champs-sur-Marne ; Christophe Huet ,1700-1759, ?).

A la suite de De Wit s'illustreront Marten Josef Geeraerts (1707-1791), Piat Joseph Sauvage donc, qui fut son élève, Dominique Doncre (1743-1820), maître de Louis-Léopold Boilly (1761-1845), peintre et graveur, qui inventa aussi des instruments d'optique et des vernis, Nicolas-Guy Brenet (1728-1792)...

Sans oublier Jean Siméon Chardin (1699-1779). "Ce Chardin pourquoi prend-on ses imitations d'êtres inanimés pour la nature même ? C'est qu'il fait de la chair quand il lui plaît.", Diderot.

Ou Jean-Baptiste Oudry (1686-1755). "Vous souvenez-vous de deux bas-reliefs d'Oudry sur lesquels on portait la main ? La main touchait une surface plane ; et l'oeil, toujours séduit, voyait un relief ; en sorte qu'on aurait pu demander au philosophe lequel des deux sens dont les témoignages se contredisaient était un menteur." (id.).

Grisailles. Modulant les ombres et les lumières, perspectives, contrastes et clair-obscurs, pour donner à ces monochromes des jeux qui troublent nos sens.

Soulages, à sa manière, saura s'en souvenir. Outrenoir... gardons également en mémoire que Zeuxis "peignit aussi des monochromes blancs."

Quant à Sauvage, issu d'un milieu ouvrier, sa situation enviée de peintre de cour ne le détourna pas des idées progressistes qui l'amenèrent à participer activement à la Révolution.

Puis, comme Carrier-Belleuse et Rodin après lui, il travailla pour la Manufacture de Sèvres de 1804 à 1817 . Aussi je ne résiste pas à faire ce petit parallèle :

12273054258?profile=originalLes Eléments (vase, détail de la frise, porcelaine, Carrier-Belleuse et Rodin pour la Manufacture de Sèvres).

L'imitation d'un bas-relief antiquisant atteint ici sa plus belle expression.

Tous ces maîtres ont poussé si loin la virtuosité dans le trompe-l'oeil que bien évidemment on ne les voit plus ! Et ainsi, du moins pour ceux qui si sont spécialisés, retombèrent dans l'oubli ! Sauvage, pour ne prendre que lui, est passé dans le gris de l'histoire. Au mieux cité, ce fils de vitrier est aujourd'hui complétement opacifié. Il fallait bien le réhabiliter un peu.

Bon... je me suis égaré en route, emboîtant les époques dans des histoires à tiroirs. Mais après tout, sur un tel sujet n'avais-je point licence de construire ce billet en trompe-l'oeil ?

12273057686?profile=original

Michel Lansardière (texte et photos).

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administrateur partenariats

12273045076?profile=original

Robert Paul

et les membres d'Arts et Lettres

ont le plaisir de vous inviter à la deuxième

Rencontre d'automne entre les membres d'Arts et Lettres

Ce samedi 22 novembre dès 19 h au

Restaurant Yen à Bruxelles

Plan d'accès

Rue Lesbroussart 49, 1050 Bruxelles

Parking payant à proximité, Place Flagey

*

Afin de permettre à chacun de rejoindre la joyeuse assemblée à son aise,

ceux qui désirent prendre un verre de l'amitié (vins) pourront venir une heure avant le dîner

à la galerie et le verre de l'amitié sera offert par Robert Paul et l'Espace Art Gallery .

Dès 18h.

 Espace Art Gallery by Jerry Delfosse

Rue Lesbroussart 35, 1050 Bruxelles

situé à deux pas du restaurant.

*

Le prix du menu unique est de 50 euros par personne.

Assortiment d’entrées.
Assortiment de quatre plats : poulet, bœuf, canard et crevettes.
Dessert : choix entre beignets bananes ou pommes.
Thé, café
Une demi bouteille de vin par personne. Eaux

*

La réservation ferme se fera exclusivement

par le virement au compte bancaire    

BE18 0358 6853 0765

BIC GEBABEBB

au nom de Liliane Magotte

pour le 13 novembre au plus tard, en mentionnant

le nom des participants et le nombre de menus réservés.

*

A cette occasion, et afin de donner un caractère festif et convivial

à cette manifestation, chaque convive est invité à se munir d'un petit présent

humoristique et original qui sera offert par tirage au sort

à un autre convive au cours de la soirée !

*

Pour tout renseignement complémentaire,

envoyer un message privé à Liliane Magotte.

Si vous désirez me téléphoner ( en semaine après 20h ) pour plus de facilités,

je pourrai vous communiquer mon numéro de GSM via message privé.

Covoiturage: pour les membres éloignés de Bruxelles, il peut éventuellement être organisé.

Pour plus de facilités, veuillez me communiquer vos demandes, je me chargerai

de les diffuser.

Au plaisir de vous rencontrer !

Voici le lien des photos de la soirée de novembre 2013.

Succès pour la première " Rencontre d'automne "

entre les membres d' Arts et Lettres.

La vidéo de la première rencontre le 25 octobre 2013:

Une organisation

Arts  

https://storage.ning.com/topology/rest/1.0/file/get/12272797098?profile=original

Lettres

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administrateur théâtres

L a    p a i x  d e s   c h a n t s 
 
Au début étaient des champs, et au milieu : un moulin à vents. Dans la campagne verdoyante était un village rural, Ganshoren qui fournissait in illo tempore les marchés de la ville en légumes et les brasseries en houblon. La première pierre de la future Basilique Nationale du Sacré Cœur était posée le 12 octobre 1905 par le Roi Léopold II. Aujourd’hui la Basilique de Koekelberg est une œuvre composite et inachevée, posée sur ce plateau jadis agreste. Elle a accueilli ce 9 novembre 2014, date anniversaire de la chute du Mur, des chants sublimes au service de la paix. Un océan de voix pour la Paix. "1000 Voices for Peace", c’est un projet élaboré par le Festival de Flandres-Bruxelles pour commémorer la Grande Guerre. 39 ensembles de choristes, c’est-à-dire 22 chorales belges et 17 chorales issues de pays impliqués dans le premier conflit mondial se sont unis par la voix, le chant et la musique pour adresser au monde un plaidoyer ardent en faveur de la paix.
 
  La soirée du samedi 9 novembre 2014 à la Basilique, liturgie musicale grandiose, a clôturé en beauté une semaine intense de rencontres et de travail musical. Sous la direction d’Andres Mustonen, nous aurons entendu des œuvres du compositeur chinois réputé, Tan Dun, du norvégien Ola Gjeilo, de Sofia Gubaidulina, compositrice russe de tout premier plan et du belge André Devaere, jeune compositeur et musicien tombé au champ d’honneur en 1914. Les concerts étaient ponctués de récitations d’œuvres poétiques universelles et d’extraits de journaux intimes datant de la Première Guerre mondiale. On retiendra en particulier la performance de la récitante au profil inoubliable: Isnelle Da Silveira.
 
Profitant de sa connexion en temps réel avec la station spatiale internationale ISS, le Festival de Flandres-Bruxelles a voulu démontrer qu’il se tournait résolument vers l’avenir. Par l’intermédiaire d’écrans disposés partout dans une basilique « full house » nous avons capté un message de paix envoyé par les astronautes Alexander Gerst, Max Surayev et Reid Wiseman du European Space Agency (ESA). Un clin d’œil de l’espace pour souligner l’urgence de la démarche, alors que les convulsions des crises économiques et sociales du monde se font aujourd’hui tellement douloureuses!

Herman Van Rompuy lui-même a pris la parole devant Sa Majesté le Roi Philippe et la Reine Mathilde pour réitérer les principes d’une paix durable auxquels il n’a jamais cessé de souscrire durant sa Présidence européenne depuis 5 ans. L’Union Européenne n’a-t-elle pas reçu un très bel encouragement avec le Prix Nobel de la Paix 2012 « pour avoir contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l'Homme en Europe», les pays membres renonçant sincèrement à leurs hostilités passées. Profitons pour rappeler haut et fort que la cheville ouvrière de la paix, c’est avant tout l’Art et la Culture.

L’œuvre maîtresse de ce concert est le "Dies Illa" de Krzysztof Penderecki - en première mondiale et joué en présence du compositeur. Elle a été choisie pour symboliser haut et fort le message d’ESPOIR collectif de « 1000 Voices for Peace ». Cet espoir est indispensable si nous entendons bâtir la paix et œuvrer à un savoir-vivre ensemble pacifique. L’art n’est-il pas un rempart contre la guerre et la violence?  Penderecki dédie son œuvre à toutes les victimes de la Première Guerre mondiale. Il souligne que cette musique inhabituelle et fantastique a un pied dans la musique classique et un autre dans la musique contemporaine. « La voix humaine est sollicitée d’une manière très particulière. Cela va des sonorités écrasantes et massives aux murmures à peine audibles, au brouhaha, aux bavardages… » Des instruments tels que tuba phone, glockenspiel, xylophone, vibraphone, cloche tubulaire complétaient les pupitres habituels de l’orchestre. Dans l’enceinte de cette basilique, pleine à craquer, qui pourtant est réputée pour une acoustique très médiocre, le résultat phonique était hallucinant. Pour qui eu la chance ce vivre cet événement exceptionnel... le souvenir ne s'effacera pas de si tôt et en se promenant sur les ondes radiophoniques  flamandes le  mardi 11 novembre dans la soirée, on aura revécu cet immense événement avec le même bouleversement. 
 
 

La direction musicale (choeurs et orchestre) revenait au violoniste estonien Andres Mustonen. L’Orchestre, le Brussels Philharmonic, occupait la croisée surélevée de la Basilique, les groupes de chanteurs disposés jusqu’au fond du Chœur et apparaissant en finale aussi à tous les balcons des étages. Le tout épicé par les articulations caméras gourmandes des chaînes de télévision, ce spectacle inédit avait quelque chose d’extra-terrestre. Savants jeux de lumière, solennité et fracas symbolisant la paix et la guerre, le spectateur est ressorti de cette expérience inoubliable, totalement abasourdi par l’ampleur et la qualité de l’entreprise. On a remis les pieds sur terre en rencontrant la très charmante musicienne et musicologue Cindy Castillo qui tenait les orgues! Les différents participants ont tous répété chez eux avant de participer aux deux seules répétions générales qui ont eu lieu la semaine dernière, nous a confirmé Michel Jakobiec chef de l’ensemble vocal du Conservatoire de Tournai.


 
 
Solistes: Agnieszka Rehlis, Johanna Rusanen, Nikolay Didenko
Actrice: Isnelle Da Silveira
Organiste: Cindy Castillo
Violoncelliste: Luc Tooten
Recorder solist: Felix Casaer
Étudiante Colom: Clélia Twagirayesu
Présentateur: Laurent Graulus

LE PROGRAMME:


Tan Dun, Hero Concerto, VIII “Sorrow in the Desert”
Ola Gjeilo, Sunrise Mass III “The City”

Hymne Catalan, El cant dell Ocells
Sofie Gubaidulina, The rider on the white horse

Andre Devaere, Preludium en fugue, preludium
Krzysztof Penderecki, Dies Illa pour 3 solistes, 3 chorales mixte et orchestre.
Une commande du Festival de Flandre Bruxelles, avec le soutien de l’Institut Polonais à Bruxelles (service culturel de l’ambassade de la République de Pologne à Bruxelles).


LES  39 CHORALES:
Chœur de l’Université Gand, Chœur féminin Makeblijde (Zele), In Dulci Jubilo (Saint-Nicolas), Chœur de chambre Furiant (Gent), Ensemble vocal féminin Arabesk (Gand), Con Cuore (Waregem), Chœur de chambre yprois (Ypres), Cantores (Bruges), Chorale universitaire de Louvain (Leuven), Chœur de chambre Octopus (Anvers), Chœur de jeunes Villanella (Laakdal), Helicon (Lierre), Chorale Don Bosco (Hoboken), Chœur de la cathédrale de Hasselt, Ensemble Mantelius (Kuringen), Amabile (Neerpelt), Sing-in BOZAR (Bruxelles), Colom (Chœur d’Athénée Royal de Koekelberg), Café Latte (Chœur VUB), La Villanelle (Waterloo), Ensemble vocal du Conservatoire de Tournai (Tournai).


Brighton Secondary School Vocal Ensemble (Australie), Hart House Chorus (Canada), Treenighedskirkens Drengekor (Danemark), Junges Vokalensemble Hannover (Allemagne), Voces Musicales (Estonie), BA Voice Choir and Dance, University of Limerick (Irlande), Zvjezdice (Croatie), Choeur féminin BALTA (Lettonie), Suanplu Chorus (Thaïlande), Lautitia (Hongrie), Amadeus Chamber Choir (Malte), Medici Cantantes (Pologne), Canzona Neosolium (Slovaquie), Chœur d’étudiants d’Amsterdam (Pays Bas), Senior Chamber Choir of Hereford Cathedral School(UK), Lycée Aline Mayrisch Choir (Luxembourg) Nagaland Singing Ambassadors (Inde).

http://www.ganshorenmonvillage.org/
http://www.brusselsphilharmonic.be/orkest/over-het-orkest/
http://www.1000voices.be/nl/de-artiesten/

Pour réécouter ce concert:

CANVAS: 11/11/2014 - 15:00 | 15/11/2014 - 14:00 |
16/11/2014: 13:45

KLARA: 11/11/2014 - 20/00

MUSIQ'3: 20/11/2014 - 19:00

- - - LES PHOTOS  utilisées dans cet article sont le crédit de  Sander Buyck  que nous prenons la peine de remercier très chaleureusement. - - -

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administrateur partenariats

Partage d'un bel instant.

Une aquarelle de  Marie-Josèphe Bourgau

12273058459?profile=original

Quand tu reviendras,
je serai là... à t'accueillir.
Je n'aurais pas vécu dans l'attente.
J'aurais vécu chaque jour, avec le même espoir.
J'aurais partagé des joies et des peines avec d'autres.
J'aurais connu des étés et des hivers.
Quand tu reviendras,
c'est avec toi que j'oublierai les hivers.
C'est avec toi que je partagerai les étés.
Je serai plus belle et plus forte qu'avant.
Quand tu reviendras,
je serai là... à te sourire.

Antoinette Bärfuss

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

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administrateur théâtres

lecole-38-5a530-3ea21.jpg?width=101 Dix sur vingt ? Trèees Bien!

 « L’école est finie ! » c’est le titre grinçant de la pièce de Jean-Pierre Dopagne.  Le théâtre n’est jamais loin de l’école et vice-versa. Demandez à vos  ex-profs préférés ! On espère donc sincèrement, que ni l’un ni l’autre ne seront finis de sitôt. Et pourtant, la menace couve, c’est notre culture que l’on assassine, dit-on dans les journaux! Voilà donc le propos de cet opus  éblouissant qui veut mettre l’alarme au camp!

 lecole-44-087bc-a78dc.jpg?width=150 Voici en tous cas, une pièce qui sauve, un radeau solitaire sur un océan de conformité. Cette pièce bourrée de vitriol, de dynamite et de phosphore est bien sûr aux antipodes de la version   éponyme de la chanson de Sheila, où après des années de travail scolaire ardu, on sortait de l’école équipés pour la vie et rêvant à l’amour! La comédienne d’aujourd’hui, Chloé Struvay, véritable virtuose des émotions,  perce les impostures modernes  les unes après les autres, cherchant l’adhésion du spectateur  de son regard incisif  - c’est du théâtre de proximité ! - et  explose toutes les hypocrisies contemporaines  à la manière d’une kamikase, avec un sourire ravageur. Elle diffuse une énergie sans pareille et se révolte de toutes ses fibres (les siennes et  celles de l’enfant qu’elle porte),  contre les tromperies qui ont semé son jeune parcours.

lecole-60-17e46-ad297.jpg?width=150Chloé Struvay (alias Caroline, 22 ans)  commence d’ailleurs par un mot très fort, elle parle du « viol » originel de sa personne. Elle a conscience que la société  en la privant de sens, lui a volé son unicité, sa conscience d’être et sa raison d’être. Même régime pour les élèves dont elle aura la charge une fois devenue enseignante à son tour!  Pour elle, l’enfant est sacré, il doit être éduqué, comme le verbe « educere » latin l’indique… « conduit, guidé  hors de… ». On ne peut se contenter d’étouffer les humains à petit feu. Elle a eu la chance incroyable de  résister, de s’accrocher aux nourritures spirituelles et s’en sortir, par sa seule volonté. Grâce à sa vitalité et sa rage de vivre, mais combien d’autres seront laminés ?

lecole-63-c5978-5c893.jpg?width=101L’enseignement au 21e siècle frise l’imposture et fait de plus en plus partie intégrante de la machine économique! Qu’il est loin le temps des arts libéraux ! Qui  lit encore Victor Hugo? Elle est une Antigone de notre société nouvelle. « Antigone, une fille comme vous et moi. Qui fait la guerre à la bêtise humaine et qui franchit les interdits » Au pays du surréalisme, la fausse nouvelle  récente du journal Nordpresse n’est pas si imaginaire que cela : « Depuis l’avènement d’Internet et des jeux vidéo, le Bescherelle a essayé de maintenir une conjugaison basée sur le sens et pas sur le son. Son usage fut conseillé à chacun, mais dans son édition 2015, tout change enfin. Dans sa prochaine édition, disponible en librairie dès le mois de Janvier, le manuel désire se conformer à l’usage courant de notre jeunesse. Au lieu de se braquer sur une pratique d’un autre âge écartant de facto les bloggeurs, joueurs en ligne et autres communautés de gens privés de vie sociale, il permettra enfin à chacun de choisir l’accord qui lui plaît. » Elle se bat férocement  pour la grammaire, les accords de participes passés,  les subjonctifs imparfaits, le scintillement du vocabulaire et  une  langue de culture, bref, ce qui nous relie entre nous ! Elle conspue les grilles de toute nature… les grilles de prison, celles  de lecture, celles d’évaluation… tandis que notre  propre grille horaire s’est arrêtée pile pendant ce spectacle courageux! Chloé Struvay (alias Caroline, 22 ans) va-t-elle réussir à arrêter le temps ?  

 

 lecole-87.jpg?width=501Le soir de la première au théâtre du Blocry (Jean Vilar) et le lendemain, les moindres strapontins sont occupés. On sent vibrer les réactions du public qui se boursoufflent de colère partagée contre un système qui dénature l’essence même de l’enseignement. En gros, on n’apprend plus aux gosses et adolescents à grandir en faisant des efforts sur eux-mêmes. On leur donne des leçons de vide et on leur apprend à simuler.  On les anesthésie  de paroles lénifiantes et de savoirs de plus en plus allégés, du berceau à la sortie de l’université, en espérant former des foules dociles et consentantes qui nourriront  le très rentable  collimateur du consumérisme économique. Cela passe  - comme dans le 1984 du célèbre George Orwell - par la réduction du langage à un kit de vocabulaire de survie, incapable d’exprimer ou pire d’énoncer  la moindre  pensée structurée.  

 

 lecole-71.jpg Large extrait : «- Parfaitement, Mademoiselle. - C'est Bouchard qui parle. - Le citoyen d'aujourd'hui doit être un citoyen de l'univers en expansion. Et l'expansion de l'univers, aujourd'hui, c'est la production et l'intégration. Ce sont les cadres, les normes, décrets et directives, indispensables à la bonne évolution des sociétés. Le poids des volailles, le calibrage des tomates, le temps de parole au journal télé, les quotas hommes-femmes sur les listes électorales, le nombre d'actes médicaux à poser dans un hôpital... tout est encadré et scientifiquement évalué par des organismes certifiés. Aujourd'hui, même les pays, les Etats reçoivent une note et un bulletin d'évaluation. C'est le devoir de l'Ecole d'assurer à tous les élèves une formation à l'encadrement, une qualification pour leur intégration dans la vie économique. Je traduis : citoyen signifie consommateur ; expansion veut dire mondialisation ; qualification : uniformisation ; formation : soumission ou formatage ; encadrement : emprisonnement ; vie économique : lois du marché ; formation : mise à mort de la liberté. »  Tout va « trèeees bien », madame la Marquise! Bravo Chloé Struvay (alias Caroline, 22 ans).  

L'Ecole est finie !



Théâtre Blocry / Louvain-la-Neuve

Une production de l'Atelier Théâtre Jean Vilar et du Festival Royal de Théâtre de Spa. Le spectacle est créé à Louvain-la-Neuve cette semaine, dans une mise en scène de Cécile Van Snick (interprétation : Chloé Struvay). Du 6 au 26 novembre.

www.atjv.be

Le livre de Jean-Pierre Dopagne (éd. Lansman) sera en vente en primeur lors des représentations.

photos © Véronique Vercheval

 




 
 
 
 
  



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ADMINISTRATEUR GENERAL

L’Espace Art Gallery a le plaisir de vous présenter du 12/11 au 30/11/2014 l’exposition  événement des artistes suivants : Claudine Celva (Be) photographies ChromaLux, Anne Parmentier (Be) céramiques, Jean-Paul Constant (Fr) sculptures, Ophira Grosfeld (Be) aquarelles, Margarita Bancells (It) sculptures et bijoux et Jade B. Rougerie (Fr) peintures.

 

Le VERNISSAGE a lieu le 12/11 de 18h 30 à 21h 30 et l’exposition du mardi au samedi inclus de 11h 30 à 18h 30. Et sur rendez-vous le dimanche.

 

Vernissage qui sera agrémenté d’extraits de Musique Celtique interprétés par la harpiste Françoise MARQUET.

 

Le FINISSAGE a lieu le 29/11 de 11h 30 à 18h 30.

 

Claudine CELVA (Be) photographies ChromaLux

                   « Scientifiquement poétique » 

 

Anne PARMENTIER (Be) céramiques

                  « Quand le raku s’habille de couleurs » 

 

Jean-Paul CONSTANT (Fr) sculptures

                  « Animal » 

 

Ophira GROSFELD (Be) aquarelles

                  « Lumière – puissance émotionnelle  » 

 

Margarita BANCELLS (It) sculptures et bijoux

                  « Silence Précieux » 

                           

Collectif de la GALERIE :

 

Jade B. ROUGERIE (Fr) peintures sur les fleurs      

 

        

A voir également « La grande table en bois » réalisée par l’artiste

 

Louis de VERDAL (Fr) sculpture

 

Exposition du 12 novembre au 30 novembre 2014.

 

Espace Art Gallery 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Ouvert du mardi au samedi de 11h 30 à 18h 30. Et le dimanche sur rendez-vous. GSM : 00 32 (0) 497 577 120

INFOS ARTISTES ET VISUELS SUR :

 

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

Le site de la galerie se prolonge également sur

Le réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

Voir: https://artsrtlettres.ning.com/ (Inscription gratuite)

Diaporama des plus belles expositions de l'Espace Art Gallery :  

Voir: http://ning.it/KHOXUa

Les critiques de François Speranza sur Arts et Lettres :

Voir : http://j.mp/1dDwL9m

 

 

Voici les quatre prochaines expositions :

 

-Titre : « Peintures » 

Artiste : Leonard Pervizi (peintures)

Vernissage le 03/12 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 03/12 au 28/12/2014

Finissage le 27/12/2014 de 11h 30 à 18h 30.

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-Titre : « Corps et Âmes » 

Artiste : Sophie André (peintures)

Vernissage le 03/12 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 03/12 au 28/12/2014

Finissage le 27/12/2014 de 11h 30 à 18h 30.

 

 

-Titre : « Au commencement » 

Artiste : Cyril Clair (Fr) peintures

Vernissage le 07/01 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 07/01 au 25/01/2015

Finissage le 07/01/2015 de 11h 30 à 18h 30.

&

-Titre : « Différents regards sur l’art » 

Artistes : Collectif d'artistes

Vernissage le 07/01 de 18h 30 à 21h 30

Exposition du 07/01 au 25/01/2015

Finissage le 07/01/2015 de 11h 30 à 18h 30.

 

Au plaisir de vous revoir à l’un ou l’autre de ces événements.

 

Bien à vous,

Jerry Delfosse

Espace Art Gallery

GSM: 00.32.497. 577.120

Mail de réponse eag.gallery@gmail.com

Le site de la galerie www.espaceartgallery.eu

 

Le site de l'Espace Art Gallery se prolonge également sur le Réseau Arts et Lettres à l'adresse: http://ning.it/KUKe1x

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AU JOUR LE JOUR...

Chaque jour est un mondeJe peux m'y égarerEt d'humeur vagabondeJ'y veux ma vie... trouver!Chaque nuit attend l'aubeEt je sais m'y tapirEt puis être en maraudePour voir le ciel rougir...Chaque demain est un leurreY serons-nous encore?Et que sonnent les heuresElles auront toujours tort!Chaque hier est partiAu point de non retour...Il n'est qu'un parti prisC'est accueillir le jour..!J.G.
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Marianne,

       

 

Ma fille est la plus superbe

des roses de cette terre bleue ;

le soleil est son châle,

son teint est la clarté,

son rire, l'averse musicienne

sur les chemins d'Ardèche.

Ma fille palpite autant

que cette terre bleue ;

ses immenses yeux verts,

à peine maquillés,

ont la profondeur, le mystère,

 d'une forêt vosgienne ;

sa voix est un éclat

 lorsque mon cœur s'attriste,

une ressource infinie,

un bijou bien vivant,

faisant chanter mon âme

en même temps que mon corps !

Ma fille est toute ma vie.

 

NINA

 

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Une randonnée pyrénéenne

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Une aquarelle d'Adyne Gohy

d'après une photo de Raymond Martin

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et inspirée par une poésie

de Raymond Martin

Terre-Montagne,Montagne-Terre

 

 

Tapis vert sur le port  jonché de rhododendrons,

Flèches des conifères perçant l’azur asséché,

Falaises granitées serpentées de sentiers,

Trotte marmotte aux cris  du  vautour fauve.

 

La senteur des genêts embaume la vallée,

Vallée frémissante sous l’ardeur du torrent.

Les taches neigeuses  animent les chemins escarpés

Cachant  quelques  Trolles  esseulés  et chétifs.

 

La gentiane jaune s’élance derrière un roc ferreux,

Fière d’indiquer au promeneur une  passe  assurée

A la rencontre d’un hêtre pétrifié par la foudre.

Les myrtilles sont  discrètes pour en faire un gâteau.

 

Des Isards occupés à brouter le lichen s’élancent  sur la pente raide du volcan

Menant au lac rafraîchissant  flanqué de tout récents  éboulis.

Ciel ! Un ptérodactyle virevolte dans l’espace du cirque ensoleillé !

Non,  seulement  un parapentiste en quête de fortes sensations.

 

La silhouette  furtive  de la soldanelle s’élance fièrement du riu  futur gave ,

Vers  le ciel pour  jouir des rais bienfaiteurs du soleil de midi.

Des volutes de fumée s’échappent de la cheminée de la bergerie,

Pendant que le Patou règle le désordre du troupeau ovin.

 

Le calme du plateau  est brisé par les cris des  grands freux   affamés

En quête de charognes  laissées  là  comme chaine alimentaire.

Les troupeaux paisibles, sans cesse, paissent à volonté le gras pâturage  verdoyant.

L’iris  des Pyrénées  souligne de  son bleuté violacé le sentier sans fin.

 

Harmonie bigarrée aux senteurs étranges, valse des fleurs, symphonie pastorale,

Des   notes sucrées miellées  des lis Martagon,  aux acidulées des mousses  fraîches,

Offrent à ceux qui le méritent, le bonheur d’un monde d’ailleurs,

Deviné  dans le  «poème des montagnes »  d’Indy.

Un partenariat
Arts
 
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Lettres

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administrateur théâtres

Ce Portrait de Dorian Gray est une véritable icône théâtrale. Cela commence par des personnages de roman, recréés pour le théâtre par Fabrice Gardin et Patrice Mincke; des décors  taillés comme des  bijoux qui se succèdent avec grande fluidité sur  un  plateau dont on aperçoit les cintres et les coulisses; des costumes d’époque dignes de grands couturiers ( Charly Kleinermann et Thibaut De Coster pour le décor ) et des joutes verbales de dandys  qui créent peu à peu par leur acidité sulfurique un climat de conte fantastique.

C’est ardent et contestataire, pertinent et impertinent, et surtout  très  bien joué. Révérence irrévérencieuse à la société , chaque scène est très enlevée, presque fugitive. La passion est dans la dualité, et dans  le duel peut-être aussi. Dans le combat désespéré contre la décrépitude physique et morale.  Des bas-fonds de Londres qui font penser aux lieux fétides  hantés par un certain  Dr. Jekyll and Mr. Hyde, aux nobles  cheminées de marbres victoriennes décorées de bouquets somptueux, le discours d’Oscar Wilde passionne par son cynisme, sa décontraction et son intense vérité.

Aimer une œuvre d'art, c'est courant. Mais l'aimer à la folie et nourrir une véritable passion amoureuse pour celle-ci confine au délire et  entraîne une souffrance  incommensurable. La voix off du début nous prévient : «  Il arrive qu’une personne soit, à sa façon, une véritable œuvre d’art. Avec son beau  visage et sa belle âme, Dorian Gray suscitait l’émerveillement. C’était un ravissement de l’observer. Il ressemblait à ces silhouettes gracieuses aperçues dans une fête ou sur une scène, dont les joies nous paraissent très lointaines, mais dont les souffrances excitent notre sens de la beauté. »  Cette vision romantique de la beauté ne laissera aucun repos à l’âme, jusqu’à ce qu’elle … en meure!

 Oscar Wilde a enfermé cette vision  dans  un trio subversif de relation amour/haine  qui torture les trois personnages principaux. Personne ne sortira  indemne de l’arène. Il s’agit d’une douloureuse et lente  descente aux enfers  pour ces trois mages d’un genre particulier.  Basil Hallward (Frédéric Clou) l’artiste bourré de bons sentiments et fort de son  rêve esthétique  n’y échappe pas. C’est lui qui a composé le portrait du fascinant jeune-homme dont il est amoureux en vrai et sur la toile. Il  exulte  lors du processus créateur et  souffre à la fois de sa naïve passion qu’il ne peut dissocier e son oeuvre.  Lord Henry (Benoît Verhaert) le  sinistre prédateur manipule Dorian Gray avec le plus grand  mépris et lui inflige des influences maléfiques afin de mesurer son pouvoir. Il est certes conscient de sa puissance destructive mais incapable de s’en départir.  Les deux  Pygmalions inversés sont campés. Dorian Gray (comme chacun de nous)  porte en lui le ciel et l’enfer. C’est un être dévoré par ses combats intimes et son incapacité grandissante  à proscrire le mal dans sa vie. Oscar Wilde semble  d’ailleurs être un mélange des trois personnages à la fois. Une condition humaine difficile dont  Picasso aurait pu faire une  très belle œuvre cubiste. Le metteur en scène,  Patrice Mincke, fait miroiter les facettes multiples de l’écrivain  avec une jubilation exaltante.  Et sans la moindre crainte, de son côté ! « Tout portrait peint avec sincérité est le portrait de l’artiste et non du modèle. Le modèle n’est que l’accident, l’occasion. Ce n’est pas lui qui est révélé par le peintre, c’est plutôt le peintre qui se révèle lui-même sur la toile. Si je ne veux pas exposer ce portrait, c’est que je crains d’y avoir dévoilé les secrets de mon âme. »

 Fabrice Gardin, avec grande sensibilité et pragmatisme à la fois,  traduit de façon très  subtile la jubilation que lui inspire  cette œuvre d’Oscar Wilde qui examine les relations entre l’art, la vie et la morale.  Le public à son tour est saisi par  l’intensité du questionnement. C’est du tout beau théâtre qui se joue jusqu’à la dernière ride du visage mobile et changeant du formidable acteur principal: Damien De Dobbeleer,  une gueule d'ange transformée en démon!   

Et les femmes dans la pièce ? Des oeuvres d’art, elles aussi… , comédiennes en diable,  pleines de peps de vivacité  et de  répartie qui sont loin de laisser insensible! Léone François Janssens (l’émouvante jeune comédienne Sibyl Vane, amoureuse éplorée de Dorian), Bernadette Mouzon et Myriem Akheddiou d’une féminité sans faille dans leur rôles de mère, de duchesse ou de Lady.

Théâtre Royal des Galeries's photo. 

photos de Nicolas Janssens

http://www.trg.be/saison-2014-2015/int.-patrice-mincke__5843

Le Portrait de Dorian Gray

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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administrateur théâtres

12273054857?profile=original12273054683?profile=originalPat-2-288x300.png?width=28812273055260?profile=original                                                            Le « Magic Land » ou « l’Esprit frappeur » ? Ce théâtre insolite perdu dans un quartier de très mauvaise réputation a de nouveau frappé. « Nuit torride à l’hospice » est une reprise d’un spectacle de , certes, mais quand le public plébiscite un spectacle, c’est qu’il y a de bonnes raisons! Imaginez donc une  compagnie d’artistes passionnés, très soudée sous la direction de Patrick Chaboud, en costumes du 18e (splendides et signés, Frédéric Neuville) et en perruques argentées, le verbe facile, singeant autant la haute société que la môme poisson, et vous avez le début du tableau.

Ajoutez des décors pittoresques sur quatre plans qui surgissent au gré du récit (Yves Goedseels), et des voix qui se joignent par le chant avec la dévotion d’une prière, voici déjà une  autre perspective. La musique est de Hughes Maréchal. Mais il y a plus de profondeur encore dans l’entreprise. Dès l’entrée dans le théâtre  chacun des spectateurs  est happé par les personnages qui vous rendent immédiatement indispensables au déroulement de leur pièce. On vous apprend les manières de marquis, on s’éclaire dans les caves voûtées du château éclairées aux chandelles tandis que dehors, résonnent les clameurs des émeutiers!

 Jouant une pièce dans la pièce qui n’en finit pas de commencer, vous êtes dans les deux cas  partie prenante et consentante de leur spectacle ! Une méthode  du type « Baladins du miroir », où le comédien est une sorte d’aimant qui ne lâche plus son spectateur de sa sphère d’influence. Ils sont deux à vous avoir saisi dans leurs filets comme lors d’une pêche miraculeuse : ce sont à la fois le personnage joué et le comédien vivant qui fascinent sous leur maquillage soigné  et leur accoutrement fantastique,  fruit d’un bel imaginaire ! De simple spectateur on passe à travers le miroir et l’on se doit de devenir acteur ! Dans la réalité surtout, espèrent-ils de tout leur cœur, ayant pris pied sur la plateforme de la solidarité humaine. Et le chapiteau… ce serait la Vie!  

12273055280?profile=originalC’est le but, me direz-vous car le propos est généreux et a l’intention de faire bouger quelque chose  au fond de  chacun de nous. Si par aventure vous vous êtes dit, « bah! Voici encore un spectacle de saltimbanques et je reste à l’écart. » Je ne fais que regarder, dites-vous ? Dites-vous  que la magie théâtrale rend cette posture totalement   intenable et le pari des comédiens est donc largement gagné! On ne peut d'ailleurs qu’être gagné par une  sympathie profonde avec  leur message. Ils ont mis en scène, un marquis et sa marquise, leur fils, leurs domestiques zêlés (Sara Amari en inénarrable soubrette), la belle-mère, Louis XVI  en personne en train de s’enfuir, un hospice, sa mère supérieure est ses nones, la rue du Temple,  un tribunal révolutionnaire, des amants qui ont le nom de Saint-Just,  Charles Guillaume Ferdinand, duc de Brunswick (call me Frritzz) et Robespierre... et la dérision en personne.  Feintes, gaudriole, jeux de mots délirants, calembours n’en finissent pas de s’égrener…dans un rythme étourdissant de liberté et la pièce n’est toujours pas commencée, disent-ils! Mais l’actualité présente n’a été à aucun moment épargnée.  Comme si les comédiens devaient chauffer la salle jusqu’à l’incandescence avant de passer leur message qui a de délicieux relents de « Mélopolis »! Les chants chorals sont applaudis avec vénération car porteurs d’une étrange harmonie, ils  ont touché au plus profond.

  Christelle Delbrouck et Stéphane Stubbe en tête, on a envie de nominer chaque artiste et de lui offrir une perruque d’or!  Cela pourrait servir pour leur prochain spectacle qu’on leur souhaite salle comble comme celui-ci. Car ils ont déchaîné en nous, le rire, la connivence et le bonheur de notre humanitude.  Voici une émouvante critique sociale, soutenue par un remarquable travail de comédiens et de leur metteur en texte et en scène, Patrick Chaboud

Avec : Sara Amari, Muriel Bersy, Loïc Comans, Christelle Delbrouck, Claire-Marie Lievens, Thomas Linckx, David Notebaert, Stéphane Stubbé et Xa

http://www.magicland-theatre.com/wordpress/nuit-torride-a-lhospice/

Du 10 au 26 octobre 2014 à 20h30, le dimanche à 15h30 : « Nuit Torride à L’Hospice »

COMPLET !

NB. Du 7 au 8 et du 13 au 15 novembre à 20h30 et les dimanches 9 et 16 novembre à 15h30, on vous attend pour "Le Magic Land règle ses Contes" ! 02/245.50.64

 

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DANS UNE JOLIE BOITE...

Dans une jolie boite aux couleurs de l'espoir

Ai déposé pêle-mêle les désirs, les envies

Je vais donc y puiser quand le ciel se fait noir

Un peu de déraison pour retrouver la vie!

Cette mémoire cuisante qui creuse le destin

Réserve inépuisable de couleurs et d'idées...

C'est le meilleur remède qu'ait trouvé mon instinct

Pour retrouver beauté, jusqu'en une fleur fanée!

J.G.

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