Cornelisz Verspronck ou le souci du détail (cf. son Portrait de femme).
Les collections du Nationalmuseum de Stockholm ont bien sûr été constituées au fil des siècles, en premier lieu par les rois suédois, et ce depuis le XVIe siècle avec Gustav Vasa. Au XVIIe siècle, avec le sac de Prague et des trésors de Rodolphe II, les toiles de maîtres affluent (beaucoup heureusement y retournèrent). Au XVIIIe, elles furent notamment enrichies par la collection de l'ambassadeur de Suède à Paris, Carl Gustav Tessin. Au siècle suivant par les achats de Bernadotte, maréchal de France, roi de Suède de 1818 à 1844 sous le nom de Charles XIV ou Charles-Jean (les souverains actuels en descendent). Enfin vinrent les acquisitions plus récentes, notamment d'impressionnistes français et de peintres nationaux.
Terminons d'abord notre tour d'horizon des peintres des Provinces-Unies, tant les salles sont riches que "l'on se croirait en une succursale du Ryks Museum d'Amsterdam ou du Mauritshuis", Lucien Maury (1913).
Johannes Cornelisz Verspronck (1597-1662) :
Portrait de femme, 1648.
Et quel portrait !
La leçon de musique, 1663.
Et quelle leçon ! Un béguin pour Béga !
Mais la section consacrée à la peinture française ne le cède en rien aux peintres hollandais, notamment disais-je grâce à la mission en France de Carl Gustav Tessin de 1739 à 1742. "Ce grand seigneur, qui aime le plaisir, et ne se doute point encore qu'il tournera au sévère moraliste, ce diplomate épris de luxe, de belles manières, d'esprit, affectionne par-dessus tout l'art ; il a de qui tenir ; mais c'est à l'art français que vont ses prédilections ]...[ on le voit fort assidu dans tous les ateliers parisiens.", Maury (1913).
Jean-Siméon Chardin (1699-1779) :
La toilette du matin, 1746.
Une des "scènes les plus gracieusement et les plus fortement significatives de son répertoire."
"Le sérieux d'un Chardin ne lui agrée pas moins que les plus légères fantaisies des peintres des fêtes galantes.", id.
Collin-maillard, c 1728 (détail).
"Les grandes ventes n'ont point de client plus attentif, ni mieux informé."
"C'est ainsi qu'il fait d'importants achats à la vente Fonspertuis (1748), et ne cesse de conseiller les acquisitions de Louise Ulrique en Hollande, en Flandre et en France... Sa fortune compromise, il doit, de son vivant, consentir l'abandon de ses collections particulières ; la plupart de ses tableaux passent aux mains de Louise Ulrique ; l'Etat en héritera, au grand bénéfice du Musée National.", id.
Fonds perdus, plus un radis...
Mais le moindre grain de mil
Serait bien mieux mon affaire
...
Mais le moindre ducaton
Serait bien mieux mon affaire.
Jean de La Fontaine (1621-1695), Le coq et la perle.
Anne Vallayer-Coster (1744-1818) :
Nature morte, 1775.
Avant que de passer aux impressionnistes français et de terminer par la peinture italienne, espagnole, allemande et anglaise, une petite transition...
Chat sauvage, 1850.
La peintre, trop oubliée aujourd'hui, connut un succès international. Mais ici en Suède, c'est un bonheur, les femmes sont bien mises à l'honneur.
Michel Lansardière fecit (texte et photos).






















