Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3146)

Trier par

Joie.

 

Je suis joyeuse aujourd'hui,

mon cœur a perdu son accent de pluie,

mes lèvres,  de la présence des vôtres,

du moins je l'imagine,

sont comblées et nourries ;

 d'elles fusent des éclats de rire

des sourires à présent !

Je suis rêveuse aujourd'hui,

mon cœur est devenu l'habitacle "de vous",

solide et chaud ;

 le voilà qu'il s'envole au

dessus de la ville, du périph,

pour rejoindre libéré,

les flots océaniques, les bleus glaciers !

Mon corps a dû s'entrebâiller,

puis peu-à-peu s'ouvrir

 pour recevoir du vôtre,

 l'empreinte, son histoire,

ses frissons et ses mots.

Je suis heureuse aujourd'hui,

ma tête est pleine de ciel,

 de clarté et de vous,

s'en étonne et chantonne,

les mots que je vous donne alors

monumentaux, sans poids,

flamboient de moi à vous

lorsque je vous écris.

NINA

 

Lire la suite...
administrateur théâtres

Sarcophagi

Sous les étoiles de Nout
Je 15-10-2015 - Sa 30-04-2016

Heures d'ouverture:
mardi - vendredi : 10.00 - 17.00
samedi - dimanche : 10.00 - 18.00
fermée le lundi
La caisse ferme toujours 1 heure plus tôt.

L’éternité. Renaître, tel Osiris, tel le soleil qui, depuis l’origine des temps, revient chaque matin à la vie grâce à la déesse Nout, la voûte céleste : telles étaient les espérances des anciens Égyptiens concernant leur vie après la mort. C’est donc sous le signe de Nout que sera placée la future grande exposition du Musée du Cinquantenaire. Celle-ci retracera l’évolution des rites funéraires de l’Égypte ancienne, de la préhistoire jusqu’à la période gréco-romaine, en dévoilant les fantastiques secrets des sarcophages.

Les douze heures de la nuit

L’exposition sera divisée en douze salles, chacune d’entre elles symbolisant une des douze heures de la nuit, pendant laquelle le soleil effectue son trajet vers sa résurrection quotidienne. Chaque salle sera aménagée autour d’une pièce phare sélectionnée pour la richesse de ses significations religieuses, funéraires et historiques, ou pour ses qualités formelles. Dans une première salle plongée dans la pénombre, les visiteurs seront ainsi accueillis par un groupe de quatre extraordinaires pleureuses en terre cuite, qui les immergeront d’emblée dans l’atmosphère des funérailles égyptiennes. La deuxième salle familiarisera le visiteur avec tout ce dont le défunt doit disposer dans sa tombe pour avoir accès à la vie éternelle. Plusieurs salles présenteront ensuite l’évolution des sarcophages au cours du temps, depuis les simples caisses non décorées de la préhistoire et de l’Ancien empire, jusqu’aux cercueils richement ornés des périodes postérieures. Une salle sera également consacrée aux momies et aux intrigants sarcophages d’animaux.

12273163487?profile=original

Restauration en direct

Rappelant la Ouâbet (« La Place pure ») dans laquelle les prêtres égyptiens momifiaient les défunts, un laboratoire de restauration vitré sera installé au cœur de l’exposition. Une équipe de spécialistes de l’Istituto Europeo del Restauro d’Ischia (Italie) y travaillera en permanence sous les yeux des visiteurs pour y restaurer la série des dix sarcophages et planches de momies appartenant au Musée du Cinquantenaire et provenant de la Deuxième Cachette de Deir el-Bahari.

Les secrets des sarcophages

Quels seront les secrets des sarcophages ainsi dévoilés? Environ deux-tiers des objets qui seront exposés, parmi lesquels plusieurs sarcophages, n’ont jamais été présentés au public. Ils quitteront donc pour la première fois le secret de leurs réserves. Les visiteurs découvriront également dans l’exposition les secrets des passionnantes aventures archéologiques qui ont abouti à la découverte de ces sarcophages. Ils apprendront en outre à décoder les secrets du fonctionnement mythologique d’un sarcophage, dont chaque détail de la décoration possède une signification. Enfin, la restauration en direct des sarcophages de Deir el-Bahari dans un laboratoire installé au sein de l’exposition révèlera les secrets de fabrication de ces œuvres.

http://www.kmkg-mrah.be/fr/node/3353

Lire la suite...

MERCI LA CLASSE !

Ils sont présents, si attentifs

Plus des enfants... presque des grands!

Et me voilà en plein dans le vif

Me dois de faire vibrer le temps!

Quelques mots, déjà questions fusent...

Au fond, ne suis pas étonnée

Sincérité si je ne m'abuse

Sera toujours une panacée...

Oui, poésie les intéresse!

Quand les mots roulent en cadence

Avec lenteur, que rien ne les presse

Ils touchent le cœur, c'est bien leur chance!

Et le temps coule un peu trop vite

Déjà la cloche va sonner

Les mots sont beaux quand vous les dites...

Cette phrase c'est sûr, vais la garder!

J.G.

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Nous naissons, pour ainsi dire, provisoirement quelque part et c'est peu à peu que nous composons - en nous - le lieu de notre origine pour y naître - après coup - et chaque jour plus définitivement. » Rainer Maria Rilke « Lettre à Franz Xaver Kappus - 23 avril 1923 » 

Avec sa féminine clairvoyance, sa générosité parentale, son amour et sa connaissance de la Thaïlande au passé comme au présent, Michèle Jullian nous invite dans un voyage initiatique loin de tout cliché, autour de l’identité. Une femme bleue raconte le parcours d’une jeune fille parisienne adoptée qui rêve de retrouver sa mère biologique en Thaïlande. Cette quête de la vérité passionnera non seulement les jeunes adoptés à la recherche de leurs racines ou leur famille, pour ce qui est de l’aspect témoignage, mais aussi tous ceux qui s’intéressent à l’altérité. La fraîcheur du style de notre époque est dans la bouche de l’héroïne.

Dans ce témoignage empreint de respect, offrant des réponses très humanistes à nos questionnements, Michèle Jullian nous emmène dans un voyage affectif, spatial et temporel, à la recherche finalement de ce qui compose l’amour vrai. Le bonheur n’est-il pas un voyage, plutôt qu’une destination? Depuis son roman « Le théâtre d’ombres » qui avait pour cadre la Thaïlande, lui aussi, Michèle Jullian excelle dans l’art de mêler la vie vécue de la fiction, et c’est ici probablement la sagesse vécue qui l’emportera.

Le jour de l’anniversaire des 18 ans d’Amata, tout bascule pour la famille qui l’a adoptée depuis sa plus tendre enfance à Paris. On lui a tout donné :lycée Charlemagne, aisance matérielle, vêtements griffés, ciel familial apparemment sans nuages. Mais avec la complicité de son ami Shanti, d’origine indienne, elle s’évade de sa vie plus-que parfaite et tranquille auprès de sa famille adoptive et vole seule vers le pays de ses racines. La seule chose qui n'a pas d'ombre c'est la lumière et c’est vers la lumière que s’élance la jeune étudiante en pose sabbatique. 

Perdue entre le comment et le pourquoi, la vérité, elle la trouvera au bout de son périple plein de bleus. Ce qui compte c'est le message de Michèle Jullian qui analyse très finement le besoin de vérité qui anime particulièrement une ado adoptée. Et on trouve dans ce roman une multitude de questions cruciales que tous les enfants se posent : est-ce que mes parents m’aiment ? Et est-ce que je m’aime? Puis, quelqu’un peut-il m’aimer? Quel est le sens de ma jeune vie? Des questions fichées dans l’humus de la souffrance primordiale, la question lancinante du pourquoi de l’abandon à la naissance. Amata va se faire renaître une deuxième fois. Faut-il se ressembler pour avoir un lien de filiation ou pour s'aimer? Une chance, Amata et sa grand-mère parisienne sont sur la même longueur d’ondes, même si elles n’ont pas « un air de famille ». Une chance, Amata a rencontré Shanti, lui aussi adopté et qui a grandi en France et avec qui elle correspond, secrètement, précieux intermédiaire avec la famille parisienne qui respecte le vœu de leur fille de ne pas succomber à la tentation de l’appeler. Amitié d’enfance ? Amour naissant ? 

51k4LUScuqL._SX210_.jpgVous découvrirez que le texte vit au rythme de la vie en Thaïlande, surtout au cœur de la province Isan. Michèle Jullian brosse au passage un tableau lucide des conditions de vie contemporaines et ancestrales de cette culture si différente de la nôtre. Préparez-vous avec Amata au Culture Shock ! Bien sûr toute personne qui a séjourné quelque temps dans ce pays se retrouvera dans les rires, les odeurs, les saveurs, et les sonorités orientales évoquées avec tant de sensibilité e de justesse. Il y savourera les paysages, la vie de village qui y est décrite, le mode de vie écartelé entre modernité intense et tradition locales. Michèle Jullian a en effet un flair d’anthropologue et son amour du pays est empreint de grande lucidité à l’évocation du contexte historique ou politique qui ne manque pas de marquer le roman d’autres teintes que le bleu. Ses pages sont émaillées de phrases en langue locale qui ne manqueront pas de faire plaisir à ceux qui ont vécu dans cette partie du monde, à la fois tant exaltée pour son image paradisiaque et tant décriée pour son tourisme parfois si peu recommandable. 

Mais, tout au fil tendu du récit, le texte ne cesse de palpiter bruyamment, au rythme du désir de savoir et de retrouver celle qui vous a fait naître avant de savoir vers où on va, les yeux grand ouverts. 

Michèle Jullian

ISBN : 2875910507 
Éditeur : FORTUNA (2015)
Lire la suite...
administrateur théâtres

 12998379_1332253040137357_8503468296642361_o.jpgLe sujet ne vieillit pas. Créée le 17 septembre 1980 au théâtre Antoine, Potiche, une  comédie sociale hilarante en deux actes  de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy mettait en scène Jacqueline Maillan puis  Danielle Darrieux dans le rôle de Suzanne et Anne-Marie Carrière pour la tournée de 1982. La pièce fut diffusée dans la célèbre émission Au théâtre ce soir en 1983, avec sa distribution originale. Ensuite vint le film en 2010, entièrement tourné en Belgique, réalisé par François Ozon (réalisateur entres autres de Sous le sable, Swimming Pool, 8 femmes) avec Catherine Deneuve dans le rôle principal, Gérard Depardieu, Maurice Babin, le député-maire communiste, et Fabrice Luchini, Robert Pujol, le mari de Suzanne et directeur despotique de l'usine de parapluies, reçue dans la corbeille de mariage.

13063151_1339207756108552_6511505477035100476_o.jpg

L'histoire commence  à la mi-août 1977 dans une ville du « Norrr ». La maison cossue et lumineuse où habite la famille est décorée de  notes orange appuyées. Les costumes et les coiffures - de Bardot à Fabiola - sont … paléolythiques. Le texte qui ne lésine pas sur les anachronismes politiques (Casse-toi, pauv' con !), est délirant. Robert Pujol est un mari autoritaire et impossible, un patron cynique et tyrannique, un père absent, un être hurleur, méprisant et désagréable. Admirable interprétation de Bruno Georis qui perd son sang-froid et  dont on avait savouré le jeu particulièrement  tonique et pince-sans-rire dans L’invité, Crime et châtiment, Vampires…à la Comédie Claude Volter et au théâtre du Parc.

gallone_potiche2016_02_spectacle.jpg

 C’est une Marie-Paule Kumps rayonnante et splendide d'ironie qui joue  Suzanne, la fille Michonneau devenue Madame Pujol. Une femme d’intérieur exemplaire, très décorative, mère aimante et jeune grand-mère qui survit grâce à la culture de ses quelques jardins secrets. Elle est nantie d’un fils adorable (William Clobus) - look John Lennon - qui fait tout pour ne pas ressembler à son père, il a choisi des études de langues orientales à Paris, question de s’éloigner du climat volcanique de la famille! Craquant au possible!  Joëlle, la fille (Marie Braam) est une superbe Poupée Barbie Blonde au rire totalement agaçant et ridicule et le portrait de son père! Le monde va basculer le jour de l’anniversaire de la belle dame (Marie-Paule Kumps) que le de mari a bien sûr oublié, tout à ses frasques avec sa sulfureuse secrétaire Nadège (Cécile Florin) et ses interminables réunions de travail qui durent jusque 4 h du mat’. 13062418_1167943473225458_747597708573084816_n.jpg?oh=34ab5804a8e75149278138576d9b4ffc&oe=57AF4EFB

La rogne ressentie par les ouvriers exploités de l’usine va mettre le feu aux poudres et mettre sens dessus dessous l’équilibre domestique. Ils séquestrent le détestable patron qui fait la sourde oreille à leurs revendications, et c’est Suzanne qui reprend la main, aidée par  le député-maire, ennemi juré de Robert Pujol.  Renversement : le monde d’avant explose dans une drôlerie irrésistible. On assiste à la transformation  magistrale de  presque tous les protagonistes, mais c’est Suzanne qui mène désormais le jeu : « Potiche, oui, mais pas cruche! » La pimpante Marie-Paul Kumps campe un personnage éblouissant qui fait flèche de tout bois. Et on assiste à la naissance d’une vraie amazone au deuxième acte. Son changement de personnalité se retrouve à tous les coins du décor : joli jeu de piste pour le spectateur, s’il arrive à se détacher des dialogues explosifs. Ayant pratiqué la révolution domestique, en femme accomplie des années 2020,  la belle Suzanne est prête au défi: après avoir relevé l’usine paternelle, si elle s’attaquait à l’économie française et pourquoi pas, à celle de l’Europe  actuelle ? The sky is the limit !

La mise en scène soignée, pétillante d’inventivité de Nathalie Uffner ne faiblit pas, elle souligne l'intelligence des dialogues et le jeu parfait des acteurs  qui s’en donnent à cœur joie! Le vase de cristal a remplacé la potiche et l’image de la fille dépasse celle du père.  La galerie de portraits est cousue d’ironie, le rythme est frénétique. La pièce n’exclut pas quelques notes romantiques, ni quelques savoureux quiproquos d’identité. On vous promet une soirée de délires!  

POTICHE jusqu'au 15 mai, infos et réservations:

Théâtre des Galeries www.trg.be 02 / 512 04 07   

Lire la suite...
administrateur théâtres

12019756_906399016074294_4613369092655572768_n.jpg?oh=3085681350455fc32d1019a53ded5130&oe=57A2FCD3Le réseau Arts et lettres a reçu un message de Jean-Claude Casadesus  et se rend au  Lille Piano(s) Festival le week-end du 18 juin 2016 

C’est autour de Bach et de Mozart, comme fils conducteurs, que se déroulera pour, je l’espère, votre plus grande joie, cette 13ème édition de notre cher Lille Piano(s) Festival. 
Pendant 3 jours non-stop, une quarantaine d’artistes, des plus jeunes lauréats de concours internationaux aux plus prestigieux de leurs aînés, vous enlèveront tel Aladin sur son tapis volant pour un voyage au cœur de l’émotion.


Toute une famille de claviers, acoustiques, électroniques, accordéons, bandonéons, vibraphones, cloches, clavecins, feront tourbillonner, autour du piano-roi, une farandole de styles et de couleurs. Plus de 30 concerts répartis dans toute la ville et au-delà, débuteront avec Fazil Say, dans le merveilleux Concerto n° 23 de Mozart et s’achèveront, avec le non moins sublime 2ème Concerto de Chopin, joué par Boris Bérézovsky, tous deux sous ma direction.


C’est à un véritable kaléidoscope musical que j’ai souhaité vous convier. Sous les doigts inspirés d’Alexandre Tharaud, Claire-Marie Le Guay, Iddo Bar-Shai, Vanessa Wagner, Cédric Tiberghien et bien d’autres amis, de grandes pages du répertoire classique côtoieront l’audace ! Je veux parler d’Amériques de Varèse avec quatre pianos sur scène ou encore des monumentales Vexations de Satie, 15 heures de piano confiées à de jeunes interprètes des conservatoires de la région. 


Et puis, je suis heureux, pour la première fois dans le festival, d’accueillir, sous la direction d’Arie van Beek, l’Orchestre de Picardie. Ils accompagneront le lumineux talent d’Anne Queffélec, et celui d’un duo incandescent, les sœurs Lidija et Sanja Bizjak, ainsi que le jeune Julian Trevelyan.


Les amoureux du jazz retrouveront nos fidèles partenaires de Jazz en Nord et également un temps fort autour de Billie Holiday. 


Enfin, un hommage particulier au tango vous permettra, je l’espère, de vibrer comme moi avec un merveilleux ensemble, le Quinteto Respiro. 


Un dernier mot pour, du fond du cœur, exprimer ma gratitude à nos partenaires grâce auxquels nous pouvons vivre cette exceptionnelle rencontre ! Un grand merci au Conseil Départemental du Nord, à la Fondation BNP Paribas, à la Région, à la MEL et à la Ville de Lille.

Et à vous tous, qui nous rejoignez, ma joie de vivre à nouveau, en partage, d’inoubliables moments de musique !

Jean-Claude Casadesus

Liens utiles: 

13e festival Lille piano(s) les 17, 18, 19 juin 2016
http://www.musicologie.org/16/13e_festival_lille_pianos.html

L'engagement de l'Orchestre National de Lille et de Jean-Claude CASADESUS depuis 1976 : Faire vivre la magie de l'émotion musicale à tous les publics. Book now! http://www.onlille.com

La billetterie pour le lille piano(s) festival est ouverte ! Rendez-vous surwww.lillepianosfestival.fr ou réservez au 03 20 12 82 40

Lire la suite...

En direct du Portugal ce 23 avril 2016

1 mn de pur bonheur carnettiste au Portugal : je ne voulais pas rentrer en France ni reprendre notre balade au Guatemala, sans partager avec vous cet extrait d'une minute de plaisir de dessiner et de peindre au contact d'une population chaleureuse et authentique dans un petit village d'Alentejo, parmi des milliers d'autres minutes aussi intenses que celle-là, lors du premier de mes stages portugais 2016 d'aquarelle appliquée aux carnets de voyage... Si vous ne pouvez voir la vidéo, rendez-vous sur mon blog personnel à page http://www.aquarelle-en-voyage.com/2016/04/1-mn-de-pur-bonheur-carnettiste-au-portugal.html

Lire la suite...
administrateur théâtres

Magnifique récital de piano et musique en perfusion lors du concert Classic & Classic à la Galerie D’Ieteren hier soir le 22 avril 2016, jour de pleine lune. On sera sous le charme. La sonate Opus 53 Waldstein de Beethoven ouvre le concert, clin d’œil au Concours Reine Elisabeth qui va bientôt s’ouvrir et où le piano va nous faire vibrer durant plusieurs semaines ?

 Nous sommes dans le musée privé de la maison D’Ieteren. Le piano trône dans la lumière tamisée devant un parterre en éventail  bordé de très belles voitures de collection datant des débuts de l’automobile.  Il y a beaucoup de monde.  On a aperçu dans la salle Véronique Bogaerts, la souriante Muse des pensées et du cœur de Jean-Claude Vanden Eynden, sa compagne de toujours, à la scène  comme à la ville. Les mélomanes amateurs de piano que l’on retrouvait chaque année avec plaisir au chaleureux festival de musique classique en juillet  à l’Orangerie de Seneffe sont  venus au rendez-vous. Et aussi le luthier Georges Philippart, 94 printemps, qui, jeune Compagnon produisit son chef-d’œuvre dans un  même bois odorant et vibrant : deux violons, un alto et un violoncelle.  Il est entouré de Claude Yernaux, les artistes Sarah Dupriez, Vincent Hepp et d’autres belles personnalités attachées avec passion au monde musical.  Et puis l’infatigable organisatrice de ces concerts, qui loue le piano, paie les artistes, achète le délicieux champagne et illumine de son sourire éblouissant chacune des prestations dans ce lieu insolite : Patricia Raes. La passion fait la force.

Dans la sonate de Beethoven, on retrouve le style propre de Jean-Claude Vanden Eynden, 3e prix du Concours Reine Elisabeth 1964. Il  enseigne au Conservatoire Royal de Bruxelles et à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et insatiable voyageur, se produit dans de nombreuses villes européennes. Lorsqu’il s’assied au clavier, on ne peut pas s’empêcher de voir en lui un sérieux professoral mais  le voilà soudain animé d’émotions liquides comme du mercure. Le visage concentré, il présente un sablier de notes rêveuses. Appels et échos se répondent comme des enlacements. Une innocente mélodie se transforme en transports vibrants. Il développe une vision très personnelle, très contrastée et très  cohérente  au point de vue émotionnel. Adieu le professeur, voici une volupté communicative pour finir sur une chevauchée fantastique.  Le prélude, choral et fugue de César Franck entraîne sur la gravité et l’intime dans des fondus enchaînés de beaux accords. Des accents chaloupés appellent le retour du thème souligné par une main devenue harpe. Le maître  semble heureux de son partage.  

On attend avec impatience le moment où il jouera Ravel. Le répertoire de l’artiste, extrêmement vaste, comprend un large éventail de pièces de musique de chambre ainsi que l’intégrale de l'œuvre pour piano seul de Maurice Ravel. Pour Jean-Claude Vanden Eynden, il faut jouer dans la tourmente !  « Quand je vois comment tourne le monde actuellement, je pense que seule la musique sauvera le monde ! » La valse sera très émouvante, riche de désespoirs devant notre monde cabossé, notre amoncellement de discordes. Le piano s’époumone pour rendre un peu d’espoir mais le drame n’en finit pas de nous hanter. 5 notes presque rageuses pour terminer. Puis l’ovation. 

Et il offre un premier bis déployant une grande palette de sonorités dans un extrait de Miroirs : Les oiseaux. Il joue sur des sonorités de gong asiatique  en  notes doublées et  trilles solitaires qui se dissipent dans des  bruissements assoupis accompagnant le vol d’une âme à travers la nuit. Mais il ne veut pas laisser son public sur une impression de  solitude. Il offre un second bis, une valse de Chopin, où la légèreté et la lumière d’un regard tendre se fondent dans des étourdissements extatiques, pour se rencontrer dans une phrase musicale d’une belle limpidité,  répétée par un partenaire de toujours. Et le public est comblé!

liens utiles:

L'Orangerie asbl

Contact de réservation :

Tél: 02/772.34.26

Mail: patriciaraes@scarlet.be

Adresse du concert :

D’Ieteren Gallery

Rue du Mail 50

1050  Bruxelles

(parking gratuit sur le toit)

http://www.classicclassics.sitew.be/Reservations.C.htm#Reservations.C

 

http://jeanclaudevandeneynden.com/Bienvenue.html

Lire la suite...
administrateur théâtres

Un billet pour une amie d'enfance, Patricia Kinard

Eté 2015 Exposition: Entre ciel et fleurs

Les Peintures de Patricia Kinard

S’il faut accueillir le silence pour entendre la musique, il en va de même pour s’immerger dans le chant des couleurs. Les compositions atmosphériques de Patricia Kinard, trouvent leur origine dans le souvenir d’ensembles végétaux  nés d’hommes, d’oiseaux, du temps nécessaire et des nuages qui passent et ensemencent.  Paysages lointains ou jardins proches, colorés aux nuances de pétales et de buissons dont le peintre transpose les partitions chromatiques en une multitude de fragments d’univers qui, au fil du travail créatif, accordent leurs différences, aussi subtiles soient-elles.

Or, dans une cathédrale, l’omniprésence du sentiment végétal induit par la succession des colonnes, le décor architectural et le dessin des fenestrages, guide les pas de celui qui traverse l’espace dématérialisé par les souffle des lumières. Oui, ici, les toiles de Patricia Kinard se sentent bien. Le ressentez-vous ?

12936605_835474566596739_8843865605834614627_n.jpg?oh=2501a6f3c24a5781a8efeb9c8adc9b2f&oe=57A6EC0A&width=302

"Or voilà, chose rarissime, qu’une nouvelle œuvre vient d’être acquise et placée au fond de la perspective principale, au centre du chœur ancien. Il s’agit d’une présence lumineuse davantage qu’une illustration. Elle est assurée par quatre toiles carrées et dorées légèrement séparées les uns des autres par un filet de bleu qui dessine en creux, une croix grecque. Dessous, un large rectangle sombre, noir quand on le voit de face, flammé dès que l’angle de vue se fait oblique assure le contraste entre un appel à la méditation et le point de départ, attaché aux réalités de la terre."

La simplicité apparente (mais il suffit d’approcher le regard pour découvrir toute la respiration du travail pictural) rejoint en réalité et avec une évidence naturelle, l’affirmation d’un tout en quatre parties et dans le même temps celle d’une séparation qui, géométriquement désigne un rapport dit d’or dont le Moyen-âge gothique avait usé afin d’évoquer une harmonie à jamais réductible à la seule raison (arithmétique).

Le peintre, Patricia Kinard avait peint cette composition pour elle seule. Une toile après l’autre. Petit à petit, une construction s’était imposée. Naturellement. Elle n’imaginait pas qu’un jour, cette œuvre serait là…

La peinture haute de plus de trois mètres se présente en deux sections. Vue de face, la  partie inférieure, à la manière d’une prédelle, parait noire. En s’approchant, on découvre une surface rainurée peinte en pourpre très sombre qui, à certains endroits, dès que l’angle de vue se déplace, laisse apparaître des zones flammées plus claires. La partie supérieure se compose de quatre panneaux monochromes et dorés de format carré séparés les uns des autres par un liseré peint dans le bleu de Fra Angelico. L’histoire de cette composition mérite d’être contée car il ne s’agit nullement d’une commande.

12273160291?profile=original

Tout commence en 2007. L’artiste s’est isolée. Elle a besoin de silence. Alors qu’elle termine une suite de paysages aux tonalités presque noires, elle ressent le besoin d’une lumière qui soit d’or et vivante. Peu à peu, produit d’une méditation où se mêlent au même rythme, les mots et le mouvement de la main, une texture très sensible aux rayons lumineux, apparaît sans profondeur, ni limite. Kinard peindra ainsi quatre carrés d’or. Pas un de plus. Ils ne seront jamais exposés.

Pour elle, ce sont pourtant des tableaux importants. Bien plus tard, les retrouvant un peu par hasard parmi tant d’autres rangés dans l’atelier, elle décide de les réunir en un grand carré sur un des murs de sa maison. Les saisons passent. Le peintre poursuit son chemin.

Un jour, Alain Arnould, l’aumônier des artistes dont elle avait fait la connaissance à l’occasion de la réalisation d’un décor pour une pièce chorégraphique présentée dans l’église du Finistère, la contacte. Les quatre toiles dorées lui parlent aussitôt. Après avoir visité l’atelier, une exposition est programmée dans le déambulatoire de la cathédrale. « Entre ciel et fleurs » réunira des compositions colorées comme autant de fenêtres posées en écho aux verrières du bâtiment. Mais Patricia Kinard a d’emblée l’intuition qu’au niveau de l’autel, dans l’axe de la nef principale, les quatre monochromes auraient leur place. Du coup, elle engage un nouveau dialogue avec les œuvres qui ne devraient en former qu’une seule, riche de sens en ce lieu de musique et de silence. Peu de temps après, naît cette composition unifiée avec sa part sombre et cette autre, dégagée et lumineuse dont chaque partie, chaque fois insensiblement différente, est à son tour associée aux quatre directions suggérées en bleu entre les ors.

Le 13 décembre 2015, Joseph De Kesel, ancien évêque de Bruges, deviendra l’archevêque de Malines-Bruxelles. A cette occasion, « Oro » lui sera offert. Désormais, l’œuvre demeurera de manière permanente dans le choeur du bâtiment gothique.

Sources : http://kinardpatricia.eu/wp-content/uploads/2016/01/Loeuvre-de-la-semaine_Après-le-solstice...-

Belgique-LeVif.be_.pdf

http://kinardpatricia.eu/2015/12/09/oro-place-definitivement-dans-le-choeur-de-la-cathedrale-saint-michel-et-gudule/

http://cathedralisbruxellensis.be/fr/node/312

Biographie

Patricia Kinard n’a pas suivi le cursus d’une école d’art. Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie de l’ULB (mémoire sur Octave Landuyt). Elle apprend la peinture chez Blanche Desmarets qui lui apprend à voir la couleur des reflets et à les traduire par l’usage de teintes pures. Les derniers exercices l’amènent à travailler le blanc sur blanc à partir du modèle d’une poupée de porcelaine.

1983, 1ère exposition solo dans la galerie Rencontre avec, face à face, des représentations de Fœtus et de poupées de porcelaine. Peinture lisse en glacis sur fond blanc.

Il s’en suivra une suite de « Portraits », visages de face parés de coiffes et de costumes empruntés au théâtre royal de la Monnaie. Peinture lisse en glacis sur fond blanc puis coloré.

Un modèle, un enfant à l’âge de l’entrée en adolescence devient l’acteur d’une suite de « rêveries » dont le décor devient peu à peu celui d’une cathédrale. Peinture en touches plus larges.

L’architecture et particulièrement la nef gothique des cathédrales deviennent le cœur des toiles. Bientôt, le cadrage ne privilégie plus que le portail. Les contours s’estompent au profit d’impressions (Int Art Gallery).

Désormais, c’est à la surface de « Portes » (claires de Grèce ou sombres de Barcelone) que s’inscrit la marque du temps. La peinture gagne en épaisseur sur un motif en pleine page, frontal. Dans l’exposition « Pacific Memories » galerie X+, une installation inscrite dans un parcours musical qui, insensiblement passe des « Airs sacrés » de Mozart au chant des baleines.

De ces portes apparaissent bientôt des constructions géométriques qui s’apparentent à des mandalas junguiens mêlés à des motifs végétaux issus de la statuaire antique (Gal Bastien). Chromatismes de terre.

Un voyage à Rome provoque une nouvelle conception du temps qui inclut le mouvement tournoyant. Suite des « Entropies » bientôt suivie, après un autre voyage, au Népal, par une peinture où le vide central repousse vers les bords, les motifs végétaux.

Un empoisonnement du foie par les pigments l’oblige à abandonner la peinture à l’huile. Pendant un an, elle cherche, jette et peu à peu, apprend à penser « autrement » la technique picturale.

Les blancs dominent dans les compositions aux rythmes répétitifs formés par de longues bandes parallèles (parfois aux bords déchiquetés). En intégrant à sa palette des pigments iridescents, les teintes de ces « Pluies de Printemps » se modifient en fonction du déplacement du spectateur induisant la sensation d’impermanence. L’écriture se diversifie, usant parfois de collages de papiers japonais, voire de feuilles séchées. L’or couvre aussi de grandes surfaces de papiers froissés (Galere Artiscope)

Un nouveau voyage, au Japon cette fois, la plonge au cœur des jardins et temples de Kyoto. Après une nouvelle suite de toiles évoquant les bruissements d’une bambouseraie, une autre évoque les senteurs de thés (Galerie De Mijlpaal)

Son intérêt pour l’univers floral (le plus riche en termes d’intensités chromatiques) la conduit à une suite de « Jardins » en rouges (Fred Lanzenberg) dans lesquels les pétales deviennent avant tout des touches qui participent à une sorte de semis.

Suivront des paysages noirs (gal 2016) puis d’autres habités par de petits personnages empruntés aux cartes postales des années 1930 (Spirit chez Artiscope). Comme cela s’était passé avec les « Rêveries », les figures font bientôt place à de vastes impressions paysagères composées durant deux ans comme autant d’hommages à la musique de Mahler et de Dutilleux (gal Bartoli Marseille). L’écriture joue de toutes les variations graphiques, du trait à l’informe, de l’étendue à la ponctuation.

Depuis deux ans, sa fascination pour la lumière méditerranéenne et ses nombreuses visites au parc du Museum d’Histoire naturelle de Paris inspirent un travail intitulé « entre ciel et fleurs » qui n’a jamais été aussi coloré et créatif en termes de procédure.

Le laboratoire central
[ Max Jacob ]

 

PatriciaKinard1.jpg?itok=O3tgY3Pw

Le site de la dame bleue: http://kinardpatricia.eu/

Lire la suite...
administrateur partenariats

"Amertume"

poème de Joelle Diehl

inspiré par "Songe d'une nuit d'été"

Cliquez ici:

"Songe d'une nuit d'été " , l'âme perdue d'une poète inspirée.

"Femme"

poème de Joelle Diehl

Inspiré par "Volupté"

Cliquez ici:

"Femme" de Joelle Diehl, poème illustré par " Volupté".

"Passion"

poème de Dominique Lecat

inspiré par "Offrande"

Cliquez ici:

La "Passion amoureuse " selon Liliane Magotte et Dominique Lecat,

Avec tous mes remerciements à mon amie Joelle Diehl

et à Dominique Lecat pour l'honneur qu'ils me font.

Les partenariats

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...

12273153697?profile=originalL’Eglise Obscure se révèle…


Dans un pays où l’espace et le temps nous sont contés…
Là, dans ce quasi-désert, un foyer artistique éclaire une période dite elle aussi parfois obscure.


      Pour finir en beauté, concentrons-nous donc dès à présent sur les réalisations les plus somptueuses ou les plus curieuses que la Renaissance macédonienne nous ait léguées dans la vallée de Göreme, près du bourg d’Avcilar. Magnifiques trésors d’un style à son apogée, qu’il est si important de préserver de la fureur des hommes.
Si, fort heureusement, le Parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985, assurant, en principe, leur protection, il n’en va pas toujours de même pour d’autres lieux…rob

12273154270?profile=originalLes fresques d’Ürgüp ont connu bien des frasques

Après la triste époque iconoclaste, réduite à un style aniconique canonique, succède, après la « restitution des icônes » qui marque une transition, un foisonnant style théologique byzantin. Basile, le bienheureux, en aurait été ravi.
Revenu parmi les siens, nous le suivrions sur son blanc cheval perché…

12273154876?profile=originalUn couvent ouvert à tout vent
couvert de simples capuches de capucins.


       C’est en conséquence au sein même de la légende de Göreme que nous nous engageons, là où les communautés laissèrent les plus belles reliques de leur vie cénobitique.


L’Eglise Obscure :


Karanlik Kilise a été construite au XIIe siècle sur un promontoire. Cette église est un enclos, un réceptacle sombre qui a ainsi pu préserver toute leur fraîcheur aux fresques byzantines. Un livre de prières où les scènes de L’Evangile se déroulent où j’ai eu le privilège de pénétrer. Réalisant un rêve de pacha qui aurait vu pousser le gazon en toutes saisons.

12273155661?profile=original

Un joyau préservé qui sort de l'ombre protectrice

pour nous transmettre le mystère de la Lumière

12273155861?profile=original

L’Eglise au Serpent :


Yilanli Kilise, du XIe siècle, est une des plus curieuses. Connue notamment pour sa représentation de Saint Georges et Saint Théodore tuant le dragon et la légende d’Onouphrios.

     Saint Georges de Lydda (ca 275-303), lui aussi né en Cappadoce, supplicié puis décapité sous Dioclétien, l'empereur romain qui organisa la persécution des chrétiens au début du IVe siècle.

Saint patron de la chevalerie, il inspira une Vie de la Légende dorée de Jacques de Voragine* à la fin du XIIe siècle.

     Saint Théodore Tiron, le Conscrit, du Pont sur la rive méridionale de la mer Noire (Turquie) finit lui aussi décollé en 303.

12273155297?profile=originalMais la Bête a-t-elle vraiment été terrassée ?


     Onouphrios était une femme, belle et légère sans doute, mais qui s’exaspérait des assiduités des hommes. Elle implora Dieu de l’y soustraire. Et Dieu sauva la femme. Le Seigneur la rendit laide et barbue. D’où l’hermaphrodisme de son iconographie et la morale de cette histoire.

12273155489?profile=originalDétail du Saint Georges et Saint Théodore tuant le dragon

12273156101?profile=originalSaint Georges


L’Eglise à la Boucle :


Tokali Kilise est la plus grande et la plus richement décorée. Une église primitive du début du Xe siècle sur un premier niveau, et, au-dessus, une église plus importante et sa chapelle latérale qui recèlent de nombreuses scènes bibliques d’une remarquable vivacité, ainsi que la chronique de Basile de Césarée.

12273156683?profile=originalMarie Theotokos, « qui porte Dieu »

     Troublant, comme j’éprouvais les mêmes impressions, ou presque (les fresques ont été restaurées), que Paul Lucas au début du XVIIIe siècle.


« A travers les portes je vis sur les murailles

comme des restes d’anciens portraits ;

de sorte qu’il semblait qu’il y eût eu des peintures :

mais cela était trop effacé pour y rien connaître. »

L’Eglise à la Pomme :


Elmali Kilise, du milieu du XIe siècle, doit son nom à l’une des peintures où Jésus semble tenir une pomme, plus certainement le monde.

12273157672?profile=original

L’Eglise Sainte Barbara :


Azize Barbara remonte au XIe siècle. Ses motifs géométriques simples et ses fresques peints à l’ocre à même la paroi rocheuse, comme firent nos plus lointains ancêtres, en font l’un des sanctuaires les plus émouvants.

 

12273157495?profile=original


      Nous sommes environ deux siècles avant Cimabue, Giotto, Duccio di Buoninsegna, Lorenzetti… ces peintres précurseurs de la Renaissance italienne, réputés avoir rompu avec la tradition. On dit la peinture byzantine plate, formaliste, statique, dénuée de sentiments, hiératique. Qu’en pensez-vous ?

Michel Lansardière (texte et photos)

* Voir le billet de Robert Paul... pour combattre seulement avec son coeur :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-legende-doree-pour-combattre-seulement-avec-son-coeur

Retrouvez ci-après mes précédents articles, enrichis de nouvelles photographies, consacrés à la Cappadoce :


• Les origines :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-cappadoce-1-re-partie

• De l’ignorance à la renaissance :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-cappadoce-de-l-ignorance-la-renaissance-2e

• La redécouverte :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-la-cappadoce-la-red-couverte-3-me-partie

Un dernier message. Chrétiens… Arméniens… Kurdes… Puisse simplement le pays appliquer sa devise nationale,


« Paix dans le pays, paix dans le monde »


, adoptée après le manifeste de Mustafa Kemal Atatürk, père d’une Turquie moderne et laïque. Sa riche culture aussi y gagnerait.

12273158867?profile=originalSi les colombes sont revenues en Cappadoce...

Peuples garrottés, je tenais à vous saluer. Je n'en dirais pas plus, mais ne pouvais rester bouche totalement cousue.

12273158700?profile=original

A bientôt sous d'autres cieux...

12273159077?profile=original

Lire la suite...
administrateur théâtres

Y’A DES OBJETS QU’ON PEUT PAS POSSÉDER, C’EST EUX QUI NOUS POSSÈDENT. Perdu dans les rues de Londres, Jasmin, jeune loup de la finance débarqué de Montréal, rencontre un garçon prénommé Hadi qui cherche à lui vendre un tapis précieux aux motifs fascinants. Ce qui pourrait être une banale transaction se transforme en une véritable énigme quand le vendeur demande à Jasmin le mot de passe qui conclura le « deal ». Quête initiatique défiant l'espace et le temps, Warda nous emmène en un claquement de doigts des rives de la Tamise aux portes de l'Orient et des quais de l'Escaut à l'antique cité de Babylone. Une comédie à la lisière du fantastique où langues et identités s'entrechoquent sous le regard amusé du philosophe Michel Foucault.

 Des milliers de nœuds mais pas de trame! Préparez-vous au meilleur comme au pire! Préparez-vous aux élucubrations intercontinentales et surtout ne faites pas grincer votre fauteuil pendant le spectacle ! De grâce, pitié pour eux, ils tiennent à peine ! Et surtout, préférez le tapis comme moyen de transports, car de toutes façons, le parking de la Tulipe est ‘volbezet’.

Le bouquin de MICHEL FOUCAULT dont  se gargarise LILY (CHRISTINA TOTH ), l’étudiante en philo Newyorkaise qui habite chez COLOMBE (VIOLETTE CHAUVEAU) est franchement hermétique. Roucoulement de syllabes hétéroclites, elle se shoote  à l'hétérotopie ou d’éthérotopie, c’est selon la place du  h, n’est-ce pas? Mais les bouquets de fleurs sont fantastiques : Ils sont l’image captive du jardin. Le jardin du tapis, sans doute!

Pour dérouter, les parler diffèrent: flamand, français du Québec, bruxellois, berbère, anglo-américain. Les  frontières  linguistiques s’estompent, masculin-féminin, passé-présent, vie réelle et vie rêvée se confondent. Choix lucide ou destinée ? Le body language est le plus fort. Le contact  du pied nu avec le tapis quatre saisons où s’accouplent fleurs et oiseaux, pur mélange laine et soie, vieux de plusieurs siècles est une expérience inoubliable. Ca, c’est l’étincelant jeune cadre dynamique et connecté du Québec qui vous le dit. Sa mère s’appelait Rose. Elle a disparu quand il avait 14 ans. Présence théâtrale étincelante d’HUBERT LEMIRE dans le rôle de JASMIN. Tiens, encore un nom de fleur!     

WARDA, quel nom barbare pour une rose ! A rose is a rose, is a rose, is a rose … comme le dit la poétesse.  Bien sûr que c’est un motif! On déteste qu’on nous mette les points sur les I et les barres aux T. Le motif revient à l’infini dans le miroir des spectateurs, tapi dans le tapis sans trame de l’imaginaire. Sauf que, le tapis a soudain explosé dans un attentat terroriste, note d’actualité ou prémonition? Explosion de culture? Vol du tapis ? Il a bel et bien disparu!   

Au coin du plateau, à chaque changement de scène une écrivaine aussi aimable qu’une fée Carabosse vous enfume. Elle vit recluse pour se protéger des autres et du monde. C’est tout juste si elle ne renvoie pas le public chez lui !  De sa voix rugueuse, elle  ne cesse d’intervenir pour remonter l’histoire et apostropher le public. Ceci n’est pas du Brecht! Il n’y a rien à expliquer ni  à comprendre, qu’elle cesse de couper nos fils! Elle est laide, rébarbative et misanthrope. Qu’on la pende, dirait la reine! Personnage incarné par MIEKE VERDIN (ANNELEEN).   

Par contre, on est tout yeux et tout oreille  pour le jeune marchand de tapis, SALIM TALBI (HADI/Ali), beau comme un rêve  qui vend du paradis en servant le thé. Soif d’idéal ? Warda-Rose : « je suis un jardin et ça boit beaucoup! »

Tout est dans le regard. S’il n’y a pas de regard - demandez à Warda - il n’y aura pas de tapis ! Warda -Rose a vu le paradis et le raconte à ses frères qui exécutent le tapis! But, there’s a bug in the rug ! Pourquoi tout le monde fait semblant de croire que quelqu’un a tué Warda? On vous a dit qu’elle a disparu, elle n’est pas nécessairement morte ! Vous avez vu la double porte blanche? Elle est juste à côté, là où elle doit être! Si vous voyez ce que je veux dire ! Vous prendrez bien un thé avec Alice? Ensuite nous rangerons les citrons ensemble!

Avec Violette Chauveau, Hubert Lemire, Salim Talbi, Christina Toth, Mieke Verdin

 Écriture Sébastien Harrisson / Mise en scène Michael Delaunoy

 

Une production de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes (Montréal) en coproduction avec le Rideau de Bruxelles. Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et de Wallonie-Bruxelles International.

 N.D.L.R Vous me direz peut-être que je n'ai rien compris, mais il n'y a rien à comprendre!

http://www.rideaudebruxelles.be

 

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles