Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3146)

Trier par

"Nous construisons un monde nouveau"...

Aaah Paul Nash...Paul Nash, quoi.


C'était un enfant malheureux et solitaire, Nash ; sa mère était gravement malade psychologiquement, avec des accès de violence terrible, la maison était un caveau.
Le petit Nash prend l'habitude de fuir se réfugier dans la forêt. A l'âge de 11 ans il a une révélation : la Nature est vivante. Elle est dotée d'une pensée propre. Elle nous observe, nous les pauvres humains. Elle vit à son rythme, et si nous ne voyons pas les pierres se déplacer, c'est parce que nous sommes, nous les hommes, devenus artificiels.
Il décide de consacrer sa vie à Peindre le "Génie de la Nature".
Ado, il fuit l'Académie. Rester enfermé des heures à dessiner des modèles, très peu pour lui. Du reste, peindre l'être humain ne l'intéresse absolument pas.

Il se lance dans une oeuvre magnifique, dans ses dessins et ses toiles la Nature semble nous parler, nous révéler des choses indicibles.
Et l'AIR. L'air dans ces toiles...je ne connais pas d'autre Peintre ayant réussi à peindre la sensation de l'air, du pouvoir de respirer.
Il fallait un asthmatique pour peindre comme ça (il en mourra, de son asthme).
Et cette palette, unique...

Et puis un jour...
Un jour c'est 1914, il a 23 ans, et il se retrouve dans les tranchées...
Il ne comprend pas, Nash.
Il n'arrive pas à prendre la guerre au sérieux. Il voit ça comme un immense jeu débile, il voit avec les yeux de la Nature, il ne voit que des fourmis occupées à s'entre-dévorer, et pour quoi ?
Alors qu'il est occupé à dessiner hors de sa tranchée (Nash...), il glisse sur la boue, tombe, et se brise plusieurs côtes.
Quelques jours plus tard, pendant qu'il est à l'hôpital, c'est la triste bataille de Pasendaele qui commence. La plus meurtrière de la guerre. Un carnage sans nom. Une vision d'apolcalypse.
Plus de 200.000 morts en une poignées de journées infernales.
Toute sa compagnie est décimée.
Tous ses amis sont massacrés.

Nash s'en veut, il a honte d'avoir survécu.
Il se met à être obsédé par une chose : devenir Peintre de guerre. Il sollicite l'armée qui refuse (soyons sérieux, Messieurs. La Peinture de guerre, c'est la représentation de batailles, de hauts faits, de blessés, de héros ! Qu'est-ce qu'il veut, le paysagiste, là ?!).
A force d'écrire partout, il arrive à fatiguer les gradés.
"Ok, Nash, va donc peindre la guerre, fais-nous rire"...

Et Paul Nash va réaliser ce qui est, à mon sens, une des deux plus incroyables séries de peintures de guerre du 20e siècle.
Il va prendre la guerre "à rebours".
Pas de corps ensanglantés, pas d'actes "héroiques" à la con.
Non.
La guerre vue...par la Nature.
Le regard d'un homme qui n'en a rien à foutre, lui, des bonnes mauvaises raisons que l'humain se trouve pour avoir juste le curieux plaisir de détruire.

Et, en 1918, il peint le chef-d'oeuvre de la série.
Le sol comme un corps labouré de cicatrices, les organes sans dessus-dessous...les arbres pétrifiés, calcinés, comme des mains lancées vers le ciel...et ce soleil, blanc, froid, qui ne réchauffe plus rien.

Et Nash, que ses amis décrivent comme "incapable d'une action cynique", Nash le rêveur, Nash donne un titre terrible à son tableau.

"We Are Making a New World".

Aaah Paul Nash...Paul Nash, quoi...

Paul Nash (1889-1946)
"We are making a new world"
Huile/toile
1918.

12273178454?profile=original

Lire la suite...

Un pas en avant

12273176889?profile=originalTranquille dans mon coin.

Je vous contemple.

J'essaie de vous comprendre.

Seule dans mon coin.

Effacée, presque invisible.

Un pas en avant.

Et, elle apparaît...

Celle que personne n'attend.

Celle qui surprend.

Tranquille dans mon coin.

J'observe.

Le monde qui m'entoure.

Un pas à droite.

Un pas à gauche.

Changement de perspective.

Un pas en avant.

Et, elle apparaît...

Celle qui écrit.

Celle qui agit.

Tranquille dans mon coin.

Passive et rêveuse.

Seule dans ma bulle.

Un pas plus haut.

Un pas en avant.

Et, elle apparaît...

Celle qui aime.

Celle qui donne et reçoit.

Lire la suite...

CONCILIABULE

et

SAUVE-QUI-PEUT

deux aquarelles

d'ADYNE GOHY

12273174655?profile=original

12273174695?profile=original

ont été inspirées

par

UN VERS PAS SOT !

de

RAYMOND MARTIN

 

Un problème sans gêne se promène dans l’allée ensablée, où des passereaux sont réunis autour d’un frêle vermisseau au regard effaré, comptant sur l’aide du problème sans gêne pour ne pas être le fruit de la becquée !

 

« Ce n’est pas mon problème » dit le problème sans gêne - à l’heure de la sieste, tout m’est égal. Résiste, et après ma sieste je jugerai ce que je peux faire pour toi. »

« Et combien de temps peut te prendre la sieste ? » demande le vermisseau.

« Cela dépend !» répond le problème sans gêne.

« Dépend de quoi ? » demande le vermisseau très inquiet.

« Cela dépend du problème que j’ai eu à régler avant ma sieste » répond  le problème sans gêne.

 

« Assez discuté » disent en chœur les passereaux réunis – nous en avons assez de votre discussion stérile, nous avons faim !

 

« J’ai trouvé le problème ! » dit le problème sans gêne.

« Et alors, et moi dans tout ça ? » demande le vermisseau, « est-ce bon pour moi ? »

« Exact » répond le problème sans gêne  - tu es trop minus, minuscule, pour satisfaire toute la bande de passereaux grassouillets, d’ailleurs ! »

- Tu es sûr ? 

-  Oui – lui répond le problème – car le temps qu’ils se disputent pour savoir qui va commencer le repas en premier, tu auras eu le temps de te cacher !

- Alors maintenant qu’ils discutent, je me sauve ! dit-il en serpentant vers une motte de terre.

 

Tout à coup, les passereaux se trouvent dans l’obscurité.

« Mais, nous sommes en pleine journée » dit un passereau.

 

C’est le problème sans gêne qui, ayant retrouvé sa gêne, en a recouvert les passereaux !

 

Un bruit sec se fait entendre.

« Oh, Le tonnerre !» dit le vermisseau – il commence à pleuvoir !

« Hâte-toi » lui crie la motte de terre – je vais te protéger.

Et il s’engouffre dans cette île salvatrice !

 

Raymond  MARTIN

                                                                                                          2015 

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

                                                                                    

Lire la suite...

COUP DE GUEULE !

Qu'on n'me dise pas que c'est de l'art

De montrer plate réalité

Veux autre chose pour mon regard

Un peu d'esprit et de beauté!

Au creux des jours et de l'ennui

On les connait toutes les défaites!

Alors, venir preuves à l'appui...

ça fait bailler, loin de la fête!

Grand Dieu! On a besoin de rêver

Plutôt que d'se gratter les poux!

C'est ennuyeux et dépravé

Et l'art se doit d'être un peu fou...

Transcender les réalités

Flirter avec ses fantaisies

Redécouvrir le goût d'aimer

Oui, Charlot avait du génie!

Arrêter le pont des soupirs

Et découvrir des joies réelles

Aussi réapprendre à sourire

C'est sûr la vie peut être belle!

Fi, du ciné-réalité

Faisons booster l'imaginaire

Ne voulant plus être agressé

Par un quotidien suicidaire!

Alors, parfois quelques joyaux

Pourront surgir des caméras

Les recevrons tel un cadeau

Qu'on veut serrer entre ses bras!

J.G.

Lire la suite...
administrateur théâtres

« Je ne te servirai plus de poupée gonflable… » 13344542_10209700038360510_6635381921918966401_n.jpg?oh=85edead30bb57179bf7c393c0a8362c2&oe=58029A9F

Tout commence par ce qui semble être un massage cardiaque, à moins qu’il ne soit d’une autre nature… La comédienne est belle à ravir : frange bombée de poupée, casque de cheveux aux reflets auburn  et dorés intenses, parfaitement peignés, joues roses, bouche en cœur ravissante sur une dentition parfaite. Lascivité mécanique. Un corps musclé et souple, beau de partout et sous tous les angles. Des habits d’écolière comme Alice et  presque une princesse égyptienne, pour le maquillage. La diction est exquise, les mouvements, de vrais miroirs de l’âme. Symboliquement infantile. Son nom : Daphné Huynh, prononcez Win. And she won, believe me!

13346445_10209849338571276_7800055680928850477_n.jpg?oh=23dd47cab25f16dfaf55c703ee72ec88&oe=57D04091

Comment l’esprit vient aux  filles… et aux femmes de ce début du 21e siècle est la question innocente posée par  Naomi Golmann, la jeune auteur du spectacle dont c’est le premier opus. A l’heure où le foulard et la burqa risquent de mettre en danger les faibles acquis du mouvement féministe (une goutte dans l’océan de l’histoire), voici  Daphné et Naomi transformées en  équipe féminine de choc  pour faire la peau à la Walt niaiserie qui encombre le corps et l’esprit de tant de jeunes filles et femmes modernes. Ce n’est pas que ces deux complices  nient l’utilité des contes, bien au contraire. Enfants, elles ont aimé les contes et savouré  plus tard la lecture complexe de la « Psychanalyse des contes de fées »  de Bruno Bettleheim  où chacun peut se retrouver dans la symbolique de l’un ou l’autre personnage de Perrault ou d’Andersen.   Ces contes, racontés et lus aux  jeunes enfants,  relus à l’aube de l’école primaire, avaient un caractère fondateur sur la notion de bien et de mal, sur la cruauté qui existe et sur les épreuves que chacun doit s’attendre à surmonter pour accéder à la maturité et devenir des adultes équilibrés et heureux.

Ils avaient  un impact symbolique considérable sur l’évolution des enfants jusqu’à… l’avènement des générations Disney. Malgré quelques plantes et monstres  bien effrayants, la représentation cinématographique, quoique très esthétique et merveilleuse a quelque chose d’enfermant, et semble avoir ôté aux contes lus ou racontés leur mystérieux pouvoir de développement de l’imaginaire et de l’introspection. Le modèle édulcoré et univoque de la princesse belle à ravir, gonflée de partout, semble avoir vidé les contes de  leur sens et de leur substance.  Le cœur de la nouvelle princesse – mais est-elle une princesse ? est un trou béant. «  Qu’on m’arrache le cœur, qu’on l’enferme dans une boîte et qu’il s’arrête de me battre! » se plaint la jeune comédienne. La princesse n’est plus qu’une coquille vide en attente de panoplies de Barbie et d’un  hypothétique prince charmant.  

13418803_10209847030233569_2019058496389322363_n.jpg?oh=75470cda356428b265e931a06d3aeab7&oe=57C534AE 

Le texte de BABYDOLL écrit par Naomi Golmann est le résultat d’un questionnement personnel intime et profond, d’une écriture très forte, cathartique sans doute,  lentement distillée sur une période de trois ans.  Féroce, sexy et pudique à la fois,  cette écriture dénonce les  dérives de notre imaginaire dans un langage cru et parler vrai, truffé de double-sens en séries. A notre époque, tout d’abord la princesse n’existe pas, elle est la boulimie des hommes comme Nabilla Benattia et autres consœurs, un fantasme ambulant créé pour  lui plaire, et si possible aussi vide qu’une poupée de porcelaine qui aurait perdu son mécanisme. Ou alors, totalement cynique.  De plus, le prince n’est qu’un Peter Pan fétichiste, « puer aeternus », enfant-roi qui refuse de grandir et qui, lorsqu’il rencontre la jeune fille, a  souvent déjà derrière lui  une solide exposition à la pornographie. Vivent les nouvelles technologies! Nous sommes à l’envers du conte! Les syndromes de Cendrillon, Belle-au-bois-dormant, Blanche-Neige et autres sont disséqués avec humour et raison. Car la réification de la femme, quoi qu’on en dise, va bon train! Parodiant Simone de Beauvoir, Naomi Golmann  déclare « On ne naît pas femme, on pratique les hommes et on le devient. »

BBDoll21.jpg

Sur scène et dans la mise en scène au scalpel percutante et  poétique de l'auteur, l’esprit, le corps et les cinq sens en éveil se confondent et se répondent comme dans une série harmonieuse de haikus.  Lewis Carroll est l’esprit frappeur, et Walt Disney l’esprit frappé. Pole dancing verbal et écriture physique se croisent en un ballet fulgurant de vérités. La  parodie des  dérives modernes : le jeunisme obligé,  la séduction féminine codifiée à outrance, l’hyper sexualisation dès le plus jeune âge, bat son plein  pour devenir  à son tour,  une sorte de conte  post-moderne, raconté avec verve par deux jeunes femmes désenchantées. Est-ce ainsi que les hommes vivent?

13403119_10209823002032879_7292988694313966854_o.jpg

Bbdoll

Par : Daphné Huynh
Ecriture et Mise en scène : Naomi Golmann
Lumières : Arnaud V. Acker 
Musique originale : Witold Bolik

Crédit photos spectacle : Antoine Lanckmans

Crédit photo affiche : Christian Laloux

mercredi 8, jeudi 9 et vendredi 10 juin 2016 à 20h30

AU THEATRE DE LA CLARENCIERE

Rue du Belvédère 20-1050 Bruxelles

Infos Réservation : 02 / 640 46 17

http://www.laclarenciere.be/

Presse :

- L'économie du matin - http://www.economiematin.fr/news-theatre-crowdfunding-bb-doll-zuckerfree-cie-bruxelles

Helpline?

 C'et la mode... et c'est efficace pour soutenir dans leur envol les toute jeunes compagnies: PLUS QUE 8 JOURS :https://www.kisskissbankbank.com/projects/71402 Ne les laissez pas tomber en panne! 

Aidez-nous à donner vie à #bb_doll, la femme-enfant / femme-objet / femme-poupée de la TDZ cie !
KISSKISSBANKBANK.COM|BY KISSKISSBANKBANK
Lire la suite...

Sable

Sable

Le sable de la plage est comme une ardoise

Que la mer efface jour après jour

Et toujours les pas des amoureux disparaîtront

Dans les profondeurs océanes.

 

Quand il ne reste rien que quelques grains de sable

Que le vent emporte en tourbillons improbables

Comment croire encore que Roméo et Juliette ont pu se rencontrer

Et marcher ici même dans la brise marine ?

Comment imaginer qu’ils ont pu s’aimer devant l’immensité du monde

Et se faire des promesses éternelles sous le vol blanc des grands oiseaux de mer ?

 

A l’horizon passe un bateau en partance vers un Orient lointain.

Bientôt il aura disparu et il ne restera de lui qu’un souvenir

Qui s’effacera petit à petit dans la mémoire des vieux marins.

 

Et voilà la marée qui monte encore une fois à l’assaut de la plage

Et efface pour la millième fois les traces de tes pas.

Seule demeure la profondeur océane et la brise marine qui emporte tout

Absolument tout

Même les grands oiseaux blancs de nos rêves.

12273172268?profile=original

Lire la suite...

MÊME SI...

Même  si ce n'est qu' un point

Sur l'i du verbe aimer...

Non, ce n'est pas en vain

On peut le savourer.

Et si demain est gris...

Y a des coins de ciel bleu

Qui sont comme un défi

à être enfin heureux!

Même si la vie s'enfuit

Et les jours trop comptés...

Connaitre sous la pluie

Des minutes enchantées!

Et puis, complices et fous

Au milieu des tourments

Arriver à dire NOUS

Ce mot combien charmant!

J.G.

Lire la suite...

Mon très cher JGobert

Malgré ton absence, le fil du temps continue de se dérouler inlassablement. Il défile et poursuit son œuvre de manque. Je pense un peu moins à toi mais je ne veux pas faire de ce départ un deuil.  Depuis peu, ma vie se remplit d’autres particularités qui, au début, ne me paraissaient pas importantes mais qui, aujourd’hui, le sont devenues. Des petites choses qui remplissent ma vie de menus plaisirs simples, et de long silence. Le vide se comble doucement. J’entends toujours tes mots, tes bruits familiers dans une autre dimension, dans mes rêves de toi.  Je saisis les nouveaux sons de la vie avec appréhension, blessée de ton départ, de ton abandon.

J’ai longtemps pleuré d’être seule parmi tous les êtres qui m’entourent et qui me réconfortent. Éloignée de tous malgré moi mais avec un grand besoin de solitude pour oublier une tendresse qui me manque tant.

Depuis peu, de nouveaux projets s’éveillent dans mon âme et dans mon cœur. Mon ami, la vie se réveille, s’éveille avec un grand besoin de vivre malgré mon chagrin. Réaliser mes projets sans toi me paraissait impossible, irréalisable, voir utopique.  Aujourd’hui, cela devient possible.

Chaque matin me paraît plus doux même sans toi. J’en ai les larmes aux yeux. Je ne croyais plus revivre ces matins joyeux.

 J’ai accepté de partir loin d’ici. J’abandonne notre chez nous pour en créer un à moi. Cette existence est un nouveau départ. Mes projets vont enfin prendre vie et je vais m’y plonger pour les réaliser. Je te reste attachée malgré ces mois qui défilent sans toi. Tu seras le premier informé par pensée de cette destinée qui m’attend, délivrée de mes doutes, de mes craintes.

Je saute dans cet avion vers un avenir apaisé et plein de promesses. Accepter le temps qui reste et regarder le vivre sans toi. Un défi pour les printemps à venir.

 

Lire la suite...

Lehman trilogy

CRÉATION EN BELGIQUE AUCUNE MONTÉE N'EST ÉTERNELLE : UN JOUR ÇA REDESCEND Welcome in America. And good luck. C'est ainsi qu'Henry Lehman, émigré juif allemand, est accueilli aux États-Unis le 11 septembre 1844. Il ouvre une petite boutique de tissus dans l'Alabama et est rapidement rejoint par ses deux frères. Près de deux siècles plus tard, le 15 septembre 2008, la banque d'investissement Lehman Brothers fait faillite, entraînant les bourses mondiales dans sa chute. Tout comme Ascanio Celestini, Stefano Massini s'inscrit dans la grande tradition du théâtre-récit italien. Du rêve américain au cauchemar économique, il choisit de raconter la grande Histoire du capitalisme au travers d'une chronique familiale haletante, que Lorent Wanson déploie sous la forme d'un cabaret effroyablement humain. 3 chapitres, 3 épisodes. Une saga à l'américaine, addictive. 1h45 par épisode / Intégrale les samedis Rencontre ME 01.06 après le spectacle DÉBAT DU BOUT DU BAR avec Lorent Wanson, Bernard Bayot, directeur du Réseau Financité et l'équipe du spectacle. Avec Angelo Bison, Pietro Pizzuti, Fabrizio Rongione et au piano Fabian Fiorini ou Alain Franco. Écriture Stefano Massini / Texte français Pietro Pizzuti / Mise en scène Lorent Wanson L’Arche Éditeur est agent théâtral du texte représenté. Le texte est publié à L'Arche Éditeur 2013. Une coproduction Rideau de Bruxelles / Théâtre Épique / Théâtre du Sygne.12273162491?profile=original

Lire la suite...

12273172283?profile=originalLa 5ème édition du plus grand Festival des arts pour enfants gratuit à Bruxelles aura lieu le 12 juin 2016

Le Parc de Forest sera le 12 juin entièrement entre les mains de SuperVliegSuperMouche, le plus grand Festival des arts pour enfants à Bruxelles. C’est la 5ème édition de ce festival gratuit coordonné par WIELS.

SuperVliegSuperMouche est un festival des arts pour enfants qui s’adresse plus particulièrement aux enfants jusqu’à 12 ans mais qui fera également le bonheur de tous, de 0 à 99 ans. Plus de 60 associations soutiennent l’initiative et plus de 60 activités seront présentées gratuitement dans l’une des plus belles oasis de la capitale : le parc de Forest, unissant les communes de Saint-Gilles et de Forest.

Lors de l’édition précédente, le festival, qui souhaite démontrer que Bruxelles est une capitale jeune, ouverte, sympathique, conviviale et verte, a attiré plus de 10.000 visiteurs. SuperVliegSuperMouche est une illustration du dynamisme bruxellois actuel, mettant en valeur une collaboration entre toutes les communautés. Une attention particulière est à nouveau donnée à l’accessibilité : toutes les animations ont lieu en extérieur et sont gratuites, la restauration est assurée par des projets d’économie sociale et les riverains sont étroitement impliqués dans la réalisation du festival.

Avec plus de 60 activités recouvrant toutes les disciplines artistiques (théâtre, cinéma, musique, parc art, danse, cirque contemporain), il y en aura pour tous les goûts ! Le festival s’adresse aux enfants jusque 12 ans et réserve une partie de sa programmation aux bébés. 

SuperVliegSuperMouche est une initiative du WIELS, la Commune de Forest, la Commune de Saint-Gilles, GC Pianofabriek, GC Ten Weyngaert, le Jacques Franck, BRASS

12273172867?profile=original

14 projets ont été préparés et réalisés dans les écoles de Saint-Gilles et Forest ou par les habitants autour du parc!

Le parc de Forêt Un des plus beaux écrins de verdure de Bruxelles!

Téléchargez Le super programme pour enfants  PDF 8 MB

Partenaires sociaux et artistiques Afrokata, Apomsa asbl, Ateliers Claus, BADJE, Bazart, Bibliothèque FR de Forest, Bibliothèque FR de Saint-Gilles, Bib NL Sint-Gillis, BLI:B, BON, Brede School Vorst, Brede School Sint-Gillis, Brusselleer, CEMôme, CVO Lethas, De Lork, Femma Quartier, Jeugd&Muziek Brussel, Jeunnesses Musicales, Kadanja, Kid’s Percu, La Roseraie, Leefmilieu Brussel (Parckdesign 2016 & Milieufestival), Maison des Jeunes de Forest, Maison de Quartier Saint-Antoine, Medina, Miro, MUS-E Belgium, Papa Douala, Parcours d’Artistes, Patrimoine à Roulettes, Petite Maison du Peuple, QuartierWielsWijk, ReMua, Une Maisone en plus, Val des Roses,Tutti Frutti

Les écoles impliquées BS Balder Sint-Gillis, Bronschool Sint-Gillis, BS De Puzzel Vorst, Ecole 6 Forest, Ecole du Parvis SaintGilles, Ecole JJ Michel Saint-Gilles, Ecole Sainte-Marie Saint-Gilles, Ecole Ulenspiegel Saint-Gilles

Lire la suite...

Poèsie sur ma région des Flandres

Je vous offre un poème écrit sur ma région La Flandre maritime (westhoek français) écrit en 1999.

Bonne lecture.

N'hésitez pas à m'envoyer vos remarques

JVD

Ma Flandre.

 

Je suis né dans cette Flandre que l'on dit maritime

Entre mer et jardins, entre sable et limons,

Et sensible à son charme je suis devenu intime

À ses vastes étendues soulevées par les monts.

 

S'étendant langoureuse de Dunkerque à Bray-Dunes,

Sa plage de sable blond se perd à l'horizon

Inondée par les flots et bordée par les dunes,

Et La Panne se dessine dans le Septentrion.

 

Comme j'aimais enfant flâner seul sur la grève,

Marchant tout en rêvant sous le soleil d'été,

Je vivais insouciant l'innocence de mon rêve,

Les pieds par l'eau baignés et la tête enflammée.

 

En jardins divisée, la terre nourricière

Enrichie par les eaux déposant leurs limons

Délivre généreuse ses cultures maraîchères,

Faisant ainsi des Moëres ce sol riche et fécond.

 

Quand venait le printemps, à la première sortie

Je traversais heureux de renaître à la vie

Ces champs bien alignés de primeurs et de fleurs,

Travail, patience et foi d'augustes travailleurs.

 

Cassel, Des Cats, Kemmel, Rouge et Noir,

Tes monts sous le soleil, ou lumières dans le soir,

Aux rouges abbayes accueillant le sacré,

Sont autant de repères au pèlerin égaré.

 

C'était un vrai bonheur quand je pouvais gravir

Sur leurs routes pavées, ces monts à moi géants,

Et sur leurs pentes douces m’arrêter un instant

Fixant l'immense plaine jusqu'à m'en souvenir.

 

Je suis né dans cette Flandre que l'on dit maritime,

Et sensible à son charme je reste son intime.

 

990526

Lire la suite...

Norditude

Norditude

Pourquoi je t'aime, Ô Nord qui me donna la vie ?

J'ai certes voyagé et connais des pays,

Mais je reviens toujours avec un grand plaisir,

Vers toi Nord natal, qui me verra mourir.

 

Chaque ville m'attire et j'aime tes villages,

Tes modestes églises toutes baignées de silence,

Tes chapelles isolées sur des routes qui serpentent

Au milieu des blés blonds sous des cieux souvent sages.

 

Tes beffrois élancés dégrafant les nuages,

Accueillant protecteurs nos maisons bien rangées,

Sont autant de repères pour les gens du voyage

Annonçant le pays, la cité, le foyer.

 

Ta plaine souveraine soulevée par les monts

Te donne fière allure, plus qu'une dimension.

Et c'est sur ces sommets que se dressent ennoblis,

Un vieux bourg, un moulin ou bien une abbaye.

 

Ta mer fascinante, me repose l’esprit,

Qu’elle soit comme de l'huile ou ses flots en furie,

Elle est toujours pour moi source de rêverie,

Et je sombre loin d'elle en ma mélancolie.

 

911024

Lire la suite...

Je suis l'oiseau qui vole

Je suis l’oiseau

Il te faudra m’aimer, quand je ne serai pas.

Il te faudra rêver, que je suis près de toi.

Je suis l’oiseau qui vole, et te regarde vivre

Lors son chant te cajole et fait naître ton sourire.

 

Pense à l’oiseau qui vole, quand je ne serai pas.

Dans ta rêvalité, je serai dans tes bras.

 

2015/06/02

Lire la suite...

Je veux mourir ce soir pour te vivre demain

Je veux mourir un soir pour te revivre matin.

 

Te serrer dans mes bras, nos corps vibrant d'amour,
Me noyer dans tes yeux, bleus comme l'azur,
Et lire en ton regard leurs plus belles écritures,
Me perdre en ton sourire et frémir sur tes lèvres
Dans un baiser de feu que me donne ta fièvre.
Mon cœur est vide sans toi en manque ton amour.

Je veux mourir ce soir et te vivre demain.

 

2015 avril 23

Lire la suite...

Tu me diras

Tu me diras.

Tu me diras l’avenir

Et je vérifierai

Tant de jours à venir

Qui me feront t’aimer

Tes yeux et ton sourire

Dans mon cœur à jamais

Merveilleux souvenirs

De ta rêvalité.

 

2015/06/02

Lire la suite...

Bruxelles, tu pleures ma belle

Bruxelles, tu pleures ma belle

 

Au nom d’une infamie

De lâches assassins

Ont sacrifié des vies

Et brisé des destins.

 

Ton sol s’est rougi

De sang de leurs victimes

Souffrances anonymes

Des corps broyés, meurtris.

 

Surgis du moyen-âge

Obscure indignité

Dans un vil carnage

Ils se sont fait sauter.

 

Combien de drames affreux

Allons-nous accepter

Commis au nom d’un dieu

Qui n’a rien demandé.

 

Oh ma belle Bruxelles

Tu subis cette haine

Et rejoins aujourd’hui

Tes sœurs dans la peine.

 

Témoins de la folie

Vous resterez debouts

Triomphantes des fous

Car vous aimez la vie !

 

2016-03-22

Lire la suite...

La grandeur d'âme des bien-pensants

Soliloque

En ce siècle troublant, les maléfices abondent
D'horribles tragédies terrifient notre monde.
Fidèles accablés, des millions d'hommes prient.
Et en dépit de tout, ils célèbrent la vie.

Chacun de nous est condamné,
Bien qu'innocent, et destiné
À trépasser plus ou moins tôt,
Selon les hasards de son lot.
Cette vie que nous trouvons belle,
Se révèle souvent cruelle.
On s'habitue à espérer.
Pour vivre heureux ou à peu-près.

Nous n'avons pas besoin de «djinns, fils du trépas »
Pour ajouter aux maux qui torturent ici-bas.
Mais ceux-ci, cependant, de plus en plus nombreux,
Perpètrent, sans remords, des actes monstrueux.

La vengeance est pulsion de haine.
La justice se veut sereine.
C'est un instinct qui nous anime.
Une injure indigne ou chagrine,
Un crime a une gravité
Puni avec sévérité
Un tueur a choisi son sort,
A certes mérité la mort.

Les bien-pensants, croyants ou non, malgré cela,
Prétendent haut et fort sauver un coeur qui bat,
Même si c'est celui d'un meurtrier infâme
Qui souvent tortura des enfants et des femmes.

J'évoque évidemment le grand Victor Hugo
Épargné par l'horreur qui cause des sanglots.
Aurait-il pu rester philosophe et clément
Si sa fille eut péri victime d'un dément ?

12/7/2000

Lire la suite...

12273161289?profile=originalNélie Jacquemart à Rome :
Henri Regnault (1843-1871)
Dessin à la mine de plomb, 1866.

Bien sûr le musée Jacquemart-André de Chaalis est un second musée. Bien sûr beaucoup des œuvres exposées sont attribuées à…, de l’école de…, entourage de…
Mais que d’éclectisme, de curiosités, de choix intimes de la part de Nélie Jacquemart qui vécut ici ses dernières années. Et puis, excusez du peu, vous y trouverez du Giotto, du Bellegambe, du Tintoret, du Van Loo, de Champaigne…
Bien sûr j’ai déjà beaucoup écrit sur Chaalis, notamment à propos des fresques du Primatice (un ensemble simplement exceptionnel) de la chapelle Sainte-Marie, édifiée sous Saint-Louis et ainsi décorée sous l’impulsion du cardinal Hyppolite d’Este dans les années 1540… Article, Un calice pour le Primatice à Chaalis, que vous pouvez retrouver ici :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-calice-pour-le-primatice-chaalis

Bien évidemment je n’ai pas oublié Nélie Jacquemart, œil averti, goût assuré pour l’art… Elle-même portraitiste impeccable, fort courue de son temps. Amie par ailleurs de Rosa Bonheur, peintre animalière qui connut énormément de succès, et que j’aurais peut-être le plaisir de vous présenter…
Une évocation que vous (re)découvrirez si votre cœur bat à l’unisson du mien pour cette artiste de talent et grande collectionneuse, avec Le domaine royal de Chaalis :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-domaine-royal-de-chaalis

Et Nélie en son domaine :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/n-lie-en-son-domaine-chaalis-3e-partie

     Alors laissez-moi vous délivrer quelques-uns de mes coups de cœur pour cet étonnant musée, installé dans les bâtiments d’une ancienne abbaye du XVIIIe siècle située dans la forêt d’Ermenonville.
A commencer par les maîtres anciens situés, principalement, dans la salle dite « Cuisine des moines » et la galerie haute. En premier lieu nous remarquerons ces deux rares œuvres de Giotto récemment restaurées aux ateliers du Louvre, qui naturellement intégrèrent la rétrospective Giotto e compagni consacrée au maître et à ses assistants en 2013. L’absence de ces deux panneaux majeurs fit que je fis l’impasse sur ce musée bis lors de mon premier envoi. Pas de bisbilles les voici réunis.

12273162301?profile=originalAmbrogiotto di Bodone (ca 1267-1337) dit Giotto
dont le style annonçait la Renaissance :
Saint Jean l’Evangéliste

12273163056?profile=originalPar la barbe du prophète !...
Ces deux panneaux, Saint Jean et Saint Laurent, formaient peut-être un même polyptique avec la Vierge à l’Enfant de Washington et le Saint Etienne de Florence, à l’origine exécutés pour la chapelle Pulci Berardi de l’église Santa Croce à Florence (détail)

12273163466?profile=originalGiotto :
Saint Laurent

12273164256?profile=originalJean Bellegambe (1470-1534),
le Maître des couleurs :
Saint François

12273164081?profile=originalDomenico Panetti (1460-ca 1530), de l’Ecole de Ferrare :
Saint Jérôme

12273165272?profile=originalAttribué à Nicolo Alunno (1430-1502) :
Saint Sébastien (ca 1480)

12273165673?profile=originalGiovanni di Niccolo Mansueti (1465-1527), de l'Ecole vénitienne :
Pieta (détail)

12273166257?profile=originalEntourage de Joos van Cleve (Joos van der Beke, dit ; 1484-1540) :

La Vierge aux cerises

Son modelé léonardesque, et ce sfumato léger et vaporeux qui nimbe la Madone,

ne peuvent laisser indifférent.

Nous poursuivrons cette visite dans le deuxième volet que je consacre à ce musée un peu oublié, hors des sentiers battus il est vrai.

Michel Lansardière (texte et photos)

Lire la suite...
administrateur partenariats

Un exercice que j'aime faire et faire faire !

Ces élèves ont 15 ans, ils ont choisi l'option " Agent d'éducation"

Nous analysons le poème,  certains élèves le lisent à voix haute, je le reprends enfin avec différentes intonations: surprise, tristesse etc ...

Et nous l'illustrons !

Voici le résultat.

Tous les travaux n'y sont pas, afin de ne pas alourdir le billet.

La  lune

Ah  !  Quel  dommage  !

La  lune  fond.

Il  n'est  plus  rond 

Son  gai  visage.

Quelle  souris

En  maraudage

La  prend,  la  nuit,

Pour  un  fromage  ?

 

Elle  maigrit

Que  c'est  pitié  : 

Plus  qu'un  quartier

Qui  s'amincit...

 

Mais  sans  souci

Presque  au  cercueil

La  lune  rit

Avec  un  œil.

 

Maurice  Carême

12273162468?profile=original12273163077?profile=original

12273163679?profile=original

12273164269?profile=original12273164663?profile=original

Bon appétit, petite souris !

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles