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12273172283?profile=originalLa 5ème édition du plus grand Festival des arts pour enfants gratuit à Bruxelles aura lieu le 12 juin 2016

Le Parc de Forest sera le 12 juin entièrement entre les mains de SuperVliegSuperMouche, le plus grand Festival des arts pour enfants à Bruxelles. C’est la 5ème édition de ce festival gratuit coordonné par WIELS.

SuperVliegSuperMouche est un festival des arts pour enfants qui s’adresse plus particulièrement aux enfants jusqu’à 12 ans mais qui fera également le bonheur de tous, de 0 à 99 ans. Plus de 60 associations soutiennent l’initiative et plus de 60 activités seront présentées gratuitement dans l’une des plus belles oasis de la capitale : le parc de Forest, unissant les communes de Saint-Gilles et de Forest.

Lors de l’édition précédente, le festival, qui souhaite démontrer que Bruxelles est une capitale jeune, ouverte, sympathique, conviviale et verte, a attiré plus de 10.000 visiteurs. SuperVliegSuperMouche est une illustration du dynamisme bruxellois actuel, mettant en valeur une collaboration entre toutes les communautés. Une attention particulière est à nouveau donnée à l’accessibilité : toutes les animations ont lieu en extérieur et sont gratuites, la restauration est assurée par des projets d’économie sociale et les riverains sont étroitement impliqués dans la réalisation du festival.

Avec plus de 60 activités recouvrant toutes les disciplines artistiques (théâtre, cinéma, musique, parc art, danse, cirque contemporain), il y en aura pour tous les goûts ! Le festival s’adresse aux enfants jusque 12 ans et réserve une partie de sa programmation aux bébés. 

SuperVliegSuperMouche est une initiative du WIELS, la Commune de Forest, la Commune de Saint-Gilles, GC Pianofabriek, GC Ten Weyngaert, le Jacques Franck, BRASS

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14 projets ont été préparés et réalisés dans les écoles de Saint-Gilles et Forest ou par les habitants autour du parc!

Le parc de Forêt Un des plus beaux écrins de verdure de Bruxelles!

Téléchargez Le super programme pour enfants  PDF 8 MB

Partenaires sociaux et artistiques Afrokata, Apomsa asbl, Ateliers Claus, BADJE, Bazart, Bibliothèque FR de Forest, Bibliothèque FR de Saint-Gilles, Bib NL Sint-Gillis, BLI:B, BON, Brede School Vorst, Brede School Sint-Gillis, Brusselleer, CEMôme, CVO Lethas, De Lork, Femma Quartier, Jeugd&Muziek Brussel, Jeunnesses Musicales, Kadanja, Kid’s Percu, La Roseraie, Leefmilieu Brussel (Parckdesign 2016 & Milieufestival), Maison des Jeunes de Forest, Maison de Quartier Saint-Antoine, Medina, Miro, MUS-E Belgium, Papa Douala, Parcours d’Artistes, Patrimoine à Roulettes, Petite Maison du Peuple, QuartierWielsWijk, ReMua, Une Maisone en plus, Val des Roses,Tutti Frutti

Les écoles impliquées BS Balder Sint-Gillis, Bronschool Sint-Gillis, BS De Puzzel Vorst, Ecole 6 Forest, Ecole du Parvis SaintGilles, Ecole JJ Michel Saint-Gilles, Ecole Sainte-Marie Saint-Gilles, Ecole Ulenspiegel Saint-Gilles

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Poèsie sur ma région des Flandres

Je vous offre un poème écrit sur ma région La Flandre maritime (westhoek français) écrit en 1999.

Bonne lecture.

N'hésitez pas à m'envoyer vos remarques

JVD

Ma Flandre.

 

Je suis né dans cette Flandre que l'on dit maritime

Entre mer et jardins, entre sable et limons,

Et sensible à son charme je suis devenu intime

À ses vastes étendues soulevées par les monts.

 

S'étendant langoureuse de Dunkerque à Bray-Dunes,

Sa plage de sable blond se perd à l'horizon

Inondée par les flots et bordée par les dunes,

Et La Panne se dessine dans le Septentrion.

 

Comme j'aimais enfant flâner seul sur la grève,

Marchant tout en rêvant sous le soleil d'été,

Je vivais insouciant l'innocence de mon rêve,

Les pieds par l'eau baignés et la tête enflammée.

 

En jardins divisée, la terre nourricière

Enrichie par les eaux déposant leurs limons

Délivre généreuse ses cultures maraîchères,

Faisant ainsi des Moëres ce sol riche et fécond.

 

Quand venait le printemps, à la première sortie

Je traversais heureux de renaître à la vie

Ces champs bien alignés de primeurs et de fleurs,

Travail, patience et foi d'augustes travailleurs.

 

Cassel, Des Cats, Kemmel, Rouge et Noir,

Tes monts sous le soleil, ou lumières dans le soir,

Aux rouges abbayes accueillant le sacré,

Sont autant de repères au pèlerin égaré.

 

C'était un vrai bonheur quand je pouvais gravir

Sur leurs routes pavées, ces monts à moi géants,

Et sur leurs pentes douces m’arrêter un instant

Fixant l'immense plaine jusqu'à m'en souvenir.

 

Je suis né dans cette Flandre que l'on dit maritime,

Et sensible à son charme je reste son intime.

 

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Norditude

Norditude

Pourquoi je t'aime, Ô Nord qui me donna la vie ?

J'ai certes voyagé et connais des pays,

Mais je reviens toujours avec un grand plaisir,

Vers toi Nord natal, qui me verra mourir.

 

Chaque ville m'attire et j'aime tes villages,

Tes modestes églises toutes baignées de silence,

Tes chapelles isolées sur des routes qui serpentent

Au milieu des blés blonds sous des cieux souvent sages.

 

Tes beffrois élancés dégrafant les nuages,

Accueillant protecteurs nos maisons bien rangées,

Sont autant de repères pour les gens du voyage

Annonçant le pays, la cité, le foyer.

 

Ta plaine souveraine soulevée par les monts

Te donne fière allure, plus qu'une dimension.

Et c'est sur ces sommets que se dressent ennoblis,

Un vieux bourg, un moulin ou bien une abbaye.

 

Ta mer fascinante, me repose l’esprit,

Qu’elle soit comme de l'huile ou ses flots en furie,

Elle est toujours pour moi source de rêverie,

Et je sombre loin d'elle en ma mélancolie.

 

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Je suis l'oiseau qui vole

Je suis l’oiseau

Il te faudra m’aimer, quand je ne serai pas.

Il te faudra rêver, que je suis près de toi.

Je suis l’oiseau qui vole, et te regarde vivre

Lors son chant te cajole et fait naître ton sourire.

 

Pense à l’oiseau qui vole, quand je ne serai pas.

Dans ta rêvalité, je serai dans tes bras.

 

2015/06/02

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Je veux mourir ce soir pour te vivre demain

Je veux mourir un soir pour te revivre matin.

 

Te serrer dans mes bras, nos corps vibrant d'amour,
Me noyer dans tes yeux, bleus comme l'azur,
Et lire en ton regard leurs plus belles écritures,
Me perdre en ton sourire et frémir sur tes lèvres
Dans un baiser de feu que me donne ta fièvre.
Mon cœur est vide sans toi en manque ton amour.

Je veux mourir ce soir et te vivre demain.

 

2015 avril 23

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Tu me diras

Tu me diras.

Tu me diras l’avenir

Et je vérifierai

Tant de jours à venir

Qui me feront t’aimer

Tes yeux et ton sourire

Dans mon cœur à jamais

Merveilleux souvenirs

De ta rêvalité.

 

2015/06/02

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Bruxelles, tu pleures ma belle

Bruxelles, tu pleures ma belle

 

Au nom d’une infamie

De lâches assassins

Ont sacrifié des vies

Et brisé des destins.

 

Ton sol s’est rougi

De sang de leurs victimes

Souffrances anonymes

Des corps broyés, meurtris.

 

Surgis du moyen-âge

Obscure indignité

Dans un vil carnage

Ils se sont fait sauter.

 

Combien de drames affreux

Allons-nous accepter

Commis au nom d’un dieu

Qui n’a rien demandé.

 

Oh ma belle Bruxelles

Tu subis cette haine

Et rejoins aujourd’hui

Tes sœurs dans la peine.

 

Témoins de la folie

Vous resterez debouts

Triomphantes des fous

Car vous aimez la vie !

 

2016-03-22

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La grandeur d'âme des bien-pensants

Soliloque

En ce siècle troublant, les maléfices abondent
D'horribles tragédies terrifient notre monde.
Fidèles accablés, des millions d'hommes prient.
Et en dépit de tout, ils célèbrent la vie.

Chacun de nous est condamné,
Bien qu'innocent, et destiné
À trépasser plus ou moins tôt,
Selon les hasards de son lot.
Cette vie que nous trouvons belle,
Se révèle souvent cruelle.
On s'habitue à espérer.
Pour vivre heureux ou à peu-près.

Nous n'avons pas besoin de «djinns, fils du trépas »
Pour ajouter aux maux qui torturent ici-bas.
Mais ceux-ci, cependant, de plus en plus nombreux,
Perpètrent, sans remords, des actes monstrueux.

La vengeance est pulsion de haine.
La justice se veut sereine.
C'est un instinct qui nous anime.
Une injure indigne ou chagrine,
Un crime a une gravité
Puni avec sévérité
Un tueur a choisi son sort,
A certes mérité la mort.

Les bien-pensants, croyants ou non, malgré cela,
Prétendent haut et fort sauver un coeur qui bat,
Même si c'est celui d'un meurtrier infâme
Qui souvent tortura des enfants et des femmes.

J'évoque évidemment le grand Victor Hugo
Épargné par l'horreur qui cause des sanglots.
Aurait-il pu rester philosophe et clément
Si sa fille eut péri victime d'un dément ?

12/7/2000

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12273161289?profile=originalNélie Jacquemart à Rome :
Henri Regnault (1843-1871)
Dessin à la mine de plomb, 1866.

Bien sûr le musée Jacquemart-André de Chaalis est un second musée. Bien sûr beaucoup des œuvres exposées sont attribuées à…, de l’école de…, entourage de…
Mais que d’éclectisme, de curiosités, de choix intimes de la part de Nélie Jacquemart qui vécut ici ses dernières années. Et puis, excusez du peu, vous y trouverez du Giotto, du Bellegambe, du Tintoret, du Van Loo, de Champaigne…
Bien sûr j’ai déjà beaucoup écrit sur Chaalis, notamment à propos des fresques du Primatice (un ensemble simplement exceptionnel) de la chapelle Sainte-Marie, édifiée sous Saint-Louis et ainsi décorée sous l’impulsion du cardinal Hyppolite d’Este dans les années 1540… Article, Un calice pour le Primatice à Chaalis, que vous pouvez retrouver ici :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/un-calice-pour-le-primatice-chaalis

Bien évidemment je n’ai pas oublié Nélie Jacquemart, œil averti, goût assuré pour l’art… Elle-même portraitiste impeccable, fort courue de son temps. Amie par ailleurs de Rosa Bonheur, peintre animalière qui connut énormément de succès, et que j’aurais peut-être le plaisir de vous présenter…
Une évocation que vous (re)découvrirez si votre cœur bat à l’unisson du mien pour cette artiste de talent et grande collectionneuse, avec Le domaine royal de Chaalis :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/le-domaine-royal-de-chaalis

Et Nélie en son domaine :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/n-lie-en-son-domaine-chaalis-3e-partie

     Alors laissez-moi vous délivrer quelques-uns de mes coups de cœur pour cet étonnant musée, installé dans les bâtiments d’une ancienne abbaye du XVIIIe siècle située dans la forêt d’Ermenonville.
A commencer par les maîtres anciens situés, principalement, dans la salle dite « Cuisine des moines » et la galerie haute. En premier lieu nous remarquerons ces deux rares œuvres de Giotto récemment restaurées aux ateliers du Louvre, qui naturellement intégrèrent la rétrospective Giotto e compagni consacrée au maître et à ses assistants en 2013. L’absence de ces deux panneaux majeurs fit que je fis l’impasse sur ce musée bis lors de mon premier envoi. Pas de bisbilles les voici réunis.

12273162301?profile=originalAmbrogiotto di Bodone (ca 1267-1337) dit Giotto
dont le style annonçait la Renaissance :
Saint Jean l’Evangéliste

12273163056?profile=originalPar la barbe du prophète !...
Ces deux panneaux, Saint Jean et Saint Laurent, formaient peut-être un même polyptique avec la Vierge à l’Enfant de Washington et le Saint Etienne de Florence, à l’origine exécutés pour la chapelle Pulci Berardi de l’église Santa Croce à Florence (détail)

12273163466?profile=originalGiotto :
Saint Laurent

12273164256?profile=originalJean Bellegambe (1470-1534),
le Maître des couleurs :
Saint François

12273164081?profile=originalDomenico Panetti (1460-ca 1530), de l’Ecole de Ferrare :
Saint Jérôme

12273165272?profile=originalAttribué à Nicolo Alunno (1430-1502) :
Saint Sébastien (ca 1480)

12273165673?profile=originalGiovanni di Niccolo Mansueti (1465-1527), de l'Ecole vénitienne :
Pieta (détail)

12273166257?profile=originalEntourage de Joos van Cleve (Joos van der Beke, dit ; 1484-1540) :

La Vierge aux cerises

Son modelé léonardesque, et ce sfumato léger et vaporeux qui nimbe la Madone,

ne peuvent laisser indifférent.

Nous poursuivrons cette visite dans le deuxième volet que je consacre à ce musée un peu oublié, hors des sentiers battus il est vrai.

Michel Lansardière (texte et photos)

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administrateur partenariats

Un exercice que j'aime faire et faire faire !

Ces élèves ont 15 ans, ils ont choisi l'option " Agent d'éducation"

Nous analysons le poème,  certains élèves le lisent à voix haute, je le reprends enfin avec différentes intonations: surprise, tristesse etc ...

Et nous l'illustrons !

Voici le résultat.

Tous les travaux n'y sont pas, afin de ne pas alourdir le billet.

La  lune

Ah  !  Quel  dommage  !

La  lune  fond.

Il  n'est  plus  rond 

Son  gai  visage.

Quelle  souris

En  maraudage

La  prend,  la  nuit,

Pour  un  fromage  ?

 

Elle  maigrit

Que  c'est  pitié  : 

Plus  qu'un  quartier

Qui  s'amincit...

 

Mais  sans  souci

Presque  au  cercueil

La  lune  rit

Avec  un  œil.

 

Maurice  Carême

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Bon appétit, petite souris !

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Décadence divine
27 mars 2016 - 26 juin 2016

Montée en collaboration avec la compagnie théâtrale malinoise Abattoir fermé, l’exposition Décadence divine donnera vie au Château de Gaasbeek, à partir du 27 mars, au livre culte de la décadence À Rebours de Joris-Karl Huysmans.

À la fin du dix-neuvième siècle, alors que l’industrialisation bat son plein, les décadents échappent par l’art et la beauté à une réalité qu’ils jugent banale. De nos jours aussi, les artistes brisent nombre de normes sociales et de tabous. Plusieurs œuvres d’art vous y plongeront dans l’univers luxueux et parfois sombre de la décadence. Avec, notamment, des œuvres de entre autres Berlinde De Bruyckere, Jan Fabre, Erwin Olaf, Gérard Rancinan, Félicien Rops, Kees Van Dongen et Jan Van Oost.

Le 9 avril, un grand 'Cabinet d’Art' vous conviera à admirer des œuvres du peintre italien Roberto Ferri. Sur les plans technique et stylistique, il rappelle les grands maîtres du baroque, avec des thèmes classiques et des récits chrétiens qui semblent le situer en dehors de notre époque. Mais ses corps glorieux et gracieux trahissent une part d’ombre fascinante. Nantis de griffes, de cornes et de nageoires, ils se muent en effet en quelque chose de monstrueux.

Dans l'ouvrage Divine Decadence, nous partons à la recherche de l'essence même de la décadence, avec des textes de Luc Vanackere, Stef Lernous, Pol Dehert, Karel Vanhaesebrouck et Donald Kuspit. En achetant ce livre, réalisé en collaboration avec les Éditions Lannoo, vous recevez un ticket d'entrée gratuit.12273173078?profile=original

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administrateur partenariats

"Le pommier est en fleurs"

Aquarelle Liliane Magotte

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Douce brise ce matin

Dans un ciel de printemps

Lumière jaune tremblante

Deux gouttes de soleil dans ma tasse de thé

Pommier en fleurs embaumant le jardin

De cime en cime chante le verdier

Mon cœur heureux palpite de gaieté

En ce jour de mai, j’ai envie de rêver.

Nada

Tous mes remerciements à Nada pour cette jolie surprise.

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

 

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MEMOIRE DE LA MER

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MEMOIRE DE LA MER

 

 

 

C'est la mémoire de la mer de l'océan

Qui court échevelée Il serait malséant

De l'ignorer de l'oublier de la médire

         De la maudire

 

 

Elle est d'un grand manteau noir de corbeau vêtue

Cape qui s'effiloche aux voix qui se sont tues

Et aux corps des noyés des naufragés des morts

         En mer du Nord

 

 

C'est la mémoire de la mer alors que sombrent

Nos souvenirs nos sentiments aux fosses sombres

Elle ne fait qu'en ramener en vague écume

         Ce que nous fûmes

 

 

C'est la mémoire de la mer mémoire vive

Qui nous rappelle à tout jamais que nous poursuivent

Les fantômes d'hier les ombres de demain

         Pauvres humains

 

 

Mémoire de la mer presque noyé j'aspire

De l'air et c'est de l'eau qui entre en mes poumons

La mer déborde en moi agitant ses démons

         Dont les crocs me déchirent

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administrateur théâtres

"La Traviata" de Verdi à L'OPERA DE LIEGE

 Dans l’immense jardin de Dieu, Violetta, la courtisane au grand cœur, devenue ange, priera pour le  destin de son aimé qu’elle supplie d’être heureux et d’épouser une  jeune élue au cœur pur! Un rôle interprété par l’exquise soprano roumaine, Mirela Gradinaru. Dernière étape étonnante d’une vie peu à peu tournée vers l’altérité, dans le plus profond oubli de soi, voilà le destin de la dame aux Camélias, Marguerite Gautier, alias Violetta chez Verdi. Le plateau étouffe sous les cœurs de roses rouges qui tapissent le décor kitsch des lieux de perdition parisiens. Elle appartient depuis le plus jeune âge au monde de la noce, du jeu, de la danse, de la musique légère et des plaisirs du palais. Libre et prisonnière à la fois.  Son univers : l’immense lit rococo peuplé de poupées où se déroulent des bacchanales, puis un lit double,  blanc comme un nuage où son amant  a rencontré le ciel « Vivo quasi in ciel », puis hélas, ce lit étroit sous une lumière de vase verte où elle est  consumée par l’immonde phtisie,  antichambre de cette grotte lumineuse de la mort prête à l’engloutir.

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Face à cette âme généreuse qui instinctivement ne vit que par l’Amour, il y a l’orgueilleux Giorgio Germont,  interprété par  Mario Cassi. C’est le père omnipotent de son amant, qui représente  l’égoïsme bourgeois et les apparences d’une société totalement irrespectueuse des vrais sentiments, moralisante à l’excès, hypocrite en diable, osant même  prendre à témoin le Dieu du jardin des âmes bienheureuses quand cela l’arrange. Ce drame de Verdi est une critique fervente de la bigoterie, du « moralisme », ancêtre du « politically correct »? « Through the keyhole », les regards épient, trahissent, accusent et condamnent. Le trou de serrure à travers lequel se joue l’action est symbolique du voyeurisme qui imprègne  la société. Si le chœur en habits noir  du 19e est parfois fort statique, coincé dans des fauteuils comme au spectacle, c’est qu’il doit remplir son rôle de voyeurs avides et malsains et nous tendre le miroir pour dénoncer le phénomène. De tous côtés, la brûlante Violetta est cernée par les regards, et sa voix, tour à tour, tendre, dramatique et héroïque ne peut que susciter des vraies larmes. La passion de la jeune Violetta est plus que douloureuse, elle est injuste et cruelle. Dès le deuxième acte elle s’est convertie à la Vie, renonçant à ses plaisirs futiles, elle est ce personnage qui a failli et qui, seule contre tous, trouve en elle la force de la rédemption! La dévoyée, la Traviata a l’envergure d’une martyre dans la forteresse de sa foi en l’amour ! Tout comme la véracité de ses sentiments, Violetta impressionne par la véracité de son jeu et souplesse de sa voix après l’échauffement du premier acte.

 La mise en scène expréssément bourgeoise de Stefano Mazzonis Di Pralafera  autorise quelques distractions, car Verdi s’amuse avec des rythmes  populaires de valses, polka, galops, une danse de gitanes, une danse de matador, et une séguedille qui allègent un peu la tension dramatique. Les costumes sont griffés Kate Tilley et son équipe. L’orchestre sous la baguette de Francesco Cilluffo épouse magistralement le drame sans sombrer dans le pathos ou l’exhibitionnisme : juste ce qu’il faut d’émotion, de  suspensions silencieuses,  de souffre et d’élégance. Le timbre irrésistible de Mario Cassi  souligne finement l’habileté manipulatoire de Giorgio Germont au deuxième acte (« Pura siccome un angelo ») et sa  belle prestance vole enfin en éclats quand  il se décide à dévoiler la promesse odieuse arrachée à Violetta.  L’amant, Alfredo, un peu effacé par rapport au père,  réjouit par son charme juvénile et sa voix solaire. Javier Tomé Fernàndes, qui se produit pour la première fois sur la scène de l’Opéra de Liège,  recueillera à la fin de la représentation  de réelles ovations aux côtés de Mario Cassi  et de Mirela Gradinaru.  Le jouvenceau est tout simplement craquant de spontanéité, même si l’autorité paternelle  fait de lui une seconde victime. Les rôles secondaires accompagnent lestement le trio principal avec une belle mention pour Anina, la femme de chambre de Violetta interprété par Laura Balidemau. Et qui d'autre pour incarner le protecteur jaloux de Violetta, sombre sire,  si ce n'est la belle voix  de Roger Joakim, un incontournable de la scène liégeoise...13260016_10209037828196731_1203132000821984079_n.jpg?oh=855d6dc2bdf987915ce05622c9e42df1&oe=579CABD4  

https://www.operaliege.be/fr/activites/la-traviata

Saison : 2015-2016 Durée : 2:50  Langue : Italien  Direction musicale : Francesco Cilluffo Mise en scène : Stefano Mazzonis di Pralafera Chef des Chœurs : Pierre Iodice Artistes : Mirela Gradinaru, Maria Teresa Leva, Javier Tomé Fernández, Davide Giusti, Mario Cassi, Ionut Pascu, Alexise Yerna, Papuna Tchuradze, Roger Joakim, Patrick Delcour, Alexei Gorbatchev, Laura Balidemaj         

9 Dates :

 Du vendredi, 13/05/2016 au dimanche, 22/05/2016

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Ménilmontant

Une aquarelle

d'Adyne Gohy

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a été inspirée par

Un Poème de

Raymond Martin

Rue des Prairies

 

 

Au coin d'la rue, Monique y était, réservée à toute heure

Par Frédo son souteneur, sniffé de malheurs.

Fini le temps des gigolos

De feu le bal à Jo.

Maintenant c'est le luxe à perdre haleine

Dans les lofts de la Madeleine.

 

 

Il y avait Lulu la greluche,

Givrée au Postillon, chantant son Ménilmuche

Sur le zinc taché du petit bougnat, bistrot

Au 6 de la rue Haxo.

 

 

Jadis certainement il y avait des vaches rue des Prairies.

Filmée par de la Patellière, maintenant des trottoirs y ont fleuri.

 

 

On ne voit pas les montagnes de la rue des Pyrénées.

Au 140 rue de  Ménilmontant, les blousons noirs y sont nés.

Rue de la Chine, plus de Chinois.

Maintenant c'est Belleville, et plus de chien n'aboie.

Rue de la Réunion, est-ce celle de l'assemblée

Ou de cette petite île vanillée ?

 

 

Il y avait un piaf rue de Belleville

Qui chantait pour payer le loyer.

 

 

Porte des Lilas, parti le poinçonneur.

Plus de Brassens, d'Henri Vidal, de Brasseur.

 

 

 

Et la môme… qui ne regrette rien…

Moi non plus.

 

 

Raymond MARTIN

 

2016.

 

Arts 

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Lettres

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A FLEUR DE PEAU...

Quand la passion vire à tendresse...

Et les pulsions à gentillesse!

Les illusions cherchent leur justesse

La fusion n'est plus que détresse!

Quand les nuages s'amoncellent

Accrochent aux yeux leurs étincelles

Les secrets que la vie recèle

Murmurent combien nous sommes mortels!

Juste une peau pour le soleil...

Elle en rougit et c'est merveille!

C'est le hasard qui la réveille

Et le bonheur qui est en veille!

J.G.

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12273173070?profile=originalMasque de lune (photo L. M.)

Le masque

Le soleil déguisé en lune,

En ce jour dépourvu d'attraits

Sur un fond blanc-terne apparaît,

Sa présence est inopportune.

En ce jour dépourvu d'attraits

Sans éclat ni grâces aucunes,

Sa présence est inopportune.

Son apparence me distrait.

Sans éclat ni grâces aucunes,

Reste suspendu, en arrêt.

Son apparence me distrait.

L'aimerais d'or en la nuit brune.

Reste suspendu en arrêt,

Le faux visage de la lune.

L'aimerais d'or en la nuit brune

Je le regarderais briller.

Suzanne Walther-Siksou

Hasard, coïncidence ? Pas de loup...

La photo a été prise, par une nuit de pleine lune, le 23 février 2016. Je l'intilulai aussitôt "Masque de lune". Et, tandis que je rêvais, tombant de la lune, je découvrais le lendemain le poème que Suzanne nous avait présenté le 19 février...

Un rayon avait jeté un pont, un arc-en-ciel nocturne, des deux cotés de l'Atlantique... Jouant des fuseaux, la lune, bonne onde, passait un message entre Terriens et Sélénites au rendez-vous du soleil et de la lune...

12273173668?profile=original (Durrenberger, céramique)

12273173499?profile=originalPhoto L. M.

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La ballade des si

Le si est note de musique.
Son homonyme un petit mot
Qui en surgissant nous indique
Qu'il faudra agir comme il faut.

Savoir ce qu'il convient de faire
Dépend des données du moment,
Pouvant changer subitement.
Être attentif est nécessaire.

Les rêveurs, eux, dans leurs errances,
Se veulent redresseurs de torts
Pour cela comptent sur le sort.
Imaginent sa connivence.

Si au lieu d'un feu ravageur,
Qui triomphalement progresse,
Un afflux d'intense tendresse
Désormais répandait des pleurs.

Si dans l'espace d'infamie
Où un million d'êtres périssent
Venait le dieu de la justice,
Il rendrait les guerriers amis.

Si un grand malade en sursis,
Par une inexplicable chance
Se trouvait en convalescence
Il déborderait de mercis.

Abondants demeurent les si.
Ils s'imposent aux gens prudents
Qui pour agir mettent du temps.
Les si les rendent indécis.

16 mai 2016

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J'aurais voulu.

J'aurais tellement voulu,

 

J'aurais tellement voulu que mes parents

m'aient fait don d'une belle et longue histoire ;

la leur, cette saison qui aurait défié toutes les autres,

les aurait détrônées.

J'aurais tellement voulu que cette chaleur,

cette douceur là, se soient mêlées à mes premiers instants,

puis à tous les autres, à tous mes moments de vie,

à mes rires, à mes larmes, à ces mots gigantesques,

bien trop lourds pour moi,

pour qu'ils aient pu jaillir de ma bouche minuscule

de petite fille à la fois secrète

et loquace de mots substitutifs , d'apparat !

Ces mots qui cachent.

J'aurais tellement voulu que cette belle et longue histoire ait existé,

qu'elle ait pu s'exprimer  au fil du temps,

s'imprimer dans mon regard,

dans mes gestes, dans ma façon d'être ;

qu'elle m'ait reliée

à cette femme, à cet homme,

aux antipodes l'un de l'autre,

parents tout désarmés, mais néanmoins aimants.

J'aurais tellement aimé ne pas avoir à l'écrire aujourd'hui,

ne pas réentendre leurs voix de cette manière là,

mais avec dedans une musique qu'ils auraient partagé,

  cette cinquième saison à moi seule destinée.

 

NINA

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