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La rédemption de Royaumont (Royaumont, 3/4).

12273113653?profile=originalRuines de l'église (abside) de l'abbatiale de l'ordre de Cîteaux.

Grande comme une cathédrale...

avec son choeur et ses sept chapelles rayonnantes.

Ne restent aujourd'hui que les colonnes à tambour.

Résonnez musettes...

Retour à "Royaumont Abbey", notre feuilleton de l'été.

     En 1927, classement aux Monuments Historiques. Voilà notre abbaye protégée.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale elle est heureusement épargnée.

Elle devient un Centre culturel international, puis, en 1964, la Fondation Royaumont, dédiée aux arts et à la culture.

L'esprit des lieux est préservé.

12273113864?profile=originalCroisée d'ogives du réfectoire des moines.

Simplicité, ordre et pureté.

     Aujourd'hui l'abbaye est rendue aux simples ouailles, au calme, à la volupté, au repos et à l'étude. Plus particulièrement à la musique et à la danse. L'abbaye est un centre international où musiciens et danseurs créent en toute quiété. Concerts, colloques, ateliers sont organisés et on ne compte plus les personnalités des Arts et des Lettres qui y élirent résidence.

L'ombre même du Pink Floyd y plane encore...

12273113469?profile=originalLes Pink Floyd donnèrent Atom Heart Mother

en concert le 15 juin 1971 à Royaumont.

     Ce ne sont peut-être plus les splendeurs d'antan, mais Royaumont reste un joyau dans une écrin de verdure. L'ensemble des bâtiments est finalement conservé, même si l'église a été démolie.

Bois et étangs alentours, un nouveau jardin médiéval dit "des neuf carrés", créé en 2014, offrent une ambiance propice à la méditation.

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"La fleur de lis possède sur les autres fleurs deux prérogatives particulières. Tout d'abord, c'est elle qui est portée dans les églises et posée devant Dieu ou devant la Vierge Marie avec une adoration profonde. Ensuite, c'est elle que le plus noble et le plus puissant des rois chrétiens, à savoir le roi de France, porte pour emblème. Elle lui fut donnée et envoyée par Dieu tout-puissant en signe d'amour et d'alliance éternelle entre Dieu et les rois de France ; amour et fidélité qui augmentent chaque jour et toujours croîtront sans s'arrêter s'il plaît à Dieu."

De propriatibus rerum, le Livre des propiétés des choses de Barthélémy l'Anglais. 

Cette encyclopédie du XIVe siècle fut adaptée en français par le moine Jean Corbechon.

     Neuf carrés de culture d'inspiration médiévale sur un caillebotis de châtaignier rehaussé, comme naguère pour empêcher les nuisibles de s'attaquer aux plantes, ceint d'osier vivant tressé. Chaque carré semé de plantes médicinales. Des simples à la charge symbolique forte. Plantes des vertus, passion du jardinier.

L'homme est ici "conduit au salut de son âme par les cinq sens qui lui permettent de satisfaire ses besoins.",

Hildegarde de Bingen.

"Je vois souvent quand quelqu'un afflige son corps par un excès d'abstinence, que le dégoût surgit en lui, et par le dégoût les vices se multiplient beaucoup plus que s'ils avaient été contenus avec justesse." Sagesse de l'abbesse.

     L'esprit de l'époque médiévale est bien revenu habiter ces lieux. On pensera à Isidore de Séville, à Vincent de Beauvais, qui fut lecteur à Royaumont et auteur d'une célèbre encyclopédie, à Hildegarde de Bingen, à Robert Grosseteste... qui ont été ici étudiés.

12273114271?profile=originalBibliothèque Henry et Isabel Goüin, dans l'ancienne salle capitulaire.

Elle n'a plus le lustre passé, les livres d'époque ayant été dispersés en 1791.

     Si enfin, de l'église seule la tourelle d'angle s'élève et demeure aujourd'hui, elle présente une vue d'un romantisme hugolien...

12273114662?profile=originalLa tour de l'escalier du transept.

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Victor Hugo : La souris (Velmich), 1840, certes sur les bords du Rhin.

Une toute récente modélisation 3D, réalisée par l'Ecole Centrale de Paris, permet de revoir l'abbaye telle quelle resplendissait lors de son édification en 1228.

Avec son choeur, ses sept chapelles...

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... sa nef et son transept.

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Une dernière information, avant de découvrir les collections de l'abbaye, le Festival de Royaumont aura lieu cette année de 3 au 11 octobre.

Le tout à une trentaine de kilomètres au nord de Paris, vous admettrez que cela valait bien la visite.

Michel Lansardière (texte et photos, sauf Pink Floyd).

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CONSTAT...

Traverser une rue...

Ses erreurs ou la vie

Avec audace, folie,

Ne pas être perdue!

Chanter sous la pluie

Et manquer de patience!

Partager l'insouciance

Se noyer dans l'ennui!

Vivre pour le moment

Oublieux et fragile

A toutes fins utiles

Se perdre dans l'instant!

Car ne sommes que poussière

Lumière brillante et folle

Joyeuse et sans bémol

A jamais éphémère...

J.G.

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De l'émouvante abnégation


Soliloque

En ce jour, je sens que l'existe.
Me prend l'envie de témoigner.
Si du néant fus épargnée,
J'éprouve un vide qui subsiste

Me prend l'envie de témoigner.
Certes, je vis en égoïste.
J'éprouve un vide qui subsiste.,
En ma résidence assignée.

Certes je vis en égoïste.
Tiens de moi l'horreur éloignée,
En ma résidence assignée.
Aux fous du temps rien ne résiste

.

Tiens de moi l'horreur éloignée.
Le feu détruit routes et pistes.
Aux fous du temps rien ne résiste.
Or de l'espoir veux témoigner.

Le feu détruit routes et pistes.
Les brûlés seront à soigner.
Or de l'espoir veux témoigner
Partout l'abnégation persiste.

Les brûlés seront à soigner.
Rien n'assure une réussite.
Partout l'abnégation persiste
Réconforte les résignés.

7 juillet 2016

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Dans le Sud

Une aquarelle d'Adyne Gohy

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a été inspirée

par

Au gré des Herbages

Un poème de

Raymond Martin

 

Dans la terre du Sud, bleu, blanc, blés dorés

Le temps s'écoule au gré des herbages

Où les flèches de l'histoire piquent les tournesols ensoleillés ;

La colombe sereine ajuste suavement son plumage

 

La flèche du maïs érigé  côtoie dans l'azur un clocher effilé,

Le temps vainqueur s'écoule au gré des herbages,

La voix du bouvier ne s'entend plus en chemin

Une frêle mésange offre de tourner la page

 

Le temps s'écoule au gré des herbages

Pour le fier berger  façonnant son 'greulh'.

Le parpalhol aux ailes mordorées survole sans ambages,

L'olivier tenace à l'allure courbée et le saule pleurant un linceul

 

Une frêle mésange offre de tourner la page

Du livre de la vie des cazaux décimés,

Le pardon silencieux modèle les nuages

                        Mais pas d'oubli naïf pour les bourreaux affamés.                 

 

Le livre de la vie s'égrène de page en page  au soleil rougeoyant

Plaines et bories  placides maintenant, offrent un visage avenant

Richesse du passé, joyau de l’avenir, la terre du Sud retrouvée

Offrira sans peine au glaneur averti  ses Vers Dorés.

 

 

                                                                Raymond MARTIN

                                                                           09/2013

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

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12273171855?profile=originalBouddha… Bouddha… Bouddha


Le Sri Lanka est profondément marqué par le bouddhisme originel. Il en conserve la forme la plus pure et son art en est le meilleur vecteur.
      Si le Bouddha a interdit aux moines l’exercice de certains arts libéraux, la médecine comme le commerce, le tabou ne touchait pas la production et la diffusion d’images décoratives comme figuratives. Mais elles sont toujours symbolistes, idéalisées. D’où notre impression d’uniformité, de répétition, liée aux archétypes ainsi créés.
Au contraire la peinture devait être le propagateur de la foi le plus efficace. Le sittara (peintre) le véhicule le plus sûr. Peintre porte-parole, traçant la voie d’une vie meilleure pour le pécheur. Couleurs et formes menant à la connaissance, à la réflexion, à la sagesse et à l’éveil. Comme dans notre imagerie médiévale ma foi.

12273172069?profile=originalPeinture à la détrempe, Dambulla, XVIIIe siècle


« Lorsque le sittara peignait un arbre sur un mur, il ne cherchait pas à représenter un arbre particulier, mais il voulait évoquer un symbole et un type idéal. Cette image était en un sens l’âme ou l’esprit fondamental de tous les arbres de l’espèce choisie par l’artiste. »,
                                                         Diyogu Badathuruge Dhanapala (1905-1971)

     Ici la peinture se déploie non pas sur la toile (bien qu’aujourd’hui elle se retrouve sur internet), mais sur la paroi rocheuse ou le mur des temples. Ce qui revient à employer deux techniques souvent confondues. La fresque proprement dite, et la peinture à la détrempe.
Dans la première les couleurs s’imprègnent dans le plâtre et s’intègrent à la surface.
Dans la détrempe, les couleurs sont peintes par couches sur la surface du plâtre.

12273172872?profile=originalScènes de la vie du prince Siddharta

- le futur Bouddha -
parti en quête de la vérité.
Peinture à la détrempe, Dambulla, XVIIIe siècle

     La fresque vraie se révèlera au final plus pérenne, avec des couleurs naturelles, douces et fondues. Certes le choix des couleurs, appliquées sur l’enduit encore humide, est limité. L’ocre, le jaune, le rouge dominent, soulignés de noir. Puis le vert tendre, malachite, le bleu, parcimonieux, rehaussent les tons sourds de l’ensemble.
     Avec la détrempe, les couleurs sont plus vives, plus variées peut-être, le trait plus net. Mais ces peintures tendent, à la longue, à s’écailler. D’où les nombreux repeints ultérieurs, les couches successives qui altèrent le dessin. Et le style se perd.
     Un style primitif, sensuel et libre, tout en restant dans les canons de la foi, pour les premières.
     Un style plus tardif, naïf souvent, plus emprunté, pour la peinture à la détrempe. Ce qui trahit un certain déclin, qui correspond aussi, soutenons l’hypothèse, à l’occupation de l’île par, tout à tour, les Portugais, les Hollandais, les Anglais.

12273173458?profile=originalScènes de la vie du prince Siddharta.
Peinture à la détrempe, Dambulla, XVIIIe siècle

     Arrivé à ce moment de ma présentation, je dois vous avertir que vous ne verrez pas d’images du premier style. La raison en est simple, quoique pas toujours compréhensible !

12273173856?profile=originalPeinture à la détrempe, Dambulla


" Ceux qu’aveuglent attraction et répulsion ]…[ ne peuvent comprendre une telle Doctrine qui s’annonce à contre-courant, subtile, profonde,
difficile à saisir. "

 Sûtra bouddhique

     A Sigiraya, le Sihagiri, « Rocher du Lion », abrite dans une saillie rocheuse, à franc de falaise, d’admirables fresques, datées du Ve siècle. Les plus belles et originales qui soient, les plus connues aussi. Les photos, encore récemment, étaient autorisées. L’endroit est bien gardé, les visiteurs pas si nombreux (un escalier à la verticale y mène, par une chaleur éprouvante), la lumière naturelle suffisante. Mais j’imagine que les obsédés du flash (ici parfaitement inutile, pire néfaste) ont sévi. L’interdit s’est imposé.
      A Dambulla, le Rangiri, « Rocher doré », couvre une série de cinq grottes protège 150 Bouddhas et de nombreuses peintures à la détrempe. La pénombre règne, les peintures, pour les raisons ci-dessus expliquées, fragiles. Le flash est donc nécessaire. Là, la photographie, naguère interdite, est maintenant autorisée. Si j’ajoute que les deux sites sont protégés et inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco, je ne m’explique pas la logique de ces décisions (d’autant qu’au musée archéologique de Polonnaruwa, où les œuvres relèvent de la statuaire et de l’art décoratif, donc en pierre ou en bronze… les photos sont aussi prohibées) !
     Cette longue digression pour vous dire que nous ne verrons que des illustrations du second style. Je me limiterai, pour l’essentiel à Dambulla, le plus caractéristique de ce dernier, où j’ai donc pu saisir les scènes les plus explicites.
Pourtant les « Demoiselles du Ciel » de Sigiraya, princesses, servantes ou apsaras (nymphes célestes) sont si graciles, élégantes et sensuelles « La poitrine nubile et pleine, la taille mince à peine plus forte que le cou, les bras fuselés et les mains exquises comme de longues fleurs » qu’on les regarde, lascives, sans se lasser. Tout n’est vraiment ici qu’harmonie, luxe, calme et volupté, pour le poète inventé.
Regrets.

12273174067?profile=originalJeune femme en costume traditionnel cinghalais

     Arrachons-nous, je sais, c’est dur, à ces Demoiselles des nuages pour nous intéresser enfin à Dambulla, plus précisément au vihâra (monastère) de Rajamaha. Cette fois vous ne le regretterez pas.

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Peinture à la détrempe, Dambulla

« Allez, ô moines ! et voyagez pour le bien et le bonheur d’autrui, par compassion pour le monde, pour le bien-être des dieux et des hommes. »

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A suivre...

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Michel Lansardière (texte et photos)

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A L'ABRI ...

A l'abri des regards

Comme ils se sont aimés!

Guidés par le hasard

Sur une crique...échoués...

Il faisait plein soleil

En cette fin d'été

Le temps était merveille

Et ils étaient comblés...

Alors, sentir encore

Les grains de sable chaud

Petites pépites d'or

Titillant leurs deux peaux...

Les narines gourmandes

Grisées par les parfums

Suivaient les sarabandes

Des vents et de l'embrun...

Un bruit léger chantait

Au creux de leurs tympans

Quelques oiseaux passaient

complices d'un moment...

A l'abri de leurs cœurs

Les souvenirs d'antan

Ont gardé cette saveur

Qui fait vibrer l'instant!

J.G.

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administrateur partenariats

Voilà, année terminée.Vive les vacances !

Voilà, année terminée.
Pas trop mécontente du boulot effectué, et en temps que titulaire, j'ai vu des élèves fiers d'eux pour leur réussite lors de la remise des bulletins, mes primo-arrivants obtiennent des cotes dans les cours généraux qui surpassent celles des enfants nés ici.
Belle victoire pour leur ténacité, belle victoire pour le système.
Deux mois pour se ressourcer et recharger les batteries, imaginer de nouvelles aventures, de nouveaux projets, pour être au top en septembre pour accueillir cette jeunesse qui, quoiqu'on en dise, est l'avenir de ce pays.
Une jeunesse pluriculturelle, riche, qui attend de nous un modèle d'éducation, et là où la famille fait défaut pour certains, offrir un exemple sécurisant pour le futur, une réconciliation avec la société.
Bonnes vacances à tous les enseignants, ces héros funambules de l'éducation.
Liliane Magotte 
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Une pensée pour la main de Géricault.

Janvier 1824, Paris.

Depuis plus d'un an, Théodore Géricault, le Peintre du Radeau de la Méduse, est alité.

Il n'en fini plus de mourir, d'un cancer des os provoqué par une chute de cheval.

Il a 33 ans, en paraît 70. Ne pouvant plus bouger, il dessine sa main. Son dernier dessin.

A un ami qui lui demande ce qu'il fabrique, il répond juste : "Je m'utilise".

Cette main, c'est tellement plus qu'un simple dessin...c'est un adieu, un morceau d'âme, un appel à l'aide...

Et c'est tout pour aujourd'hui.

Théodore Géricault (1791-1824)
Main.
Aquarelle/papier.
1824.

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12273174883?profile=originalCinéaste multiprimé, habitué des grands festivals, Emanuele Crialese était membre du jury du 14ème Festival du film européen de Bruxelles.

Formé aux États Unis, il réalise en Italie des films de facture européenne universellement appréciés depuis la révélation à Cannes de Respiro, comédie dramatique sur le repli identitaire d’une île. Depuis lors, Ivan Corbisier l’a régulièrement invité à faire partie du jury de son festival. Pour la première fois, cette année, Crialese découvre le festival bruxellois et nous livre ses impressions et son enthousiasme à la découverte d’une programmation originale, qui se distingue des catalogues souvent itératifs des autres festivals.

C’est la première fois que vous êtes membre du jury du Brussels film festival. Quelles ont été vos impressions ? Pensez-vous que la programmation reflète le cinéma européen actuel ?

La sélection des films – c’est ce qui importe - est très intéressante et cohérente. J’aime les festivals mineurs ou qui sont considérés comme tels par rapport à d’autres, non pas parce qu’ils sont moins bien mais parce qu’ils présentent des œuvres que l’on ne verra nulle part ailleurs. Et souvent, ces films sans budget sont très enrichissants. Personnellement, j’y trouve une source d’inspiration.  Il est important d’encourager ce cinéma-là et de permettre de découvrir des films qui ne sont pas mainstream. Dans des festivals comme celui-ci, on  trouve de véritables perles.

En fait il ne répond pas à la question et il dit un contresens : il y a un leitmotiv, mais ses films sont très différents. Quel est le leitmotiv ?

Parmi les 4 films que vous avez réalisés, il y en a un, Respiro, qui ne parle pas d’émigration. Respiro c’est surtout un portrait de femme…

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Oui. Il s’agit d’une femme qui va être chassée de l’île (la Sicile) parce que ses habitants ne la considèrent pas assez « normale » pour être acceptée dans l’île. Le thème ne change pas. Il y a toujours une aliénation. Une communauté décide arbitrairement d’exclure une femme que l’on ne peut pas juger parce qu’elle ne fait rien de mal, mais comme elle est assez libre, anti-conventionnelle, la petite communauté estime qu’elle doit se faire soigner et qu’elle doit le faire hors de l’île, qu’elle doit se cacher. C’est presque une tentative de confinement, d’exil. L’exil est nécessaire pour pouvoir revenir après l’intégration des règles. Dans Nuovomondo, c’est le contraire. Là, c’est une famille entière qui décide d’évoluer et d’aller vers l’Amérique. Pourquoi je dis « évoluer » ? On utilise beaucoup le mot « immigration » tout en faisant un lien instantané avec notre actualité. Mais l’immigration, c’est quoi ? Depuis la nuit des temps, depuis que l’homme se tient sur ses deux jambes, il émigre et il découvre ! Pour moi, « immigration » signifie mouvement. Et le mouvement, c’est l’évolution… C’est aussi pour cela que j’aime le cinéma, parce que c’est cinétique. Tout comme il y a un cinétisme que l’homme doit suivre pour devenir plus moderne.  L’immigration, je la vois comme un grand mouvement qui ne s’est jamais arrêté dans l’histoire de l’homme mais qui a reçu des appellations différentes au gré de nos convenances : « phénomène sociologique, anthropologique, politique… ». Moi je dis que c’est un phénomène humain. C’est le courage d’un homme, d’une femme, d’un enfant, de dire : « Je pars et je vais découvrir. » La planète Terre nous appartient à tous. Je suis un peu obsédé par ces questions. Personnellement, je sens que si je n’avais été aux États Unis - j’ai choisi les Etats Unis mais je pouvais choisir la France ou je ne sais pas, l’Angleterre - mon évolution ne pouvais pas être complète. J’ai découvert une nouvelle culture, je l’ai comparée avec la mienne, j’ai appris de cette culture-là et j’ai évolué. Alors, on parle de l’Afrique, on dit tellement de choses sur les Africains, on se vante d’envoyer des aides, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour développer les régions, le pays… Mais, on ne peut pas interdire à des pays, à des continents, de connaître le monde. Bien sûr, aujourd’hui il y a la télévision. Mais on ne peut pas connaître le monde à travers la télévision. Il faut bouger. Tout comme il faut bouger quand une relation ne fonctionne pas. Il faut aller vers autre chose, il faut grandir. Et l’émigration pour moi c’est cela, c’est un effort éprouvant pour l’homme, qui risque sa vie pour y arriver. Cela fait partie des droits de l’homme. Émigrer, partir, connaître se développer… cela ne se discute pas…12273175285?profile=original

Parlons de la programmation du festival européen de Bruxelles. Avez–vous remarqué des préoccupations communes dans les films présentés ?

J’ai vu une solitude, une solitude abyssale. Des personnages seuls, sans aide face à des choix et qui en arrivent à commettre des actes inhumains. Notre monde est individualiste, nous avons perdu le sens de l’appartenance. Je suis moi-même, bien sûr, mais je suis aussi une partie de la communauté. L’homme aujourd’hui est derrière son écran, occupé à inventer sa propre identité. Et à la perdre en même temps parce qu’il n’y plus de confrontation ouverte, il n’y a plus de face à face, les yeux dans les yeux, comme dans les années 80 – on se réunit et on part ensemble et on communique. Non ! Maintenant tout est virtuel, ‘j’ai peur de toi et je ne te regarde pas dans les yeux car tu peux être une menace pour moi’. Notre civilisation va dans ce sens. Ce n’est pas évolutif. Et c’est dans les milieux les plus aisés que je constate les plus grandes frustrations, les plus grandes solitudes : l’homme et la femme, seuls, face à face avec les questions d’argent, de compétition, et une fenêtre constamment ouverte sur le monde dans la solitude de leur appartement.  Mais cette fenêtre ne s’ouvre pas sur un paysage réel, elle s’ouvre sur un horizon virtuel, créé de toutes pièces, pas même imaginaire. On nous présente une réalité manipulée. Si vous ne possédez pas les instruments critiques pour comprendre ce qu’est une nouvelle journalistique, médiatique, honnête, vous êtes foutu.

Mais j’ai aussi trouvé dans les films que j’ai vus beaucoup de construction de personnages intéressants, des antihéros. C’est une caractéristique européenne. Car si l’Américain se ment à lui-même, nous, Européens, nous n’y arrivons pas.

La différence systématique faite entre le cinéma européen et le cinéma américain est-elle pleinement justifiée selon vous ?

Aux Etats Unis, le dénominateur est la conquête de l’Amérique. Ils se sentent similaires et ils le sont. Ils défendent la patrie. La possibilité de détenir un pistolet découle de cela, du statut de pionnier. En Europe, nous avons chacun notre identité propre et nous essayons de la définir de jour en jour.

Il y a aussi des exceptions en Amérique aujourd’hui. Le cinéma d’auteur commence à émerger. Je pense à Alejandro González Iñárritu qui est Mexicain, ce n’est pas une coïncidence. Bien sûr, on subit l’invasion des blockbusters. Mais comment pourrait-on le contrôler ? Pour filmer le débarquement en Normandie, ils ont des moyens que nous n’avons pas. Et pourquoi cela ? Parce qu’en Amérique, il n’y a pas d’argent public. Pour faire un film de 100 millions, il faut de l’argent venant des investisseurs et bien sûr, ils veulent récupérer leur mise. Nous avons donc plus de liberté pour promouvoir la culture. Et ce qui est malheureux, c’est de voir des cinéastes en Europe tenter de réaliser des films sur le modèle américain, sans succès évidemment.

Le contexte économique est-il meilleur aujourd’hui pour le cinéma italien ?

La grande nouveauté pour les auteurs en Italie, c’est la coproduction, la possibilité de sortir de la botte. Parce que l’argent va surtout aux distributeurs, aux producteurs. Mais le distributeur n’a aucun intérêt à promouvoir le film puisqu’ il est déjà gagnant avant même de faire son travail. Par les codistributions internationales, on la chance d’être remarqués ailleurs et c’était le cas pour Respiro. Je suis devenu réalisateur grâce à Cannes. Personne n’avait vu Respiro en Italie. Il est sorti en France en tant que petit film indépendant avec des sous-titrages et il a cartonné. Mais sans la France, le film serait resté à l’affiche trois jours au plus dans les salles italiennes.

Votre prochain film parlera-t-il aussi d’émigration ou d’immigration ?

Non, basta. On dit qu’un auteur réalise toujours le même film. Je crois que je vais toujours explorer le thème de l’aliénation, de la solitude, de la nécessité de comprendre le monde et de se faire comprendre. Il y a en moi cette recherche de l’équilibre à trouver entre l’identité d’un individu et celle du monde qui nous entoure, entre l’ambition personnelle et l’idéal de la société dans laquelle nous vivons - tout comme dans la famille où il faut trouver la goutte commune. J’ai écrit deux nouveaux scénarios sur le thème du déracinement. Vous connaissez l’histoire de l’être humain, non ? Il était une fois un petit poisson (au début nous étions tous poissons, sans poumons)… La lutte pour la survie était devenue tellement dure, que le petit poisson a sauté hors de l’eau sur la pierre. Il était là sur le point de mourir. Un autre l’a suivi, l’un est peut-être mort mais l’autre a ouvert la bouche et a inspiré un grand coup, et il est devenu un dinosaure. Aujourd’hui il n’est pas question de corps. On doit se métamorphoser dans nos consciences, en revenir à des rêves d’enfant. Que fait-t-on pour nos enfants, pour le futur ? Où vont nos arbres, notre planète ? Si on ne réussit pas ce petit pas évolutif, on risque peut-être de disparaître. J’attends ce moment dans l’histoire - maintenant ou dans mille ans. L’évolution m’intéresse mais je crains que ce ne soit pas pour bientôt. Je crois que nous sommes dans le Moyen Âge de la modernité…

Interview réalisée par Palmina Di Meo

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Charles nous signale ceci:.

"Chers amis,amies bonjour,

J'ai l'honneur de participer a un concours artistique important pour moi.
Il y aura 15 lauréats et 1 prix du public uniquement.
Si vous appréciez ce que je présente comme projet ,votez pour moi,ce sera pour moi une immense joie,et d'avance ,je vous remercie de tout coeur .
Pour cela,vous pouvez voter pour moi en allant sur leur site 
en cliquant dans ( "vote for art""  ) et en votant pour moi".

La page du site "Straffe artistes" où est présentée son oeuvre appelée "Le pari gagnant"  de Charles se trouve ici:

http://www.straffeartists.be/gallery.php?id_vote=925

Il vous suffit de cliquer sur le bouton voter en dessous de son oeuvre pour encourager ce membre qui nous réjouit à chacune de ses communications d'oeuvres.

Son oeuvre: 12273173283?profile=original

Merci à vous tous, pour lui.

Et cet appel constitue aussi une bonne occasion de rappeler à votre bon souvenir le panorama des oeuvres transmises par lui:

           

Robert Paul

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Nous sommes en 1539...


Michel-Ange travaille sur sa titanesque fresque du Jugement Dernier.
200 nus gigantesques tordus ds ttes les positions possibles.

Il a 6O ans, et l'oeuvre, commandée par Clément VII en 1534 afin de conjurer le sentiment de terreur rôdant à l'époque (le sac de Rome a eu lieu en 1527, l'époque est pour le moins trouble et troublée), semble totalement irréalisable, même pour le grand Buonarroti.
Clément meurt en 34, c'est Paul III qui prend la relève.

Nous sommes donc en 1539, et Michel-Ange travaille sur sa titanesque fresque du Jugement Dernier...


Arrivent le Pape et ses Cardinaux, juger de l'état d'avancement de l'oeuvre.

Bagio de Cesena, premier conseiller du pontife, et genre à pisser de l'acide, est outré ; il déclare qu'une telle ribambelle de "parties honteuses" est plus à sa place dans une taverne ou une maison de plaisirs que dans la Chapelle du Pape, qu'il faut détruire cette horreur et durement châtier l'Artiste.

Michel-Ange serre les dents, impossible de répondre. Les choses en restent là...

Quelques semaines plus tard, le Pape et ses conseillers reviennent.
Et là...consternation !!
Par vengeance, Michel-Ange a osé peindre Bagio de Cesena, en Minos l'esclave de l'enfer, affublé d'oreilles d'âne, un serpent lui bouffant les testicules...(je rappelle aux étourdis que ça, normalement, c'était le bûcher direct. Avec des clous sous les ongles pour faire bonne figure)...Cesena, au bord de l'apoplexie, hurle auprès du Pape de faire quelque chose contre cette infâmie !!!

Moment de silence qu'on imagine très tendu...

Et le Pape, un petit sourire, de répondre : "Mon pauvre ami, je ne peux hélas rien faire ! Si encore Michel-Ange vous eut placé au Purgatoire, j'aurais pu intercéder en votre faveur auprès du Ciel ! Mais en Enfer, ni moi ni personne n'avons aucun pouvoir...".

Moralité : toujours faire attention lorsqu'on emmerde un Artiste de génie et un Pape malin. Au risque d'y gagner une postérité, certes, mais un peu louche ^^


Michel-Ange Buonarotti (1475-1564)
Le Jugement Dernier, détail de l'Enfer, portrait de Bagio de Cesena en Minos.
Fresque.
Entre 1534 et 1541.

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administrateur théâtres

Voilà la 13e édition de Lille Piano(s) Festival achevée depuis une bonne semaine et il nous reste de très beaux souvenirs. Si nous n’avons pas pu courir  aux quatre coins  la ville où rivalisaient claviers et autres boîtes à musique - au Forum départemental des sciences à Villeneuve-d’Ascq, à la Villa départementale Marguerite Yourcenar à Saint-Jans-Cappel, et à la Maison natale Charles de Gaulle à Lille sans oublier le Furet du Nord et la Gare Saint-Sauveur -  nous nous sommes partagés entre  le Nouveau Siècle, résidence de l’Orchestre national de Lille, et le Conservatoire. Selon les organisateurs, le  taux de fréquentation a été de  17 % supérieur à l’année dernière. Un très grand succès compte tenu de la liesse européenne  pour les heurs et malheurs du  ballon rond.

13502634_928332577293943_4494094193331760144_o.jpg?width=450Notre premier coup de cœur fut le vendredi soir à l’auditorium du Nouveau Siècle, avec la richesse pianistique du récital Alexandre Tharaud interprétant Les variations Goldberg de J.-S. Bach. Le plateau de bois blond illuminé de silence et de respect accueille un musicien aux énonciations fermes, aux cascades et ascensions vertigineuses. Les galops effrénés et les survols aériens  succèdent  aux lents enchantements. Les poignets de l’artiste semblent suspendus à quelque fil mystérieux. On ne perd pas une note des suites frissonnantes, de belles notes détachées, des éparpillements ludiques et même des pas de danse! Et l’aveu, en filigrane, de notre condition humaine éphémère, effeuillée tendrement à la manière d’un bouquet de coquelicots. Des pétales de vie lentement dispersés d’où émerge la sérénité. Soliste très réputé de sa génération,

13517458_928332050627329_5232199208256050418_o.jpgAlexandre Tharaud se produit dans les plus grands festivals à travers le monde. Il a enregistré ses variations chez ERATO.

Puis vint la rencontre avec l’égérie du festival, l’une des plus grandes personnalités du piano d’aujourd’hui, Anne Queffélec, soliste renommée,  meilleure interprète de l’année 1990, invitée à travers le monde entier.  Elle se dit attachée à la ville de Lille pour des raisons familiale et musicales. Elle est heureuse de créer du lien avec le public, elle aime l’esprit d’ouverture du festival, elle souligne la qualité des claviers offerts et la très belle organisation des répétitions et des concerts. On est dimanche à 11 heures au Conservatoire.

 13497797_928332047293996_2421304744615565636_o.jpg?width=450Le programme éclectique qu’elle propose  est une œuvre de joaillerie. Elle alterne en effet Gnossiennes et Gymnopédies d’Eric Satie, des  morceaux de  Ravel, Poulenc et Debussy  avec un florilège d’œuvres méconnues du début du 20e siècle de Déodat de Séverac, Pierre-Octave  Ferroud, Reynaldo Hahn, Florent Schmitt, Charles  Koechlin et même un certain  Gabriel Dupont, mort de tuberculose: Après-midi de Dimanche (extrait des Heures dolentes).  La salle est bondée, au parterre comme à l’étage, pour savourer les plaisirs de la musique intimiste ou bucolique. Plus qu’un récital, appelons cela une rêverie commune où se rencontrent l’œuvre, l’interprète et des auditeurs dont elle a habilement capté l’écoute profonde dès le début du concert. La pluie claque sur la coupole du Conservatoire ?  Elle en est fort aise, elle est reliée aux éléments naturels qui renforcent son propos. De la nostalgique Première Gymnopédie, nous  plongeons  dans la langueur  et les légatos lumineux et le toucher aérien de la Rêverie de Debussy. Mais voilà que  perce le spleen sous une pluie battante dans la 3e Gnossienne. Nonchalante de Ferroud est vive et syncopée, libre Esméralda qui danse sous la pluie ! On se délecte des sonorités, des arpèges rêveurs, des silences de neige, et de rythmes de tableaux d’une exposition… bien qu’ils ne soient  nulle part dans le lancinant Glas de Schmitt! Une vraie magie musicale au bout des doigts fait que  résonnent des cloches, fenêtre ouverte sur le monde qui bruisse, chantent des voix de marins (Le chant des pêcheurs de Koechlin), de la main droite miroitent fugaces, au sein de fiévreuses attentes, des nuages des feuilles et des clairs de lune (Debussy). On est sidéré par la qualité des timbres et la composition orchestrale des couleurs, et même d’habiles jeux de dissonances caverneuses, avec chaque fois un soin extrême pour les dernières mesures comme dans Hivernale de Hahn.

  C’est avec une sonate de Scarlatti qui termine ce récital de rêve une promenade en Italie offerte par l’interprète. Les  mains  se croisent à vive allure, les note se piquent de soleil, voici l’écoulement liquide de la joie dans des flots de dentelle musicale, et des roucoulements ininterrompus. Le public remercie debout cette grande dame qui l’a fait pénétrer  au cœur du mystère de la musique. Rendez-vous est pris pour le soir même à 20h, au Nouveau siècle où elle jouera le concert pour piano BWV 1055 de Bach dans un rythme envoûtant. Là encore, on avait rendez-vous avec le ravissement.

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Nous attendons avec grande impatience  sa venue au  concert d’ouverture du Festival Musiq3 à Bruxelles  les trois premiers jours de juillet. C’est  sans doute l'un des concerts les plus attendus  de ce festival,  en  voici le programme :

 

Wolfgang Amadeus Mozart, Sonate en sol majeur pour violon et piano KV 301

Maurice RavelKaddish

Fazil SayCleopatra pour violon seul, op. 34

Aram KhatchatourianGayaneh : Danse du sabre

Claude Debussy, Sonate en sol mineur pour violon et piano

Jules Massenet, La Méditation de Thaïs

 

Anne Queffélec et Tobias Feldman sont animés d’une même profondeur, à la fois sereine et lumineuse. Si Elle est une égérie du piano français, gracieuse et souriante, littéraire dans son approche du clavier, Lui est un jeune virtuose, qui a époustouflé tous les observateurs au dernier Concours Reine Elisabeth de violon.  Et nous avons hâte de les entendre ensemble ! 

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Turner et la Belgique...

Il y a tout de même un curieux atavisme typiquement belge, qui consiste à ignorer tout ce qui pourrait participer à la grandeur culturelle du Pays...

Qui, en Belgique, se souvient que les Van Beethoven sont belges ? (Les Van Beethoven sont originaires de Louvain, et le grand-père Beethoven travaillait comme maître de chapelle à la Cathédrale de Liège...VAN, et non VON Beethoven...)
Qui sait que le premier chef-d'oeuvre de Rodin est un portrait du-dit Beethoven, placé sur la façade du Conservatoire ?
Qui fait encore l'effort de se souvenir que la Peinture à l'Huile a été "inventée" par Van Eyck, qui n'était pas vraiment autre chose qu'un Belge ?

Et Turner...

C'était un voyageur infatigable, le Turner, c'est un fait bien connu.

A une époque où les guerres et luttes imbéciles d'imbéciles au pouvoir n'étaient pas pires qu'aujourd'hui, rendant la circulation des gens bien difficile, il était de ceux qui n'hésitaient pas à partir quand-même.


Plusieurs fois dans sa vie, il s'est lancé dans ce qui, à l'époque, représentaient de véritables expéditions ; des voyages de plusieurs mois...traverser des cols devenus aujourd'hui inimaginables et impraticables, des pays ravagés par la guerre, les famines ; traverser des océans en se faisant attacher au mât afin de vivre la tempête de près (même les marins de métier ont eu peur, à l'époque, en le regardant faire...).
A pied, à cheval, en diligence (accidentée en pleine nuit et en plein blizzard dans les Alpes. Il en a fait une toile, bien sûr !), et, son méga-kiff, en bateau.

Les pinceaux et ses carnets dans la poche, et vogue !

Il a parcouru l'Europe dans tous les sens, créant un corpus de plusieurs milliers de croquis et d'aquarelles.
Il a traversé la France, au moment où la France n'arrivait pas à se remettre de ses révolutions et guerres diverses...
L'Allemagne, à l'époque de Beethoven et de Goethe...
L'Italie, la Suisse, l'Autriche, Turner à voyagé partout à une époque où voyager était difficile et dangereux.

Et toujours, pour peindre et dessiner.

Et puis dans les années 1830-40, il va remonter en bateau la Seine et...la Meuse.

Turner traverse la Belgique.

En Belgique, il dessine tout, et ce qu'il ne dessine pas, il le peint : Liège, qu'il trouve intimidante, Waterloo bien entendu (c'était il y a pas longtemps, à l'époque, le signal était encore extrêmement fort), et...Dinant, dont il tombe littéralement amoureux, comparant la région au Paradis avant la Faute...

A Dinant, Turner va réaliser un enemble d'aquarelles parmi les plus extraordinnaires de son oeuvre : les lumières mouillées de pluie, la sensation de grandeur presque divine des rochers fameux...

Quand on regarde ce genre de merveille aquarellée, on se dit qu'effectivement, Turner à aimé la Belgique...

Mais j'en reviens à ma phrase d'intoduction : ce curieux phénomène qui pousse la Belgique à systématiquement ignorer ce dont elle pourraît s'enorgueillir...sans vouloir tomber dans l'exécrable exemple français à ce niveau, je dirais qu'il y a tout de même un minimum...

Enfin bref ; un jour, Turner s'est promené à Dinant.
..

William Turner (1775-1851)
Dinant sur Meuse.
Aquarelle/papier
Vers 1839.

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administrateur littératures

Vivons, mon amour...

Viens, mon amour,

C'est ici que tout commence!

Viens sans détour,

Car c'est ici notre chance!

L'espoir toujours,

Nous guide aux pas de danse,

Trois petits tours,

La mélodie nous lance!

Aimons le jour,

L'univers et le silence,

Vivons tout court,

Sans règles, sans insistance,

Et surtout pour

Nos coeurs en état d'urgence;

Viens, mon amour,

C'est d'ici que l'on s'élance!

Vivons!

(Poème librement inspiré d'une chanson de Jacques Brel)

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LOIN DES SOUPIRS INUTILES...

Marc se frotte les yeux, étire ses longs bras et ses interminables jambes. Son regard s'attarde un moment sur les baskets de cuir si confortables qui l'ont mené presque sans qu'il s'en rende compte dans ce lieu hors du temps, une clairière bleue à l'orée d'un petit bois, au bout d'une route de campagne.

Son sac renversé à ses côtés, il se sert d'un biscuit. Lui, l'éternel affamé, a tout simplement oublié de dîner la veille, tant étant pressant ce besoin de marcher! Marcher pour s'éclaircir les idées, pour que la vis s'ouvre, enfin...

Sa grand-mère, qui a encore coutume de l'appeler "son prince gris", n'y comprendrait plus rien aujourd'hui. Oublié le gris, il se sent revêtu de la couleur fraîche et lumineuse de l'espérance.

Il prend la lettre qui dépasse du polar renversé lui aussi à côté de son sac, et un sourire irrépressible s'ébauche sur ses lèvres, c'est que déjà, il pense à son retour. Il ne se voit plus désormais dans une chambre banale où l'ampoule du plafond a perdu l'espoir d'un abat-jour depuis des lustres! Il se projette dans une vie où, comme Julia le dit dans sa lettre si brève mais si essentielle, le bonheur ne demande qu'à caracoler!

Marc a repris confiance en lui, il sait que désormais plus rien n'y pourra faire obstacle.

Une fin d'été très douce et ensoleillée, c'est tout ce qu'il aime! Sa nuit fut certes brève, mais reposante et le petit matin l'enchante. Il sent pourtant monter en lui, une réelle impatience...

Rentrer au plus vite!

Passer chez sa grand-mère pour lui raconter. Elle adore quand il s'épanche et pourtant les confidences qu'il lui fait sont rares quoique jamais anodines! Marc apprécie son écoute toujours gratifiante. Cette fois, il projette de lui demander son aide financière. C'est une première, il ne se l'est jamais permis jusqu'ici, mais là, vu ses projets, il doit au plus vite se chercher un nouveau logement. Il le désire petit, certes vu la hauteur de ses moyens, mais avec un réel potentiel, vu la hauteur qu'il désire donner à son futur!

Ses affaires assemblées tout en réfléchissant, Marc se dirige vers la petite route asphaltée dans le but de croiser une voiture qui veuille bien accepter un autostoppeur.

Quelques minutes plus tard la chance lui sourit, une vieille Golf s'arrête à sa hauteur, Marc se renseigne :

-Je rentre vers Waterloo, Est-ce votre direction?

-Montez, nous y serons dans un quart d'heure, répond l'homme derrière le volant qui arbore une barbe de trois jours et dont le jeans délavé contraste avec un polo Ralph Loren et le cashmere noué sur sa poitrine.

Marc monte à ses côtés et pose son sac entre ses jambes.

-Enfin quelqu'un avec d'aussi longues guiboles que moi! Vous n'êtes pas trop inconfortable? S'inquiète le conducteur.

-J'ai l'habitude de la caser, merci, répond Marc souriant.

-Vous semblez bien pressé, enchaine l'inconnu

-ça ce voit tant que cela?

-Non, cela se devine...

-Vous êtes psy?

-Seulement journaliste!

Marc acquiesce et replonge dans ses pensées...il connait par cœur la lettre de Julia et se la remémore en boucle :

" Cher Marc,

Je dirais que grâce à notre pourtant si brève rencontre, ma vie peut enfin reprendre son cours et ceci est tout sauf banal, comme une époque, où je me suis sentie jetée...

J'ai ressenti que pour toi, il n'est pas nécessaire d'expliquer une vie où tout fut un peu fou. Aujourd'hui, je reprends mes esprits, alors merci à toi. Je sens l'impatience d'un bonheur qui veut caracoler pour de nombreuses années...qui sait? Peut-être pourrons-nous le partager?

A bientôt?

Julia "

Perdu dans son rêve, Marc n'a pas vu le temps passer, la Golf s'est arrêtée.

-Nous y sommes, jeune homme, belle journée à vous, courrez donc là où vous portent vos pensées, sourit l'inconnu qui, ouvrant la portière à son passager poursuit : Au fait, vous aviez raison, dans une autre vie j'ai été psy!

Alors Marc, instinctivement suit le conseil et il se met à courir...

                                                                         -----------------------

On ne sait jamais comment se termine l'histoire tant qu'on est en vie, c'est ce qui lui donne son piment.

Marc sait maintenant qu'il veut en écrire une où ses lèvres trouveront au bord de celles de Julia la faculté d'effacer leurs blessures et d'écrire des pages enchantées où passion et confiance triompheront des soupirs inutiles...

J.G.

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Mes tendres voeux aux Québécois

Je suis pleinement satisfaite
Restant passive en ma maison.
Or partout les Québécois fêtent.
De célébrer, ils ont raison.

Je me souviens sans nostalgie
Des années où avec ferveur
Je me joignais à certains choeurs
Qui offraient de la poésie.

Ont passé cinquante-huit ans
Depuis cette fois, la première,
Où dans l'éclatante lumière
Je fus présente à la Saint-Jean.

Le Québec, plus que tout pays,
Transforme ses façons de faire
Qui jamais ne sont arbitraires.
Il évalue et réagit.

Ses citoyens très accueillants,
Ont rendu leur fête laïque.
Qu'elle demeure poétique,
Révélant leurs nombreux talents!

24 juin 2016

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Songerie

Manque d'intérêt, pas d'action.
Il est des choix qui indiffèrent,
D'autres s'imposent nécessaires,
Engendrant de l'agitation.

En ce jour des Anglais heureux
Applaudissent et crient victoire.
Ils se félicitent de croire
Qu'ils ont raison d'être orgueilleux.

Ils revendiquaient d'être libres,
Non soumis à certaines lois
Qui les irritèrent parfois,
Affectant leur façon de vivre.

Les humains d'un endroit miné
S'exilant, crurent à la chance
Que peut offrir la providence
À ceux qu'elle a déracinés.

Ils occultèrent leur savoir
Et de leur langue les images.
Adoptèrent sans le vouloir
D'autres envies, moeurs et usages.

Chacun est l'enfant d'un pays.
Coin spécifique de la terre,
Qui fut celui de ses ancêtres.
Leur héritage l'attendrit.

24 juin 2016

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administrateur théâtres

12273175879?profile=originalLe Lille piano(s) festival 2016 a fêté  les Boris cette année,  et un troisième homme, Lukáš Vondráček, notre lauréat du Concours Reine Elisabeth 2016…. ! Un festival sur le mode majeur, qui s’enracine sur Bach et Mozart ! 

 

         Commençons par le flamboyant Boris Berezovsky, médaille d’or du Concours International Tchaïkovski 1990 à Moscou et maintenant membre de ce Jury prestigieux. C’est lui qui débutait le concert de clôture du festival avec le Concerto pour piano n° 2 en fa mineur, Op.21 de CHOPIN sous la direction de Jean-Claude Casadesus, chef-fondateur du festival et son complice de longue date.  Le pianiste russe  y a déployé  une musicalité et un flegme fascinants qui ont captivé une salle de près de 2000 spectateurs émus et bouleversés par ce sommet de l’ivresse romantique et ce talent pianistique hors pair. Les majestueux élans passionnés ont alterné avec la poésie profonde, intime et raffinée. Boris Berezovsky, en interaction presque viscérale avec l’orchestre,  joue mais écoute les moindres frissons des violons, délicatement  inspirés par le maestro Jean-Claude Casadesus. Monstre sacré, le pianiste produit tour à tour des tornades de notes et des ruissellements emplis de grâce… on en oublie presque l’orchestre dont le déploiement de timbres a pourtant de quoi séduire. On est cloué sous le charme de l’âme slave qui exalte ou fait pleurer. Les parachèvements de  chaque veine musicale sont grandioses  dès le premier mouvement.  Dans le deuxième mouvement, après les  exquises volutes de la cadence, on croirait entendre  naître des voix de chœur d’hommes, tant les vibrations sont belles pour encadrer la souplesse et l’expressivité intense du soliste. Jean-Claude Casadesus conduit la dernière phrase de ce mouvement comme une traînée de poussière d’étoiles.  Au troisième mouvement, les archets rebondissent joyeusement comme  une volée de  chaussons de danse, le soliste taquine le clavier, les jeux de bilboquets s’amoncellent, l’orchestre est rutilant et célèbre la joie de vivre.  Cuivres et piano complices concluent cette fête dans la fête, devant un public subjugué par les  humeurs de l’âme slave et la transparence française. Et le soliste, meilleur instrumentiste de l’année 2006, livre un bis  plein de panache : la première étude de CHOPIN.


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          Mais la soirée n’est pas finie, elle se terminera de façon insolite sur une double exécution du Boléro de RAVEL. D’abord un quatre mains au piano, interprété par Wilhem Latchoumia et Marie Vermeulin au piano.  L’exécution est spectaculaire, parodique, portrait d’un monde malade,  image  d’une humanité  au bord du gouffre ? L’orchestre est figé dans le noir. Sous les lumières,  les deux pianistes semblent fabriquer  la sinistre performance d’un destin qui s’anéantit, jusqu’à utiliser des changements d’harmonie qui produisent d’étranges sons surgelés – le rire des autres planètes? Cela semble convenir parfaitement à l’expression  de leur vision  narquoise, lugubre et pessimiste.  Impassible, Wilhem Latchoumia moque sans la moindre faille l’implacable métronome du temps, tandis que Marie Vermeulin,  pourtant vêtue d’une sage tunique de dentelle et d’un pantalon noir, ne cesse de séduire par sa gestuelle gracieuse de danseuse orientale.  Puis, au cœur de la dérision,  la gestuelle se disloque comme dans un massacre surréaliste.  Et malgré le dynamisme effarant des pianistes ying et yang, l’issue  du monde semble fatale,  laissant un terrifiant goût de  crépuscule.

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          Rassurez-vous, le deuxième Boléro est  totalement solaire et inspiré,  tout autant que  l’Orchestre National de Lille sous la baguette de Jean-Claude Casadesus. La danse obsédante et aérée naît pas à pas, pupitre après pupitre, avec une divine souplesse!  Malgré l’absence de mélodie, les plans orchestraux réduits au rythme seul,  se superposent dans de  superbes sonorités, comme dans un vertigineux  château de cartes,  laissant  le tissu orchestral se déployer majestueusement dans un  long crescendo harmonieux et spectaculaire! Le public est  envoûté et heureux. Mais, Jean-Claude Casadesus, épuisé, indique par d’aimables mimes qu’il est l’heure de se restaurer et d’aller dormir…  Après  une si belle exécution, on est tous d’accord.     

          Et le deuxième Boris?  C’est Boris Giltburg et on l’a écouté au Conservatoire, la veille. Le très talentueux pianiste israélien  est né à Moscou en 1984 et a reçu le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles en 2013.  Au programme il a inscrit son arrangement du Quatuor à cordes n°8 de CHOSTAKOVITCH, suivi des Etudes-Tableaux op.33 de RACHMANINOV pour terminer avec la Sonate n°8 de PROKOFIEV.

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          Le pianiste fait une entrée discrète et secrète avec délices pour l’assistance, son élixir musical savant et précieux. Le corps plié sur le clavier, ses notes deviennent de purs parfums évanescents, le buste ondoie comme dans une nage sous-marine quand retentit la richesse des premiers accords. Il crée des explosions, des pluies d’acier, les poignets en lévitation constante, il danse des bondissements de pluie tropicale. Sa frappe est prodigieuse, les doigts sont possédés par des roucoulements ou des frissons de harpe accélérés… Visuellement, et auditivement, on est vite envoûté. Il produit des rugissements paléolithiques absolus pour passer à des flots de larmes séchées aussitôt ! La compassion est intense et les baumes, salvateurs : c’est un art de guérisseur ! Et on n’est qu’au premier mouvement  du quatuor de Chostakovitch ! Le deuxième, plonge dans une galaxie de couleurs aux lointains brumeux, ensuite dans des gouffres noirs. Les accords majestueux célèbrent le feu créateur. La puissance phénoménale de ce travail de Prométhée et la virtuosité de l’allegretto coupent le souffle.

12273177867?profile=original La sonate  n°8 de PROKOFIEV démontre la délicatesse d’alchimiste du musicien. Le corps tendu à l’extrême, il est à peine assis sur son tabouret et marche en dansant sur le bord d’un cratère. Prokofiev, c’est lui, il a rejoint l’âme du compositeur, torturée, terrifiée  et créatrice, et bientôt il valse dans l’extase ! Il semble que les archanges eux-mêmes sont au garde-à-vous de cet archi-musicien dont le piano est le véhicule, comme certains dieux indiens sauvages et rédempteurs assis sur leurs fabuleuses montures. Se gaussant du monde entier, il célèbre une beauté terrassante. Deux bis : Liebesleid de Kreisler/Rachmaninov et une Polka de Rachmaninov.   Les sonorités en cascades du génie généreux font s’effondrer des mondes de dominos, en un souffle.  Acclamé, Boris Giltburg quitte ce festival de sensibilité  mêlée d’humour sous les ovations du public.

           Et le troisième homme? Encore un phénomène musical : le Premier Prix du Concours Reine Elisabeth à Bruxelles en 2016 : Lukáš Vondráček. Son récital  nous offre les Memories opus 6 de NOVÁK suivi de la sonate en fa mineur opus 5 de BRAHMS.

12273178054?profile=originalDans la première œuvre, il travaille à l’extrême la douceur des sonorités: nous donne-t-il à entendre des infra-sons ? Volutes liquides, ralentis subits, le combat fébrile et démesuré  de titan s’oppose à la patience de chercheur d’or. Sur un fond d’inquiétude dévorante.  Dans le Brahms, il nous livre des détonations délirantes, des électrochocs, sublimes dans l’infiniment petit. Il travaille la matière musicale au ras des notes, comme de l’horlogerie fine,  ou l’entomologie du microcosmos ! L’expressivité est intense, démultipliée. Roulé sur lui-même, il livre goutte à goutte  la sève de son intériorisation. Les contrastes sont aigus, les pianissimi et les salves sonores, surhumaines. Des demi-applaudissements discrets indiquent l’enthousiasme du public après le premier mouvement. L’Andante espressivo rappelle la Bohême natale de l’artiste, pays du cristal. Le toucher fait ressortir des mosaïques de lumière. Maître des scintillements, il plonge dans l’infini de trilles fabuleuses.

12273178261?profile=originalRepos et recherche  intense de concentration dans le silence avant un Scherzo défiant l’Eternel. L’intermezzo est combatif pour se retrouver dans un bain de lumière dans le Finale. Il expose un lieu surnaturel où la douceur et la puissance se réconcilient dans un vaste bouquet de notes éblouissantes. Le son rond et puissant fait penser à l’illustre Richter qui disait de l’interprète qu’ « il ne doit pas dominer la musique, mais devrait se dissoudre en elle. » Le bis?  Une danse tchèque de Smetana.  On pouvait s'en douter!

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 A paraître,  un nouvel article : L’égérie du festival…

 

   

 

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Déclaration d'intention

De très nombreux artistes ont pu bénéficier - à mon initiative exclusive - de précieux billets d'art relatant leurs expositions en l'Espace Art Gallery.

Tous les titres de ces articles rédigés par François Speranza -attaché critique d'art du réseau- sont repris dans la colonne de droite du site. Cette colonne a comme particularité d'apparaître lors de chaque page consultée, ce qui constitue une mise en valeur efficace et avantageuse, du fait que près de huit millions de pages ont été compulsées.

 

Veuillez noter que je maintiens très intentionnellement dans le fil d'actualité les articles qui concernent les artistes qui nous tiennent régulièrement au courant de leurs travaux.

Il y a peu de chance que j'agisse de la même manière vis-à-vis de ceux qui, après avoir bénéficié d'un focus de valeur brillent par leur inactivité et ne constitue, certes pas, à mon gré, une attitude élégante de leur part au regard de l'exercice constant mis ici en oeuvre pour commenter leurs travaux. 

Je serais particulièrement heureux de recevoir de petits signes de vie de ces oublieux. 

Cela me ferait un plaisir immense.

Robert Paul

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