Statistiques google analytics du réseau arts et lettres: 8 403 746 pages vues depuis Le 10 octobre 2009

Publications en exclusivité (3151)

Trier par
administrateur théâtres

Un billet pour une amie d'enfance, Patricia Kinard

Eté 2015 Exposition: Entre ciel et fleurs

Les Peintures de Patricia Kinard

S’il faut accueillir le silence pour entendre la musique, il en va de même pour s’immerger dans le chant des couleurs. Les compositions atmosphériques de Patricia Kinard, trouvent leur origine dans le souvenir d’ensembles végétaux  nés d’hommes, d’oiseaux, du temps nécessaire et des nuages qui passent et ensemencent.  Paysages lointains ou jardins proches, colorés aux nuances de pétales et de buissons dont le peintre transpose les partitions chromatiques en une multitude de fragments d’univers qui, au fil du travail créatif, accordent leurs différences, aussi subtiles soient-elles.

Or, dans une cathédrale, l’omniprésence du sentiment végétal induit par la succession des colonnes, le décor architectural et le dessin des fenestrages, guide les pas de celui qui traverse l’espace dématérialisé par les souffle des lumières. Oui, ici, les toiles de Patricia Kinard se sentent bien. Le ressentez-vous ?

12936605_835474566596739_8843865605834614627_n.jpg?oh=2501a6f3c24a5781a8efeb9c8adc9b2f&oe=57A6EC0A&width=302

"Or voilà, chose rarissime, qu’une nouvelle œuvre vient d’être acquise et placée au fond de la perspective principale, au centre du chœur ancien. Il s’agit d’une présence lumineuse davantage qu’une illustration. Elle est assurée par quatre toiles carrées et dorées légèrement séparées les uns des autres par un filet de bleu qui dessine en creux, une croix grecque. Dessous, un large rectangle sombre, noir quand on le voit de face, flammé dès que l’angle de vue se fait oblique assure le contraste entre un appel à la méditation et le point de départ, attaché aux réalités de la terre."

La simplicité apparente (mais il suffit d’approcher le regard pour découvrir toute la respiration du travail pictural) rejoint en réalité et avec une évidence naturelle, l’affirmation d’un tout en quatre parties et dans le même temps celle d’une séparation qui, géométriquement désigne un rapport dit d’or dont le Moyen-âge gothique avait usé afin d’évoquer une harmonie à jamais réductible à la seule raison (arithmétique).

Le peintre, Patricia Kinard avait peint cette composition pour elle seule. Une toile après l’autre. Petit à petit, une construction s’était imposée. Naturellement. Elle n’imaginait pas qu’un jour, cette œuvre serait là…

La peinture haute de plus de trois mètres se présente en deux sections. Vue de face, la  partie inférieure, à la manière d’une prédelle, parait noire. En s’approchant, on découvre une surface rainurée peinte en pourpre très sombre qui, à certains endroits, dès que l’angle de vue se déplace, laisse apparaître des zones flammées plus claires. La partie supérieure se compose de quatre panneaux monochromes et dorés de format carré séparés les uns des autres par un liseré peint dans le bleu de Fra Angelico. L’histoire de cette composition mérite d’être contée car il ne s’agit nullement d’une commande.

12273160291?profile=original

Tout commence en 2007. L’artiste s’est isolée. Elle a besoin de silence. Alors qu’elle termine une suite de paysages aux tonalités presque noires, elle ressent le besoin d’une lumière qui soit d’or et vivante. Peu à peu, produit d’une méditation où se mêlent au même rythme, les mots et le mouvement de la main, une texture très sensible aux rayons lumineux, apparaît sans profondeur, ni limite. Kinard peindra ainsi quatre carrés d’or. Pas un de plus. Ils ne seront jamais exposés.

Pour elle, ce sont pourtant des tableaux importants. Bien plus tard, les retrouvant un peu par hasard parmi tant d’autres rangés dans l’atelier, elle décide de les réunir en un grand carré sur un des murs de sa maison. Les saisons passent. Le peintre poursuit son chemin.

Un jour, Alain Arnould, l’aumônier des artistes dont elle avait fait la connaissance à l’occasion de la réalisation d’un décor pour une pièce chorégraphique présentée dans l’église du Finistère, la contacte. Les quatre toiles dorées lui parlent aussitôt. Après avoir visité l’atelier, une exposition est programmée dans le déambulatoire de la cathédrale. « Entre ciel et fleurs » réunira des compositions colorées comme autant de fenêtres posées en écho aux verrières du bâtiment. Mais Patricia Kinard a d’emblée l’intuition qu’au niveau de l’autel, dans l’axe de la nef principale, les quatre monochromes auraient leur place. Du coup, elle engage un nouveau dialogue avec les œuvres qui ne devraient en former qu’une seule, riche de sens en ce lieu de musique et de silence. Peu de temps après, naît cette composition unifiée avec sa part sombre et cette autre, dégagée et lumineuse dont chaque partie, chaque fois insensiblement différente, est à son tour associée aux quatre directions suggérées en bleu entre les ors.

Le 13 décembre 2015, Joseph De Kesel, ancien évêque de Bruges, deviendra l’archevêque de Malines-Bruxelles. A cette occasion, « Oro » lui sera offert. Désormais, l’œuvre demeurera de manière permanente dans le choeur du bâtiment gothique.

Sources : http://kinardpatricia.eu/wp-content/uploads/2016/01/Loeuvre-de-la-semaine_Après-le-solstice...-

Belgique-LeVif.be_.pdf

http://kinardpatricia.eu/2015/12/09/oro-place-definitivement-dans-le-choeur-de-la-cathedrale-saint-michel-et-gudule/

http://cathedralisbruxellensis.be/fr/node/312

Biographie

Patricia Kinard n’a pas suivi le cursus d’une école d’art. Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie de l’ULB (mémoire sur Octave Landuyt). Elle apprend la peinture chez Blanche Desmarets qui lui apprend à voir la couleur des reflets et à les traduire par l’usage de teintes pures. Les derniers exercices l’amènent à travailler le blanc sur blanc à partir du modèle d’une poupée de porcelaine.

1983, 1ère exposition solo dans la galerie Rencontre avec, face à face, des représentations de Fœtus et de poupées de porcelaine. Peinture lisse en glacis sur fond blanc.

Il s’en suivra une suite de « Portraits », visages de face parés de coiffes et de costumes empruntés au théâtre royal de la Monnaie. Peinture lisse en glacis sur fond blanc puis coloré.

Un modèle, un enfant à l’âge de l’entrée en adolescence devient l’acteur d’une suite de « rêveries » dont le décor devient peu à peu celui d’une cathédrale. Peinture en touches plus larges.

L’architecture et particulièrement la nef gothique des cathédrales deviennent le cœur des toiles. Bientôt, le cadrage ne privilégie plus que le portail. Les contours s’estompent au profit d’impressions (Int Art Gallery).

Désormais, c’est à la surface de « Portes » (claires de Grèce ou sombres de Barcelone) que s’inscrit la marque du temps. La peinture gagne en épaisseur sur un motif en pleine page, frontal. Dans l’exposition « Pacific Memories » galerie X+, une installation inscrite dans un parcours musical qui, insensiblement passe des « Airs sacrés » de Mozart au chant des baleines.

De ces portes apparaissent bientôt des constructions géométriques qui s’apparentent à des mandalas junguiens mêlés à des motifs végétaux issus de la statuaire antique (Gal Bastien). Chromatismes de terre.

Un voyage à Rome provoque une nouvelle conception du temps qui inclut le mouvement tournoyant. Suite des « Entropies » bientôt suivie, après un autre voyage, au Népal, par une peinture où le vide central repousse vers les bords, les motifs végétaux.

Un empoisonnement du foie par les pigments l’oblige à abandonner la peinture à l’huile. Pendant un an, elle cherche, jette et peu à peu, apprend à penser « autrement » la technique picturale.

Les blancs dominent dans les compositions aux rythmes répétitifs formés par de longues bandes parallèles (parfois aux bords déchiquetés). En intégrant à sa palette des pigments iridescents, les teintes de ces « Pluies de Printemps » se modifient en fonction du déplacement du spectateur induisant la sensation d’impermanence. L’écriture se diversifie, usant parfois de collages de papiers japonais, voire de feuilles séchées. L’or couvre aussi de grandes surfaces de papiers froissés (Galere Artiscope)

Un nouveau voyage, au Japon cette fois, la plonge au cœur des jardins et temples de Kyoto. Après une nouvelle suite de toiles évoquant les bruissements d’une bambouseraie, une autre évoque les senteurs de thés (Galerie De Mijlpaal)

Son intérêt pour l’univers floral (le plus riche en termes d’intensités chromatiques) la conduit à une suite de « Jardins » en rouges (Fred Lanzenberg) dans lesquels les pétales deviennent avant tout des touches qui participent à une sorte de semis.

Suivront des paysages noirs (gal 2016) puis d’autres habités par de petits personnages empruntés aux cartes postales des années 1930 (Spirit chez Artiscope). Comme cela s’était passé avec les « Rêveries », les figures font bientôt place à de vastes impressions paysagères composées durant deux ans comme autant d’hommages à la musique de Mahler et de Dutilleux (gal Bartoli Marseille). L’écriture joue de toutes les variations graphiques, du trait à l’informe, de l’étendue à la ponctuation.

Depuis deux ans, sa fascination pour la lumière méditerranéenne et ses nombreuses visites au parc du Museum d’Histoire naturelle de Paris inspirent un travail intitulé « entre ciel et fleurs » qui n’a jamais été aussi coloré et créatif en termes de procédure.

Le laboratoire central
[ Max Jacob ]

 

PatriciaKinard1.jpg?itok=O3tgY3Pw

Le site de la dame bleue: http://kinardpatricia.eu/

Lire la suite...
administrateur partenariats

"Amertume"

poème de Joelle Diehl

inspiré par "Songe d'une nuit d'été"

Cliquez ici:

"Songe d'une nuit d'été " , l'âme perdue d'une poète inspirée.

"Femme"

poème de Joelle Diehl

Inspiré par "Volupté"

Cliquez ici:

"Femme" de Joelle Diehl, poème illustré par " Volupté".

"Passion"

poème de Dominique Lecat

inspiré par "Offrande"

Cliquez ici:

La "Passion amoureuse " selon Liliane Magotte et Dominique Lecat,

Avec tous mes remerciements à mon amie Joelle Diehl

et à Dominique Lecat pour l'honneur qu'ils me font.

Les partenariats

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...

12273153697?profile=originalL’Eglise Obscure se révèle…


Dans un pays où l’espace et le temps nous sont contés…
Là, dans ce quasi-désert, un foyer artistique éclaire une période dite elle aussi parfois obscure.


      Pour finir en beauté, concentrons-nous donc dès à présent sur les réalisations les plus somptueuses ou les plus curieuses que la Renaissance macédonienne nous ait léguées dans la vallée de Göreme, près du bourg d’Avcilar. Magnifiques trésors d’un style à son apogée, qu’il est si important de préserver de la fureur des hommes.
Si, fort heureusement, le Parc national de Göreme et les sites rupestres de Cappadoce sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985, assurant, en principe, leur protection, il n’en va pas toujours de même pour d’autres lieux…rob

12273154270?profile=originalLes fresques d’Ürgüp ont connu bien des frasques

Après la triste époque iconoclaste, réduite à un style aniconique canonique, succède, après la « restitution des icônes » qui marque une transition, un foisonnant style théologique byzantin. Basile, le bienheureux, en aurait été ravi.
Revenu parmi les siens, nous le suivrions sur son blanc cheval perché…

12273154876?profile=originalUn couvent ouvert à tout vent
couvert de simples capuches de capucins.


       C’est en conséquence au sein même de la légende de Göreme que nous nous engageons, là où les communautés laissèrent les plus belles reliques de leur vie cénobitique.


L’Eglise Obscure :


Karanlik Kilise a été construite au XIIe siècle sur un promontoire. Cette église est un enclos, un réceptacle sombre qui a ainsi pu préserver toute leur fraîcheur aux fresques byzantines. Un livre de prières où les scènes de L’Evangile se déroulent où j’ai eu le privilège de pénétrer. Réalisant un rêve de pacha qui aurait vu pousser le gazon en toutes saisons.

12273155661?profile=original

Un joyau préservé qui sort de l'ombre protectrice

pour nous transmettre le mystère de la Lumière

12273155861?profile=original

L’Eglise au Serpent :


Yilanli Kilise, du XIe siècle, est une des plus curieuses. Connue notamment pour sa représentation de Saint Georges et Saint Théodore tuant le dragon et la légende d’Onouphrios.

     Saint Georges de Lydda (ca 275-303), lui aussi né en Cappadoce, supplicié puis décapité sous Dioclétien, l'empereur romain qui organisa la persécution des chrétiens au début du IVe siècle.

Saint patron de la chevalerie, il inspira une Vie de la Légende dorée de Jacques de Voragine* à la fin du XIIe siècle.

     Saint Théodore Tiron, le Conscrit, du Pont sur la rive méridionale de la mer Noire (Turquie) finit lui aussi décollé en 303.

12273155297?profile=originalMais la Bête a-t-elle vraiment été terrassée ?


     Onouphrios était une femme, belle et légère sans doute, mais qui s’exaspérait des assiduités des hommes. Elle implora Dieu de l’y soustraire. Et Dieu sauva la femme. Le Seigneur la rendit laide et barbue. D’où l’hermaphrodisme de son iconographie et la morale de cette histoire.

12273155489?profile=originalDétail du Saint Georges et Saint Théodore tuant le dragon

12273156101?profile=originalSaint Georges


L’Eglise à la Boucle :


Tokali Kilise est la plus grande et la plus richement décorée. Une église primitive du début du Xe siècle sur un premier niveau, et, au-dessus, une église plus importante et sa chapelle latérale qui recèlent de nombreuses scènes bibliques d’une remarquable vivacité, ainsi que la chronique de Basile de Césarée.

12273156683?profile=originalMarie Theotokos, « qui porte Dieu »

     Troublant, comme j’éprouvais les mêmes impressions, ou presque (les fresques ont été restaurées), que Paul Lucas au début du XVIIIe siècle.


« A travers les portes je vis sur les murailles

comme des restes d’anciens portraits ;

de sorte qu’il semblait qu’il y eût eu des peintures :

mais cela était trop effacé pour y rien connaître. »

L’Eglise à la Pomme :


Elmali Kilise, du milieu du XIe siècle, doit son nom à l’une des peintures où Jésus semble tenir une pomme, plus certainement le monde.

12273157672?profile=original

L’Eglise Sainte Barbara :


Azize Barbara remonte au XIe siècle. Ses motifs géométriques simples et ses fresques peints à l’ocre à même la paroi rocheuse, comme firent nos plus lointains ancêtres, en font l’un des sanctuaires les plus émouvants.

 

12273157495?profile=original


      Nous sommes environ deux siècles avant Cimabue, Giotto, Duccio di Buoninsegna, Lorenzetti… ces peintres précurseurs de la Renaissance italienne, réputés avoir rompu avec la tradition. On dit la peinture byzantine plate, formaliste, statique, dénuée de sentiments, hiératique. Qu’en pensez-vous ?

Michel Lansardière (texte et photos)

* Voir le billet de Robert Paul... pour combattre seulement avec son coeur :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/la-legende-doree-pour-combattre-seulement-avec-son-coeur

Retrouvez ci-après mes précédents articles, enrichis de nouvelles photographies, consacrés à la Cappadoce :


• Les origines :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-cappadoce-1-re-partie

• De l’ignorance à la renaissance :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-cappadoce-de-l-ignorance-la-renaissance-2e

• La redécouverte :

https://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/tr-sors-cach-s-de-la-cappadoce-la-red-couverte-3-me-partie

Un dernier message. Chrétiens… Arméniens… Kurdes… Puisse simplement le pays appliquer sa devise nationale,


« Paix dans le pays, paix dans le monde »


, adoptée après le manifeste de Mustafa Kemal Atatürk, père d’une Turquie moderne et laïque. Sa riche culture aussi y gagnerait.

12273158867?profile=originalSi les colombes sont revenues en Cappadoce...

Peuples garrottés, je tenais à vous saluer. Je n'en dirais pas plus, mais ne pouvais rester bouche totalement cousue.

12273158700?profile=original

A bientôt sous d'autres cieux...

12273159077?profile=original

Lire la suite...
administrateur théâtres

Y’A DES OBJETS QU’ON PEUT PAS POSSÉDER, C’EST EUX QUI NOUS POSSÈDENT. Perdu dans les rues de Londres, Jasmin, jeune loup de la finance débarqué de Montréal, rencontre un garçon prénommé Hadi qui cherche à lui vendre un tapis précieux aux motifs fascinants. Ce qui pourrait être une banale transaction se transforme en une véritable énigme quand le vendeur demande à Jasmin le mot de passe qui conclura le « deal ». Quête initiatique défiant l'espace et le temps, Warda nous emmène en un claquement de doigts des rives de la Tamise aux portes de l'Orient et des quais de l'Escaut à l'antique cité de Babylone. Une comédie à la lisière du fantastique où langues et identités s'entrechoquent sous le regard amusé du philosophe Michel Foucault.

 Des milliers de nœuds mais pas de trame! Préparez-vous au meilleur comme au pire! Préparez-vous aux élucubrations intercontinentales et surtout ne faites pas grincer votre fauteuil pendant le spectacle ! De grâce, pitié pour eux, ils tiennent à peine ! Et surtout, préférez le tapis comme moyen de transports, car de toutes façons, le parking de la Tulipe est ‘volbezet’.

Le bouquin de MICHEL FOUCAULT dont  se gargarise LILY (CHRISTINA TOTH ), l’étudiante en philo Newyorkaise qui habite chez COLOMBE (VIOLETTE CHAUVEAU) est franchement hermétique. Roucoulement de syllabes hétéroclites, elle se shoote  à l'hétérotopie ou d’éthérotopie, c’est selon la place du  h, n’est-ce pas? Mais les bouquets de fleurs sont fantastiques : Ils sont l’image captive du jardin. Le jardin du tapis, sans doute!

Pour dérouter, les parler diffèrent: flamand, français du Québec, bruxellois, berbère, anglo-américain. Les  frontières  linguistiques s’estompent, masculin-féminin, passé-présent, vie réelle et vie rêvée se confondent. Choix lucide ou destinée ? Le body language est le plus fort. Le contact  du pied nu avec le tapis quatre saisons où s’accouplent fleurs et oiseaux, pur mélange laine et soie, vieux de plusieurs siècles est une expérience inoubliable. Ca, c’est l’étincelant jeune cadre dynamique et connecté du Québec qui vous le dit. Sa mère s’appelait Rose. Elle a disparu quand il avait 14 ans. Présence théâtrale étincelante d’HUBERT LEMIRE dans le rôle de JASMIN. Tiens, encore un nom de fleur!     

WARDA, quel nom barbare pour une rose ! A rose is a rose, is a rose, is a rose … comme le dit la poétesse.  Bien sûr que c’est un motif! On déteste qu’on nous mette les points sur les I et les barres aux T. Le motif revient à l’infini dans le miroir des spectateurs, tapi dans le tapis sans trame de l’imaginaire. Sauf que, le tapis a soudain explosé dans un attentat terroriste, note d’actualité ou prémonition? Explosion de culture? Vol du tapis ? Il a bel et bien disparu!   

Au coin du plateau, à chaque changement de scène une écrivaine aussi aimable qu’une fée Carabosse vous enfume. Elle vit recluse pour se protéger des autres et du monde. C’est tout juste si elle ne renvoie pas le public chez lui !  De sa voix rugueuse, elle  ne cesse d’intervenir pour remonter l’histoire et apostropher le public. Ceci n’est pas du Brecht! Il n’y a rien à expliquer ni  à comprendre, qu’elle cesse de couper nos fils! Elle est laide, rébarbative et misanthrope. Qu’on la pende, dirait la reine! Personnage incarné par MIEKE VERDIN (ANNELEEN).   

Par contre, on est tout yeux et tout oreille  pour le jeune marchand de tapis, SALIM TALBI (HADI/Ali), beau comme un rêve  qui vend du paradis en servant le thé. Soif d’idéal ? Warda-Rose : « je suis un jardin et ça boit beaucoup! »

Tout est dans le regard. S’il n’y a pas de regard - demandez à Warda - il n’y aura pas de tapis ! Warda -Rose a vu le paradis et le raconte à ses frères qui exécutent le tapis! But, there’s a bug in the rug ! Pourquoi tout le monde fait semblant de croire que quelqu’un a tué Warda? On vous a dit qu’elle a disparu, elle n’est pas nécessairement morte ! Vous avez vu la double porte blanche? Elle est juste à côté, là où elle doit être! Si vous voyez ce que je veux dire ! Vous prendrez bien un thé avec Alice? Ensuite nous rangerons les citrons ensemble!

Avec Violette Chauveau, Hubert Lemire, Salim Talbi, Christina Toth, Mieke Verdin

 Écriture Sébastien Harrisson / Mise en scène Michael Delaunoy

 

Une production de la compagnie de théâtre Les Deux Mondes (Montréal) en coproduction avec le Rideau de Bruxelles. Avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada, du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec et de Wallonie-Bruxelles International.

 N.D.L.R Vous me direz peut-être que je n'ai rien compris, mais il n'y a rien à comprendre!

http://www.rideaudebruxelles.be

 

Lire la suite...

Se retourner, puis écrire.

 

Une enfance difficile, meurtrie,

palpitante à l'ombre d'autres ensoleillées et claires ;

une saison confisquée ......

Puis une adolescence jamais connue,

laborieuse, trop sérieuse ; une maturité feinte,

le travail, le souvenir de toi,

 puis les livres philosophiques,

 les cahiers, l'encre noire ou bleue ;

des années  à essayer de dire,

d'inscrire mes maux, mes chagrins, mes colères ;

puis la défleuraison de ma mère,

ses yeux clairs disparus,

 bus par le ciel immense,  sans eau.

A t elle refleurie depuis ?

Dans ces moments de tristesse, de solitude vive,

le ciel, en plein été, n'est rien d'autre qu'un désert bleu.

Puis tu arrivas ma fille, à peine née,

 déjà des éclats de rire retentissaient

 de ton petit corps laiteux et rose,

 ta bouche le matin et la nuit s'appropriait

 ma peau  pour toi solaire et vanillée,

apprenait ainsi le premier mot "maman" !

Ce peau à peau était notre "langage",

un chant secret, plus nourricier qu'un lait.

Oui, il est parfois des atrocités dans la vie traversées,

des traumatismes, des confiscations que l'on ne peut

exprimer, partager, qu'en les poétisant,

en revêtant les mots de lainages plus amples

qu'eux, aux couleurs innombrables.

NINA

 

 

 

 

Lire la suite...

ET PUIS SOUDAIN...

Et puis soudain ce froid dans le dos...

Non, il n'y aura plus d'ailleurs

Où épancher un cœur trop gros

Et toi partie, maintenant j'ai peur!

Tu étais la dernière épaule

Où déposer une tête lourde

Les sentiments pleurent comme un saule

Et toutes les oreilles sont sourdes!

Alors, soudain ce froid dans le dos

Se sentir seule, abandonnée...

Et puis pour toi, ces derniers mots...

Dans mon cœur tu restes lovée!

J.G.

Lire la suite...
administrateur littératures

12273165079?profile=original  "Je ne peux m'en empêcher, c'est ainsi: quand un texte, qu'il soit réflexion, conte, fable, nouvelle ou poésie, me plaît, un singulier frisson me parcourt l'échine, signe qu'il y a affinité, parfois même osmose, entre lui et moi; il me faut alors tout lire de cet auteur, absolument tout, apprendre à le connaître, le sentir, le pénétrer..." Symbiose? Osmose? Et qui est Isis de Saint-Cognac, notre narratrice à la quarantaine esseulée? Mystère, désir, frissons, émotion, passion, "Au fil d'Isis", sixième publication de Thierry-Marie Delaunois écrivain et chroniqueur sur son site web, est en fait un recueil de nouvelles et poésies, à la structure un peu particulière, voguant au fil des sensations, des sentiments, des idées, au fil d'une vie même, celle d'Isis qui nous cache un redoutable et sinistre secret. Mais pourquoi celui-ci continue-t-il à la déstabiliser autant?

  Né à Soignies, Belgique, Thierry-Marie Delaunois, fils d'un philologue classique professeur émérite de l'UCL et d'une régente germanique, a maintenant à son actif six publications dont cinq romans. Diplômé en programmation des années 80 et en biologie clinique, l'auteur se montre polyvalent, la fibre littéraire toujours présente, petite flamme incandescente. Grand amateur de théâtre, il aime travailler les dialogues, "Au fil d'Isis" en étant un témoignage. Les sentiments, le partage, la solidarité, la passion? Au centre de chacun de ses ouvrages uniquement pour le meilleur.

  Extrait de "Au fil d'Isis": la poésie "Mélodie d'actrice":

La grande distinction drame et comédie,

L'élégante diction, douce euphorie,

Empreinte de passions et bulle de vie,

De belles réflexions, l'ange Aurélie,

Agréable vision, souffle sympathie:

A une élévation, elle nous convie,

Vêtue de raison, de beauté emplie,

Coeur au diapason, de charme munie.

Les plus purs sentiments, en tout bien tout honneur,

L'âme au firmament, elle nous laisse rêveur,

Réel enchantement, véritable splendeur,

Son jeu poignant vraiment mérite les honneurs:

Vôtre passionnément, inspirant la douceur,

L'ange, superbement, nous transmet le bonheur,

Belle moralement, nous caresse le coeur;

Libérés de tourments, nous aimons son ardeur.

Qu'il s'agisse de mort, de peurs ou d'angoisses,

D'inéluctables sorts, d'éviter la poisse,

Qu'il s'agisse d'aimer, ce pour l'éternité,

Ou de se déclarer en toute liberté,

Elle s'exprimera avec force et passion,

Toujours dévoilera, ce avec émotion:

"Qu'en un lieu, en un jour, un seul fait accompli

Nous maintienne toujours d'humanité empli."

Au fil d'Isis, Thierry-Marie Delaunois, Editions Edilivre Aparis, août 2015, 12.50 euros

http://www.edilivre.com/au-fil-d-isis-2310a65c0c.html

Lire la suite...

Au détour d'un chemin

Une aquarelle d'Adyne Gohy

12273166297?profile=original

a été inspirée

par un poème

de

Raymond Martin

Haïkus d'Automne

 

Chemins désertés

Mousses roussies au ciel gris

Moiteur suffocante

 

Sous l’ombre des chênes

Glands esseulés végètent

Châtaignier aux aguets                

 

Frissons  d’acacias 

Par un vent secoués

Feuillus désœuvrés

 

Corbeau  grassouillet

Par l’abus de pitance

Ignore la pie 

 

Limace  empressée

Vers un mousseron moelleux

Repas du soir

 

Amanite généreuse

Beauté éphémère

Du sous-bois généreux

 

Raymond Martin -  Novembre 2015

Un partenariat d'

Arts 

12272797098?profile=originalLettres

 

Lire la suite...
administrateur partenariats

"Offrande"

Acrylique 80x120

L.Magotte

"Offrande"

Passion

Cette nuit, je regardais ton corps.

Ton parfum envoûtant m’enivrait.

Indolent, j’attendais que l’aurore,

Par sa lumière, puisse te réveiller.

Je rêve, en attendant le jour.

Mon corps encore ivre de ton amour,

Et vibrant de tes folles caresses,

Torrides matinées de tendresse.

Ton corps nu près du mien alangui,

Détendu, me donne ta chaleur.

Tes courbes aux miennes se marient,

Et mon cœur bondit de bonheur.

Mes baisers amoureux te réveillent.

Tes mains douces sur ma peau me désirent,

Enlacés, inventant des plaisirs,

Douceur, amour, passion à nulle autre pareille.

Dominique Lecat

21 avril 2016

Tous mes remerciements au poète.

Un partenariat

Arts 12272797098?profile=originalLettres

Lire la suite...
administrateur théâtres

Pour sa 34e édition, Art Brussels s’installe dans un nouveau lieu, Tour & Taxis.

Art Brussels dévoile les détails des sections Rediscovery, Discovery et Solo et son projet artistique phare.

Cet ancien site de dédouanement et d’entreposage, construit en 1904, est un modèle spectaculaire d’architecture industrielle. De taille réduite par rapport à l’édition précédente, la foire accueille cette année 141 galeries venant de 28 pays, réparties sur trois sections principales : PRIME, DISCOVERY et une nouvelle section, REDISCOVERY.

En outre, 24 galeries participent à SOLO, une section consacrée à la présentation d’œuvres d’artistes individuels. Cette année, le comité international a sélectionné un tiers (32 %) de nouveaux venus, parmi lesquels :

Ben Brown Fine Arts (Londres), Luis Campaña (Berlin), Laurent Godin (Paris), Peter Kilchmann (Zurich), Tina Kim (New York), Parisa Kind (Francfort), Antoine Laurentin (Paris, Bruxelles), Lyles & King (New York), Pace (Londres, Pékin, Hong Kong, Menlo Park, New York), Thomas Schulte (Berlin), Timothy Taylor (Londres), Elisabeth & Klaus Thoman (Vienne), Wilkinson (Londres), Martin van Zomeren (Amsterdam). Deux tiers (68 %) des exposants ont participé à l’édition précédente, et bon nombre d’entre eux (30 %) font preuve d’un engagement durable depuis plusieurs années, tels qu’Albert Baronian (Bruxelles), Bernier/Eliades (Athènes, bientôt à Bruxelles), Meessen De Clercq (Bruxelles), dépendance (Bruxelles), Grimm (Amsterdam), Xavier Hufkens (Bruxelles), Jablonka Maruani Mercier (Bruxelles, Knokke), Rodolphe Janssen (Bruxelles), Krinzinger (Vienne), Mitterand (Paris), Mot International (Londres, Bruxelles), Nathalie Obadia (Paris, Bruxelles), Almine Rech (Bruxelles, Paris, Londres), Michel Rein (Paris, Bruxelles), Tucci Russo (Torre Pellice) Pietro Sparta (Chagny), Sorry We’Re Closed (Bruxelles), Daniel Templon (Paris, Bruxelles), Valentin (Paris)…

DISCOVERY

Cette section, qui présente une plus jeune génération d’artistes et soutient le travail de galeries émergentes, a joué un rôle important dans le développement du profil d’Art Brussels comme « foire de découverte ». DISCOVERY a été lancée l’an dernier en vue de réunir et de présenter des artistes internationaux prometteurs dont l’œuvre n’est pas encore très connue en Europe. Cette section accueille cette année 30 galeries (soit 21% des galeries participantes) exerçant depuis maximum huit ans. Ensemble, elles présentent des œuvres de 61 artistes, toutes créées entre 2013 et 2016. Véritable occasion pour les collectionneurs et les professionnels de l’art de faire des découvertes, cette section consolide la réputation d’Art Brussels en tant que foire où l’on peut identifier des artistes au début de leur carrière. Cette année, les nouveaux venus sont:

Sabrina Amrani Gallery (Madrid), angels (Barcelone), Arcade (Londres), :BARIL (Cluj-Napoca), BWA Warszawa (Varsovie), Château Shatto (Los Angeles), Document Art (Buenos Aires), General Store (Picton), Iragui (Moscou), Ellis King (Dublin), Neumeister Bar-Am (Berlin), The Sunday Painter (Londres) et Rita Urso (Milan). Les galeries peuvent exposer un à trois artistes sur leur stand. Le comité de sélection des galeries de la section DISCOVERY est composé de : Michael Callies, dépendance (Bruxelles) | Aaron Cezar, Directeur de Delfina Foundation (Londres) | Zoë Gray, Commissaire d’exposition à WIELS (Bruxelles) | Katerina Gregos, Commissaire d’exposition et Directrice Artistique d’Art Brussels| Nikolaus Oberhuber, KOW Gallery (Berlin).

REDISCOVERY

Cette section joue également un rôle majeur dans le développement du profil déjà bien établi de la foire comme « lieu de découverte ». Quatorze galeries présentent des œuvres d’artistes importants de l’avant-garde historique, vivants ou décédés, ayant été sous-estimés, négligés ou indûment oubliés. La sélection se concentre sur la création artistique entre 1917 et 1987 ; elle établit un lien entre les prémices de l’art conceptuel et l’avènement de pratiques néo-conceptuelles et souligne l’importance d’une mémoire de l’histoire de l’art. REDISCOVERY aspire à contrebalancer le « présentisme » inhérent aux foires d’art contemporain en mettant en évidence des artistes étonnants, inconnus et originaux n’ayant pas encore percé dans le courant dominant de l’histoire de l’art. Quelques artistes phares présentés dans la section Rediscovery :

Roy DeCarava (1919-2009, É.-U.) était le premier photographe américain à recevoir une bourse du Guggenheim. Ce pionnier de la photographie afro-américaine a marqué une rupture avec la tradition du documentaire social de son époque, et fut en outre un militant actif des droits civils (Jenkins Johnson gallery, San Francisco).

Eduardo Terrazas (° 1936, MX) est un membre fondateur de la scène artistique contemporaine mexicaine dont l’œuvre embrasse différentes disciplines, incluant l’architecture, le design, la muséologie et l’urbanisme. Terrazas s’est fait connaître pour avoir développé une forme d’abstraction spécifique qui combine des éléments géométriques avec des composantes du folklore mexicain, naviguant entre art contemporain et artisanat traditionnel (Timothy Taylor, Londres).

Bob Law (1934-2004, UK) était un des pères du minimalisme britannique, connu pour ses grandes toiles et dessins composés uniquement de nuances de noir et de simples dessins abstraits (Richard Saltoun, Londres) ;tandis que Boris Lurie (1924-2008, É.-U.) était le fondateur controversé du NO!art, un mouvement d’avant-garde anti-art qui a vu le jour à New York en 1959 et fustigeait la société de consommation (Odile Ouizeman, Paris).

Vera Molnar (° 1924, HU) est une pionnière de l’art numérique et algorithmique (Galerie Oniris – Florent Paumelle, Rennes). La photographie expérimentale de Barbara & Michael Leisgen (° 1940, DE & ° 1944, AT) a fait office de contrepoids à la photographie conceptuelle, typologique, pratiquée dans les années 70 (Beta Pictoris Maus, Birmingham). L’artiste féministe indéfinissable Hessie (° 1936, CU) produit des œuvres diverses et variées, avec de la peinture, des textiles, des objets du quotidien, voire du rebut (Arnaud Lefebvre, Paris).

SOLO

Comme les années précédentes, Art Brussels continue à porter une attention particulière aux présentations individuelles. 24 galeries exposeront des projets SOLO d’artistes de 18 pays (Europe, Moyen-Orient, Amérique et Asie), ce qui en fait le groupe le plus international et géographiquement diversifié de la section SOLO d’Art Brussels à ce jour.

Sélectionnée par Katerina Gregos, cette section comporte une variété de pratiques artistiques, aussi bien d’artistes émergents qu’historiques, de générations différentes, représentant des courants allant du conceptuel, du formel et du minimaliste au politique et au post-colonial.

Larissa Lockshin (Canada, ° 1992), Albert Baronian (Bruxelles) Ester Fleckner (Danemark, ° 1983), Avlskarl Gallery, (Copenhague) David Medalla (Philippines, ° 1942), Baró Galeria (Sao Paulo) Ori Gersht (Israël, °1967), Brand New Gallery (Milan) Anoek Steketee (Pays-Bas, ° 1974), Flatland Gallery (Amsterdam) Shaun Gladwell (Australie, °1972), Galerie Analix Forever (Genève) Iván Navarro (Chili, ° 1972), Galerie Daniel Templon, (Paris/Bruxelles) LAb [au] (Belgique, fondée en 1997), Galerie Denise René (Paris) Taysir Batniji (Palestine, ° 1966), Galerie Éric Dupont (Paris) Sammy Baloji (République Démocratique du Congo, ° 1978), Galerie Imane Farès (Paris) István Csákány (Roumanie, °1978), Galerie Krinzinger (Vienne) Bob and Roberta Smith (UK, °1963), Galerie Kusseneers (Bruxelles) Levi van Veluw (Pays-Bas, ° 1985), Galerie Ron Mandos (Amsterdam) Rokni Haerizadeh (Iran, ° 1978), Isabelle Van Den Eynde (Dubai) Georges Tony Stoll (France, °1955), Jérôme Poggi (Paris) Noémie Goudal (France, ° 1984), Les Filles Du Calvaire, (Paris) Jochen Höller (Autriche, ° 1977), Mario Mauroner (Vienne) Nicolás Lamas (Pérou, ° 1977), Meessen De Clercq (Bruxelles) Marinella Senatore (Italie, ° 1977), MOT International (Londres, Bruxelles) Darren Almond (UK, °1971), New Art Centre (Salisbury) Pier Paolo Calzolari (Italie, ° 1943), Ronchini Gallery (Londres) Dinh Q. Lê (Vietnam, °1968), Shoshana Wayne Gallery (Santa Monica) Yann Gerstberger (France, °1983), Sorry We’re Closed (Bruxelles) Kristof Kintera (République tchèque, ° 1973), D + T Project (Bruxelles).

PROJETS ARTISTIQUES

‘Cabinet d’Amis : the accidental collection of Jan Hoet’ est le projet artistique phare de l’édition d’Art Brussels 2016. Il s’agit d’une sélection d’œuvres de la collection de feu Jan Hoet. Hoet (1936-2014) était un commissaire d’exposition internationalement reconnu, qui a fait sensation en 1986 avec son exposition révolutionnaire Chambres d’Amis. Ensuite, il a assuré le commissariat de Documenta IX à Kassel, ainsi que plusieurs autres expositions importantes. Il est de surcroît le fondateur du S.M.A.K, le musée d’art contemporain à Gand. En Belgique, il était une des rares personnalités du monde de l’art contemporain à être connues de tout un chacun. Son dévouement et sa passion pour l’art sont sans équivoque et l’idéalisme, l’opiniâtreté et le goût de la provocation du personnage contribuent à sa réputation légendaire. La collection de Jan Hoet est hautement idiosyncrasique ; elle résulte plus de relations forgées avec des artistes tout au long de sa carrière que d’une accumulation d’œuvres intentionnellement rassemblées. Beaucoup de pièces sont des dons d’artistes. Le résultat est éclectique et insolite, soulignant le caractère non-conformiste de son propriétaire. Bien que la collection compte près de 500 œuvres, la plupart d’entre elles sont de taille modeste. L’exposition présente des œuvres d’artistes belges et de bien au-delà, renommés, internationalement salués ou moins connus, artistes avec lesquels Hoet a travaillé en étroite collaboration.

Parmi les artistes présentés, on peut citer : Joseph Beuys, Christian Boltanski, Michaël Borremans, Ricardo Brey, Marcel Broodthaers, Cai Guo-Qiang, Thierry De Cordier, Raoul De Keyser, Wim Delvoye, Jessica Diamond, Marlene Dumas, Jimmie Durham, Günther Förg, Rodney Graham, David Hammons, Joseph Kosuth, Kris Martin, Bjarne Melgaard, Marisa Merz, Cady Noland, Dennis Oppenheim, Panamarenko, Giulio Paolini, Richard Prince, Nedko Solakov, Luc Tuymans, Patrick Van Caeckenbergh et Franz West. Katerina Gregos est curatrice de l’exposition, organisée avec l’aimable concours de la famille de Jan Hoet. Elle se tiendra à l’Hôtel de la Poste, un espace à l’intérieur du site historique et nouveau port d’attache d’Art Brussels, Tour & Taxis. La scénographie de l’exposition est conçue par l’artiste, Richard Venlet, qui vit et travaille à Bruxelles. L’exposition bénéficie du généreux soutien d’Anglo Belge Special Risks et de Stibbe.

CAMPAGNE DE COMMUNICATION 2016

Chaque année, Art Brussels choisit un artiste pour concevoir sa campagne de communication. L’approche créative de la campagne 2016 a été confiée à OTTOMURA.

OTTOMURA est un collectif belge fondé en 2010 par trois photographes pour répondre à des commandes, ensemble ou individuellement, sans que cela interfère avec leur pratique photographique personnelle. Le collectif se concentre sur les médias visuels et touche résolument à tous les genres : documentation d’exposition, mode, photojournalisme, missions à caractère commercial… Les images de la campagne d’OTTOMURA ont été produites à Tour & Taxis, sur le nouveau lieu d’accueil d’Art Brussels, en vue de souligner les caractéristiques de ce bâtiment industriel spectaculaire de 1904. Les artistes se sont lancés dans une série d’expériences in situ, avec de la fumée colorée dans les espaces vides du bâtiment, créant une atmosphère éthérée, plongée dans une attente latente, qui s’animera entre le 21 et 24 avril 2016.

Anne Vierstraete, Managing Director : « Avec son déménagement à Tour & Taxis, Art Brussels affine la qualité de sa liste de galeries participantes et renforce son lien de longue date avec la scène artistique particulièrement dynamique de Bruxelles. Ce faisant, elle se rapproche géographiquement des expositions proposées dans son programme OFF, des galeries et de l’offre artistique générale en ville qui animera Bruxelles à la fin du mois d’avril.

Le célèbre Brussels Design Market aura également lieu à Tour & Taxis durant le week-end d’Art Brussels, diversifiant ainsi l’offre avec des centres d’intérêt complémentaires. Le déménagement est une excellente occasion de rehausser la qualité d’autres paramètres tels que la scénographie de la foire qui sera confiée cette année à Tom Postma Design. Qui plus est, faisant écho à la réputation de Bruxelles de haut lieu de la gastronomie, Art Brussels va offrir une expérience culinaire créative, sous la supervision d’un des maîtres de la fine cuisine en Belgique, Jean-Michel Loriers (JML). Enfin et surtout, Art Brussels tient à remercier ING pour son soutien continu depuis 2005; ING présentera une installation in situ de Peter Kogler, spécialement conçue pour la foire. »

ART BRUSSELS : CONTEMPORAIN DEPUIS 1968

Bien qu’elle garde son profil jeune de ‘foire de découverte’, Art Brussels est une des foires les plus anciennes et les plus établies d’Europe. Fondée en 1968, sous le nom « Art Actuel », par un petit groupe de galeristes belges respectés qui invitaient chacun une galerie étrangère à y exposer, la foire avait un caractère nomade au cours de ses premières années, et se déplaçait dans des lieux aussi différents que le Casino de Knokke (1972) ou le Palais des Beaux-Arts à Bruxelles (1976). En 1989, la foire a déménagé au Heysel, l’emplacement de l’ancienne Expo 58, où elle est restée jusqu’à l’année dernière. Jusqu’en 1997, l’asbl des Galeries belges d’Art contemporain a géré la foire, avant sa reprise par le groupe Artexis-Easyfairs, actif au niveau international dans la gestion d’espaces d’expositions et l’organisation d’événements multi-formats.

Depuis ses débuts, Art Brussels a évolué en une incontournable foire d’art contemporain internationale, parmi les meilleures d’Europe. Elle reçoit chaque année plus de 400 candidatures. En déménageant dans son nouvel écrin, Art Brussels poursuit son évolution, conservant son profil de foire à la pointe de la découverte, qui présente des galeries et des artistes émergents et inconnus, au sein des sections DISCOVERY et REDISCOVERY, de même que des galeries établies de réputation internationale au sein de la section PRIME.

Informations pratiques:

Contacts Presse Belgique et Europe: Gerrie Soetaert Press & Communication Gerrie Soetaert |

gerrie.soetaert@skynet.be M : +32 (0) 475 47 98 69

Royaume-Uni et Etats-Unis: Pelham Communications Rachel Guthrie | rachel@pelhamcommunications.com T : +44 (0) 208 969 3959 Images Presse Art Brussels 2016

Art Brussels 2016 se déroule à Tour & Taxis du vendredi 22 avril au dimanche 24 avril 2016, de 11h00 à 19h00

Preview : Jeudi 21 avril 2016, de 11h00 à 17h00 Vernissage : Jeudi 21 avril 2016, de 17h00 à 22h00

Vernissage : Jeudi 21 avril 2016, de 17h00 à 22h00

Lieu; Tour & Taxis Avenue du Port 86C, 1000 Bruxelles, Belgique 

Lire la suite...
administrateur théâtres

 L'amour relève-t-il d'un processus chimique ou d'un miracle spirituel?

Une écriture, deux comédiens : L’auteur Eric-Emmanuel Schmitt  et la danseuse-étoile Marie-Claude Pietragalla  sont réunis pour la première fois sur scène pour jouer la comédie, dirigée par Steve Suissa. La salle du Centre Culturel d'Auderghem est sold out. 

C’est l’histoire d’une séparation après 5 ans de passion très puissante.  Adam et Louise ne sont séparés que par l’océan car ils s’écrivent presque tous les jours des  messages introspectifs tendus. Sur tablette et IPhone, 21e siècle oblige. Heureux qui communique dans l’instant. L’éphémère est captif de l’écran. Défense d’effacer. L’exercice de style dissèque les cœurs avec lucidité, jusqu’à ce que la carte du tendre soit brouillée.  

 Louise vit maintenant à Montréal, Adam est resté à Paris. Leur relation épistolaire semble avoir sauvé l’amitié : « Seule la peau sépare l’amour de l’amitié, c’est pas grand-chose ! » Louise se cabre et lui répond « c’est une muraille » ! Ils ne supportent plus de vivre en semble mais peuvent-ils se passer l’un de l’autre ?  Elle a le goût de l’absolu. Il a tué l’amour par ses frasques  ostensibles avec d’autres femmes, sans lui laisser le moindre doute. Elle crâne « Enfin seule et heureuse ! » Quelle est la bonne distance? 

 Il se souvient de leur rencontre romantique à L’Opéra de la mise à feu de leur amour, porté par l’élixir de Donizetti. Ce qui les conduit à la question : existe-t-il un moyen infaillible de rendre l’autre amoureux? Par courrier, ils se lancent un défi : provoquer l’amour à coup sûr.   Adam pense avoir trouvé et va mettre en application, comme un grand scientifique de psychanalyste qu’il est.  Gare ! : Qui manipule qui est toute la question ! Pendant que Louis raconte son expérience parisienne avec une collègue de Louise  «  corps de déesse et yeux myosotis », Louise, forte et ardente lui  évoque sa rencontre avec un Brice jeune sportif amateur de hockey. Il est libre, divorcé et sérieux. Le jeu du carré se raconte à deux voix concurrentes. Tous deux flirtent avec les mots.  Les aphorismes cyniques pleuvent en crescendo comme dans un spectacle de boulevard, côté parisien.  Sic «L'amour cultive la connaissance, le désir vénère l'inconnu.» « On peut refouler l'amour, refuser qu'il nous emporte dans ses flots torrentiels. Notre seul pouvoir: rater le rendez-vous que nous donne le bonheur » «Le bonheur ne chausse que les bottes du provisoire »  etc. La retenue, le mystère, l’élégance des sentiments et une voix presque trop discrète, côté canadien. Les mots de chaque côté de l’océan  rebâtissent la réalité de l’amour. Château de sable battu par la routine?

Adam, dont la voix rugit dans les airs, appuyant sur des ‘r’ emphatiques,  a trouvé le moyen infaillible de séduire sa nouvelle partenaire, Lily.   Mais Il utilise   à son insu le même moyen pour atteindre la personne qui (ou qu'il?) n’est pas parvenue à l’oublier.  Le fil de  l’écriture  fait des miracles, c’est avéré. Aimer vraiment et lucidement la personne dans sa réalité, voilà toute la question, même si le désir vient à disparaître. Et encore…

Le tout est porté dès l’ouverture par l'élixir impalpable de la musique : Piazolla, Donizetti, Wagner qui sont de la partie, dans ce jeu de cache-cache et de voix off. On entend  Même l’Aigle noir fredonné quelque part.   Se retrouver, au singulier comme au pluriel, c’est cesser d’être malheureux. La partenaire canadienne n’aime pas la conquête, elle aime la durée.  L’écriture est forcément moderne,  syncopée par la forme électronique, mais les juteuses missives ne manquent pas de sel ni d’esprit. Les colères sont palpables, les éclats de jalousie très audibles, le langage corporel éloquent de part et d'autre. Les fragilités de  chacun émeuvent et la recherche de l’harmonie du monde réuni comédiens et spectateurs heureux. On danse?

 ERIC-EMMANUEL SCHMITT : "L’élixir d’amour"

Éditeur : Albin Michel (Editions)

  • Parution : 30 avril 2014
  • Prix editeur : 15€00
  • Pages : 120
  • Isbn : 9782226256195

http://www.theatre-rive-gauche.com/elixir-amour-piece-eric-emmanuel-schmitt.html

http://www.ccauderghem.be/contact/contactez-nous.html

Lire la suite...
administrateur théâtres

Une CRÉATION MONDIALE -  « KENNEDY » de Thierry Debroux,

 Le 5ème spectacle de la saison du Théâtre Royal du Parc :

Trois dates:       

Du 14 avril au 14 mai 2016 :– Bruxelles - création

Les 2 et 3 juin 2016 : Théâtre Montansier – Versailles

Juillet 2016 : Festival Off d’Avignon - Théâtre du Chêne Noir


12273161277?profile=original

En quelques mots…

La pièce nous fait entrer dans l’intimité du président des États-Unis lors de cette fameuse soirée au Madison. Marilyn Monroe vient de susurrer « Happy Birthday… ». John (Jack pour les intimes) et Bobby règlent leurs comptes dans une chambre d’hôtel sous le regard d’une mystérieuse inconnue qui semble tout connaître des deux frères. Un suspense psychologique mis en scène par Ladislas Chollat dont le spectacle Le Père a triomphé à Paris et remporté plusieurs Molières dont celui du « Meilleur spectacle ». Il a travaillé avec Fabrice Lucchini, Line Renaud, Robert Hirsch, Dominique Pinon…  Créateur d’une sorte de bombe psychologique méticuleusement documentée  et truffée d’irrationnel,  Thierry Debroux est l’auteur du texte dense et percutant.

 

  Est-ce un fantasme ? La femme est-elle l’avenir de l’homme ? C’est ce que semble suggérer  cette femme multiple et  déstabilisante qui hante les rêves des deux frères Kennedy sous les traits séduisants d’Anouchka Vingtier, resplendissante de féminité dans chacune de ses apparitions. Dans chaque éclat du miroir qu'elle tend aux deux frères, chacun  peut tour à tour  y contempler le doute, la conscience, la destinée, le libre-arbitre, le souvenir, la mort ? Ou bien l’égérie,  la muse,  la libératrice, la   consolatrice, l’amour, peut-être ?  A chaque fois, la beauté de l’ange, qui vous tient la main et voudrait vous aider à changer votre destin.  Elle l’avoue elle-même : « Ich bin eine « Mystère » … » Pendant  parodique d’ « Ich bin ein Berliner ? » Tour à tour, un ying et un yang splendidement incarnés qui ne fascinent pas que le président.  Entendez-la :

Jack : Qui êtes-vous ?

La femme : C’est un prénom que tu veux ? De toute façon, tu ne te souviens jamais des prénoms. C’est dommage que tu sois cloué là...La vue est sublime d’ici.

12273162298?profile=original

Jack : Comment savez-vous que j’allais occuper cette suite ? Je ne le savais pas moi-même...

La femme : Ich bin eine «  Mystère » !

Jack : Bon, ça suffit. J’appelle la sécurité...

La femme : Tu veux que j’approche le téléphone ? C’est le corset qui te gêne ? L’homme le plus puissant du monde porte un corset à cause de son mal de dos tout cassé. Je trouve ça plutôt mignon. Mais attention, ce corset pourrait te jouer des tours... 

  Personnages et décor hyper-réaliste font tout de suite penser aux tableaux d’Edward Hopper. Les admirables costumes de Jackye … Fauconnier et les décors de Geneviève Périat  prolongent avec  humour l’illusion artistique. Les vidéos d'époque coulent comme un immuable sablier sur l'action psychologique. Elle se situe le 19 mai 1962 dans une suite luxueuse d’un hôtel de New York.

12273163689?profile=original

  Alain Leempoel (JFK), Dominique Rongvaux (Bobby) et Anouchka Vingtier composent  le trio d’enfer qui va rejouer comme un thriller, l’Histoire qui s’arrêtera le 22 novembre 1963 à Dallas.  L’action plonge  dans la souffrance abyssale du président : il a le dos qui part en miettes. Il fait le point avec son frère Bobby et  confie par bribes, les relations difficiles du clan avec le père qui, grâce à l’argent, l’a fait élire président. Le texte pointe les manipulations,  l’absence d’amour de Rose, sa mère, le mariage malheureux avec Jackie, l’hypocrisie des apparences.  Sa relation  avec Marilyn fait voir à JFK combien en fait,  ils se ressemblent.  Au passage, le texte détrousse les dossiers compromettants avec les caïds de la Maffia, la pègre de Chicago, les  rouages cachés de la famille Kennedy et les  malédictions qui la rongent. Est-ce ainsi que nous ignorons tout des puissants qui nous dirigent? Est-ce ainsi que nous aimons parfois dans nos familles ?

12273163253?profile=original  

  Le mythique JFK est un infirme qui pourrait hurler de douleur et cache sous son bronzage légendaire et son sourire de héros,  un immense mal-être physique et moral. Il ne sait pas combien de temps il pourra cacher au monde ses infirmités. « Un président infirme ne fait pas rêver, alors je dissimule ! » articule-t-il. Se présenter aux  yeux du monde, lui aussi, en chaise roulante, lui fait horreur. « Plutôt crever ! »  Son monde intime est un cauchemar, il avoue ne pouvoir se supporter que grâce aux drogues et au sexe. Cerné par ses hallucinantes rencontres avec la Femme-miroir, il attend désespérément les injections de procaïne  du docteur Feelgood  et parle vraiment pour la première fois avec son frère Bobby tandis que La Femme-miroir décortique sans relâche, chacun des deux frères, à la façon d’une entomologiste pour percer leur vérité.

  La mise en scène dynamique  de Ladislas Chollat s’emploie à maintenir brillamment le rythme soutenu d’un roman d’espionnage. On assiste, le souffle coupé,  à de violentes chevauchées d’amour dans une sorte de course constante contre la mort! Le jeu scénique intense du trio est impeccable et  millimétré mais le Temps gagne toujours.  Humilité: « Si toi qui portes le monde sur les épaules, tu n’es pas maître de ton destin, qui pourra se vanter de l’être… ? »

12273164668?profile=original

 http://www.theatreduparc.be/Agenda/evenement/62/36.html

KENNEDY
de Thierry Debroux.

Du jeudi 14 avril au samedi 14 mai

Avec : 
Alain Leempoel
Dominique Rongvaux 

Anouchka Vingtier

Mise en scène : Ladislas Chollat 
Assistanat: Catherine Couchard
Scénographie : Emmanuelle Roy
Lumières : Alban Sauvé
Costumes : Jackye Fauconnier
Création make up et coiffure : Bouzouk 
Musique : Frédéric Norel
Durée : 1h30 sans entracte

Avec l’aide de Panache Diffusion et de la Compagnie Nationale 12.

Lire la suite...
administrateur théâtres

Un quatuor parfait

13002363_1197518356959724_6854348478346469995_o.jpg

Après l'éblouissante première, on n’a qu’une idée : faire voir au plus vite ce  petit chef-d’œuvre à ses meilleurs amis. Un huis ouvert à tous les cœurs et à tous les amateurs d’art, baignant dans la lumière changeante des nymphéas! 

12273160269?profile=original

 Tout vous parle : le décor d’une maison de bord de mer en Vendée chère à Clemenceau et la demeure du peintre de Giverny à la fois, la lumière captive des heures qui coulent avec des bruits d’oiseaux de mer et de cigales, le goût cultivé d’un siècle révolu, la domestique bienveillante qui veille avec amour sur la santé de son maître – une exquise Marie-Line LEFEBVRE comme toujours -  le sourire de la délicate et mystérieuse dame invitée, l’amitié orageuse de deux tigres aux moustaches régaliennes, et surtout le jeu impeccable de  Michel De Warzée et de Jean-Claude Frison qui ne font pas piètre figure après l'interprétation parisienne de  Claude Brasseur et Michel Aumont.  Et en commun, le mépris absolu de l’argent! Carpe diem!

13006614_1198258583552368_4664289468577166930_n.jpg?oh=197b5a61e4942b2d37b3ed7213b33b2d&oe=57779B07

Deux caractères bien trempés, tous deux  nés en 1840-41, amis inséparables pendant 60 ans, vont vivre une dispute mémorable au printemps 1923. Ces géants du grand siècle vont-ils aller jusqu’à la rupture ?   Le Tigre-Président du Conseil a engagé d’immenses travaux à l'Orangerie pour accueillir les Nymphéas de son ami Monet. Hélas, celui-ci ne cesse de se dérober depuis des mois à sa promesse de livraison. La  confrontation dans la maison de Vendée sera plus que houleuse. Le tutoiement résonne comme autant de  déclarations de guerre mais - magie de la nature dont tous deux sont épris - les amis se rejoignent  par moments éphémères  en parlant de boutures de roses. Claude Monet finit par lui avouer qu’il perd la vue et la vision des couleurs, il a même détruit deux panneaux, tant il doute de son travail. Clemenceau fulmine! Monet fait ses valises.

12961262_1198257023552524_4106312080239120981_o.jpg

C’est la magie de la lumière sur l’océan qui  fera renaître l’espoir du peintre et « parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Suite à cette mémorable colère, Monet se remettra au travail mais demandera que les Nymphéas ne soient installés à l'Orangerie qu'après sa mort. A son enterrement en 1926, le Tigre arrachera le voile noir qui recouvrant le cercueil en déclarant «Pas de noir pour Monet, le noir n'est pas une couleur!» La colère ou les larmes du tigre?

13043745_1201905893187637_7107476416734753456_n.jpg?oh=b9c87fd8b6bfe7db7bc8f578ed4427fb&oe=577C83C6

 Le public est mené sur le fil de la couleur des sentiments : que ce soit  dans l’incomparable richesse de l’amitié des deux hommes ou dans la  palette particulière qui lie Clemenceau à la  belle Marguerite Baldensperger, son éditrice, quarante ans plus jeune que lui, et qui  deviendra son dernier amour. La lumineuse Stéphanie MORIAU interprète ce beau personnage avec finesse et élégance. Le drame qu’elle révèle avec grande pudeur est un autre thème qui serre immanquablement le cœur du public et  laisse une impression de  vivante humanité à cette pièce de qualité. « Mettez votre main dans la mienne, je vous aiderai à vivre. Vous, vous m’aiderez à mourir. » 

12977079_1198259310218962_3183787349898146949_o.jpg

LA COLERE DU TIGRE de Philippe MADRAL

Au cœur de l’impressionnisme, les mots claquent, les formules sont brillantes et l'humour robuste, autant que les moustaches des tigres, l’un de la politique, l’autre de l’art!

Magistralement porté par

Michel de WARZEE, Jean-Claude FRISON, Marie-Line LEFEBVRE & Stéphanie MORIAU

Dans une fine et lumineuse mise en scène : Jean-Claude IDEE

Décors : Serge DAEMS / Création lumière & Régie : Sébastien COUCHARD

 

       http://www.comedievolter.be

slide

 du 13 Avril au 13 Mai 2016

 

Lire la suite...

Sensualité.

Un bas noir s'étend et s'étire,

tombe sur la plaine murmurante, claire ;

crépuscule  hivernal ;

au loin le clocher bleu, aux sonorités limpides,

célèbre ce grand mariage à deux pas

de la mer somnolente déjà.

Opacité de l'air,

clair-obscur,

plaintes, car étreintes .

Chuchotis atténués de la nuit,

du corps de la terre, de son galbe ;

désirs partagés,

l'entre-deux n'existe plus alors,

perfection de deux corps ;

depuis l'écriture n'a plus sa place,

elle est sans voix !

Bruissements étouffés dans la brume,

demain des roses pourpres,

empreintes de longs baisers, laissés.

La peau étant mnésique.

Au loin est perceptible, le "chut" de la

mer qui s'endort, se fait douce et brune.

Un nouveau monde.

 

NINA

Lire la suite...

DORS...

Dors, mon amour, mon regret, mon très doux poète

Dors, que ton âme si lasse puisse enfin s'envoler

Le jour est lumineux et c'est un jour de fête

L'été triomphe enfin, on pourrait s'en griser!

Dors, l'âge est venu de déposer les armes

Dors, et que notre histoire puisse enfin s'oublier

Le temps est aux moissons, il n'y a plus de larmes

Est doux se reposer parmi les champs de blé!

Dors, car l'hiver venu, ces champs seront glacés

Il faut de la douleur dénouer le manège

Même si rêvant à toi, le cœur sera givré

Quand oiseaux affamés glaneront sous la neige!

Dors, mon amour, mon regret, mon très doux poète

Emporte donc l'amour vers les nuits étoilées

Les pleurs ont trop coulés d'une brulante quête

Parts donc dans la douceur d'une heure ensoleillée!

J.G.

Lire la suite...
administrateur théâtres

Quand les attentats de Bruxelles vous  ont fait perdre les pédales, ou le clavier…

On était sur le point d’écrire, quand soudain l’innommable se produisait aussi à Bruxelles, tuant en chacun de nous le sentiment de paix et de sécurité, dérangeant le berceau où éclosent les plus belles fleurs des Arts et des Lettres, toute musique tue, assourdie par les déflagrations barbares. Tant de respirations humaines disparues ou de familles blessées à jamais!  Vivons-nous désormais à contre-sens ? Le monde, le grand William l’avait bien dit, est un théâtre !

Nous  en avons mis du temps pour renouer avec le sens ! On a fait retraite dans un petit village de Savoie, question de s’éloigner de la folie humaine, s’approcher des nuages, se bercer du ciel des sommets. En phase avec la nature, se remettre au retour dans  un attelage d’une semaine aux travaux de la terre, dans un jardin défiguré par l’hiver. Loin des nouvelles du monde, dans les replis de la germination, dans le secret de l’humus prolifique.  Il a fallu ce contact intime avec la nature, travailler sans gants bien sûr,  pour que culture revienne, et que l’écriture renaisse. Et puis on s’est souvenu de ce petit bijou donné quelques jours avant le drame,  avec tant de générosité dans ce café-théâtre bruxellois, pourtant mythique, où nous n’avions jamais mis les pieds. Et le clavier s’est remis en route, même si l’âme est toujours cabossée, pour accompagner les artistes dans leur voyage.   

Tout commence par l’amitié avec l’un des deux comédiens, Marc De Roy. Il nous invite à déguster  quelques  textes exquis, servis sur canapés et chaises de bistrot,  interprétés avec brio avec son comparse non moins exquis : ValéryBenji lali, dans un petit lieu chargé d’histoire, La Soupape.  Ils vont mettre en scène  un choix de textes de Jean-Michel Ribès à l’humour corrosif, aux doubles sens pernicieux, sous des dehors bon enfant. Il est auteur et metteur en scène d’une vingtaine de pièces, dont Les Fraises musclées (1970), Tout contre un petit bois (1976, Prix des « U » et « Prix Plaisir du théâtre »), Théâtre sans animaux (2001, Molières de la meilleure pièce comique et du meilleur auteur) et Musée Haut, Musée Bas (2004, sept nominations aux Molières,  et Molière de la révélation théâtrale pour Micha Lescot). Pascale van der Zypen est à la mise en scène de ce théâtre de l’insolite.  

 Les saynettes mi-figue, mi-raisin, partent de situations courantes gonflées par l’absurde, irriguées par le non-dit, musclées par l’énergie théâtrale des comédiens. L’inventivité poétique des deux compères les fera adroitement éclater comme bulles de savon, les unes après les autres. Ils vont tirer sur tous les dysfonctionnements du monde et feront mouche. Il n’y a qu’à se d’ailleurs baisser pour ramasser tout ce qui est bancal, source de chagrin et de désillusion!

  Le « Je voudrais changer de rôle » au théâtre se retrouve bien sûr dans un bureau de change. Ce n’est qu’un exemple, tout est à l’avenant, un peu à la manière de Raymond Devos.  Il est mort le théâtre? Question on ne peut plus absurde, car les poètes des planches sont bien vivants et le texte se gorge de dérision. Les allusions cachées les références parodiques se succèdent dans un rythme de kaléïdoscope. L’observation de la gent humaine se précise, coups de griffes et coups de plumes se succèdent, Et vlan pour les frères ennemis, les présidents de la république, les parcours de musées, la pesanteur de l’attraction universelle, les peurs paniques que l’on voudrait mettre au frigo, la violence de l’instinct de survie, le sursaut de bonheur…  Ils sont les pionniers de la liberté,  Le pied de la lettre fait des pieds et des mains pour s’affranchir de l’aliénation, et volent les goélands!

  Les costumes s’endossent, s’enfilent et s’abandonnent  dans une incessante  recréation. Guitare et voix jouent les profondeurs de Serge Reggiani, Il n’est vraiment pas mort, ce théâtre tant il surprend! Et pourtant l’espace de jeu est exigu, mais la salle pleine à craquer est subjuguée par cet univers du non-sens, de l’espièglerie, et la cocasserie des situations. Bravissimo plutôt que Bravo, vous apprécierez vous aussi, si comme nous, vous  rêvez de sortir des chemins tout tracés, des ornières profondes, des habitudes de sérieux, du formatage des  conventions. Prendre le large, en prenant la tangente dérangeante, et direction « Je voudrais changer le monde! » Mais où est donc le bureau de change? Si vous riez, c’est gagné !   

Lire la suite...

12273155876?profile=originalQuelques mots sur mon dernier ROMAN publié, SEPARATIONS (éditions Dricot 2015)

Le thème

"Que serait une vie sans séparations?
Les ruptures nous accompagnent dès le début en nous arrachant du ventre maternel, jusqu'à la fin ultime qui nous arrache à la vie, même si l'on n'est pas conscient de passer la première porte ni parfois la dernière.
Entre les deux, c'est une suite de dislocations et cassures qui façonnent l'existence et lui servent de repères, une ligne brisée avec, forcément, des hauts et des bas. Déjà la vérité et le mensonge, comme d'ailleurs tous les sentiments, rapprochent ou séparent. Le cheminement de la vie, la maladie, les passions et ce qui touche les êtres proches, sans parler du domaine des idées et de l'esprit, sont autant de coupures ouvertes dans la vie affective, sociale, ou au sein même de l’être. Toutes séparent de quelqu'un ou quelque chose, d'un avant et d'un après.Maintes fractures sont invisibles, passent sans que l'on s'en rende compte, opérant tout au fond de nous et presque à notre insu. Comme lorsque nous cessons d'aimer ou chaque fois que nous abandonnons derrière nous une part d'enfance.
Plus ou moins enivrantes ou tragiques, au fond, aucune rupture n’est vraiment neutre. Toutes laissent une trace. Les séparations renversent toujours. Soudain on est devenu autre tout en restant soi-même.
La vie est faite de ruptures ou, ce qui revient au même, de nouveaux départs. Rapprocher et recoller les morceaux, c'est toujours renaître, d'une certaine façon".

Le roman compte douze chapitres qui se suffisent à eux-mêmes, et on pourrait les prendre pour une succession de nouvelles, si elles n’étaient reliées entre elles par les personnages principaux, que l’on retrouve et perd de chapitre en chapitre, pour laisser s’avancer d’autres personnages qui deviendront centraux à leur tour. N’en va-t-il pas de même dans la vie ?

Autre extrait:
"A présent, Gabrielle, devenue plus fragile et vulnérable, sentait se cristalliser des angoisses qu'elle avait jusqu'ici plus ou moins refoulées. Le moment arrivait où la fille, suivant ses traces, rejoignait la mère et la détrône d'une certaine façon. Et ce n'était que le début d'une longue histoire, comme celle qu'avaient connue Gabrielle et sa propre mère et toutes les mères précédentes, une histoire indéfiniment répétée. Petit à petit, les rôles allaient s'inverser. Pourtant, plus tout à fait jeune et pas encore tout à fait vieille, n'est-elle pas, comme on dit, en pleine force de l'âge, au sommet de ses capacités? Oui, arrivée au sommet, justement, avant la descente inéluctable...
Gabrielle, qui avait toujours été sûre d'elle et savait se montrer si autoritaire avec ses employés, ses enfants et même son mari, la voilà qui se perdait dans un nuage de doutes. Elle ne savait plus se décider comme par le passé, tout semblait plus flou, moins définitif. Elle prenait parfois une direction qui lui paraissait la seule, la meilleure, et puis un mot, une réaction quelconque la faisait aller dans la direction inverse avec la même conviction. D'après Simon, il lui arrivait aussi de se répéter et elle s'irritait de devoir fouiller parfois tout au fond de sa cervelle pour trouver le mot juste. Mais bon, rien de bien grave, elle finissait toujours par retomber dessus. Son corps commençait de son côté à émettre de timides signaux ; indiciblement plus lent, capricieux. La machinerie de l'organisme imposait sa présence sans toujours répondre au doigt et à l'œil (....)
Elle avait en fait l'impression vertigineuse de ressembler de plus en plus à sa propre mère. C'était assez effrayant.
Tout passe à si vive allure. Et les enfants grandissent trop vite.
Oui, elle assumait mal l’indépendance naissante de Cécile, comme si sa fille lui jouait un mauvais tour et la prenait en traître. Cécile ne lui demandait plus son avis sur à peu près tout et rechignait à la suivre le samedi après-midi dans les magasins(...). Jusque dans leurs conversations, il arrivait à Gabrielle de se sentir larguée comme une vieille chose obsolète. Elle faisait pourtant des efforts louables pour rester dans le coup et continuait à bombarder sa fille de réflexions et de conseils. Mais il fallait croire qu'elle ne lançait que des inepties ou les questions à ne justement pas poser. Cécile l'écoutait de plus en plus souvent d'un air patient trop manifeste pour ne pas cacher l'ennui ou l'agacement, quand ce n'était pas d'avance un rejet pur et simple.
Gabrielle était toujours compétitive, mais un peu perdue. Elle sentait Cécile s'éloigner et ne reconnaissait pas toujours sa petite fille dans cette jeune femme un peu dure qui lui paraissait parfois lasse avant l'heure. Bientôt, se disait-elle, ma fille n'aura plus besoin de moi et c'est moi qui dépendrai d'elle, je ne servirai plus à rien. Avoir conscience que c'était le cours normal et même souhaitable des choses n'était pas une consolation suffisante."

Lire la suite...
administrateur littératures

Ecrivains et auteurs, soyez fiers...

  Ah l'écriture! C'est penser, imaginer, chercher, encore réfléchir, se documenter mais c'est surtout créer! D'une toute simple idée, qu'elle soit basée sur un fait réel ou relevant du domaine du fantastique ou de la SF, peut germer un ouvrage puissamment structuré de plus de 300 pages, derrière cette structure toute une constructive réflexion avec à la clé un scénario parfois sophistiqué pour des personnages malmenés et hauts en couleur. L'écrivain? Un créateur!

  Mais le manuscrit une fois clôturé vient alors - si l'on est réfléchi et quelque peu consciencieux - la relecture, le contrôle méticuleux de l'oeuvre - excusez du peu! - accompagné à l'occasion de sueurs froides dignes d'un Hitchcock: ce mot est-il bon? Cette phrase est-elle correcte? Cette expression est-elle appropriée? Juste? Adéquate? Existent notamment les fautes grammaticales et les fautes de style, le créateur n'étant point à l'abri d'une coquille à moins qu'il ait le cerveau connecté à une mémoire périphérique équivalente au gros Robert. L'écrivain? Un correcteur de premier ordre...en théorie!

  Vient ensuite le temps - parfois de l'ordre d'un siècle dans l'esprit du candidat à la publication - de la prospection d'un éditeur et l'on commence par les "aristos-éditeurs" avant de descendre progressivement - dans 98% des cas - vers les "populos-éditeurs" - si je peux me permettre cette expression... - si par malchance (?) le manuscrit devenu tapuscrit se faisait refouler. Jeter. S'y faire? S'y habituer? Si l'on n'est point une personnalité en vue ou si l'on n'a point ses entrées chez l'un deux notamment. L'écrivain? Un croisé des temps modernes!

  Votre texte est subitement - Oh miracle! - accepté par un éditeur quel qu'il soit? Sautez de joie même si l'aventure, une aventure digne d'un Indiana Jones, est loin d'être terminée! Sautez de joie car vous allez être publié...et lu par vos amis et vos connaissances au minimum! Aventure loin d'être terminée? Car il faut d'abord lire et décortiquer toutes les clauses, grandes et petites, du contrat pour ne pas se faire avoir, rouler en d'autres termes; ensuite l'éditeur ou le prestataire de services peut exiger des retouches, voire un sérieux remaniement pour que l'oeuvre soit à ses yeux acceptable, c'est-à-dire "commerciable", c'est ainsi avec bien des maisons d'édition. L'écrivain? Un véritable aventurier!

  Enfin publié mais la promotion n'est pas suffisamment poussée? La visibilité de l'ouvrage, médiocre, ne mène pas loin? Les libraires le dénigrent ou votre livre passe complètement inaperçu? L'auteur n'a point une belle et forte image - capitale malheureusement - porteuse ou on ne le voit que trop peu en photo malgré la qualité, tant sur le fond que sur la forme, de son récit? Il doit alors... Vous devez alors vous retrousser les manches, partir sur le terrain, celui du numérique comme sur l'autre, pour vous faire connaître, diffuser, apprécier, reconnaître et tout et tout... un parcours du combattant! L'écrivain? Un producteur-présentateur-animateur-agent littéraire, personne multiples talents obligés! C'est dur, épuisant, stressant? Votre motivation, votre endurance, votre patience sont mises à rude épreuve? Soyez fiers malgré tout!

  Créateur, correcteur, croisé, aventurier et auto-agent littéraire, l'écrivain a du mérite, énormément de mérite mais beaucoup ne voient point - ou si peu - les efforts accomplis derrière une parution, une publication. Ecrivains et auteurs, vous êtes des héros et soyez fiers malgré les difficultés rencontrées et quel que soit le type d'éditeur qui vous a accepté: le fruit de votre réflexion si longue et si ardue est publié! Que ce soit en livre papier ou en format numérique, le résultat est à présent visible, à la portée de tous! Vous visez le succès? Comme les droits d'auteur ne sont généralement pas très élevés - signalons-le au passage! - , il faudra dans ce cas vous entourer d'une petite équipe énergique et efficace pour promouvoir et mettre en valeur votre livre ou vous métamorphoser en vendeur hors pair, une stratégie d'enfer à l'esprit!

  Mais, en fait, ne vous êtes vous point rendu compte que c'est déjà un succès d'être publié même si vous avez payé pour? Car vous avez créé, trouvé l'idée, les mots, les phrases! Bravo et mes sincères félicitations! Un ultime conseil si vous comptez vous jeter dans l'écriture - car c'est une plongée en apnée- ? Faites-le principalement pour vous-même, pas pour gagner des euros! Trouvez votre style, votre genre de prédilection; si vous y croyez, en vous et en votre talent, cela se verra ,cela se remarquera et l'on vous suivra! Votre imagination et votre enthousiasme? A mettre instinctivement en avant et surtout soyez FIERS de vous, de vos bébés! En conclusion? Point de lamentations...à moins que vous ne vous prénommiez Jérémie! Merci à tous de m'avoir lu jusqu'au bout!

Lire la suite...

Sujets de blog par étiquettes

  • de (143)

Archives mensuelles